Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, était l'invitée du Midi BFM
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La ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard, bonjour madame, merci d'être avec nous, invitée exceptionnelle du Midi BFM, parce qu'on le sait, les agriculteurs ont souffert la semaine dernière durement, vous allez leur répondre, faire des annonces dans un instant, alors que l'on se prépare à l'arrivée d'une nouvelle vague à la semaine prochaine, alors que par endroits, les températures n'ont même pas baissé à l'intérieur.
Madame Gennevard, comment vous qualifiez la situation actuelle ?
Elle est très préoccupante, elle est sérieuse, les effets de la canicule sur le monde agricole qui est en première ligne, lui aussi, et qui a connu cette année des crises successives, paie un lourd tribut au niveau des productions végétales, c'est moins 50% probablement de rendement sur le maïs, moins 20% sur l'arboriculture, il y a de la mortalité dans la filière volaille très importante, et puis une population qui est quand même structurellement fragile, qui a encaissé des crises sanitaires, qui a encaissé la disponibilité des engrais, l'augmentation du GNR, donc c'est une crise supplémentaire.
Alors vous allez nous détailler tout ça dans quelques instants, toutes vos annonces dans un instant, mais c'est vrai que les préoccupations sont majeures, et que les conséquences de cette canicule que l'on vient de vivre alors qu'une nouvelle s'annonce, nous continuons, Roselyne, à les vivre.
Les agriculteurs, et d'ailleurs tous les français, parce que dans certains logements, alors que la canicule est terminée, la température n'est toujours pas descendue, les murs restent chauds, l'intérieur des placards aussi. Combien de jours faut-il pour espérer refroidir son appartement avant que ça recommence, ou sa maison ? On voit ça avec Julien Migoumuller, Kevin Drouan de BFM Alsace, et Léa Sombré.
La canicule, oui, elle est passée, mais chez vous, c'est encore compliqué.
La chaleur, ça ne s'évacue pas la nuit, et j'en veux plus. J'en ai marre. La chaleur ne diminue pas. Sans ventilateur, sans climatisation, c'est parfois compliqué.
Alors pour tenter de passer des nuits un peu plus sereines, le bonheur ne se trouverait-il pas entre ces rayons ? Bonjour. Est-ce qu'ils voient des ventilateurs ? On n'en a plus du tout, ils sont tous partis hier déjà. En 30 minutes. Bon, pour cet homme, c'est raté, il faut aller ailleurs. Comme lui par exemple, qui cherche désespérément un deuxième climatiseur. En fait, on en a déjà une qui sert à refroidir la chambre, mais pour ce qui est du salon où on travaille, malheureusement, on n'en a pas une. Donc c'est pour ça qu'on essaie d'en trouver depuis des semaines. Mais au fait, pourquoi nos logements restent-ils si chauds, malgré la baisse des températures dehors ?
Les murs vont se chauffer et durant les canicules, donc tous les matériaux de construction à l'intérieur qui sont lourds, qui sont denses comme du béton ou de la brique, comme ça, ils vont accumuler cette chaleur durant une semaine, durant la canicule. Et puis après, ils vont devoir se décharger en fait. D'une certaine manière, il faut presque une semaine pour les refroidir. Et pour ne rien arranger, les températures devraient encore monter dans les jours qui viennent. Oui, en effet, les températures vont repartir à la hausse, surtout en deuxième partie de week-end, donc à partir de dimanche. Et cette hausse devrait se poursuivre en début de semaine prochaine.
Je vous rappelle que la précédente canicule, c'était de 38 à 42 sur une grande partie du territoire. Et cette canicule, dans l'état actuel des prévisions, on est sur des valeurs comprises entre 34 et 38, et très localement peut-être dans le sud-ouest, des pointes à 40 degrés.
Autrement dit, il y a urgence. Et on pense évidemment aux agriculteurs, aux éleveurs qui ont perdu des bêtes, des volailles. Je ne sais pas si on peut les voir sur ces images, par milliers, par dizaines de milliers. Ils ne savent pas comment ils vont s'en sortir. Qu'est-ce que le gouvernement peut faire ou va faire immédiatement, Mme Genevard ?
D'abord, on est entré en mode crise, pour avoir un suivi absolument heure par heure de ce qui se passe sur le territoire. Moi, je pense d'abord aux hommes et aux femmes qui travaillent dans le monde agricole, qui ont subi des crises successives. On a mobilisé tout le réseau d'accompagnement psychologique de nos agriculteurs, avec la mutualité sociale agricole, avec les syndicats agricoles. Il est très important que la nation comprenne qu'elle est aux côtés de ces agriculteurs.
La meilleure psychologie, ce sont des mesures, des signaux envoyés. Quels sont les signaux que va envoyer le gouvernement ?
D'abord, je réunis cette semaine les assureurs pour que l'indemnisation soit très rapide, pour qu'ils se sentent épaulés. Ça veut dire dans quel délai ? Dans un délai que nous allons négocier le plus rapide possible, parce qu'il y a des besoins en trésorerie.
Ils se font tirer l'oreille les assureurs ? C'est compliqué de les mobiliser ?
Non, on a un dialogue régulier avec eux, et ce sont des gens responsables qui ont bien compris l'urgence de la situation. Pour que chaque récolte, chaque animal perdu, soit indemnisé ? Alors, pour que le système assurancier agricole puisse fonctionner, mais de toute façon, il y a des dispositifs nationaux, qui s'appelle l'indemnité de solidarité nationale pour les agriculteurs qui sont assurés et pour ceux qui ne le sont pas.
Parce qu'ils sont nombreux, c'est ce que j'allais vous dire, souvent c'est trop cher.
Oui, même si l'État et l'Europe prennent en charge près de 70% des polices d'assurance.
Mais encore une fois, pour les rassurer, soyons très précis, Madame Genevard, ces agriculteurs, ces éleveurs qui ont perdu, ils peuvent espérer être indemnisés, sous quel délai ?
Mais écoutez, ça, je vous le dirai à nouveau, si vous avez la gentillesse de m'inviter, lorsque nous aurons travaillé avec eux, et c'est pour...
Il faut aller vite, parce qu'il y a une nouvelle félicule qui s'annonce.
Oui, oui, tout à fait. Vous les rencontrez cette semaine, donc fin de semaine, on a un délai qui peut être...
Normalement, on a un délai... Donc on se revoit vendredi, ici même. Deuxièmement, on a eu une mortalité, en particulier dans la filière volaille, très importante. En Bretagne, qui est une région tempérée, qui n'a jamais connu ces hausses aussi spectaculaires, on a eu jusqu'à 6 000 tonnes de volailles qui ont péri, parce qu'au-delà de 40 degrés, les volailles ne ventilent plus. C'est constitutif, que ce soit des petits ou des grands élevages, dehors ou dedans, voilà.
Donc là, nous allons débloquer, dans les jours qui viennent, des prêts de trésorerie pour que les agriculteurs, les éleveurs puissent s'équiper en système de brumisation et de ventilation pour se préparer aux prochaines canicules. Ça, c'est extrêmement...
Pardonnez-moi, on a du mal à trouver des climatiseurs, des brumisateurs. Est-ce que ce n'est pas aussi vrai dans la filière agricole ? Est-ce qu'ils vont pouvoir, avec cet argent, débloquer vite, s'équiper pour anticiper l'été qui s'annonce ?
En tout cas, dans les élevages qui sont les plus exposés, il faudra évidemment se fournir, là où on peut fournir, des brumisateurs et des ventilateurs. Mais ce ne sont que des prêts, là, on est d'accord ? Ce sont des prêts, ce sont des prêts. Un éleveur me disait, je lisais dans la presse, qu'il avait équipé son bâtiment de brumisateurs pour 20 000 euros.
Un brumisateur pour un poulailler, ça coûte 20 000 euros ?
Je ne sais pas quelle était la taille en espèce du poulailler, mais vous voyez, chez moi, dans ma région, qui n'est pas une région caniculaire, le Doubs, j'ai vu que l'ancienne présidente des jeunes agriculteurs, que je connais bien, avait installé un brumisateur dans un bâtiment d'élevage bovin. Parce que les bovins ont besoin de cela aussi.
Ce qui est important, c'est la disponibilité de ce matériel.
Ces prêts, ils sont garantis par l'État, ils sont à taux zéro. L'argent arrive quand, concrètement ? J'ai discuté avec le Premier ministre de ce point, et il me disait qu'il solliciterait la BPI pour garantir les prêts. J'ai pris des mesures réglementaires aussi. Un exemple tout simple, il y a des surfaces agricoles qui doivent régulièrement rester en jachère. On n'y fait rien, on ne fauche pas. J'ai autorisé les jachères pour plusieurs raisons, et ils ne perdront pas leurs Z-PAC. D'abord parce qu'une jachère, c'est un possible incendie qui aura un combustible idéal.
Donc pour des raisons de sécurité, de lutte contre les incendies, j'autorise le fauchage des jachères sans qu'ils ne perdent leurs Z-PAC. Et puis en même temps, ça fournira du fourrage. On va faciliter le transport du fourrage. Parce que l'autre catastrophe, c'est que l'herbe va manquer dans les élevages pour nourrir les animaux. Donc on va faciliter le transport du fourrage. Voilà les premières mesures.
Je voudrais vous interroger sur l'eau. C'est à la une d'ailleurs de très nombreux quotidiens régionaux ce matin. Et les agriculteurs disent qu'on manque d'eau, il pleut trop peu. On aurait dû être capable de stocker les eaux de pluie. Et pour les syndicats, le gouvernement doit actionner des leviers d'urgence. Qu'est-ce que vous en dites ?
Alors je dis que l'eau est au cœur du sujet. On vit un exercice grandeur nature aujourd'hui. On a eu des inondations terribles cet hiver.
Mais parlons concret. Le Sénat a voté des assouplissements supplémentaires de stockage d'eau. Est-ce que vous approuvez oui ou non ?
Alors on a dans cette loi des mesures de stockage de l'eau. Cette loi d'urgence agricole, elle comporte trois articles fondamentaux pour faciliter le stockage de l'eau. Voilà. Des stockages supplémentaires. Ça veut dire des bassines ? Oui ou non. Des stockages supplémentaires. Le Sénat a voté hier soir une disposition qui permet de doubler le stockage de l'eau agricole. Vous vous approuvez ? Oui ou non, madame ? Moi, j'approuve le principe d'un stockage amélioré de l'eau. Mais il se fait qu'il faut aussi vérifier la disponibilité de l'eau qui est un bien commun, qui sert déjà à la vie, à l'alimentation humaine. Celle-là, elle est prioritaire de chez prioritaire.
Mais je peux vous dire, monsieur, madame, et à vous tous très solennellement, que si nous n'augmentons pas le stockage de l'eau, et j'ai été constante dans cette position, nous ne pourrons pas faire face au dérèglement climatique et au réchauffement climatique. Et donc, on va compromettre une fonction vitale de la nation qui est de produire de l'alimentation. Parce qu'à tous ces bien-pensants qui nous disent, les agriculteurs s'approprient indûment l'eau. Je leur dis, mais l'eau agricole, c'est l'eau de l'alimentation, c'est l'eau de la nourriture.
Sauf que madame Barbu, la ministre de la Transition écologique, dit que ses objectifs de stockage d'eau sont pharaoniques. Et elle dit, c'est une priorité qui serait donnée à l'usage agricole de l'eau, au détriment de l'eau potable et de la sécurité civile. Quel est le choix que vous allez faire ?
Alors, hier soir, ma collègue, ministre de la Transition écologique, lorsque les sénateurs ont proposé le doublement du stockage de l'eau agricole, a donné un avis favorable à l'idée du doublement de ce stockage. Aujourd'hui, il tombe 500 milliards de mètres cubes d'eau en France par an. L'agriculture en prend entre 2 et 3 milliards sur 500 milliards. Alors, sur ces 500 milliards, il y a la moitié qui est en évapo-transpiration. Mais franchement, on n'y rit que 7% des terres, c'est très peu. La France est le pays le plus pluvieux d'Europe, c'est celui qui reçoit le plus d'eau.
Sauf que là, depuis le 1er mars, il ne pleut quasiment pas. Les restrictions d'usage de l'eau augmentent à vitesse grand V, les nappes phréatiques sont en train de diminuer, les sols sont très secs, et il n'y a rien dans les pluviaux mètres pour les 15 prochains jours.
C'est bien pour ça, monsieur, qu'il faut la stocker quand elle abonde. C'est le bon sens, c'est l'éligence.
Justement, on veut entendre les premiers concernés, les agriculteurs, pour qui vous êtes là aujourd'hui sur ce plateau. Bonjour Jordi. Bouanchot, vous êtes éleveur de blondes d'Aquitaine en Vendée, vice-président du syndicat des jeunes agriculteurs. Vous avez eu, vous, de grosses dépenses imprévues, justement, pour faire face à la chaleur, protéger vos bêtes. Votre sentiment face aux annonces de la ministre à l'instant ?
Écoutez, des annonces, on en attend, et je remercie madame la ministre pour ces annonces-là. Maintenant, nous, ce que l'on a besoin, c'est deux pas de temps. C'est d'une, de la réactivité face à la cellule de crise, comme il a été dit, que nous vivons en ce moment. De la réactivité, on n'en a pas assez. Il nous a fallu 15 jours pour avoir des arrêtés, pour, vous l'avez dit, avoir le droit de récolter nos jachères. Mais en 15 jours, nos jachères sont devenues de la paille, donc n'ont aucune valeur alimentaire pour nos animaux. C'est beaucoup trop tard. Je vous prends un autre exemple très concret d'un manque de réactivité.
On a mis en place un dispositif avec des arrêtés d'assouplissement pour l'enfouissement des petits volumes, notamment dans la région de l'Ouest. Cet arrêté, il est caduque ce soir à minuit. On attend toujours qu'il soit reconduit. Il est sur votre bureau, madame la ministre. L'ensemble des corps décentralisés de l'État font un travail énorme au local, en concertation avec les agriculteurs. Il y a beaucoup de bon sens qui se met en place. Mais aujourd'hui, on a un degré de validation qui est beaucoup trop long par rapport au terrain. Et à côté de ça, nous, on travaille avec du vivant.
Et j'ai peur que là, nous ne sommes pas en train d'apprendre de ce que nous avons vécu il y a une semaine, alors qu'on est face à nous, dans quelques jours, à la même chose.
Annie Gennevard, ralentir en face les procédures administratives, c'est ce que dit cet agriculteur.
Oui, je connais bien Jordi, que je salue, et à qui je dis tout mon soutien, comme à tous les agriculteurs.
On peut les accélérer, les procédures ?
Mais moi, sur l'enfouissement, sur l'écarissage, parce qu'il faut bien prendre la mesure, Jordi, qui a une responsabilité nationale, et à même de comprendre que quand on a une situation d'une telle ampleur, sur l'évacuation des bêtes mortes, on a eu très rapidement une embolisation de l'écarissage.
Oui.
Du coup, on les a enfouis sur les terrains. Du coup, il a fallu, en urgence, déterminer une procédure, mais quand on enfouit des bêtes qui sont mortes, il faut veiller à ce qu'il n'y ait pas de l'eau qui soit contaminée dans les sols. Ça demande quand même un tout petit peu de précaution. Maintenant, on sait faire. Je peux vous dire que...
Et peut-être aller plus vite. Là, vous décrivez un exemple qui correspond à ce que je dis. C'est-à-dire, si on va plus vite, on évite effectivement l'épandage de l'eau fouillée.
On évite de prendre des mesures qui emportent des conséquences qui sont problématiques.
Les éleveurs touchés, pardon, les céréaliers aussi. Je voudrais qu'on donne un peu de temps à Pierre-Olivier Caille qui est avec nous aussi. Alors vous, vous avez été victime de l'effet sèche-cheveux, des orages aussi de cette fin de canicule. De quoi vous auriez besoin ? Est-ce que la ministre répond à vos attentes ?
Aujourd'hui, ce qu'on a besoin, c'est de soutien. Et d'ailleurs, je tiens à vous remercier d'être là aujourd'hui dans le camp Brésil, venir prendre de nouvelles. Aujourd'hui, nos attentes, c'est principalement du soutien. Il y a beaucoup de personnes ici dans notre secteur qui ne sont pas assurées. Il y a des personnes assurées parce qu'aujourd'hui, c'est un coût tout ça. Après, on ne maîtrise pas tout et on compte sur Mme la ministre pour faire le maximum.
Soutien financier, Pierre-Olivier ? Quel type de soutien immédiat ? Soutien psychologique ?
Aujourd'hui, psychologique bien sûr. Je pense beaucoup à des collègues qui ont des exploitations qui se sont touchées en partie. Moi, aujourd'hui, j'ai une exploitation qui est touchée en partie. J'ai des collègues qui se sont touchés à 100%. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ils n'ont plus rien. Sur l'espace de 12 minutes, ils ont perdu toute leur culture. Donc, c'est une catastrophe. Je ne sais pas si vous vous rendez compte. C'est le travail d'une année réduite à néant sur 12 minutes. Et une grosse pensée aujourd'hui pour tous nos collègues. Tous les techniciens aussi qui passent régulièrement au champ pour constater, voir où on s'en va, combien on va perdre.
Et oui, on se pose beaucoup de questions aujourd'hui pour notre avenir.
Vous l'évoquiez au début de l'interview, Mme, ce suivi psychologique. Ça veut dire vraiment des gens qui vont aller jusqu'aux exploitations, venir à la rencontre des agriculteurs.
Oui, tout à fait. Il y a tout un réseau, d'abord territorialisé, un réseau qu'on appelle Sentinelle, déployé par la mutualité sociale agricole. Les agriculteurs ont mis en place, eux aussi, les syndicats, je veux dire, ont mis en place leur propre réseau pour ne pas laisser les gens dans la solitude de l'épreuve. Les grandes cultures ont toute mon attention déjà depuis plusieurs mois parce que les cours mondiaux sont des commodités. Donc, les cours sont mondiaux, les cours sont bas et les charges d'exploitation ne cessent d'augmenter. Donc, ils sont sous l'effet ciseau.
J'ai négocié à l'Europe, avec mes collègues ministres de l'Agriculture, le déblocage d'aides d'urgence pour leur permettre d'acheter les engrais pour les prochaines cultures. C'est très important. Ils en ont besoin, là, dans les mois qui viennent. Donc, la France, qui est le plus grand produit pays céréalier d'Europe, touchera plus de 100 millions d'aides qui iront directement. Et puis, il y a toute la solidarité de l'État qui sera là. L'État a toujours été aux côtés des agriculteurs dans les périodes de crise et il le sera aujourd'hui et demain.
Voilà, il faudrait que l'aide arrive évidemment très vite, mais je crois que vous l'avez compris. Évidemment, merci Annie Gennevard.
Merci à vous.
Annie Genevard