Budget : "L’Italie est un problème européen plus grave que celui de la Grèce"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur le cas italien ce soir ?
- 1:50OuverteRéponse directe
Alors si le bras de fer se poursuit entre Rome et Bruxelles on va vers le clash ? C'est grave pour la zone euro ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Vous êtes plutôt inquiet ou serein quant à l'avenir de la zone euro ?
- 3:52OuverteRéponse directe
Les atouts de la zone euro, c'est quoi ?
- 4:39OuverteRéponse directe
Le Brexit arrive sur le cas italien, ça c'est un autre gros problème également ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Est-ce que vous observez ce mouvement avec inquiétude ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38InvitéFait
« d'abord c'est un problème européen et pour la zone euro plus grave que celui de la Grèce. »
- 0:43InvitéFait
« Parce que l'Italie ça pèse pas ce que pèse la Grèce. »
- 1:09InvitéFait
« Ils disent on va mener un budget qui très honnêtement peut laisser croire que ça sera très difficile de maintenir la dette et très difficile de maintenir en même temps ce difficile budgétaire à ce niveau là. »
- 2:11InvitéChiffre
« Elle a un taux de croissance qui est bien inférieur en 20 ans cumulé que celui du reste de la zone euro. »
- 2:18InvitéChiffre
« Elle a 10% de taux de croissance depuis 20 ans. »
- 2:21InvitéChiffre
« La zone euro a 40% en moyenne hors elle. »
- 3:28InvitéChiffre
« puisqu'elle a déjà plus de 130% de son PIB en dette. »
- 3:36InvitéFait
« la population italienne étant très désireuse de rester dans l'euro, tous les sondages le prouvent. »
- 3:45InvitéFait
« le gouvernement vient de préciser qu'il n'avait aucune intention de sortir de l'euro. »
- 6:05InvitéChiffre
« Oui et non. Alors oui, parce qu'en Italie, les banques portent 60% de la dette publique italienne. »
Temps de parole
- Invité76 %
- Présentateur21 %
- ?2 %
≈ 11,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir Olivier Klein, vous êtes directeur général de Bred Banque Populaire et vous présidez par ailleurs la section française de la Ligue Européenne de Coopération Économique. C'est un think tank qui réfléchit à l'évolution économique de la zone euro, enfin de l'Europe. Alors la zone euro est aujourd'hui aux prises avec le Brexit, avec la situation politique et économique de l'Italie. Rome a engagé un bras de fer vraiment avec Bruxelles sur son projet de budget 2019. Alors malgré les critiques de la Commission Européenne, la coalition populiste au pouvoir en Italie maintient son projet de budget assez problématique. Quel regard portez-vous sur le cas italien ce soir
? Tout
d'abord c'est un problème européen et pour la zone euro plus grave que celui de la Grèce.
Parce
que l'Italie ça pèse pas ce que pèse la Grèce. C'est une très forte économie au sein de la zone euro, au sein de l'Europe en général. Et naturellement ça sera beaucoup plus difficile à régler qu'on pouvait le faire pour la Grèce.
Le
deuxième point c'est que le gouvernement comme vous l'avez dit a voulu faire un bras de fer. Mais tout en apportant quand même quelques précisions. Alors on va voir en quoi cela engage ou pas.
Ils
disent on va mener un budget qui très honnêtement peut laisser croire que ça sera très difficile de maintenir la dette et très difficile de maintenir en même temps ce difficile budgétaire à ce niveau là. En réalité
il
y a des risques de dérapage très importants. On va en reparler peut-être tout à l'heure. La question c'est qu'elles disent en même temps on ne laissera pas déraper la dette. C'est peu probable. Donc la réalité c'est que ça serait très difficile de à la fois baisser les impôts pour les particuliers de façon importante. En même temps de redonner un revenu universel pour 6,5
millions
de gens en plus. Et en même temps de reculer l'âge de la retraite ou plutôt
exactement de le diminuer. Alors si le bras de fer se poursuit entre Rome et Bruxelles on va vers le clash c'est grave pour la zone euro ?
La question je pense pour Bruxelles ça n'est pas de faire respecter seulement des chiffres un
peu
fétichistes du type 3% de budget etc. La vraie question c'est que l'Italie depuis 20 ans a des difficultés structurelles, des difficultés de fonds très importantes. Elle a un taux de croissance qui est bien inférieur en 20 ans cumulé que celui du reste de la zone euro. Elle a 10% de taux de croissance depuis 20 ans. La zone euro a 40% en moyenne hors elle. C'est la même chose pour le part de marché dans les exportations mondiales. C'est la même chose pour la capacité de production manufacturière etc. Donc elle a des difficultés structurelles. Ça n'est pas en en rajoutant et en faisant des mesures qui ne règlent en rien le problème mais qui vont contribuer à l'aggraver qu'elle va s'en sortir.
Vous êtes plutôt inquiet ou plutôt on va dire serein quand même quant à l'avenir de la zone euro Olivier Klein ? Aujourd'hui
il y a ce pas du gouvernement italien qui dit on ne
va
pas laisser déraper la dette et si jamais ça devait déraper on changerait notre politique budgétaire. Espérons que ça puisse se faire comme cela, espérons que Bruxelles arrivera à faire en sorte de trouver un accord avec l'Italie. Si jamais il n
'y
avait pas d'accord le risque majeur naturellement et si le gouvernement italien actuel dérapait dans sa façon de conduire la politique budgétaire, ce serait que s'enclenche un cercle vicieux avec des taux d'intérêt qui montraient, ils ont déjà monté de plus de 2% aujourd'hui il
y
a plus de 3% de différence entre le taux allemand et le taux italien.
Donc le remboursement
de la dette italienne est
aujourd'hui compliqué
puisqu'elle a déjà plus de 130% de son PIB en dette. Si on l'augmente encore, le risque d'insolvabilité de l'Italie peut arriver. Mais il faut espérer que le gouvernement italien ne se laissera pas aller à cela, la population italienne étant très désireuse de rester dans l'euro, tous les sondages le prouvent. Et d'ailleurs le gouvernement vient de préciser qu'il n'avait aucune intention de sortir de l'euro. Dans ces cas-là ça pourrait aller,
mais
il
faudra beaucoup de sérieux. Les atouts de la zone euro, vous venez d'y faire allusion, c'est quoi ?
C
'est l'euro, les Italiens continuent à y croire finalement
? Oui,
je pense qu'au
fond du fond, les populations dans la zone euro, y compris en Italie, savent que l'euro est protecteur. Protecteur contre des gouvernements qui feraient des politiques qui seraient à l'envers des intérêts de moyen terme des pays. Mais protecteur aussi parce que pour chaque citoyen, la crise financière énorme qu'on a connue entre 2007-2009 et ensuite la crise spécifique de la zone euro a été quand même
au
total moins forte que si on n'avait pas eu l'euro. Si chaque pays avait dû faire avec sa propre monnaie, les drames économiques et humains auraient été bien supérieurs. Alors oui, c'est protecteur. N'empêche que la zone euro a quand même encore des défauts et qu'il faut les réparer.
Le Brexit arrive sur le cas italien, ça c'est un autre gros problème également, Olivier Klein ? Oui, pour l'Europe c'est
beaucoup de sujets à la fois. Et comme je le disais très rapidement, la zone euro doit être réparée. Elle n'est pas complète aujourd'hui.
Il
faut vraiment additionner des éléments importants pour faire en sorte qu'il
y ait
de la solidarité au sein des pays de la zone euro. et en même temps de la responsabilité. C'est là où l'Italie peut poser problème. S'il n
'y a
pas de responsabilité budgétaire, personne ne voudra jamais être solidaire. Le Brexit, en un mot. Le Brexit, ce n'est pas un problème de la zone euro, puisque évidemment l'Angleterre n'est pas dans l'euro. Mais c'est un problème européen. C'est la première fois qu'on a un pays qui veut sortir de l'Europe. Et on voit que
pour
l'Europe, à mon humble avis, ce sera bien moins important que pour la Grande-Bretagne, le Royaume-Uni en général. Certainement la première ministre, Madame May, n'aura que des difficultés à sortir proprement de cette situation. Parce que soit on coupe l'Irlande en deux, ce qui est inacceptable de tout point de vue, y compris européen. Soit on met une frontière entre l'Angleterre et l'Ecosse et le reste de l'Irlande réunie. Et ça,
c
'est un problème majeur pour le Royaume-Uni. Très difficile d'en sortir. Peut-être achètera-t-on du temps pour s'en sortir.
Olivier Klein, il y a aujourd'hui en Europe peut-être un problème pour les banques aussi. On voit que les banques soutiennent beaucoup les dettes des États. Alors vous êtes, je le disais, directeur général de Bray, de Banque Populaire. Est-ce que vous regardez, vous observez ce mouvement avec inquiétude ?
Oui
et non. Alors oui, parce qu'en Italie, les banques portent 60% de la dette publique italienne. Si la politique budgétaire dérape, comme ça peut laisser croire, les banques vont avoir des douleurs supplémentaires. Évidemment, parce qu'elles auront un poids de la dette italienne qui va peser sur leurs résultats, sur leur solvabilité. Et donc elles seront moins à même de prêter. Donc ça, c'est grave. Est-ce que les banques du reste de la zone euro sont fragiles ?
Celles qui ont beaucoup de créances sur la talie peuvent être un peu plus, mais raisonnablement, quoi qu'il arrive, depuis la crise, les banques se sont beaucoup renforcées de par les réglementations tout à fait normales qui ont accru la solvabilité de chaque banque. Et ça protège quand même beaucoup les banques en Europe. Merci Olivier Klein.
Je
rappelle donc président de la section France de la Ligue Européenne de Coopération Économique. Bonsoir. Bonsoir.