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Podcast / conversationJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 20 juin 2024 116 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleRetraitesOutre-mer

#AlloMelenchon sur le programme du Nouveau Front Populaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 62 %Attaque 28 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Les membres du nouveau Front populaire ont écrit le contrat de législature comme un programme de rupture. Est-ce bonne appellation pour vous et qu'est-ce qui justifie ce qualificatif ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour toi en tant qu'économiste, le programme tel que tu l'as vu, il est crédible ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que augmenter le SMIC à 1600 € ça va faire augmenter le chômage ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    Combien coûte le programme du Nouveau Front Populaire ?

  • 1:00:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce programme peut relancer la machine économique ?

  • 1:15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que taxer les riches va faire fuir les investissements ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « On a comme ça, on s'est aperçu que à échelle du monde la durée de possession d'une action c'était 2 secondes. Alors il y a il y a quelques années c'était 6 mois et avant c'était 6 ans hein pour dire le temps c'est accéléré. »
  • 20:00Jean-Luc MélenchonFait
    « La fin, il y a plus de salaire. Bon, c'est évidemment exagéré et caricatural, mais c'est quand même pour qu'on réfléchisse à la logique qui consiste à dire comme c'est payé moins là-bas, donc il faut faire pareil. »
  • 25:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Pour la sidérurgie, c'est 3 % du personnel qui est payé au SMIC. Pour la chimie, c'est 5 %, c'est-à-dire peu de monde. »
  • 55:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 26 milliards, c'est pas rien comme chiffre. Avec ça, on paye je sais plus quoi, enfin deux ou trois trucs qu'il y a dans le programme. »
  • 1:05:00Éric BertFait
    « L'élément central en économie c'est la confiance. S'il y a pas de confiance, on ne fait rien. »
  • 1:20:00Éric BertFait
    « Tous les gouvernements de droite crient au loup à propos de la dette. Mais si on regarde sur un temps long, c'est quasiment toujours sous les gouvernements de droite où la dette se creuse le plus. »
  • 0:45Locuteur 2Fait
    « la baisse de l'assurance chômage oblige les personnes qui sont prises au piège à accepter le moindre boulot mal payé. »
  • 4:00Locuteur 2Chiffre
    « la durée de vie moyenne de la dette française c'est 8 ans. »
  • 7:00Locuteur 2Fait
    « la dette Covid où elle est dans des titres de dettes à la banque centrale européenne. »
  • 14:00Locuteur 2Fait
    « la Constitution de notre pays prévoit que c'est le président de la République qui négocie et signe les traités. »
  • 19:00Locuteur 2Chiffre
    « 90 % du commerce mondial se fait par la mer. »
  • 21:00Locuteur 2Fait
    « la liberté du genre n'est pas une question folklorique à la marge. »
  • 0:15MélenchonPromesse
    « on pourrait parfaitement imaginer une loi d'exception avec une institution qui décide que il y aura de l'eau dans un mois ou dans 2 mois »
  • 0:30MélenchonFait
    « pourquoi est-ce que les produits qu'on vend dans les outremers sont plus sucrés que ceux qu'on vend ici ? »
  • 3:00MélenchonFait
    « Moi-même, je dois être un des rares dirigeants politiques qui a visité à peu près tous les territoires d'outre mer »
  • 4:30MélenchonFait
    « Il y a un imbécile de ministre qui avait dit "Ah non, non, mais c'est très bien, il y a des sargas partout" »
  • 5:30MélenchonChiffre
    « Il devrait penser à me donner des sous pour la fondation hein. Il c'est à Ponte à Mousson là »
  • 6:30MélenchonPromesse
    « j'ai besoin de beaucoup de tuyaux pour rétablir la flotte en Guadeloupe et à Mayotte »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour tout le monde et bienvenue dans ce numéro d'Allo d'Allo Mélenchon. Nous sommes le 20 juin 2024 et nous sommes à 10 jours du premier tour des législatives. Et avant toute chose, je rappelle les dates ici.

Le premier tour est le 30 juin, le 2 et le 7 juillet. Pensez à faire vos procurations sur la plateforme actionpopulaire.fr.

La plateforme est 100 % sécurisée, donc pas d'inquiétude. Continuez à donner et à prendre vos procurations pour faire gagner le nouveau Front populaire. Ce soir, nous sommes avec Éric Bert, maître de conférence en économie à l'université de Bordeaux.

Salut Éric. Bonjour. Antoine Papousè aussi responsable de l'école de formation de l'Institut Boessie.

Bonjour et bien sûr Jean-Luc Mélenchon fondateur de la France insoumise. Bonsoir Jean-Luc. Bonsoir.

Je regarder de quel côté là. D'accord. Camas sont là.

OK. Puis vous je vous regarde. Alors alors on fait ce numéro d' d'Al Mélenchon pour répondre à toutes vos questions.

Vous connaissez le principe. Vous pouvez commencer dès maintenant à poser vos questions sur le chat et on les fera remonter en direct pour que tout le monde ici puisse y répondre. Les membres du Mais avant de ça, moi je j'ai une question avant de commencer pour Jean-Luc.

Les membres du nouveau Front populaire ont écrit le contrat de législature comme un programme de de rupture. Est-ce bonne appellation pour vous et qu'est-ce qui justifie ce qualificatif ? Bah de toute façon, comme tout a été quand même mis au point dans la précipitation, euh on n'a pas eu le temps de repeigner le vocabulaire, de trouver les formules.

Bon euh le mot rupture dans les les discussions à gauche, ça ça permet de en quelque sorte mettre en scène les deux lignes euh qu'on a vu à gauche pendant des années avant que ne naisse la France insoumise, la ligne dominante, c'était la ligne d'accompagnement du capitalisme et de ses normes. Le mot accompagnement, faut pas le prendre mal, c'est pas injurieux. C'est en gros la formule c'est si le système capitaliste est dynamique, alors on pourra prendre des avantages qui vont ruisseler sur les travailleurs.

Bon voilà, c'est la vieille logique euh social-démocrate qui a fonctionné au 20e siècle. Pourquoi ? parce que patron et ouvrier se trouvaient dans le même pays.

Donc il y avait un rapport de force qui se négociait sur place et on se partage quoi ? La richesse produite. D'accord.

Donc ça a marché pendant le 20e siècle de manière assez remarquable. Mais déjà, on a commencé à se dire il y a quelque chose qui tourne plus rond, ça se passe pas comme prévu. C'est-à-dire quand le capitalisme est en forme, en superforme, les profits qui se sont accumulés, normalement il devrait on devrait les retrouver dans l'économie sous la forme de d'investissement pour acheter des machines pour et ben non.

Et il y a quand on fait les additions, les soustractions, on vous a donné par exemple 10 milliards. Ah ben tiens, on en retrouve que un ou deux dans l'économie. réel, où est passé la différence ? qu'entre-temps, le capitalisme s'est modifié, a changé et il a créé à partir de des années 70 et des États-Unis d'Amérique une énorme bulle financière dans laquelle par le mécanisme d'achat et de vente des actions, c'est qui est purement spéculatif, hein, qui est qui est purement de la combine, se font des taux de profit fantastiques.

Moi, je suis tranquillou chez moi avec mon petit ordinateur. J'ai mis mes sous dans un fond de pension et le fond de pension, lui, du matin au soir, il il achète et il vend. Et là-dedans, ce font des taux de profit extraordinaires qu'on ne retrouve pas dans la production réelle. tu peux gagner du 18 19 20 % dans des opérations comme ça.

Mais évidemment ça se fait dans des conditions incroyable. On a comme ça, on s'est aperçu que à échelle du monde la durée de possession d'une action c'était 2 secondes. Alors il y a il y a quelques années c'était 6 mois et avant c'était 6 ans hein pour dire le temps c'est accéléré.

Alors tout ça a plus rien à voir avec ce qu'on appelle l'économie réelle mais ça aussi c'est de l'économie. Mais quand on dit l'économie réelle, bon bah c'est le plancher des vaches quoi. L'argent arrive, on met une machine, tu produis un truc, tu vas le vendre.

Une fois que tu l'as vendu, bah tu prends avec ce qui reste, tu le tu le répartis entre l'investissement, les matières premières à acheter, l'électricité, les salaires évidemment. Et c'est là que se joue tout le capitalisme. C'est la part qui revient au salaires et la part qui revient aux dividendes aux actionnaires.

Donc ce capitalisme d'accompagne, cette ce cette politique d'accompagnement du capitalisme, elle a évidemment échoué. Alors par quelques bouts que vous le preniez, ça a échoué. euh le bout social-démocrate euh ça a on peut pas trop mal fonctionner avec euh Lionel Jospin parce que tous les comptes sociaux ont été étaient rendus en ver et puis après bon pouf c'était plus possible quoi.

Ça s'est effondré et ça a donné la période de Hollande, ça a donné la période SarkoZi enfin toutes ces périodes-là. Alors, c'est des gens de gauche et de droite, hein, mais ils pratiquent la même politique les uns en espérant donner des sous aux travailleurs parce qu'ils font pas souvent et les autres en disant bah on donne tout pour que ça monte là-haut et puis de là-haut ils vont utiliser le capital correctement. Total de l'opération 3000 milliards de dettes.

Pourquoi ? Excusez-moi, je suis un peu j'explique pourquoi 3000 milliards de dettes. Ben parce que pour que le capitalisme ça marche bien et tout.

Donc, on enlève des impôts sur euh euh le capital, on enlève des impôts sur les sociétés, on narrête pas d'enlever des impôts. Donc on diminue les recette. Ah mince, on a diminué les recettes mais les dépenses mécaniquement elles sont toujours là où même elles progressent.

Ah, que faire ? Que faire ? Alors, très bien, on fait deux choses puisqu'il y a un déficit.

S'il y a moins de recettes et toujours les mêmes dépenses ou des dépenses supéant, alors il y a un déficit, qu'est-ce qu'on fait ? On emprunte. Article 1.

Article 2, on coupe des dépenses publiques. Alors ça vous donne d'un côté 3000 milliards de dettes, bilan de sous très intelligent et de l'autre côté des dizaines alors de maternité, d'écoles de tout ça qui sont fermées d'une année sur l'autre et chaque année vous avez les mêmes faces de pierre qui viennent vous regarder vous dire "Notre système est très généreux, il est trop généreux, il faut faire des économies et tout." C'est toujours les mêmes qui font des économies.

Voilà pourquoi est venu le mot rupture. Et il y a donc une ligne politique que j'ai incarné avec d'autres qui est de dire on arrête avec ce truc parce que ça ne marchera jamais. Donc c'est pas la peine d'espérer que un jour ou l'autre vous ayez transformé tout le capitalisme pour que on revienne à quoi ?

Au capitalisme du 20e siècle. Et c'est tout simplement impossible. Donc il faut avoir une autre méthode.

Et l'autre méthode elle non plus elle sort pas du néant, on l'a pris dans la vie. Et ben c'est on donne des sous à monsieur Papou qui a une paye déjà confortable mais qu'elle soit pas aussi confortable que ce qu'on croit. Si je lui donne 100 € il les dépense tout de suite parce que il faut bien qu'il finisse le mois et tous les gens qui sont dans le rouge avant la fin du mois, ils dépensent ce qu'on leur donne.

C'est normal pour manger, pour payer les factures qu'on peut pas laisser traîner et cetera. Donc quand on donne des sous au grand nombre, il le dépense. Et quand il le dépense, ça fait redémarrer l'activité.

Donc il y a cette politique, c'est la politique de rupture parce que quand on dit ça, ils se produisent ce que vous voyez dans toute la presse. Quelle horreur ! En plus sont pas gênés hein, c'est la ruine.

Mais enfin la ruine c'est eux. C'est eux qui nous ont ruiné. Ils viennent de nous faire la leçon.

Donc ils sont à chaque fois horrifiés. Vous avez des et puis alors en plus ils ont zéro imagination. Des fois il reprennent des vieux papiers d'avant.

Par exemple, il nous reproche aller faire 100 milliards de dépenses de plus. Ah pauvre chéri 100 milliards de plus. Il disait la même chose à la précédente campagne.

Ils se sont trompés de chiffres. Bon et c'est tout le temps le truc la gauche et la ruine. Voilà.

Alors moi, j'ai résumé ça pour dire pourquoi la ligne de rupture, c'est ça que ça veut dire. Mais bon, ça veut rien dire d'autre que ça. C'est de la rupture par rapport à un modèle économique.

Moi, j'ai résumé à ma manière un peu un peu comme ça, hein, mais le professeur qui me l'a appris, il est là en face de moi. Donc peut-être que je vais avoir une bonne note à la fin de l'émission. Ça part pas mal. [rires] Bah puisqu'on rentre direct dans l'économie, on va y aller alors direct.

Donc Éric comme Jolie l'a dit tout à l'heure, tu es professeur d'économie à l'université de Bordeaux, tu coanimes aussi le département d'économie l'Institut Labo. Ici comme l'a évoqué Jean-Luc à l'instant, il y a une grosse campagne de presse, la presse de l'officialité en ce moment sur le programme des nouveaux Fronts populaires qui amènerait la ruine et cetera. Donc la première question que j'ai envie de te poser, c'est est-ce que pour toi en tant qu'économiste, le programme quel tel que tu l'as vu, il est crédible ?

Et puis j'ai vu passer dans le chat une question de Gros Cola euh qui demandait et peut-être Jean-Luc voudra dire un mot là-dessus aussi, est-ce que augmenter le SMIC à 1600 € ça va faire augmenter le chômage ? C'est une question qu'on [grognement] pose beaucoup à la télé aussi ça. Ouais.

Ouais. Bon ben de de deux choses. Donc déjà euh sur l'idée de est-ce que le programme il est euh il est cohérent, il est euh euh c'est un programme de rupture et il va il va pas nous emmener à la ruine.

Pas du tout. En revanche, pourquoi il est très largement attaqué ? précisément, il revient sur la logique sur la logique qui est celle du néolibéralisme depuis une trentaine d'années et comme la l'a déjà dit Jean-Luc, en fait, il y a il y a il y a deux grandes façons d'attaquer la politique pour maintenir un budget pas trop déficitaire ou pour être pour réduire le le la dette ou le poids de la dette et cetera.

Bon, le programme là, tel qu'il est fait, c'est pas un programme qui est fait pour dépenser sans compter. face à des dépenses. L'idée c'est de partir des besoins.

On sait qu'il y a une urgence sociale et écologique. Donc dès qu'on arrive au pouvoir si les électeurs font ce choix début juillet, on prend des mesures d'urgence sociale parce que il y a une urgence sociale, je le vois vers l'université, le nombre d'étudiants qui font la queue aux banques alimentaires. Bon, les gens qui n'ont pas les moyens de de finir leur fin de mois. enfin bon, une précarité, une une insécurité euh sociale.

Bon, donc ça, mais ça ça veut dire essayer de réinstaurer un peu de confiance dans dans la société, dans dans l'économie. Et l'idée c'est de dire bon ben l'objectif c'est ça et qu'est-ce qu'on met en face comme recette pour financer ça ? Et donc c'est cette logique là qui fait peur au à la presse dominante, à tous les partis au macronistes, à tous les partis de droite, voire même à l'extrême droite c'est de c'est de dire "Bon, vous allez taxer." Oui, mais on va taxer pas tout le monde. ont taxé ceux qui ont les moyens de contribuer plus et qui justement ces dernières années ou décennies ont fait plutôt œuvre de ségrégation pour éviter de payer de payer leur ce que proposent les Macronist enfin ce qu'on fait les Macronis que proposent et ce qu'il proposent encore c'est toujours la même chose c'est de réduire les les recettes de l'État et donc comme ça creusé déficit dire ben on est obligé de taper dans les dépenses Évidemment, dans quelle dépense ?

Dans les dépenses sociales. Et ça c'est la logique intrinsèque au néolibéralisme parce que ça veut dire si on baisse les si on baisse les recettes et on baisse les dépenses, on réduit la taille du budget de l'État. Donc on réduit la capacité d'avoir une action collective en faveur des services publics et cetera.

Et ça c'est leur logique parce que leur logique c'est tout marchandiser. Tout doit devenir une marchandise et qui se règle avec des offres et des demandes et un prix. Voilà.

Donc c'est contre ça qu'on s'oppose. C'est enfin c'est contre ça voilà qu' effectivement qu'on s'oppose. Et donc c'est c'est ça qui qui fait vraiment peur.

Toute proportion gardée. On a l'impression de de revivre un peu les débats qu'il y avait eu au moment de la crise grecque en 2015 où c'est exactement ça. D'un côté, un gouvernement élu qui disait "La population a suffisamment souffert.

Il faut il faut satisfaire un certain nombre de besoins essentiels et donc dépenser. Mais on va financer ça en mettant à contribution. une fiscalité plus progressive, donc les les pour nous les 14 tranches d'impôts sur le revenu, taxer les les plus les dividendes, les super profits et réinstaurer l'ISF et cetera alors qu'en face c'est toujours moins moins moins.

Donc moins de services publics et donc plus pour le capital pour le capital privé. Et du coup, il y avait cette question de gros cola dans le chat qui demandait peut-être l'a-til entendu à la télé si augmentait le SMIC à 1600 € ça allait pas faire augmenter le chômage ? Un truc qu'on on entend beaucoup.

Donc je pense qu'il se pose la question sûrement sincèrement. Euh oui mais c'est c'est bien que la question soit posée parce que précisément ça permet de répondre mais je voudrais quand même dire d'abord que j'ai aucune illusion pour expliquer 100 fois. Euh les mêmes journalistes recommenceront 100 fois comme s'ils n'avaient pas entendu la réponse, hein, pendant tous le même air inspiré.

Est-ce que c'est raisonnable d'augmenter d'un seul coup le SMIC ? Alors bon, j'ai déjà dit, on peut se marrer. Si on on augmente le SMIC, ça va être de 15 %.

Alors c'est vrai, c'est des sous pour une entreprise. Je vais répondre mais le capital lui, ça l'a pas ça. Si on avait si on augmentait le SMIC comme les revenus des dividendes, le SMIC il sera à 5000 € par mois là.

D'accord. Eux quand ils font la fête, pas de problème. Quand c'est le grand nombre, alors là, ça c'est insupportable.

Bon, alors pourquoi ça créerait du chômage ? Bah on réfléchit parce que personne n'explique jamais, hein. Alors pourquoi ça crée du chômage ?

Bah non, c'est pas le sujet, ça va créer du sommage. Bon, donc vous avez un une confiture de plateau de télé qui est là avec et qui et qui vous dit ça comme ça sans rien démontrer. Bon, alors on va essayer de trouver les arguments pour eux.

Alors ça va augmenter le chômage parce que des fois ils le disent, ça va augmenter le prix du travail, donc ça va augmenter le prix de l'objet qui va être vendu et donc ça va donner un avantage à la concurrence qui elle paye les travailleurs moins. Alors commençons par dire ça. Si on prend comme repère l'endroit où on paye moins les travailleurs, à la fin les travailleurs du monde entier devront se contenter d'une biscotte beurrée comme salaire hein.

Parce que tu baisses donc l'autre baisse donc l'autre baisse. et cetera. La fin, il y a plus de salaire.

Bon, c'est évidemment exagéré et caricatural, mais c'est quand même pour qu'on réfléchisse à la logique qui consiste à dire comme c'est payé moins là-bas, donc il faut faire pareil. Mais deuxièmement, quel quels sont les les produits qui pourraient être atteints par cette hausse de salaire ? Bah, les [raclement de gorge] produits qui sont exposés à la concurrence, OK ?

Pas les autres. Et ça c'est très peu de monde dans les produits exposés à la concurrence. Pour la sidérurgie, c'est 3 % du personnel qui est payé au SMIC.

Pour la chimie, c'est 5 %, c'est-à-dire peu de monde. Par contre, alors ils sont où les SMARS qui font tellement peur qu'on va délocaliser ? Ils sont dans la restauration.

Donc, on est d'accord, les restaurants vont fermer en France et ouvrir à Shangï et vous irez là-bas au restaurant. Euh c'est le personnel d'aide ou le personnel de service. Donc on va fermer toutes les les maisons pour les les personnes âgées médicaliser et tout ça et on va aller les installer.

Enfin tout ça est pas sérieux. C'est pas sérieux. Ça veut dire une chose c'est que le l'augmentation du SMIC ne disqualifie pas les produits l'échange international.

Alors, d'autant plus que 80 % de ce qui est consommé par les gens ordinaires, hein, ce sont des productions qui viennent de France. Alors, bien sûr, elles contiennent des parties qui viennent d'ailleurs, mais en attendant, le résultat final, c'est ça. Voilà.

Alors, tout ça, ça veut dire que dire que ça va supprimer les emplois, c'est un bobard. Par contre, ce qui est sérieux, c'est dire "Mais comment va faire le petit patron de la petite entreprise ?" Ça c'est une question qui vient souvent et qu'on nous remet.

C'est toujours pareil hein. C'est comme pour l'héritage. Et la petite maison, monsieur Mélenchon, vous allez nous prendre notre petite maison.

Il est marqué qu'il y a un héritage maximum. Bon et ben là c'est pareil. La petite maison, je vous répondrai un autre coup mais là je je viens sur le le quoi ?

Le les petites entreprises. Bon c'est bien, tu suis ? Oui. [rires] Bon le patron, bon il va dire bon écoutez monsieur Mélenchon, voilà, je vous fais le total.

Alors là, il y a les salaires là. Bon, vous augmentez ça et moi comment je fais ? Bah comment vous faites ?

Je vais vous dire vous avez deux moyens de compenser la hausse du SMIC. Primo, c'est si vous remplissez le carnet de commande, ce qui est pas toujours le cas. Vous allez travailler davantage.

Mais pourquoi ? Ben parce que les gens dont on a augmenté les salaires, bah ils vont venir pour consommer quelque chose. Tous ceux qui avaient arrêté d'acheter ceci ou cela, ils se remettent à l'acheter.

Alors dans la petite entreprise, Caramba, faut se dépêcher de produire davantage pour pouvoir répondre à la clientèle. Et deuxième chose, nous on est passé par là entre-temps, on a bloqué les prix, prix de l'essence, prix d'électricité. Par conséquent, la la différence dans la petite entreprise, elle est compensée par l'augmentation du carnet de commande et la baisse ou la fixité de certains produits comme l'essence ou le ou le ou l'électricité.

J'aime mieux vous dire que s'il y a un boulanger qui m'entend là, euh clair, il vote à les filles juste derrière hein, parce que il va comprendre que à part nous, il y a personne pour lui baisser la note d'électricité comme nous on va le faire parce que évidemment elle va baisser. Alors voilà la réponse que moi je j'apporte au au aux questions classiques, enfin pas question aux arguments classique de la gauche et la ruine notamment parce qu'on augmente les travailleurs. Je vais vous dire encore une chose parce qu'il commence à me chauffer un peu là avec leurs affaires.

Franchement dès qu'il est question du moins de petit mieux pour les gens ah non c'est trop hein. Bon mais le prix du malheur puisqu'il nous reproche le prix du bonheur le prix du malheur il le calcule quand ? Je vous donne un exemple.

Vous êtes mal payé. Vous achetez donc tout le temps ce qu'il y a de moins cher, notamment pour la nourriture. Résultat, on le connaît.

On le connaît. Le résultat c'est une épidémie de diabète. Le résultat c'est une épidémie d'obésité.

L'obésité, c'est pas parce que les gens mangent trop, c'est que ce qui mangent est pas bon pour eux. Donc ça c'est un prix. Qui le paye à la fin ?

On est tous à la sécu. Donc c'est la sécu. Si on combat les causes du malheur, on réduit le prix du malheur.

Et si on réduit le prix du malheur, on augmente les moyens du bonheur. C'est tout ça, c'est avec des mots simples, mais voilà les vérités autour duquelles est construit le programme économique à présent dont l'esprit a été présenté par Éric tout à l'heure. J'ai une question absolument cruciale ce soir, c'est Pulomie 87 qui la pose, qui se demande si ce costume bleu Jean-Luc, c'est la première fois que tu le portes parce que ça lui plaît beaucoup. [rires] D'abord, c'est pas un costume, c'est juste la veste et puis euh Non, c'est pas la première fois que je le porte, mais c'est devenu banal alors je le mets pas trop souvent.

OK. [rires] Mais il est ça ça brille bien, hein. C'est apparemment ça passe bien à l'écran et on est on a dépassé les 6000 là de gens qui regardent.

Donc ça fait un génie qui nous écoute. Euh du coup bah comme on est rentré dans le sujet, c'est le la grande question du moment aussi, c'est le combien ça coûte euh tout ce programme euh [raclement de gorge][grognement] programme que propose le Nouveau Front Populaire. Les Macronistes ont avancé des chiffres.

Jean-Luc rappelé les chiffres avancés par les échos aussi qu'on a qu'on a largement démonté. Mais est-ce qu'on a des éléments de réponse sur le combien ça coûte ? Il y a il y a un groupe de travail sur le chiffrage, mais est-ce qu'on peut apporter déjà quelques éléments ?

À moins que tu poses la question. Oui. Oui.

Alors, d'abord je commence à dire à ceux qui nous écoutent puis qu'il faut un peu qu'il soit dans la confidence. D'abord, on a négocié le programme. J'aime mieux vous dire que ça a pas été facile, mais bon, on a fini par s'entendre.

Il y a un programme. Moi, j'ai trois campagnes présidentielles dans les bottes. Donc, les programmes où on sait pas comment on va faire, ça m'intéresse pas.

Euh moi ce que je veux c'est que chaque fois qu'il y a une mesure, il y a le chiffre en face. On fait le total combien ça coûte et après et ben combien ça coûte, on va chercher les sous pour que le payer. La question c'est jamais combien ça coûte.

La question c'est qui paye. Voilà, c'est ça la bonne question. Donc jusqu'à alors pour vous donner une idée de ce que je suis en train de vous expliquer, nous on va alors moi je donne mes chiffres parce qu'il continue en ce moment ça continue à discuter pour les chiffres. euh bon je veux faire aucun commentaire sur les normes de la discussion.

C'est donc pas fini, mais on a déjà eu une une interview qui est intéressante d'une dirigeante socialiste qui a présenté son propre chiffrage. Bon si moi j'avais fait ça, on m'aurait dit c'est de l'hégémonie, n'écoute personne. Voilà.

Non, c'est bien. On m'a dit mais surtout hein, ne dites rien, pardon, je dis ce que je veux. Surtout quand on a commencé à à parler.

Alors, je verrai ce que ce qui sera dit demain dans la conférence de presse et je m'y plierai, hein. Je je respecterai l'accord. Vous savez, on a déjà payé 100 circonscription pour obtenir la signature des socialistes.

Alors, on peut encore faire des efforts. Bon, on va en faire sûrement, mais aussi, il faut qu'ils en fassent parce que il y a une chose qui doit être bien claire et je veux prendre mon engagement solennel devant ceux qui nous écoutent là. On n'enlèvera pas une demi mesure de ce qu'il y a dans le programme, ni 1/4, ni un diè ni un mè.

C'est le programme, tout le programme puisque on nous dit mais ça sera rien que le programme. On verra parce qu'il vous reste à découvrir qu'une chose en entraîne une autre souvent dans la vie. Mais en attendant, ça sera jamais moins que le programme.

Peut-être que ça sera pas aussi souvent plus que le programme que je le souhaiterai hein ou que d'autres comme moi le le souhaitent mais ça sera jamais moins. Donc je me fiche de savoir comment ils vont faire mais ils ont intérêt à arriver à la fin avec des chiffres. Alors comme nous nous avons une équipe parce que quand je dis j'ai trois campagnes dans les bottes, j'ai pas fait ça tout seul hein.

Bon il y a lui, il y a Éric, il y a combien d'autres qui ont participé au chiffrage des opérations précédentes ? On a un chiffre sur 5 ans. Vous suivez les gens ou ça vous saoule ?

Qu'est-ce qui est marqué dans ce qu'il suivent hein ? Solide le vieux. Je suis content le programme.

Bon d'accord. Bon donc on calcule sur 5 ans pour que tout le monde suive le raisonnement. Pourquoi 5 ans ?

Certains disent non il faut compter que sur 2 ans. Ah ouais. Ah ouais.

C'est clair qu'il y a longtemps que tu as pas fait d'élection toi mon pote pour trouver un truc pareil. Donc ça veut dire tu viens dans une élection et tu dis on va faire en 2 ans parce que vous savez en 2027 comme on va perdre ça sera fini. Tout ça est absurde.

On a élu des gens c'est pour 5 ans. Donc on calcule sur 5 ans parce qu'en plus on pense qu'on va gagner en 2027. OK.

Voilà le raisonnement. Et puis c'est plus sérieux mais c'est déjà limite parce que 5 ans ça commence déjà pour les séries économiques. D'accord.

à euh à la 6e année, c'est la boule de cristal, hein. C'est à peu près la même efficacité parce que si quelqu'un savait ce qui va se passer dans 6 ans sur le plan économique, il faut vite le capturer et l'attacher à la carte pour le retrouver le lendemain matin parce que c'est un extra lucide. D'autant que c'est un sujet qu'on va aborder à notre moment, tout ce qu'on se raconte là, tout ça, ça s'arrête immédiatement si la guerre d'Ukraine finit par attendre toute l'Europe ou si il y a une centrale nucléaire qui explose là-bas et que toute l'activité du continent européen et de la mer méditerranée où il y a 500 millions de personnes est bloqué.

Bon, donc je reste sur ça. Alors, sur 5 ans combien ? 200 milliards.

Chou 200 milliards. Alors, très bien, on a parlé des dépenses. Ah mon dieu, 200 milliards.

Mais attendez. On parle des dépenses puis après on veut dire combien on rentre parce que en toute hypothèse on rentre des sous. Il y a des impôts chaque fois que vous allez acheter quelque chose vous payez la TVA.

Il y a les impôts sur les sociétés, il y a les impôts, il y a des impôts. Donc nous on modifie la manière de percevoir l'impôt et ça donne au bout de 5 ans 237 milliards. Ce qui veut dire que on finance notre programme et on a une petite marche pour faire autre chose.

Bien. OK. Alors qu'est-ce que c'est un chiffre pareil ?

Oh mon dieu ! à 200 milliards dit le journaliste des échos qui n'en a rien à faire et qui n'a pas regardé que le grand capital lui il a ramassé50 milliards en une seule année he une fois si on prenait tout on règle le problème tout de suite. On va pas tout prendre les asphyxier c'est pas le sujet donc on essaie de calculer ça représente 18 % de dépenses publiques supplémentaires.

Tout le monde marque comprend 200 milliards égal 18 % de dépenses publiques supplémentaires. OK. Alors, on regarde.

Ah ben monsieur Sarkozi, il avait dépensé 15 % de plus. Ah, tr points de moins que nous, c'est pas beaucoup tris points. Et monsieur Chirak a 20, il 21 a 3 points de plus que nous.

Et monsieur Biden 27, ça y va. Alors, comment ça se fait ces gens ils dépensent autant que vous ou plus que vous ? Et on a rien vu.

Qu'est-ce que vous nous dites, monsieur Mélenchon ? C'est pas possible ? Bah [grognement] si, c'est possible, c'est que c'est pas les mêmes qu'on ont profité.

Nous, notre budget il va essentiellement à l'urgence sociale, aux gens, aux soins, euh au salaires et cetera et les autres c'était pour remplir la poche des capitalismes. Vous expliqué tout à l'heure pourquoi. Donc, vous voyez, c'est pas le chiffre qui fait le le l'affaire.

Ce qui fait l'affaire, c'est qui paye et qui bénéficie de ses paiements. Voilà. Point.

Alors, Éric, j'ai peut-être dit euh quelque chose qui est pas juste. Tu ton enseignement à porté sur moi et euh je suis un bon élève, hein. Très bon élève.

Merci beaucoup professeur. Alors, justement Éric donc on a vu là que l'objectif de ces nouvelles dépenses, c'est de relancer la machine économique. Est-ce que ça peut marcher ?

Et comment ? Ben Jean-Luc a déjà presque tout dit, [rires] donc je vais un peu paraphraser. Wouh ! l'idée de la relance.

Alors, il faut pas penser que c'est juste parce que la critique qui est souvent faite, c'est vous dépensez vous vous filez du pognon à tout le monde et puis et c'est la consommation qui va relancer. C'est c'est pas uniquement ça. Il y a le volet urgence sociale où oui, il faut absolument dépenser pour aider euh nombre des millions de personnes qui euh qui euh souffrent et qui vivent dans des conditions euh qui qu'il faut améliorer.

Mais il y a aussi l'urgence écologique, la bifurcation écologique. Et là, c'est de l'investissement, c'est de l'investissement public important. et l'investissement public important, ça c'est de nature à donner de la visibilité aux entreprises.

On le disait tout à l'heure, les entreprises, qu'est-ce qui pour quelle raison elles vont embaucher ? Elles vont embaucher non pas parce qu'on baisse les salaires, [grognement] mais elles vont embaucher parce que elles vont elles ont des carnets de commande, elles ont de la production, il y a de la demande qui qui s'adresse à ell. Donc l'objectif c'est ça.

Avec un programme d'investissement massif tourné vers la transition et la bifurcation écologique, l'idée c'est de garantir aussi aux entreprises ben de la visibilité. Et c'est comme ça que les entreprises ensuite elles embrayent en investissant elles-mêmes parce que il y a de la confiance. L'élément central en économie c'est la confiance.

S'il y a pas de confiance, on ne fait rien. On peut définir toutes les meilleures politiques économiques en théorie, mais si il y a pas de confiance, il se passe rien. Si les gens pensent que demain sera pire qu'aujourd'hui, et bien ils dépenseront pas leur argent et les entreprises, elles n'investiront pas.

Donc on crée un cercle un cercle vicieux. Là, l'idée c'est avec ce programme, c'est de briser ce cercle vicieux et de redonner un peu un sentiment d'appartenance à une à une collectivité qui euh qui va dans une direction donnée euh ou recréer de l'espoir. Et recréer de l'espoir et bien c'est un faire en sorte que euh la plupart des gens puissent vivre dignement.

Donc oui, c'est ce sont des dépenses mais ces dépenses, elles vont avoir des effets en retour par la hausse ben voilà de recettes de TVA parce que quand on dépense, comme tu l'as dit, ça fait des recettes de TVA euh parce que il y aura les revenus qui vont augmenter, donc ça fera plus d'impôts sur le revenu et cetera et cetera. Et sur l'investissement, ben c'est pareil pour que les entreprises elles veuillent investir, l'investissement public, c'est le c'est ça qui va tirer et qui va entraîner le reste. Les entreprises, elles n'attendent pas obligatoirement baisser les baisser les salaires et cetera parce que ça c'est une vision, moi j'appelle une vision borgne de l'économie, la vision des macronistes et et autres. vision borne.

C'est-à-dire que par exemple quand on parlait du salaire tout à l'heure, il pour eux le salaire c'est juste un coût mais c'est aussi un revenu. Donc si on considère que le salaire c'est qu'un coût, il faut baisser le coût. OK pour gagner des parts de marché.

Mais si tout le monde fait la même chose, si tout le monde baisse les salaires, admettons pour faire un exemple simple, tout le monde baisse les salaires de 10 %. personne pique des parts de marché à personne, mais en revanche, il y a 10 % d'argent en moins dans l'économie pour acheter ce qui est produit par les entreprises. Et ça, on crée du coup de la récession et de la de la stagnation économique.

Donc l'idée qui est celle que l'on défend dans ce programme, c'est de dire ben le salaire, OK, c'est un coût pour les entreprises, mais c'est un revenu et c'est un revenu qui en partie va revenir à ces mêmes entreprises. Donc si les choses sont bien faites et bien calibrées, elles vont pas y perdre. Et j'ajoute un autre élément juste pour terminer par rapport à ce que tu disais tout à l'heure.

Effectivement euh augmenter le SMIC de 14 % ça représente un coût et on peut imaginer que pour des commerçants, des artisans, des TPE, des PME, ça puisse ça ça puisse poser des problèmes. Une partie du choc est amortie, comme tu l'as dit, par la le blocage des prix de l'énergie, par la relance la la par la la relance la relance économique. Mais il y a aussi autre chose.

Il y a à peu près de entre bon selon les estimations entre 170 et 200 milliards d'aide aux entreprises sous une forme ou sous une autre. Bon et bien la logique c'est de réaffecter ou de réorienter une bonne partie de ces aides-là vers justement non pas vers les grandes entreprises qui n'en ont pas besoin, mais de transférer ça vers les PME, TPE qui euh pourraient avoir un peu de mal à supporter ce choc là euh de de hausse du Smit. Donc il y a il y a il y a tout un tas de solutions et faut tordre le coup aussi à une idée qui est largement répandue, c'est que on serait contre les entreprises mais pas du tout.

On est contre les grandes entreprises qui profitent d'un système égoïstement pour accumuler et qui à femme et qui plonge d'autres une partie de la population dans la misère. On n'est pas du tout contre les entreprises et au contraire les aider et soutenir les PME et les TPE parce que justement là c'est là où il y a l'emploi non délocalisable aussi. Et ben ça c'est bénéfique à tout le monde.

Alors Jean-Luc Moi du coup oui parce que je vous j'en profite pour montrer le caractère absolument dégueulasse de la campagne de presse fait en ce moment. Bon on a l'habitude c'est normal bon tu as de la polémique mais eux ils ont toujours l'air d'être ceux qui savent et nous on sait rien. Toi tu es pas prof dans les bottes de débat.

Non eux [grognement] ils savent. Alors d'accord, ils ont tout raté mais quand même ça leur est dû par naissance parce que eux ils sont importants. Bon ils ont planté le pays et il quand même il continu à venir ramener leurs sciences.

Deuxièmement le caractère criminel de ce qu'ils font parce que comme tu l'as très bien dit Éric, c'est vrai dans l'économie beaucoup de choses dépendent de la confiance. Tu as raison. Si tu as pas confiance bah tu t'aventures pas ni à investir ni à acheter trop.

Donc tu fais des tas, des piles, bon euh des collections de noisettes quand tu peux hein. Voilà. Donc quand on passe son temps à dire dans la presse, c'est la catastrophe, c'est la ruine et cetera, on crée les conditions qui peuvent conduire à la catastrophe.

Et la parade, c'est pour ça que le le programme est organisé comme ça, c'est que on veut démarrer vite. Pourquoi ? parce qu'il faut vite qu'il y ait de la demande.

Je prends, tu as trouvé un tu as pris un très bon exemple pour l'investissement. Le premier investisseur, c'est les collectivités locales et l'État en tant qu'acteur. C'est ça.

Bon, si tu donnes des sous à l'État pour qu'il les distribues, si tu donnes des sous euh aux collectivités locales, immédiatement ils vont le mettre dans le budget, hein. Bon, si tu décides, je prends un exemple qui est un peu calamiteux parce que pas très écolo, mais mettons, on va réparer les routes. Alors, on dit "Ah bon, répare les routes." Alors, pendant qu'on y est, hein, il faut bien couper sur les bords, hein, l'herbe qu'il y a.

Et puis il faut bien ceci, il faut bien cela. Alors là, pour bien couper euh il faut faire venir du monde. Euh pour euh réparer ceci ou cela, faut venir du monde.

Pour installer la route, faut venir du monde. Donc tu mets en route l'économie. Donc le patron de la PME qui va faire ceci ou cela, tout de suite, il a besoin de monde pour répondre à la commande qu'on lui passe.

En plus euh quand c'est une commande qui est faite intelligemment, c'est-à-dire plutôt au niveau local, ça se voit tout de suite et ça profite à tout le monde. Donc ceux qui sabotent en ce moment en faisant des campagnes d'affolement, ils prennent une très grave responsabilité et je suis pas étonné parce que certains d'entre eux se comportent comme s'ils avaient pas de patrie. C'est pas leur problème.

France. Oui. Bah la France est un lieu d'investissement parmi d'autres puisque de toute façon eux ce qu'ils font c'est des affaires internationales dans la bulle financière.

Euh donc bah voilà, ils sont en état de nuire à leur patrie d'une manière terrible. Alors je me rappelle de 80 en plus c'est pas des aigles hein les saboteurs. Ils étaient tellement bêtes euh que ils partaient, ils emmenaient du fric et même des lingots d'or et des choses comme ça.

Ils mettaient tout ça dans une boîte dans le dans le coffre et ils essayaient de passer la frontière. J'étais pas loin de chez moi là-bas à Lon le sonnier, tu vois, il y a 120 bornes pour aller à Genève. Bon, alors évidemment, il pensait que les douigners allaient pas leur demander ce qu'il foutaient là avec une immatriculation de je sais pas où.

Donc, on en a ramassé une série comme ça. Et euh voilà. Donc, je pense qu'ils prennent une lourde responsabilité devant leur pays que de se comporter de cette manière-là en racontant des histoires à dormir debout.

Et je vais vous montrer à quel point c'est des histoires à dormir debout. On a écrit un pot universel dans notre programme, n'est-ce pas ? Bon, j'explique ce que c'est.

Ça veut dire que même si tu es en enfer, on te retrouvera. Bon, ça c'est une autre c'est un autre aspect de l'impôt universel, mais c'est surtout que si tu es une entreprise multinationale, tu travailles en France et tu as vendu en France. D'accord ?

Donc tu as fait du profit en France. Donc s'il vous plaît, est-ce que vous voulez bien payer les impôts comme les autres ? Et ben non, répond l'autre.

Pas du tout. On n'est pas concerné parce que nous on est une multinationale et nos résultats on les remonte euh sur l'Irlande. C'est en Irlande qu'on paye des impôts, pas payé deux fois.

Ah bah oui, pourquoi tu le fais en Irlande ? Bah c'est moins cher. Mais vous foutez de nous.

Vous payez des impôts en Irlande avec de l'argent que vous avez gagné en France mais nous on en a besoin. L'impôt c'est pas une manie hein, c'est un besoin. Donc nous on a besoin que vous payez là.

Vous avez pris là donc vous payez là. Ça s'appelle l'impôt universel. C'est-à-dire que on va calculer la part de ce qu'ils ont vendu chez nous et c'est là-dessus qu'on va les taxer.

Voilà pourquoi il universel. Parce que comme je l'ai dit, même si tu vas en enfer, on te rattrapera. Parce que c'est pas possible de continuer comme ça.

Alors, ils vont à l'endroit où ça où il y a la compétence, hein, la qualification. Vous mettez 50 ouvriers ouvrir dans une salle, mais qui les a formé ? Qui les soigne ?

Qui qui qui va euh qui fait tout ça ? Bah le collectif. Et quand c'est votre tour de payer, alors là c'est fini, il y a plus personne.

Le patron, le le la multinationale, ça va. Non, ça c'est pas possible. Vous savez combien ça représente ça, hein ?

Il faut faut regarder, faut demander là, faut poser des questions. 26 milliards, c'est pas rien comme chiffre. Avec ça, on paye je sais plus quoi, enfin deux ou trois trucs qu'il y a dans le programme.

C'est une somme colossale. Pourquoi on s'en pris vrai ? Qu'est-ce qu'il y a d'immoral ?

Je pose la question aux journalistes des Échos, du Figaro et de tous les ennemis de classe. Je leur demande quel est le problème que ça vous pose de demander à des gens qu'on fait des affaires chez nous, de payer leurs impôts chez nous ? Quel problème ça soulève ?

Vous aimez plus votre pays, vous aimez plus la multinationale que votre pays ? Est-ce que il y a une comme ils disent, c'est confiscatoire, on confisque quoi ? À qui cette affaire s'est fait ici ?

Bon, je les mets au défi de me répondre. Pourquoi ils me répondent pas ? La multinationale va s'en aller.

Qu'est-ce qu'elle fait ? Elle emporte l'usine sous le bras avec les ouvriers ? Non.

Et puis supposer qu'il le fassent, B, on reprend, on réquisitionne. C'est pas possible de me faire peur. C'est ça qu'il faut qu'ils entendent.

Ça sert à rien d'essayer. Évidemment que nous ce qu'on préfère, c'est que ça se passe gentiment, mais il faut que tout le monde se mette raisonnablement autour de la table pour que ces choses-là avancent. On peut entendre, mettons qu'il y a une difficulté qu'on n pas vu hein Éric, il aurait pu y en avoir.

Bah, [raclement de gorge] on est prêt à en parler. On n'est pas des fous comme tu l'as dit. On n'est pas pour dire "Ah bon, on s'en fiche, débrouillez-vous." Non, non, non.

On veut que ça marche. On veut que ça marche. On veut que les gens puissent aller bosser.

On veut qu'il y ait des salaires, on veut que ça tourne. Donc nous ne sommes pas des gens fermés. On n jamais dit euh que euh on allait tout régler comme ça en appuyant sur un bouton.

On va discuter et on va d'autant plus discuter que on va obliger les gens à le faire. par exemple pour les salaires, il faut pas croire qu'il y a que le SMIC ou les fonctionnaires qui vont être augmentés. Il va falloir que dans les boîtes ça discute.

Donc nous il y a il est prévu une conférence nationale dans le programme, je me trompe pas. Ouais. Sur les salaires et les qualifications et tout ça.

Bon conférence nationale on va la faire mais on peut commencer par obligation d'avoir des négociations salariales annuelles. Elles ont lieu tous les ans. Et ben là ben il y a un rab.

Vous revenez euh pour rediscuter dans les conditions nouvelles et si vous augmentez pas pacifiquement en discutant et en ciblant ce que vous augmentez parce que dans une entreprise, tu es pas obligé d'augmenter tous les salaires. Je veux dire euh le salaire à à plus de 4000 ou à plus de 5000 quand ça existe hein, mais c'est pas dans beaucoup d'entreprises que ça existe. Tu es pas obligé de l'augmenter pareil que celui qui a une fois 3 ou4 ou5 le SMIC.

Donc c'est vrai que plus c'est proche du terrain, plus on va faire l'augmentation la plus intelligente, hein, la plus performante. Voilà, c'est pas compliqué. Donc pouf, tout le monde en négociation salarial annuel, vous êtes convoqué.

Euh donc si on arrive, [grognement] c'est le le quoi ? C'est le le 8 juillet, non ? Le 7 juillet, hein.

Et ben voilà, à partir du 8, vous êtes convoqué. Débrouillez-vous pour trouver en plein été peut-être bien, mais nous aussi. Voilà.

Donc [rires] c'est comme ça [grognement] Éric là Jean-Luc parlait de l'impôt universel sur les multinational et plus largement on a discuté du fait que l'argent qu'on allait aller chercher en recette c'était sur les c'est multinationales ou sur les très grandes fortunes sur les ultra riches. Bah souvent il y a cette objection qui est amenée ah mais ils vont fuir ça va faire descendre l'investissement parce que c'est tous ces gens qui investissent et tout. Est-ce que ces objections là économiquement est-ce que c'est viable ?

Est-ce que ça tient la route ? L'idée que taxer les riches, ça va être la catastrophe, tout le monde va partir ? Non, ça tient pas la route du tout.

Là, c'est toujours c'est toujours la même chose. C'est on nous a fait croire pendant des années que en fait, il fallait aider les riches et aider les riches ou ou moins taxer les riches, ça allait bénéficier aux pauvres. Bon et que du coup si on les taxait plus et ben ils allaient ils allaient fuir.

Mais ce qu'il faut voir c'est qu'une entreprise une entreprise son son moteur c'est le profit. Donc si elle voit que OK elle paye plus d'impôts là mais que il y a des malgré tout elle fait des bénéfices et qu'il y a des affaires juteuses à faire elle restera quand bien même elle payera un peu plus d'impôts. Elle fera peut-être un peu moins de profit.

Bon, OK, mais ça c'est c'est des menaces, c'est des des menaces qui sont largement des des menaces en l'air. Euh alors ce qu'il faut éviter c'est que effectivement non pas qu'ils qu'ils enlèvent les usines, mais qu'ils transfèrent leurs capitaux et qu'ils aillent les qu'ils aillent faire de la spéculation ailleurs. Mais là aussi hein, il y a des moyens de de faire des moyens un peu radicaux mais le contrôle des capitaux, ça existe hein. on nous dit "Ouais, si vous arrivez, il va y avoir y avoir les attaques des marchés financiers et cetera et cetera." Bon, dans le programme, il y a aussi quelque chose qui est définciariser le le financement de l'économie.

Donc sortir de cette dépendance au marché financier parce que quand on parle de marché euh c'est on a l'impression de de parler d'un dieu économique. Voilà, c'est le marché personne l'a vu mais tout le monde le fait parler et euh et voilà. Mais en fait le marché c'est une construction sociale mais en fait il y a des vrais acteurs mais sur les marchés il y a des acteurs puissants et des acteurs qui ne le sont pas et ce sont les acteurs puissants qui dictent la marche à suivre.

Donc quand on dit le marché, ce sont les grands intérêts privés qui qu'il y a derrière. Donc quand on veut favoriser les ajustements de marché, bah c'est du blabla. C'est on veut favoriser les grands intérêts capitalistes au détriment de au détriment d'un d'un fonctionnement beaucoup plus collectif, plus social et cetera.

Donc, je me suis un peu éloigné de ta question mais mais les les je pense qu'il y a il y a beaucoup de menaces qui sont des menaces très corporates pour dire "Ah, je veux garder mon gros pactol et cetera." Mais une entreprise ça cherche à faire du bénéfice. C'est la même chose avec les particuliers hein, taxer les particuliers les plus riches.

Euh, on dit "Ah, ils vont fuir, mais il y a des chiffres là-dessus. Ça ça représente quelques centaines de personnes et en plus tous les ans il y en a qui partent mais il y en a qui reviennent. Donc c'est peut-être que la soupe est pas si mauvaise ici.

Donc au final c'est c'est c'est très très marginal ça. [grognement] Donc il y a il y a pas de il y a pas de crainte vraiment avoir de ce côté-là. Puis comme tu le dis ceux qui partent ben donc c'est quoi ?

Ils ont pas de sentiment de fibre un peu national de vouloir travailler pour pour leur pays. L'exemple typique, bah c'est les macronistes. Les Macronistes sont contrefices du pays.

Bruno Lemer n'arrête pas de se vanter de on est les champions d'Europe de investissements directs étrangers. C'est-à-dire on attire les capitaux d'entreprises étrangères. Bon et ça ça va stimuler l'investissement.

OK. Sauf que la la plus grande partie de ces sommes, elles servent non pas à investir, à développer l'investissement, mais elles servent à racheter des entreprises françaises. Donc, quel est l'intérêt ?

Bon, et puis les on a notre Emmanuel Macron qui était surnommé le Mozart de la finance. Je rappelle que c'est quand même lui aussi qui avait vendu les turbines Alstom quand il était ministre de l'économie euh [grognement] à 500 millions et quelques pour les racheter là il y a pas il y a pas longtemps deux fois plus cher et sans récupérer les brevets. Donc on récupère Alstom.

Donc ça c'est c'est c'est absurde. C'est c'est une hérésie enfin qu'on qu'on en critique pas ça, qu'on en discute pas parce que c'est vraiment totalement c'est joué contre l'économie. C'est le degré zéro de la compréhension de l'économie.

Non, moi sur sur Alstom, j'en profite, je fais la parenthèse. Si nous sommes au gouvernement euh nous générerons une commission d'enquête pour comprendre ce qui s'est passé parce qu'il y a trop d'argent qui a circulé là-dedans. Il y a eu trop de taux de profit absolument inoui dans quelques poches.

Donc tout ça est pas clair. Il y avait d'ailleurs un parlementaire de droite, monsieur Marlex, qui avait commencé un travail sérieux sur cette affaire et qui serait tout à fait en état de reprendre ce dossier et de le et de le conduire jusque jusqu'aux portes de des tribunaux. Mais pour reprendre le début de ce que tu disais, je veux dire pour nous c'est tellement scandaleux le procès qui nous est fait quand les chiffres des Macronis sont sortis hein déjà pour commencer.

Alors ils ont pris leur tête d'enterrement on en annonçons une somme absolument vertigineuse de déficit. Alors déjà eux c'est quand même pas les mieux placés. J'ai déjà dit ils ont fait des dettes.

Deuxièmement ils sont venus présenter au Parlement un projet de budget et ils se sont complètement plantés dans leur prévision. Donc d'où vient que celui qui vous a cassé les bras et les jambes est le meilleur médecin pour vous les réparer ? Voilà la voilà la bizarrerie qu'il faudrait que qu'on avale.

Mais surtout nos copains ont fait le l'analyse de ce que raconent les les Macronises dans leurs éléments de langage répété comme ça par tout le monde et dedans, on découvre, alors c'est un peu technique et bon il faut se le faire expliquer deux fois pour bien comprendre mais il dit "Ah ben vous avez mis une CSG progressive. Vous voyez les gens ce que c'est la CSG sur vos feuilles là ?" Bon, donc c'est un c'est un impôt et on le rend plus progressif.

Bon, alors ils ont dit "Allez, ça fait 29 milliards." Bah non, Balo, ça peut pas faire 29 milliards pour la raison suivante, c'est que c'est toujours la même somme qu'on prend. Donc c'est pas les mêmes qui la payent.

Donc combien ça coûte au budget ? Zéro puisque c'est la même somme mais qu'elle est pas payée par les mêmes. Donc déjà avec ça 29 milliards qu'on peut sortir de leur total de déficit.

Après, ils ont mis dedans la 6e semaine de congé payé que la plupart d'entre eux ont déjà. On l'a pas mis dans le programme parce que quand on a discuter, on a dit ben c'est pas le plus urgent parce qu'il y a déjà plein de corporations où il y a la 6e semaine de congé payé. Donc c'est pas une mesure dont les gens verraient tout de suite le résultat pour eux-mêmes hein.

OK. Bon, donc on verra plus tard dans un une autre étape du programme ou dans un autre programme, mais comme c'est pas dans notre budget, on peut pas nous le reprocher hein. Peut pas nous dire vous allez dépenser tant pour un truc qui est pas dans le programme.

Bah non, donc faut l'enlever encore. Alors rien qu'avec ça, ça fait plus du quart euh ou du tiers de la dépense qui nous ont attribué. Alors on n pas on a arrêté hein, on n'est pas peigné ligne à ligne pour trouver une ligne sur deux, des bêtises, des choses qui existent pas.

Euh bon, on perd pas notre temps, mais regardez comment les journaux sérieux, les échos, c'est un journal sérieux, on peut on peut critiquer la ligne éditoriale. Quand il y a un édito politique, en général, ça vaut pas grand-chose. C'est un truc très droitier.

Et mais les gens payent pour avoir ce journal. Non, mais je me situe dans l'économie de marché. tuachètes un journal qui dit je suis un journal d'information économique, c'est pas pour qu'il te bourre le crâne avec des bêtises.

Donc tu payes pour avoir de l'information économique, pas pour avoir des délires de propagande. Donc je trouve que pour un journal sérieux, parce que c'est un journal sérieux, c'est pas sérieux quand arrivent les élections de raconter n'importe quoi parce que ça nous empêche, moi je suis un lecteur de ce canard très assidu euh bon je trouve que c'est c'est pas ça quoi. Ça nous fait honte.

On dit "Oh là là là Alors, on regarde la signature du journaliste pour voir quel est le feignant qui a recopié les éléments de langage du siège de des Macronis, quoi. C'est c'est à peine supportable. Voilà.

Alors, il après il y avait d'autres choses qui qui m'ont que en trouvé un vraisemblable. Il dit là alors Macron l'a repris en plus alors ça on n revient pas. Là, la réforme des retraites que vous voulez abroger c'est 100 milliards de moins.

Ah bon ? Ah mais comment ça se fait ça ? Alors on a cherché partout.

Qu'est-ce que c'est que ces 100 milliards ? Parce que nous dans la brochure qu'ils nous ont donné au Parlement au moment de voter ça qu'on va pas voter évidemment qui n'a été voté par personne, il y a les arguments du gouvernement dedans. C'est eux, c'est pas moi qui l'ai écrit, c'est eux.

Et dedans il est marqué et bien ça fera 10 milliards et puis ensuite 12 et puis ensuite 10. Fluctu suivant les années, il y a jamais été question de 100 milliards. Donc ils inventent un chiffre à propos de leur propre réforme.

Ils le répètent même parce qu'ils savent pas ce qu'il y a dans leur propre réforme. Donc tout ça est pas sérieux. C'est c'est c'est pouf et chocolat quoi.

Alors il y en a un qui dit n'importe quoi, l'autre répète et répond au premier. Enfin et tout ça n'a aucun sens. Et le temps qu'il faut passer, imaginez-vous, vous êtes sur un plateau de télé, vous avez un imbécile avant qui est passé pour dire "Les filles est antisémite." Alors, il démontrera rien du tout.

Et puis après arrive la tête d'œuvre de service qui vient répéter des faux chiffres et des machins qui met tout en temps en pile, qui n'a qu'un résultat. C'est faire peur. À chaque fois, il s'agit que de ça.

Mais ce sont des gros menteurs. Pour pouvoir travailler sérieusement, il faut travailler avec des chiffres sérieux. Et même si même si hein alors d'accord vous nous avez dit que le fait d'annuler la retraite à 64 ans pour la ramener d'abord à 62 ans tout de suite dès le lendemain de notre arrivée et après on va par petite tranche jusqu'à retour à à 60 ans.

D'accord. Vous nous dites ça coûte [raclement de gorge] tant mais le fait que votre système s'applique ça coûte combien ? Parce que les personnes qui n'ont pas d'emploi et qui doivent attendre 64 ans, c'est le le l'assurance chômage.

D'accord ? Les gens qui sont là qui ont pas de boulot et à leur âge, on les embe leur dit tous les deux jours "Ah bah non, vous faut pas abuser quand même. Ah si, si vous voulez faire tel si vous voulez faire tel ou tel boulot, je veux pas en nommer un." Mais un alors ça oui, mais le boulot vous faisiez avant, non monsieur, parce que ça ça a bougé ou non madame ?

Bon, combien ça coûte ça ? Voilà, quelqu'un qui se rend malade. Il y a un bouquin qui vient de sortir qui est pris au sérieux puisque j'en ai trouvé de la pub dans un journal qui est des fois sérieux le monde.

Et ils disent dedans que ça fait 14000 personnes par an qui meurent d'être au chômage. Ils meurent d'être au chômage. Comment ça se fait ?

Bah tout simplement sont désespérés parce qu'ils se bouffent, ils se bouffent. Et d'ailleurs les hommes beaucoup en plus ça colle avec l'idée que ça atteint leur dignité d'homme. Et puis les femmes pareil parce que ell c'est leur autonomie qui joue.

Le fait que comme elles ont un salaire, comme elles ont un boulot, qu'elles en ont pas, voilà, elles peuvent être autonomes. Sinon, on revient aux conditions des femmes à l'époque où aucune travaillait, hein. Alors, il fallait qu'elle supporte [raclement de gorge] le mec comme il était, hein.

C'est lui qui a ramené la paye pour faire manger tout le monde. Donc, on c'est des reculs incroyables. politique, ça jamais il n'en parle, jamais.

Il y a le moindre chiffre à propos de ce que coûte en souffrance, le prix des souffrances qui s'inflige à la masse de ceux qui n'ont que leur salaire pour vivre. D'accord ? Bon, voilà, ça c'était crit les faussèes de l'économie.

Et en parlant de fausse de l'économie, je voulais peut-être pour finir, même si on parle d'économie depuis déjà 1 heure, mais ça a l'air de plaire aux gens, donc je continue. Euh c'est un sujet que vous deux vous avez sur lequel vous avez écrit, enfin toi tu as fait des propositions et sur lequel toi tu as écrit en tant qu'économiste. C'est le sujet de la dette qu'on nous agite, de la dette publique qui devient toujours plus grande et cetera.

Est-ce que c'est un danger ? Est-ce qu'il vont avoir peur du chantage à la dette [raclement de gorge] ? Comment on fait pour s'en sortir ?

Qu'est-ce que Ah ben j'y vais avec plaisir. Je Tu me laisses 2 heures. [rires] Non.

Euh là le chantage le chantage à la dette. Bon mais là c'est c'est pareil. C'est c'est aussi [grognement] enfin on l'a dit les Macronist eux qui ont qui ont creusé la dette dans des proportions quand même extrêmement importante.

Mais ils l'ont creusé parce queil faut voir que quand il y a des déficits, c'est parce que il y a un décalage entre les recettes, ce que l'État récupère et ce que l'État dépense. Bon et donc si les dépenses sont supérieures aux recettes, il y a un déficit. Mais ça peut venir de deux de deux de deux causes.

Soit parce que on a trop dépensé par rapport à ce qu'on gagne, soit parce que on gagne pas assez par rapport à ce qu'on dépense. Les macronistes ont organisé la popérisation de de l'État. C'est pas parce que il y a plus de dépenses publiques queil y a que la dette a augmenté, c'est parce que il y a de moins en moins de recettes.

Donc ils ont organisé la baisse des recettes. Et ça c'est intéressant parce que tous les gouvernements de droite crient au loup à propos de la dette. Mais si on regarde sur un temps long, c'est quasiment toujours sous les gouvernements de droite où la dette se creuse le plus.

C'est Baladur en 93, c'était Sarkozi, c'était c'est Macron. Et pourquoi ? Parce que et tu te rappelles de Giscar qui avait fait une dette monstrueuse et en plus il était tellement bête qu'il avait gagé sur l'or.

Ça a coûté une fortune ce truc. Oui, mais pourquoi ? C'est c'est un bon exemple.

Parce que leur logique c'est quoi ? on favorise les plus les plus riches pour faire simple. Donc on réduit l'impôt sur les plus riches, suppression de l'ISF, la flat de taxe et cetera et cetera.

Donc les riches payent moins, ça creuse le déficit derrière il faut emprunter et qui et qui prête les plus riches qui gagnent deux fois. Une fois en baisse d'impôts, une autre fois en rémunération de la dette. Donc derrière le langage qui est la dette la dette la dette, ben en fait c'est cette façon de faire là c'est faire des cadeaux deux fois.

Et alors donc ça leur sert aussi parce que là ça leur sert pour justifier les baisses de dépenses publiques et là la séquence de la réforme des retraites de l'an dernier et de la réforme et des multiples réformes de l'assurance chômage, elles sont tout à fait cohérentes dans cette logique là. La réforme des retraites, c'est ben vous voyez, il faut baisser les dépenses. Alors, on tape pas dans n'importe quelle dépense, on tape dans les dépenses de protection sociale parce que là, il y a un gros pactol à privatiser, faire des retraites privées, complémentaires et cetera.

Bon, donc on bascule à la retraite à 64 ans. On sait que dans le même temps, ben les personnes qui sont à 62 ont plus et qui sont au chômage, elles ont du mal à retrouver du boulot. Donc, elles vont rester 2 ans de plus au chômage.

Donc, deuxième lame du rasoir et bien on va réduire les allocations chômage. Et tout ça pourquoi ? parce que c'est un moyen puisqu'il raisonne toujours en terme de marché, c'est un moyen de faire pression à la baisse sur les salaires parce que en reculant l'âge de la retraite, ça fait plus de monde qui reste qui reste sur le marché de le marché du du de l'emploi.

Et la baisse de l'assurance chômage oblige les personnes qui sont prises au piège à accepter le moindre boulot mal payé et cetera. Donc des ces deux réformes combinées ont le même objectif, faire baisser le le le coût enfin le coût du travail dans leur logique borne dont je parlais tout à l'heure qui est ah ben si le coût du travail baisse, on va être plus productif, on va pouvoir faire de meilleurs prix. Bon ça marche pas.

Enfin on le voit ça fait 30 ans 40 ans, ça crée juste ben un manque de demande et ce qu'on ce qu'on a expliqué depuis le depuis le début de l'émission. Mais leur logique, elle est elle est catastrophique. Alors la dette là c'est pareil, c'est aussi une vision borne parce que eux pour eux la dette c'est un coût mais quand l'État emprunte il jette pas l'argent n'importe où, il brûle pas l'argent, cet argent sert à quelque chose.

Alors après on peut débattre, c'est bien utilisé, pas assez bien, ça aurait pu être mieux. Bon mais en face de la dette, il y a des actifs. Et je sais pas si vous connaissez souvent les chiffres chaque enfant qui naît né avec une dette.

Alors je crois maintenant c'est de l'ordre de 40000 ou ou 50000 €. Bon moi j'ai dit à mes étudiants dit que ça doit vous faire passer l'envie de faire des gosses quoi. Si dès qu'il arrive vous avez vous prenez 50000 balles de dette.

Bon, mais ce que ces gens-là disent jamais, c'est qu'en face, il y a un patrimoine, le patrimoine public, tout ce que possède l'État des donc et si on fait la balance entre les deux, ben la balance, elle est excédentaire. Donc ça veut dire que le patrimoine public est suffisant et largement suffisant pour rembourser toute la dette si tentait qu'on devait la rembourser d'un coup ce qui n'arrive jamais parce que c'est c'est c'est pas comme ça que ça fonctionne. Mais la dette voilà en face il y a quelque chose.

Donc quand on dit on lue de la dette à nos enfants déjà un c'est faux parce que la la durée de vie moyenne de la dette française c'est 8 ans. Donc c'est pas un problème de génération future. C'est un problème de répartition de la richesse aujourd'hui entre générations présentes.

Et c'est il y a il y a c cette donc il y a cette idée là et puis cette dette comme je disais elle elle sert à quelque chose. Il y a un actif en face. Mais là je je rebondis sur ce que vient de dire Éric parce que il faut en donner.

Il faut faut bien que vous sentiez la force de ce qu'il vient de dire notamment sur le bobard qui entoure la peur dont on entoure le mot dette. Bon déjà, c'est trop la dette. Au-delà de 100 % une valeur comparable à 100 % ce qu'on produit, la ruine commence.

Ah bon ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Où ça s'est vérifié ? Les Japonais c'est 200 % ils sont morts ? Non, c'est toujours là.

Ils ont des sous partout. Donc pourquoi ? C'est du bobard ce que vous racontez.

À un moment donné, on parlait, on va peut-être y venir après, de l'annulation de la dette. Et puis tu sais, il fallait trouver des mots qui en rob un peu et qui cajolent. Alors moi, j'avais dit à l'assemblée, il faut que la dette devienne perpétuel.

Ça veut dire on la paye jamais quoi. Et le Bruno Lemire prend la parole et dit "Mais monsieur Mélenchon, elle est perpétuelle, on ne la paye jamais." Bien sûr.

Ah bon ? Non, jamais. Parce que quand elle arrive à terme, on réemprunte pour rembourser ce qu'on doit, hein.

D'accord. On recommence. Donc la dette, le chiffre veut pas dire grand-chose par lui-même.

Ce qui compte, c'est combien ça coûte chaque année dans le budget de l'État. 3000 milliards. 53 milliards par an, c'est le 3è budget.

C'est une honte, hein. Mais bon, ça va quoi. On parle de 53 milliards.

Bon, tout à l'heure, tu donnais l'exemple de la durée de vie d'une dette, les générations futures et toutes ces salades. Bon, tu dis la dette la moyenne c'est 8 ans. Donc ça concerne les gens maintenant.

Mais les gens, regardez l'arnaque quand on vous dit on la rapporte à une année. Quand vous vous faites quand vous allez acheter une voiture ou autre chose hein, est-ce qu'on vous dit euh "Ah mais il faut voir combien de pourcentuel ?" Jamais.

Sinon, vous courrez vous pendre. Euh, est-ce que on vous compte quel part pour acheter votre appartement ou votre maison ? C'est sur une année ?

Sûrement pas. Vous vous regardez ce que ça représente de charges par mois, par an. Voilà comment vous faites.

Mais quand on arrive au budget de l'État, a terminé, c'est ça ne fonctionne plus. Et vous allez voir la l'ultime preuve que c'est un bobard, que c'est une manière de faire une pression politique. Regardez ce qui s'est passé avec la Grèce.

On en parlait tout à l'heure. La Grèce catastrophe. Alors, ils en étaient alors je sais pas combien mémorandum de l'Union européenne pour faire cracher la la la Grèce.

À l'époque, le la dette était égale à 110 %. Alors mon dieu à 110 % la moitié de la salle s'évanouissait. Il fallait à tout prix rectifier nani nana.

Alors, ils ont vendu les îles, supprimé celà, enlever la cantine gratuite qu'il y avait pour les petites classes, fermer plein de services. À un moment donné, la télé était dans le noir, il y avait plus de télé par ça coûtait des sous. Il fallait la privatiser tout de suite.

Ils ont vendu le port du Piret justement. Il y avait un Chinois, des Chinois qui sont venus l'acheter. Le port du Piret, donc la porte d'entrée dans la Méditerranée pour les Chinois, bah on s'était à vendre donc ils ont acheté eux.

Pour eux, c'est même pas le l'épaisseur du trait du crayon dans le la réserve de frit qu'ils ont, hein. On a entendu le port du piré. Bon et alors et puis enfin la situation s'est améliorée.

Surtout que ils ont changé de gouvernement, la droite est revenue aussitôt tout était très bien surtout que mais mais ils avaient un ratio de dette sur PIB à 170 ou 180 %. Mais attends, c'est c'est là que je viens. C'est que dans le journal, ils disent enfin la Grèce peut revenir sur le marché financier.

Ah ouais, ils en sont où ? C'était 110 au début. Vous avez dit c'est une horreur, une abomination 110 % du PIB.

C'est trop, c'est trop, c'est trop, c'est trop. Ah bah voilà, ce coupl c'est 180 180 % du PIB. Mais là, ça vous va ?

Pourquoi ? Parce que c'est pas le même gouvernement. Alors tout d'un coup, vous trouvez ça sympa.

Moi je vais vous dire, réfléchissez bien les capitalistes si vous avez affaire à nous. Parce que moi, j'avais dit à Chipras, tu devrais pas céder. Tu devrais leur dire, "Moi, je rêve de payer la dette tout de suite.

Si je pouvais, tenez, je vous donne déjà ma veste, hein." Mais tu leur dis, "Mais je peux pas." Donc, pardon, je vous supplie de me pardonner.

Bancro, je m'en vais. Et je lui dis "Fais ça". Et tu vas avoir cou derrière toi dans le couloir pour te faire revenir et enfin proposer des choses sérieuses et pas le raquette qu'ils ont fait sur la Grèce.

Pourquoi ? parce que s'il avait fait banqroute, comme il y a un système européen qui s'appelle mécanisme européen de stabilité financière, c'est une espèce d'assurance mutuelle. Donc si les Grecs payent plus, le mécanisme européen de stabilité financière qui normalement est censé si tu fais des réformes structurelles que tu te fais rakiquiri quasiment hein, alors il te prête des sous pour arriver à à tenir jusqu'au coup d'après.

Mais sinon bah c'est les autres qui payent. Alors pour nous les Français, il y en avait pour 45 milliards à payer à la place des Grecs et pour les Allemands, il y en avait pour 65 milliards. Alors, je demande à ceux qui veulent jouer aux incendiaires avec nous de bien réfléchir à ce qu'ils vont faire, bien réfléchir avant, hein, que ce soit les investisseurs privés ou euh les Européens.

Parce que nous, le Nouveau Front Populaire, on est des gens pacifiques, on est des gens de dialogue, d'entente. On a un intérêt nous, c'est protéger notre pays, faire en sorte que ça tourne, que les gens vivent mieux. On est donc prêt à discuter de tout.

Mais à ceux qui viennent discuter avec un revolver pour nous le mettre sur la temp, il est probable que ça nous fasse pas l'effet qu'ils ont prévu. Et je leur demande de bien réfléchir à ce qu'ils compent faire avec la dette de la France. Alors, j'ai vu, je sais pas si vous vous êtes rendu compte, que l'Union européenne a mis sur la liste sepant maintenant, il va falloir faire des économies supplémentaires, des réformes structurelles.

Ah ah ah ! Ben très bien. Moi, je vais dire à vos ordres, je fais les réformes, je vais prendre tous les milliards qui manquent à ceux qui ont beaucoup d'argent parce que vous avez raison euh il faut que on change un peu la structure du budget.

Donc oui, c'est une réforme structurelle. C'est ça que vous aviez prévu ? Non.

Hein ? Ben c'est pourtant ça qui va se passer. H et si vous voulez qu'on fasse autrement, j'ai des solutions à vous proposer.

Vous craignez que très bien, regardons la dette de la France. Dedans, il y a une partie de la dette Covid. La dette Covid où elle est dans des titres de dettes à la banque centrale européenne.

Je suis pas en train de critiquer la dette là. Je pense qu'il y a de la bonne dette. Je dis comme toi Éric.

Mais si c'est un argument comptable que ça va pas parce que dans les comptes quand on est à plus de 100 % c'est un problème hein. Bon ben très bien, on va ranger les comptes. Toute la dette qui a la banque centrale européenne, foutez-la à la poubelle parce que c'est du papier, c'est déjà votre fric, ça n'a aucune réalité.

Je sais que les gens qui m'entendent se disent "Mais qu'est-ce qu'il nous dit ? Cette dette elle existe ?" Non les amis, elle existe pas.

C'est un bout de papier qui chiffre dessus, c'est tout. Puisque cette Banque centrale européenne, nous sommes actionnaires, nous la France. Bon alors on me dit ben ça sert à rien parce que ça tourne tout.

Non ça ne tourne pas, ça ne nous revient pas parce que nous partageons entre tout le monde. Donc moi je dis annulons la dette Covid mais là c'est ma proposition, c'est pas dans le programme hein. Mais si c'est s'il y a un chef de gouvernement insoumis, je pense que quand il y aura la discussion avec les Européens bah on va leur dire écoutez abusez pas quoi parce que ça va pas le faire.

Et alors quand même vous voyez l'échec de Macron parce que c'est quand même ces potos de la Commission européenne qui le mettent à l'amende parce que on va payer une amende. C'est e tu vois tu vois la trouvaille, vous dépensez trop donc on vous colle une amende. Mais pour payer une amende, faut encore dépenser hein.

D'accord. Alors tout ça, il faut rompre le la folie de tout ça. C'est absurde.

Revenons à des choses simples. Qu'est-ce qu'on veut faire ? Qui paye ?

Dans quelle proportion ? qui doit le plus payer et je le dis quand on veut. On dit on va taxer les plus grandes fortunes, on va taxer les entreprises qui ramassent le plus d'argent.

C'est des somme colossale. C'est pas parce qu'on a le goût de ramasser, c'est parce que c'est juste organiser le partage différemment. On va pas tout leur prendre, faut qu'ils arrêtent de pleurer.

Parce que s'ils pleurent comme ça au premier euro, autant tout leur prendre. Ils pleureront de la même manière. Ils ont que deux yeux pour pleurer et que deux glandes lacrimales.

Je le présente d'une manière où j'essaie de vous faire sourire mais c'est pour vous montrer que l'économie, j'ai appris ça de mes chers camarades comérc sociaux. Il y a pas de loi économique comme il y a la loi de la pesanteur, la loi de la gravitation, ça n'existe pas. C'est des alors il y a une intelligence scientifique de ces relations sociales qui produisent ceci ou cela.

Mais les économistes sont beaucoup plus mesurées et et que les journalistes parce qu'ils vous disent on pense que on pense souvent [grognement] que mais on peut pas vous le garantir à 100 %. Voilà, je voulais vous dire tout ça parce que moi mon travail politique c'est pas le travail d'Éric Ric et des et des des économistes qui sont des gens de sciences et de et de connaissance. Moi mon travail politique c'est de à partir de cette situation qu'est-ce que je tire comme possibilité de décéder ceci ou cela ?

Et voilà pourquoi j'insiste autant sur le fait qu'il faut se purger la tête des idiotis qu'on vous y colle parce que ça n'a pas de sens et ça vous permet pas de prendre la bonne décision. Alors, il y a beaucoup de questions dans le chat qui concernent Bardella et le RNCDN- TE AC, je sais pas comment on prononce. Pourquoi le capitalisme se méfie plus des parties de gauche que de l'extrême droite ? et on a notamment la Bardella qui n'a pas attendu une semaine pour revenir en pour revenir sur des Mais parce que voilà, il y a pas de politique de Bardella, il y en a pas d'économique.

Si, il y en a une, c'est la même qu'avant. C'est Bardella c'est du Macron enrobé de racisme. Si vous aimez les pilules avec l'enrobage racisme, bah voilà.

Mais à la fin, c'est la même chose. Regarde. Alors, de temps à autre, ils ont une idée parce que quand même quand vous regardez, il y en a pas beaucoup d'idées.

De temps à autre, ils ont une idée magnifique comme par exemple, on va augmenter le salaire en vous transférant la part qui est dans le brut, dans le net, hein. Vous savez sur votre feuille de paye, je sais pas si c'est toujours comme ça, il y a les deux. Bon, alors où passe la différence ?

Bah, c'est des cotisations obligatoires à la sécurité sociale. La sécurité sociale, c'est un budget qui est plus important que celui de l'État. Vous comprenez pourquoi ils tirent tous une langue comme ça à l'idée de prendre ce fric pour eux ?

Bon et ben oui. Donc alors ils disent bah on va ces cotisations, allez on vous les donne d'un coup ça augmente la paye. Ah ok d'accord mais comme il y a plus de cotisation qui c'est qui paye le fonctionnement de la sécurité comment tu vas faire ?

Ah ben à ce moment-là, ils diront ah bah il faut être raisonnable puisqu'on a des dépenses ou des recettes donc vous payez à l'impôt. Mais pourquoi ? Pourquoi faire tout ça ?

Ça est absurde. Donc ou et on va vous dire bah écoutez non on va pas vous le prendre en impôt hein. Je vais vous dire pourquoi ils vous le prendront pas en impôt.

Ils vont dire bah écoutez vous vous débrouillez quoi. Il y a des sociétés concurrentes qui vous vendent de la protection sociale, vous avez qu' aller là-dedans. Bon alors vous avez plein de gogol pour dire bah quand même c'est mieux parce que la concurrence rabaissé les prix.

Non ça c'est pas possible. Et si vous voulez par exemple pour la retraite avoir le même niveau que celui que vous avez par la sécurité sociale, va falloir va falloir retrousser les manches hein parce que ça sera pas le même taux de cotisation, ça sera pas la même cotisation à l'assurance privée. D'accord ?

Donc ils vont vous donner votre propre argent, l'argent qui vous appartient pour augmenter prétendument votre pouvoir d'achat, mais y compris avec l'argent qui vous donne, vous pourrez pas vous payer l'équivalent de la protection que vous donnez la sécurité sociale, même si vous preniez tout ce fric pour aller vous acheter des parts de d'assurance privée. D'accord ? Donc c'est arnaque total.

Donc on verra bien. Alors ça le capital en rêve. Voilà pourquoi le capital préfère le Rassemblement national aux insoumis.

Mais moi je dis au capital, attendez, faites pas les cons. Si vous pensez que vous allez vous pouvoir produire et donc avoir des gens qui vous achètent des choses parce qu'ils ont un salaire avec des gens qui sont tous malades, qui peuvent plus soigner, que vous allez mettre obligé des personnes âgées à aller sur les chantiers, bon ça va mal tourner pour qui ? Pour nous bien sûr, mais pour vous aussi.

Donc tout ça est un comportement économiquement absurde comme dit ERC Berton c'est le mot clé, je vous le signale, c'est que pour que ça marche, faut que ça soit stable. Faut pas que ça change tout le temps. Qu'est-ce qui change tout le temps ?

Les conditions économiques. Mais aussi le gars, il vient demain, il est plus là. Pourquoi ?

Ah ben tout simplement parce que il est tombé du toit euh ou tout simplement parce qu'il est tombé malade ou et cetera et cetera. Donc la stabilité, c'est pas seulement un aspect financier, c'est un aspect social. Comment sont les gens par rapport à leur travail ?

Voilà pourquoi le capital préfère le RN. Alors, ils ne servent qu'à ça. D'ailleurs, vous avez vu toutes les mesures qu'ils avaient pris dans les programmes de gauche pour faire, vous savez, comme la chauve-souris, voyez mes ailes, je suis un oiseau, voyez mes pattes, je suis une souris.

Bon et ben là, c'était pareil he regardez, nous on est a terminé, ils ont tout enlevé le abrelir la retraite à 64 ans, on sait plus où on en est. Un jour oui, un jour non, un jour oui, un jour non. et ainsi de suite pour une série d'augmentations ou de taxes qu'ils avaient prévues.

Pas tout de suite. Et l'autre jour, il a dit euh "On ne [grognement] changera rien. J'honorerai euh la parole de la France au niveau international comme je me demande de quoi il veut bien parler.

Euh ça m'inquiète beaucoup. Euh ça veut donc juste dire que [raclement de gorge] quoi que décide la Commission européenne en matière de réforme structurelle pour la France, c'està-dire que maintenant qu'ils nous ont mis dans la liste des gens qui doivent faire des efforts vont appliquer les commissaires pour nous dire où on va les faire. Et monsieur Bardella vous annonce que la Commission européenne peut lui marcher sur la tête, la Commission européenne peut lui prendre son porte-monnaie et ses godasses.

Il est d'accord parce que il respectera. Moi, je préfère dire non. On fera ça gentiment.

On dira gentiment. On dira on fera pas ça. Non, on peut pas faire ça parce que si on fait ça, on va se rouiner.

Donc nous, on va faire autrement. Mais on vous promet qu'il y aura un résultat. Combien vous dites qu'il manque ?

Bon, il manque tant de milliards. OK, on sait à qui les demander. Voilà, si vous me cherchez, vous me trouvez.

Si vous me cherchez pas, les choses se passeront mieux. Voilà. Mais lui, non, pas du tout, pas du tout.

Il a capitulé d'avance. Donc monsieur monsieur Bardella, c'est du Macron enrobé de racisme. Point final.

Voilà pourquoi le capital le préfère. Mais je vais vous dire une chose, hein. C'est pas la première fois.

Alors, il paraît qu'il faut pas faire de comparaison avec les années 30. Si si, moi je fais des comparaisons avec les années 30 sans arrêt parce que c'est des processus qui ont été très voisins. Le patronat allemand avait massivement rallier l'extrême droite allemande de les nationaux socialistes.

Bon, c'est le patronat allemand, hein. Euh, bon, il s'en est d'ailleurs pas si mal sorti que ça parce que jusqu'à l'entreprise qui produisait le gaz pour les chambres à gaz, elle a été maintenue et les gens sont là. Donc c'est pour vous dire hein, le capital lui sait durer, il sait survivre à tous les régimes.

Et donc on a vu à l'époque comment ça s'est passé et quelle catastrophe ça a donné à la fin comme vous le savez comme moi. Alors je ne fais pas de comparaison, je m'empresse he de le dire parce que sinon dans ce pays on a des histoires en 5 minutes. Je ne suis pas en train de comparer euh les investisseurs français à cette situation.

Je dis pas ça, je leur dis faites attention à ce que vous faites. Si vous acceptez des politiques démandes qui détruisent tous les rapports sociaux et en plus une injection de massive de racisme hein et d'antiimmigré, vous allez tout déstabiliser et la France qui est un fruit juteux pour vous, il y en aura plus. Et notamment quand on parle de de d'immigration, je leur disfléchissez bien à savoir si vous avez intérêt à rendre la vie invivable pour les gens qui sont immigrés.

Parce que si pour notre malheur il venait à partir pour le coup c'est tous les comptes sociaux qui seraient déséquilibrés parce qu'il cotisent quand ils bossent et ils font des travaux qui sont souvent durs hein. Et ensuite on les maltraite au moment de verser les retraites. On oblige les gens à rester ici pendant 6 mois.

Ce qui est une honte parce que plus tu es vieux plus tu es malade. Faut que tu sois en famille, faut que tu sois avec les tiens. Tu as bossé toute ta vie pour arriver à ça.

Pourquoi on traite les gens comme ça ? Pourquoi on leur fait subir cette souffrance de les couper dire vous devez revenir où au foyer de travailleur ? Alors tu as 70 ans, tu as 75 ans et voilà c'est ça ta vie.

C'est dégueulasse qu'ils ont fait. Alors je dis réfléchissez bien si vous faites peur à la population immigrée c'est vous qui allez le payer, c'est pas eux. Parce que eux bien sûr ça va leur fre le cœur hein de partir mais ils partiront si vous les maltraiter.

Et s'ils s'en vont, il y a plus personne pour bosser pour faire tous ces emploisl. Alors les gros malins y compris d'extrême droite qui font des grands discours antiimmigrés et à la fin ça termine comme madame Mélony qui a dit pique pand de tout le monde qu'elle voulait rejeter à la mer et puis pour finir bah elle a dit bon tout qu' fait on en prend 500000 c'est la raison pour laquelle moi je vous dis nous n'avons pas intérêt à ce que les gens partent nous avons intérêt à ce qui restent c'est la raison pour laquelle tous les travailleurs doivent avoir des papiers il n'est pas supportable que des gens restent 2 ans, 3 ans, 4 ans, 5 ans, 10 ans sans papier. c'està dire en situation illégale sans cesse dans la peur parce que sinon vont finir par partir.

J'ai dit 500000 en Italie, 480000 au Canada et tout le monde a compris [raclement de gorge] que dans nos pays vieillissants la population diminue dans nos pays hein et ben on a intéress que il y ait des gens qui viennent pour bosser. Voilà. Ben ça c'est de l'économie mais c'est aussi de la relation humaine.

Alors justement avant de de passer au prochain [raclement de gorge] sujet, nous on répond point à l'arnaque sociale quelle RN mais est-ce que on peut profiter de t'avoir toi qui est économiste là en plateau pour enfoncer le clou. Est-ce que le programme du RN est crédible économiquement ? Non.

Voilà la réponse est ça mais je prendrai une image. Alors parmi toutes les personnes qui nous suivent, peut-être qu'il y a il y a pas mal de jeunes qui se rappellent pas de ce film. Le bon la brute et le truant. film préféré le bon, la brute et le trur et ben c'est exactement ce que l'on a là pour les trois programmes principaux en présence.

La brute, c'est les macronistes qui ont brutalisé la société depuis 2017, qui ont euh euh martyriser, cibler les les classes populaires et même les classes moyennes. Euh le RN, c'est le truant. C'est le RN, c'est ils viennent vous dire "On va aider les plus pauvres, les classes populaires, on est là au service des gens." Mais comme ça a été dit, leur mesure déjà, bon bah un coup ils sont pour la retraite à 60 ans, le lendemain ils sont plus, puis le surlendemain peut-être et puis après on va faire un audit.

Alors ça le truc, l'audit c'est génial parce que c'est si on arrive au pouvoir, on fait un audit et puis en fonction du résultat de l'audit, bien on fera on fera on mettra en place des mesures ou pas. Donc ça c'est le meilleur moyen pour ne rien faire. Donc c'est c'est sont les truyants, c'est une arnaque sociale parce que eux si vous voulez en fait si je résume en simplifiant un peu, tout à l'heure j'ai dit bon alors du coup tout le monde aura compris que face à la brute et au truant le bon c'est le programme de du nouveau Front populaire.

Je crois qu'il y a pas goût de suspense. Mais ce qu'on ce qu'on a expliqué tout à l'heure, c'est que le programme du Nouveau Front populaire, il part des besoins concrets des gens. Donc ça nécessite des dépenses et plus de dépenses.

Mais face à ce plus de dépenses, on est sérieux et on on budgétise des recette pour financer ces dépenses. Les macronistes, les brutes, c'est l'inverse. On baisse les impôts sur les plus riches et on fait payer la note au aux autres en baissant les dépenses publiques et donc toute la protection sociale.

Le RN, c'est on fait des promesses et on veut baisser on veut baisser par en même temps les recettes. Donc là, je sais pas par quel miracle, on peut arriver à quoi que ce soit qui tiennent la route plus de d'un an ou deux parce que si on promet des dépenses supplémentaires et que dans le même temps on dit qu'on va baisser les impôts, ben bon courage pour essayer de de de trouver de trouver un point d'équilibre et de trouver quelque chose qui qui puisse être durable. Et donc donc c'est une arnaque.

Je viens maintenant sur une question qui dépasse les simples questions économiques mais que Jean-Luc déjà un peu commencé à aborder tout à l'heure et que la France insoumise ces derniers mois et ces dernières années était une des seules forces je pense à aborder [raclement de gorge] cette question dans le débat public. C'est la question de la paix qui est posée encore une fois dans cette campagne puisque la guerre se poursuit en Ukraine, le massacre génocidaire se poursuit à Gaza. Les questions internationales, elles sont posées dans le programme du Nouveau populaire assez assez haut.

Elles mettent l'accent sur la notion de droit international comme guide de de de ce que doit être notre action. Euh est-ce que ça veut dire par exemple qu'on reconnaîtrait immédiatement le plus vite possible l'état de Palestine, qu'on prendrait des initiatives pour la paix en Europe si jamais on était amené à être au gouvernement ? J'ai essayé d'abord de d'alerter une nouvelle fois.

La paix n'est pas un thème romantique pour les gens bienveillants. La paix, c'est une exigence qui se construit. Exigence.

Pourquoi ? Parce qu'il faut réaliser que la guerre n'est pas un jeu vidéo. On a vu à Gaza la guerre.

La guerre telle qu'elle est maintenant au 21e siècle en 2024, celui qui attaque a pour objectif de tout détruire. La première guerre mondiale, c'était la première guerre industrielle. La deuxème guerre mondiale, c'était la première guerre totale où on arrêtait de se faire la guerre entre militaires et on l'a fait aux civils.

C'est pour ça que le tableau de Picasso, Guernika est un symbole de ce passage. Et là maintenant, nous sommes entrés dans l'aire des guerres génocidaires systématiques. Je Ça veut pas dire qu'il y avait pas de génocide avantin.

Les premiers génocides, ils ont eu lieu en Afrique, personne n'en parle mais ils ont eu lieu là-bas. Donc nous sommes dans l'air des guerres génocidaires, guerre totale génocidaire et il faut donc tout faire pour bloquer la guerre. Alors il y a des gens qui disent "Oui, enfin tout ça OK, d'accord mais enfin tout ça est loin." Non, tout ça est très près.

Si il y a une bombe de trop en Ukraine sur une centrale atomique, tout le continent sera concerné. Plus comme les centrales atomiques ukrainiennes sont sur des rivières qui se jettent dans la mer Méditerranée, tout le monde dans la mer Méditerranée sera confronté à l'iradiation de la mer. Tous ces fleuves se jettent dans la mer noire et la mer noire depuis mo- 7500 ans avant notre ère communique avec la mer méditerranée qui elle-même communique avec l'océan mondial.

Mais pour que la mer méditerranée se renouvelle renouvelle son eau au contact de l'océan mondial, faut 100 ans. Donc je demande qu'on que chacun réfléchisse bien et qu'il comprenne pourquoi depuis le début, je dis qu'il faut qu'il ait vite en cesser le feu parce que nous irons plus ou moins rapidement à une catastrophe. Comme vous le savez récemment, les Ukrainiens ont reçu des armes avec l'autorisation de les utiliser contre la Russie.

Alors, on pourra dire "Bah, écoutez, c'est le minimum, c'est la Russie qui les envahit." C'est vrai, mais c'est un acte d'escalade parce que évidemment, c'est normal, les Ukrainiens qui font la guerre visent quoi ? Bah, l'énergie, les choses comme ça, pas seulement des installations militaires, pas seulement la caserne, l'endroit où il y a les chars, les bon, ils tapent sur des Je veux dire, c'est la c'est la guerre est comme ça.

C'est fait comme ça la guerre. Alors, il y a donc un ris d'escalade. Ça nous concerne, je viens de dire comment ça nous concerne ?

Parce qu'il y a beaucoup de monde qui meurt. Je pense qu'on peut aussi avoir des sentiments de fraternité humaine. Mais mettons vous mettiez tout ça de côté, c'est trop loin et puis ils ont qu'à se débrouiller.

Bon, oui, on leur donne des armes pour qu'il se s'entretuent le plus longtemps possible. Et puis là, vous savez ce que c'est, monsieur Mélenchon, la diplomatie, vous voulez tous aider ? Non, je vous dis seulement la chose suivante.

Vous finirez par faire la paix. Alors, autant commencer par ça puisque de toute façon, vous terminerez par ça. Évidemment, ça sera la paix entre des ennemis.

Mais je voudrais maintenant vous dire une autre chose qui va peut-être vous parler d'un peu plus près. Que ce soit en Ukraine ou que ce soit au proche- Orient, les Français sont en première ligne. Pas simplement parce qu'ils ont des amis et des alliés.

Prenons le cas du proche Orient. Alors bien sûr qu'il faut tout faire pour faire arrêter la guerre. Pourquoi ?

Ben parce que monsieur Netaniaou est en train de la faire passer d'un pays à l'autre. Là il est en guerre contre le peuple palestinien qu'il extermine. Comme l'a dit l'ONU dans son son rapport sur les droits de l'homme.

Bien il attaque maintenant le Liban. Là aussi il y a eu une escalade hein. Ça c'est pas fait en un jour. une escalade.

Très bien. Le Liban, il y a 700 français militaires français au Liban. 700 sous casque bleu.

Alors quand il va tomber une bombe sur la caserne française, qu'est-ce qu'on veut dire ? Ah dommage, nous on était pas au courant, on n'est pas venu pour ça. Et bien la doctrine française a changé depuis la Serbie.

Le président Chirac avait dit doré avant on nous tape, on tape. Alors nous sommes donc au pied du mur. Si on nous tape, qu'est-ce qu'on fait ?

On on tape pas, on fait des motions, c'est possible hein ? Ou bien on reposte. Mais si on reposte, ça veut dire qu'on devient belligérant.

Tout d'un coup, on se retrouvera en train de faire la guerre peut-être à monsieur Netaniaou, mais enfin Israël, tout ça est absurde. C'est ça qui nous menace. Alors, il faut tout mettre en œuvre pour faire pression sur monsieur Netaniaou pour que ça cesse.

La reconnaissance immédiate de l'État de Palestine aggrave la facture de ce que monsieur Netaniaou doit payer pour sa folie. Donc c'est une pression sur lui. Après, il y a ça, ça se fait en en très peu de temps.

Mais je veux attirer votre attention sur le fait que la Constitution de notre pays prévoit que c'est le président de la République qui négocie et signe les traités. Donc les dessignes, hein. D'accord.

Bon, donc il va falloir qu'on s'entende avec lui. Il avait dit que c'était pas tabou. Il avait dit qu'il fallait pas le faire pendant l'émotion.

Bon ben peut-être que maintenant on a passé le tabou et l'émotion et qu'on peut déclarer ça. Je pense que lui pourra faire valoir que c'est la nouvelle majorité qui le demande. Ça c'est un argument pour dire que c'est pas bloqué.

Ensuite, il y a la question des accords de coopération non seulement entre la France et le le et Israël et le gouvernement de monsieur Netaniao, mais aussi au niveau européen. Et puis il y a l'embargo sur les armes. Et là, je dois dire ma déception de voir que alors qu'il y a des armes qui circulent, bah elles peuvent circuler, hein.

Elles marchent pas toutes seules he les armes. Il y a donc des gens qui les transportent et qui acceptent de le faire. Ça me choque.

Bon, ça c'est pour le le proche- Orient. Donc évidemment que la première tâche du nouveau ministre des affaires étrangères de notre gouvernement du Front populaire, ça arrête de traiter ça. On va pas attendre que ça se ça se passe tout seul.

Quant à l'Ukraine, vous allez me dire "Mais alors l'Ukraine, monsieur Mélenchon, à part les centrales nucléaires rest, qu'est-ce que qu'est-ce que vous avez ?" Bah faut vous renseigner. Vous savez combien il y a de français sur le front est ? 2000.

Vous avez 2000 soldats français directement dans un pays qui est sur la ligne de front en Pologne, contact de l'Ukraine, en Roumanie, si mes souvenirs sont bons. Où est ma feuille de papier ? Après euh en Lituanie, en Estonie, tout partout là, il y a 2000 militaires français. pas que des militaires qui sont venus avec leur uniforme.

Ils ont amené des avions, ils ont amené des chars, ils ont amené des lances ceci, des lances cela, et cetera et cetera. Tout un tas de matériel. Tant et si bien que on est à la limite des béérants.

Surtout quand le président de la République dit "On va envoyer du monde à terre." Où il va là ? Où il va hein ?

Mais là, c'est pas la dissolution he c'est la guerre, c'est autre chose. Bon, par conséquent, nous sommes obligés de nous dire que nous devons tout faire pour faire arrêter la guerre d'Ukraine, donc ouvrir la discussion. J'ai déjà dit à plusieurs reprises en diverses circonstances que monsieur Macron lui-même nous a dit que la Russie était favorable à la négociation dans cesser le feu d'une part et que d'autre part les Ukrainiens étaient prêts à dire les régions que la Russie a contesté et les populations locales on les soumet à un vote par référendum.

Voilà. Mais notre intérêt, encore une fois, je le dis, vous n'êtes pas on joue plus là, c'est plus c'est plus les les petites ruses politiciennes. Vous ne pouvez pas accepter de vous exposer sans réfléchir aux conséquences du fait que vous pouvez prendre des coûts.

Et si vous prenez des coups, vous ne pouvez pas ne pas réfléchir au fait que les coups, les Français les ont toujours rendus depuis la désastreuse affaire de Serbie où on nous avait attaché des casques bleus sur un pont accroché au camp des cetera. Donc Chirac avait dit doréavant au repost. Bien quand nous avons été nous français victimes d'un attentat au Liban dans un immeuble qui s'appelait le Dracard, on a perdu 50 de nos compatriotes là-dedans.

D'accord. Bon, je pense que leur sacrifice vaut quand même la peine qu'on réfléchisse à ce qu'on fait. Qu'a-on fait à l'époque ?

Et ben, l'armée française a tapé sur l'adversaire présupposé à l'époque qui était dans la plaine de la BK. On a donc bombardé pas comme des fous toute la plaine de la BCK, mais des cibles bien précises. Donc les gens, ce que je veux vous dire, c'est qu'à partir du moment où l'armée française deviendrait la cible de l'un ou l'autre des protagonistes de ce combat dans les deux combats dont on parle par nécessité, ne serait-ce que pour être respecté et pour que doren avant notre présence est un sens, nous serons obligatoirement des belligérants parce que nous devrons obligatoirement riposter.

Voilà, c'est pourquoi toutes les discussions sur l'économie outre qu'elles sont menées par des farceurs contre nous, elles ont pas l'air de tenir compte du fait qu'il y a un risque de guerre et s' a la guerre, c'est fini tout ce qu'on se raconte c'est ça n'a plus de sens, on fait autre chose. Mais là encore, le capitalisme en tant que système, je ne vise pas des personnes, en tant que système, la guerre c'est une super bonne affaire. C'est une super bonne affaire parce que lui, il va m'acheter des obus, qu'est-ce qu'il va en faire ? s'en servir.

Donc il faut qu'il m'en rachète juste derrière. Marché stable, fixe et dans tous les pays, les budgets d'armement sont en train d'exploser. Il progresse plus vite qu'il ne progressait au moment de la guerre froide.

Donc la guerre froide, on nous avait dit "Ah bah là, vous comprenez, c'est la liberté contre le machin et tout ça et mais maintenant c'est fini, on a gagné. Donc nous allons avoir les dividendes de la paix et c'est le moment où on a organisé la guerre." Il y a un troisème front dont on ne parle jamais en France et je voudrais qu'on s'y intéresse.

C'est la zone Asie pacifique des côtes des Amériques à celle de l'Asie. Ils ont changé le nom. Ilappelle Indo-Pacifique.

Ceux qui connaissent un peu la vie internationale savent qu'on change pas des noms pour rien. Bon donc des ennemies. Les indo pacifiques sont évidemment contre ceux qui sont pas là-dedans, hein, c'est-à-dire les Chinois.

C'est une structure où les États-Unis essayent de produire une grande alliance contre les Chinois avec des tas de gens qui à la fois supporte mal des fois le comportement des Chinois mais n'ont pas envie d'être entraînés dans une guerre parce que ils savent que ils vont cuire à tout le monde. Mais là à cet endroit-là nous les Français on est en première ligne aussi. Vous êtes au courant que c'est là que se trouve la Calédonie.

Vous savez que c'est là qu'il y a la Polynésie. Vous savez que quand vous remontez dans l'océan Indien, il y a la Réunion, il y a Mayotte. Donc faut pas dire "Oh, tout ça, c'est une histoire loin entre Non, non, non.

Nous les Français, on est dedans. Donc nous sommes concernés." La seule chose qu'a essayé de faire monsieur Macron, c'est de taper l'incruste dans la nouvelle alliance militaire que les Nord-Américains sont en train de conclure avec les gens qui sont là.

Voilà, c'est tout ce qu'il a trouvé à faire. Ben moi, je suis pas d'accord avec ça parce que ça nous met dans un camp pour la guerre et je ne veux pas qu'on fasse la guerre. Voilà.

Et là c'est 50 % 60 % de l'économie mondiale, 50 % de la population du monde qui est là. Je recommence 60 % de l'économie mondiale, 60 % et l'accès au point de passage pour l'Europe. Vous remontez et vous allez jusqu'au canal de Suède.

D'accord ? [grognement] de l'autre côté le canal de Panama. Donc la veine jugulaire des grandes circulations actuelles du monde, elles sont impliquées par cette zone.

Donc les amis, il faut être sérieux. Il faut prendre des initiatives pour qu'il y ait pas la guerre. Il faut réouvrir la discussion.

Et la discussion avec la Chine, ça peut pas être seulement comment on va les empêcher de produire ceci, les empêcher de produire cela. Parce que les États-Unis d'Amérique là aussi, ils font l'affaire du siècle quoi. Ça leur permet de remonter les droits de douane parce que nous pendant que les les les gros malins là de l'Union européenne continuent à dire il y a rien d'audessus de du commerce libre et cetera.

Alors les États-Unis d'Amérique s'en fichent complètement. Ils mettent des droits de douanes vertigineux pour empêcher les marchandises chinoises de rentrer et donc produire eux-mêmes tout ce qu'ils avaient auparavant exporté. Je vais pas être plus long parce que mais ce que je veux vous dire c'est que là vous avez des sujets où le le l'humain, l'environnement, l'économie s'interpénètre et la guerre, c'est-à-dire la possibilité de la fin de la civilisation humaine parce que une bombe mal placée et c'est fini.

C'est-à-dire que ah bah bien sûr, il y aura encore des êtres humains pour les tuer tous hein, il faut donner du mal, il y en a beaucoup. Mais l'organisation de la société, de la civilisation humaine comme elle est aujourd'hui, très globalisée, très mondialisé, ce trucl-là va s'effondrer. Et vous avez eu pendant la COVID un avant-goût de ce que ça peut être quand les lignes de communication et de ravitaillement se coupent.

Et quand je dis coupe, je pense à ce qui se mange, à ce qui se boit, à ce qui se transporte, mais à ce qui se voit et à ce qu'on peut dire. Parce que 90 % du commerce mondial se fait par la mer. Si la mer est en champ de bataille, bonjour tout le monde. 90 % de l'information circule par des câbles [grognement] donc et les câbles, ils passent dans la mer.

Ouais. Par conséquent, quand vous coupez les câbles, vous coupez tout. Ne croyez pas que tout ça ce soit une histoire lointaine.

Peut-être vous avez vu dans des documentaires sur la guerre avec le Japon, tout ça. Non, c'est fini tout ça. C'est une autre époque hein.

Aujourd'hui, les bateaux, ils sont automatiques. C'est des drones, les sous-marins pareils, les avions pareils et la guerre des satellites pareil. Donc, il faut se mettre à la page du 21e siècle pour bien comprendre le risque.

La politique étrangère de la France, elle devient une politique de paix. Elle nous garantit, ce que dit le professeur Éric Bert, la stabilité. Dans un monde de guerre, il y a pas de stabilité.

Voilà ce que je voulais vous dire avec le plus grand sérieux et en espérant que vous l'entendez les gens qui nous écoutaient ce soir, pas que vous vous dites "Oui, bon c'est quoi encore ça ? C'est l'international ?" Non, c'est votre vie.

Alors, on est à plus de 8000 là en direct sur le chat et il y a une question qui revient beaucoup, c'est la sortie transphobe de de Macron. Alors, on sait que l'une des manières pour le capitalisme de se maintenir quand il est en bout de course, c'est de renforcer son autoritarisme et son idéologie réac. Mais justement, vous Jean-Luc, qu'est-ce que vous pensez de sa dernière sortie ?

Moi, j'ai réagi euh sur le champ en faisant un tweet pour dire "C'est indigne euh de faire ça." Pourquoi cette moquerie ? Qu'est-ce que ça veut dire ?

On va à la mairie, changer de sexe. D'abord, il confond genre et sexe. Ça prouve qu'il est pas très à la page.

Il est juste réac comme vous voyez apparaître le fond. Le gars il a pas réfléchi ou il trouve que ça pourrait être drôle, que ça pourrait amuser. Ça n'a rien de drôle ce sujet.

Quelqu'un qui décide étant un homme de devenir une femme ou étant une femme de devenir un homme. Faut pas croire que c'est un caprice ou comme j'ai entendu une fois dire une mode. Non, c'est une décision terrible.

C'est que dans la personne il y a une rupture d'harmonie. Vous n'êtes pas la personne que vous donnez à voir. Ce n'est pas vous.

Non, vous n'êtes pas un homme, vous êtes une femme. Non, vous n'êtes pas une femme, vous êtes un homme. Donc votre vie est une souffrance permanente contre la perception que vous avez de vous-même.

C'est une souffrance. pour passer de la situation numéro 1 à la situation numéro 2, femme, homme et cetera, c'est un chemin incroyablement semé de difficulté, incroyablement de souffrance, d'humiliation. Vous vous rendez compte ?

Ça veut dire qu'à tout moment, il y a des conséquences inouies. Vos papiers ne correspondent pas à la personne que vous êtes. Tiens, arrive un de ces aigles là qui vérifie l'identité des gens. dit mais vous c'est pas vous [grognement] êtes un homme et là vous êtes habillé en femme il y a quelque chose qui va pas dans votre tête là allez venez là bon je vous fais pas un dessin je prends un exemple un peu trivial mais c'est pour donner une idée des dis et ensuite les gens qui font cette transformation le payent terriblement les hasards de la vie m'ont fait le payer terriblement en souffrance rencontrer et vivre avec des gens qui ont fait ce parcours et bien je vais vous garantir que pas un instant ça ne fait sourire même sourire d'accord c'est toujours grave voilà ce qu'il a méconnu voilà ce qu'il a agressé maintenant une fois qu'on a mis de côté l'essentiel c'est-à-dire le sentiment de sensibilité humaine qui fait qu'on on se sent concerné vous vous sentez consterné si vous avez pas été mal élevé mais normalement par exemple Quand un gosse tombe à côté de vous, vous précipitez pour le ramasser.

Tout le monde le fait. Quelle que soit la situation, quel que soit l'âge de celui qui se précipite pour donc spontanément, on compatit au malheur des autres, mais il faut les comprendre, il faut accepter de les voir. Et celui-là est le plus embarrassant parce que dans ma génération, jamais j'avais entendu parler de ça avant, disons il y a il y a 10 ans.

Jamais on m'avait parlé de ça ne me venait même pas à l'esprit. On m'en avait jamais parlé. Et puis après, oui, et il y a des pays qui ont pris des décisions qui paraissaient inoui.

L'Argentine a décidé la liberté du choix du genre. Alors la liberté du choix du genre, vous allez Mais je vous retourne la question les amis. Ceux qui doutent ou qui se disent "Oh là là, qu'est-ce que vous avez été cherché ?

Quel est le problème pour la société ?" Il y en a pas. Qu'est-ce que ça peut bien vous faire ?

En quoi en quoi ça me gêne que tel ou tel qui se présente à moi comme du genre féminin le soit d'un point de vue biologique où est le problème ? C'est sa vie et donc il en dispose. C'est là que je viens au principe philosophique fondamental de l'humanisme.

Alors l'humanisme c'est parce que croi certains he ils confondent l'humanisme et humanitaire. Non mais ça n'a rien à voir. Le principe de l'humanisme dit l'être humain est son propre auteur.

Ah comment ça monsieur Mélenchant sur propreur ? Allez fort. Oui, j'y vais fort.

Mais ça n'est contradictoire à aucune religion. Dans les religions, on vous dit que vous avez le choix de vous comporter d'une manière ou d'une autre. On vous dit c'est pas là je parle comme un religieux hein, c'est pas Dieu qui a créé le mal, c'est vous par votre action.

Et le bien c'est quand vous décidez de pas faire le mal ou que vous vous augmentez la dose d'amour en circulation. D'accord ? Donc ça n'est pas contradictoire à la foi.

Même si je ne suis pas un théologien, mais ce n'est pas contradictoire à la fois. Mais surtout, c'est conforme à l'idée que nous on se fait les Français en République française, liberté, égalité, fraternité de la relation à l'autre et de son droit absolu à disposer de soi. Si vous pensez et à chaque fois je reviens à la même chose, l'IVG c'est le droit de disposer de soi.

Personne n'est obligé de faire une IVG. Vous pouvez parfaitement pour vos raisons religieuses décider que vous vous ferez jamais d'IVG. C'est votre affaire et on vous respectera quelle que soit votre décision de le faire ou de ne pas le faire.

C'est pareil comme ça pour le droit de mourir dans la dignité. C'est ta vie, c'est ton corps. Tu décides ce que tu en fais.

Alors, on peut dire "Mais les religions proscrivent le suicide." En effet, tu peux par esprit religieux ne pas te suicider. Personne ne t'en voudra.

Personne ne te montrera du doigt. C'est ta liberté. C'est toi qui sais ce que tu peux faire de toi.

Voilà pourquoi la liberté du genre n'est pas une question folklorique à la marge réservé à des gens qui seraient en proie à une mode ou à une bêtise. C'est quelque chose de fondamental philosophiquement, de fondamental socialement et de fondamental pour la liberté individuelle et la vie en société. Alors regarder un pays comme l'Argentine, c'est le pays du pape.

D'accord ? J'aime mieux vous dire que c'est plutôt un pays catholique, hein, parce que bon, c'est un pays catholique. Bon et ben ce pays a reconnu la liberté du genre.

Ah oui, mais vous y allez fort la liberté du genre. Mais arrêtez, ça existe déjà. On il y a déjà une liberté du genre en France.

Vous pouvez demander quand vous êtes un homme à être considéré comme une femme, mais c'est des juges qui décident. C'est des médecins, c'est plein d'autres gens. Mais enfin, c'est ta vie, c'est pas la leure.

C'est comme pour l'IVG. L'IVG, il y a eu une période avant l' pouvait hein, mais il fallait aller devant le tribunal de ceci, de cela, de machin et tout. Ça va, il y a basta, les gens décident pour eux-mêmes.

Voilà. Et à qui ça gêne ? personne.

Donc ne vous moquez pas de ceux qui font un choix qui correspond pas à l'idée que vous vous faites parce que souvent on n'y a pas réfléchi. C'est insupportable de parler comme ça comme l'a fait le président de la République et que parce qu'il est le président de la République, il est le dernier à pouvoir parler comme ça. Même si lui-même sa conviction personnelle est ceci ou cela. il ferme sa bouche de temps à autre et il attend que la société se saisisse du problème et il essaie de poser le problème à la société avec respect pour l'opinion des gens, non seulement des gens qui sont en demande dans cette situation mais y compris de ceux qui comprennent pas.

Bah on prend le temps de s'expliquer. Non, les gens sont pas des fous. Ils ont bon il y en a des fous mais en général les gens sont plutôt bienveillants.

J' a jamais pensé tiens ah ben ah bon il a dit ça Mélenchon. Ah tiens, ah bon, c'est curieux. Comment il explique ça ?

Et voilà, c'est parti. Qu'est-ce qu'il a dit ? Qu'est-ce que l'autre a dit ?

Qu'est-ce que je réponds ? Et moi, quelle idée je me fais du truc ? Je termine en disant que vous avez des parents qui sont confrontés à cette situation avec leurs enfants.

C'est très dur pour eux. Il savent pas bien sur quel pied danser. On n pas préparé.

On n pas En même temps, c'est nos gosses. Donc, on les aime quoi qu'il arrive. On les aime.

Si on les aime pas, il y a un problème mais on les aime. Donc un peu de respect aussi pour eux, pour tous ceux qui sont d'une manière ou d'une autre impliqué dans cette discussion. Il faut du respect, pas de blague à deux balles et pas des bêtises comme on va aller changer de sexe en mairie.

C'est pas le sujet. Voilà. La liberté du genre ne coûte rien à la société mais peut provoquer beaucoup de bonheur, beaucoup de soulagement qui permettent à des gens d'avoir une vie où ils se sentent en harmonie avec eux-mêmes.

Et qu'est-ce qui perd ? Personne. Voilà, [rires] ça vous va comme plaidoyer ?

C'est vraiment très basé comme dit le basé comme Ah bon ? On dit ça ? Oui !

Maintenant il dit ça. Tataka est un humaniste. Ah oui oui.

Tataka bien sûr. Sinon moi j'avais noté une question tout à l'heure aussi. On passe un peu d'un sujet à l'autre mais c'est un peu l'exercice aussi et comme c'est un sujet dont on parle très peu, je me dis que c'est bien qu'on soit sur Twitch pour en parler.

Euh c'est Joé qui demandait la question de qu'est-ce qu'on dit et quelle est notre position sur l'espace, la conquête spatiale, tout tout ça. Alors peut-être que il y en a il y en a pour 2 heur là comme dirait [rires] hein. Mais en fait c'est pas hors sujet parce que c'est quand même dans le programme du niveau populaire euh dans la partie diplomatie, il y a il y a quand même des propositions sur la diplomatie qui défendent des traités de dépollution de l'espace ou de démarchchandisation de l'espace.

C'est inclu dans le programme. Donc c'est quand même dans dans le sujet. Ouais. de ce qu'on parle.

Moi, j'ai un mal de chien avec ça parce que j'ai commencé en 2016 à expliquer qu'il y avait un retour. On disait "Ouais bon d'accord, tu es sympa c'était marotte à toi parce que tout le monde sait que ouais moi depuis que je suis gamin ça m'intéresse. Moi Yuri Gagarine ça restera un héros pour moi, pas que pour moi, pour plein de gens.

Et bon et si vous lisez mon livre, faites mieux dedans, il y a un détail sur la tenue de Yuri Gagarine dans son dans son expédition. Vous verrez lequel c'est assez drôle. Et euh bon voilà.

Mais aujourd'hui, la vie sur terre en bonne partie se joue avec l'espace. Vous prenez votre téléphone, là-dedans, il y a 4000 applications possibles qui dépendent de l'espace. À commencer par le GPS.

Alors, venez pas me dire que vous en servez pas parce que je vous crois pas. Et aujourd'hui, essayez de vous y retrouver sans votre GPS. J'aime mieux vous dire que vous avez complètement oublié l'époque où il fallait un copilote dans la voiture avec la carte Michelin pour dire par où on passer pour aller d'un endroit à l'autre.

Maintenant, hop, Zama, le GPS. ça roule tout seul, tout droit, tourner à gauche, machin. Bon bref, donc je prends cet exemple mais plein [raclement de gorge] d'applications sont comme ça.

L'espace est un lieu à partir duquel s'organise la vie de l'humanité et comme d'habitude, ça a été fait n'importe comment. C'est-à-dire que bon, on s'est pas soucié de savoir des dégâts qu'on y provoquait parce qu'après tout, bon tout ça, oh l'espace, il y a de la place. Bon non, il y a pas tant de place que ça.

Donc il y a des débris partout. Alors, ils finissent par retomber sur terre, hein. Je vous rassure, si on fait rien, en 100 ans ou 200 ans, tout finira par revenir sur terre ou aura des trucs descendre, enflammé, tombons sur vous, sur un autre, bon bref ou sur personne.

Donc, il y a la dépollution de l'espace. Mais il y a surtout qu'il y a eu un grand changement parce qu'au début quand on a lancé la première fusée, l'espace est à tout le monde, reste nous lousse, tout le monde y accès, n'appartient à personne. Ah oui, mais entre-temps, ça s'est peuplé.

Et puis maintenant, on est passé à la deuxième phase et voici qu'on va aller sur Mars et qu'on va aller sur ceci et cela. D'ailleurs, sur terre, les terres rares vont devenir rare. Donc là-bas, il y en a plein.

On va aller le chercher. Et jusque-là, qui c'était ? À personne.

Ben maintenant, non. Les États-Unis d'Amérique ont voté que premier arrivé, premier servi. Et vous allez voir l'hypocrisie parce que les Français ont signé cette bêtise.

C'est pas le président de la République qui a été signé. Ils ont envoyé un haut fonctionnaire signer le papelard tellement c'est la honte. Mais ils disent oui mais le premier arrivé pour mier servi installe des choses et cetera mais faudrait pas qu'il y ait une incompréhension.

Par exemple tu viens là où moi j'ai j'ai fait un trou pour et toi aussi tu veux pas c'est pas possible. Donc tu peux vous pouvez tous comprendre que je vais protéger le trou que j'ai fait. Et ben c'est parti.

Je vais protéger le trou donc je vais mettre des une installation militaire je vais garantir la sécurité et voilà. Et donc l'espace est devenu un lieu de marchandisation et d'appropriation privée. Voilà.

Et ça c'est pas bon du tout. Donc il faut reprendre une négociation à ciel ouvert où tout le monde est au courant de ce dont on discute et où toutes les nations donnent un avis. Parce que les nations qui n'ont pas accès à l'espace aujourd'hui, elles sont en train de se faire voler l'espace.

Et moi, pour ça que j'ai changé le vocabulaire avant. Je disais comme à mon époque, on disait la conquête spatiale ta le mot conquête. il sonnent vraiment très mal.

Donc il y a l'exploration spatiale. Oui, ça ça a du sens. Et venez pas me dire "Oui, on met des sous là-dedans alors qu'on pourrait faire autre chose." Bien, on peut toujours faire autre chose, hein.

Mais l'espace tire vers l'avant des tas d'innovations. Or, nous, on est pour faire de l'innovation, pour prouver, regardez comme c'est merveilleux, les banques de données qui viennent de ce qui a été accumulé par des satellites pendant des années. Vous ne le savez pas mais il y a une société française par exemple qui peut vous dire à chaque adresse chaque adresse he votre risque la pluie le trop chaud l'inondation d'accord ça existe.

Pourquoi ? Grâce à ces données là. Donc l'espace est pour nous à la fois quelque chose qui nous oblige à inventer et qui nous permet d'inventer et donc sans cesse d'enrichir le patrimoine commun de la pensée humaine et de ses savoirs.

Voilà, je prends l'exemple d'espace. La mer c'est pareil mais ça a avancé. le c'est les grands fonds.

Avant c'était à personne et puis on a mis en place une commission qui a commencé à répartir à ceux qui voulaient y aller. Alors là, vas-y, fais des trous partout, tu vas voir. Ça va donner des résultats merveilleux.

Donc il y a eu une espèce de de commission qui a donné des autorisations pour fouiller et cetera, mais il faut que les grands fonds, alors là, il y a un accord qui a été un premier accord, mais nous les Français, il faut qu'on soit là tout le temps. Tout le temps. Pourquoi ?

Nous sommes le deuxième territoire du monde. On s'est bien débrouillé hein. On a déclaré attend nos territoires, nos plateformes et cetera.

C deuxième territoire du monde. On est plus grand que la Chine. Ça vous dit quelque chose les gens ?

On est plus grand que les États-Unis d'Amérique avec notre territoire sous-marin. Donc on est directement intéressé et puis on est intéressé à dire bah écoutez il y a des pays qui ont pas accès à la mer, c'est pas normal puisque c'est là qu'une partie des choses va se jouer. OK.

Donc c'est des beaux sujets du futur là qui se présentent devant nous. Alors donc évidemment vous voyez dans quel état ça me met moi. Donc vous imaginez que pour nous tous et puis pour la jeune génération allez les filles les gars là va falloir s'en occuper hein.

On va pas laisser cas comme ça là vous disant ah mais c'est l'espace il y a des étoiles tu les vois pas menteur. Les étoiles tu les vois plus. Pourquoi ?

Parce que 25 % de l'humanité voit jamais la nuit vu que c'est éclairé tout le temps et et cetera et cetera et cetera. C'est des sujets fascinants, passionnants. Éric, du coup, il est Mais j'ai j'écoute parce que moi aussi j'ai j'y connais pas grand-chose et donc j'apprends. [rires] Tu vois, c'est un vrai prof, mais on apprend tout le temps, c'est ça qui est voilà et c'est un bonheur d'apprendre.

Mais bien sûr, tu es d'accord ? C'est un un sentiment physique. Moi, j'ai toujours l'impression de plus apprendre que d'expliquer, hein.

Ouais, je suis d'accord avec toi. Éternel apprenti. H Exactement.

Alors, on va prendre peut-être une dernière question. Il y a euh en début d'émission, faut que je retrouve euh Emodem qui a dit euh Jean-Luc Mélenchon, je vote en ultra en ultramarin, nous oubliez pas. Peut-être on peut dire [raclement de gorge] plusieurs plusieurs personnes des outres qui euh [grognement] signalaient, voilà qu'ils avaient voté pour la France insoumise, qu'ils étaient qui voulaient qu'on gagne cette fois-ci, qui n Ah ben ils y ont intérêt hein parce que les autres ont rien fait.

Voilà comment on peut se retrouver dans une situation. Je sais pas si tu as suivi mais tu es à Mayotte, il y a de la flotte un jour sur 3. Pas il y a pas de flotte un jour sur 3 c'est il y a de la flotte un jour sur 3.

Le député du coin, c'est en garde droite mais c'est un homme intelligent avec qui on peut parler et tout et qui est très agréable à vivre. Il monte à la tribune et il dit "Mesdames, messieurs, je prends une douche tous les 3 jours" et les mecs se mettent à rire. Mais vous réalisez, vous entendez ce qu'il est en train de vous dire ?

Vous vivez vous avec de l'eau un jour sur trois et réfléchissez là. Commencez à réfléchir quand vous voyez un autre être humain en vous disant que ce qui lui arrive vous concerne. Ça c'est pour Mayotte.

En plus de tous les autres problèmes, la Guadeloupe pareil dans des zones entières. La Martinique des secteurs entiers va pas durer. Comment un grand pays comme nous fait pour se retrouver dans une situation pareille ?

Donc on pourrait parfaitement imaginer une loi d'exception avec une institution qui décide que il y aura de l'eau dans un mois ou dans 2 mois. Alors on met autour de la table des gens qu'il faut mais on arrête de tergiverser, pinailler, discuter et pendant ce temps-là il y a pas d'eau. Ça peut pas durer.

Je prends l'exemple de l'eau. Mais c'est pas le seul hein. Après pourquoi est-ce que les produits qu'on vend dans les outremers sont plus sucrés que ceux qu'on vend ici ? pour que les gens soient plus addicts, qu'ils en dépendent davantage, qu'ils aient moins envie de ce que eux-mêmes pourraient autoproduire.

Si d'accord voilà, ça suffit tout ça, ça suffit. Il faut arrêter de pousser les gens dans le désespoir. Alors évidemment que on va s'en occuper et plutôt deux fois qu'une puisque nous avons été parmi les rares à s'en occuper depuis le début, à être présent, à être à l'Assemblée nationale, à parler de ceci, à parler de cela.

Euh Mathilde Panot, notre présidente de groupe, a quasiment fait tout le tour. Elle a été jusqu'en Polynésie pour voir, pour parler, pour s'instruire de de ces dossiers. Moi-même, je dois être un des rares dirigeants politiques qui a visité à peu près tous les territoires d'outre mer.

Il me manque [grognement] la terre la terre à Délit, hein. Euh, les lapins des neiges. Je suis pas encore allé à Saint-Pierre et Miclon, je les ai raté de peu et puis il me manque la Polynésie.

Mais la Polynésie, waouh ! 25 pour y aller quoi, tu vois. et 11h de décalage.

H mais j'irai aussi enfin c'est pas moi qui compte dans cette histoire, c'est pour dire que c'est pas un sujet exotique pour nous, c'est un sujet qu'on traite. En plus, il y a des élus, des outresemes qui sont dans notre groupe. Euh il y en a, je parle du groupe insoumis, hein.

Il y en a deux de la Réunion, mais à la Réunion, notre liste aux européennes, elle a été soutenue par cinq parlementaires sur SE et tout le monde sait que nous sommes derrière Hugette Bellot à la Réunion qui est la présidente de la Réunion. en Martinique, il y a Jean-Philippe Nilor qui est dans notre groupe. Bon et c'est lui qui agite quand il le faut la nécessité de se rappeler que telle loi, qu'est-ce que ça donne dans les Antilles ?

Parce que c'est quand même un monde à part les Antilles hein, c'est pas l'Alsa, c'est la Loren, hein, c'est un autre climat. Bon, vous savez qu'il y a un imbécile de ministre qui avait dit "Ah non, non, mais c'est très bien, il y a des sargas partout, ils vont pouvoir s'en servir pour faire je sais pas quoi, du gaz ou des un fou quoi, il a pas idée ce que c'est que les sarggazas quoi. C'est c'est l'invasion d'une plante qui est mortelle à force en quantité pareille." Voilà.

Donc nous, on sera sur ces dossiers euh le gouvernement en tant que tel et sans doute des gens à qui on peut confier une mission de haut commissaire. pour régler un certain nombre de problèmes. Va pas me dire queon sait pas faire des canalisations à toute vitesse.

He je peux même vous dire où est l'usine. J'arrête pas de leur faire de la pub. Il devrait penser à me donner des sous pour la fondation hein.

Il c'est à Ponte à Mousson là. Ils savent faire les c'est les meilleures tuyauteries du monde. Elles sont impeccables.

Une fois j'ai vu qu'il y en avait un qui rigolait qui disait Mélenchon notre meilleur agent commercial. Bah oui, je vous annonce mesdames messieurs qui travaillent en cette usine qu'il va falloir penser à boucher du monde parce que j'ai besoin de beaucoup de tuyaux pour rétablir la flotte en Guadeloupe et à Mayotte. Voilà.

Ainsi que ceux qui produisent euh des buldoers euh pour creuser des trous, pour mettre les canalisations en question. Et et et j'ai une idée à peu près de par quel bout on prendra le problème. Ça lui plaît à Éric bien sûr, ça faire de l'activité et voilà, on alimente le circuit économique comme on le disait tout à l'heure.

Voilà. Voilà, on en revient au début de notre conversation. On va conclure ici.

Je sais pas, ça fait 2 he Ouais. Euh si vous voulez [raclement de gorge] dire un petit mot pour dire au revoir à tout le monde, ben remercier voilà tous les tous les gens qui nous ont suivi000 quand même donc qui ont écouté de l'économie parce que c'est jamais jamais facile. Moi je vous remercie.

Faut que les gens qui nous regardent ils sachent que quand on est dans un studio comme ça crée une ambiance d'intimité. On oublie qu'on est regardé par combien ? 9000 presque 9000 maintenant presque 9000 personnes.

Vous imaginez deux zénites remplis ? C'est ce qu'il y a là. Bon alors moi je vous ai parlé assez spontanément avec ma manière d'être de méditerranéen.

Je remue les mains, je je raconte une histoire, je Mais je crois que c'est pas mauvais dans de parler de politique comme ça. Moi ce qui m'importe c'est que vous nous disiez vous avez tout compris ou pas. J'ai horreur des responsables qui parlent comprend pas ce qu'ils disent parce que ça ça le citoyen il écoute, c'est normal qu'il sache pas tout mais il cherche à savoir pour bien faire pour faire le bon choix.

J'ai lu un papier là dans un journal, je vous dis pas lequel. Il y a un gars, il dit euh "Écoutez, je préfère pas voter euh parce que je veux pas faire une bêtise." Bon voilà voilà, il faut pas faire ça, faut aller voter.

Voilà, faut réfléchir. Bah, faut se renseigner un peu. Ça arrive pas tous les jours quand même, hein.

Si c'est pour aller vous marier, vous allez réfléchir. Non. Et en général, ça va, c'est pas que des échecs ça faire la Bah là, la politique c'est pareil, il faut réfléchir et puis vous choisissez.

Faites-le, mais surtout dites-nous, on n pas compris c, on n pas compris ça et on expliquera le temps qu'il faut. C'est à nous de faire l'effort. C'est à nous.

On n'est pas des bons dirigeants, on n'est pas des bons citoyens si on fait pas nous l'effort. Vous avez vu le prof, vous avez tout compris, hein. Mais c'est un prof de fac de d'université.

D'accord. C'est le top niveau. Si vous avez tout compris, il a bien fait son boulot et il en sera ravi. [rires] Bon, tout le monde a l'air très content, hein.

Tataé, tatakaé, abattait tout. Euh, [rires] on abat la citadelle. Ouais, il y a eu beaucoup de abattez abattez la citadelle.

Merci le vieux molo. [rires] Et on va faire un raid, ce qui s'appelle un raid vers Dani qu'on salue. Ah ouais ouais.

Oui, ils sont ils sont super forts dans la manière de faire venir les gens à de la réflexion politique. Je sais pas comment ils font parce que on croirait qu'ils ont appris ça je sais pas où mais ils le font avec beaucoup de naturel. Je comprends bien.

J'ai à peu près votre âge monsieur Mélenchon. [rires] Si c'est chouill à plus ça commence à être grave. Merci à tous et à bientôt.

Bonne soirée. Bonne soirée. Merci.

Au revoir.