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InterviewRMC (sur YouTube)· 2 mars 2023 13 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Bruno Retailleau: équilibre financier, régimes spéciaux,... focus sur la réforme des retraites

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous soutenez le texte de la réforme des retraites ?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Les sénateurs LR sont-ils plus dociles que l'Assemblée ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi vouloir aller plus vite sur les régimes spéciaux ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le régime des sénateurs doit-il être réformé ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi une surcote pour les mères de famille ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Immigration ou natalité pour équilibrer les retraites ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

tout juste 83 sur BFM TV RMC mon invité ce matin dans le face-à-face c'est Bruno Retailleau le patron des sénateurs les républicain bonjour Bruno Retailleau bonjour Benjamin Duhamel alors d'abord évidemment la discussion sur la réforme des retraites elle commence cet après-midi en séance au Sénat vous soutenez le texte vous avez d'ailleurs encore vu Elisabeth band la première ministre hier à Matignon pour vous pour vous accorder en fait avec Gérard Larcher vous êtes les 44e et 45e membre du gouvernement non non tout simplement parce que j'amène où sont la béquille macronisme mais le texte et non c'est la soutenir le texte mais on va le modifier est-ce que je veux dire à hôtel spectateur c'est que les choses doivent être claires c'est pas nous qui allons voter la réforme d'Emmanuel Macron c'est le majorité d'emmel Macron qui va voter la réforme que le Sénat depuis 4 ans vote à l'automne tous les ans enfin vous rendez quand même service au gouvernement en faisant en sorte d'être plus allant plus coulant que vos collègues de l'Assemblée nationale non c'est pas notre optique notre c'est pas de savoir s'il faut oui ou non soutenir Emmanuel Macron ou son gouvernement notre optique c'est est-ce qu'on va sauver le régime des retraites par répartition il y a deux faits qui sont incontournables dans les 10 ans plus de 150 milliards d'euros de déficit et dans les 10 ans et même dans les plusieurs décennies à venir on aura toujours plus de pensionnés et de toujours moins de cotisants donc il y a un problème d'équilibre certains disent on ne fait rien bien sûr ne fait rien c'est la banqueroute assurée pour le régime des retraites ce sera le chacun pour soi et si c'est le chacun pour soi ce sont les plus modestes des Français qui vont trinquer le député les républicains Aurélien Pradier dit que vous êtes les complices que vous risquez d'être les complices du gouvernement non non la seule ligne c'est la ligne de l'intérêt général je peux pas passer mon temps à commenter les commentaires de revient Pradier ce qui m'importe moi et ce qui importe la majorité sénatoriale c'est très fort c'est l'intérêt national et peu importe des petits positionnements politiciens des uns et des autres 4000 4718 amendements ont été déposés contre près de 20 000 à l'Assemblée vous êtes beaucoup plus docile qu'à l'Assemblée nationale beaucoup plus sage en fait bah écoutez c'est le Sénat d'abord et et quand on voit l'image c'est quoi c'est un train de de sénateur non au contraire ça va aller plus vite non attendez quand on va regarder poser la question en français faites des micro-trottoirs et vous iront l'écureuirement qu'ils ont eu avoir les débats réduits à des pugilats ça n'est pas sale Sénat bien sûr que le débat va être rugueux mais sera respectueux il ira bien sûr qu'il sera passionné mais il sera aussi raisonné et j'espère bien qu'il y aura au bout et je préviens nous oppositions ils veulent voter par exemple article 7 très bien ils veulent voter l'article 7 le 7 mars au moment de la mobilisation de la grève après le 7 mars Patrick canin le patron des sénateurs socialistes dit il y a une sorte de d'accord c'est à dire que on se dit qu'on ne votera pas l'article 7 avant le 7 mars c'est c'est mars et nous ne tolérerons pas nous ne tolérant pas qu'on ne voit pas les articles suivants article 8 9 et 10 l'article 10 les titres ça n'intéresse pas la gauche de discuter pour les Français des petites retraites l'article 9 l'usure professionnelle c'est pas intéressant d'en parler d'en discuter de voter l'article 8 l'invalidité l'incapacité les travailleurs handicaux vous dites aux oppositions l'article 7 le 7 mars ou après non le 7 mars le 7 mars donc article 7 le 7 mars mais attention il faudra faire tous les autres articles et en utilisera tous les moyens qui sont entre qui sont à notre possession au Sénat bien sûr parce que le Sénat doit faire écouter sa différence par rapport à ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale où on a assisté à du n'importe quoi à la visualisation du débat public et ça suffit pas d'avoir des débats respectueux notre job à nous et on est payé pour ça cette votée le rôle du Parlement c'est pas seulement de discuter de parler c'est aussi de discuter pour éclairer une délibération et c'est donc de voter alors Bruno bouteille on va rentrer dans le détail du texte alors vous avez un point de désaccord là pour le coup avec l'exécutif sur la question des régimes spéciaux vous souhaitez aller plus vite que ce qu'on appelle la clause du grand-père c'est à dire la fin des régimes spéciaux seulement pour les nouveaux entrants et hier à ce micro Olivier Véran le porte-paré du gouvernement a dit niet on reste tel quel c'est quoi le gouvernement a peur de la rue selon vous non parce que ça c'est une mesure populaire une mesure que soutiennent grande majorité de Français en l'occurrence peur de la mobilisation de ces régimes spéciaux par exemple le 7 mars moi j'ai écouté le président de la République qui a été interpellé je sais pas si vous l'avez noté un moment donné lorsqu'il inaugure le salon de l'agriculture il est interpellé par un visiteur qui lui parle des régimes spéciaux et il lui répond mais la réforme des régimes spéciaux c'est un social et bien moi sans être devenu macroniste je suis d'accord là-dessus vous voyez ce sera ma contribution progressive non très sérieusement je pense que si cette réforme doit être comprise par les Français les Français ne pourront l'accepter que s'ils sont le sentiment d'une justice gouvernement dit là-dessus comment est-ce que vous réussissez ce que vous dites ont peut-être on va revoir notre soutien à la réforme une fois de plus je les positions c'est pas le gouvernement en souci c'est pas email Macron ce sont les Français et je pense qu'on va demander des efforts aux Français pourquoi est-ce que on n'exigerait pas les mêmes efforts pour des régimes spéciaux parce qu'il veut faire du chantage parce qu'ils sont en capacité bloquer la France ça n'est pas tolérable la chose en fait du chantage en l'occurrence la RATP les autres monsieur le chantage au blocage et je veux même plus loin qu'est-ce que c'est que la cause grand-père la cause grand-père c'est de dire ceux qui sont dans ces régimes spéciaux ils verront pas en réalité la réforme c'est les seuls sur lesquels la réforme ne s'appliquera pas est-ce que c'est normal 43 ans la clause grand-père plus on reste en retraite 20-25 ans ça veut dire 43 + 20,25 ans vous rendez compte on arrive à la fin du siècle est-ce que c'est tolérable dans le privé et dans le public pour les fonctionnaires les le décalage des deux ans va progressivement s'appeler juste pour être clair même si le gouvernement dit non vous espérez encore que cette mesure soit votée vous ne n'abandonnez pas le combat des résultats sur que non je le porterai avec mes collègues signataires et là encore que personne ne s'en étonne puisque depuis quatre ans on vote cette amendement 62 à 64 ans le recul de l'âge de départ et les 43 ennuités mais dans l'amendement on a toujours aussi un alinéa qui dit on veut une convergence je dirais une spéciaux on proposera une convergence jusqu'en 2040 c'est très progressif ça n'est pas brutal ni violent vous avez entendu Bruno retailleux il y a un régime autonome là pour le coup dont vous ne parlez pas beaucoup c'est le vôtre celui des sénateurs la gauche sénatorial propose de le réformer mais vous n'êtes franchement pas enthousiaste c'est même un euphémisme donc si je comprends bien vous voulez la fin des privilèges sauf pour vous c'est faux c'est faux quand vous dites qu'on ne veut pas non quand vous dites ici à l'antenne que nous ne voulons pas le réformer je vous annonce à l'antenne qui nous devons réformer nous aussi pour nous impliquer certains nombres paramètres de la réforme générale c'est-à-dire que dans le régime du Sénat monsieur retaille au canton pose la question notamment Gérard Larcher et qu'on dit qu'il faudrait que le régime des sénateurs soit aligné par exemple sur celui de la fonction publique il dit non non c'est une casse autonome parce que pour ceux qui nous écoutent pour un mandat de 6 ans un sénateur touche une pension de retraite de 2190 euros net par mois est-ce que ça il faut changer comprenez que ce qui nous regardent qui nous écoutent ce disent bien sûr ah c'est beaucoup quand même et bien des efforts j'ai remarcher va demander et proposera dans les prochaines semaines une réforme où on appliquera par exemple l'âge de départ de 62 à 64 ans où on réformera le régime de Sénat et moi je suis favorable encore une fois à la modification de ce régime pour tenir compte des paramètres de la réforme est-ce que vous faites comme à l'Assemblée en les alignant sur le régime de la fonction publique comme ça a été fait en 2018 c'est-à-dire on met tout à plat même règle que la fonction publique il faut surtout pas faire comme l'assemblée pourquoi parce que l'assemblée demande à l'état de contribuer à hauteur de 70 millions d'euros par an nous on ne demande pas de contribution à l'état tout simplement parce que 2000 depuis 2005 on a cotisé beaucoup plus au cotisent à hauteur de 20% les députés à hauteur de 14%. alors c'est vrai que si vous avez une pension de retraite une fille plus avantageuse non sauf que dans les indemnités au moins par mois ça fait 350 euros de différence c'est à dire que nous c'est 3550 euros on va les mettre dans la caisse autonome mais en tout cas vous entendez ce cette demande d'exemplarités bien sûr il faut pas qu'il y ait de de privilège ça vous l'entendez être sénateur c'est pas un métier c'est un mandat et on doit en tenir compte évidemment sur la question des femmes Bruno Retailleau le gouvernement soutien votre proposition de de surcote de pension pour celle qui ont des enfants vous dit d'ailleurs c'est une politique nataliste il faut l'assumer tel quel Sandrine Rousseau l'écologie par exemple vous répond lâcher nos utérus parce que qu'est-ce que vous lui dites j'ai rien à dire à son aide Rousseau mais ce qui est rassurant c'est que je dis ce que je dis aux Français c'est qu'il y a une façon très simple de savoir où est la bonne direction vous écoutez Sandrine Rousseau Eddie blanc faut penser noir tout simplement voilà non donc là c'est votre règle encore une fois encore une fois le régime paraît partition c'est un régime intergénérationnel où on doit trouver un équilibre entre ceux qui cotisent les actifs et ceux qui ne cotisent plus ceux qui sont pensionnés c'est donc un régime démographique or les maires de famille vont supporter une injustice qui est pour moi la plus grave alors qu'elles ont contribué à l'équilibre du régime par répartition parce qu'elles ont eu des enfants madame Rousseau devrait l'écouter parce qu'elles ont eu des enfants et surtout je parle des femmes qui n'ont pas les salaires qui leur permettent si j'ose dire de prendre des congés de maternité assez long je parle d'abord de ces femmes là elles élèvent des enfants et du coup il y a un retentissement sur leur carrière professionnelle qui sont moins valorisés que celles des hommes donc là dessus comme sur et comme la carrière professionnelle est moins valorisée les retraites des femmes sont moins valorisées la preuve les trois quarts des petites retraites en France ce sont des femmes donc moi je veux que pour les maires de famille qui ont eu des enfants il y a une surcotte pour qu'on rétablisse la justice parce que juste le lien avec l'immigration je vous ai entendu dire c'est c'est ça ou les migrations de le voir à l'époque au commissaire aux retraites lui avait très bien compris en 2019 qu'est-ce qu'il explique il dit voilà on a un problème de démographie donc s'il y a pas plus d'enfants il faudra que en Europe on est 50 millions de plus d'immigrés en 2050 pour faire fonctionner la machine démocratie à ce sujet allez-y une phrase le choix est clair soit on a recours à l'immigration et c'est ce qui est fait aujourd'hui soit on met en place une politique nataliste exactement vous êtes d'accord je suis d'accord avec le choix de l'enfant je suis d'accord avec le choix de l'enfant plutôt qu'avec le choix de l'immigration vous savez qu'il a prononcé dites-moi c'est Jordan Bardella le patron du rassemblement national vous êtes à l'aise avec le fait de tenir exactement le même discours que le RN sur ce sujet commentateurs que vous êtes non que vous êtes posé une question monsieur Bardella a dit hier qu'à minuit il faisait noir bah oui moi je dis qu'à minuit il faisait noir et alors et allez c'est Monsieur Barnet je pose la question du même temps que vous m'interrogez vous auriez très bien pu me dire mais monsieur Bardella est contre la réforme des retraites oui monsieur Bardella Madame Le Pen c'est tout rassemblement national sont beaucoup plus proche de Monsieur Mélenchon que de nous sur la réforme des traites et alors et alors on a des différences par rapport à Monsieur Mélenchon pas me voir par Monsieur Bardella Madame Le Pen et on a de temps en temps des constats et moi je dis et je conclus et je le dis aux Français le régime de retraite par répartition intergénérationnelle c'est un régime pas de 36 moyens sur la démographie c'est les enfants ou l'immigration et moi je fais le choix de l'enfant et vous aurez beau me dire que Monsieur Bardella je m'en fiche je pose les questions ma conviction et je vous affirme haut et fort on vous a entendu une toute dernière question précise sur le texte le gouvernement a beaucoup lâché au député les républicains notamment sur ce qu'on appelle les carrières longues est-ce que vous au Sénat pour des raisons d'équilibre financier vous pourriez et bien faire en sorte que ces concessions là soit annulées pour partie ils ont eu raison Erics et notamment Olivier Malax ont eu raison de pointer un certain nombre de problèmes sur les carrières longues parce que comme on va repousser de deux années ceux qui ont commencé à travailler de bonheur on doit en tenir compte moi je serai notamment solidaire avec mes collègues donc de tout ce qu'ils ont obtenus non sur la borne de 21 ans le point important celui le point fondamental qu'ils ont obtenu c'est une quatrième borne pour les carrières longues de 20 ans à 21 donc celle de 17 ans donc celle de 17 ans 17 ans c'est d'abord du domaine du gouvernement puisque c'est du domaine du décret réglementaire donc de nous ne déposerons pas évidemment puisque c'est pas le domaine de la loi un amendement là-dessus oui jusqu'à 21 ans le reste notre priorité au sel de 17 ans ça pourrait priorité notre priorité pour nous ce sont les maires de famille notre autre ligne rouge on a que deux lignes rouges les mêmes familles et l'équilibre financier parce que ça sert à quoi de faire une réforme si c'est une réforme qui doit nous conduire à nouveau à des déséquilibres en 2030 le régime de la réforme c'est difficile le point d'arrivée de la réforme ça ne peut pas être encore et toujours des déf