Audition de l’École Supérieure de journalisme (ESJ) de Paris
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur le président, le Sénat a décidé de la constitution d'une commission d'enquête dont l'objet de travailler sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes sociétés ou fondation de droits privés et les risques en matière d'influence, d'absence, de transparence financière et d'entrave au fonctionnement de la démocratie. Ce type de formation entraîne un certain formalisme juridique. Avant de vous donner la parole, je dois vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434, 13, 14 et 15 du code pénal.
Je vous invite donc à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure, je le jure. Parfait. Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt.
Aucun lien d'intérêt. Merci. Votre audition s'inscrit dans une troisème phase de nos travaux au cours de laquelle nous recevons des acteurs évoluants dans les secteurs de l'enseignement scolaire et de l'enseignement supérieur notamment en gérant des établissements.
Nous allons vous donner la parole pour une courte introduction de d'une dizaine de minutes si vous le voulez bien mais auparavant naturellement. Je laisse la parole à notre collègue rapporteur Colomb Brossel pour qu'elle vous présente les axes de travail de notre commission d'enquête. Merci beaucoup monsieur le président.
Vous l'aurez compris et monsieur le président vient de le dire à l'instant. Le fil rouge de nos travaux, c'est vraiment la transparence des financements. Euh le SJ a fait la une des journaux il y a de cela quelques temps lorsque cette ancienne vieille école, je le dis avec beaucoup de respect mais première école de de journalisme alors ne faisant pas partie des des écoles reconnues par l'État mais avec un poids symbolique par son histoire a été racheté par un consortium de propriétaires de journaux et a donc euh voilà provoqué inquiétude, trouble pour un certain nombre soit d'acteurs, soit de commentateurs sur la la possibilité de produire une information libre et éclairée lorsque les propriétaires d'une école de formation de journalistes sont eux-mêmes parties prenantes.
Euh vous avez déclaré, j'ai j'ai noté la phrase en en juillet 2025, nous demanderons être jugés sur pièce. Ce n'est pas aujourd'hui l'objectif central de de nos travaux. Nos travaux, il porte vraiment sur les mécanismes de financement, d'interconnexion de financement pour faire de la transparence et de la lisibilité sur ces différentes mécaniques.
Et c'est donc là-dessus au-delà ou en même temps de votre propos liminaire que nous souhaiterions pouvoir vous entendre. Merci pour votre accueil, monsieur le vice-président, madame la rapporteur, monsieurs et madames les sénateurs et sénatrices. Écoutez, je suis ravi d'être ici pour échanger avec vous, même si au de prime à bord, j'étais un peu étonné évidemment en tant que que que société président d'une SAS dans l'objet de la de la de la commission, mais je suis ravi de répondre à vos questions et et d'être évidemment présent parmi vous.
Alors, je vais commencer par une petite présentation. Moi, vienson donc j'ai 40 ans, je suis marié, j'ai trois enfants. Je suis euh président de cette PME euh donc passionné par le patrimoine français, donc ce qui m'a m'amène sous des hospices régionaux régulièrement.
Euh et puis je suis très fier de présider aux destinées de cette école, prestigieuse école de journalisme qui est le SGE Paris, reconnu par l'État. Euh euh euh et donc euh j'y reviendrai plus tard. Alors euh pour comprendre pourquoi euh le FJI Paris euh euh il faut remonter un peu plus loin et comme on est euh je crois européen, français, on est aussi euh partie on est on fait aussi partie d'une famille.
Moi j'ai une famille qui s'appelle la famille d'Alançon dont je suis issu euh et donc qui est dont je suis très fier puisque il y a il y a il y a mon grand-père et ses deux frères qui ont servi la France en 40. un premier un premier qui est mort euh euh dans en en pendant la bataille de France et qui a donné son nom à une promotion de l'école de l'air. mon grand mon grand-père était dans la deuxème DB avec son frère et donc j'ai été évidemment biberonné à au service de la de la de la de notre pays à la à la au devoir et puis évidemment à au monde des médias puisque mon grand-père pendant la phase de résistance avant son engagement dans la deuxème dB a travaillé au service de la France avec un de ses amis qui s'appelle Hubert Buerie dont j'ai beaucoup entendu parler lorsque j'étais enfant qui était le fondateur évidemment du journal Le Monde.
Et plus tardivement euh euh plus tardivement évidemment j'ai par la sœur de mon père qui a épousé Morousil qui a beaucoup évidemment euh beaucoup euh beaucoup fait vivre le le monde des médias français et a amené sa pâte au JT. J'ai été baigné dans cette histoire des médias et puis par une autre entreprise familiale bien connue qui s'appelle VS et compagnie où il y a eu des des voilà des participations dans les groupes TF1, M6, presse de la cité qui sont aujourd'hui chez TTI. Bon bref, donc c'est pour vous recadrer un petit peu le le l'ambiance générale.
Euh et donc le J Paris euh est venu assez naturellement, d'abord parce que j'ai des membres de ma famille qui sont passés euh et puis j'ai encore des journalistes, pas mal de journalistes dans la famille et puis et puis aussi parce que c'est un morceau du patrimoine français, du patrimoine du journalisme français. Je suis très sensible à cette thématique qui est le patrimoine et euh cette cette école qui a été fondée en 1899 par la journaliste et romancière Dickm euh est la plus ancienne école de journalisme au monde qui a été créée été créée sur les pendant cette période de l'affaire Drefus qui est une période des difficiles. Elle a formé plus de 6000 professionnels euh qui ont marqué les médias français et internationaux.
Elle a vu passer des personnalités et des administrateurs formidables d'Émile Durkem Anatole France, Raymond Pointcarré, on a Gaston Doumer, président de la République. Bah voilà, donc c'est une histoire extraordinaire. Euh et puis on a des anciens élèves qui occupent ou qui ont occupé euh des rôles de premier plan dans le monde des médias, Léon Zitrô pour les plus anciens euh et Patrick de Carolis qui a été président de France Télévision, euh Jean-Christophe Buisson au Figaro Magazine, un grand reporteur formidable, euh Audrey Pulvard, Pascal Pro.
Voilà. Donc on a eu énormément de de 6000 6000 professionnels. Donc c'est une école qui connaît aujourd'hui un renouveau extraordinaire qui était dans un état très complexe au moment de son rachat.
Euh pour information, il y a pas eu de rachat de de la société, c'était une société commerciale. Il y a eu un rachat des fonds de commerce pour la situation euh comme il y avait pas une situation qui était très mauvaise. Euh et donc aujourd'hui, il y a un engagement admirable des des enseignants et du corps des étudiants et du corps enseignant, mais nous aurons l'occasion de l'évoquer.
Et je pense que ce qui est pour terminer sur cette présentation de l'école, il y a cette devise, cette formidable devise qui qui trône dans l'école depuis 1899 autant d'esprit, autant d'avis et c'est ça qu'on essaie vraiment de faire vivre dans cet établissement. Voilà. Merci beaucoup monsieur le président.
Et vous vous comprenez bien que devant cette commission, je je doute pas de ni du passé ni de tout ce que tous ceux qui ont été formés à l'USJ. Mais ce qui nous intéresse évidemment à cette commission sont les aspects financiers, la transparence, l'élément. Par exemple, vous dites vous-même, l'école a été rachetée.
Est-ce que vous pouvez nous dire quels sont les principaux financeurs ? Quelle garantie d'indépendance vous donnez au aux étudiants formés par le SJ par rapport à ses financeurs ? Est-ce que vous vous avez des éléments avant que madame la rapporteur pose une batterie de questions beaucoup plus précise ?
Mais est-ce que vous pouvez nous donner un cadre général de de l'aspect entre le financement de l'école, la transparence financière par rapport au pouvoir public et l'indépendance des étudiants que vous formez ? Bien sûr, on allait y venir avec grande joie. Alors, si vous voulez, l'école a été rachetée par des actionnaires et des associés qui sont venus dans le projet, qui sont diverses et variés pour un certain nombre qui n'ont pas qui ne sont pas propriétaires de médias, j'en fais partie, des actionnaires qui pour tous se situent environ autour des 10 %.
Donc ça veut dire qu'il y a une pluralité. Il y a une pluralité aussi de de de comment dire de de sensibilité dans cet actionnariat. Euh il y a pas un actionnaire qui a plus de 20 % qui a pas de voyez donc c'est quelque chose qui est très euh qui cette cette ce rachat s'est fait vraiment euh sur entre sur un champ de ruine.
C'est-à-dire qu'on a une école euh qui va mal, on a des pertes qui sont très importantes, hein. Vous parlez de finances, vous voyez la l'année de la reprise, ça fait un an et demi que que que nous avons repris nous avons nous avons perdu un million d'euros. Donc si vous voulez, c'est des c'est des c'est des c'est des éléments qui sont très impactants sur la structure de la société qui allait mal.
D'où la évidemment la notre volonté de racheter uniquement les fonds de commerce. Enfin voilà, c'était vraiment une très ancienne école qui était dans une situation très difficile et donc très difficile sur la gestion, très difficile sur les finances, très difficile sur le niveau et donc si vous voulez, il y a une un vrai travail pour faire évoluer dans une de bons auspices cette cette école. Merci monsieur le président.
Merci pour ces propos introductifs euh sur lesquels nous allons pouvoir euh continuer à à échanger euh aujourd'hui. Donc euh 18 mois après euh cette euh ce rachat de des fonds de commerce. Euh comment est organisée la formation euh au sein de l'ESJ et quelle est la part de formation qui bénéficie notamment par la taxe d'apprentissage ?
Et peut-être y a-t-il d'autres euh leviers de de financement qui bénéficient de financement public ? Alors, écoutez, c'est vrai qu'on a on est sur une société privée, société commerciale type SAS, donc extrêmement classique. Donc les fonds sont arrivés au moment du de la cré du rachat des fonds de commerce avec des investissements qui sont extrêmement clairs sur une PME, hein, je dis bien c'est vraiment une petite et moyenne entreprise.
Euh donc aujourd'hui, le financement se fait dans le cadre de du rachat des fonds de commerce pour développer l'activité. Donc malheureusement, nous avons pas de subvention pour ce pour cette pour cette activité. Euh donc aujourd'hui euh aujourd'hui il y a pas de les taxes d'apprentissage qui peuvent être collectées, elles sont privées.
Euh et pour le moment le programme je pourrais vous envoyer ça pour pas vous dire de bêtises mais sur en vérification, je ne sais même pas si on en a touché cette année. Euh voilà ce que je peux vous dire euh sur votre question. Vous avez bien une partie des formations et donc des élèves qui sont des apprentis et sur lequel a priori vous nous dites en matière de texte d'apprentissage, vous pensez vous nous confirmerez cela évidemment par écrit autant que de besoin que vous n'avez pas perçu de texte d'apprentissage.
C'est ça. Voilà, je vous dirai ça par écrit. On a des alternants sur lequels on a des financements de d'état vers les OPCO.
Vous voyez, ça c'est les aides à la formation dans le cadre en en effet de des alternances, mais c'est les les sources de revenus qui sont liées à l'enseignement enfin au ministère du travail qui interviennent dans le cadre de cette formation. Et ces alternants représentent quelle proportion de vos élèves ? On en a, ça représente à peu près un petit tiers. un peu moins ou c'est un/art pour les autres.
Ce sont donc des des diplômes qui sont des diplômes reconnus par le ministère du travail. Alors absolument exclusivement. Alors, absolument, comme vous l'avez dit dans votre préambule, le l'école est reconnue par l'État et elle n'est pas reconnu par ce comité dont on pourra parler si vous voulez tout à l'heure qui est qui est un comité indépendant.
Ma langue à fourché pendant mon propos en disant que ça n'était pas reconnu par l'État. Je vous prie de m'en excuser. Elle est en effet totalement reconnue par l'État mais pas par la profession par le le la conférence nationale des métiers du journalisme.
Voilà, en effet. Mais on pourra y revenir si vous le souhaitez. Je je donc euh donc euh le en effet, nous dépendons du ministère de du travail puisque nous sommes une école professionnalisante euh avec la présence d'alternants euh et nous avons une maquette pédagogique qui est validée par France Compétence et contrôlée par le rectorat avec lequel nous avons des échanges. 222 étudiants.
Je vous en prie. Pardon, je poursuis je poursu Non, mais je excusez-moi, je je poursuis mes mes questions. Donc, des titres et des diplômes validés par le ministère du travail.
À ce titre-là, régulièrement audité, contrôlé, inspecté. Euh, vous avez des titres RNCP dont vous êtes propriétaire ou est-ce que vous pratiquez la location soit comme loueur soit comme locataire ? Alors, lors du du rachat des fonds de commerce, vous avez tout à fait raison, il y avait pas de titre RNCP rattaché, donc c'était des loueurs et nous avons très rapidement auprès du ministère du travail et de France Compétence entamé la démarche qui nous a permis d'être totalement indépendant et donc nous avons directement nos titres RNCP qui sont rattachés à l'établissement.
Ah non non, c'est ils sont rattachés à l'établissement donc ce n'est pas loué. Ce sont des titres qui sont certifiés. Esj Paris dans la nouvelle équipe, vous avez vous avez procédé à un large renouvellement de de l'équipe de l'ESJ.
C'était c'est de notoriété publique, c'était dans la presse. Quelle stratégie a été la vôtre au-delà des aspects ? vous venez d'en parler euh de d'être vous-même euh propriétaire des des titres RNCP, je comprends une forme de restructuration financière.
Quelle était votre stratégie en matière d'équipe dédiée à la pédagogie et au développement de de l' Alors, écoutez, l'objectif euh est a été et est toujours d'en faire une école d'excellence dans le domaine dans son champ de compétence qui est le domaine du journalisme bien entendu. Donc entre la situation financière d'un côté de l'établissement et de l'autre le niveau, on a été contraint de poser des de prendre des décisions, toujours des décisions qui sont jamais faciles et qu'il faut prendre quand on est dans une phase de reprise et de restructuration puisqu'il peut bien de cela dont on parle. Donc nous avons réfléchi à créer un lieu de diversité, un lieu de pluralité et un lieu où une formation d'excellence puisse être délivrée.
Je ne suis pas totalement sûre que ça répondait à ma question. Euh j'ai j'ai même un un sévère doute. Je vous remercie.
On va dire que ça c'était peut-être l'introduction de votre réponse et si vous pouviez détailler un peu plus sur la stratégie qui a été la vôtre, j'imagine que vous n'avez pas recruté par hasard des profils par hasard. Qu'est-ce que vous avez Quelles sont les personnes que vous êtes allé chercher ? Quels sont les partenariats que vous avez noué et dans quelle stratégie pour cette nouvelle étape de l'J ?
Alors, écoutez, pour être plus précis, donc vous avez eu un la première étape a été de conserver si vous voulez une partie des équipe euh et puis nous avons dû nous séparer de la directrice de pédagogique historique pour un certain nombre de raisons euh qui sont d'ordre structurel. Euh la deuxième chose, ça a été de recruter un directeur général pour venir piloter l'activité. Vous avez bien entendu mon propos léminaire euh qui était de préciser que je suis président et seulement président, donc je ne suis pas opérationnel au quotidien dans cette activité.
Euh et donc nous avons un directeur général, Emmanuel Austian qui a 30 ans de journalisme, qui a été reporteur de guerre et qui était présentateur chez LCI et qui a fait une grande partie de sa carrière chez TF1 euh qui a rejoint le projet et qui a pris la direction générale et qui a pu constituer une équipe à ses côtés. Euh donc Emmanuel Austian était un administrateur du CFJ de centre de formation des journalistes. Vous avez euh secrétaire général Armel Boyer Vidal qui est également ancienne du CFJ qui a rejoint aussi le projet.
Vous avez euh une équipe de de avec un directeur adjoint qui s'appelle Édouard Dupelou qui lui a travaillé dans le monde de du journalisme avant et donc qui a rejoint le projet en tant que en ayant en ayant été directeur d'un petit centre de formation dans lequel qu'il a bien développé en tant qu'opérationnel qui s'appelle l'IldJ et dans lequel Édouard Dupelou a a réussi. Donc l'IldJ est une structure assez intéressante puisque ils étaient partenaires et il travaillait avec le JJI avant le rachat et donc c'était le gros pourvoyeur si vous voulez si vous voulez des masters notamment. Donc quand on a recruté quand on a repris l'établissement, Elam Medjed qui était la directrice pédagogique travaillait avec Édouard Dupelou et quand il y a eu cette ces problèmes avec Elam Medja, Édouard Dupelou n'est pas devenu le directeur pédagogique mais il a il est puisque le directeur pédagogique est vraiment lié directement à à la fonction du directeur général et vous avez un comité pédagogique évidemment qui a été créé spécifiquement pour encadrer cela.
Vous avez enfin voilà donc on a certains salariés, on a une une partie, il y a la moitié qui est qui est restée dans l'établissement et et donc une petite moitié qui est restée dans le dans l'établissement. Donc un comité pédagogique a été créé pour encadrer tous les sujets liés à la pédagogie euh avec la présence de de personnalité présidé par Bernard de la Villardière qui est le président du presse club par ailleurs mais j'ai pas besoin de le présenter avec des noms de journalistes importants. Vous avez François Olivier Gisbert, Sonia Mabrou, l'équitiage Trose Benard des des membres de l'institut qui ont rejoint comme Réy Brag.
Euh vous avez des des voilà un certain nombre, mais je vais pas vous faire toute la liste, vous l'avez évidemment trouvé sur le site de leesj.com. L'IdJ, on est bien d'accord que c'est l'Institut libre du journaliste, je crois.
Je ne sais pas. C'est vous qui les connaissez et qui êtes en partenariat avec eux. C'est euh un institut, il a été créé par monsieur Puzzet.
C'est ça, je ne dis pas de bêtises. Voilà. D'accord.
OK. Euh j'ai une dernière question. Euh je je poursuis le le chemin.
Euh j'aimerais savoir euh quels sont les projets que vous mettez en œuvre. C'est vous qui m'avez tendu cette perche en en parlant de de l'IdJ avec la courte échelle. cet organisme de formation lié à l'IdJ manifestement avec lequel vous travailler également au sein de l'ESJ et qui comme organisme de formation a obtenu la labellisation la certification pardon Caliopie.
Quels sont vos liens financiers en terme de de personnel éventuellement mutualisé ou commun et quel type de projet mettez-vous en œuvre ? Alors pour revenir sur les LDJ en effet qui a été fondé par monsieur Pezet, Alexandre Peset qui est qui a rejoint le projet de l'EGJ d'ailleurs dans le dans cette phase de de de de construction du projet. Alexandre Peset quelqu'un qui est passé par le monde du journalisme, qui est un entrepreneur à succès, qui a réussi beaucoup de choses et nous avons souhaité dans cette diversité et le pluralisme que nous venons de donner à à l'établissement, en effet intégrer le plus largement possible toutes les sensibilités.
Je crois que le monde des médias en a bien besoin et le journalisme aussi. Euh donc cette cette donc Alexandre Peset euh a fait vraiment un travail absolument remarquable avec beaucoup de compétences. Euh je tiens à le préciser sur la partie euh que vous évoquez euh donc courte échelle euh alors c'est ce que je vous disais il y a quelques instants, mais c'est vrai que je veux citer le le au moment du rachat de l'école, il y avait déjà un partenariat entre le SJI, la courte échelle et l'DJ.
Voilà. Donc tout ça fonctionnait ensemble et enfin ça fonctionnait ensemble sur les masters où ils étaient pourvoyeurs. Il y avait des cours en commun qui avaient été monté par des anciens de l'IdJ et des et par des par des par des pardon des membres de l'IdJ qui étaient anciens de l'JI.
Donc si vous voulez quand on a fait cette cette quand on a eu cet épisode de restructuration, on pensait he garder la directrice pédagogique mais malheureusement il y a eu des problèmes entre personnels avec des fautes graves donc il a dû avoir des licenciements. On a on a restructuré avec des personnes qui connaissaient les métiers et qui avaient les compétences requises toujours avec cette volonté de pluralisme. Et donc donc voilà, merci.
Ça ne répond pas totalement à ma question sur la façon dont l'organisme de formation qui n'est donc ni l'IdJ ni lej, l'organisme de formation la courte échelle intervient dans ce cadre. Alors précisément, je peux pas vous le dire. Donc je vous le dirai dans les c'est pas parce que je n'ai pas envie, c'est que je n'ai pas l'information précise.
C'est vraiment un c'est un petit élément dans l'école he de là vous allez vous êtes à la pince à épilé là. D'accord. Mais la la pince à épiler c'est important pour tailler le gazon comme chacun sait.
Merci beaucoup. Et on est évidemment tout à fait preneur de euh ces précisions que je viens d'apprendre que la pince à épiler pouvait servir à tailler le gazon. Merci madame la rapporteur.
Ça alors très bien. La parole est à madame Rossignol. Monsieur le président, bonjour monsieur.
Euh vous êtes un homme de conviction. Euh ça me paraît assez indéniable. Vous en êtes d'ailleurs relativement fier et même vos convictions, vos votre identité de conviction, vous nous l'avez faite partager dans euh votre présentation, le portrait que vous avez dressé de vous-même.
Il est assez rare que les responsables ou les personnalités que nous auditionnions que nous additionnons nous détaillent leur situation matrimoniale et parentale. Donc c'est pour vous c'est une identité d'être marié et père de trois enfants. Donc vous êtes un homme de conviction.
Il se trouve que vous direz, vous êtes président d'une école de journalisme qui euh est dont les dont les investisseurs sont aussi pour beaucoup d'entre eux des propriétaires de médias. Euh donc on peut imaginer qu'il y a une fluidité entre votre école de journalisme et ces médias. Et quand j'évoqué le fait que vous étiez un homme de conviction, j'ai lu à plusieurs reprises et je crois pas que vous ayez démenti euh ces phrases, que vous aviez euh une conception de votre école euh fidèle, adapté à vos convictions et en particulier que vous cette école de journalisme, soit une école de journalisme antiw.
Euh vous l'avez pas démenté nulle part et que c'est repris partout. Ceci dit, c'est vrai que les journalistes parfois se copient entre eux, mais je pense que votre école va contribuer à mettre fin à ce mauvais trait de de professionnel. Jeis savoir comment on peut à la fois euh travailler avec des médias qui ne sont pas des médias d'information.
Les médias du groupe Boloré ne sont pas des médias d'information, sont des médias d'opinion. D'ailleurs, les médias du groupe Boloré travaillent beaucoup plus avec des chroniqueurs qu'avec des journalistes. Euh ne l'enquête n'est pas leur spécialité.
Euh ce qui est leur spécialité, c'est la chronique, le commentaire de faits sur lesquels d'autres ont enquêté. Euh comment vous pouvez de répondre à euh la déontologie dans la formation d'un journaliste ? C'est-à-dire non pas d'émettre des opinions mais d'enquêter, d'avoir si ce n'est une neutralité, du moins une diversité de points de vue alors que vous êtes vous-même lié à des médias qui ont choisi d'être des médias d'opinion.
Merci madame. Alors euh écoutez sur le sujet du wokisme pour reprendre votre le début de votre audition, j'ai rien à ajouter. En effet, c'est absolument une phrase que j'ai dite et qui a été bien rapportée.
Donc il y a pas de problème sur ce point-là. Euh ça veut dire quoi par ailleurs ? Non, non, mais ça veut dire que c'est un sujet où je veux sortir du cadre idéologique.
Euh c'est quelque chose qui m'interpelle, c'est le lieu de cet établissement, c'est que on ne veut pas être dans un être pris dans un courant idéologique. Donc cette liberté, et c'est pour ça que je vais vous répondre à la question suivante, euh si vous voulez les médias du groupe Boloré. Bon, d'abord il y a plein de médias différents dans le groupe Boloré.
La deuxième chose euh qui est quand même importante, c'est que euh on veut toujours, on est très content d'avoir une cible sur lequelle on s'acharne régulièrement, mais monsieur Boloré est quand même un capitaine d'industrie extraordinaire et je pense qu'il faut faire très attention à ne pas faire fuir nos entrepreneurs, nos entreprises et nos dirigeants parce que on a des discours qu'on entend toujours et moi je suis patron de PME, on est dans un climat économique qui est épouvantable, extrêmement difficile avec des patrons d'entreprise qui ont du mal a terminé les fins de mois en terme de trésorerie et j'en ai quelques-unes. Donc je connais ces problématiques là et je crois que il faut absolument prendre en compte que vous avez aujourd'hui un monde des médias qui a des enjeux économiques très graves, que ces entrepreneurs et dirigeants participent à faire vivre et à sauvegarder ce monde des médias le sauver pour un certain nombre. que euh le jour où vous avez une école de journalisme qui est en train de chuter, qui est un fleuron de de la formation des journalistes français depuis 130 ans presque, euh il se il répondent présent et j'espère que vu la situation financière, notre fiscalité, les problématiques liées à à aux normes et aux réglementations qui sont vraiment insupportables quand on est dirigeant et entrepreneur, euh j'espère que vous serez pas obligé de faire une commission d'enquête dans quelques années pour voir comment faire revenir les entrepreneurs et les dirigeants dans notre pays parce que c'est quand même il y a une saignée qui est très très forte.
Moi je le vois parce que je suis dans beaucoup de courant de de de d'association d'entrepreneurs et d'entreprises en étant provincial et donc en étant en région dans investi dans plusieurs régions. Je vois beaucoup d'entrepreneurs et dirigeants qui quittent le pays et donc je trouve que c'est très inquiétant. Donc je pense qu'il faut faire attention à pas mettre des des cibles sur des des entrepreneurs et des dirigeants qui ont des rôles euh et qui apporte une aussi une pluralité, même si elle convient pas à tout le monde.
Donc sur la sur le sur votre et pour finir mes propos et cette réponse importante et les points que vous soulevez, c'est que vous avez ciblé automatiquement monsieur Boloré mais vous avez quand même dans cette dans cette dans cette dans ce projet de l'OJI des sensibilités différentes avec des actionnaires et des associés puisque je suis actionnaire qui ont qui ont tous autour des 10 % avec personne qui a plus de 20 %. Donc c'est quand même une garantie que il y a un pluralisme et une diversité et avec en plus un directeur général qui ne vient pas des des des médias de ses actionnaires. Donc vous voyez, c'est voilà.
Donc je crois que on a donné des gardes fous puisque j'ai lu ça dans les documents pour que cette école soit un lieu de liberté, de démocratie, d'excellence sur le plan éducatif et aussi une école qui permet de de de de former la jeunesse qui qui en a particulièrement besoin. Merci monsieur le président. Alors, on cherche à retracer dans cette commission d'enquête un peu les modèles de financement, les flux.
Et ce qui est intéressant dans le cas de votre école, c'est cette relation avec les entreprises qui sont les financeurs et qui sont par ailleurs potentiellement pourvoyeur d'emploi aussi pour les personnes qui sont formées, pour les étudiants qui sont formés. dans ce paysage, est-ce que vous pouvez nous dire quel est euh le taux d'insertion de vos étudiants et quelle proportion se dirige vers des médias euh qui ont des correspondances de financement avec votre école ? Alors écoutez, je vais je vais être extrêmement pragmatique.
Aujourd'hui, vous avez 20 % des journalistes qui ont une carte de presse qui sont issus des écoles de journalisme. Ça c'est une base. Déjà, vous voyez ça, voilà, il y a 28 écoles de journalisme en France ou 29, je crois.
Donc ça déjà, ça vous donne un petit peu le spectre. Euh la deuxième chose, si vous voulez, c'est que vous avez pas d'actionnaire qui recrutent des étudiants de l'ESJ. Ça n'existe pas ça.
Ça c'est un fantasme. La réalité c'est que vous avez des rédacteurs en chef dans des rédactions qui vont recruter des journalistes, des stagiaires, des alternants ou des salariés journalistes pour pouvoir travailler dans leur rédaction. Donc aujourd'hui, comme ça fait un an et demi que nous avons repris cet établissement, nous avons des stages et des alternances dans une multitude de médias.
Bon, je peux vous citer quelques noms si ça vous intéresse. On a France TV, on a Radio Pluriel, on a Nouvels, on a Europin, on a Radio Gabon, on a Paris Match, on a le Monde diplomatique, on a même Libération, on a Energie, on a RCF, on a Sud-Ouest, on a M6, on a RMC, on a le Figaro, on a France 24, on a C News, on a l'étudiant. Donc si vous voulez, il y a une pluralité et au même titre que vous avez une pluralité dans la formation, dans le contenu, vous avez cette pluralité dans les sorties.
Donc si vous voulez, notre objectif n'est pas de faire une école pour pouvoir remplir un réservoir quelconque. Notre objectif c'est de former des jeunes et de sauvegarder cette école qui était mal en point. C'est c'est voilà.
Alors, vous n'avez pas vraiment répondu à ma question sur le taux d'insertion. Par ailleurs, merci hein, mais j'ai bien compris que les actionnaires n'embauchaient pas directement les étudiants, mais vous avez bien compris que ce qui nous intéresse, c'est les symétries et les similitudes de capitaux dans l'école et dans les médias qui sont potentiellement pourvoyeur d'emploi. comme on cherche à s'intéresser au flux financier, ce qui est quand même intéressant et au financement public, ce qui est quand même intéressant, ce serait que vous puissiez nous donner des éléments un peu chiffrés parce que j'entends que quand on cite des médias et quand on met aucun élément quantitatif derrière, évidemment, on peut donner une impression de de pluralité, mais ce qui intéresse notre mission d'enquête, excusez-nous d'être un peu pragmatique, c'est des éléments un peu quantifiés, un peu à la fois qualifié mais surtout quantifié sur des éléments qui sont chiffrés, des flux financiers quand on parle de taxe d'apprentissage, quand on parle d'éléments de de financement public de l'apprentissage qui vont à la fois vers les écoles et à la fois vers les entreprises qui embauchent ces apprentis, c'est quand même important pour nous d'avoir ces éléments-l.
Donc, j'ai posé ma question de manière générale euh sur euh l'emploi en sortie des étudiants. Je je resserre un peu la question sur la question de l'apprentissage. Je pense que c'est un élément extrêmement important pour nous puisque vous savez au-delà de votre école qu'il y a un enjeu de euh visibilité sur le financement de l'apprentissage et de bénéficie et et sur quel résultat et pour atteindre quels objectifs.
Donc si je comprends votre question, vous voulez avoir les flux de la taxe d'apprentissage dans l'école ? Absolument. Donc je vous l'aurai en réponse par écrite.
Malheureusement, je suis incapable de vous le donner maintenant. C'était pas dans les questions et c'est pas du tout un sujet qui est qui est significatif chez nous. Donc mais vous l'aurez dans les réponses bien sûr.
Aucun souci si monsieur le président m'autorise à le dire. Vous nous transmettrez les éléments dans les réponses écrites et tous les tous les membres en seront informés. Merci.
Merci pour votre accueil.
Colombe Brossel