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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 1 juin 2018 25 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Coalition italienne : "J'ai appris par expérience que l'Italie préfigure souvent de ce qui va arriver en France", déclare Gilbert Collard

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:11OuverteRéponse directe

    De quel côté vous êtes, Gilbert Collard ? Vous comprenez la démarche de Donald Trump ou vous pensez que cette démarche n'est pas légitime ?

  • 12:57OuverteRéponse partielle

    Marine Le Pen a souhaité hier que Nicolas Dupont-Aignan la rejoigne pour les élections européennes de l'année prochaine.

  • 19:13OuverteRéponse directe

    Vous pensez que c'est un gouvernement qui correspond à ce que vous souhaitez en Europe ? Ou vous le regardez avec un peu de circonspection vu l'alliance de ces deux mouvements ?

  • 23:25OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous pensez de cette histoire telle qu'elle s'est déroulée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:20InvitéFait
    « Je comprends toujours qu'on défende sa maison. Donc j'ai le droit de défendre la mienne. »
  • 16:00InvitéFait
    « Il y a le Front National, qui ne s'appellera plus le Front National, mais qui va s'appeler le Rassemblement National. »

Temps de parole

  • Invité61 %
  • Présentateur24 %
  • Locuteur non identifié9 %
  • Gilbert Collard4 %

10 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:13
Gilbert Collard

Gilbert Collard, député Front National du Gard et l'invité de France Info ce matin, Jean-Michel Apatis.

0:19
Présentateur

Bonjour Gilbert Collard.

0:20
Gilbert Collard

Bonjour Jean-Michel, vous allez bien ?

0:21
Invité

Oui, vous aussi. Je suis très heureux de vous retrouver avec Bruce Toussaint, qui a un nom que j'adore.

0:26
Présentateur

Ce fut un choc hier, Gilbert Collard. On écoute Zinedine Zidane.

0:30
Invité

J'ai pris la décision de ne pas continuer à entraîner l'équipe du Real Madrid pour la saison prochaine. Alors ? Quel choc c'était ! Vous en foutez ? Franchement, j'en ai pas dormi de la nuit. Non, non, c'est d'une telle importance. Ça vous est totalement égal, c'est ça ?

0:44
Présentateur

C'est d'une telle importance politique que vraiment... Ça passionne beaucoup de gens. Beaucoup de Français, beaucoup de vos électeurs, beaucoup de gens que vous rencontrez.

0:51
Invité

Eh bien oui, mais c'est pas parce que ça les passionne que ça doit me passionner.

0:54
Présentateur

Vous vous êtes totalement indifférent.

0:55
Invité

Écoutez, ma femme déteste la corrida, j'aime la corrida, elle adore le foot, j'aime le rugby. Et vous êtes quand même marié ensemble. Et on est quand même marié depuis 30 ans. Bon, ce qui veut dire que je suis quand même assez tolérant. Ou qu'elle l'est. Bon, c'est...

1:12
Présentateur

Mais le football c'est populaire. Oui, le football c'est... Le football, ça touche les gens. Et l'histoire des Inédines Zidane, pardon, ça touche. Elle est belle.

1:18
Invité

Moi, je savais que je suis Marseillais d'origine, donc je connais parfaitement la cité, la Castellane, je crois. Exact. Où il a grandi et son parcours est magnifique. C'est une lumière de vie, c'est une lumière de vie ça, Tom. Bon, il quitte l'Espagne, peut-être qu'il va aller en Catalogne.

1:36
Présentateur

Vous savez quel club il entraînait au moins. Pardon ? Vous savez quel club il entraînait.

1:40
Invité

Non, je ne sais pas, le Real Madrid, oui. Ah, d'accord, d'accord, d'accord. Non, mais j'aime bien avoir l'air con devant vous. Je vérifie le niveau. Ça vous donne du relief. Autre événement. Ça va être long cette interview. Mais ils se marrent tous les deux. Je vais continuer à faire l'émission tout seul, puisque c'est comme ça.

1:54
Présentateur

On a un petit pourré.

2:00
Gilbert Collard

C'est vendredi, on va...

2:01
Présentateur

J'ai une crampe là. Qu'est-ce qui se passe ? Autre événement hier soir. Alors, un autre événement. Celui-là vous a...

2:05
Invité

J'espère qu'il est plus grave.

2:08
Présentateur

Plus particulièrement, sans doute, le meeting de Marion Maréchal Le Pen. Marion Maréchal, pardon. L'avoir le souhait de former une nouvelle élite au service de la cité, c'est un projet profondément politique. Voilà, et moi, je n'ai pas honte de le dire. Ce n'est pas la politique électorale. Bon, alors, elle y est en politique, elle n'y est pas. Je m'en vais, je reviens. Beaucoup de cinéma, quand même.

2:29
Invité

Oui, mais ça, c'est l'époque. L'époque n'est faite que de cinéma. Moi, quand on demande ce qu'est un homme politique aujourd'hui, je réponds, c'est un intermittent du spectacle. D'accord. Qu'est-ce qu'elle veut ? Ben oui. Voilà. Moi, j'adore Camilleri, qui a créé un personnage, le commissaire Montalbano. Et quand il fait ses enquêtes, il dit souvent... Il y a des principes contradictoires. Voilà. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que dans l'action actuelle de Marion, Montalbano dirait il y a des principes contradictoires. Si on fait la lecture qu'elle donne, elle serait dans un souci de privatisation très publique. D'accord ? C'est déjà un principe de contradiction. D'accord.

Elle nous dit qu'elle ne veut pas faire de politique. Je la crois, puisqu'elle le dit. Elle dit qu'elle veut faire de la métapolitique. Oui, mais ça, depuis Aristote, ça existe, la métapolitique. Et on fait tous de la métapolitique. Mais à un moment donné, est-ce que la métapolitique ne conduit pas à la politique ? Alors, je n'ai pas envie d'utiliser la langue de bois. Ça m'ennuie. Ça m'endort. Donc elle revient, quoi.

3:37
Gilbert Collard

Je ne sais pas ce qu'elle veut faire, quoi. Si on n'utilise pas de langue de bois, on peut dire qu'elle revient.

3:41
Invité

Mais je n'en suis pas sûr. Parce que revenir en politique, c'est dire qu'on fait de la politique. On ne peut pas revenir en politique en disant qu'on ne fait pas de politique. C'est quand même, alors là, pour le coup, tout à fait antinomique. C'est son côté macronien ? Non, Macron, il n'y a pas de côté macronien, je crois.

4:01
Présentateur

On va rester sur Marion Maréchal Le Pen. Marion Maréchal, pardon. Elle souhaite qu'on l'appelle comme ça maintenant. Donc on va le respecter, évidemment. Est-ce qu'elle ne fait pas quelque chose au sens des conséquences, malgré elle ? Est-ce qu'elle ne ringardise pas Marine Le Pen ?

4:14
Invité

Non, parce que d'abord, Marine n'a pas 100 ans. Elle est jeune. Elle est dynamique. On peut être jeune et usé ? On peut être jeune et usé et on peut être jeune et con.

4:28
Présentateur

Oui, on peut tout être.

4:29
Invité

Tout est compatible dans la vie. Je ne dis certes pas ça pour Marion, qui elle est jeune et intelligente et brillante. La presse, pour parler franchement, essaye de créer une antinomie entre Marion et Marine. La presse hostile, je veux dire. Elle essaye aussi d'utiliser la présence rayonnante, jeune, de Marion pour mettre Marine en difficulté. Mais ça, c'est de la stratégie médiatique. Dans le réel, qu'est-ce que je vois, moi ? Si je peux me permettre.

5:03
Présentateur

Un agacement de Marine Le Pen ? Pardon ? Un agacement de Marine Le Pen ? Vous voyez ça ou pas ?

5:07
Invité

Non, parce que tout ça, c'est comme disait Boris Vian, l'écume des jours. Bon, on verra après. La vie est grave. Alors nous, on fait joujou médiatiquement avec un événement comme on le ferait avec des... des quilles, hein, et puis on en attrape une, il y en a une autre qui tombe. Mais la vie politique, elle s'inscrit, elle va s'inscrire de plus en plus, à mon avis, je peux me tromper, dans la gravité. Le roi s'amuse, mais le peuple souffre. Le roi s'amuse, le roi médiatique s'amuse, mais il y a une angoisse profonde. Il y a des politiques de l'Union Européenne qui vont toucher les agriculteurs. L'Italie est en pleine incertitude. Mais quel rapport ?

5:51
Présentateur

Le choc migratoire n'est pas contrôlé. Quel rapport ? Vous voulez dire que ça, ça donne une prime à Marine Le Pen ?

5:56
Invité

Eh oui, bien sûr, parce qu'elle a assumé les combats, je veux dire, quoi. Quand même, quelles que soient les critiques qu'on peut nous faire, qui sont parfois justifiées du reste, elle a été la première à dire tout ce que tout le monde reprend aujourd'hui, quand même. Quand on entend Gérard Collomb dire que les migrants viennent à la carte...

6:13
Présentateur

Gérard Collomb est influencé par Marine Le Pen, d'après vous ?

6:16
Invité

Ou alors il est un peu lucide par moments, ça arrive, ça arrive au pire. Mais oui, peut-être qu'on l'influence quelque part, ou peut-être que tout simplement, il fait un constat objectif et honnête.

6:28
Présentateur

On va revenir sur plusieurs des sujets que vous avez évoqués, l'Italie notamment. Quand vous parlez de Marion Maréchal, vous le faites sur un ton badin qui quelquefois nous surprend. Vous avez plusieurs fois utilisé cette formule qu'on va entendre. Une fois, Marion Maréchal, nous voilà. C'est comme ça que vous l'appelez, on vous écoute.

6:44
Invité

Ah, Marion Maréchal. On va parler de Marion Maréchal.

6:47
Présentateur

Voilà, Marion Maréchal, nous voilà. Oui, et alors ? Nous voilà, Maréchal nous voilà, Maréchal Pétain. Non, je le dis pour ceux qui nous écoutent.

6:55
Invité

Vous avez pensé à ça ?

6:56
Présentateur

Pas vous. Non, mais attendez, permettez-moi. Vous avez pensé à ça ? Votre mauvaise foi est admirable.

7:02
Invité

Vous avez ça dans la tête, vous ?

7:04
Présentateur

Votre mauvaise foi est admirable, Gilbert Collard. Monsieur Apathy. Quand vous dites Marion Maréchal, nous voilà, j'ai ça dans la tête. Il faut laver votre inconscient. Ah, c'est pas mon inconscient, c'est mon conscient.

7:14
Invité

Mais non, mais attendez, c'est un test de Rochard, ça. Ah, moi, je... Marion Maréchal, ah ! Nous voilà. Ah, bon, ça y est, nous voilà. Et vous ?

7:21
Présentateur

Et vous ne pensez pas du tout en Maréchal ? Ah, pas du tout. D'accord, d'accord. Si un traité de la mauvaise foi, si j'écris un jour un traité de la mauvaise foi...

7:27
Invité

Oui, oui, oui, vous avez le sentiment que je vous prends pour un con. Oui, absolument. Oui, vous avez raison.

7:30
Présentateur

Je vous consacrerai un chapitre, j'ai raison. Vous avez absolument raison. Elle ne vous téléphonait pas, Marion Maréchal, en me disant...

7:33
Invité

Elle l'a très mal pris, ça.

7:35
Présentateur

En vous disant, arrête. Ah oui, c'est vrai ?

7:36
Invité

Oui, elle ne m'a pas dit, mais je la connais. Elle l'a mal pris ? Non, mais j'ai eu tort de le faire, ce jeu de mots, j'ai eu tort, c'est absurde, c'est... Non, non, mais c'est... Depuis que je suis en politique, je souffre beaucoup. Parce que je vis une contention verbale qui est effroyable. Je m'interdis de dire plein de choses, je prohibe des jeux de mots qui ne seraient pas le... Qui ne seraient pas Jean-Marie-esque, rassurez-vous, mais... Là, on n'est pas loin. Oh, arrêtez... Non, mais attendez, non, on n'est pas loin, non. Attends, écoutez, non, on n'est pas loin. Ah, ça m'intéresse ce qu'il vient de dire, c'est trop beau. Ah, non, non, non, c'est trop beau. Ah, ça va déraper, là.

C'est trop beau, c'est trop beau, Toussaint. On n'en est pas loin, pourquoi ? Non, écoutez, c'est nous qui posons les questions ce matin, M. Collard. Je ne suis l'esclave des questions de personne, moi. Comme disait Guitry, les questions engagent autant que les réponses. Pourquoi vous lâchez cette bourde ? Allez, on va...

8:30
Présentateur

Est-ce que Marion Maréchal, on prend acte, vous ne le referez plus ?

8:35
Invité

Ah, non, non, non, je le referai plus pour une raison unique et simple, c'est que ça l'a peiné. D'accord. Vous restez avec nous, 8h41.

8:42
Gilbert Collard

Mais M. Apathy, moi, à la différence de Toussaint, je dis des conneries, moi. 8h41, l'essentiel de l'info, Elvif Koupaise.

8:51
Locuteur non identifié

Protéger le marché européen face à l'afflux possible des importations d'acier et d'aluminium qui vont se détourner des Etats-Unis après l'instauration de taxes décidées par Donald Trump. C'est ce que réclame ce matin sur France Info l'Union des industries et métiers de la métallurgie. Le risque étant un ralentissement de la production européenne avec des conséquences sur l'emploi. 100 000 euros pour développer l'hydrogène. Nicolas Hulot présente son plan pour faire de la France un leader de ce secteur. Il y voit une énergie du futur, notamment pour faire rouler les véhicules. Il y en a un peu plus de 250 aujourd'hui comme des taxis. Et le ministre espère atteindre les 5 000 dans les 5 ans.

Êtes-vous favorable au paquet de cigarettes à 10 euros d'ici 2020 ? Réponse, oui, pour les deux tiers des Français. C'est le résultat d'un sondat Odoxa d'Ensou Consulting pour France Info. Et la proportion s'inverse chez les fumeurs, opposés à 69% à cette hausse. Les obsèques de Serge Dassault. Cet après-midi, en la cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris, suivi des honneurs militaires. Une cérémonie qui sera présidée par le Premier ministre Edouard Philippe.

9:56
Gilbert Collard

Gilbert Collard, député Front National du Gard et l'invité de France Info ce matin, Jean-Michel Apathy.

10:00
Présentateur

On vient de l'entendre, Donald Trump prend des mesures pour protéger son industrie de l'acier, de l'aluminium aux Etats-Unis. Et les Européens vont réagir, le Canada aussi va réagir. De quel côté vous êtes, Gilbert Collard ? Vous comprenez la démarche de Donald Trump ou vous pensez que cette démarche n'est pas légitime ?

10:18
Invité

Je comprends toujours qu'on défende sa maison. Donc j'ai le droit de défendre la mienne. Ce qui veut dire que j'oppose à Donald Trump le même principe. Et donc je suis d'accord à condition qu'on fasse la même chose, qu'on réagisse, qu'on riposte. Ce que va faire l'Europe ? Ce que l'Europe annonce depuis maintenant quelques... Ce matin, hier soir... Ils sont déjà réunis, ils ont élaboré des stratégies de paiement autrement qu'en dollars, de structures intermédiaires qui protégeraient des poursuites. Bon, mais pour l'instant, rien.

10:56
Présentateur

Et là... C'est-à-dire que ça date d'hier soir.

10:58
Invité

Ah mais non...

10:59
Présentateur

La décision de Donald Trump date d'hier.

11:02
Invité

Oui, on savait qu'elle avait... Pour l'instant, rien. On savait qu'elle avait arrivé. Bon, je veux dire, du reste, nous avons de très nombreux articles où les managers de l'Union Européenne sont réunis pour trouver des solutions. Ils n'en ont pas. Le problème, c'est qu'ils n'en ont pas.

11:19
Présentateur

La réciprocité, les mesures de... Mais lesquelles ? De taxation, de certains produits américains.

11:22
Invité

Oui, mais bon, ça sera inopérant, à mon avis, parce que les grandes entreprises... Mais vous comprenez Donald Trump. Mais moi, si vous voulez, je ne vais pas reprocher à Donald Trump s'il y a un intérêt pour son pays de défendre son pays, puisque je ferai la même chose. Faut-il encore que nous exerçons notre droit de légitime défense de notre pays, puisqu'elle existe, de l'Union Européenne ? Mais on se rend compte quand même que, pour l'instant... Et moi, je serais heureux qu'il y ait une riposte efficace. Ce n'est pas moi qui vous dirais s'il y a une riposte, elle n'existe pas. Mais pour l'instant, je ne la vois pas venir.

Et je doute fort, au vu des instruments que j'ai pu étudier, qu'on arrive à adapter une réponse qui fasse reculer Donald Trump.

12:06
Présentateur

Alors, pour être complet sur ces mesures protectionnistes, George Bush, le fils, George W. Bush, avait pris une mesure similaire en 2002, qui a eu pour effet de détruire davantage d'emplois à cause des effets inflationnistes. Ensuite, il y a un manque de compétitivité des produits américains, oui, mais sur le coup de détruire des emplois plutôt que d'en protéger. Donc, refaire deux fois la même erreur dans le même pays, c'est quand même un peu singulier.

12:27
Invité

Oui, mais alors, les circonstances objectives changent. Alors, est-ce qu'on est dans la même configuration qu'à l'époque de Bush ? Ce n'est pas forcément évident. Et l'économie, quand même, par la suite, a rebondi. Il ne faut pas l'oublier. Mais il prend un risque, c'est vrai, vous avez raison. Il prend un risque réel.

12:46
Présentateur

Le protectionnisme n'est quelquefois qu'une bonne solution apparente et pas une bonne solution dans les faits.

12:51
Invité

Vous n'avez pas tort, mais c'est les preuves des faits qui le démontrera ou qui apportera la contradiction.

12:57
Présentateur

Marine Le Pen a souhaité hier que Nicolas Dupont-Aignan la rejoigne pour les élections européennes de l'année prochaine. Et Nicolas Dupont-Aignan s'exprimera ce week-end, répondra ce week-end à Marine Le Pen. Mais il y a déjà quelques mois, tirant les leçons, disait-il, de l'élection présidentielle, où il s'était allié avec Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan disait ceci.

13:16
Invité

Je demande une union, une coalition qui tire les leçons de l'échec de la présidentielle. Et je demande un programme plus sérieux, un programme qui entende le besoin.

13:28
Présentateur

Quand vous dites plus sérieux, par rapport à quoi ? A celui de Marine Le Pen ? Par rapport au programme initial. Voilà, donc on se dit que peut-être Nicolas Dupont-Aignan ne sera pas très tenté par l'offre de Marine Le Pen. Puisqu'il dit qu'il faut tirer les leçons de l'échec, ce qui n'a pas vraiment été fait.

13:40
Invité

Enfin, c'est aussi son échec.

13:41
Présentateur

Sans doute, si vous le dites, on ne va pas vous contredire.

13:44
Invité

Je crois que... Est-ce que vous pensez que c'est une union qui... D'abord, un échec à 11 millions d'électeurs. Je veux dire, Mélenchon aurait été preneur. 10,6 millions. Voilà, c'est bien d'être précis.

13:56
Présentateur

400 000 voix.

13:57
Invité

Vous avez raison, il n'y a pas de petites économies quand on veut diminuer l'adversaire. Vous avez raison. Donc, en se fiant à ce chiffre, c'est quand même pas mal. Je veux dire, Fillon aurait été ravi, Mélenchon aurait été surexcité, etc. Bon, donc, c'est quand même une défaite très relative. Marine propose une liste commune, Dupont-Aignan et elle étant les derniers de la liste. C'est ce qu'elle dit. Moi, je trouve que c'est bien. Parce que ce qui fait le plus de mal aux idées, ce sont les égaux. Les égaux. Et ça, c'est un peu la faute aussi de l'hypertrophie médiatique. Ah oui, c'est souvent la faute des médias. Je vous rappelle quand même que Lacan avait consacré un bouquin là-dessus.

Donc, un petit opuscule tout à fait génial où il démontrait déjà les méfaits que la télévision pouvait avoir sur le narcissisme hypertrophié. Bon, ce n'est pas votre cas, ce n'est pas le mien, ce n'est pas celui de Toussaint.

14:46
Présentateur

Vous vous tenez loin aussi des médias. On se tient loin de toussaint, bien évidemment.

14:49
Gilbert Collard

Bon, puis on s'est soigné depuis longtemps. Ce qui est étonnant, c'est que vous n'êtes pas rancunier quand même. Parce que, souvenez-vous, après la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, il est parti en courant. Ah oui. Il n'est même pas resté pour les législatives. Et un an après, vous lui dites, si, si, revenez Nicolas, on va refaire un truc ensemble. Alors que quand même, bon, il a tout fait pour s'éloigner de vous depuis un an.

15:07
Invité

Oui, mais quand on croit aux idées qu'on porte, on peut concéder des sacrifices.

15:14
Locuteur

Voilà.

15:15
Invité

Et je crois que vraiment, ce qui prouve l'authenticité politique, c'est la capacité à sacrifier ses rancœurs, ses vindictes, ses jalousies dans un intérêt général.

15:26
Présentateur

Vous parlez de Marine Le Pen qui refait une proposition à Nicolas Dupont-Aignan. Oui, moi je trouve que c'est très... En même temps, il n'y a personne d'autre qui est disponible, il faut bien le dire.

15:32
Invité

Pour l'instant, oui, mais vous savez, on en a connu d'autres qui avaient peu de disponibles autour d'eux, qui se sont retrouvés très entourés. Bon, mais c'est la vie politique. Moi, ça ne... Avec le recul historique, ça ne me préoccupe pas trop.

15:46
Présentateur

On va attendre la réponse de Nicolas Dupont-Aignan, donc, ce week-end. Le Front Nation, il change de nom ?

15:50
Invité

Eh bien oui, comme Marion.

15:51
Présentateur

C'est un soulagement pour vous ?

15:52
Invité

Il y a deux changements de nom.

15:53
Présentateur

Attention, vous allez...

15:55
Invité

Non, non, non, je suis très... Non, non, je freine. Il y a Marion, qui ne s'appelle plus Le Pen. Non, non. Et puis, il y a le Front National, qui ne s'appellera plus le Front National, mais qui va s'appeler le Rassemblement National.

16:06
Présentateur

C'est un soulagement pour vous ?

16:08
Invité

Alors, moi, je suis un peu contradictoire, dans la mesure où, au début, j'ai été le premier à prôner le changement de nom. Alors, à l'époque, je me suis fait jeter, je ne sais pas si vous vous en souvenez. Moi, je voulais qu'on s'appelle Front National Républicain. D'accord. Pour que, lorsqu'ils parlent du Front Républicain, ils appellent à voter pour nous. Bon, c'était subliminal, mais ça pouvait marcher. Qui sait ? Bon, on m'a jeté, mais alors, sur tous les plateaux de télévision, on a dit que j'avais tort, et compagnie. Bon, maintenant, on change de nom. Et maintenant, moi, je dis, bon, je voterai le changement de nom par esprit de camaraderie.

Elle n'a pas existé, parce qu'elle est un processus politique. Les adversaires ont besoin de la diabolisation pour se réconcilier contre nous. Regardez Darmanin quand on lui demande, mais pourquoi vous avez rejoint Macron ? Ah ! Contre le Front National. Wauquiez, contre le Front National, et ainsi de suite. Bon, finalement, on permet à toutes les mauvaises consciences de se donner bonne conscience. Donc, on continuera à être... On aura des brusse toussains qui verront dans une blague un rappel, alors que j'appartiens à une famille de résistants qui a souffert, et combien, du fait du maréchal. On voit une interprétation tout de suite un peu psycho-historico-délirante.

17:13
Présentateur

En fait, changer de nom, c'est céder à une pression, c'est quelque chose qu'il n'aurait pas fallu faire aujourd'hui.

17:19
Invité

C'est... Moi, je... Encore une fois, je voterai le changement de nom. Oui, monsieur, monsieur. Moi, je pense que plus on m'attaque, moi, je cède. C'est un principe personnel.

17:32
Gilbert Collard

Vous restez avec nous. Il est 8h50, l'essence de l'info est de Vif Coupez.

17:37
Locuteur non identifié

Les populistes au pouvoir en Italie, la Ligue et le Mouvement 5 étoiles ont finalement trouvé un compromis. Leurs leaders respectifs entrent au gouvernement. L'intérieur pour Salvini, le travail pour Luigi Di Maio et le juriste Giuseppe Conte au poste de Premier ministre. Ce nouveau cabinet sera investi cet après-midi. Le FN réunit ses cadres aujourd'hui à Brons, près de Lyon. Un conseil national élargi pour enterrer le changement de nom du parti. Enterrer le Front National de Jean-Marie Le Pen qui crie à l'assassinat politique. Voici le Rassemblement National de Marine Le Pen pour acter la refondation et attirer de nouveaux électeurs en vue des européennes.

Treizième épisode de grève à la SNCF. Le trafic perturbé jusqu'à lundi matin pour dénoncer la réforme ferroviaire. Alors que les sénateurs ont achevé dans la nuit l'examen du texte, ils ont amendé ce texte pour donner des gages aux syndicats réformistes. Notamment sur le volet social, sur son impact aussi sur la desserte des territoires. France-Italie, c'est ce soir à Nice. Deuxième des trois matchs de préparation des Bleus avant le Mondial en Russie. Les Français vainqueurs lundi dernier contre l'Irlande 2-0. Les Italiens, eux, ne sont pas qualifiés pour la Coupe du Monde.

18:51
Gilbert Collard

Gilbert Collard, député Front National du Gard et l'invité de France Info, Jean-Michel Apathy.

18:54
Présentateur

La Ligue italienne, donc ce sont vos alliés, Gilbert Collard, les alliés du mouvement, du rassemblement national, on va l'appeler comme ça par anticipation. Et le mouvement 5 étoiles en Italie ont conclu un accord. Ils vont diriger le gouvernement par l'intermédiaire d'un juriste de 53 ans qui a l'air d'être un peu la marionnette de ce jeu-là. Vous pensez que c'est un gouvernement qui correspond à ce que vous souhaitez en Europe ? Ou vous le regardez avec un peu de circonspection vu l'alliance de ces deux mouvements ?

19:21
Invité

Alors moi j'ai appris par expérience historique que l'Italie, et non pas les Etats-Unis, préfigurent souvent ce qui va arriver en France.

19:30
Locuteur

Ah !

19:31
Invité

Rappelez-vous mai 68, il y avait déjà eu des premiers mouvements, contrairement à son parti de l'Italie. Bon, ils étaient très peu regardés, parce qu'on n'accorde pas beaucoup d'importance souvent à ce qui se passe en Italie. Je pense que c'est une préfiguration. Alors, je crois qu'il va y avoir des tensions, parce que les problèmes... Je veux dire, moi je me rappellerai toujours ce que Max Gallo me disait un jour. On était dans un restaurant du Panthéon, et je lui parlais de politique. Et il me dit, mais Gilbert, la politique c'est pas rationnel. C'est d'abord une affaire de passion. Vous étiez de gauche à l'époque, c'est ça ?

A l'époque, j'étais complètement abruti, oui, oui, ça c'est vrai. Mais on en sort, M. Apathy, c'est pour ça que je vous regarde avec compassion. A mon âge, c'est trop tard. Bien qu'à votre âge, ça me paraît un peu désespéré. Mais enfin, vous savez, il y a des hôpitaux où on peut se désintoxiquer. Alors, déjeuner Max Gallo. La politique, c'est pas rationnel. Et on va entrer dans l'irrationalité des relations. Alors, moi, c'est pas le programme économique qui me pose problème, pour être très franc. C'est la relation humaine.

Comment ces hommes qui s'entendent, mais qui en même temps, sans avoir de grosses divergences d'opinion, puisqu'ils s'accordent quand même sur un principe central, qui est la lutte contre l'immigration sauvage, la suppression des lobbies immigrationnistes, dont Collomb semble un peu avoir compris qu'ils existaient, ils ont des terrains d'entente. Bon, maintenant, quand il va falloir gérer les importances, les égaux... Si c'est un échec, c'est dramatique, le système va gagner. Y compris pour vous. Y compris pour nous. Le système va gagner. Et je pense que ce système, il est mortifère, quoi. Il n'est qu'une affaire de fric. On l'a bien vu, du reste, dans le propos du commissaire européen.

21:20
Présentateur

Le système est mortifère. Ah, il est mortifère. Enfin, peut-être. Non, c'est pas ce que je veux contester. Si le système est si mauvais, vous le dites, très bien, à ce moment-là, les gens qui dénoncent le système devraient démontrer, donc l'expérience italienne, il faudra la suivre avec attention pour ça, qu'on peut vaincre le système. On va voir. Si on ne le vint pas, c'est qu'on n'est pas très bon, soi-même.

21:37
Invité

Non, mais il faut un principe d'engagement idéologique supérieur. Oui, c'est ça. Qui permette de dépasser...

21:45
Présentateur

Donc, on verra bien.

21:46
Invité

C'est quasiment une idée révolutionnaire. On dépasse les égaux, les intérêts personnels, lorsqu'on est porté par une idée révolutionnaire. Sinon, on retombe dans le narcissisme, dans le nombril. Et c'est ma place là. Et pourquoi on t'a vu à la télé, toi, et pas moi ? Et pourquoi tu occupes tel poste, et pas moi ? Bon, s'ils sont animés, et je crois qu'ils le sont, par cet esprit révolutionnaire de changer l'état des choses et de foutre en l'air ce système pourri, ils peuvent arriver à dominer les égaux pendant combien de temps ? L'histoire nous montre que ça ne dure pas longtemps.

22:18
Présentateur

Non.

22:19
Invité

Ça, c'est vrai.

22:20
Présentateur

Surtout en Italie... Ils sont un peu excessifs. L'instabilité est quand même la règle. Donc, on suivra cette expérience italienne ?

22:25
Invité

Mais moi, je trouve que c'est une expérience politique

22:26
Présentateur

tout à fait centrale. Dont vous dites qu'elle peut préfigurer ce qui se passera en France. Oui, je pense. Sauf si elle échoue, ce qui sera aussi une manière de préfigurer ce qui se passera en France.

22:35
Invité

Mais si elle échoue, vous savez, je crois qu'il ne faut pas vouloir forcer par anticipation les événements. Non, non. Si elle échoue, on en fera les commentaires, on analysera, et on verra pourquoi elle a échoué d'abord. Mais souhaitons-lui quand même une belle espérance.

22:50
Présentateur

Et donc, elle démarre et l'investiture du nouveau président du Conseil italien devrait avoir lieu en début de semaine prochaine. On peut vous faire écouter, Gilbert Collard, le Mamoudou Gassama, qui a sauvé un petit garçon, un escaladant d'un immeuble à Paris. Quatre étages. Et il sortait de la préfecture cette semaine. Il était heureux parce qu'il allait être naturalisé français. On écoute Mamadou Gassama. Mamoudou Gassama. Mamoudou Gassama.

23:15
Gilbert Collard

Monsieur Gondavala. Voilà. Merci. Merci. Merci.

23:18
Présentateur

Merci à la France. C'est ce qu'il disait. Oui, oui. C'est très beau. Qu'est-ce que vous pensez de cette histoire telle qu'elle s'est déroulée ?

23:28
Invité

Mais elle est... Alors bon, vous avez vu qu'il y a toute une polémique qui s'enclenche, que je trouve, moi, un peu forcée. Quelle polémique ? Des gens qui doutent de l'histoire ? Non, mais c'est Bercoff qui est un ami et qui pose des questions du reste qui sont recevables. André Bercoff, journaliste. Qui a initié sur CNews, je crois, la polémique. Il pose des questions qu'on pourrait se poser. Vous de les posez ? Non, je m'en fous. Laquelle question ? Il faut revoir CNews. Il faut revoir Bercoff. Il dit comment un bébé a-t-il tombé du cinquième au quatrième étage. Mais moi, ce n'est pas mon problème. Moi, je fais une lecture immédiate. Ce que ce jeune garçon a fait, c'est admirable.

C'est admirable. Et il mérite la nationalité. Il la mérite. Mais combien d'autres la méritent, qui ne l'ont pas ? Et combien d'autres l'ont, qui ne la méritent pas ? C'est ça, la vraie question. Maintenant, je trouve que M. Macron aurait pu aussi recevoir le jeune marin, qui a été quand même défiguré, abîmé, parce qu'il s'est porté au secours d'un couple agressé. Alors là, je trouve que ce n'est pas normal d'un côté. En réalité, en réalité, Macron...

24:34
Présentateur

L'histoire de Mamdou Gassama nous montre aussi autre chose. Ce sont des gens qui fuient la mort, la souffrance chez eux. Ils sont mis en route parce qu'ils ont le choix entre la mort ou l'exil.

24:44
Invité

Mais là, on ne connaît pas l'histoire de ce jeune homme. On la connaît, oui. Il est parti en 2013 de son pays. Oui, mais enfin, bon...

24:50
Présentateur

Il a traversé toute l'Afrique pour arriver en Italie en 2014.

24:54
Invité

Je veux dire une chose, M. Apathy. Moi, je déteste l'amalgame, qu'il soit positif ou négatif. Je ne fais pas d'amalgame, moi. Jamais ? Jamais. Un Apathy bien ne fait pas une station de radio parfaite.

25:09
Gilbert Collard

Merci beaucoup, Gilbert Collard. Bonne journée à vous.

Coalition italienne : "J'ai appris par expérience que l'Italie préfigure souvent de ce qui va arriver en France", déclare Gilbert Collard — Gilbert Collard · Pourquijevote