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Interviewrtl-fr· 2 octobre 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploiSécuritéSolidarités & famille

Blocage des lycées : Marius Mesnil est l'invité de Vincent Parizot du 02 octobre 2026

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous confirmez que vous appelez à la poursuite du mouvement ?

  • 0:35RelanceÉludée

    Vu les violences, est-ce qu'il n'était pas plus raisonnable de faire une pause ?

  • 1:23OuverteRéponse directe

    Vous avez pu présenter vos revendications, une forme de cahier de doléances ?

  • 1:57OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez eu des réponses ou des engagements ?

  • 2:41FerméeRéponse directe

    Vous parlez de la surcharge des emplois du temps, par exemple. Ça veut dire concrètement que vous voulez travailler moins ?

  • 3:17OuverteRéponse directe

    Est-ce que les enseignants sont de votre côté, notamment sur les emplois du temps surchargés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25InvitéPromesse
    « On appelle à la poursuite le mardi 6 octobre et on appelle tous les lycéens, toutes les lycéennes à se mobiliser. »
  • 0:53InvitéFait
    « Il y a autant de violence, c'est notamment parce que le gouvernement a mis plus de 10 jours à enfin nous écouter. »
  • 1:37InvitéChiffre
    « Il en manque dans 53% des établissements. »
  • 1:40InvitéPromesse
    « On voudrait qu'il y ait un professeur devant chaque classe. »
  • 4:47InvitéFait
    « Je pense à une jeune fille de 14 ans qui a été étranglée sur plusieurs mètres, un jeune homme qui a été éborgné, un autre qui a perdu toutes ses dents. »
  • 7:43PrésentateurChiffre
    « Aujourd'hui, 735 établissements perturbés et des incidents parfois extrêmement violents. »

Temps de parole

  • Invité50 %
  • Présentateur47 %
  • ?3 %

≈ 4,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et l'invité d'RTL Soir est donc Marius Ménil. Bonsoir. Bonsoir. Co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne. Merci d'être avec nous quelques heures après cette rencontre avec le ministre de l'Éducation qui a donc reçu l'ensemble des organisations lycéennes dont la vôtre. Tout d'abord, avant de parler du fond et du contexte de violence, l'info, est-ce que vous confirmez que vous appelez à la poursuite du mouvement

0:23
Locuteur

? Oui,

0:25
Invité

bien sûr. On appelle à la poursuite le mardi 6 octobre et on appelle tous les lycéens, toutes les lycéennes à se mobiliser. Il ne

0:31
Locuteur

faut

0:31
Invité

pas lâcher, ce n

0:32
Locuteur

'est

0:32
Invité

pas le moment.

0:33
Présentateur

Vu les violences, vous dites que

0:34
Locuteur

ce n'est

0:34
Présentateur

pas le moment, vu les violences qui ont émaillé ces deux dernières journées, est-ce qu'il n'était pas plus raisonnable de faire une pause, d'ailleurs d'en profiter peut-être pour poursuivre les discussions entamées avec le ministre

0:44
Locuteur

?

0:46
Invité

Non, parce que si on arrête de se mobiliser, alors le gouvernement ne fera passer aucune mesure. Et en réalité, s'il y

0:52
Locuteur

a

0:52
Invité

autant de violence, c'est notamment parce que le gouvernement a mis plus de 10 jours à enfin nous écouter, et a enfin parlé des revendications. Donc aujourd'hui, nous, on est content d'avoir été reçus. Cependant, le ministre n'a annoncé aucune mesure concrète. On n'est pas satisfait. Il y a la plateforme de concertation. Cependant, on sait que quand il y

1:08
Locuteur

a

1:08
Invité

eu d'autres choses de ce style, donc la Convention sur

1:11
Locuteur

le

1:11
Invité

temps de l'enfance ou après les Gilets jaunes, finalement, ça n'a abouti sur rien. On reste mobilisés et on maintient la pression.

1:16
Présentateur

Alors, avant d'évoquer ces violences, quand même, parlons du fond, effectivement, et de cette rencontre avec le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray. Vous avez quand même pu présenter vos revendications, une forme de cahier de doléances ?

1:29
Invité

Bien sûr, on a présenté nos revendications. Elles étaient multiples. Elles étaient liées, par exemple, à un parcours sup, aux emplois du temps qu'il faut réduire, aux professeurs manquants. Il en manque dans 53% des établissements. Ce n

1:39
Locuteur

'est

1:39
Invité

pas normal. On voudrait qu'il y

1:40
Locuteur

ait

1:40
Invité

un professeur devant chaque classe. Il y

1:42
Locuteur

a

1:42
Invité

des gens qui passent le bac de français qui, pendant six mois, n

1:44
Locuteur

'ont

1:44
Invité

pas de professeurs de français. On avait des revendications par rapport aux classes surchargées. On avait des revendications par rapport aux établissements scolaires qui ne sont pas adaptés aux enjeux climatiques. Des gens qui ont très froid l'hiver et très chaud l'été, notamment dans les périodes caniculaires, qui vont se multiplier les prochaines années.

1:57
Présentateur

Est-ce que vous avez eu des réponses ou des engagements

2:00
Locuteur

?

2:02
Invité

Très peu, justement. On n'a aucun engagement précis sur un réel projet de loi. La seule chose qu'on a, c'est cette plateforme de concertation. Cependant, nous, on reste très prudent. Parce qu'on sait que ça peut être une stratégie pour faire taire le mouvement et finalement qu'il n'y ait aucune action concrète.

2:21
Présentateur

Si on regarde de près, il y a des choses qui peuvent être programmées, notamment tout ce qui concerne le bâti, le matériel. Des choses qui peuvent être aussi évoquées à plus court terme. Vous parlez de la surcharge des emplois du temps, par exemple. Ça veut dire concrètement que vous voulez travailler moins

2:44
Locuteur

? Il

2:46
Invité

faut réduire les emplois du temps, oui. Mais si vous voulez, si on a 8 heures par jour ou plus, 8 heures, 18 heures, mais que pendant toute la journée, on est épuisé, on n'assimile pas les connaissances, on n'apprend pas et surtout, on n'a pas le désir d'apprendre, qui est essentiel pour réellement assimiler des connaissances et prendre du plaisir à aller à l'école. Aujourd'hui, il y a assez peu de gens en réalité qui, le matin, quand ils se

3:03
Locuteur

sont

3:03
Invité

allés au lycée, se disent, « Ah oui, je vais passer une bonne journée, je vais apprendre beaucoup de choses. » Non,

3:08
Locuteur

donc,

3:08
Invité

effectivement, et il y a des études qui montrent que, par exemple, si on commence juste à 9 heures, les résultats scolaires s'améliorent et la santé mentale des jeunes aussi.

3:17
Présentateur

Est-ce que les enseignants sont, j'allais dire, de votre côté, notamment par exemple sur cette question des emplois du temps surchargés, des enseignants qui,

3:24
Locuteur

je

3:24
Présentateur

tiens à le dire, via leur intersyndical, appellent ce soir à participer à vos côtés, aux côtés des lycéens, à la journée de mardi ? D'ailleurs, ces enseignants, vous les accueillez, vous, les profs, à bras ouverts, mardi

3:36
Locuteur

? Tout

3:37
Invité

à fait, et on est très contents qu'il y ait cette convergence des luttes parce qu'en réalité, nos problématiques, elles sont assez liées. Elles sont notamment dues aux 9 années de macronisme où les dépenses publiques ont baissé, il y

3:47
Locuteur

a

3:47
Invité

eu de

3:48
Locuteur

l

3:48
Invité

'austérité et où les conditions de vie des lycéens et des professeurs se sont dégradées d'année en année. Donc, effectivement, on a un combat commun et c'est bien de le mener ensemble.

3:58
Présentateur

Est-ce que, quand même, vous avez le sentiment d'être un peu dépossédé de votre lutte, de votre combat pour de meilleures conditions d'apprendre, d'étudier ? On l'entend, je dis dépossédé par ceux qui font œuvre de violence, qui s'en prennent aux policiers, aux forces de l'ordre, aux proviseurs, une quarantaine de proviseurs blessés, et parfois aux enseignants, même si, là, vous nous dites que vous les accueillez à bras ouverts dans la manifestation de mardi.

4:28
Invité

Alors, déjà, nous, bien sûr, on ne pense pas que c'est par la violence que nos revendications vont aboutir à quelque chose. Donc, on est contre qu'il y

4:35
Locuteur

ait

4:35
Invité

des actes de violence tels que vous les décrivez. Ensuite, souvent, lorsqu'il y

4:40
Locuteur

a

4:40
Invité

de tels actes, ce ne sont pas par des lycéens, mais par des éléments extérieurs. Et ensuite, il

4:44
Locuteur

faut

4:44
Invité

publier qu'il

4:44
Locuteur

y a

4:44
Invité

aussi beaucoup de violences policières. C'est donc la responsabilité du gouvernement. Je pense à une jeune fille de 14 ans qui a été étranglée sur plusieurs mètres, un jeune homme qui a été éborgné, un autre qui a perdu toutes ses dents. Ce sont des actes qui se multiplient ces derniers jours et il faut absolument que ça cesse vite.

4:59
Présentateur

Mais on comprend en même temps l'appel de certains et notamment du ministre de l'Éducation et d'autres ministres à ne pas envoyer leurs enfants sur les manifestations, à leur dire de ne pas aller manifester parce qu'ils ne sont pas en sécurité aujourd'hui.

5:18
Locuteur

Mais

5:18
Invité

en fait, s'il y a de la violence, c'est parce que le gouvernement s'obstine à ne pas reconnaître que nos revendications sont légitimes et qu

5:24
Locuteur

'elles

5:24
Invité

doivent être écoutées. Mais

5:26
Locuteur

si, le gouvernement

5:27
Présentateur

dit que les revendications sont... En tout cas, elles vous écoutent puisque vous avez eu un entretien avec le ministre de l'Éducation. C'est une manière de dire que vos revendications sont légitimes tout de même.

5:37
Locuteur

On

5:38
Invité

a eu un entretien au bout de dix jours. Donc effectivement, ces dix derniers jours, il n

5:41
Locuteur

'y

5:41
Invité

avait rien eu. Donc forcément, quand il

5:43
Locuteur

y a

5:43
Invité

des centaines de vies,

5:43
Locuteur

c

5:43
Invité

'est bloqué et qu'il

5:44
Locuteur

n'y a

5:44
Invité

rien, ça fait de la colère chez les jeunes. Et ensuite, aujourd'hui, on a été entendus. Est-ce qu'on a vraiment été écoutés ? Est-ce qu'il y

5:51
Locuteur

aura

5:51
Invité

vraiment des changements de l'affaire du gouvernement ? On a le

5:53
Locuteur

temps

5:53
Invité

de le voir et c'est pour ça qu'on continue de se mobiliser.

5:57
Présentateur

Thème prioritaire, vous l'avez dit. Vous avez parlé des emplois du temps, le bâti scolaire, les remplacements de profs. Qu'est-ce qu'il vous a dit, le ministre, sur le non-remplacement des enseignants

6:14
Locuteur

?

6:14
Présentateur

Parce que là,

6:15
Locuteur

peut-être qu'il y a

6:15
Présentateur

possibilité d'agir relativement vite.

6:20
Locuteur

Mais

6:20
Invité

nous, on veut des choses maintenant.

6:22
Locuteur

On

6:22
Invité

ne

6:22
Locuteur

veut

6:22
Invité

pas attendre. Donc, effectivement, il y

6:23
Locuteur

a

6:23
Invité

moyen d'agir très vite. Malheureusement, on n'avait qu'une heure. Il y avait énormément de sujets à discuter. Et il n

6:29
Locuteur

'a

6:29
Invité

pas pu revenir sur le remplacement des enseignants absents. Vous le revoyez quand, le ministre

6:34
Locuteur

?

6:36
Invité

Début de semaine prochaine, on aura une nouvelle réunion avec lui. Sûrement mardi ou mercredi. Et on espère que ça va évoluer. On espère qu

6:42
Locuteur

'il

6:42
Invité

y

6:43
Locuteur

aura

6:43
Invité

une grosse journée mardi pour pouvoir bien mettre la pression et aboutir à des actes concrets.

6:47
Présentateur

Le risque, c'est que la violence déborde ?

6:51
Locuteur

Mais

6:52
Invité

si la violence déborde, d'une part, je vous l'ai déjà dit, c'est parce que le gouvernement ne fait rien. Ensuite, il faut faire transgression à la violence policière.

7:03
Présentateur

Vous parlez de violence policière. Vous dites que les responsables de la violence, ce sont les forces de l'ordre et pas, par exemple, les casseurs qui peuvent déborder les lycéens ?

7:17
Locuteur

Ça

7:17
Invité

arrive, ça arrive. Mais je tiens aussi à dire aux personnes qui nous écoutent que les médias vous présentent les blocus comme tous violents, avec des poubelles en feu, des lycéens en feu, des lycéens violents. Ce n

7:28
Locuteur

'est

7:28
Invité

pas du tout le cas. J'ai été sur de nombreux blocus cette semaine. Et en réalité, dans la grande majorité de ceux-ci, c'est pacifique, c'est calme. Et c'est juste des gens qui demandent des meilleures conditions d'apprentissage. Juste de pouvoir apprendre dignement et correctement.

7:39
Présentateur

C'est ce qu'on souligne d'ailleurs en donnant le nombre d'établissements perturbés. Par exemple, aujourd'hui, 735 établissements perturbés et des incidents parfois extrêmement violents qui se sont produits devant une dizaine d'entre eux. mais ce qui ne note rien à la violence parfois extrême sur des policiers comme on en a parlé dans ce journal. Merci beaucoup en tout cas de nous avoir présenté le bilan de cette première rencontre en sachant maintenant qu'il y en aura une autre en début de semaine prochaine avec le ministre. Merci Marius Ménil, co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne. Merci

8:14
Locuteur

Marius Ménil, co

8:14
Présentateur

-secrétaire

8:14
Locuteur

général de l'Union syndicale lycéenne.