Eurosatory : Gabriel Attal plaide pour la construction d’un Dôme de fer en Europe
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La France a la chance d'avoir un écosystème extraordinairement riche en matière d'industrie de de défense. Sur ce sujet et sur les questions de défense, vous savez, on a souvent l'occasion de le dire. C'était encore l'occasion au moment de la présentation de la loi de programmation militaire.
En 4 ans, tout a changé. Il y a 4 ans, évidemment l'intelligence artificielle était encore pas balbuciante mais assez prémise. Il y a 4 ans, la guerre en Ukraine avait démarré mais personne n'imaginait ou beaucoup n'imaginaient pas qu'elle durait aussi longtemps.
Il y a 4 ans les choses étaient déjà compliquées avec les États-Unis mais une telle hostilité telle que celle qu'on connaît aujourd'hui n'était pas évidemment le cas à l'époque. Ça nous impose évidemment de nous adapter et de nous fixer un certain nombre de priorités. C'est ce que je suis venu affirmer ici à ce salon Eurosatori.
La première, c'est évidemment notre indépendance, notre souveraineté. Même si la France a la chance d'avoir une base industrielle de défense extrêmement riche, extrêmement innovante, extrêmement performante, on continue à nous équiper aussi à l'étranger. Je crois que c'est entre 8 et 10 % de nos équipements qui viennent dans dehors de l'Europe.
Et donc évidemment, on doit continuer à renforcer notre souveraineté, notre indépendance, désaméricaniser notre défense. Et à ce titre-là, l'annonce qui a été faite hier sur le nouveau contrat de missile longue portée qui a été confié à MbA et Safran à la place d'un Américain est évidemment une bonne nouvelle. Le deuxième objectif, c'est l'anticipation, chercher à être toujours à la pointe de l'innovation.
On a aujourd'hui une démonstration des nouveaux théâtres de guerre notamment en Ukraine. C'est très important que notre ministère des armées, nos armées, nos industriels puissent rester à la pointe de l'innovation. C'est pour ça que je proposerai qu'après l'élection de 2027, il puisse y avoir une revue des programmes pour identifier programme par programme quels sont les délais, quels sont les coûts, quelles sont les marges encore d'innovation que nous pouvons mobiliser.
De la même manière, je proposerais qu'un nouveau livre blanc livre blanc pardon soit lancé. Le dernier c'était en 2013. Il y a eu des revues nationales stratégiques depuis, mais je pense qu'on ait un moment qui justifie qu'on puisse avoir la rédaction d'un nouveau livre blanc en matière de défense et ça fera partie des propositions que je porterai dans cette élection présidentielle.
Le troisème enjeu, c'est évidemment de poursuivre et de renforcer les grands projets et notamment les grands projets de coopération en Europe. Je suis accompagné du président de la Commission des affaires européennes. Je suis très attaché à l'Europe et à l'heure où il est de bon temps de critiquer l'Europe et parfois de donner le sentiment avec une forme de fatalité qu'il est pas possible de porter des projets en européens, on a vu la démonstration inverse sur un certain nombre de projets. le drone neuron avec la Suède, le missile scalp avec le Royaume-Uni ou un certain nombre de projets qui ont été portés par exemple avec les Italiens.
Faut poursuivre, il faut continuer à développer ces projets même si c'est difficile, même si certains sont abandonnés ce qui constitue un gâchi, mais en tout cas, il faut continuer à à porter cette dynamique. Et enfin, le dernier point, c'est évidemment la protection, le bouclier, la construction d'un dô de fer ou d'un équivalent de dome de fer en Europe qui doit être un vrai projet porté en Europe. quand on voit les menaces qui existent avec la Russie aujourd'hui qui ne veut pas s'arrêter à l'Ukraine et qu'ici si elle s'empare de l'Ukraine continuera sa route vers des pays de l'Union européenne et puis le bouclier que la France peut apporter et en ça je suis totalement en ligne avec le discours du président de la République de l'île Longue le bouclier que la France peut apporter en matière nucléaire pour l'ensemble du continent européen à la place du parapluie américain.
Donc voilà les grandes orientations que je suis venu exprimer ici auprès de nos industriels. Évidemment, j'aurais l'occasion de m'exprimer à nouveau sur ces questions de défense dans les mois à venir, mais vous l'aurez compris, l'enjeu c'est notre indépendance, l'anticipation, la capacité à porter de grands projets et l'Europe.
Gabriel Attal