COMMENT LE NÉOLIBÉRALISME A FAIT NAÎTRE LE POPULISME
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle est la définition que vous donneriez concrètement au populisme ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment naît ce populisme ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelle est la nuance entre néolibéralisme et ultralibéralisme ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le populisme peut-il être un moyen d'action pour lutter contre le néolibéralisme ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Pourquoi l'Amérique du Sud et l'Europe ont-elles été particulièrement touchées par le populisme ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Pourquoi comparez-vous les personnes tentées par le populisme à des consommateurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00David CaïlaFait
« Le populisme répond à des problèmes spécifiques des différents pays. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
quel est le point commun entre donald trump boris johnson marine le pen viktor orban jean luc mélenchon matteo salvini ou encore pablo iglesias du mouvement podemos tous ont été qualifiés à un moment de leur carrière politique de populiste ce terme autrefois absent du lexique des commentateurs politiques est désormais sur toutes les lèvres tantôt utilisait pour discréditer un adversaire ou un mouvement populaire comme ce fut le cas des gilet jaune tantôt pour décrire une stratégie pour répondre aux aspirations populaires il est difficile d'apporter une définition concrète à ce terme pourtant les analystes politiques ne manquent pas chantal mouffe ernesto laclau ont défendu la possibilité d'un populisme de gauche pierre rosanvallon plutôt critique défini le populisme comme une réaction à un sentiment d'impuissance olivier dard christophe boutin et frédéric rouvillois choisissent dans leur dictionnaire d'évoquer non pas un populisme mais des populismes la littérature politique abonde de tentatives de définir ce terme aussi effrayant parfois qu'insaisissable mais elles ont tendance à laisser de côté une dimension fondamentale dans la montée des populismes celle de l'économie pourtant tout le monde s'accorde à dire que la crise de 2008 l'extension du néolibéralisme est désormais la crise sanitaire sont des terreaux privilégié pour les populistes quel est le lien entre le populisme et le néolibéralisme par quel mécanisme le néolibéralisme fait-il naître le populisme pour répondre à ces questions nous recevons aujourd'hui l'économiste david caïla auteur de l'ouvragé populisme et néolibéralisme il est urgent de tout repenser bonjour david bonjour elsa david caïla vous êtes maître de conférences en économie à l'université d'angers membres des économistes atterrés hauteur de l'économie du réel coauteur avec coralie delaume de la fin de l'union européenne vous avez publié sept ouvrages populisme et néolibéralisme il est urgent de tout repenser dans lequel vous offrez une grille de lecture pour comprendre deux phénomènes dont on entend de plus en plus parler dans la sphère médiatico-politique et il est vrai que c'est un terme qu'on peut trouver très rapidement fourre tout et qui politiquement instant pages un temps péjoratif un temps mélioratif mais quelle est la définition que vous donneriez concrètement au populisme en fait c'est vrai qu'on va regrouper sous ce terme des mouvements qui sont très différents les uns des autres mais qui ont quand même une caractéristique commune c'est l'idée de renverser le système de houle est stable isme l'establishment de changer le monde en fait c'est vrai qu'ils incarnent une idée de de renverser la table alors que ce soit par le sud parle par les urnes on peut penser au brésil en 2016 au royaume uni avec le vote pour quitter l'union européenne ont pensé à trump qui lui aussi un était l'incarnation d'une révolte contre le parti républicain d'abord dans les primaires et puis ensuite le contre les institutions actuelles de dés des états unis on peut penser à des mouvements de gauche podemos les gilet jaune est en fait bon évidemment d'un point de vue programmatique ils n'ont absolument rien en commun ils vont ils n'ont pas du tout avoir les mêmes les mêmes revendications économiques le train peut être très pro business les gilets jaunes seront très justement anti macro et anti libéraux et même anti union européenne et peau des mots sur un plutôt pro union européenne mais anti austérité et donc en fait à chaque fois on a une caractéristique qui va être différente d'un pays à l'autre parce que en fait c'est l'analyse que je fais c'est que le populisme répond à des problèmes spécifiques des différents pays 1 par exemple j'ai pas parlé mais le populisme d'europe centrale est aussi très important et là aussi va vers se traduire par une espèce de paranoïa envers les migrants qui est tout à fait spécifique même trump n'a pas eu cette même paranoïa donc voilà donc on a une des mouvements en fait qui il répond à des aspirations populaires qui sont différentes parce que des sociétés n'ont pas les mêmes vécu et non pas les mêmes question qui les taraude qu'il est et qui les obsède en fait et comment né ce populisme et bien justement ce populisme en fait il n'est alors de la fragilisation des institutions concrètement ce qui est commun dans tous ses mouvements c'est la défiance vis-à-vis des institutions démocratiques ou plus large puisque les médias les l'école la justice sont autant d'institutions qui peuvent être considérées comme devenu illégitime et qu'on va du coup chercher à transformer en incarnant un mouvement de révolte un contre ça et donc quelque part la question qui se pose c'est posé ça c'est la question en fait qui m'intéresse moi parce que en fait les caractéristiques des chaque mouvement populiste en fait je ne fais pas dans mon livre mais ce qui m'intéresse c'est pourquoi est-ce que tout d'un coup un moment donné les populations en viennent à ne plus avoir confiance dans leurs propres institutions pourquoi ils n'ont plus confiance d'un démocratie pourquoi par exemple pour le gilet jaune c'était le rique 1 le référendum d'initiative citoyenne qui était portée sur les ronds-points pas beaucoup de personnes et personnalités des dix gilet jaune qu'est-ce que ça incarne s'incarne la défiance vis à vis des parlements du président et donc l'idée c'est il faut que les lois soient faites directement par le peuple c'est ça le riz qu'en fait le fondement du risque et ça ça arrive parce qu'on a plus confiance et on a plus confiance parce que on a l'impression que quelles que soient les élections et toutes les sélections quelles que soient les personnes pour lesquelles on vote les partis qui arrivent au pouvoir en haut à droite on est la gauche puis ensuite on a eu macron et macron la droite la gauche finalement mène toujours les mêmes politiques donc on en vient à chercher ddd manière de changer le système démocratique il s'agit d'une lutte légitime finalement celle de contre un ordre établi qui ne répond plus aux aspirations populaires mais c'est évidemment une lutte légitime tout le problème est l'incarnation qu'elle prend par exemple dans la crise sanitaire on a vu beaucoup de soutien du professeur out de holtby qui ont soutenu l'idée de l'hydrochlorothiazide là aussi c'est un mouvement de défiance vis-à-vis des institutions mais dit mais médicale en gros bon évidemment les gens sont absolument dans une situation de crise très très forte je parle de mois de mars avril où tout d'un coup la france est confiné et puis le france l'europe et beaucoup de pays dans le monde sont confinés ce moment là donc on a l'impression d'un état qui disparaît on a l'impression et oh ça va être de plus en plus important d'un pouvoir qui se crispe et qui enferme les gens c'est chez eux et donc on va se ruer auprès de la personne qui va dire non mais c'est confinement c'est absurde on a la solution on peut on peut vaincre cette maladie avec un simple médicaments et coûte pas cher et derrière ça il va y avoir une forme de fantasmes la médecine est entièrement corrompu par big pharma les les politiques sont entièrement eux aussi corrompu par toute cette industrie pharmaceutique et donc ce mouvement qui s'est acquis apparues ici c'est un mouvement qui au départ peut avoir devant une question légitime c'est-à-dire un énorme stress est aussi le sentiment que le pouvoir fait n'importe quoi ce qui est objectivement vrai par contre la solution qui va être apportée après que dirait on critique tous et puis on est en team aston et anti vaccins les médecins sont là pour me tuer là on part vers des choses qui sont beaucoup plus paranoïaque est en fait beaucoup plus problématique le néolibéralisme est souvent dans la bouche de certains commentateurs synonyme d'ultralibéralisme pourtant dans votre ouvrage vous expliquer qu'il s'agit de deux notions différentes qu'elle est la nuance oui alors c'est ce mouvement de révolte dont je viens de parler il est le produit d'un système et 7 ce système il est lui-même produit le produit d'une idéologie mais cette idéologie qui aujourd'hui l'idéologie dominante que moi j'appelle le néo libéralisme n'est pas une idéologie dans laquelle l'état se retire de tout et laisse le marché libre fonctionner en réalité le néolibéralisme c'est une doctrine alors il a fallu faire un peu d'archéologie de lire des textes de ce que disait milton friedman un économiste américain friedrich hayek qui sont les les penseurs néolibéraux les plus les plus reconnus aujourd'hui en fait ces penseurs là il commence à réfléchir dans un et 30 40 50 et à cette période et bien en fait après la crise années 30 on ne fait plus confiance au laisser faire c'est à dire que concrètement le laisser faire a montré ses limites et donc ses auteurs néolibéraux ils vont essayer de répondre à la crise du lait c'est faire en proposant une autre manière de faire c'est à dire l'état ne peut plus se permettre de ne pas agir sur l'économie sinon on arrive à des effondrements économique on connu dans les années 30 mais d'un autre côté comme ils ce sont des libéraux ils veulent pas que l'état dirige l'économie et donc il essaie de trouver un moyen en fait de remettre l'état dans le jeu économique sans qu'il soit suffisamment puissant pour agir sur l'économie alors concrètement savez c'est un peu compliqué ça veut dire que en fait l'état doit faire fonctionner les marchés le néolibéralisme c'est une idéologie qui basique si je veux dire les choses le plus simplement possible c'est une logique qui va chercher à mettre l'état au service du marché pour que le marché fonctionne bien en règle dans la concurrence en régulant les relations commerciales de manière à favoriser le libre-échange en donnant aux gens un peu d'argent pour qu'ils puissent consommer en évitant l'effondrement social qui est plus qui a pu y avoir dans les années 30 et puis en organisant un système un fonctionnement global de l'économie qui ne soit pas perturbée par par exemple les épisodes d'inflation ou les révoltes populaires ou d'aider un pouvoir politique qui viendrait dire aux entreprises qu'il faut qu'elle fasse directement c'est un pouvoir politique qui serait dirigiste donc ce qu'ils veulent absolument combattez néolibéraux c'est le dirigisme mais ils ont bien conscience que le marché seul ne fonctionne pas et donc il faut mettre l'état au service de ce marché donc selon vous a en réalité le populisme ne peut pas être un moyen d'action pour lutter contre le néolibéralisme mais c'est à dire que le populisme c'est un c'est une réaction est une réaction qui peut aller dans tous les sens qui parfois est clairement anti néo libérale par exemple donald trump il a été trés il a été protectionnistes il a rompu clairement avec le libre-échange il a mis en oeuvre des politiques extrêmement interventionniste dans sa tombe de domaine est donc clairement donald trump n'est pas un néo libérale classique ça ne veut pas dire que la body qui met n'est pas une bouteille de classe et ne sert pas les intérêts des puissants et c'est là le problème c'est à dire qu'une fois qu'on a dit qu'on veut pas le système néo libéral tel qu'il fonctionne une fois qu'on met en avant le volontarisme politique et qu'on de fête dirigent l'économie en partie contre les marchés un autre élément très important la poterie de trump c'est le refus de l'indépendance de là de la banque centrale américaine c'est à dire que la politique monétaire dans le sprint au libéral doit surtout pas être dirigée par le politique et là on a truck qui va dire à powell qui a menacé de virer powell qui est le président de la federal réserve pour l'empêcher d'augmenter les taux d'intérêt mais tout ça est bien anti néo libérale mais tout ça n'est pas en faveur des classes populaires n'est pas en faveur des migrants n'est pas en faveur même des salariés modestes contrairement à ce que trump audi les salaires ont fait très peu augmenté pendant la période de trump et les inégalités se sont encore accrues donc le problème c'est qu'il ne suffit pas d'élire des gens qui volent qui sont contre le système pour véritablement changer le système et surtout le change et d'une bonne façon vous fait émerger les premiers populisme d'abord en amérique du sud notamment avec le péronisme et puis vous expliquer qu'ils ont gagné progressivement l'europe pourquoi ces deux régions du monde ont elles été particulièrement touchés bah ce sont des régions du monde dans lesquelles le pouvoir politique est devenu impuissant quand on reprend l'amérique du sud dans l'histoire de l'amérique du sud pour je suis pas un spécialiste mais c'est quand même une semi colonies américaines c'est quand même des pays qui quand ils ont voulu prendre leur destin en main ils ont ils sont en général ou un coup d'état de l'armée soutenue en général par les américains donc tout ça c'est que évidemment ça crée une frustration énorme dans la population si on pense par exemple à l'argentine je veux dire l'histoire politique argentine c'est un chaos total c'est quand même un pays qui était un des plus riches du monde au début dans les années 50 et qui n'a jamais pu véritablement mettre en oeuvre une politique économique autonome puisque à chaque fois été contré par par des intérêts personnels il part par les militaires un conte fait un coup d'état en europe on a un peu une situation qui est pas si éloigné que ça en réalité puisque on a aussi des responsables politiques qui deviennent un puissant avec l'union européenne concrètement aujourd'hui on a c'est l'analyse que nous faisons avec coralie delaume à une forme de constitutionnalisation des règles européennes puisque et traités européens en fait son entrée dans la constitution par par là par les changements multiples de la constitution française qu'on a eues mais aussi par les législations de la cour de justice de l'union européenne qui place ses traités européens au-dessus des lois et donc de fait à un même niveau de que les que les constitutions et dans ce cadre là et bien les dirigeants politiques ils sont un peu en plus impuissants en fait l'europe est un peu une semi colonies aussi une sonic une semi que l'oni des traités ou des autorités administratives qui sont qui sont en fait extérieur au pouvoir politique à la commission européenne de la cour de justice de l'union européenne la banque centrale européenne ale ce qu'on appelle les trois indépendante ne sont pas des autorités politiques qui émane du suffrage universel et donc il est logique que les peuples finalement ça ça l'impuissance de leurs propres responsables politiques essaient de trouver des manières de changer le système vous faites une comparaison très audacieuse dans votre ouvrage je trouve en comparant les personnes tentées par le populisme à des consommateurs ce qui vous fait dire ça oui alors ça c'est une analyse que j'emprunte à ivan krastev qui est un politologue bulgare qui s'intéresse beaucoup aux questions de l'europe centrale et le populisme d'europe centrale c'est un populisme qui est très particulier c'est un populisme il est très conservateur qui est très anti migrants et qui en fait n'est pas du tout anti marché c'est à dire que le ils viennent de l'île ont vécu le communisme donc ils sont pas du tout pour revenir au système communiste ils sont ils sont contre le fait que l'état organise l'ensemble de l'économie donc ils sont plutôt pro marché et d'un autre côté ils sont très réticents vis-à-vis de l'union européenne parce qu'aujourd'hui dans l'union européenne on a une forme d' aspiration des cerveaux des ressources de ces pays une chose que je montre dans premier chapitre c'est comment est-ce que l'union européenne en fait créé un système de polarisation économique où le centre 1 c'est à dire l'allemagne où on va dire attire les ressources des pays extérieurs entend ce cadre là l'idée du marché finalement n'est pas une idée qui est rejeté par les populistes et il faudrait pas penser que parce que le populisme né en réaction avec contre le néolibéralisme dont contre la régulation de marché prévalant c'est que les gens qui sont contre le marché parfois ils sont aussi contre le politique c'est à dire que eux mêmes y voit le les politiques comme étant les maires personnes qui ont mis en oeuvre ce système là qu'on lesquels on peut pas on va pas non plus accorder de la confiance est quelque part le marché il a aussi cette idée que c'est quelque chose qui ne relèvent pas des décisions des politiques et donc eux-mêmes ils ont deux visions leurs dirigeants comme devant servir leurs intérêts un peu comme effectivement un un vendeur va devoir être le client est roi et devoir se mettre en repli en quatre pour servir le client est donc cette vision de la politique elle émane d'une forme de deux d'abord d'égoïsme mais qui est le produit d'une forme de candeur de l'idée que le système économique est totalement cynique qui l'avantagent des forts contre les faibles et donc nous aussi en tant qu'électeur on va demander à nos dirigeants politiques de contrecarrer la logique qu'ils ont eux mêmes mis en place c'est à dire une logique d'organisation économique avec le marché en leur demandant d'agir en fonction de nos intérêts donc finalement le consumérisme en fait il est totalement intégrée et en même temps rejeté enfin c est une chose assez assez particulière la crise du coït 19 a davantage mis en lumière la question de la faillite de l'état on a vu il n'y avait qu'une masque manque de personnel en service de réanimation où voix dernièrement avec la gestion catastrophique de la campagne vaccinale en france on a l'impression que on atteint un paroxysme avec cette crise sanitaire est ce que il ya un changement de paradigme qu'on peut voir avec cet ordre néolibérale qui attend potentiellement ses limites on aurait dû penser à ce que la crise du coc vidal et remettre un peu rabat un peu les cartes et remettre en question le principe du libre marché parce que concrètement avec le l'idée que tout allait fonctionner par le marché on s'est retrouvé à pas pouvoir produire nos propres masques a pas pouvoir produire nos propres vaccins là aujourd'hui c'est quand même l'enjeu le prince des principales et finalement à avoir un état qui extrêmement brouillon dans sa politique sanitaire et le souci pour moi c'est que on ne remet pas en cause cela c'est à dire que on n'a pas vu la snel la nationalisation ni personne même à gauche n'a demandé la nationalisation de l'industrie pharmaceutique la lan association d'entreprises qui produisent des masques on a n'a pas recruté de nouveaux de nouvelles personnes pour servir la politique sanitaire on a recruté personne dans les hôpitaux est donc en fait on continue de faire confiance aux entreprises privées pour produire les vaccins on continue de négocier avec ces entreprises privées sur un plan d'égalité comme si l'état a été sur un plan d'égalité avec sanofi alors qu'en réalité il faut savoir soit on est souverain l'état décide et organise sa propre économie soit on n'est pas souverain on laisse le marché faire et on délègue c'est ce qui s'est fait à la commission européenne le soin de négocier en lui demandant de surtout pas que ça coûte trop cher alors que finalement c'était quand même une question de vie ou de mort et c'est un peu indécent de demander de ne pas trop payé cher les vaccins alors que voilà c'est dit c'est une question de vie ou de mort du coup on se retrouve dernier servi du coup on n'arrive pas autant à vacciner que israël le royaume uni et les etats unis donc pour répondre à votre question non malheureusement il n'y a pas de changement de paradigme et même j'ai envie de dire que l'on continue de considérer l'état comme un peu un assureur en dernier ressort c'est à dire qu'il va compenser les pertes du secteur privé et des ménages bien sûr des entreprises c'est très bien qu'ils compensent les pertes mais il ne veut pas agir au niveau production c'est à dire qu'il va pas lui-même produire des vaccins contrairement à ce qui se passe en russie en chine même à cuba où ils produisent eux-mêmes leur propre vaccin avec des entreprises nationales en europe il n'est pas question de cela on laisse le marché produire et nous on compense où on achète donc on est dans une logique pour moi reste une logique profondément néolibérale l'état n'est pas n'est pas en retrait il est omniprésent aujourd'hui ils payent l'essentiel des pertes ils assurent l'essentiel des pertes des gens dont on veut pas dire qu'ils soient en retrait par contre il en retrait dans l'organisation est en fait moi mon sentiment c'est un peu ce que je dis à la fin ou dans la conclusion du livre je reprends l'exemple de kennedy en 62 qui crée le projet apollo 62 il dit dans les dix ans qui viennent les etats unis auront sur la lune la même pas fallu dix ans 69 l'homme marc l'américain l'homme américain marche sur la lune comment il a fait il a recruté des centaines de milliers de personnes et non seulement il a mis de l'argent public mais il a mis des institutions publiques la nasa est créé et c'est tant pour pour cela aujourd'hui la conquête on n'arrive plus à retourner sur la lune je veux dire les états unis ça fait dix ans qu'ils parlent de revenir sur lille n'y arrive pas alors qu'on a quand même une économie aux états unis est beaucoup plus puissante qui est beaucoup plus en avance la produits technologiques et malgré dernière et ça pourquoi parce que en fait le fonctionnement la nasa aujourd'hui n'est plus du tout le même qu'avant c'est plus une administration corp données centralisée qui mène ses propres programmes c'est une agence qui va faire s'appuyer sur des entreprises privées comme space x et blue origin et c'est nous et des contrats mettre en concurrence les différents producteurs privés pour essayer de coordonner en quelque sorte des agents privés pour essayer de mener des missions spatiales mais ça ça en fait ça ne marche pas et en fait l'état a perdu aux etats-unis comme en france la capacité de mise en oeuvre de sa propre politique et de sa propre stratégie et quand on ne sait plus mettre en oeuvre une politique et une stratégie quand on sait plus envoyer des gens sur la lune et mener une politique industrielle et créer produire ses propres médicaments eh bien on se retrouve impuissant faire qu'en fait là ce qui se passe avec la crise du cognac coronavirus c'est une révélation d'une perte de compétences de la part de l'état né en france mais dans beaucoup d'autres pays occidentaux on voit ça en fait dans tous les pays occidentaux pas en chine pas au japon les tailles ayant tellement déléguer au privé une certain nombre de compétences il ne sait plus lui-même mené ses propres projets il n'est plus faire que des appels d'offres et mettre en concurrence et différence d'entreprises privées pour qu'elles répondent à la demande de public et ça c'est pas une manière de gérer des situations de crise ou des projets extrêmement ambitieux comment faut-il repenser les choses à l'art eh bien il faut être capable de trouver la manière dont l'état peut se coordonner avec le marché je ne suis pas quelqu'un qui dit il faut supprimer le marché d'abord parce que le marché s'était aussi un lieu d'émancipation c'est aussi un lieu où les individus peuvent vendre acheter vous les gens se rendent pas forcément compte dire on supprime le marché comme union soviétique c'est à dire en fait plus rien ne peut vous appartenir devrait tout ce qui est important on va dire et délégué à l'état c'est l'état qui décide tous les investissements qui existe c'est l'état qui décide de tous les facteurs de production et je pense que c'est un bon système d'ailleurs c'est le système n'a pas bien fonctionné mais inversement délégué au marché tous y compris l'investissement et compris l'emploi y compris les projets extrêmement importants comme la question la santé ou la question d'aller sur la lune ou de n'importe quoi ou l'armée ça pose d'énormes problèmes c'est à dire qu'en fait le politique devient un puissant - il est puissant - il a des capacités d'action plus il va susciter chez les gens une frustration démocratique parce que on vote bien pour changer les choses or si toutes les choses sont décidés par le marché ça veut dire qu'en fait c'est pas les lecteurs qui décide mais c'est le consommateur ou l'investisseur c'est à dire un agent privé qui va décider qui va agir sur le monde en fonction son pouvoir d'achat donc solide et qui est totalement injuste donc on peut pas rester dans un système néolibéral d'ailleurs ce système néolibéral il ne fonctionne pas la preuve est qu'aujourd'hui les la banque centrale européenne intervient tellement sur les marchés financiers que les taux d'intérêt sont aujourd'hui quasiment administrés donc ça veut dire que toute la finance aujourd'hui est administré par une agence publique qu'est la banque centrale européenne au profit de banques privées donc ça aussi ça pose évidemment des problèmes donc on peut pas laisser le néo libéralisme sans contrôle on peut pas organiser tout par l'état donc il faut trouver un entre deux non c'est pour ça que je mérite un entre-deux dans lesquelles l'état puisse avoir un rôle un rôle important mais ça veut dire quand même qu'il faut repenser la question des frontières parce que si on veut que l'état puisse agir dans un pays donné il faut pas qu'on laisse ouvertes les frontières aux investissements du capital parce que ça veut dire que par exemple vous voulez faire créer des normes écologiques les entrepreneurs disent ah bah non oulala c'est beaucoup trop cher j'ai produit mon électricité ailleurs et puis ils vont le produire en espagne en allemagne ou ailleurs mais mais ils peuvent se produire plus encore plus loin et donc l'état ne peut agir sur l'économie que si déjà on des limites des frontières économiques qui qui qui qui évite que les décisions prises par l'état de régulation ne soient contournées par par les agents privés ou par les consommateurs qui peuvent acheter beaucoup moins cher quelque chose qu'il produit au vietnam alors que finalement voilà on veut produire des masques en france par exemple on sait que ça coûtera plus cher qu'au vietnam donc ça veut dire quoi pas si on met des normes et des salaires qui font que le masque je dis n'importe quoi et produits à 30 centimes d'euros et qu'au vietnam ils se produisent le même masque à 10 centimes évidemment il y aura pas deux de part de marché pour la marque à 30 centimes dont qu'est ce qu'il faut faire il faut mettre une taxe à l'importation de masques vietnamiens à un niveau qui compense les avantages qu'ils ont et ça ça veut dire remettre des frontières ça veut dire être capable de recréer on va dire une régulation de l'économie par l'état à l'échelle nationale puisque c'est à cette échelle là que se fait la démocratie et pour moi c'est ça en fait l'enjeu et ça veut pas dire supprimer marché ça veut pas dire que les gens n'auront pas le droit de produire des masques plus efficacement à 25 centimes s'ils payent leurs salariés correctement et s'ils respectent les normes écologiques dont elle ne supprime pas la concurrence ni dynamisme économique merci beaucoup david pour ces éclaircissements merci c'est la fin de notre émission l'instant échos si elle vous a plu n'hésitez pas à la partager sur les réseaux sociaux pour en savoir plus sur le populisme et le néolibéralisme n'hésitez pas à vous procurer ouvrage de david caïla pour soutenir le média devenez sociaux faites un don aux médias et à bientôt chaque jour l'espace de nos libertés se rétrécit aux habitudes que nous considérions comme noah qui sont brutalement remise en cause dans la période de doute que nous vivons plus que jamais la liberté d'informer est un enjeu essentiel qu'il nous faut défendre pour garantir toutes nos libertés les médias installés ne cache même plus leur haine de la contradiction il est important de questionner leur légitimité dès lors qu'ils répondent sans une propagande gouvernementale stigmatise divise pour permettre à leurs maîtres de mieux régner indigéniste islamistes il est de notre devoir de dévoiler les préjugés de ceux là pour qui un manifestant n'est qu'un dès l'intro du maquillage on vous rassure du sang sur un visage rien que de la peinture un réfugié un problème à effacer si je retourne au soudan est ce que je vais pouvoir rester en vie ou est-ce que je vais mourir notre engagement c'est de vous donner la parole à vous citoyens pacifiques ou en colère syndicaliste activistes indignés opprimés oubliés de la république penseurs et intellectuels libre c'est même la finalité de la démocratie que de réviser ses propres institutions donc si on a une force armée qui les défend contre tout changement c'est plus la démocratie vous tous qui avait une parole à défendre parce que vous portez des valeurs un idéal commun si le gouvernement français nous avait écoutés on serait pas là aujourd'hui pour cédric julien cela fait trois ans que nous avons décidé de construire une alternative aux médias des milliardaires trois ans qu'en dépit de tout grâce à votre volonté nous tenons journalisme indépendant hyper important genlis le progressiste et humaniste féministes écologistes on les appelle les socios mais ce sont surtout des citoyennes et des citoyens qui chaque mois et à hauteur de leurs moyens donne de l'argent de leur top devait dans les manifestations je prends des images les gens joie aux médias au travers de nos enquêtes et de nos reportages de nos articles ce sont leurs voix que l'on porte sans eux nous n'existons pas le média quand vous le savez ne piquent des cotisations des cours dès notre création la question de la mise en adéquation de notre structure avec notre modèle et notre manifeste a été au centre de notre réflexion nous avons réussi ce pari fou aujourd'hui nous faisons le pas qu'il fallait faire nous devenons une stick une société coopérative d'intérêt collectif associant sociétaires bénévoles salariés et partenaires par ce choix nous réaffirmons notre refus d'être mis au service d'une personne ou d'une ambition et nous remettons entre vos mains ce que nous avons construit et défendus au prix de nombreux combats rejoignez nous dans ce combat contre les certitudes du maquereau nisme triomphant et de ses relais médiatiques qui fracturent notre pays les gens qui nous dirigent et ça je dis ça avec la plus grande gravité sont des ignorants complet rejoignez nous pour consolider un média coopératif au service de l'intérêt général est pas on va battre on va tous levés rejoignez le média en devenant sociétaire de la première coopérative audiovisuelle de france [Musique]