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interviewLe Média· 22 mai 2025 17 min

ISLAMOPHOBES, MACRONISTES : ILS EN SONT À MESURER LA ROBE DE LÉNA SITUATION ! (LE RÉCAP')

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Rendez-vous sur lemediatv.fr/neswsletter et c'est parti pour un nouvel épisode du recap. L'influenceuse Lena situation trop couverte, c'est une islamiste.

Trop dénudée, elle choque la croisette. Au final, le corps des femmes, c'est toujours un champ de bataille politique. Reine d'Internet aux 4 millions d'abonnés et entrepreneuses à succès, Lena Mafouf, connu sous le pseudonyme de Lena Situation, est apparu vêtu d'une longue et ample robe blanche lors d'une soirée à Canne.

Sur ses cheveux, elle porte un fin voile blanc assorti. Une tenue simple et décontractée en apparence presque anodine dans le cadre du festival mais qui a déclenché une polémique jusque dans les sphères politique. En pleine frénésie médiatique liée au rapport sur l'entrisme supposé des frères musulmans, la tenue de l'ENA situation est devenue un symbole, celui de l'entrisme musulman.

C'est en tout cas l'isbora à Bisror de Liè, une macroniste méconnue du grand public. Cette dernière n'est pas élu bien qu'elle se soit portée candidate en 2022. Elle occupe néanmoins des postes stratégiques au sein de la majorité présidentielle.

Secrétaire général du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale et membre du bureau exécutif de Renaissance. En gros, c'est le bras droit de Gabriel Atal. Dans un tweet publié le 21 mai, elle écrit "L'entrisme passe d'abord par les codes vestimentaires.

C'est pourquoi l'imposer à des fillettes, c'est le fondement de l'infiltration de nos sociétés. Nos mèes se sont battues pour que nos jupes puissent être courtes. Pour appuyer son propos, elle ajoute deux photos de l'influenceuse.

L'une de 2024 où elle porte une robe fendue aux épaules dégagées et l'autre prise ce mardi 20 mai avec la fameuse robe blanche vraisemblablement trop couvrante. Sans surprise, ce tweet déclenche une vague d'indignation. Manuel Bonpard, le coordinateur de la France insoumise, monte au créneau et dénonce des obsessions maladives.

Même constat pour Nicolas Caden, l'exrapporteur de l'Observatoire de la laïcité et ancien candidat écologiste. L'Eurodéputée Rima Hassan a également réagi. Elle dénonce une paranoïa islamophobe.

Elle ajoute "Non, les femmes ne se sont pas battues pour que les nos jupes soient plus courtes. Elles se sont battues pour qu'on ait le droit de s'habiller comme on l'entend, sans être réduite à un vêtement et à une apparence." Les réactions politiques se sont accompagnées d'une avalanche de commentaires d'anonymes qui fustig l'analyse de la macroniste en publiant des photos récentes de Lena Mafouf dans des tenues bien plus légères pointant le racisme évident dont est victime la jeune femme d'origine franco-algérienne.

Bizarrement, quand c'est Brigitte Macron ou Camilla Parker Balls qui porte des robes longues et couvrantes, la Macronnie n'y voit aucun symbole d'entrisme islamique. Malgré les centaines de réponses, la macroniste persiste et signe. Ce jeudi matin, elle en remet une couche sur X, probablement un peu grisée par la viralité de son propos.

Débora Abisror de Liè écrit en réponse à Manuel Bompard : "Je parle de codes vestimentaires, de trends sur les réseaux sociaux tels que le modeste fashion. Ce sont des codes afin de véhiculer toute une façon de vivre comme l'était la baya et le rendre à la mode. C'est exactement ce qu'il cherche.

Il, les frères musulmans, les salafistes, les influenceurs ou juste les Arabes, on sait pas. Mais dans cette argumentation, tout laisse à penser qu'on serait plongé dans un grand complot. Cette façon de parler floue et insignuante ne fait qu'alimenter une islamophobie ambiante déjà bien ancrée dans notre société en associant sans preuve des vêtements, ici une robe et un accessoire de cheveux à une prétendue menace qui mettrait en danger toute la société.

Avec cette éème instrumentalisation raciste, on stigmatise une communauté toute entière. On entretient la peur, le rejet et on légitime une surveillance constante des femmes à forceuri arabe et supposément musulmanes réduites à des symboles politiques plutôt qu'à des personnes libres. Et la liberté, c'est précisément ce dont a fait preuve l'ENA situation en choisissant sa tenue.

On l'écoute. Je voulais me sentir à l'aise. Je me sens pas hyper bien mon dans mon corps en ce moment.

Du coup, je me suis une robe pour cacher un petit peu de ça, ça me fera pas mal. Et en même temps, je voulais casser un petit peu les silhouettes habituelles et et au contraire me donner du love. La jeune femme, passionnée de mode et qui véhicule toujours un message d'acceptation de soi, a choisi sa tenue pour le confort qu'elle lui procurait.

Elle voulait être à l'aise. Ça ne vous rappelle rien ? Des femmes qui veulent se libérer du carcan de leurs vêtements.

Pendant des siècles, les codes vestimentaires ont servi à contraindre, à les enfermer dans des normes plus rigides. On pense au corsé, cet instrument de torture glamourisé qui comprimait la taille des femmes pour imposer une silhouette jugée acceptable et séduisante par la société patriarcale. Se libérer du corsé a été un acte féministe, un cri de révolte contre les injonctions à se conformer à un idéal impossible.

En 2025, on espérait que les femmes puissent enfin s'habiller comme elles l'entendent sans avoir besoin de faire valider leur tenue par des représentants du pouvoir en place. Dans une autre réponse à Rima Hassan, cette fois Débora Abisror de Liè soutient qu'elle n'accuse pas les n situation d'entrisme. Encore une fois, c'est la terre entière qui comprend mal le macronisme.

Elle dénoncerait les codes vestimentaires qui pululent sur les réseaux sociaux, je cite, pour les rendre ensuite acceptables par la société. En ligne de mire, la tendance modeste, souvent assimilée à tort à une forme de mode islamique. Pourtant, comme l'explique Sabrina Parnanzone, fondatrice de la Paris Modeste Fashion Week, c'est un mouvement porté par des femmes qui ont envie de s'habiller de manière plus couverte que ce que propose l'industrie mainstream.

Et c'est bien là que réside le cœur du problème, l'amalgame. Si la mode modeste puise en partie ses inspirations dans les traditions religieuses et pas seulement musulmane, elle est aujourd'hui le choix assumé de femmes qui veulent simplement du confort, de l'élégance, de la liberté dans un monde saturé d'injonction à en montrer toujours plus. Mais dans la bouche de certaines responsables politiques, cette démarche devient suspecte.

C'est une manière insidieuse de transformer des préférences personnelles en signaux d'alerte comme si ce couvrir devenait un acte subversif, voire de menace pour la République. C'est là tout le paradoxe. Alors qu'on exige des femmes qu'elles ne soient ni trop provoquantes ni trop pudiques, on leur dénit dans tous les cas le droit à la nuance, à la complexité, à l'ambiguité.

On leur dénit le droit de choisir pour elle-même. Vous vous comportez comme les talibans qui prétendent dire aux femmes comment elles doivent s'habiller ou ne pas s'habiller dénonce à juste titre le député LFI Antoine Léoman. On ne le dira jamais assez.

Imposer une tenue aux femmes qu'elle soit plus ou moins couvrante n'est jamais un bon signal, encore moins un acte féministe. C'est toujours une manière de leur rappeler que leur corps ne leur appartient pas totalement, qu'il restent soumis au regard, à l'ordre, aux injonctions, qu'elles soient religieuses, politiques ou sociales. Le contrôle des vêtements féminins qu'ils viennent des talibans ou d'une élite républicaine déguisée en gardienne des valeurs laïques, procède de la même logique.

Celle qui fait du corps des femmes un espace à réglementer, à surveiller, à punir. La vraie liberté ne consiste pas à dicter un style ou à disqualifier un autre. Elle consiste à laisser une femme choisir pour elle-même sans peur d'être réduite à un symbole, à une menace ou à une caricature.

Du haut de ses presque 5 millions d'abonnés sur Instagram, LEN Situation n'est pas une femme maghrébine comme les autres. À 27 ans seulement, elle a été consacrée par le magazine Forbes comme la plus puissante influenceuse luxe du monde. Depuis peu, elle a même sa statue au musée Grévin.

C'est une femme racisée, privilégiée, un statut dont elle a pleinement conscience. Elle s'en est même d'ailleurs entretenue avec Élise Lucé. On l'écoute et donc c'est une fois que la conversation a pu être ouverte avec tout le monde, avec les réseaux sociaux, que des minorités, on peut dire "Mais excusez-moi, ça va, on vous dérange pas, on est complètement invisibilisé depuis des années et enfin, il y a des paroles qui se qui se retrouvent de la même façon que moi je peux me retrouver aujourd'usitaires sans faire un 32 et sans d'être une blonde aux yeux bleus." Oui, mais alors donc du coup, tu y fais hyper attention pour ta marque aussi, j'imagine c'est important.

Bah, j'ai pas du tout envie de reproduire un un schéma qui a je pense complexé toute une toute ma génération. Moi je peux le faire mais j'ai une toute petite échelle. On est une mini marque.

Ce qui compte vraiment ça va être les grandes enseignes, ça va être les grosses marques. Il faut se dire aussi Élise que il y a cette ce ce notion cette notion maintenant de quota. Je peux me retrouver aussi sur une campagne parce que je vais ramener le côté diversité.

Mais il faut OK, je suis une femme maghrébine mais je suis une version maghrébine acceptée par la publicité en France. Je pense vraiment que si j'étais une femme voilée avec je sais pas peut-être des tr ce que pensent les français être rebeux, j'aurais pas du tout les mêmes opportunités que j'ai aujourd'hui h parce que il y a il faut aller encore plus loin. Alors c'est bien que j'ai ma place aujourd'hui mais c'est ça ne c'est pas suffisant.

Pourtant, quand on observe l'ampleur et la virulence des attaques que subit l'ENA situation, on ne peut que mesurer l'ampleur du combat encore plus rude auquel font face les femmes racisées, moins visibles, moins médiatisées et surtout moins protégées par les projecteurs et les réseaux. Celles-ci sont souvent exposées à des formes de discrimination, d'injonction et de violence bien plus sévère. Leur corps est une cible constante, un terrain de contrôle et de manipulation où choisir sa propre image peut coûter cher, souvent dans le silence coupable de la société tout entière.

Ironie cruelle, après avoir été accusé de servir la soupe aux islamistes avec une robe trop couvrante, l'EN situation s'est vu reprocher dès le lendemain une tenue jugée trop dénudée. En 24 heures, elle a traversé les deux extrêmes de l'obsession sociale pour le corps des femmes. Cette année, le festival de canne a serré la vis sur le dress code, nudité interdite, traîne trop longue bannie et tenue trop volumineuse proscrite.

Fin l'udace vestimentaire, place à la tenue correcte exigée avec un règlement devenu encore plus rigide mais essentiellement pour les femmes comme toujours. Les robes transparentes ou trop suggestives n'ont plus leur place sur le tapis rouge. Les organisateurs appellent à lacence.

Les esprits malins diraient qu'ils plaident pour plus de pudeur, mais cette pudeurlà ne semble pas déclencher les foudres politiques. Les tenues des femmes sont constamment instrumentalisé. Trop couvertes, elles sont suspectes.

Trop dénudées, elles sont inappropriées. Dans les deux cas, elles deviennent l'objet de fantasme, d'obsession, de polémique. Tout sauf de choix personnel.

Pourtant, c'est ça le féminisme. Permettre à chaque femme de s'habiller comme elle l'entend, sans devoir se justifier ni se défendre, encore moins être sommé de rendre des comptes à l'opinion publique ou à la classe politique. Et justement, quand ce sont les responsables politiques eux-mêmes qui alimentent cette instrumentalisation, c'est encore plus inquiétant.

En transformant une robe en symbole d'entrisme, le contrôle change de main. Pas de logique. Il déplace le débat, l'empoisonne et participe au contrôle permanent des corps féminins.

Plutôt que de garantir la liberté, il la conditionne à leurs peur, à leurs fantasmes, à leurs idéologies. Le corps des femmes ne devrait pas être un champ de bataille ni pour les religieux, ni pour les purins, ni pour les politiques en quête de buzz. Il n'a pas à servir vos croisades.

Il n'est ni un étendard ni un trophée. C'est un espace sacré de liberté. On poursuit avec le reste de l'actualité raconté et mise en image par Lucas Mteri.

On revient sur la fusillade à Washington qui a eu lieu ce matin. À Washington, un couple qui travaillait à l'ambassade d'Israël a été abattu devant le musée juif mercredi soir. Il s'appelait Yaron et Sarah.

Un homme de 30 ans originaire de Chicago aurait crié free Palestine avant de faire feu sur le jeune couple. Il a été placé en garde à vue avant la fusillade. Le suspect a été observé en train de faire des allées et venues à l'extérieur du musée.

Il a approché un groupe de quatre personnes, sorti une arme de point et ouvert le feu, a déclaré la chef de la police. En réaction ce matin, le ministre français de l'intérieur, Bruno Retaillot, a demandé au préfet de renforcer la surveillance des sites liés à la communauté juive, les synagogues ainsi que certains commerces ou écoles. Emmanuel Macron a lui aussi évoqué une attaque antisémite après avoir adressé ses condoéléance aux familles.

Ce matin, la députée Daniel Obonau revenait sur la responsabilité de l'Union européenne et de la France dans la poursuite du génocide à Gaza. La convention contre le génocide indique que les États partis signataires, la France en fait partie, les pays membres de de l'Union européenne en font partie doivent prévenir en fait les actes de de de génocide. Et depuis plus d'un an, euh des chercheurs spécialistes euh de euh des des questions de génocides, des journalistes, euh tous les lanceurs d'alerte, les organisations de défense des droits humains, des rapporteurs spéciaux de l'ONU euh disent qu'il y a aujourd'hui euh un génocide en cours, que les critères euh pour qualifier ce qui se passe de génocide sont remplis les uns après les autres.

Et ne rien faire d'une part, c'est permettre que ça se passe. Mais on n' pas que rien fait, y compris des investigations montré que la France continuait à envoyer alors que les bombardements avaient commencé, alors que le processus euh génocidaire avait commencé à continuer à envoyer du matériel qui permet à l'armée israélienne de composer des armes et cetera et cetera et donc de participer. Donc il y a une responsabilité directe et active par se laisser faire et par ce la continuation de de ces relations.

Il faut que ça s'arrête. Il faut suspendre cet accord d'association et prendre toutes les mesures de sanction contre cet état et ce gouvernement. On revient sur l'affaire du collège Tanislas.

Des inspecteurs dénoncent une intervention de la numéro 2 du ministère de l'éducation dans la conclusion du rapport devant la commission parlementaire. consacré aux violences à l'école. Quatre membres de l'inspection générale ont reconnu que Caroline Pascal, directrice générale de l'enseignement scolaire, a écrit la lettre concluant le rapport sur l'institution Stanislas.

Un courrier qui irait à l'opposé de ce rapport et qui blanchirait l'établissement des accusations de sexisme, d'homophobie et d'autoritarisme qui pesaient sur lui. Il blanchit l'établissement au nom de l'équipe d'inspecteur. Commençant ainsi ce dernier paragraphe au terme de la mission, l'équipe ne confirme pas les faits d'homophobie, de sexisme et d'autoritarisme et cetera et cetera.

Et il est vrai que l'entièreté du rapport les confirm confirme de l'honophilie, de l'autoritarisme et du sexisme. C'est donc là la responsabilité directe de la chef de l'inspection générale Caroline Pascal qui est posée. Le problème c'est que cette modification est faite sans l'accord des inspecteurs mais en leur nom.

Si je suis ici aujourd'hui, c'est parce que j'endse totalement le rapport mais parce que je n'ends pas cette lettre de transmission. Parce qu'elle dit exactement le contraire. Moi, si j'avais dû être consulté, j'aurais mis l'équipe à constater des faits de et non pas n'a pas constaté.

Une inspection est prévue à Stanislas le 28 mai prochain pour voir si les recommandations de la commission suivies. Hier soir, Bernard Arnaud, directeur général d'LVMH, était auditionné par la commission d'enquête sénatoriale sur les aides publiques aux entreprises. Le PDG de LVMH, Bernard Arnaud, était entendu hier par la commission d'enquête sénatoriale sur l'utilisation des aides publiques versées aux grandes entreprises.

Face au sénateur, il a multiplié les attaques à la presse, accusant notamment le monde d'être un journaliste. Il répondait alors à des accusations d'évasion fiscale puisque le monde avait révélé la présence de LVMH dans les scandales Luxliak et Paradise Papers. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du recap.

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