La France est ce quelque chose de plus grand que nous qui nous relie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Attaque 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« je n'ai jamais rencontré d'élèves qui m'ait dit qu'il ne voulait pas participer au projet de l'enseignement, qu'il ne voulait pas recevoir ce que nous avions à leur transmettre. »
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« on m'a expliqué qu'il ne fallait pas transmettre un savoir, qu'il fallait que les élèves puissent construire leurs propres savoirs. »
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« le président de la République qui dit qu'il n'y a pas de culture française »
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« ce que désirent les jeunes, ce qui ce qui les anime, ce à quoi ils aspirent, c'est à rejoindre quelque chose de plus grand qu'eux »
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« nous n'avons pas su, vous le disiez Monsieur, parler de notre civilisation. Et parce que nous n'avons pas su parler de notre civilisation, parce que nous n'avons rien su transmettre, d'une certaine manière, alors la radicalisation islamiste est venue remplir les cœurs et les esprits. »
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« une France et une Europe qui ne savent pas dire qu'ils sont les héritiers d'une civilisation millénaire, une France qui ne sait pas nommer ses racines, qui ne sait pas parlé de son histoire, qui ne sait pas être fière de ce qu'elle est, est une France qui n'a pas d'avenir »
Temps de parole
- François-Xavier Bellamy100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Décidément, on aura beaucoup parlé d'éducation ce matin, et je pense est une très bonne nouvelle, parce que, encore une fois, c'est vraiment le sujet majeur pour l'avenir. Comment redonner envie aux enfants d'adhérer à l'école ? Moi je vous dis une chose très simple : je n'ai jamais rencontré d'élèves qui m'ait dit qu'il ne voulait pas participer au projet de l'enseignement, qu'il ne voulait pas recevoir ce que nous avions à leur transmettre. Ce que j'ai vécu c'est que, dans ma formation d'enseignant, on m'a expliqué qu'il ne fallait pas transmettre un savoir, qu'il fallait que les élèves puissent construire leurs propres savoirs.
Quand je vais écouter ce qui se dit à la radio ou à la télévision, où j'entends le président de la République qui dit qu'il n'y a pas de culture française et ce ne sont pas les élèves qui disent ça, même les élèves issus de l'immigration.
C'est dans le discours ambiant, dans celui qu'on entend parfois de la part de la génération des adultes et non pas de la génération des jeunes, qu'on nous explique que notre culture, transmettre notre culture, ce serait un acte ethnocentriste ou néo-colonial ; que la littérature est sexiste, qu'il faut transformer la langue comme le dit Jean-Luc Mélenchon "la langue qu'on dit française" ; qu'il faudrait s'enthousiasmer, comme le disait encore le même Jean-Luc Mélenchon, de la "créolisation" qui viendraient déconstruire la langue française ; que, au fond, cette crise de la culture, cette crise de la transmission, moi je peux le dire comme professeur, elle ne vient pas des jeunes, elle ne vient pas des enfants.
Quand vous venez devant des élèves en leur disant "j'ai quelque chose à vous apprendre qui mérite d'être reçu" c'est le début d'une relation qui est évidemment toujours difficile, parce que ça n'est jamais facile la relation pédagogique, ça n'est jamais facile la relation éducative, mais c'est toujours le début d'une relation passionnée. Parcce que ce que désirent les jeunes, ce qui ce qui les anime, ce à quoi ils aspirent, c'est à rejoindre quelque chose de plus grand qu'eux, en quoi ils puissent se reconnaître. Et c'est ce que, reconnaissons-le malheureusement, dans beaucoup de nos quartiers, l'islamisme a su faire sur le vide que la République a laissé derrière elle.
Nous n'avons pas su, vous le disiez Monsieur, parler de notre civilisation. Et parce que nous n'avons pas su parler de notre civilisation, parce que nous n'avons rien su transmettre, d'une certaine manière, alors la radicalisation islamiste est venue remplir les cœurs et les esprits. Et, d'une certaine façon, nous avons ouvert la voie parce que nous n'avons pas su proposer un idéal à partager à ses discours absurdes de haine et de violence qui ont pris la place de l'idéal que la France pouvait avoir à porter.
Je le dis, avec toute notre famille politique, nous l'avons dit tout au long de la campagne des européennes, et nous continuons de le dire au Parlement européen : une France et une Europe qui ne savent pas dire qu'ils sont les héritiers d'une civilisation millénaire, une France qui ne sait pas nommer ses racines, qui ne sait pas parlé de son histoire, qui ne sait pas être fière de ce qu'elle est, est une France qui n'a pas d'avenir, si elle ne retrouve pas son lien avec son passé Je crois que le mot civilisation a été prononcé plusieurs fois ici. Civilisation.
Vous citiez Saint-Exupéry : "ce sont non pas les choses, mais un certain arrangement entre les êtres qui fait qu'ils sont liés ainsi et non autrement". C'est exactement de ce lien que nous avons besoin. Si nous voulons vaincre le danger de l'archipellisation de la France, nous avons besoin de retrouver le sens de ce lien commun. Et je le redis encore une fois : pour cela, nous avons besoin de vous ! Vous pouvez compter sur nous, mais c'est vous qui êtes la voix dont nous avons besoin pour reconstruire le lien partout sur les territoires, dans les facs, dans les amphis, dans vos lieux de travail, dans vos lieux de stage.
Vous êtes ceux qui peuvent dire cela, qui peuvent partager ce message si souvent caricaturé, si souvent traîné dans la boue. Vous êtes ceux qui peuvent dire aujourd'hui que "oui nous croyons que ce qui nous lie, quelles que soient nos différences, quelles que soient nos divergences, c'est quelque chose de plus grand que nous qui a vocation à durer, qui a vocation à demeurer, et qui s'appelle la France ; et c'est ce que nous avons à défendre aussi comme une famille politique unie au cours de cette élection présidentielle.
François-Xavier Bellamy