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interviewSud Radio (sur YouTube)· 13 décembre 2025 36 min

Agriculteurs : « Ils ont gazé des gens qui travaillent pour nous faire manger »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est 9h19 et la France au bout du fil. Le dialogue avec vous. Auditeur de Sud Radio 0826 300 sur cette colère agricole qui n'a rien d'étonnant pour certains mais vous l'avez entendu entre 8h30 et 9h.

Les points de vue divergent. La colère est très émotionnelle. Il y a derrière l'idée en réalité des agriculteurs qui se sentent abandonnés, qui se sentent peu écoutés et qui se sentent d'une certaine manière méprisé. 0826 300 300.

Est-ce que selon vous la colère va embraser tout le pays ? Est-ce qu'elle va réussir ? emmener peut-être d'autres mouvements derrière elle.

Est-ce qu'elle va durer ? Là aussi, le site sudradio.fr, l'application, les réseaux sociaux de Sud Radio et le standard 0826 300.

Mais pour commencer, on retrouve le chef Frédéric Vardon. Bonjour. Bonjour Maxime.

Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Je voulais vous vous entendre alors certes évidemment pas dans les conditions habituelles de votre de votre chronique sur les coulisses du chef mais bien sur ce qui se passe actuellement auprès des agriculteurs. Vous qui avez toujours venté qui ventez en permanence à ce micro les bons produits, la bonne chair, la bonne façon de faire.

Ça vous surprend cette mobilisation ? Ah bah non, mais heureusement qu'il se mobilise et puis c'est pas du tout sur surprenant. On ne peut pas voir des exploitations des dizaines d'années euh euh de de sélection génétique éradiqué parce que il y a une bête de malade.

Enfin, est-ce que dans les steps ou dans les grandes plaines de l'Amérique du Sud quand il y a des élevages de 5 6 7000 bêtes, il y en a une de malade ? Est-ce que vous pensez qu'ils vont tuer 7000 bêtes ? Ben la réponse est non quand même.

La réponse est non. Donc nous sommes une ruralité, nous sommes un pays euh de bocage, de petit champ. Oui, voilà.

Bah c'est notre c'est notre spécificité et il faut qu'on le défende. Enfin, on a notre gastronomie. Euh euh nous on va chercher tous les tous les bons produits, il faut défendre sans eux.

Nous ne sommes rien. Alors, on deviendra le pays de la malbouffe. D'ailleurs, je crois que euh ministre Grégoire souhaite en janvier 2026 des États généraux de la malbouffe pour éradiquer un pays qui va devenir peut-être l'un des pays avec le plus d'obèses.

Hm hm. Mais donc c'est c'est ça qu'on est en train de de fabriquer selon vous quand quand vous parlez de d'agriculture, de bons produits. Est-ce que dans c'est ce qu'on entend beaucoup en standard par exemple ce matin, c'est la manière, on a entendu le mot mépris agricole.

Est-ce que c'est la sensation que vous partagez notamment Frédéric Vardon ? Oui, c'est un mépris parce queil faut les écouter. C'est eux qui sont euh dans dans leur terre, dans leurs exploitations.

Donc moi ce que j'ai compris en écoutant toutes vos actualités, c'est que il demandait un espèce de moratoire, changer, essayer de faire une ferme un peu test, de dire la bête qui est malade, on la tue mais on regarde si les autres vont être malades. Et puis je rappelle quand même qu'il y a que 10 % des bêtes malades qui meurent. Donc oui, c'est une sorte de mépris.

Enfin, on envoie quand même des escadrons de gendarmerie euh pour les déloger. Pas eu l'impression qu'il y a eu des escadrons de gendarmerie qui sont allés sur les points de squat, moi. Et ni sur les points de deal.

Hm. C'est ça qui vous a marqué vous ? Bah moi ça me marque parce que je trouve ça dingue de voir des agriculteurs, des gens qui travaillent la terre qui gagnent quand même, excusez-moi, je vais prendre une mauvaise expression, pot de balle.

OK. et qui sont là, on va les dégager parce qu'ils veulent défendre leur modèle leur modèle et puis qu'ils veulent défendre leurs animaux. Et encore une fois, ils ne disent pas qu'il faut pas qu'il faut pas traiter la maladie.

Ils disent pas qu'il faut pas abattre les bêtes malades. Ils disent pas qu'il faut rien faire. Ils disent juste qu'il faut changer de méthode.

Oui. Bah pourquoi on les écoute pas ? Ben justement, on va essayer de les écouter.

C'est ce qu'on va faire jusqu'à 10h. Merci beaucoup Frédéric Vardon, hein, je le rappelle, chef et propriétaire du Café Max et du 395 d'avoir été avec nous ce matin pour commenter cette actualité he et cette colère qui gronde du côté des agriculteurs. 0826 300, bonjour Pierry Corel.

Bonjour Maxime. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, président des jeunes agriculteurs. Où où est-ce que vous êtes ce matin ?

Écoutez, moi j'aimerais qu'on remette un peu de de rationalité dans le débat. Je viens d'entendre le chef parler. Je voudrais juste rappeler quelques vérités.

C'est une maladie qui vient du sud de la planète et notamment d'Afrique du Sud et autres. Et ben, je vais vous dire quand l'Afrique du Sud a été confrontée à la DNC, elle a abattu ses troupeaux et évidemment après elle a fait évoluer son protocole parce que c'est évidemment pas possible de décimer des populations entières de troupeau. Mais vous savez cette maladie, elle est à éradication totale par le cadre européen.

Hm. Donc ça veut dire qu'on l'oir collectivement en Europe d'éradiquer cette maladie. Pourquoi ?

Pour la simple et bonne raison qu'en effet, elle peut tuer jusqu'à 10 15 % du chel français. Le chel français c'est 16 millions de vaches. Aujourd'hui, avec la DNC et le protocole qu'on a, on a abattu 0,02 % du chefel français.

Moi, je voudrais dire que c'est dramatique pour les éleveurs. D'abord, je suis éleveur Govin du sud de la France. Donc je sais, je mesure et je comprends la douleur.

Mais si on veut pas exposer le reste de nos collègues, l'ensemble de la filière bovine française à des mesures qui seraient bien plus graves parce que l'Europe pourrait prendre des mesures de coercition bien plus fortes, je crois qu'il faut retrouver un peu de rationalité. Donc Pierry Gorel, c'est c'est ce à quoi vous appelez ce matin sur Sud Radio. Vous dites "En réalité, on prend une grande respiration tous et on se calme.

La décision n'est peut-être pas facile à prendre mais elle est nécessaire et indispensable. Exactement. Je je je mesure l'impact de tout ça, mais ce qu'il faut regarder c'est aujourd'hui nous sommes dans le dur parce que la maladie nous frappe.

Pourquoi la maladie elle évolue ? Ça aussi c'est important. La maladie elle évolue parce qu'il y a des mouvements d'animaux illégaux, non gérés, non déclarés qui font que la maladie elle se propage.

Pardon. Mais aucun auditeur, aucun français pourra croire qu'aujourd'hui un temps, un stomox ou une moche, une mouche pardon fait plus de 100 km pour déplacer la maladie. C'est une maladie qui est extrêmement contagieuse.

Il faut respecter le triptique qui nous est proposé pour encore une fois tenter de l'éradiquer. Mais est-ce que vous êtes d'accord ? Et ce sera ma dernière question Piergry Corel.

Je vous laisse ensuite vaquer à vos différentes activités mais pour dire que ce qui est en train de se passer, la colère, l'émotion, c'est aussi quand même dramatique pour le dialogue entre les autorités scientifiques, les politiques, le monde des agriculteurs. On a la sensation que ce sont deux mondes qui ne parlent désormais plus la même langue tellement il y a eu de déception, de trahison, de manque d'écoute, de manque de communication. Mais bien sûr, alors c'est alimenté par plusieurs choses.

D'abord la désinformation qui circule, l'extrême rapidité des informations pas toujours vérifié ne nous aide pas collectivement. Et puis moi je vais vous dire, vous savez les agriculteurs aujourd'hui ils expriment un ralbol encore une fois 2 ans après 2024 de manière générale mais nous on se mobilise le 18 décembre à Bruxelles parce qu'il y a un certain nombre de sujets très importants qui se jouent en ce moment l'Europe. Je pense au Mercur, je pense à la politique agricole commune et je pense au aux mesures qui dans 6 jours.

Exactement et c'est en effet une grande mobilisation en direction de Bruxelles notamment sur les tracteurs. Merci beaucoup Pierry Corel d'avoir été avec nous, président des jeunes agriculteurs et nous avoir passé un coup de fil à l'écoute de cette émission 0826 300. Vous les agriculteurs, la France au but du fil, vous le savez, sud et votre radio.

Bonjour Corine. Bonjour. Bonjour Maxime.

Bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.

Vous allez bien ? Oui, ça va. Et vous-même ?

En colère. Oui. Alors en colère, dites-nous Cor.

Alors moi je suis alors déjà première chose, je voulais vous remercier parce que en fait je pense que vous êtes un des seuls médias qui ont suivi avant en fait ce qui s'est passé en en Ariège. C'est comme ça moi que j'ai découvert effectivement ce qui se passait. Donc pour là-dessus, je voulais quand même vous remercier parce que voilà, après il y a les gens après maintenant c'est arrivé euh à la télé et cetera, mais avant ça sur les réseaux, vous vous étiez les premiers sur place à suivre les agriculteurs et pour ça je voulais vous remercier.

Deuxième chose effectivement j'ai je suis bouleversée et en colère en fait parce que j'essaie alors pour être très honnête, je suis ni agricultrice, je n'ai pas d'agriculteur dans mon entourage, mais par contre extrêmement choquée par ce que je vois, par ce que j'entends, parce que déjà les images en arriège elles étaient horribles. Franchement, elles étaient horribles la la violence avec lesquelles ils ont été avec lesquelles les agriculteurs ont été malmenés par les CRS, ça ne devrait pas exister en fait. Enfin, moi je je trouve pas ça des images qui vous ont interpellé.

Ah non, mais moi ça m'a ça m'a traumatisé. Les les les pleurs les pleurs moi le les pleurs des agriculteurs m'a m'a m'a arraché le cœur. Franchement, je vais essayer de pas pleurer mais parce que vraiment ça me ça me retourne et en fait je me dis j'ai essayé depuis je regarde et je me dis en fait encore une fois a priori la première le premier troupeau a été abattu le 29 juin si je dis pas de bêtises.

Je pense en disant ça. Et encore une fois l'État n'a rien fait, ils ont laissé faire. Et là maintenant qu'on est dans le dans le dans le jus quoi en fait, et ben maintenant on abat on abat à tour de bro parce qu'apparemment les les agriculteurs avaient demander depuis le mois de juin de la de faire euh comment on appelle ça ?

De en tout cas de faire quelque chose de beaucoup plus ciblé, de changer de pratique, de changer de méthode. Oui oui oui. De les comment on appelle ?

De les vacciner. La vaccination apparemment il demande depuis le mois de juin et rien n'a été fait. Et maintenant qu'en fait il y a des foyers un peu partout parce que nous au Pays-Basque, enfin moi je suis en périné Atlantique, il y a des foyers qui ont commencé à arriver là.

Ouais. Donc pour l'instant, il y a pas d'abattage prévu. Ils ont mis une espèce de quarantaine et cetera et et et en fait mais mais je trouve ça hyper violent.

Et en fait moi qui suis beaucoup sur les réseaux sociaux pour le coup, ça a choqué énormément de personnes mais vraiment beaucoup plus que d'habitude. On voit que les gens prennent la parole alors que c'est pas des gens qui ont vraiment des français lambda et en fait vraiment les gens ont été traumatisés. Mais là vous avez raison ma chère Corine, c'est que les images entre les forces de l'ordre et les agriculteurs je pense du côté de l'ariège ont énormément interpellé. [rires] et c'est pour ça qu'on tenait à en parler hier matin sur cette antenne.

Et je voulais juste me dire une dernière chose. J'espère vraiment que au salon de l'agriculture ce qui serait vraiment génial c'est qu'il y ait personne qui viennent aucun agriculteur parce que à chaque fois tous les ans, ils viennent faire leur parade, ils viennent leur dire des beaux mots et après il y a plus rien et après on les tabasse parce qu'ils essayent de sauver leur troupeau. Et en fait vraiment je sais je sais que ça m'arrivera pas mais j'aimerais que ce soit comme ça.

Voilà. Et en fait on est moi je sais qu'ils ont bloqué à Bayon. J'espère qu'ils vont bloquer partout et en tout cas moi et j'espère beaucoup de Français, on est de tout cœur avec eux.

Voilà, c'est tout. Merci beaucoup Corine de nous avoir appelé, d'avoir parlé vrai et d'avoir euh eu de des mots si délicats envers la rédaction de Sud Radio qui suit en effet les agriculteurs et cette actualité depuis le début. Merci beaucoup de nous avoir appelé. 0826 300, c'est la camarade O2 qui est au standard et qui attend vos appels.

Ils sont nombreux. Jusqu'à 10h, on est avec vous. Vous venez nous raconter, vous venez témoigner, vous venez nous interpeller.

La mobilisation agricole peut-elle déclencher une vraie convergence des colères ? Peut-elle embraser tout le pays ? Va-t-elle durer ?

Vous avez la parole 0826 300 en direct jusqu'à 10h. À tout de suite. Cette [musique] année, la radio officielle du père Noël, c'est Sud Radio.

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Il est 9h34 sur Sud Radio et jusqu'en jusqu'à 10h la France au bout du fil, les agriculteurs au bout du fil 0826 300. Une colère qui gronde. Ce n'est pas la première fois des axes euh bloqués hein sur euh des par les agriculteurs.

Une portion de la 64 au sud de Toulouse qui est toujours bloqué depuis hier après-midi. L'axe qui est fermé hein dans les deux sens en amont de carbone notamment où près de 400 agriculteurs et éleveurs sont encore sur place. Vous avez toujours la 64 he avec la coordination rurale qui appelle au blocage et d'autres ont investi notamment des échangeurs au niveau du dans le Pays-Basque notamment au niveau de l'échangeur de l'escar.

Donc si vous apprêtiez à vous diriger vers là-bas, soyez prudents parce que vous risquez davantage de trouver des tracteurs plutôt que votre destination 0826 300 300. Vous nous appelez, on dialogue. Mais je vous propose d'écouter un montage de sud radio de tous les auditeurs qui depuis plusieurs heures nous appellent témoignent de la difficulté de la dureté d'une telle situation.

Bonsoir Patrick, vous vouliez réagir ? Malheureusement, j'arrive à la retraite et quand on arrive à la retraite comme moi ce qu'on a subi hier mais c'est une honte de temps. J'ai peur pour demain parce que sinon je suis débal les vaches.

Elles partiront pas de chez moi. Je vous le dis, je partirai avec elle mais elles partiront pas. Ça sonne au 0826 300 et c'est Dorian qui est avec nous.

Bonsoir Dorient. Bonsoir Dorian. Bonsoir.

Vous vouliez réagir ? Vous êtes céréalié en Île-de-Fance dans les on met pas un on n pas un troupeau entier pour une vache malade. Euh vous savez nos députés he quand il y en a un qui est vers eux, on naat pas le troupeau hein.

Pourtant on devrait on devrait parce que ça ça me rend malade et puis quand vous voyez tous les CRS qu'il y avait mais mais on n'est pas des délinquants, on est on est des paysans. Je suis désolé. C'est dur pour moi de voir ça parce que j'ai l'impression d'être un délinquant, vous savez, qui vont de la drogue dans les petits coins de cité et encore eux ils sont ils sont mieux que nous parce que il y a pas c'estes il y a pas de charge chez eux.

Vous voyez, vous avez entendu tous les auditeurs hein que depuis tout à l'heure sur depuis plusieurs heures sur Sud Radio qui témoignent 0826 300300 et je suis heureux d'accueillir sur cette antenne pendant cette émission spéciale où on est à l'écoute. Bonjour Célinear. Bonjour Maxime Yedo, merci beaucoup d'être avec nous ce matin.

Vous êtes habitué de cette antenne et vous êtes aussi une grande voix du monde agricole parce que non seulement vous êtes agricultrice et vous êtes également eurodéputé, vous êtes également membre des Républicains dont a été suspendue la ministre Adanie Jeevar. Bref, vous avez une multitude de casquettes qui nous intéressent ce matin. Céine Mar, première question.

Comment avez-vous observé ? Comment vous observez depuis plusieurs heures, depuis plusieurs jours cette mobilisation ? C'était prévisible selon vous ?

Oui, elle était prévisible parce qu'on a déjà tous les ferments de la colère qui sont là et bien au-delà de d'un traitement sanitaire d'une maladie qui donc est un problème sanitaire, on a aujourd'hui de faire mon crise qui est profondément politique, qui est profondément sociale et qui est profondément identitaire au niveau du monde agricole. Donc je dirais que ce qui m'a le plus surpris, c'est la manière humaine. Donc cette cette crise sanitaire a été gérée par l'État.

Euh j'ai été très très surprise de voir que bien sûr il y a des mesures sanitaires et elles sont préconisées notamment par le classement en catégorie A de la DNC par l'Europe avec un abattage des troupeaux. Donc il était euh prévisible au niveau européen. On a des cas en Italie, on a des cas en Espagne qui a des des probl de l'abattage.

Mais ce qui est surprenant c'est la manière qu'a eu le gouvernement de le gérer. C'està-dire que c'est par qui vous chotte c'est l'inimar. C'est-à-dire que dans les autres pays européens, c'est la même chose, il faut le préciser, contrairement à ce qu'on entend un peu partout pareil.

En revanche, c'est la manière de l'avoir appliqué en France. C'est ça. Oui, il y a il y a vraiment un énorme problème de pédagogie, de concertation, de consultation aussi sur les protocoles avec les parties prenantes, avec les syndicats.

On en a qui ont proposé des nouveaux protocoles. Je pense que ce sont des choses sur lesquelles on peut discuter, argumenter, échanger avec les services de l'État. Et surtout ce qui est choquant euh c'est quand on voit ces blindés, quand on voit euh ces ces CRS en face des agriculteurs et qu'en fait ils sont ces forces de l'ordre les seuls représentants de l'État sur des sujets aussi sensibles.

Je pense que c'est cette forme de mépris pour le monde agricole aujourd'hui qui qui moi me choque profondément. Vous êtes la deuxième personne à nous parler de mépris. C'est vraiment ce que vous ressentez peut-être en tant qu'agricultrice mais également ce que vous devez ressentir au niveau national, en tant que femme politique et même au niveau européenne.

C'est le mépris. En tout cas sur le monde agricole aujourd'hui, je pense que au niveau européen très peu de personnes au niveau des institutions ont conscience de ce qui se passe. C'est-à-dire qu'on voit ça de loin.

Tant que il y a pas à peu près 10 ou 15000 agriculteurs et tracteurs à Bruxelles devant la commission. Euh je les les institutions voient ça de très loin, de très très loin. On peut leur remonter, mais je pense qu'ils ont aujourd'hui une méconnaissance de ce qui se passe au niveau du monde agricole qui est comme je vous le dis, il y a cette crise sanitaire mais la crise, elle est multiple et elle est profonde et elle vient seulement s'ajouter à tout ce qui peut exister autour.

Une une simple dernière question, Céline Mar, vous pensez que cette crise particulièrement va durer, va s'installer ? J'espère que sur la DNC, il y aura très rapidement des mesures au niveau sanitaire qui permettront de sortir de la crise et notamment sur la vaccination et sur la la gestion des conséquences de la vaccination par rapport à l'export sur les gens et sur les fromages parce qu'il y a aussi vraiment une des filières sur lesquelles il faut faire attention avec les conséquences économiques. Mais moi je pense qu'il faut aussi se pencher sur ce qui va se passer la semaine prochaine à Bruxelles qui est le Conseil des États.

Euh mais c'est surtout est-ce que la France va signer le Mercosour ou va euh s'opposer au Mercosour avec la manifestation qui est prévue dans 6 jours. Mais vous avez raison, il y a aussi la signature du mercour. Bien sûr, c'est lié.

Le mercour est signé par la France. Je pense que là effectivement cette crise sociale et politique, elle va s'inscrire dans la durée. Vous avez raison.

Risque de marcher sur des braises ardentes. Merci beaucoup Célinear d'avoir été avec nous. Eurodéputé et agricultrice surtout et dans cet ordre là agricultrice et eurodéputé comme vous le répétez souvent.

Merci beaucoup de nous avoir passé un coup de fil au 0826 300 300. Bonjour Arnaud. Bonjour.

Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Na pour les tentes l'attentes, mon cher Arnaud, vous êtes nombreux à à nous appeler. Quel regard vous portez sur la situation ?

Oh ben moi, c'est très clair si vous voulez. Moi, je suis un nouveau rural donc je les vois bosser ces gens-là. Euh je je suis plein de sympathie pour eux.

C'est des gens qui bossent, qui se lèvent de bonheur et et ils sont complètement en opposition par rapport à un système socialoondialiste qui veut les détruire. Ces gens-là représentent la France, c'est l'âme de la France. Ils sont souvent euh mariés en couple avec des enfants et c'est exactement ce que ce que le système veut détruire.

Donc par-dà le le petit virus euh le petit virus qui effectivement les touches et à mon avis, il faudrait creuser un peu cette histoire de virus, c'est pas clair du tout après le Covid. Bon et ben c'est on naat pas un troupeau de 200 vaches parce qu'il y a une vache malade. Enfin ça tient pas debout.

C'est c'est simplement détruire toute la paysanie la pisannerie française. Excusez-moi, je suis un peu en colère euh par rapport à au mercur et à des et à des visées mondialistes qui sont destructrices pour notre pour notre France, pour notre pays qu'on aime parce que derrière la vente bah c'est notre bistec. Voilà, c'est c'est la qualité de nos de nos chefs, de nos de nos cuisiniers qui travaillent des bons produits et on doit les défendre coûte que coûte et et je souhaite qu'il y ait une une convergence des luttes de toutes les luttes pour virer ces gens qui sont des globalistes mondialistes et qui se fichent de nous depuis tant et tant d'années.

Voilà ce que je veux dire. Mais merci beaucoup de l'avoir dit surtout de cette manière mon cher Arnaud sur Sud Radio. On parle le vrai.

Merci de nous avoir appelé au 0826 300. Bonjour Nathalie. Bonjour.

Merci, merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous allez bien ? Je vous en prie.

Oui, ça peut aller. Ça peut aller. On fait avec, comme dirait l'autre.

On fait avec. Oui, voilà. On fait avec.

On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a. Nathalie, comment vous regardez cette cette actualité hein dont on est sur laquelle on est concentré ? Beaucoup de colère, beaucoup de peine, beaucoup de colère parce que j'ai vu une scène des scènes de guerri euh contre un troupeau de vache, contre un des gens qui se battent pour leur terre.

C'est notre terroir. Il faut le défendre. Il faut défendre nos paysans, nos agriculteurs.

Euh voilà, moi je suis de la ruralité et je j'ai vu une scène horrible. J'ai j'en ai pleuré pendant et ça remonte encore parce que 3200 vaches ont été exécutées. Hm.

Exécuté. Et en mariage, ça s'est très mal passé. Euh comment autant de CRS, comment un hélicoptère avec des des des ils ont lancé des euh des petites bombes de de désencerclement des drones.

La crymogène. Ouais. Oui.

Oui. De lacrimogène. Oui.

De désencerclement hein. Parce que ils les ont lancé sur les sur les agriculteurs en pleine nuit. Comment ça tout ça c'est possible en France ?

Voilà. Et moi je demande au peuple au peuple de France, au peuple de la ruralité de défendre nos paysans, nos vaches, nos bêtes. Hm.

Et euh et voilà. Voilà. La la colère là vraiment la colère.

La colère. Nathalie, une question. Vous avez utilisé le mot défense tout à l'heure.

Vous estimez qu'en réalité quoi ? La France, la population française en général ne défend pas encore suffisamment ses agriculteurs ? Pas assz, pas assez, pas assez.

Il nous faudrait tout le peuple de France, les gens qui mangent de la viande, les gens qui boivent du lait, les gens qui mangent des yaourts, tout ça, tout ça, c'est c'est tout ça. Tout ce peuple qui il faut acheter à nos paysans, il faut acheter à nos agriculteurs, il faut il faut voilà, il faut servir, il faut essayer de défendre un petit peu plus nos agriculteurs et nos paysans qui sont là qui travaillent du matin au soir avec des bêtes, des vous vous rendez compte qu'on a quand même exécuté 210 vaches, la plupart était en gestation. Hm.

Oui, c'est compliqué d' Non mais attendez, non mais on est tombé sur la tête et ça c'est une ministre petite fille qui se dit qui se revendique fille et petite fille de d'agriculteur. Ce n'est pas possible. H merci beaucoup d'avoir parlé vrai Nathalie ce matin.

On a entendu votre colère et votre émotion au standard de Sud Radio 0826 300. On poursuit notre discussion et notre échange et je vous remercie d'être aussi nombreux à nous appeler pour partager euh vos sentiments, votre colère, votre regard, votre on va dire votre émotion par moment, votre votre agacement. Et vous le vous le savez sud et votre radio, vous avez raison de le faire au standard 0826 300.

Dans un instant, on ira rejoindre Claudie et Jacques au téléphone notamment. À tout de suite. Sud Radio, parlons vrai.

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Je suis le professeur [musique] Kalinou et j'adore les câlins sous réserve du respect des heures limites de commande. Sud Radio, le grand matin weekend [musique] 6h10h, Maxime Liedo 9h48 et vous êtes bien sur Sud Radio 08 126 300 pour poursuivre la conversation sur ce sujet de la colère agricole qui monte avec des mobilisations partout en France, des points de blocage notamment du côté de Toulouse sur la 64 également et à quelques jours seulement bien sûr de la grande mobilisation, grande manifestation à destination de Bruxelles où nous le rappelz à l'instant c'estimar c'est dans les prochains jours que sera voté ou non le mercour et on imagine que si celui-ci est voté, la connaire la colère ne cessera de s'amplifier. Bonjour Claudie.

Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Voilà, moi ce serait plutôt des questions à poser auxquelles j'aimerais bien que quelqu'un puisse répondre.

On a dit que depuis le mois de juin, les agriculteurs étaient au courant de cette maladie et que rien n'avait été fait. Moi, j'aurais aimé savoir dans les autres pays, qu'est-ce qu'ils proposent ? Est-ce qu'ils abattent aussi les troupeaux ?

Est-ce pourquoi on n pas mis les vaches en quarantaine et trié celles qui étaient malade ou susceptibles ? Ça c'est ma première question. Ma deuxième question, je soutiens entièrement les agriculteurs.

Je regrette simplement que des groupes d'extrême gauche qui n'ont rien à voir avec ça en profitent pour massacrer, tirer et insulter la police. Parce que je ne pense pas que les agriculteurs actuellement fassent cela. Ils se défendent, c'est tout.

Mais ma question par rapport à la vaccination et au pays, j'aimerais bien qu'on puisse y répondre. Voilà. Merci beaucoup Claudie.

On va on va essayer de de lancer un appel à la réponse à la question de Claudie. Merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio 0826 300. Bonjour Corine.

Oui, bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Merci à vous.

Vous votre fils agriculteur c'est réalié c'est ça ? Oui, c'est ça. Comment comment il se sent ?

Comment il réagit lui dans cette période plus que mouvement hier matin ? Il m'a avanthier, nous étions tous devant la télévidemment. Lui chez lui, nous nous chez nous, on habite à un quart d'heure.

D'accord. les uns des autres. Et en fait, il me dit "Maman, mais regarde ce qu'ils nous font." Ils ont gazé ils ont gazé des êtres humains qui travaillent pour faire manger quoi pour faire manger le peuple français.

Et quand mon fils avant de raccrocher, quand votre fils avant de raccrocher vous dit "Maman, moi j'aurai le courage." Il m'a pas employé ce terme parce que voilà, quand on est en colère, j'aurai le courage d'aller défendre mes camarades et d'aller défendre mon métier, d'aller me défendre. H vous sentez que ça a vraiment provoqué ces images Corine ?

Voilà, une grande colère, mais je veux dire une volonté, c'est pas du tout pour rentrer dans un vocabulaire violent, mais la la certitude de vouloir en découdre si on devait aller jusque là. Mais en découdre, c'est il faut se défendre. Il me dit "Mais maman, tu te rendes compte ?

Nous, on a des des militaires, des gendarmes dans la famille, on envoie des gendarmes en face qui sont fils et petitsfils de paysan." H En fait, c'est pas Il a rien contre, il a plein de camarades qui le sont et moi aussi. Voilà.

Donc euh enfin j'ai travaillé d'ailleurs avec eux. D'accord. Hm.

Voilà. Et discutent avec eux et c'est pas du tout euh ils sont pas là pour en découdre avec les paysans ou les paysans pour en découtre avec euh avec les gendarmes ou les policiers ou qui que ce soit, mais qu'on écoute et quand il vous dit "Maman, je crèverai ou de mon métier ?" Il se pose la question, il est installé jeune agriculteur hors cadre familial, c'est-à-dire il s'est monté tous, d'accord ?

Hm. Voilà. On a monté un GFA en famille.

Enfin, on est une famille, on est soudé. Il est obligé de travailler à côté pour avoir le minimum. Il ne vit pas, il ne se fait pas de salaire au bout de 7 ans.

Hm. Mais c'est surtout ça qu'il faut rappeler. Mais c'est ça, les conditions et le peu de temps de liberté qu'il a actuellement, c'est pour aller aider, soutenir ses camarades.

Enfin, c'est c'est un investissement d'une vie de fait. C'est l'investissement d'une vie. Il veut pas il veut pas arrêter son métier mais je lui ai dit Jean-Baptiste on s'est toujours battu et on se battra encore.

Mais il m'a dit si je crève ça sera ou de mon métier ou face aux armes. Mais je baisserai pas les bras. Bon en espérant bien sûr que ça on arrive pas là non plus.

Merci beaucoup ma chère Corine d'avoir été sur Sud Radio et bon courage donc à votre fils agriculteur c'est rééalier dont on a bien compris qu'il trimait énormément et que c'était pas facile au quotidien. Courage à lui. 0826 3003 300.

On poursuit la conversation. Jacques, bonjour. Oui, bonjour.

Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Oui, merci. Vous vous êtes agriculteur beau ventin, c'est ça ?

C'est ça. À côté de Tarbe. Hm.

Et j'ai entendu sur votre antenne que la maladie était extrêmement contagieuse et je ne suis pas d'accord avec ça. Alors, dites-nous pourquoi. Alors, parce que en fait dans chaque troupeau qui a été atteint, il y a une bête qui est malade.

Hm. Euh si c'était extrêmement contagieux, mettons sur 200 bêtes, il y aurait eu au moins 30 ou 40 animaux touchés. C'est pas le cas.

C'est une maladie normalement qui est euh qui est portée par les les mouches, les temps, les enfin des insecte piqueur. Donc euh c'est pas c'est pas un virus, c'est c'est une enfin c'est c'est peut être un virus, je je j'y connais pas trop non plus grand-chose, mais en fait c'est pas c'est pas parce que on va toucher l'animal qu'on va être malade ou que Oui. Oui.

Mais c'est pas contagieux à l'homme, ça ça vous a vous avez raison de le préciser. Que les animaux entre eux se le communiquent. C'est c'est ça aussi.

Oui. Oui. Bien sûr, bien sûr.

Non, non, mais vous avez raison, vous avez raison de le préciser. Merci beaucoup Jacques de nous avoir appelé au 0826 300 et bonjour Gill. Bonjour.

Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Bonjour. Bonjour à vous, bonjour à toute l'équipe.

Oui, donc moi en fait c'est surtout moi ce qui me choque, c'est que on voit sur les plateaux tous les hommes politiques qui sont scandalis entre guillemets, mais sur le terrain on a vu personne. On n pas vu de maire, on n pas vu de députés, on n pas vu de sénateur. Monsieur l'archer qui aime la bonne bouffe, justement ça va être le en première ligne lui devant les SRS pour pour défendre le président du Sénat.

Tout à fait. Et ce que je comprends pas aujourd'hui, c'est que oui, sur les plateaux, ça discute, c'est scandalisé, c'est presque choqué, mais sur le terrain euh les traducteurs sont seuls en fait. Vous vous c'est la sensation et ce que vous voyez sur le terrain, mon cher Gill, c'est une absence totale de présence politique.

Oui. Oui. C'est c'est une totale hypocrisie en fait.

D'accord. Totale hypocrisie. Pas de maire, pas de pas de message de soutien, même pas de mots, rien.

Ben si, mais sur les plateaux, mais je parle sur le terrain. Oui, mais pas auprès de vous, pas un coup de fil. C'est dans ce sens-là.

Pas un coup de fil, pas une visite, pas un mail direct, pas un SMS, rien. Tout à fait, tout à fait. Donc la totale hypocrisie.

En effet, vous avez raison de de nous appeler pour ça. Merci beaucoup mon cher Gill. 0826

Agriculteurs : « Ils ont gazé des gens qui travaillent pour nous faire manger » — Céline Imart · Pourquijevote