Abrogation de la loi retraites:" Le devoir de la présidente c'est de dire c'est anticonstitutionnel"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
on va parler de la réforme des retraites puisque la présidente de l'Assemblée nationale il y a LeBron Pivet a affirmé qu'il n'y aurait pas de vote sur l'abrogation de la réforme à l'Assemblée nationale notamment autour de la discussion de la proposition de loi du groupe alliott elle va empêcher finalement le rétablissement de cette mesure quel juge ne recevable sur le plan financier l'abrogation de la retraite à 64 ans est-ce que c'est pas un déni de démocratie est-ce que c'est un déni démocratie de ne pas appliquer d'appliquer la Constitution française si la présidente d'une assemblée une semblée nationale n'appliquait pas la Constitution ce serait ce qu'on appelle une forfaiture il y a un article 40 il est assez clair il y a un amendement et c'est amendement explose la charge publique donc son devoir quoi qu'elle en pense par ailleurs dans sa fonction c'est de dire voilà cette anticonstitutionnel et ce texte de loi n'a pas été fait pour un pour aboutir ils savaient très bien que d'ailleurs que quand bien même utile était voté à l'assemblée il aurait été bloqué au Sénat et ensuite censuré par le Conseil constitutionnel c'est un coû pratique pour entretenir en réalité cette tension sur les retraites moi je dis aux Français comment voulez-vous si on devrait former rien traiter un problème avec un montant astronomique de déficit de plus de 150 milliards d'euros sur le régime des retraites on fait tout exploser alors en réponse les oppositions devraient déposer une motion de censure du gouvernement la dernière motion de censure est bien on est passé à 9 mois près de la censure du gouvernement borne cette fois-ci est-ce que vous pensez que le gouvernement borne va tenir bien sûr et vous verrez l'écart sera encore plus important parce que je pense que même les députés qui ont parfois pu voté de la première motion de censure pense que là c'est aller trop loin et qu'on peut pas entretenir l'attention pour l'attention c'est en quelque sorte tromper les Français leur faire miroiter que par un texte à brogatif d'une proposition de loi on pourrait renverser le jeu ceux qui ont déposé ce texte-là savent parfaitement dès le début ils ont su parfaitement que ça n'était pas possible voilà je pense que très fort des retraites encore une fois on s'amuse pas à faire à demander des efforts aux Français c'est pour que un régime des retraites par répartition qui est le lien entre nos générations pistonnières à l'avenir et si des députés les républicains votent une nouvelle fois cette motion de censure il y en avait une vingtaine la dernière fois qu'est-ce qu'il doit se passer au sein du parti moi je suis au Sénat je suis président de groupe au Sénat ça concerne Olivier Marley mais vous verrez je prends le pari qu'il y en a beaucoup beaucoup moins qui pourrait voter une motion de censure on va parler d'immigration d'immigration Bruno Retailleau puisque l'ancien Premier ministre Édouard Philippe a livré une interview dans l'Express assez intéressante sur l'immigration il a vraiment durci son discours il se dit favorable à la remise en cause à intervalle régulier de l'aide médicale d'État il est contre l'immigration du fait accompli et ce qui Édouard Philippe est en train de redevenir la républicain en tout cas ce que j'observe c'est que c'est nous les républicains qui ont ouvert ce débat quand on a déposé deux textes de loi de propositions avec Éric ciottier et puis Olivier Marleix et du coup c'est nous qui faisons l'actualité donc je pense que cette proposition était bonne ce que j'observe c'est que il dit comme nous que le texte déposé par Gérald Darmanin n'est pas suffisant c'est une façon dire qui n'est pas bon même jugement je rappelle quand même à Édouard Philippe qu'il était ancien Premier ministre et que lorsque il était chef du gouvernement il a quand même autorisé un texte qui a élargi le regroupement familial en France c'était inédit en Europe donc voilà il y a des jeux il se positionne pour les présidentielles mais c'est très bien si il vient en réalité sur le débat que nous-mêmes nous avons initié je pense que c'est tout bénéfice pour nous et s'il devient plus ferme sur les sujets régaliens et ce qu'il peut représenter la droite en 2027 écoutez il y a des années des années des années lumières ce qui est important c'est qu'on règle au moins ce problème qui est un problème fondamental les Français je pense beaucoup beaucoup à plus des trois quarts parfois 80%, 10 ans toutes les études d'opinion que il trouve que la coupée pleine voilà qu'il y a un KO migratoire qu'il faut y mettre fin donc toutes les bonnes volontés ce sont les bienvenues mais on observera ces bonnes volonté au pied du mur au vote que fera d'ailleurs le groupe horizon à l'Assemblée nationale vis-à-vis des propositions d'ailleurs des républicains l'Assemblée nationale donc Édouard Philippe candidat de la droite en 2027 vous fermez pas la porte non mais je ne l'ouvre pas et je n'affirme pas je pense que c'est encore une fois beaucoup trop tôt c'est politiciens ce que je veux moi c'est que on règle les problèmes pour lesquels les Français nous ont élus et un des grands problèmes des Français aujourd'hui c'est le chaos migratoire il faut y mettre fin le plus rapidement sera le mieux merci beaucoup à Bruno Retailleau d'être venu au micro de Public Sénat merci merci beaucoup Alexandre pour cette nouvelle réaction voilà il n'en trouve pas même le début de la fenêtre pour la candidature de devoir Philippe en 2027 Bruno Retailleau vient enfin une dernière réaction en cette salle des conférences avec vous Alexandre celle du ministre de l'éducation nationale Papen DIY a été notamment interrogé sur la question du harcèlement scolaire cette semaine dans l'hémicycle du Sénat effectivement et on va parler de l'affaire l'Insee le suicide de cette collégienne dans le Pas-de-Calais une collégienne victime de harcèlement bonjour papa Ndiaye bonjour vous avez et bien expliqué les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre le harcèlement scolaire mesure prise pour certaines depuis des mois ça veut dire que dans cette affaire Lindsay bien se dispositif n'a pas fonctionné le dispositif auquel vous faites allusion c'est le programme phare qui a été généralisé à toutes les écoles et tous les collèges à la rentrée dernière mais de toute évidence ce programme n'est pas encore uniforme il n'est pas encore homogène c'est la prévention c'est le repérage et c'est également la prise en charge des situations de harcèlement nous avons à progresser c'est un chemin que l'éducation nationale a pris depuis plusieurs années nous accélérons en la matière avec en particulier l'utilisation et la mise en oeuvre de la loi ballana c'est-à-dire le fait que les chefs d'établissement transmettent systématiquement à l'autorité judiciaire les cas de suspicion de harcèlement ou de harcèlement avéré c'est le fait que un élève harceleur dans le premier degré puisse être déplacés lors même que les parents ne sont pas d'accord le décret a été transmis au Conseil d'État hier c'est le renforcement du 30 18 et du 30/20 vous savez ces deux numéros pour les cyber-harcèlement et pour le harcèlement à l'école qui d'ailleurs rencontre une audience importante c'est des adultes référents un adulte référent nommé et rémunéré pour cela en charge des liens avec les familles de la formation des enseignants et puis également de assurer que le programme phare est bien mis en place donc nous sommes au travail pour accélérer sur la question du harcèlement parce que c'est un fléau intolérable il y a beaucoup de mesures ça veut dire que dans ce drame de l'affaire Lindsay il y a eu des failles des manques sur cette application du dispositif il y a une enquête deux enquêtes qui sont en cours on a 4 judiciaire bien entendu mais aussi une enquête administrative et j'ai demandé pour cela à trois inspecteurs généraux d'enquêter nous aurons les résultats de cette enquête dans un mois et j'en tirerai bien entendu les conclusions mais il est hors de question de tirer des conclusions avant que l'enquête soit terminée l'enquête est en cours alors vous avez rencontré la famille de l'Insee la maman de l'Insee après cette rencontre a jugé que vous n'étiez pas sincère dans votre combat contre le harcèlement scolaire quel est votre réaction je peux comprendre la douleur des familles face au drame épouvantable qu'elles peuvent vivre mon rôle de ministre de l'éducation c'est de prendre des mesures pour que ces drames ne se renouvellent plus nous sommes au travail c'est d'ailleurs un travail intergouv fondamental puisque le ministre de l'Intérieur le ministre de la Justice la ministre de l'enfance et le ministre du numérique sont aussi au travail vous savez que le cyber-harcèlement est également un énorme problème que cela dépasse les frontières de l'école l'école a beaucoup pas faire mais c'est aussi un problème général c'est un problème de société c'est un problème qui concerne les parents la manière dont les parents surveillent leurs enfants tout cela est en jeu nous allons à l'éducation nationale et nous prenons notre part mais j'insiste sur le fait que c'est l'ensemble de la société qui doit se mobiliser pour faire reculer le harcèlement à l'école et au-delà de l'école on va parler de laïcité puisque hier vous avez réuni les recteurs autour du problème de la Baya cette robe traditionnelle musulmane il y a une hausse des attentes à laïcité notamment autour du port de cette robe traditionnelle à l'heure actuelle il y a une circulaire qui dit et bien que c'est à l'appréciation des chefs d'établissement de pouvoir exclure ou non les élèves qui portent cette robe traditionnelle et ce qu'il faut aller plus loin que cette circulaire cette circulaire du neuf novembre elle présise précise un certain nombre de choses d'abord c'est une circulaire ferme quant à l'application de la loi de 2004 qui toi qui doit être appliqué sans trembler d'abord par l'information des familles par la protection des personnels par leur formation par la possibilité de conseils de discipline quand cela doit avoir lieu y compris des conseils de discipline dépaysés lorsque des pressions trop importantes ont lieu dans un établissement ou dans une ville toutes ces mesures doivent être mises en oeuvre quant à quant au phénomène des abayas qui d'ailleurs en baisse pour le mois de mai moins 30% mais ce sont des variations saisonnières si je puis dire il est très clairement concerné par la circulaire du mois de novembre nous n'allons pas éditer un catalogue de centaines de pages avec des formes de manches ou de couleur on ne s'en sortirait pas d'un point de vue juridique effectivement l'appréciation du caractère religieux ou pas ce sont les chefs d'établissement qui doivent l'apporter nous les formons pour cela nous avons aussi les équipes valeurs de la République qui peuvent les aider c'est plus de 600 personnes à l'échelle du pays et qui peuvent répondre soit au téléphone soit se déplacer lorsqu'un cas épineux se pose et puis bien entendu des sanctions peuvent être appliquées lorsque le dialogue avec la famille n'a pas réussi donc en un mot cette circulaire suffit il faut appliquer fermement la circulaire et faire de telle sorte que les atteintes à la laïcité qui ne concernent pas seulement le port de tenue et de signes religieux recul et nous sommes absolument déterminés pour cela fermeté mais aussi pédagogie parce qu'il faut aussi convaincre les élèves que la laïcité elle est faite pour eux merci beaucoup de Public Sénat merci à beaucoup Alexandre pour toutes ces réaction actions de cette séance de questions au gouvernement que nous allons maintenant débriefer sur ce plateau et pour cela j'ai le plaisir d'accueillir Christine Labarde bonjour bonjour vous êtes sénatrice les républicains des Hauts-de-Seine vice-présidentes de la commission des finances face à Guyane chanterelles bonjour sénateur socialiste représentant les Français établis hors de France et enfin sur ce plateau Joël gariot bonjour C'est indépendants de la loi Atlantique secrétaire du Sénat vice-président de la commission des affaires étrangères alors plusieurs questions ont été abordées lors de cette séance de questions gouvernement mais je voudrais d'abord qu'on fasse un petit tour de table autour d'une actualité qui se passe plutôt de l'autre côté à l'Assemblée mais bon c'est un sujet qui a beaucoup occupé le Sénat c'est la question de la réforme des retraites il y a une chanterelle ce matin la présidente de l'Assemblée nationale il y a elbron Pivet a annoncé et bien que l'article 40 serait appliqué pour ne pas débattre de la principale disposition de la proposition de loi d'abrogation de la réforme des retraites votre réaction ma réaction c'est que c'est proprement scandaleux ce qu'on attend d'une présidente d'assemblée quelle qu'elle soit président de l'Assemblée c'est qu'elle soit la garante non pas du pouvoir exécutif parce qu'il y a une séparation des pouvoirs dans ce pays qui sont gravement atteints par les décisions qui sont prises par la présidente de l'Assemblée elle doit garantir justement nos droits d'un demandement et le pouvoir de contrôle de l'exécutif des parlementaires ce qu'elle fait c'est elle est aux ordres du gouvernement là-dessus clairement elle est aux autres institutionnelle n'a jamais été utilisé par un président d'assemblée sur une proposition de loi parce que il y a des propositions de moi je peux vous en sortir un paquet qui ne serait plus déjà ah oui mais qu'on refuserait on va toutes les refuser il y en a une qu'on a adopté sur les enfants handicapés justement bah elle est article 40 pourquoi la présidence ne l'a pas retoquée donc c'est c'est un précédent qu'elle est en train de créer nous discuterons pratiquement plus d'aucune proposition de loi dans ce cas là puisque la plupart serait soumise à cet article 40 et elle ne reste elle ne respecte même pas sa propre commission qui a décidé le président de donc elle ne elle ne respecte même pas ses propres institutions c'est pour ça que c'est grave et il faut pas prendre ça la légère ce qui est en train de se passer ce qui était en train de faire la présidente à la une lourde responsabilité elle ne défend pas les parlementaires et en tant que parlementaire je suis profondément choqué par son attitude elle est aux ordres du pouvoir exécutif et ça c'est profondément scandaleux démocratie parlementaire qu'est-ce que Christine Labarde pour préciser le contexte c'est à dire que là on ne s'attaque pas à une proposition de loi on parle d'un amendement qui a été déposé en vue de la séance publique qui aura lieu demain et l'amendement en tant que tel est article 40 parce que la mesure a été la proposition elle a été étudiée en commission un article a été supprimé d'autres articles principal les autres la proposition loi il me semble d'ailleurs elle a été votée ensuite à la fin et donc là certains députés sont venus redéposer un article en vue de la séance publique article qui crée des charges on le voit tous ici quand on est un rapporteur ou quand soi-même on dépose des amendements en vue que ce soit un projet de loi ou une proposition de loi si l'amendement est article 40 il n'est pas étudié lors de la Science Publique donc c'est là ce dont on vous dites démocratie normal ce qui se passe à l'Assemblée parce que un peu étonnant c'est de remettre en fait ce sujet sur la table moins de 2 mois après des débats qui ont été longs qui ont été discutés au Sénat on a étudié vraiment ce texte du début jusqu'à la fin donc il y a eu une expression de la démocratie on a qu'à voir hier le nombre de manifestants dans la rue un certain nombre de Francis largement j'ai lu il y a moins de 100000 personnes largement moins qui ont défilé hier donc les Français sont passés à autre chose ils ont fini par comprendre qu'en fait c'est quand même une nécessité devant nous et si on veut en tout cas si on veut financer je pense tous les sujets tous les supports comment les politiques non mais par rapport juste à ce point-là si un autre si on veut en débattre à nouveau c'est parce que l'Assemblée nationale n'a justement jamais voté sur ce texte il est là le problème et vous-même que vous soyez pour ou contre on peut pas accepter la manière dont le débat c'est dérouler moi je pense qu'une démocratie pour qu'elle fonctionne elle doit respecter des règles la première des règles que nous avons c'est de définir un budget de l'État ce budget nous le défendons en cours d'année et en particulier sur la fin de l'année qui définit les normes qui définit la capacité de l'État à faire face à des dépenses en fonction des recettes que qu'elle va percevoir c'est ça le sujet à partir de là dans l'année qui vient on va débattre d'un certain nombre de lois si un moment donné on apporte un élément qui est effectivement par la Constitution un article que l'on peut faire valoir que l'article 40 à savoir qu'on est plus en capacité de répondre financièrement à une opération qui consiste à nous demander une dépense supplémentaire trop importante de facto il y a un problème constitutionnel et la loi s'applique je crois qu'il faut qu'elle s'applique cette loi et quand elle a fait au fait de dire aujourd'hui on n'a pas pu aller au bout de cette loi aux dernières à l'Assemblée nationale dans quel chahut était l'Assemblée nationale combien d'amendements ont-ils apporté des amendements totalement stupides on en a eu aussi au Sénat qui nous ont été apportés par le groupe de Monsieur avec des amandes crétins et je te disposition quand on amène des amendements franchise à changer d'une journée à l'autre pour la remise des rapports avec 84 10 sous amendements qui disait en passe du 1er septembre 2 septembre puis après du 1er septembre 2 au 3 et cetera jusqu'au fin novembre je suis désolé c'est pas ça la démocratie la démocratie c'est de faire un débat de fond c'est pas de faire de l'obstruction ou d'aller dans des situations qui sont inadmissibles alors admettons un point final à cette affaire passons aux choses sérieuses revenons sur ce qui fait le débat et les réformes et arrêtons cet Essert de façon de faire de la politique qui nuisent à la démocratie c'est pas tout le débat sur les retraites on a eu un vrai débat sur le fond avec des arguments contre argument pour le coup justement et le problématique que pose ces constitutions cette constitution aussi de la 5e République nous on mange on est vraiment dans une crise démocratique majeure il y a d'autres parlements cet article 40 n'existe pas hein ça n'existe pas le Parlement devrait pouvoir aussi décider des dépenses et des recettes c'est tellement intégré que vous avez même des parlementaires qui défendent le fait de ne pas avoir de pouvoir moi je défends le fait qu'il faut que le Parlement ait beaucoup plus de pouvoir parce que mettre les mains entre la maximum de pouvoir le président de la République française est celui pratiquement dans les démocraties qui a le plus de pouvoir dans notre pays ça n'est pas équilibré ça n'est pas un bon régime il est défaillant et il est poussé à son extrême avec Emmanuel Macron justement qui qui est en train de pousser à son extrême tout ce qui est le plus nocif dans ces institutions qu'il faut plus que jamais changer justement et ça c'est la preuve une révision constitutionnelle aujourd'hui on est d'accord bon on passe à un autre thème alors de cette séance de questions au gouvernement pour on va rejoindre Quentin dans l'hémicycle du Sénat parce qu'il y a un thème qui a balayé quasiment tous les autres lors de cette séance c'est la question du logement avec des critiques adressées par les centristes les LR les communistes ou encore les socialistes en cause cette grande déception après la présentation du plan logement lundi soir par la première ministre en clôture du Conseil national de la refondation et de son volet sur le logement un LR a même parlé et le fait que l'exécutifs avaient réussi un exploit et un oxymore avec un plan de relance qui fait des économies écoutez aussi la colère de la sénatrice centriste Valérie Letard le CNR devait constituer un tournant ambitieux pour notre politique du logement face à une crise sans précédent pourtant ce CNR a tout d'un rendez-vous manqué les acteurs du logement sont unanimes le compte n'y est pas pire leur est à la désillusion et votre déni ne change pas le résultat la politique du logement ne semble manifestement destinée qu'à être une variable d'ajustement budgétaire avec quatre questions sur cette crise du logement se planque qui n'est pas la hauteur sur le dessinateur et en face sur le banc des ministres Tam on a vu deux ministres se relayaient au fil de la séance entre le ministre délégué en charge du logement et son collègue Christophe Béchu à la cohésion des territoires Olivier Klein et qui a lieu par exemple maintenu que le CNR était bien un succès et on a senti que cette phrase avait beaucoup fait réagir beaucoup des plus dans les rangs des sénateurs mais donc son collègue Christophe Béchu à lui adopté une autre stratégie de défense écoute un extrait de sa réponse je vais donc préciser ce qu'a été le début de la conclusion de la première ministre ça a été d'expliquer et Olivier on a fait juste avant elle que ce CNR c'était pas la fin de l'histoire mais que c'était un point d'étape qui permettait à la fois de tenir compte de ce qu'avait été une concertation et de regarder sur ce qui arrivait devant la première ministre a donné un rendez-vous à la fin du mois de juin à l'ensemble des ministres qui sont concernés à la Caisse des dépôts et consignations pour aller plus loin sur un certain de sujet voilà donc c'était peut-être pas la conclusion en fait un Tamin ce discours dès lundi soir face effectivement la désillusion des acteurs du secteur on voit que l'exécutif tempèrent et renvoie vers de nouvelles annonces oui merci merci beaucoup Quentin effectivement car il faut le dire effectivement Erin la première ministre pas de vision stratégique des mesures est un coup de grâce portée à la maison individuelle rien pour relancer la construction de logements sociaux il y en a eu de tout les côtés Christine lavard le contenait pas bah c'est surtout qu'il y avait des attentes parce que normalement les conclusions de ce CNR logement elle devait être dévoilées le 9 mai si je me trompe pas donc en fait finalement on est quasiment un mois plus tard à la hauteur décalage avait été justifié par le fait que les mesures n'étaient pas assez ambitieuses et qu'il fallait les renforcer et là quand même force est de constater qu'en fait c'est déniche et des petits sujets renforcés le bail solidaire renforcer le prêt à taux zéro mais c'est pas ça qui va relancer la filière logement et surtout des gros Congrès le Congrès des bailleurs sociaux le Congrès des la Fédération des promoteurs immobiliers se tenaient en fin de semaine dernière et les messages qu'on a entendu dans les différentes tables rondes sont vraiment des messages d'alerte en fait sur le fait que la filière aujourd'hui est en grave difficulté mais pour des raisons de nature très diverses et là en grande difficulté parce qu'il y a plus de délivrance de permis de construire donc c'est à la fois du haut-anne c'est à la fois dû au fait que les mères n'ont plus spécialisation les mères n'ont plus aucune incitation à accueillir de nouveaux habitants il y a plus de liens entre l'habitant et la ville depuis qu'on a supprimé la taxe d'habitation et je pourrais égrainer comme ça tout un tas d'autres raisons qui font que aujourd'hui le secteur du logement est en berne si on ajoute la pénurie le renchérissement du coût du travail voilà on est vraiment confronté à un choc très important et qui se fait au détriment des personnes qui cherchent à entrer sur ce marché et notamment les primo-accédants et aujourd'hui aussi le mal logement touche plus de 4,1 millions de personnes Olivier Klein a reconnu une bombe sociale c'est réponses sont-elles à la hauteur aujourd'hui d'abord je crois que comme la rappeler à l'instant Christine Lagarde il y a un certain boulevard il y a un certain nombre de situations qu'il faut rappeler et qui font que la crise est profondé sur le plan sociétal on peut rajouter aussi le phénomène des familles monoparentales en 2000 il y avait à peu près 15% de famille monobardable aujourd'hui on a dépassé des 25% c'est-à-dire que le besoin de logement bien il s'est énormément amplifié du fait de cette société où il faudrait peut-être créer davantage d'agences mais matrimoniale c'est une on est on est dans le sourire là mais c'est une réalité donc il y a un besoin et face à ce besoin là et bien on a dans nos communes la contrainte ou dans les agglomérations de faire ce qu'on appelle un Plan Local de l'Habitat et lorsqu'on veut faire ce plan local de l'habitat on se rend compte que c'est loin d'être simple parce que ça a été rappelé on a on a l'intention d'éviter l'étalement urbain donc on commence à mettre des règles pour faire en sorte que un certain nombre de points qui étaient des points constructifs ne le deviennent plus donc on a en face de facto puisqu'on réduit les possibilités à construire des augmentations sur la valeur des prix des terrains donc les prix augmentent mais en face on a une situation inflationniste qui fait que les prix que les taux augmentent également donc pour les prix moi acquéreurs c'est très compliqué de se lancer sur la construction et bien un ensemble d'éléments qu'il faut remettre à plat pour donner un petit peu de alors le gouvernement le gouvernement a pris un certain nombre de mesures d'abord le toit les prêtres au zéro il a pris et ça a été annoncé par le ministre sur plusieurs plusieurs choix qu'ils ont qu'ils ont effectués qui devraient permettre de relancer mais je pense que le gouvernement ne peut pas tout faire et je pense que c'est pas que le gouvernement je veux dire c'est l'ensemble des acteurs qui doivent essayer de trouver bien les solutions à un multitude de ce de situations qui ne font que s'empiler et qui rendent les choses extrêmement compliquées je le redis il y a 4, une personne en France touchée par le mal logement la location qui est grippée une toute une crise du du secteur avec une construction neuve aussi en chute libre voilà on la voit c'est une crise du logement un peu multiforme et multifactorielle oui tout à fait et justement ça ne répond pas à ça parce que comme vous l'avez bien dit il y a quatre plus de 4 millions de personnes sont mal logées mais il y a un manque de 3 millions de logements il y a à peu près 2 millions 400 000 Français français qui sont en attente d'un logement social et vous avez 3030000 personnes qui sont sans domicile fixe donc ça vous donne déjà l'ampleur du sujet pour nos compatriotes et le CNR c'était 700 propositions la première ministre c'est 14 14 ou 16 ça vous montre l'ampleur effectivement de la déception c'était comme le conseil sur l'environnement qui avait des bouchées sur pratiquement rien à chaque fois il y a des grands et ça ça crée beaucoup de désillusions ça peut être intéressant de consulter les citoyens mais si c'est pour que derrière il y a rien ça ça crée encore plus de déception chez les gens si on les consulte c'est juste pour de l'artifice communication relationnel ça ne fonctionne pas les enjeux sont massifs parce que quand je vous dis il y a trois millions il manque 3 millions de logements faut savoir qu'en parallèle il y a 3 millions de logements vacants mais bien évidemment c'est pas dans les mêmes zones la plupart du temps c'est dans c'est dans la diagonale du vide c'est en ruralité d'où l'importance également pour des raisons climatiques et environnementales de déconcentrer aussi de beaucoup plus décentralisé qu'on ne qu'il y ait plus d'étalement urbain autour des grandes villes justement puisque et puis si on veut des concentrer qu'est-ce qu'il faut également dans la ruralité il faut du service public parce qu'il y a de moins en moins de services publics il y a moins en moins d'écoles il y a moins en moins de postes donc c'est une vision d'ensemble c'est une politique globale là c'est de la politique à la petite semaine toi à taux zéro c'est pas une vision d'ensemble par rapport à tous les enjeux
Bruno Retailleau