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Podcast / conversationManon Aubry· 8 avril 2025 35 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesJusticeInstitutions & élections

Manon Aubry : Guerre commerciale : stop au libre échange !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la réaction de l'Europe face à la guerre commerciale lancée par Trump ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    L'UE a-t-elle les outils pour riposter ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi l'UE ne réagit-elle pas plus fermement ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    L'instrument anticoer européen est-il une 'bombe nucléaire' ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Faut-il limiter l'accès des entreprises américaines aux marchés publics européens ?

  • 18:00RelanceRéponse directe

    L'UE doit-elle signer davantage d'accords de libre-échange ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

avec Manombre et qui nous a rejoint. Bonsoir député européenne, la France insoumise. Merci d'être avec nous.

J'accueille également Laurent Geofrin. Bonsoir, directeur du quotidien le journal.info.

Merci de nous avoir rejoint. On continue de parler bien évidemment de ce grand séisme commercial qui secoue le monde, l'Europe et par conséquent la France. Manon j'avais envie de vous entendre sur ce dossier parce que vous êtes député européenne parce qu'on attend une réaction pour le moins de l'Europe et ce qu'on dit sur ce plateau, c'est qu'elle se fait sacrément attendre.

Oui. Ce qui est assez frappant dans cette histoire c'est que Donald Trump, il faut mettre les mots, a lancé une guerre commerciale. C'est une guerre commerciale aujourd'hui qui est lancée par les États-Unis et l'Union européenne est complètement à la remorque, complètement à la traî.

Elle continue à tergiverser. Je vais vous dire, je reviens tout juste de Strasbourg session plinire du Parlement européen et la présidente de la Commission européenne, Ursula Vanerle a pris la parole dans l'hémicyc quand on l'interroge sur le sujet pour dire qu'il va falloir considérer, évoquer, réfléchir, bref continuer à se faire malmener et dicter la loi par les États-Unis de Donald Trump. Alors que à mon sens, la réponse de l'Union européenne doit être de deux ordres.

Première ordre, de manière immédiate, évidemment, il faut répondre par des droits douanes. Il existe un instrument qu'on appelle un instrument anticoer au niveau européen qui permettrait par exemple tout récent, c'est 202 exactement qui n'a jamais été appliqué encore. Je suis aussi euh au Parlement européen la première vice-présidente de la Commission des affaires commerciales.

Dans cette commissionlà, on discute beaucoup des outils de réplique. On pourrait par exemple priver les entreprises américaines d'accès au marché public européen. Vous en parliez à l'instant.

Cet outil qui est tout nouveau, vous pouvez nous le décrire parce qu'il y en a qui disent "Ça serait un peu comme utiliser une bombe nucléaire." C'est si grave que ça ? Alors, c'est un outil dans lequel en réalité il y a 10 outils différents.

Ce serait un peu long là que je vous les liste les 10. Je vous ai donné un exemple. L'interdiction d'accès au marché public européen.

On peut mettre en place des quotas, on peut renforcer les normes. Bref, il y a pas mal de choses qui vous permettent de gérer les volumes d'entrée sur le territoire européen. Et donc, vous pouvez aussi les gérer avec parsimonie.

Vous êtes pas obligé d'utiliser tout d'un coup. Ça fait partie des outils qui sont dans notre boîte et que l'on peut utiliser et je pense que l'Union européenne aurait tort de s'en priver. Sinon, c'est quoi ?

C'est un donner raison à Donald Trump par sa stratégie et deux, c'est continuer dans la fuite en avant qui consiste parce que c'est la deuxème solution conquement. Cet outil, il peut permettre à des produits américains de ne pas être vendus en Europe. Exactement.

Il peut permettre à des produits américains de ne pas être vendus. il peut permettre à limiter le volume. C'est-à-dire par exemple plus de Tesla, on peut on pourrait décider plus de Tesla, on pourrait décider un volume de Tesla, donc un nombre X de voitures qui serait fixé à l'entrée de l'Union européenne.

Donc vous voyez, les outils sont assez diversifiés, mais j'insiste quand même que tout ça, c'est une réponse de très court terme. C'est une réponse d'urgence et que la vraie question à se poser derrière qui est posée par Donald Trump quelque part par la guerre commerciale qui est lancée, c'est de quoi avons-nous besoin ? que don devons-nous produire et où devons-nous le produire ?

Et c'est là où l'Union européenne à mon sens se plante encore plus parce que ce qu'a dit cette semaine Ursula Vlon, c'est de continuer la signature à tour de bras d'accord de libre échange. Ça veut dire qu'on va continuer à organiser des dépendances vers l'extérieur. Je vous donne un exemple très concret pour que tout le monde comprenne.

La question agricole. Ursula Vienen a dit que la réponse c'était la signature de l'accord de libre échange avec le mercour. Mais on a aujourd'hui par les agriculteurs, on sait exactement.

Et aujourd'hui, on a près de 50 % de nos territoires agricoles en Europe qui servent à exporter des denrées agricoles vers l'extérieur. Et en échange, on importe la moitié de nos fruits et légumes. Tout ça n'a aucun sens et vous le voyez dans le cadre d'une guerre commerciale, ça nous rend vulnérable.

Et pour mettre fin à cette vulnérabilité, alors il faut mettre fin à cette logique, à cet aveuglement sur les libres échanges et je regrette qu'au Parlement européen, on soit le seul groupe à se battre de manière unanime contre ces accords de libre échange. Donc Laurent Geoffrein, vous êtes d'accord ? La la réponse européenne, elle est pas à la hauteur.

Si j'ai bien compris, ils vont parler d'une seule voix de manière absolument unifié pour un bloc pour ne rien faire. C'est exactement ça. En gros, c'est ça.

C'est exactement ça. Donc, je comprends pas parce que c'est quand même une agression terrible. Tom, il y a aucune négociation, il jour au lendemain, il met 30 %, 20 % et cetera.

Alors que l'économie européenne, elle est elle est aussi forte que celle des États-Unis à beaucoup d'égards. Le nombre de consommateurs est supérieur et le le masse la masse Oui, enfin des il y a une Union européenne, il y a une commission et qui devrai faire leur travail. Le moi je suis pour l'Europe mais à condition qu'elle existe euh et non pas pour la défaire.

Donc à partir de là, on on peut établir un rapport de force. Si si on commence à dire c'est compliqué parce qu'il risque de prendre des mesures encore plus dures, on est mort d'avance, on peut rien faire. Et effectivement, il y a il y a toutes sortes de il y a toute une gamme d'actions à mener.

Ça peut être les norme, ça peut être le choisir des secteurs. À un moment, d'ailleurs, on l'avait fait, on avait choisi des produits qui venaient de de d'État républicain. Alors, ça fait hurler les les Américains, mais enfin bon, c'est si ça les fait hurler, tant mieux.

C'est il faut les faire hurler. Alors là où je je me sépare de de Manon c'est que faudrait quand même pas trop me donner raison. Non mais je vous donne raison quand je pense que vous avez raison.

J'essaie d'être honnête et et mais quand je pense que vous avez tort, je le dis aussi. Le on va pas déclencher une guerre commerciale avec des gens qui nous ont pas agressé. C'est idiot ça.

Tu il faut répondre à Trump après qu'on qu'on module le libre échange. Il y a les excès du libre échange. Je suis d'accord. une réplique raisonnée et et donc il faut trouver ce qu'on appelait le juste échange.

Ça c'est c'est ça la bonne politique. Mais on va pas commencer à mettre des droit dou à tout le monde. Alors là c'est la démondialisation forcée.

C'est pas tout à fait ce que j'ai dit. J'ai dit d'arrêter de rendre nos économies vulnérables en tournant notre économie uniquement vers l'exportation plutôt que de répondre à nos besoins pour produire ici. Ce qui au passage d'un point de vue écologique sera aussi bien bien fait.

Christian de Bois sur votre avis sur cet outil anticoer ? Je suis je suis d'accord avec ce qui a été dit. Il faut absolument que l'Europe se bouge.

Bon et euh veut dire se bouger, ça veut dire à court terme effectivement, je l'ai dit tout à l'heure, je le répète, j'ai pas changé d'avis depuis tout à l'heure, droit de douane norme et en matière de marché public faire adopter au niveau européen si vous pouvez faire quelque chose madame euh le un B Europ que les Américains ont depuis 1933 que je défends, vous avez raison de privilégier la dans la commande publique européenne notamment des entreprises moi je veux pas comme économiste depuis 15 ans pour que également on adopte au niveau européen un small acte qui qui soit ciblé vers le le développement des PME et ETI. Bon, donc il faut se bouger euh il faut pas être naïf et je pense que je citais l'exemple du premier ministre canadien qui m'a plutôt impressionné parce que je trouve qu'il a été très très réactif et même proactif par rapport à Trump. C'est parmi les chefs d'État et de gouvernement aujourd'hui dans le monde, celui qui a été le plus net anti Trump officiellement, c'est le canadien.

Marc Carnet, il y a le Mexique aussi peut-être. Oui, non, je suis d'accord. Mais moi, j'ai été impressionné par Et vous pensez aussi qu'il faut une riposte graduée ?

Non, il faut d'abord ça court terme. Bon, gradué, je veux dire, je sais bien en même temps comme économiste, je sais que la course à l'échalotte dans ce domaine là, ça ne fait que des perdants au bout du compte. Mais je veux dire, c'est pas une raison pour ne pas réagir parce que ne pas réagir, c'est également être perdant. nous et face à à gagnant apparent, je l'ai dit tout à l'heure mais je pense que même les Américains vont être perdants dans tout ça surtout les Américains perdant l'inflation quand on écoute attentivement et Laurent et Christ Boieux, on se on on on s'interroge sur le rôle du président de la République.

Si si quelqu'un devrait prendre la la tête de de la tête de l'Europe, lui qui a le temps en ce moment puisqu'il s'occupe il s'occupe plus beaucoup paraît-il de de politique française. Il est grand temps qu'il prenne la tête de ce combat là justement. Il l'a pris en matière de défense, il a été aidé par le premier ministre britannique.

Là, les Britanniques sont pas avec nous sur ce sujet-là puisqu'ils ont ils ont 10 % de droit de dou. Nous, on est à 20 % on se dit que quand on voit ce qui se passe, quand on voit le choc, les répliques, quand on parle au bout d'une semaine qu'il y a quand même 100000 emplois en France qui sont menacés à court terme, c'est pas rien 100000 emplois. On fait x 4 en terme de famille, on fait x 10 en terme de ressenti dans dans les communes.

Il y a une urgence à ce que l'Europe, elle parle. Vous êtes eurodéputé. Qu'est-ce qui est possible de faire pour qu'il y ait enfin une réaction ?

Je le disais dans l'immédiat, si l'Union européenne par exemple met en place des droits douanes, mais aussi elle réplique en s'attaquant aux géants du numérique, lesquels géants du numérique, les patrons sont très proches de Donald Trump. Donc si on veut une une riposte qui soit qui cible spécifiquement les États-Unis, ça peut faire partie des outils. Et en l'espèce, on pourrait cibler, fléchettes qui seraient perçues par l'Union européenne de cette manière-là pour venir en aide spécifiquement aux secteurs qui sont touchés parce qu'aujourd'hui évidemment ce soir, je pense à tous ceux qui travaillent dans ces secteurs là et qui sont inquiets à juste titre pour leur emploi.

Et il y a un autre enjeu que vous avez pas abordé et dont malheureusement tout le monde pourrait payer le prix et des deux côtés de l'Atlantique, c'est nouvelle spirale un peu vicieuse de l'inflation, de l'augmentation des prix qui pourrait découler de cette crise commerciale. Et là aussi pour répondre à l'inflation, nous avons intérêt à recréer les moyens de notre indépendance pour produire sur le sol européen tout ce dont tout ce que nous pouvons. Évidemment, il y a des choses si vous voulez du café jusqu'à preuve du contraire, on ne produit pas de café en Europe, ni de cacao pour du chocolat mais par contre il y a un certain nombre de choses dans l'industrie, dans le commerce et renforcer notre souveraineté.

Exactement. Et c'est là où j'en arrive au président de la République à Emmanuel Macron. Je me souviens pendant la crise du Covid, il avait une phrase très juste, vous voyez, c'est pas souvent que je suis d'accord avec Emmanuel Macron, il avait dit "déléguer à d'autres notre capacité à produire, notre capacité à s'alimenter au fond est une folie.

Et le problème c'est que cette phrase Emmanuel Macron, il l'a prononcé il y a maintenant plus de 4 ans. Il n'en a tiré aucune leçon, aucune conséquence. Qu'a-t-il fait pour relocaliser notre économie ?

Si on prend les industries les unes après les autres, que ce soit Arcelor Mital, que ce soit Michelin, que ce soit Décathlon, que ce soit Vancorex, toutes ces entreprises, ces usines qui sont en train de fermer alors que ce sont des fleurons de l'industrie française et qui permettraient de recréer notre indépendance face à Donald Trump d'un côté, face à la Chine dont on parle aussi assez peu de l'autre. Et moi, c'est ça que je souhaite, c'est que ça serve d'électrochoc. Et cet électrochoc manifestement même quand on arrive au niveau où des centaines de milliers d'emplois sont menacés un risque d'inflation, on continue le business as usual sans euh réorienter notre économie et je pense que c'est l'erreur qui est en train de faire à la fois l'Union européenne et Emmanuel Macron.

Il il y a des accords très atypiques qui se font autour du plateau. J'en rajoute un, je suis d'accord avec ce que vient de dire Manuel Brich. Quelle soirée ?

Je dis quelle soirée c'est bizarre c'était trop ce soir. Non mais c'est un peu un peu d'union nationale ça fait pas de mal mais en revanche je suis d'accord avec vous sur le fait que taper sur les par exemple sur les gars femfames ferait très mal aux États-Unis et je comprends le raisonnement de flécher ensuite les retraites perçus par le le l'Union européenne mais là est-ce que ça toucherait pas toutes les entreprises françaises et même européennes qui utilisent je sais pas telle marque Microsoft et autres là comment est-ce qu'on pourrait je veux dire taper sur les États-Unis par cette voie-là sans pénaliser franchement toutes nos entreprises ? C'est c'est moi une question que vous posez.

Il y a un premier enjeu moi sur lequel j'ai aussi beaucoup travaillé au niveau européen, c'est que le régime fiscal de ces entreprises du numérique est aussi tellement spécifique qu'aujourd'hui en pratique, elle paye elle paye quasiment pas 1 € d'impôt. C'est assez simple à comprendre même si je sais qu'il est un peu tard et je veux pas faire de fiscalité détaillée mais quand vous vendez un produit direct, un service, vous pouvez pas délocaliser votre coiffeur au Luxembourg. Par contre, quand vous vendez euh un service, que ce soit de Microsoft, de Apple ou autre, vu que c'est un service en ligne, il est beaucoup plus facile de localiser artificiellement dans un paradis fiscal.

Donc un des outils que nous avons à notre disposition, c'est déjà faire en sorte que ces entreprises du numérique à minima payent le même taux d'impôts que nos petites entreprises en France et partout en Europe. Voilà des outils très concrets qui ne nuiraient ni à la compétitivité des entreprises et si au passage en plus on récupère un peu de justice fiscale, je pense que ça fait pas de mal. Et une autre piste qu'on évoquait avec Christian de Boissieux et Yve Gego, c'est celle des normes.

H celle des normes euh demander à ce que les produits importés et les mêmes normes que celles qu'on exige chez nous et peut-être dire d'où sont importés les produits qui rentrent en Europe. J'aime bien la tête que vous faites en le disant parce que vous vous le dites comme si c'était une évidence et vous avez raison. Votre tête et assz bah quand on regarde les produits, on aime bien savoir d'où ils viennent au consommateur.

Raison vous avez raison. Non seulement on ne sait pas nécessairement d'où ils viennent, mais surtout ils ne respectent pas les mêmes normes. Je vais vous prendre des exemples très concrets dans tous les derniers accords de libre échange qui ont été votés et signés au niveau européen, que ce soit avec la Nouvelle-Zélande, que ce soit celui avec le Mercosour qui devrait être voté plus ou moins au cours de l'été ou juste après l'été.

Et c'est vrai pour tous les autres accords de libre échange, on va importer des produits qui ne respectent ni les mêmes normes sociales, ni les mêmes normes environnemental, ni les mêmes normes sanitaires. Donc non seulement ça crée une concurrence déloyale pour nos productions, mais en plus de manière très claire, ça nous ça nous empoisonne. Au Brésil, au Brésil, 80 % des pesticides qui sont autorisés au Brésil sont interdits dans l'Union européenne et pas pour embêter les agriculteur pour de bonnes raisons parce que ça a des impacts négatifs sur notre santé prouvé par l'Organisation mondiale de la santé.

Et donc dès lors, il est évident que si on met des normes en Europe, il y a pas de raison que des produits qui entrent dans l'Union européenne ne respectent pas ces normes. Et pourtant, ce que je viens de dire et dénoncer comme une évidence, ce n'est pas le cas. Ce n'est pas le cas. et nous sommes encore une minorité de députés au Parlement européen à nous battre contre ces accords de libre échange.

Moi, j'ai voulu en faire un sujet de la campagne des élections européenne. Alors, je savais pas, j'avais pas de boule de cristal que Donald Trump serait élu et qu'il y aurait une guerre commerciale. Mais au-delà de la guerre commerciale, il y a une vraie question qui est posée de comment on produit et on maîtrise ce qu'on produit.

Et moi, je fais confiance à nos agriculteurs en France. On a largement de quoi nourrir la population française européenne. Quasiment deux fois on peut nourrir la population française et européenne avec les territoires agricoles européens si je reste sur cet exemple.

Mais malheureusement là aussi l'Union européenne elle se dit mince mince il y a une guerre commerciale, il faut à tout prix trouver des débouchés sans repenser notre économie. En fait les débouchés, ils sont là. Ici on les maîtrise avec nos règles.

Et c'est pas de l'autarci que de faire ça. Ça veut pas dire qu'il y aura plus d'échanges internationaux. Ça veut dire que ce sera des échanges justes, proportionnés, à la hauteur de nos besoins et de nouveau, c'est quand même pas un petit impact.

Si on peut éviter d'aller chercher du lait en Nouvelle-Zélande ou de la viande au Brésil, ce sera aussi beaucoup mieux pour la planète et tout le monde y sera gagnant. Je voudrais revenir sur la souveraineté parce que dans beaucoup de cas, on est bien d'accord sur le fait que le le l'échelle nationale n'est pas la bonne. On on il faut pouvoir bénéficier de ce que le rapport Dragiy appelle les effets de taille.

Et donc sur pas mal de sujets, c'est des coopérations pas à 27, je crois pas tellement coopération industrielle à 27, mais avec les les pays qui le peuvent et qui le veulent. Je dis simplement sur les souverainetés, on n' pas du tout parlé du dollar. Je veux dire, excusez-moi de revenir aux questions monétaires parce que je les sépare pas des questions commerciales.

Je pense quand même que derrière cette arrogance américaine, il y a aussi quand même le poids du dollar. C'est pas moi qui le dit, ce sont les chiffres qui le montent. Je veux dire, le dollar, ça représente à peu près encore aujourd'hui 60 % des réserves de change des banques centrale dans le monde.

Je prends un indicateur. L'euro est numéro 2 avec 20 % le tiers le tiers et le le yan chinois est relativement loin parce que il est pas pleinement convertible. Je dis simplement que derrière les privilèges du dollar, vous avez les règles d'extraterritorialité des États-Unis.

Vous vous travaillez, vous faites une transaction dollar à 20000 km des États-Unis, les Américains considèrent que vous relevez leur juridiction. Laurent Jain, je fais une remarque en passant parce que mon accord avec madame Aur est de plus en plus grand parce que je l'entends faire l'éloge d'une Europe unie puissante, d'une Europe puissance quoi finalement qui agit comme un seul pas comme un seul pays parce que c'est une conf coalition de pays mais quand même avec une une unité de commandement quoi et et donc ça nous change des des philippites qu'on entend sous parfois à la France insoumise contre l'Union européenne l'Union L'Union européenne est un outil puissant si on l'utilise. Ça prouve bien que il est légitime et que ça ne sert à rien de constamment la mettre en cause.

Sauf que ça ne vous a pas échappé. Heureusement quand même, je vous rassure à 23h30, nous aurons un un point de désaccord avec ce que j'avais vous dire. Je suis désolé, je vais être obligé de mettre fin à cette union sacrée.

J'ai adoré ce moment mais on va parler de sujet. Sauf sauf que Laurent Geofrain, j'aimerais vous donner raison, sauf que c'est pas la direction prise par l'Union européenne, je vous le dis dans l'hémicyc cette semaine, je cons vous souhaitez qu'elle soit unie et forte, mais si on doit agir, on sera plus efficace à 27 que tout seul en terme de puissance économique mais conscience mais mais j'ai conscience que ce n'est absolument pas la direction qui est prise. Dès lors, comme je suis quelqu'un de plutôt pragmatique, je dis de manière très claire que en toute hypothèse, si nous étions au pouvoir, oui, l'accord de libre échange avec le mercosour ne s'appliquerait pas.

Oui, nous mènerions un grand plan de relocalisation de notre production et de notre industrie. Je préférais que ce soit à 27 que tout seul, mais euh si ce n'est pas fait à 27, alors il faut avancer, on va avancer un peu. On va aller dans le fond de vos désaccords parce que c'est comme ça, on a parlé union sacrée, on va on va parler aussi de ce qui vous divise forcément c'est la vie politique française.

Merci beaucoup Christian Boissieux d'être venu sur ce plateau nous éclairer. Merci infiniment. Alors, on va parler de ce dimanche qui s'annonce.

C'est un dimanche digne d'une campagne présidentielle dans 48 he trois rassemblements pas moins. La manifestation de soutien à Marine Le Pen, la France insoumise et les écologistes qui appellent un contre meeting place de la République et l'ancien premier ministre Gabriel Atal qui réunit le parti Renaissance à Saint-Nis. Clairement, on a un petit avant-goût de campagne.

On fait le point tout d'abord avec Elisa Tran. Il a fallu s'organiser en quelques jours seulement pour ces militants du Rassemblement national. Alors, le tractage va à bon train sur ce marché girondin.

L'électorat de Marine Le Pen, peut habituer à ce type de manifestation, est invité à se retrouver à Paris dimanche pour soutenir leur future candidate à la présidentielle condamnée en première instance. Le le sens c'est de c'est de mobiliser tous nos électeurs, tous ceux qui sont attachés à la démocratie pour passer un message clair, c'est que ne ce sont pas à trois juges de décider du destin présidentiel de la France à la place de 11 millions d'électeurs. Nous, nous refusons que nos électeurs soient bayonnés.

Mais pas question de laisser la rue aux militants d'extrême droite, s'indigne les insoumis et les écologistes. Eux aussi mobilisent donc leur troupe pour manifester place de la République dimanche. Ne pas leur laisser 1 cm de terrain.

À partir du moment où le Rassemblement national, Madame Le Pen et monsieur Bardella décident de se lancer dans une action sédicieuse, de menacer nos institutions parce que c'est ce qu'ils font, alors oui, nous devons avoir une réplique immédiate. Un autre rassemblement politique aura lieu lieu aussi dimanche prévu de longues dates celui-là. Gabriel Atal a invité les soutiens de Renaissance à une grande journée de conférence à Saint-Denis en coulisse, on s'affaire à réunir entre 5 et 8000 personnes.

Simplement pour vous rappeler l'événement qu'on organise ce dimanche. On compte sur vous, sur votre présence pour qu'on soit un maximum de monde pour défendre le contraire de ce que fait le Rassemblement national. Et comme imprimé sur ces affiches, l'actualité judiciaire de Marine Le Pen fait partie du débat.

C'est le rassemblement d'un parti politique qui appelle ses ses militants à manifester contre une décision de justice et donc contre l'état de droit. Ce qui ressemble à un mauvais remake du capital euh aux États-Unis. Les trois forces politiques ne devraient pas se croiser dimanche mais le nombre de participants fera sans aucun doute l'objet de comparaison.

Bon maintenant André vous y serez dimanche bien sûr et j'espère surtout que la mobilisation sera la plus large possible. Donc je me permets de le redire à votre antenne. C'est dimanche à 13h place de la République pour les Parisiennes et les Parisiens.

Mais c'est un premier rendez-vous. Après, on va se retrouver le 1er mai dans la rue pour un 1er mai qui aura une teinte un peu spéciale cette année à la fois sociale mais aussi de ripost contre l'extrême droite. Mais un rendez-vous sans le Parti socialiste, sans les communistes.

Écoutez, je le regrette qu'il n'est pas appelé à cette mobilisation parce que malheureusement on s'est habitué ces derniers mois à ce qu'il manque à l'appel. Ils ont manqué à l'appel aussi quand il s'agissait de voter la motion de censure contre François Baou. Il y a ceci dit des syndicats qui appellent aussi à cette mobilisation.

Je sais pas si le Parti socialiste a préféré à l'époque manifester au côté des organisations et des syndicats de police sur devant l'Assemblée nationale. Moi, je préfère être dans la R contre côté des associations. Vous faites pas vraiment le plein.

Il y a pas la Ligue des droits de l'homme, il y a pas SOS racisme, la société civile, elle y est pas. Ça a été organisé dans un délit très court. Il y a le syndicat solidaire, il y a le syndicat des avocats de France.

Voilà, il y a un certain nombre d'associations. Mais au-delà en fait, cette mobilisation, elle s'adresse à toutes celles et à tous ceux qui ont été choqués par cette semaine. Parce que qu'est-ce qui s'est passé cette semaine ? une personne que vous avez derrière vous en photo, Marine Le Pen, qui quand même aspire à gouverner le pays et remet en cause l'indépendance de la justice.

L'indépendance de la justice. On peut penser ce qu'on veut sur le fond du jugement, mais je veux dire remettre en cause l'indépendance de la justice. Parler de dictature des juges.

Dictature des juges. La justice politique, c'est quelque chose qui a été dénoncé aussi chez vous. Mais nous jamais euh nous ne proférerions de menaces à l'encontre des juges.

Jamais nous parlerions d'un régime autoritaire quand des juges prennent des décisions. Ces décisions, ils n'ont fait qu'appliquer la loi et on parle d'un détournement d'argent extrêmement grave. On parle de 4 millions d'euros Aubri.

Est-ce que c'est une question simpl que je vais vous poser mais est-ce que Jean-Luc Mélenchon appelle à la manif ? Bien sûr. Oui, oui, bien sûr.

Alors, comment est-ce possible alors qu'il a expliqué en en soutien de façon à à Marine Le Pen il était contre l'exécution provisoire. Donc, il y a une contradiction terrible là. Comment vous sortez de cette contradiction ?

Vous êtes pour la l'exécution provisoire, vous êtes contre. Lui, il est contre. Vous savez comme moi qu'il y a un débat sur l'exécution provisoire parce que ce que l'on souhaite c'est que Marine Le Pen puisse avoir son procès en appel le plus rapidement possible pour que l'affaire soit définitivement tranchée pour que l'affaire soit définitivement tranchée.

Mais moi, je ne reproche absolument pas au juges d'avoir appliqué la loi. Par ailleurs, les exécutions provisoires, elles existent aussi dans le droit commun, pas uniquement pour les élus. Il y a près de 50 % des peines qui sont appliquées en exécution provisoire.

Si l'on pense que l'on doit remettre en cause les exécutions provisoires et on peut avoir un débat, alors dans ce cas-là, il faut se poser la question sur l'application pour l'ensemble des justiciables parce que en déplaise à Marine Le Pen, elle ne peut pas être au-dessus des lois. Marine Le Pen ne peut pas être euh moi euh je trouve la la justice trop laxique trop laxiste pardon. Sauf quand ça me concerne, c'est un peu trop facile de la part du Rassemblement national.

Avons un peu sur ces meetings de dimanche. Laurent Jauprin. Euh c'est une réunion de Faxieux, un rassemblement de Faxieux.

Il y a des gens qui considèrent que la justice doit leur obéir. Ils sont en train de faire pression par la rue contre On parlait du rassemblement du rassemblement du Rassemblement national. Oui, c'est de ça qu'on parle, non ?

Oui, parce que comme il y en a plusieurs Ouais, je me suis permis de préciser pardon monsieur le que ce soit clair. La manifestation du Rassemblement national est une manifestation de faxieux, des gens qui veulent mettre la justice aux ordres du politique. Officiellement, le mot d'ordre, c'est soutien à Marine Le Pen, je cite Oui, mais Marine Le Pen qui n' qui ne cesse de dénigrer la justice de son pays et qui prétend par ailleurs se faire élire présidente de la République alors qu'elle sera garante si elle jamais lui parvenait. ce qui est mal parti à mon avis.

Enfin bref, si jamais elle y parvenait, elle serait garante de l'indépendance de la magistrature alors qu' elle fait pression par la rue contre les juges. Mais c'est pour ça que les manifester c'est c'est un problème parce que manifester contre des idées adverses, c'est très bien. On manifeste contre le gouvernement, contre tel parti, tel événement et cetera.

Mais là, on manifeste contre une institution de la République qui doit en principe être euh se prononcer de manière sereine, quoi. Euh et en toute indépendance. Alors, les manifestations, donc là, vous évoquez le rassemblement pour Marine Le Pen, il y a aussi le rassemblement place de la République euh et il fait pas l'unanimité à gauche, on va le dire.

On a évoqué le cas du Parti socialiste, le cas du Parti communiste et écoutez aussi ce que dit très précisément Sandrine Rousseau. Pourquoi elle n'ira pas ? Si on fait une manifestation contre le la manifestation que l'on conteste de soutien euh à Marine Le Pen qui vient d'être condamné, alors nous rentrons finalement dans ce que le Rassemblement national dénonce qui est une forme d'instrumentalisation et euh de laisser supposer qu'il y aurait une orientation politique au jugement.

Moi je pense que il faudrait que nous ayons une très grande manifestation dans quelques jours ou dans quelques semaines pour dire que nous sommes très attachés mais tous y compris les électeurs du Rassemblement national à l'indépendance de la justice. Manon Bris ça vous parle ce qu'elle dit Sandrineau et je je crois qu'elle se méprend sur le l'objectif de la manifestation puisque d'ailleurs sont partis les écologistes appellent à cette mobilisation place de la République dimanche à 13h pour une raison assez simple. C'est pas on en soutient ou pas à la décision de justice.

La mobilisation dimanche et je veux le préciser ici à votre antenne au cas où ce n'était pas clair, c'est une mobilisation en soutien à l'état de droit dont qui est attaqué aujourd'hui par Marine Le Pen. Je veux dire, vous avez un responsable, vous l'avez peut-être vu, du Rassemblement national qui a parlé de la décision de justice qui condamnait Marine Le Pen comme une solution finale. Vous avez des responsables du Rassemblement national.

J'ai entendu Jean-Philippe Tangui cette semaine à l'Assemblée nationale qui parlait d'un jugement de carton de juges euh qui s'attaquaiit à la démocratie. Enfin tout ça c'est c'est extrêmement grave comme propos et on ne peut pas laisser euh des partis politiques en toute impunité sans prendre à notre état de droit l'indépendance de la justice. Donc notre mobilisation elle est ni plus ni moins qu'en défense de l'état de droit.

Et quand l'état de droit est attaqué, je pense que c'est notre responsabilité à gauche mais pas seulement à gauche mais pas seulement de c'est une relative nouveauté à LFI parce que quand il y a eu quand Jean-Luc Mancenchamp a eu des ennuis judici en 2019 et il a fait toute une campagne sur le thème de c'est un mot anglais he du l' fer c'està dire qu'il a accusé les juges français d'être manipulé par le gouvernement pour pour lui nuire ce qui était une calomnie et surtout ce qui est pire que ce que Marine c'était des perquisitions et pas une condamnation Et là, on voit la citation de Jean-Luc Mélenchon, c'était le 20 septembre 2019. Ce procès est un procès politique parce que les motifs sont politiques. On voulait me nuire et me flétrir.

Ça, ce sont les propos. Il a été condamné avec une peine avec surcé, une amende et il a été il a été condamné pour la manière dont se sont déroulées les perquisitions. Il a pas été condamné sur le fond de l'affaire d'intimidation contre l'autorité. a été condamné sur le fond de l'affaire pour laquelle il a eu monsieur Geoffrein.

Il ces perquisitions ont eu lieu euh à cause enfin ou à cause à la suite des comptes de campagne de la France insoumise pour lesquelles la France insoumise n'a pas été condamné. condamné pe importe il bah non c'est pas peu importe c'est a été condamné par un juge de premier instance allons-y allez-yamb vous répondra allez-y rapidement il est arrivé au tribunal en disant c'est une opération politique contre nous importe le résultat c'est c'est c'était son thème de propagande pendant des semaines sur le thème c'est comme Loula au Brésil c'est comme je ne sais plus quel euh chef d'État sud-américain qui avait été mis en cause indument par la justice comme si la justice française et la justice sud-américaine c'était les mêmes. Peut se discuter et et c'était une campagne menée contre la justice.

Exactement du de la même nature que Attendez la même nature que celle que mène Marine Le Pen aujourd'hui. C'était le même genre c'està-dire on a affaire à des juges politisés qui m'envolent. Je vous laisserai jamais mettre non.

C'est vrai. Laissez-moi vous répondre et vous verrez pourquoi pourquoi je vous dis non. Je je Pourquoi je vous dis non ?

Est-ce qu'on parle de fait qui n'ont absolument rien à voir et la tentative que vous faites de mettre sur le même plan le Rassemblement national et la France insoumise, je vous le dis, c'est insupportable pour les militantes et les militants de gauche que nous sommes parce que je vais arriver je vais je vais arriver sur le fond de l'affaire. Marine Le Pen a été condamné pourquoi ? Pour détournement de fonds publics de 4 millions d'euros.

Et je mets pas sur le même plan les deux affaires, met sur le même plan les deux campagnes sur le même plan des comp je mets sur le même plan les deux campagnes. Deux affaires différent et donc à partir du moment où ce sont deux affaires différentes ne pouvez pas comparer la nature de la mobilisation qui narratif en fait qui sont fait à chaque fois. Moi, vous savez, je suis respectueuse de l'état de droit et jamais je ne remettrai en question l'indépendance des juges.

Nous pouvons mettre en question des pour être précis. Non, elle ne dit pas que la justice a ordres du pouvoir politique et que le gouvernement aurit fait précisé. Elle a dit qu'à partir du moment où elle juge que la décision prise par les juges est politisée, y compris d'ailleurs le ministre politique, c'est pas pareil. de l'intérieur Bruno Rotovin même encore plus loin en disant que ce sont des juges rouges.

Je veux dire, on a un ministre de l'intérieur dans notre pays ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon. Non, il a jamais dit que ce sont des juges rouges brun ou ce que vous voulez. Il a pas dit que c'était des juges bruns enfin brun mais vous prenez rouge brun il y a d'autres il a pas eu ses qualificatifs et vraiment j'ai entendu le ministre de l'intérieur pardon d'insister là-dessus cette semaine qui s'en prenait un syndicat le syndicat de la magistrature.

Je veux dire le droit de ce syndicat est défendu par la constitution de notre pays. Jamais nous expliquer pour dépasser la manif. Comment vous expliquez qu'aujourd'hui communistes et socialistes ne veulent quasiment plus rien faire avec vous ?

On en a une supplémentaire dans 48 he si si le Parti communiste et le Parti socialiste veulent être à la botte de ce gouvernement pour être leur espèce de de de boué de sauvetage, c'est leur problème. Mais moi, c'est pas le mandat c'est pas le mandat politique qui est le mien. D'ailleurs, le nouveau Front populaire, l'élan du nouveau Front populaire au mois de juin dernier, ça nous paraît il y a une éternité, ça je veux bien l'admettre, mais c'était il y a pas si longtemps que ça.

L'élan euh qui est né, y compris dans les rues, place de la République, j'y suis allé plein de fois, c'était un élan contre l'extrême droite. C'était un élan mobilisateur en se disant on n'est pas condamné à voir Marine Le Pen ou Jordan Bardella qui gouverne notre pays. Et c'est ce même élan qui va nous pousser dans la rue dimanche pour dire en fait ils ils sont en train de montrer leur vraag. pas peur de jouer très gros en terme d'image dimanche parce que ça va être la guerre des images.

Mais non, moi je je suis pas dans une guerre déjà. La démocratie c'est une bataille d'idée. Ça va être une bataille de l'image si vous préfèz.

La bataille d'idée c'est aussi pour défendre des principes fondamentaux. que dans ces principes fondamentaux, il y a l'état de droit et il y a l'indépendance de la justice. Moi, j'en peux plus d'entendre Marine Le Pen, rassemblement national, faire des leçons sur l'état de droit en disant "Ah, l'état de droit est bafoué à cause de ma décision de justice" alors que c'est eux qui ont fait qui en font des cocottes en papier que leurs alliés au niveau européen, c'est par exemple Victor Orban qui a été le premier à courir à défendre Marine Le Pen.

Victor Orban en Hongrie, c'est la remise en question de l'indépendance de la justice. C'est lui-même qui nomme les juges Elon Musk. Donald Trump qui disent Free Marine, voilà, dis-moi qui sont tes soutiens, je te dirai qui tu es.

Et je trouve ça assez symptomatique. Je voudrais ajouter quelque chose pas pour contredire Ombri, mais je pense que le le l'opération du Rassemblement national va être contreproductive parce que ça consiste à à attaquer encore une fois les mêmes juges qui n'ont fait que leur métier à mon avis menac et et mais qui en appelle rejuge et et alors non mais non mais la justice non mais si ils sont en train de chauffer à blanc depuis le début de cette affaire le le le Rassemblement national va de mensonge en mensonge et et de de mépris en mépris vis-à-vis vie des des juges qui ont eu le le la le toup de s'intéresser à leurs affaires et et ça continue et et donc le il y a un moment où les juges en appel vont dire écoutez ils vont être pris de dans dans une contradiction parce que si ils adoucissent le verdict enfin le jugement on va leur dire bah alors donc vous cédez à la pression de la rue. Donc il y a de fortes chances pour qu'il ne le fassent pas et qui et qu'il soient solidaires de leurs collègues qui ont été injustement attaqués par le RN.

Victi héros sur dimanche. Alors, je pense déjà qu' je suis d'accord avec Laurent Geoffrance sur le fait que ce sera mon avis contreproductif déjà parce qu'il faudra voir combien il y aura de personnes mais ensuite surtout parce que un peu malgré lui le Rassemblement national a fait un un ce qu'on appelait un U-Tur en anglais mais enfin un virage à 180 en en revenant dans une logique de nous sommes contre le système c'était une logique qu'ils avaient abandonné il y a il y a à peu près 5 10 ans. Ils étaient dans un processus de normalisation, euh dans un processus de nous apportons une autre euh comment dire offre politique mais au sein même de ce système-là et là ils reviennent malgré eux dans une posture complètement euh nous renversons la table, nous sommes contre tout le monde et cetera.

Maintenant pour être très précis, il ne critique pas malgré eux pourquoi malgré eu ? Malgré eux parce que je pense que cette décision les a obligé à revenir dans cette positionl mais que le Rassemblement national n'avait pas vocation à revenir sur cette positionl naturellement. C'est ce que c'est ce que disait précemment Laurent.

Ils ont mal raisonné depuis le début dans ces histoire. Ils sont trompés systématiquement sur toute la procédure judiciaire jusqu'au procès. Ils n'ont fait que se tromper et ils ont continué le lundi, le mardi, le mercredi jusqu'au extrêmement antisystème, il l'avait abandonné et et là il retombe dedans et je ne sais pas si ça marchera ou pas.

Maintenant pour être très précis, il ne critique pas parce qu'il faut être très précis dans ce débat là parce qu'il est très vif. Il ne criti pas l'indépendance des juges. Enfin, ils ne remettent pas en cause l'indépendance des juges.

Ils ne disent pas que les juges sont soumis au pouvoir français. Ils disent voilà qu'il y a des juges comme le dit Bruno Rota mais qui qui peut être un constat assez factuel. Le syndicat de la magistrature a un objectif politique assumé.

Excuse-moi sy de l'autre est complètement. Non mais j'aimerais vous laisser le mot de la fin, un mot très précis et assez court. Renaissance Gabriel Atal à Saint-Denis, vous en attendez quelque chose ?

Comment vous voyez dans l'ombre d'Emmanuel Macron ce parti peut-il exister ? Écoutez, il tente d'exister. Finalement, ils ont eu un peu de chance dans cette équation politique, c'est que leur meeting prévu de longue date tombe en même temps et qu'il tente de le présenter maintenant comme une réplique à l'extrême droite.

C'est absolument pas crédible. Quand on voit à quel point ces derniers mois, ces dernières années, ils ont été leur marche au pieds. Moi je l'observe aussi au Parlement européen où les macronistes font alliance régulièrement avec la droite et l'extrême droite de plus en plus pour détricoter un certain nombre de régulations européennes.

Bon, pour finir et peut-être parce que c'est le soir et qu'on a tous envie d'aller dormir tranquillement, pour moi, connaissance appartient déjà au passé. Euh, merci.