Mobilisation du 17 : la colère monte ! Le chaos en France !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 73 %Défensif 8 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:12PrésentateurFait
« l'État français, ça fait très longtemps qu'il vit sur la carte de crédit. »
- 1:59PrésentateurFait
« la plus grande partie de ces dettes n'ont pas été contractées pour être investies dans quelque chose qui peut donner un retour. »
- 7:39PrésentateurFait
« les nouvelles générations ne sont pas en mesure d'acheter. »
- 27:44PrésentateurChiffre
« la France emprunte à 5% sur 10 ans. »
- 34:14PrésentateurFait
« il y a quelque chose qui n'est pas de la faute de Macron, ni des autorités françaises, ni de la République, ni rien du tout. »
- 35:29PrésentateurFait
« vu l'idéologie brénéante, dans les rouages de la République, vu la corruption également, il faut en parler, la corruption endémique »
- 37:05PrésentateurChiffre
« Le mec, il touchait une fois et demi le SMIC en France. »
- 37:43PrésentateurChiffre
« le SMIC français correspond aux Etats-Unis, pour la majorité des gens, à la mensualité de leur voiture, de leur Tesla. »
Temps de parole
- Présentateur97 %
- ?3 %
≈ 33,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Mes amis, bien le bonjour, le décor de cette vidéo va vous rappeler une scène du film Le Père Noël est une ordure où t'as Thierry Lhermitte qui est assis sur un sofa et son costume a exactement la même couleur du sofa. C'est que par hasard que ma chemise matche complètement le rideau.
Je
n'ai pas, compte à moi, un penchant particulier pour cette couleur. Aujourd'hui, je viens vous parler de ce qui est en train de se passer en France. Je vais regarder les images, c'est littéralement une, j'avais presque envie de dire une intifada. C'est des scènes,
des
scènes terribles, mais des scènes malheureusement qui étaient prévisibles, qui étaient écrites il y a extrêmement longtemps, il n
'y a
rien de nouveau vraiment. Et quand je vois ce que les manifestants réclament, bien sûr les manifestants réclament, allez je vais résumer,
si
je suis brutal en un seul mot, réclament plus d'État. Ça signifie, ils demandent à l'État, je veux plus de profs, certains veulent une meilleure retraite, d'autres veulent un travail, d'autres veulent une subvention, d'autres veulent qu'on rénove leur hôpital, leur lycée ou autre.
Et
tout ça appelle à plus d'États, plus de dépenses étatiques. Maintenant le problème c'est que l'État français, ça fait très longtemps qu'il vit sur la carte de crédit. Donc il est extrêmement endetté. Et aujourd'hui arrive un moment où le poids de la dette, rien que les intérêts, vont coûter plus cher que par exemple un ministère comme celui de l'Éducation. Ça signifie que la France se retrouve à
payer
plus pour rémunérer le capital, pour en réalité payer les intérêts des dépenses d'hier, des dépenses qui ont été faites pour certaines, peut-être sous Chirac ou sous Sarkozy ou autres.
Et
aujourd'hui, il est temps d'en payer les intérêts.
L
'autre problème aussi avec la dépense française, c'est que la plus grande partie
de
ces dettes n'ont pas été contractées pour être investies dans quelque chose qui peut donner un retour.
En
fait,
ça
a été investi plutôt ou dépensé en frais de bouche, en aide sociale, distribué à l'étranger, parti en fraude, parti dans les poches des commencaux de la République. Donc
quand
tu regardes, c'est un petit peu, si je veux donner l'exemple d'un patron d'entreprise, imagine un patron d'entreprise qui va s'endetter, endetter sa boîte.
Il
peut s'endetter pour acheter plus de machines par exemple, ouvrir une nouvelle unité de production, tout ça. Donc ça, il y
a
une chance que cet investissement puisse à un moment donné donner ses fruits et justifier le prêt initial. D'accord ? Ça c'est bien.
Mais
imagine une entreprise, on le voit souvent d'ailleurs, imagine des entreprises qui s'endettent pour payer des bonus.
Tu
vois ? Donc des bonus à la direction. Ce qui fait que l'argent qui a été emprunté va partir effectivement en voiture de sport, en yacht, en voyage, en frais d'hiler.
Et
en fait, c'est un argent qui ne va rien rapporter, mais qui sera quand même à la charge de l'entreprise. C'est exactement la situation où se trouve la France aujourd'hui. Alors si on regarde l'évolution du capitalisme d'État français, ou ce que j'appelle des fois le capitalisme de connivence, en fait, si tu vois, il a eu une phase montante, ce qu'on a appelé les 30 glorieuses. Donc c'est la phase montante, montante, montante. À ce moment-là,
il
a fait beaucoup d'argent, tout simplement. Il a surfé sur une guerre où tout était détruit, tout était à pourvoir, n'est-ce pas ? Donc il y avait encore un marché vierge. Enfin,
il
n'était pas vraiment vierge. Il a été rendu vierge par les bombardements, par la destruction, tout ça, 39-45.
Et
donc, ce qui se passe, c'est que cette guerre, je disais, elle a arrêté à la période, tu vois, elle a arrêté un creux économique, la Grande Dépression de 1929, qui s'est arrêtée nette en 39, 10 ans plus tard, parce que tout simplement, il y
a
la guerre, et les guerres sont bien connues pour arrêter les Grandes Dépressions, pour régler les problèmes bancaires et tout ça. Donc elles ont du bon là-dedans. Il ne
faut
pas regarder seulement les batailles, les drapeaux, tout ça. Il faut regarder plutôt aussi comment la Grande Finance vit les guerres. Et en général, elle y vit très bien. Et donc, je disais, les 30 glorieuses, tu as un capitalisme qui fait beaucoup d'argent. À ce moment-là, qu'est-ce qu'il fait ? Il va lâcher à la population, il va leur lâcher, il te laisse tomber un micro-ondes, une Renault 5, une Renault 4. Il va te laisser tomber une de chevaux, tu vois, te donner de la retraite, te permettre de passer des vacances au soleil, tout ça. Donc, en réalité, c'est un
moment
où il est sur la pente ascendante, et donc il a un excédent qui va te lâcher. Tu vois, mais en réalité, ça ne correspond pas, mais il ne
faut
pas croire que ça correspond à ses penchants naturels à
l
'intérieur. C'est plutôt quelque chose qu'il fait pour acheter la paix, n'est
-ce
pas ? Parce qu
'il
n'hésite pas, quand il a la dominance entière, de faire travailler des enfants, de faire bosser des gens dans des conditions d'esclavage, etc. Donc, sincèrement, il n
'est
pas là pour donner des micro-ondes et des voitures de petites cylindrées. Donc, en tout cas, une fois que les choses se retournent, et les choses malheureusement sont retournées, le système économique rentre dans sa pente descendante. Et quand il est dans sa pente descendante, il va prendre tout. Il va tout prendre.
Le
four micro-ondes, la voiture, d'ailleurs, le parc automobile français n
'a
jamais été aussi vieux. Les voitures ont dépassé, ont atteint littéralement les 10 ans d'âge moyen. Jamais on n
'a
vu des chiffres pareils. Donc, il te reprend la voiture, il te reprend la médecine, il te reprend ta retraite,
et
j'ai envie de dire, il te reprend jusqu'à ta dignité. Sur un grade en France, aux Etats-Unis, par exemple, où ils vivent un petit peu cette pente également,
il
y a, j'avais vu un chiffre assez ahurissant, je crois,
à
peu près, 10% des femmes américaines qui vendent leur charme sur des plateformes en ligne.
Et
quand tu te dis que
c
'est grosso modo, ce 10% au niveau de la population, en réalité, est principalement formé de la jeune génération, tu réalises qu'au sein de la jeune génération, si on ne regarde que celle-ci maintenant, on est sur des chiffres beaucoup plus élevés, on est peut-être à 20 ou 30, quelque chose comme ça, ce qui est énorme.
Et
là, on va arriver justement à la jeunesse, on va arriver à la jeune génération par ce moyen. En fait, il faut savoir une chose,
on
avait une règle économique en Europe qui semblait ne pas se démentir, mais maintenant elle s'est démentie.
C
'est que chaque génération était plus riche que la précédente. Chaque génération était mieux que la précédente. Quelque part, ça permettait par exemple, cette inflation, ou j'ai envie de dire hyperinflation, sur l'immobilier. Parce que
beaucoup
de personnes, genre, tu as des fois un couple, ils sont jeunes dans les années, mettant 80, ils achètent une maison pour l'équivalent, allez, 2500 euros, elles se valorisent, elles se valorisent, elles se valorisent, arrivent 2010, ils la vendent pour, voilà, 400 000, etc. Tu vois, ils ont fait, c'était à leur époque, c'était le bitcoin de cette époque-là. Les gens, ils achetaient un domicile, vivaient dedans, ils vieillissaient, se dégradaient, voilà, les chiottes étaient bouchées, les interrupteurs ne marchaient pas, mais malgré tout, ils le vendaient 20 fois sa valeur initiale.
Ceux-ci exigeaient, attention, exigeaient que la nouvelle génération à laquelle ils vendent ce bien soit en mesure de l'acheter. Aujourd'hui, par exemple, pourquoi on assiste à un effondrement immobilier en France, au Royaume-Uni et tout ça ? Eh bien, tout simplement parce que les nouvelles générations ne sont pas en mesure d'acheter. Tu vois ? Donc là,
c
'est parce qu'elles sont pauvres. Elles sont pauvres parce qu'elles n
'ont
pas de travail, elles n'ont pas de perspective, elles vivent dans un monde, tu vois, elles reçoivent des leçons de la part de gars de 60 ou de 70 ans qui leur disent « Ouais, vous n'avez qu'à vous lever le matin et travailler comme nous, à notre époque. » Sincèrement, je vais te dire un truc.
Si
aujourd'hui, tu avais 20 ans à leur époque et que tu as vécu, mettons que tu es né dans les années 60, que tu as grandi durant ces années-là, si aujourd'hui, on te transforme, on te donne 20 ans à cette époque-là, tu serais bouffé par les chiens. D'accord ? Tu serais SDF, je te donne une semaine, je te donne une semaine,
tu
es fini à la pisse. Tu vois ? Ils vivent le niveau VIP, le niveau Jedi. Les mecs, ils ont unlocké, dans le jeu,
ils
ont unlocké un niveau caché, tu vois, avec un degré de difficulté qui n'est pas de ce monde. Donc, tu vois, il
n'y a
rien. Il n
'y a
rien qui marche pour eux. D'accord ? C'est aussi une génération, il faut le retenir. Aujourd'hui, ils ont allé
17
ans, 18 ans. Ben, il y a 6 ans, ils avaient 11 ans,
ils
avaient 12 ans. D'accord ? Et puis, c'est des enfants qui ont été privés de scolarité, c'est des enfants qui ont été masqués. Tu vois ce que je veux dire ? C'est des enfants qui ont été privés de contact humain. D'accord ? Alors bon, peut-être que pour beaucoup, ils s'en rappellent à peine,
mais
n'empêche, psychologiquement, c'est brutal. Moi, ma fille, je vais te dire un truc, moi, ma fille, quand elle apprenait à marcher, c'était durant cette période funeste du Covid, et j'ai mon téléphone, je peux prendre mon iPhone et te montrer, elle a tout plein de photos de cette époque, parce que je l'ai prise en photo, c'est ses premiers pas, les fois où elle commençait à courir, à être stable et tout ça,
c
'est dans un cimetière.
J
'ai des centaines de photos de ma fille, un gros bébé, courant entre les pierres tombales, tout simplement parce que, à l'époque, c'était le confinement, la fermeture, tout ça, il n
'y
avait qu'un seul endroit, n'est-ce pas, qui était disponible pour nous, pour sortir, c'était le cimetière. Donc voilà, elle a eu des souvenirs d'enfance dans les cimetières. Donc tu imagines, quand ils ont connu cette vie-là, ils ont la rage, il ne
faut
pas s'étonner qu'ils aient la rage, à un moment donné. Aujourd'hui, là, ils veulent qu'eux aussi, c'est normal, ils ont des aspirations, ils ont des attentes, le problème, ils arrivent dans un pays qui est fauché. Et il y a aussi un degré mettant d'injustice également. Et ça, c'est terrible, parce qu
'ils
disent,
bon
d'accord, on paye beaucoup d'impôts, nos parents payent beaucoup d'impôts, tout ça, d'accord, on comprend, et la France est le champion, le champion de l'impôt, littéralement, moi, regarde, j
'ai
les cheveux gris, aussi loin que je me rappelle, la France crée un nouveau prélèvement par semaine, je ne sais pas combien de centaines de prélèvements il y
sont
aujourd'hui, mais littéralement, chaque semaine, chaque dix jours, tu as quelqu'un qui arrive avec un prélèvement, le dernier en date, c'était, on veut prélever sur le trafic Internet, sur la quantité de data qui circule sur Internet. Je veux dire, au moins le gars qui est, quand on commerce, tu
as
un racketeur qui débarque, à la rigueur, je dis à la rigueur, tu peux t'entendre avec lui pour une somme unique, tu lui payes, et puis il part, il te laisse tranquille jusqu'au mois prochain.
Et
en plus, lui, le gars qui vient prélever de cette manière-là, à la rigueur, il te dit qu'il va te protéger, il va vraiment te protéger, parce que si tu le contactes, tu lui dis, oui, il
y a
quelqu'un qui est venu me demander encore de l'argent, il va te dire, c'est quoi, il ressemble, quelle tête il a, je m'en occupe. D'accord ? Au
moins, il
te protège. Tu n
'as
pas d'insécurité dans un cadre pareil. Alors qu'avec l'État français, c'est tout le temps, chaque fois que tu penses que tu t'es saigné à blanc, que tu as tout donné, qu'il ne te reste plus rien, que tu es obligé d'envoyer tes enfants avec des chaussures, tu aurais bien aimé les remplacer parce qu'elles sont trop petites, mais tu ne le fais pas. Tu as des lunettes qui sont rafistolées, mais tu te dis, bon, ça coûte, j'attends encore, parce que tu as un État gloutant, tu as un État gourmand, obèse, qui prend, qui prend, qui prend, mais en fait, il ne se contente pas. Il ne
se
contente pas. Il n
'y
a rien, il n'y
a
aucune quantité d'argent qui l'engloutit où il va se dire, est-ce que ce peuple-là, on ne les a pas suffisamment mis à l'esclavage, est-ce qu'on ne les a pas suffisamment écrasés et on va les laisser respirer un peu,
on
va peut-être les lâcher un petit peu. C'est vrai que, je me rappelle à
l
'époque de Sarkozy,
il
s'est déplacé un jour vers un salon
et
ils avaient payé 50 000 euros pour des toilettes, pour des chiottes qu
'il
n
'a
même pas utilisées parce que M. le Président est par là et par là. Donc on fabrique des chiottes rien que pour lui. Je veux dire, les gens, les gens qui sont au crochet de ce peuple sont en train de se gaver comme jamais. Mais, ça ne leur suffit pas. Donc chaque fois, ils reviennent, ils reviennent, ils reviennent. Et à terme, le système est en train de s'effondrer mais aussi ce qui est en train de s'effondrer avec, c'est le contrat social. Parce qu'au bout d'un moment, on arrive à la situation où les gens disent mais pourquoi je, pourquoi je paye des impôts sous la coercition si on retrouve, je n'ai rien.
Pourquoi
? Et en plus, ils vont me demander encore plus. Pourquoi vous avez augmenté quoi que ce soit depuis la semaine dernière ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ? Et là,
on
arrive justement à ces situations de violence. D'ailleurs, il
y a
d'autres pays qui sont dans la même situation de violence. Il y a la Grèce, il y a l'Albanie également. L'Albanie, c'est encore plus violent. Ils ont pris le Parlement, le ministère de l'Éducation, le ministère de l'Économie, tout ça, tu sais, c'est énorme, c'est énorme en Albanie.
Ça
avait commencé à l'époque où ils avaient voulu vendre, l'État a voulu vendre une île par l'entremise d'un mafieux qui vit à Miami.
Ils
avaient voulu vendre une île à Jared Kushner, n'est
-ce
pas ? Et puis, voilà, depuis, ça n'arrête pas, tu vois. Ils n'avaient pas envie de voir des Boeing 727 peints en blanc, faire des rotations sans arrêt vers l'île, on les comprend, d'accord ? Donc, je te dis, moi, je vais dire un truc simple, regarde,
à
l'époque où il y avait l'esclavagisme, il y a des gens qui disaient, il
y a
des gens qui l'attaquaient, mais il y a des gens, qui étaient la plupart d'ailleurs, qui disaient, mais on n'a pas un meilleur système, l'esclavagisme, ça dure depuis des temps bibliques, je n'arrive pas à envisager un monde ou un système économique sans esclavagisme, comment tu vas faire pour faire tourner le système ?
Il
y a d'autres qui étaient plutôt des gens qui disaient, on aimerait bien un esclavagisme, peut-être, à visage humain, d'accord ? On aimerait bien un petit peu l'améliorer. Pareil pour la féodalité, il y a des gens qui disaient, moi, je suis contre la féodalité, il
y a
d'autres qui disaient, oui, on est pour, parce que c'est un système qui est parfait, on ne voit pas, on ne peut pas imaginer notre économie fonctionner sans féodalité, et d'autres qui disaient, mais on peut imaginer une meilleure féodalité, le cerf, tu n
'as
pas besoin de le faire fonctionner, de le faire travailler 7 jours sur 7, tu n
'as
pas besoin de le ramener, de lui dire, écoute, viens travailler chez moi obligatoirement, il y
a
un travail qui va durer 3 jours, alors que finalement, tu lui as donné 15 jours de travail, c'est des réalités ça. Donc,
et
c'est pareil aujourd'hui, c'est pareil pour le système que nous vivons aujourd'hui, c'est un système qui ne sera pas plus éternel que le système qui l'en précédait. Et c'est le propre de chaque système de dire que lui,
il
est éternel. L'URSS pensait qu'ils étaient éternels, l'Union Européenne pense qu'elle est éternel. Beaucoup de systèmes pensent qu'ils ont atteint la fin de l'histoire et qu'après eux,
il
n'y a rien. Non, après eux, il y
a
le néant. Non, ce n
'est
pas vrai. Et en fait, aujourd'hui, on va trouver exactement la même situation. On va trouver des gens qui disent que le système actuel, bon, il est bon parce que je ne vois pas trop, tu vas trouver des apologistes du système qui vont te dire comment veux-tu faire tourner l'économie autrement que comme on le fait maintenant ? D'accord ? Alors qu'on est en train de laisser, on n'a plus de problèmes, on a, le système actuel, il est instable, il est instable, il jette des gens toutes les quelques années, bon, ben voilà, ça vient de s'effondrer, machin, tout le temps.
Tu vois, moi, avec ma famille, avec ma fille, avec ma femme, tout ça, je suis en CDI, je suis à vie alors que l'économie te jette sans arrêt. L'économie, tu
es
en CDD, tu ne peux pas savoir, même quand tu
es
en CDI, tu
es
en CDD, tu ne
peux
pas savoir quel moment il y aura et il y aura une faillite, il y
aura
un plan social, il y aura un effondrement, il y aura une hyperinflation, tu ne peux jamais savoir cela. Ça, ce n'est pas un accident, mes amis, ce n
'est
pas un accident. On te dira à chaque fois qu'il y a un effondrement, on te dira que, ben, tu vois, c'est un accident et puis on cherchera à te l'expliquer. Une fois par les subprimes, une fois par la bulle internet, une fois par la bulle de maille immobilière, etc. Mais
la
réalité, ce n
'est
pas un problème de bulle, ce n
'est
pas un problème de spéculateur, le système est construit pour s'effondrer régulièrement. Il a besoin de faire un risse, tu sais, comme lorsque toi et moi, on joue au Monopoly, par exemple, ben, quand on joue au Monopoly, que va-t-il se passer ? Vers la fin de la partie, ça ne devient pas intéressant, franchement, parce qu'il
y
en a qui ont toutes les bonnes cases, d'autres n'ont rien, tout le monde est fauché, d'accord, et les billets, certains accumulent tous les billets, les autres n'ont rien, le jeu n'est plus intéressant.
Qu
'est-ce qu'on fait à ce stade ? Ben, on prend la planche du Monopoly,
on
la retourne, et puis, on reset toute la partie.
Donc,
on crée un effondrement, et l'effondrement permet de repartir encore, tu vois ? Donc, je te dis, le système actuel, il est instable, il est profondément inégalitaire, tu le vois, les inégalités, on va te dire, regarde, on va te dire, oui, mais tu sais, ce qui est bien avec le capitalisme, c'est que tout le monde peut devenir riche, tu vois ? Il suffit de traverser la rue, tu vois, tu traverses la rue, bon ben voilà, tu deviens riche. Tout le monde veut devenir Bernard Arnault, d'accord
? Mais
ce n'est pas vrai, ça c'est juste la carotte qu'on fait traîner.
Dans
la réalité, des millions, des millions de gens vivent de RER en RER, des milliers de gens vivent sous des bureaux avec des néants, vivent de quart de crédit en quart de crédit, sont à découvert le 5 ou le 6 du mois, et c'est par design, j'ai envie de dire, ce n
'est
pas un accident, le système est conçu, conçu comme ça. Et aujourd'hui, les inégalités se creusent et je vous dis, je vous dis mes amis, il y en a encore. Il ne
faut
pas croire qu'on a touché le fond. Non, il y a du potentiel,
il
y a beaucoup, beaucoup de potentiel. Il y a des pays, il y a des pays où tu as le caddie de supermarché de 3-4 jours de quelqu'un
qui
est supérieur au salaire d'un autre. Ça, tu ne l'as pas encore en France. En France, même si tu vas chez Carrefour, y compris la veille de Noël, et puis tu te lâches,
tu
n'atteindras pas le salaire mensuel de quelqu'un d'autre. Il y a tout plein de pays dans le monde où tu l'atteins assez facilement. D'accord ? Donc, je cherche à te dire qu'en termes d'inégalité, tu n
'as
rien vu encore. Donc, il est inégalitaire,
c
'est un système qui n
'est
pas démocratique. Quand tu regardes que tu votes à droite, à gauche, tout ça, les mêmes mécanismes, les mêmes mécanismes fondamentaux sont toujours là. Tu vois ? Donc, on arrive à une situation aujourd'hui où ce système, il y a des gens comme les précédents, il y a des gens qui vont te dire on aimerait bien l'améliorer, on aimerait bien lui donner un visage humain, on aimerait bien le réformer.
Il
y a des gens, j'en fais partie,
qui
pensent que ce système doit s'effondrer, que ce système ira vers l'effondrement. Ce n
'est
pas un système parfait, il n
'est
pas plus parfait que l'esclavagisme,
il
n
'est
pas plus parfait que la féodalité, ni plus éternel
que
les systèmes que je viens de citer. Donc, forcément, tôt ou tard,
il
s'effondrera. Ça peut être aujourd'hui, ça peut être l'année prochaine, ça peut être dans dix ans. Mais il est clair qu'il ira vers son effondrement. Les graines mathématiques, on peut le démontrer mathématiquement, ce n
'est
pas une question d'opinion, ça signifie le fait qu'il va s'effondrer ou pas est une certitude mathématique. Ça signifie on ne
va
pas y échapper, on y va. Maintenant, c'est quels dégâts il fera lors de son effondrement. Et ce qu'on espère, c'est que ce système saura partir avec grâce et saura laisser peut-être autre chose, cette autre chose qu'il faudra collectivement définir, bien sûr. Je ne
suis
pas en train d'appeler à la restauration d'un quelconque système du passé. Les systèmes du passé, ils ont eu leurs intérêts,
ils
ont eu leurs avantages,
ils
ont eu leur contexte historique, puis ils ont eu leur haut et leur bas. Mais on ne peut pas repasser les plats,
on
ne
peut
pas prendre l'histoire d'avant et repasser les plats aujourd'hui. Il va falloir créer quelque chose d'autre. Mais on ne peut pas continuer à vivre comme ça. Honnêtement, ce n
'est
pas possible,
ce
n
'est
pas pérenne. Et quand je parle, moi, de la pérennité, je ne parle pas des chauves-souris ou je parle des, je ne
sais
pas moi, des irrigations ou des champs de patates, non. Je parle déjà sur le plan social, sur le plan sociétal comme nous sommes nous. Aujourd'hui, cette organisation est en train de détruire des millions de gens. On détruit des millions de gens pour pouvoir mettre quelques personnes en haut de la pyramide et puis se mettre à genoux devant eux. Ce n'est pas possible. Je veux dire, comme on est en train de partir là, il faudra redescendre à l'époque des pyramides, à l'époque de la construction des pyramides, à l'époque des pharaons pour trouver une telle disparité.
Et
je vous dis, on creuse encore. Donc, quelque part, mes amis, je comprends le mécontentement,
mais
je vais vous dire un truc.
Je
pense que le mécontentement tout seul, il engendre, bien sûr, la fracture ou la rupture du contrat social, il engendre la violence, je n
'ai
pas besoin de le démontrer, d'accord ? Tu as lu ta télé, tu vas la voir, la violence. Donc, c'est engendré automatiquement par les frustrations, les injustices, et j'ai envie de dire les violences de ce système. Les violences de ce système, attention, attention, la violence, la violence appelle la violence, et on le voit à travers la planète. On voit tout plein de gazilides, on voit tout plein de situations où tu as une violence et qu'est-ce qui va y répondre ? Il va y répondre d'une autre violence. Donc, aujourd'hui, on en voit une qui est très spectaculaire à la télévision, oui, elle est spectaculaire, elle est effrayante, et elle n
'est
pas souhaitable. Si tu m'écoutes, c'est vrai, c'est vrai que ce n
'est
pas, on espère pouvoir régler nos problèmes de manière plus civilisée, mais alors attention, attention, il y
a
une violence sociale extrêmement brutale. Tu as des gens qui vivent avec moins de 1000 euros par mois, tu as des gens qui ne peuvent plus se chauffer, tu as des gens qui sont dans la précarité énergétique. Nous, au Royaume-Uni, on a plus d'un million d'enfants pauvres. Tu imagines ce que c'est qu'un enfant pauvre
? Un
enfant pauvre, ça signifie déjà au départ de sa vie, déjà il ne peut plus manger à sa faim, il ne
peut
plus se chauffer et tout ça,
et
ça signifie que probablement, comme la pauvreté, généralement, c
'est
un cercle vicieux qui engendre encore plus de pauvreté, généralement, toute sa vie, il va continuer dans la pauvreté, il n
'y a
pas d'espoir pour lui, tu vois
?
Et ça, encore, c'est le fruit d'un système parce que
ce
n'est pas un accident de système parce que les accidents de système pourraient trouver des chiffres ultra faibles et tout ça, tu vois ? Mais là, tu trouves des chiffres qui vont grandissant et à l'échelle même d'une société, c'est des chiffres très élevés, ce qui veut dire qu'on est réellement là face à une violence
systémique. Des
gens n'arrivent pas à manger à leur faim, des gens n'arrivent pas à se soigner, les gens n'arrivent même pas à rêver, tu vois ?
C
'est une brutalité inouïe ça. Alors c'est vrai que ce n
'est
pas télévisuel, ce n
'est
pas télévisuel. Tu vas mettre une caméra chez la vieille, chez elle, il fait 12 degrés dans son appartement, le frigo est vide, la solde, voilà, a été déjà consommée en médicaments et tout ça. Je veux dire,
tu
as plombé l'ambiance, c'est clair. Tu ne
vas
pas avoir un annonceur après derrière à la télé qui viendra te vendre des produits intéressants et tout. Non, tu ne vas pas le faire.
Mais
c'est une violence très brutale tous les jours qui touche des millions de gens. Donc à terme, il faut bien comprendre que, tôt ou tard, voilà, ça arrive, ça arrive dans la rue. Alors,
la
situation aujourd'hui, c'est que les marchés exigent,
le
marché dit, je veux et j'exige que la France fasse par exemple comme l'Italie. Regarde, tu sais que l'Italie, je vais te dire un truc, l'Italie de Mélonie, elle est plus endettée que la France. Oui, plus endettée que la France. La France est presque à 120% de PIB. L'Italie, ne me cite pas là-dessus, je ne me rappelle plus des chiffres exacts, mais elle
est
au-delà des 130. Tu vois, l'Italie est plus endettée que la France. L'Italie a une plus mauvaise note que la France. Oui, elle est plus mauvaise note. Tu regardes les agences de notation,
ils
ont, alors, ce n
'est
pas du junk encore, mais on y va doucement.
Mais
tu sais quoi ? Je vais te donner le truc. L'Italie, l'Italie, elle emprunte à des taux d'intérêt plus bas que la France. Alors, pourquoi
?
Eh bien, parce que
l
'Italie a fait quelque chose, mais la France est un peu timide. Elle veut le faire
et
elle va probablement le faire.
C
'est que le marché dit que la France,
elle
a trop de, elle paye beaucoup trop de retraites, elle a beaucoup de services publics.
Tu
vois ? Donc là, les retraites, il va falloir les flinguer d'une certaine manière.
Il
va falloir trouver le moyen de, voilà, augmenter l'âge de la retraite, par exemple, ne plus les indexer sur l'inflation. Tu as de les taxer. On les taxer, comme on l
'a
fait au Royaume-Uni. Au Royaume-Uni, on a dit on va taxer les riches, on va taxer les milliardaires, on va taxer, vous allez voir. Ah ben, c'est bien, c'est bien ça sur un podium. C'est ce qu'on appelle le populisme.
C
'est bien, c'est génial.
Le
problème, c'est que quand on a voulu taxer les milliardaires, c
'est
ce qu'on a découvert, ils sont tous partis. Et puis, ils ont des avocats. Et puis, rien n'est à leur nom, c'est compliqué, tu ne
veux
pas juste aller les taxer. Donc, qu'est-ce qu'on a fait ? Eh ben, on a envoyé une note d'imposition, une feuille d'imposition, on l'a envoyée à des millions de retraités. On leur
a
dit bon, ben voilà, il va falloir payer maintenant. D'accord ? Donc, l'État te donne une retraite puis il vient te la prendre par la suite. Ok ? Dans ce cas-là, il peut même t'augmenter la retraite. Il va
dire
je vais augmenter ta retraite, on va te la valoriser de 500 euros par mois. Sauf que la mauvaise nouvelle, c'est que bon, ben on va te prendre 600 euros par mois d'impôt. Voilà. C'est comme ça. Donc, oui, la France doit démanteler ses hôpitaux. Je sais qu'ils sont en cours de démantèlement. Je sais. Ils sont vraiment en cours de démantèlement. C'est bien parti. Mais il y en a encore. Il y a encore à faire. Elle doit démanteler son système universitaire. Peut-être devant des universités ou privées. Que les études deviennent encore une fois un privilège de caste. C'est vrai. Il
faut
que ça devienne un privilège de caste. Qu'elle augmente les prix des services publics. Moi, quand je regarde le métro parisien, tu regardes par zone, etc. Je veux dire, même si les Français se plaignent, je les comprends, ils ont leur standard. C'est deux fois, trois fois moins cher qu'au Royaume-Uni. Au Royaume-Uni, je veux dire, tu prends le train certains jours entre, je ne
sais
pas, entre Londres et Manchester, je veux dire, c'est beaucoup moins cher de prendre l'avion pour aller à New York. OK ? Il y a encore à faire. Les privatisations, on peut tout privatiser, tout ça. Donc, il y a du chemin. Il y a du chemin. Tu vois ce que je veux dire ?
Il
y
a
du chemin de destruction sous la coupe des marchés parce que les marchés disent « Ben voilà, on vous a emprunté de l'argent. Maintenant, nous, on exige de vous parce qu'ils te menacent.
»
Attention, il y a quand même un truc très vicieux.
Ce
n
'est
pas qu'ils te diront moins mon argent. Non. Non, attends, attends.
Il
y a deux choses dans la dette et dans ta relation, la relation de la France avec le marché. La première chose, c'est, il te dit « Je t'ai prêté mettant 100 milliards. À terme, tu vas me rendre 100 milliards. Mais ça, ça c'est le principal. Ça c'est la dette.
Mais
une deuxième partie, il y a les intérêts de la dette. Les intérêts de la dette, c'est la partie punitive. Ça signifie, il va te dire
«
Tu ne
veux
pas démanteler tes retraites. Vraiment. On te l
'a
dit mille fois, tu n'arrives pas à l'entendre. Ça ne t'entra pas dans la tête. OK.
On
va,
pour
te punir, pour te mettre au pas, augmenter les intérêts. La France emprunte à 5% sur 10 ans. Tu vois
?
5% ! Les autorités françaises, voilà, elles sont à 5%.
C
'est une grosse punition. Après, si tu ne
veux
pas entendre, tu ne
veux
vraiment pas entendre, vraiment, tu es dur de tête. On
va
te mettre 5,5, d'accord ? Et on va voir comment tu seras.
Et
après, il n'y
a
aucune limite. Ils peuvent augmenter, augmenter, augmenter sans arrêt. Et chaque fois que tu as des dettes qui arrivent à échéance, tu dois les refinancer ou tu dois emprunter pour les affaires courantes, ça augmente.
Et
le coût de la dette va exploser jusqu'à te mettre à genoux, jusqu'à t'obliger à... Il faut sortir l'armée dans la rue, s'il le faut. Tu sors l'armée dans la rue, tu détruis tout et puis tu menaces les citoyens. Tu leur pointes un canon sur la tranche, ils vont se calmer, ils vont rester chez eux. Voilà. C'est tout. Tu vas les calmer, tu vas les piller pour les marchés. Parce que les marchés l'exigent. C'est tout. C'est aussi simple que cela. Tu regardes le Royaume-Uni, on en traite à 6%. Et ce n
'est
pas fini. Ça va monter encore. C'est ça. Mais bon, au Royaume-Uni, on est encore coincé à l'ère victorienne. Donc c'est vrai que nous, au moins, on ne risque pas de nous demander de détruire les services publics parce qu'il n'y
en
a pas. Mais bon, ça nous enlève une variable d'ajustement. La variable d'ajustement, c'est qu'on a la monnaie, la monnaie britannique et la livre sterling. Et bon, au pire des cas, on en imprime et puis on rembourse. Mais bon, gare à l'inflation, ce qui est en train de se passer. Il
y a
une inflation explosive, tu vois, qui ruine beaucoup de gens. La France
n
'a pas le contrôle de sa monnaie, n'a pas de monnaie. Bon, attention, je ne
suis
pas en train de suggérer que si elle avait sa propre monnaie, ça serait plus simple. Non, ça ne serait pas plus simple du tout. Du tout. Le problème est intégral. Quand tu
as
un système économique pourri, d'accord, tu ne vas pas où tu as un déficit énorme que tu traînes depuis 2002 ou que tu traînes depuis les années 90
et
tu as de la corruption et tu as
du
gaspillage, ne viens pas me raconter que tu vas le régler avec une politique monétaire. Sinon, je peux te répondre, je te prends l'Erythrée,
je
te prends des pays très pauvres,
je
te prends le Sud-Soudan et je vais te dire que ces pays-là, il leur suffirait d'une politique monétaire et pouvoir frapper monnaie, tu vois. L'Erythrée, elle frappe monnaie. Là, je te le dis tout de suite. Il frappe monnaie mais la monnaie ne
vaut
rien du tout. Monnaie érythérienne, zéro. D'accord ? Donc, il leur suffirait juste d'une politique fiscale et monétaire et puis après, ils vont s'en sortir. Ils vont devenir riches et puis ramener le bonheur, le chômage va tomber à zéro, la sécurité va revenir, l'espoir reviendra sur le visage, tout le monde sera souriant et puis, voilà, et un enfant les conduira, quoi. Ce n
'est
pas possible. Non, ce n
'est
pas comme ça que ça marche. Tu vois, ce n
'est
pas comme ça que ça marche. Ça ne marche pas avec la politique monétaire et fiscale. Ça marche
quand
tu es capable, quand tu es un pays en mesure de créer de la richesse, par exemple. Tu es un pays qui est industrialisé, tu
es
un pays qui est capable d'exporter à l'étranger,
c
'est un pays qui devient très désirable, un pays où les gens sont prêts à payer très cher pour acheter tes produits, acheter ton savoir-faire, venir te visiter ton pays, tu vois. Une influence, une influence économique.
Sans
influence économique, tu es mort. Tu ne seras jamais sauvé par la politique monétaire et fiscale. Jamais. tu es mort. D'accord ? Enfin, mes amis, qu'est-ce que je voulais que
je
vous dise ?
C
'est comme ça et pas autrement. C'est clair. Moi, je suis juste le narrateur du pourquoi. Ce n
'est
pas... J'aurais voulu que les choses se passent autrement, mais on le sait. On le voit depuis très longtemps que ça va au mur. Le mur, il est très proche. Vous avez remarqué, je ne
fais
pas de lentilles. Je n'en profite pas. Je n'en profite pas. Je vous le dis. Je vous prends un témoin. Je n'en profite pas pour faire de l'anti-Macron primaire. Vous avez remarqué. Ni de faire de l'anti-Union européenne primaire. Non, je n
'ai
pas de chien, moi, dans ce combat. D'accord
?
La réalité, c'est que c'est un système profondément gangréné et chaque président qui est arrivé, il a fait progresser la gangrène de l'avant. Bien sûr, Macron, lui aussi, a sa responsabilité. Bien entendu. Il a sa responsabilité. Et les autres, ceux d'avant, ils l'ont également. Bien entendu. C'est vrai. C'est vrai, ça. Mais voilà. Donc, maintenant, que faire
?
Que faire ? Moi, j'allais partir. J'allais appuyer sur Stop, uploader la vidéo et partir. Non, non. Ce n
'est
pas le moment de partir. Il
faut
parler encore.
Regarde. C
'est quoi la solution, vraiment, aujourd'hui ? Moi, je te dis un truc. Pourquoi, par exemple, j'ai quitté le Royaume-Uni
? Le
Royaume-Uni s'est effondré et atteint le point.
Beaucoup
de gens le quittent. Beaucoup de gens. Pratiquement tous ceux qui peuvent sont partis. Pourquoi
?
Parce qu'ils savent que de leur vivant, de leur vivant,
ils
ne verront pas le Royaume-Uni prospère. Pourquoi ? Ce n
'est
pas du pessimisme.
Ce
n
'est
pas du pessimisme primaire. C'est que la situation est tellement dégradée, tellement profondément dégradée, gangrénée à tous les niveaux, que même si on imagine qu'il
y a
des forces de bonne volonté, il n'y en a pas. Mais si on imagine qu'il y avait, juste pour parler, on imagine
qu
'il y a des forces de bonne volonté, avec de bonnes idées, avec l'intelligence, avec tout le support populaire et tout ça, qui veulent régler le problème, tu ne le verras pas de temps vivant. Ce n
'est
pas de temps vivant que tu verras que le problème a été réglé, que le pays a été restauré. Non, tu ne verras pas ça. D'accord ? Parce que ça prendrait des décennies. Qui va attendre des décennies dans un pays en attendant que la situation s'améliore ? Je vais dire, bon, d'accord,
on
est des humains, on ne vit pas 2000 ans. Je vais dire, au bout d'un moment, c'est un pays qui est effondré. Tu te dis, à cette vitesse-là, moi j'attends, peut-être que quand j'aurai 85 ans, je verrai une petite différence, mais bon, sauf que tu ne pourras pas en profiter, quoi. C'est pour ça que moi, je dis aux jeunes,
à
titre individuel, honnêtement, si tu peux dégager, si tu peux dégager, dégage. Voilà, si tu as une opportunité à l'étranger, tu as une opportunité de refaire ta vie ailleurs, vas-y, fais-le. Ne donne pas dans ce discours de « je vais rester me battre », d'accord, je vais rester me battre, tu ne te battras contre rien du tout, d'accord. Voilà, c'est tout, je
suis
juste des moulins avant, honnêtement. Donc, si tu peux partir, si tu peux t'expatrier, comme on dit, même si je sais que ce n
'est
pas une voie simple, une voie facile, fais le deuil de cette vie que tu as aujourd'hui, et puis repars sur de nouvelles bases ailleurs. Je te dis, honnêtement, quand tu voyages à travers le monde, ce que je fais beaucoup, oui, la crise économique a frappé beaucoup de pays, bien sûr, là, je suis d'accord avec toi, il y a quelque chose, il y a quelque chose qui n'est pas de la faute de Macron, ni des autorités françaises, ni de la République, ni rien du tout. Oui, c'est vrai. Pourquoi ? Parce que c'est quelque chose qui frappe tous les pays de la Terre, qui va frapper le Chine, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, tout ça. Bien sûr, tu vois, c'est des systèmes différents, ils n
'ont
pas Macron, n'est-ce pas, à leur tête, et quand même, ils sont frappés. Oui, c'est vrai. Ça, c'est la partie, on va dire, commune. Maintenant, il y a la partie spéciale, unique à la France, et cette partie, elle dépend du système français, j'ai envie de dire du régime français, du régime de Paris. Problème, là-dedans,
c
'est que
les
autres pays,
comme
ils naviguent intelligemment les crises, comme ils font tout pour protéger leur peuple, protéger les emplois, protéger la jeunesse, fournir des services médicaux, garantir la sécurité, essayer de contrôler l'inflation, essayer de protéger l'emploi, tout ça, comme ils ont vraiment et sincèrement cette intention-là, ils arrivent à le réaliser, ils arrivent à minimiser l'impact de la crise, tu vois, d'accord, c'est tout. Alors que d'autres pays, comme la France, vu l'idéologie brénéante, dans les rouages de la République, vu la corruption également, il faut en parler, la corruption endémique, il fait que, tout ça fait que,
quand
il y a un problème à l'échelle mondiale, eh bien, il est multiplié à l'échelle française.
Il
est pire à l'échelle française. Et je peux même te dire, quand, imaginons qu'à l'échelle internationale, imaginons que les choses se calment, il y
a
une détente, tout ça, et puis qu'un peu d'espoir revient, tu ne le verras pas en France, tout simplement. Il y
a
un phénomène de clic, tu vois, parce que, quand une amélioration viendra, elle ira dans la poche des commensaux de la République, tu vois, donc ils ne laisseront pas en profiter. Quand il y a même, à un moment donné, une détente, à l'échelle internationale, tu ne la verras pas, parce que ça sera pris toujours par les mêmes. Voilà. Donc c'est pour ça que, personnellement, dans la mesure du possible, je recommande vraiment l'expatriation, surtout pour les jeunes, par Faita Vie ailleurs, sincèrement. Je parlais récemment, il y
a
quelques mois, en consulting,
un
jeune homme
qui
est réparé des voitures de sport, en France. Il est réparé des voitures de sport. Il sait que les mécaniciens de voitures de sport, c'est très rare, parce que quand tu maîtrises la mécanique du Lamborghini, ou d'une Ferrari, ou autre, ou une voiture similaire, ce n
'est
pas tous les jours, parce qu'on ne te laisse pas toucher ces voitures juste comme ça. Elles coûtent tellement cher qu'on a des voitures rares, des voitures sorties à quelques exemplaires, qui coûtent des fois plus de millions d'euros pièces.
on
ne te laisse pas toucher ça comme ça. Donc, c'est très pointu comme métier. Le mec, il touchait une fois et demi le SMIC en France.
Il
touchait une fois et demi le SMIC,
il
voyait ces voitures extraordinaires passer entre ses mains,
et
les seules fois où il pouvait monter dedans, c'est quand il mettait une combinaison propre, il mettait un sac en plastique par-dessus, et il pouvait s'asseoir sur le siège du conducteur et rêver. Et puis, pour tester le moteur, des fois, il le démarrait,
il
sentait les vibrations et tout ça du moteur. D'accord ? C'est seulement là qu
'il
pouvait s'approcher.
Il
est parti aux Etats-Unis, s'expatrier aux Etats-Unis. Lui-même, il roule dans une de ses voitures. D'accord
?
Aujourd'hui, non seulement il les répare,
mais
il peut rouler
dedans.
Ok ?
Les
Etats-Unis ont beaucoup de défauts. D'accord ? Je sais bien. Mais,
le
SMIC français correspond aux Etats-Unis, pour la majorité des gens, à la mensualité de leur voiture, de leur Tesla. D'accord
? Vous
êtes en train d'être ruinés, mes amis. Je vous le dis, ils sont en train de vous ruiner. Ok ? C'est tout.
Donc, à
un moment donné, je comprends les solutions collectives, je comprends la colère, je comprends tout ça, mais, honnêtement,
je
te dis, deviens individualiste, prends tes affaires et dégages. Voilà.
C
'est maintenant dû à me dire, ici, je ne
peux
pas. Qu'est-ce que je fais
?
Si tu ne
peux
pas, attends-toi à des moments difficiles.
Il
y
a
des moyens de s'adapter. Il y
a
des moyens de s'adapter. Je ne
suis
pas en train d'être pessimiste. D'accord ? Il y a des moyens de s'adapter. C'est s'éloigner, sortir des grandes villes, vivre en dessous de ces moyens, essayer d'éviter l'endettement, essayer d'éviter les gros achats, essayer juste de partir un petit peu dans un coin, s'approcher de la nature, tout ça, puis rester en dehors un petit peu des grands axes. Et puis, il y a moyen de survivre ou de naviguer ce genre de situation, mais il y a un déclassement pérenne qui est quand même en train de venir. Voilà, mes amis.
Merci
d'avoir écouté jusqu'ici. Et puis, on se voit dans une prochaine vidéo. En attendant, aldosterone.fr, allez sur aldosterone.fr,
il
y
a
une newsletter. Abonnez-vous à la newsletter. De temps en temps,
je
ne
suis
pas un obsédé de l'email, j'en vois très peu, mais
de
temps en temps, j'en vois un email quand j'ai des news intéressantes ou des choses à partager. Merci encore, mes amis, d'avoir écouté jusque-là. Merci aussi à ceux qui me suivent sur Facebook, sur la page Facebook, où cette vidéo sera également postée. et on se voit dans la prochaine. À très bientôt.