Marine Le Pen, Léa Salamé, présidentielle 2027 : Caroline Delage dit tout
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:08OuverteRéponse directe
Comment on arrive à convaincre les invités à se retrouver face à des enfants ?
- 4:24OuverteRéponse directe
Est-ce que vous allez refaire le même principe pour 2027 ?
- 4:57OuverteRéponse directe
Quel genre d'écolière étiez-vous ?
- 5:40OuverteRéponse directe
Comment on caste les enfants ?
- 6:59OuverteRéponse directe
Cette émission, elle serait impossible en direct ?
- 7:36OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a des invités qui disent non à l'émission ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 19:34Chiffre
« le format existe dans 12 pays »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous, bienvenue dans l'émission censurée de télépro avec aujourd'hui comme invité Caroline de Lâche qui est avec nous. Bonjour Caroline. Bonjour David. Comment ça va ? Bah super. Un peu chaud là à Paris aujourd'hui. Ah c'est vrai qu'à Paris il fait un peu chaud. Bah faut venir en Belgique, il fait un peu plus frais. [rires] Je peux dire que le différentiel de température est assez immense. Vous venez nous parler de l'émission Au tableau, une émission qu'on a connue en Belgique et qui est diffusée actuellement en France. On va également revenir sur votre parcours parcours de journaliste et productrice. On en parlera dans la question promo.
Il y aura la question du patron, des petites questions et on terminera par un coup de pression. Ça c'est le programme de l'interview. À côté de moi, il y a un buzz. Ce buzzer sert à passer une question. Si une question ne vous plaît pas, vous avez pas envie d'y répondre, vous avez le droit à un buzz gratuit pendant l'interview, ça passera automatiquement la question. Mais attention, comment je fais ? Bah, vous me dites buz et j'activerai le buzzer pour vous. Vous inquiétez pas, faut pas vous déplacer jusqu'à chez moi. Ah ok, ça va. Et si vous activez le buzzer par contre, vous allez devoir tirer une carte au hasard et là il y a des actions positives ou des actions négatives. OK. OK.
Allez, c'est parti. Voici la question promo.
[musique]
Et question promo. Comment on arrive à convaincre les invités à se retrouver face à des enfants ? parce que c'est le principe de tableau. C'est ça. Et ben, c'est pas très compliqué en fait parce que j'ai la chance qu'au tableau euh c'est une mission qui existe depuis près de 10 ans en France et euh euh voilà, c'est un rendez-vous euh du PAF, du paysage audiovisuel et en général, ils ont plutôt envie de venir. Parfois, ils en font eux-mêmes la demande euh parce qu'ils savent que c'est un moment à part, qu'il va se passer des choses différentes, que ça va être même s'ils sont rompus aux interviews, aux passages médiatiques, celui-là il est à part.
Et donc les convaincre en général à quelques exceptions près, c'est vraiment pas compliqué. Euh j'ai des appels parfois de gens qui veulent venir, qui demande à venir et le plus difficile c'est de faire matcher leur agenda qui est quand même bien rempli nos contraintes de production parce que nous on investit une école donc on tourne sur quelques jours d'affilé quand les enfants sont en vacances, quand l'école est en vacances et cetera. Donc on a des contraintes de timing de production très précis des contraintes très précises et et ça faut faire matcher avec leur agenda. C'est le plus compliqué mais les convaincre franchement pas vraiment. Et comment est l'idée d' tableau ?
Alors l'idée euh je serai pas la dater mais euh c'est né beaucoup de mon expérience. Moi j'ai été journaliste politique notamment. J'ai travaillé pendant 6 ans sur une chaîne politique qui s'appelle Public Sénat au début de mon parcours.
Donc j'ai été beaucoup confrontée à l'interview politique et c'est vrai, je pense que j'ai entretenu une frustration euh d'essayer de varier le ton, la formulation, les questions et cetera et finalement de me retrouver un peu toujours avec les mêmes réponses et les mêmes éléments de langage quel que soit la forme, le ton l'interview et par ailleurs, je suis maman de deux filles qui m'inspirent beaucoup et ma fille aînée à l'époque avait l'âge des enfants de tableau et elle m'a sommé de questions à longueur de journée.
Et donc, j'ai eu cette conviction assez tôt que un des une des seules façons de faire sortir les personnalités politiques de leurs éléments de langage, de leur discours, tout préparé, c'était de les confronter au questionnement d'un enfant parce qu'un enfant déjà, il vous désarçonne, il vous pose des questions auxquelles vous vous attendez pas. On peut pas ne pas répondre à un enfant, pas laisser une question sans réponse, peut pas mentir à un enfant et surtout on est obligé d'adapter son vocabulaire, de changer sa façon de parler. Et donc, j'ai eu cette conviction assez tôt que c'était un des un des seuls antidotes à la langue de bois. Voilà.
Après, faire émerger un vrai format télé, ça a pris du temps, mais l'idée, elle remonte à à il y a longtemps. 18 ans aujourd'hui. Ah oui, [rires] mais ça veut dire que donc l'émission a été créée donc en Belgique en 2016, adapté après bah en France en 2017 pour la présidentielle. Vous avez reçu les candidats à l'élection présidentielle de 2017 face à des enfants. C'était moi je me souviens des des extraits qui passaient sur les réseaux sociaux. C'est assez fort de voir ses candidats face aux enfants. Il y a une nouvelle élection qui se profile en France dans quelques mois. Est-ce que vous allez refaire le même principe ? J'espère bien.
Alors, c'est vrai que c'est une émission politique à la base. En effet, vous l'avez dit, elle est née pendant la présidentielle en 2017. Euh après, hors contexte électoral, on a ouvert assez vite le casting à des personnalités non politiques, des artistes, des sportifs, des chefs d'entreprise, toute personnalité publique. Mais il y a ce rendez-vous électoral, on a refait en 2022 qui est maintenant devenu finalement un rendez-vous de la campagne présidentielle, hein. Les candidats et je crois les électeurs attendent aussi parce que je crois que l'émission apporte quelque chose dans le débat présidentiel et dans la connaissance des candidats.
Donc oui, j'ai la ferme intention de revenir en 2027, une version qui sera je pense digitale parce qu'aujourd'hui bah c'est sur le web que ça se passe. C'est là que les gens viennent chercher des contenus de plus en plus. Donc je suis en train de travailler à essayer de monter une version qui sera diffusée sur le digital mais avec les candidats présidentiel. Caroline, voici maintenant la question du patron.
[musique]
Le patron de Télépro a une question pour vous. La voici. Quel genre d'écolière étiez-vous ? Alors, j'étais une écolière. Je pense que j'aurais pas pu participer au tableau parce que j'étais un peu la caricature de la petite fille sage, bonne élève, un peu timide. Moi, j'ai toujours eu beaucoup de mal à prendre la parole en groupe en fait. Euh et donc je participais pas du tout. Euh j'étais très bonne élève, très sérieuse, très conscientieuse, très travailleuse, mais pas impertinente comme son ce que je recherche les enfants de tableau. Euh je suis pas sûre que j'aurais osé me lancer comme ça au milieu de la classe, poser des questions et cetera.
Donc je crois à l'opposé du profil que je recherche aujourd'hui chez les chez les enfants de tableau. Mais justement, comment on caste les les enfants ? Je suppose que c'est pas c'est pas de la même école, c'est pas de la même classe, vous allez chercher un peu partout. Ils se connaissent pas, ils viennent de de que des écoles différentes de toute la France.
on essaie de constituer une classe qui soit alors ça a pas la rigueur scientifique d'un institut de sondage d'un panel d'Institut de sondage mais on essaie qu'elle soit représentative de la société Notre classe donc avec des enfants qui viennent de la campagne de ville de banlieux de différentes origines géographiques sociales euh bon de respecter la parité entre les filles et les garçons, d'avoir des enfants en situation de handicap voilà de faire un vaste mélange et puis surtout ils ont pas le même âge.
Il y en a qui ont 8 ans, ça va jusqu'à 12 ans parce qu'à 8 ans, on est beaucoup plus dans l'émotion, dans la spontanéité, on n' pas le même genre d'échange qu'à 12 ans où on est quand même déjà plus dans l'échange, où on a du répondant, où on peut avoir euh une sorte de dialectique avec euh les invités. Donc euh c'est tous ces ingrédients sous-poudrés qui font qu'on a une classe qui apporte différentes choses et qu'on a un moment un peu à part qui se passe avec nos invités. Cette émission, elle serait impossible en direct ?
serait pas impossible parce que le final le résultat en fait on tourne plus que ce qu'on garde donc on resserre pour que ce soit dynamique qu' a pas de moment de flottement que voilà il y a des questions des réponses qui peuvent être répétitives par rapport à d'autres donc je pense qu'en direct ce serait moins rythmé moins péchu mais ce serait la même chose ce serait un tout petit peu plus long et en fait voilà le montage nous permet juste de resserrer, de dynamiser et de garder un moment où la tension elle faiblit pas quoi. Mais non, elle serait tout à fait possible en direct. Il y a quelques minutes, vous m'avez dit "Oui, les invités veulent venir.
C'est même eux parfois qui qui m'envoie des messages pour dire je veux faire l'émission." Mais est-ce qu'il y a au contraire des des invités qui disent "Ah non, mais moi je ne ferai jamais ça. Je ne peux pas me retrouver face à des enfants avec des questions qui peuvent peut-être me gêner et je ne veux absolument pas faire cette émission." Euh il y a qu'une seule invitée qui clairement a dit non parce qu'elle est contre le principe, c'est Marine Le Pen euh qui a toujours refusé de participer. Pourtant, elle est candidate à chaque fois qu'on a fait des émissions. Donc on l'a invité à chaque fois. Elle est elle est contre le principe. Mais pour quelle raison ?
Bon, elle dit que euh en gros, elle peut pas utiliser des enfants dans une campagne électorale ou quelque chose comme ça. Voilà. Peut-être qu'elle a pas envie de se retrouver devant le questionnement euh spontané et des arsenants des d'enfants, mais euh euh c'est la seule personnalité qui a refusé catégoriquement pour le principe. Sinon euh non, jamais OK. Jamais de refus. Après voilà, il y a des contraintes d'agenda mais sûr mais il y a pas de refus de de dire je ne veux pas aller dans ce genre d'émission, ça ne m'intéresse pas. C'est plutôt voilà, j'arrive pas à trouver la la place dans mon agenda pour pour caler.
Mais oui, après voilà, Jean-Luc Mélenchon l'a fait une fois la toute première fois en 2017, il est pas revenu en 2022 et je suis pas sûr qu'il voudra revenir en 2027. Je pense que c'est pas non plus trop sa tasse de thé, il l'a fait une fois, voilà quoi, mais il est venu. Donc après, on aime bien aussi varier les plaisirs et on n jamais jusqu'ici invité deux fois la même personnalité. Mais ça veut dire que là, si vous faites quand même l'élection présidentielle l'année prochaine, vous allez quand même relancer l'invitation à Marine Le Pen en lui disant "Bon, si si elle est candidate, on relance quand même l'invitation." Ah bah bien sûr, on va on va on va l'inviter évidemment.
Peut-être qu'elle aura changé en 5 ans, elle aura peut-être changé de de point de vue, peut-être qu'elle aura envie d'y participer. Oui, ça se trouve Jordan Bardella aura envie d'y participer. Je suis pas sûr que ça lui plaise, mais lui, il aurait envie, mais parce que je sais que lui il plaidé pour qu'elle participe en 2022, mais bon, c'est pas lui qui est candidat donc Oui. Oui, mais bon, ça peut représenter son parti. Voilà. Ah ouais, jusqu'ici on a reçu les candidats uniquement et vous allez peut-être créer des embrouilles au sein des parties même avec ça. Ouais, c'est [rires] ça. Pas pas mettre le bazar. Allez Caroline, voici maintenant les petites questions
[musique]
et je vais vous donner des noms ou des mots. Vous allez me dire ce que ça vous évoque. Si je vous dis William l'émergie. Ah William l'émergie. J'ai l'habitude de dire que on est un vieux couple. On a travaillé pendant 8 ans euh côte à côte, main dans la main, parce que j'étais là du lundi au vendredi dans l'émission William à Midi sur C8. Euh c'était un vrai bonheur quotidien. Donc moi, je présentais Bournal début de l'émission puis j'étais avec lui au moins toute la première partie de l'émission. Euh voilà, j'ai profité de de son expérience immense, de son de ses conseils.
Euh je crois qu'il avait enfin qu'il a toujours d'ailleurs, même si on n'est plus ensemble au quotidien du respect et de l'affection pour moi. Donc on avait un échange très à la fois très affectueux et en même temps professionnel parce que l'information c'est quand même une chose sérieuse. Et en tout cas, j'ai pris beaucoup de plaisir. Euh voilà, il a voulu qu'on construise ensemble un journal différent de ce qu'il y avait ailleurs, à deux voix, en évitant le parisiano parisianisme, surtout en se mettant à la place des gens parce qu'on était beaucoup regardé ailleurs qu'à Paris euh dans les territoires.
Donc pour que euh ne pas utiliser d'anglicisme, ça il faisait la chasse, il a quelques petites marottes comme ça. Euh donc à chaque fois que il disait "Attention là, tu fais ta journaliste parisienne". Enfin voilà, il y avait des écueils. Euh moi ça m'a beaucoup apporté évidemment professionnellement mais humainement aussi et c'est un souvenir merveilleux. La fermeture de C8 c'était compliqué. Je sais pour lui euh ça a été extrêmement compliqué. Il revenait même des jours et des jours après la la fermeture de C8 comme s'il préparait une émission en attendant de peut-être revenir. Oui, on y a cru. Ouais, on y a cru. Peut-être sur le digital, peut-être.
Il y a eu des pilistes envie de donc euh on se préparait à toutes les toutes les éventualités. C'était euh infiniment triste. On a passé une semaine à se dire au revoir, à pleurer tout ce qu'on pouvait pleurer parce que euh bon déjà c'est triste de fermer une chaîne franchement dans une carrière on préfère en ouvrir que qu'en fermer. En plus symboliquement William a éteint le plateau, il a appuyé sur un bouton comme un peu comme votre buzer là. Euh ça a plongé le plateau dans le noir. C'était euh cit un moment d'une d'une infinie tristesse. Et puis on a on a eu on a eu beaucoup de peine à se quitter.
On avait une super équipe gamme à Midi, c'était euh voilà euh très intergénérationnel comme je l'aime moi. C'est l'intergénérationnel, c'est une de mes obsessions. Euh très familial, pas du tout dans l'ambiance télé. On avait la on avait le s la conscience de d'être un peu à part parce que très familial, très bienveillant, euh très euh très agréable au quotidien. Donc on a eu énormément de tristesse à dissoudre cette équipe et à et à arrêter cette émission et et fermer la chaîne. Si je vous dis Jean-Pierre El Cabache, ça vous évoque quoi ? Jean-Pierre El Cab euh c'est celui qui m'a mis le prix à l'étrier. Euh je suis pas la seule, il a mis le pied à l'étrier de de beaucoup de monde.
Euh j'ai eu la chance, je me suis rendu compte en fait c'est quand j'étais assez obsèqu que j'ai pris conscience de la chance que j'avais eu de croiser sa route. Euh je l'ai rencontré, j'étais jeune étudiante encore à Sciencep.
il animé un débat à la cité de la réussite avec Jacques Chirac qui était président de la République et des jeunes et moi je faisais partie des jeunes et voilà on nous avait attribué des questions qu'il fallait poser et moi j'étais pas très satisfaite de la question qu'on m'avait attribue puis surtout j'avais envie de poser mes propres questions et donc il m'avait repéré à ce moment-là parce que j'avais pas suivi le protocole et moi j'étais allé voir lui dire en fait moi ça m'intéresse pas du tout cette question j'ai envie de poser une question sur autre chose il m'a dit ok bah qu'est-ce que tu veux poser comme question et il se trouve que c'est une question d'actue.
Je me rappelle plus très bien ce que c'était le sujet, mais sa réponse a été reprise après dans tous les 20h le soir même parce que bah ça c'est une question sur l'actualité. Et donc je sais que j'ai euh à ce moment-là j'ai veillé quelque chose de chez lui. Euh après on s'est revu quand j'étais étudiante en journalisme, j'avais on devait faire le portrait de quelqu'un d'une personnalité. J'avais choisi de faire le portrait de Jean-Char Gabage.
Donc, j'avais demandé à le rencontrer, à m'entretenir avec lui et euh celle qui travaillait avec lui à l'époque m'avait dit "OK, bon, vous aurez 20 minutes euh j'avais dit très bien, ben je prends euh je prends ce que j'ai." Et au final, j'ai passé la journée avec lui. Il m'a emmené à Public Sénata, il m'a fait découvrir les plateaux de Public Sénata, il m'a tremballé partout. C'est lui qui s'est retrouvé à m'interviewer plutôt que l'inverse parce que bon, le naturel reprend toujours le dessus.
C'était une journée fabuleuse et quelques temps plus tard, j'étais moi jeune journaliste, je commençais mon ma carrière, j'étais à France info euh et il m'a fait appeler pour me faire venir à Public Sénat. Donc il m'avait repéré comme il en a repéré plein, il a il a lancé énormément de journalistes. Il m'avait repéré, il a il m'a mis le pier à l'étrier, il m'a fait il m'a mise à la télé alors que moi j'étais parti en radio, je ne jurais que par la radio, je voulais faire la radio et voilà, il a fait que mon chemin a été beaucoup moins rectiligne et euh que j'avais imaginé.
que finalement j'ai pris euh euh des petites allées des enfin voilà, j'ai j'ai commencé la télé sur une petite chaîne Public Sénat mais finalement avec le recul, je me rends compte que c'est là que j'ai appris à être productrice parce que j'ai imaginé plein de programmes, je je les ai mis à l'antenne, j'ai appris à fabriquer euh à faire avec les moyens dont on dispose. Donc j'ai appris énormément et donc je lui dois beaucoup je crois. Et si je vous dis Léa Salamé, ça vous évoque quoi ? Alors, Léa Salamé, c'est quelqu'un euh bah ça date un peu de la même époque, hein. On s'est rencontré à Public Sénat euh à nos débuts respectifs.
C'est quelqu'un pour qui j'ai énormément d'affection et d'admiration, que j'aime beaucoup. Je crois que c'est réciproque. Euh et on s'est toujours suivi en fait. Euh donc on s on était ensemble à la public Sénat puis quand elle est partie, c'est moi qui ai repris les reenes de son émission Parole du monde. Ensuite, on s'est retrouvé à Itélé où j'étais son joker officiel et puis après j'ai repris la tranche quand elle est partie. Voilà. Bon, ça t'a arrêté aux portes de France 2. Je l'ai pas suivi jusqu'à France 2 pour l'instant, mais je suis évidemment son parcours. On se voit de temps en temps et c'est quelqu'un pour qui j'ai énormément d'estimé. Ah, alors je vais poser la question.
Je ne savais pas que vous étiez aussi proche que ça. Je savais que vous étiez croisé dans durant votre parcours, mais je savais pas que vous étiez On est pas proche, mais on est copines. On est copine. Ouais, c'est déjà c'est déjà mieux que moi que je je la connais pas. [rires] Mais juste pour savoir votre avis sur sur ce choix de quitter le 20h de de France 2, est-ce que vous auriez fait le même choix ? Ah, j'en sais rien. Certainement. Moi, ce qui m'étonne, c'est que ça prenne autant de place dans les médias en fait. Euh voilà, elle a fait un choix, ils ont fait un choix de couple, elle a fait un choix de euh dans sa carrière qui évidemment n'est qu'une parenthèse.
Enfin, ça remet en aucun cas en cause sa carrière qui je le sais, j'en suis sûre sera encore longue et elle a déjà fait tellement de choses. Ce que je comprends pas, c'est que ça intéresse autant les médias qu'on y passe autant de temps et je suis pas certaine que ce soit la préoccupation majeure des Français. Non mais c'est assez rare quand même de voir ça dans les médias qu'une présentatrice de JT soit obligée de se retirer parce que son son elle est pas obligée. Elle a elle a pris cette décision pour pas que la rédaction soit suspectée de quoi que ce soit pour protéger les journalistes parce que en même temps c'est un peu compliqué. C'est dans le 20h que les candidats sont interviewés.
C'est dans le 20h qu'on traite la campagne, qui a euh parfois enfin qui a des commentaires, c'est un peu compliqué même si elle a pas les mêmes idées politiques forcément que son compagnon de de traiter cette matière avec une distance totale. Enfin, c'est sûr. Donc moi, je la comprends et je pense que pour éviter tout soupçon euh et pour éviter un retour de bâton vis-à-vis de la rédaction et cetera, je pense qu'en effet, j'aurais pris la même décision. Bon, je suis pas du tout dans sa situation donc c'est difficile de de se projeter mais en tout cas je la comprends et je trouve que c'est pas un sujet quoi. Voilà. Caroline, voici maintenant le coup de pression.
[musique]
Et c'est le moment du coup de pression. Voici la question. C'est le moment où je vais utiliser mon buzzer. Ah c'est possible. Il reste toujours le buzz effectivement qui est à disposition. Voici la question. Est-ce que c'est vrai que les questions sont orientées dans haut tableau ? Pas du tout. Pourquoi est-ce que c'est vrai qui vous a dit ça ? Il y avait une rumeur au début de l'émission quand l'émission a été lancée en France où les questions où il y a eu beaucoup de débats sur des certains soufflés pas orienté mais qu'elles étaient soufflées. Oui.
Bah parce que c'est c'est vrai que le format interrogit beaucoup et qu'on se demandait comment les enfants pouvaient avoir alors euh ce à quoi j'ai répondu main de fois. C'est vrai qu'on me pose plus la question maintenant le sujet mais au début j'ai répondu main de fois. J'ai même ouvert euh nos séances de préparation euh euh parce que je crois je crois et c'est ce qui fait le succès du format et c'est ce que je je le format existe dans 12 pays hein.
il a commencé en Belgique, il a été exporté en tout en tout dans 12 pays euh enfin adapté dans 12 pays et moi, j'accompagne le format à chaque fois et je l'accompagne à la fois pour bah m'assurer que le format est bien respecté, les codes du format sont respectés, mais aussi bah délivrer mon savoir-faire et accompagner les productions pour avoir ce mélange de spontanéité de préparation. Je crois euh avoir inventé une façon de euh de préparer avec les enfants.
En fait, tout repose sur ce subtile mélange entre la préparation parce que vous pouvez pas simplement mettre des enfants face à une personnalité et leur dire posez toutes les questions qui vous passent par la tête, ça rendra pas au tableau. Mais en même temps, il faut gagner garder de la spontanéité aussi. Donc euh il y a une partie seulement de la classe qui réfléchit aux questions euh qu'elle va poser à l'invité et les autres découvre l'invité au moment de l'enregistrement. Ce qui fait qu'il y a certains qui ont réfléchi en amont aux questions qui vont poser parce qu'on leur a donné des informations et que c'est c'est ça qui a fait fleurir leurs questions.
Ça veut pas dire qu'ils ont pas des questions spontanées sur le moment mais au moins ils ont une base de questions auxquelles ils ont réfléchi avant qu'on a validé ensemble et on a mis un ordre même dans ces questions et puis il y a tout ce qui naî de la rencontre et qui est spontané. Et donc c'est ce mélange entre les deux qui fait le sel d' tableau. Mais en revanche, ça reste leur question. Et nous ce qu'on leur donne, c'est des informations parce qu'ils ont pas de la science infuse, qu'ils connaissent pas toute la carrière d'un invité. Parfois, ils connaissent pas l'invité. Là par exemple, cette saison, on a reçu Lilian Turam. Ouais.
Ils ont beau être tous passionnés de foot, ils connaissent pas Lilian Turam. Donc on leur apporte des informations, on leur explique combien c'est un immense champion champion du monde, qu'est-ce qu'il a fait en 98 et cetera. On leur apporte toutes les informations qu'on trouve. Ça c'est notre boulot de journaliste euh avec Julie Gourmand qui la réd et à partir de ce qu'on leur donne fleurissent leurs questions leurs idées d'exercice leur idée d'exercice au tableau, leur idée d'interro surprise euh et nous on récolte et puis après bon on en élimine parce qu'on peut pas tout garder, on met un ordre enfin voilà. Euh donc ce qui leur est euh insufflé, ce sont des informations en effet.
Mais en revanche, ce sont leurs questions et même si euh on leur donne des thématiques, par exemple, leur dit là-dessus par exemple, est-ce que vous auriez envie de poser une question ? Il ils pourront pas poser des questions avec vos mots. En fait, eux, il ils auront une autre façon de poser la question que nous on narrive pas à l'anticiper. Moi, à chaque fois, je suis surpris de leur là-dessus, vous avez une question et la question qu'il pose et il la pose d'une façon où moi je l'aurais jamais posé de cette façon-là.
Et et parfois par exemple, pour vous donner une anecdote, on a reçu François euh et dans de la vie de journaliste politique que je je suis et que qui était le la personne à l'éditoriale qui prépara avec moi, l'épisode du scooter, enfin qui a quand même marqué sa présidence qui reste dans toutes les mémoires, ça a resté un événement, on leur a raconté une fois, je leur ai demandé s'ils avaient des questions, pas de questions, on est passé à autre chose. On est revenu deux fois, trois fois, quatre fois, il n'avait pas de question. Ça les intéressait pas en fait. Il n'avait pas de questions sur cet épisode là.
Donc nous en tant que journaliste, ça nous aurait paru inconcevable de pas poser de questions pour revenir. Eux, ça les intéressait pas. Il y a pas eu de question là-dessus. On peut pas les forcer ni à s'intéresser à un sujet, ni à poser une question qu'il comprennent pas ou dont ils ont pas l'enjeu. Voilà, il y a pas de question là-dessus et c'est ce qui fait la particularité de tableau. Donc non, elles sont pas orientées. Et il n'y a pas il n'y a pas d'oreillette pour les enfants pendant le tournage. Ah non, surtout pas. Ah non, mais déjà ils sont tout seuls hein. Ils sont tout seuls face aux personnalités. Donc ils ont des rôles.
Il y en a un qui fait l'accueil, il y en a un qui est chargé de remettre le cadeau à la fin. Il y en a un qui lance l'interro surprise. Donc ils ont des des petits rôles. Déjà, on leur demande de faire des choses, ils sont pas animateurs télé, hein. Bon, ils y prennent beaucoup de plaisir hein, mais c'est pas le problème. Mais et donc non, leur mettre une oreillette, pas du tout. En revanche, moi je suis dans un petit coin de la classe pour m'assurer que tout va bien euh hors caméra et s'ils sont perdus de temps en temps leur dire parce que comme en plus on prend des questions spontanées en plus de celles qui ont été réfléchies en amont, donc parfois ils sont perdus dans l'ordre.
Donc leur dit bon on revient à la question 15, on refait ça avec des gestes parce que on fait tout pour ne pas interrompre le ne rien caster du moment de la rencontre. Donc les caméras sont les plus discrètes possibles, les plus cachées dans le décor possible et on veut vraiment qu'il y ait ce face-àface et cette rencontre et que rien ne vienne la perturbé. Donc euh pas d'oreillette surtout pas et pas d'intervention extérieure. Vous aimez jouer avec les les générations et les invités. Là on a parlé des enfants, mais il y a aussi un programme avec les aînés. C'est vrai. Alors moi, c'est un peu les deux les deux bouts du spectre de l'âge.
Je suis beaucoup avec les enfants et beaucoup avec le grand âge aussi. C'est une de mes obsessions. Euh les épades notamment, pas que, mais c'est vrai que le lien intergénérationnel, c'est un sujet qui me tient vraiment à cœur. Euh les aînés, euh c'était ma toute première production, ça s'appelait une vie d'écart. J'ai emmené une classe de maternel tous les jours à l'PPAD pour essayer de mesurer ce que le lien intergénérationnel apportait aux personnes âgées et aux enfants. Et donc là, je lance le petit frère de tableau ou la petite sœur de tableau qui est un programme que j'ai en tête aussi depuis un petit moment.
C'est euh le même état d'esprit, une interview décalée surprenante avec des interviewers inattendus. Sauf que là, ils sont très âgés. Euh ce sont pas des enfants, ce sont donc des résidents des pades. Ça s'appelle à l'PPAD comme au tableau àpad. et j'invite les candidats à la présidentielle à venir à l'PPAD répondre à une interview euh déstabilisante, je sais pas, mais en tout cas euh déroutante, surprenante, inattendue euh de résidents des PATES parce que là, il y a vraiment une dimension citoyenne importante par rapport à haut tableau. Autant dans Haut tableau, les les enfants ils nous aident dans l'exercice démocratique à nous faire une idée sur les candidats mais ils votent pas.
Autant les personnes âgées, elles votent, même une partie très significative du cor électoral et ils me le disent à chaque fois, il disait "Nous, on vote et pour autant quand on rentre dans un épat l'impression que ça y est d'office on est mis au banc de la société, c'était des endroits un peu isolés qu'on vient plus, on vient plus les consulter, on vient plus leur rendre visite, on prend pas la peine d'échanger avec eux, de prendre leur avis." Ils ont pourtant un regard sur la société, des choses à dire, à exprimer. Donc comme je dis, ils expriment aussi leur voix dans les urnes.
Et euh ça me tient à cœur de montrer déjà que la citoyenneté s'arrête pas aux portes d'un ÉPAD et surtout que les ÉPADES doivent rester des lieux ouverts. C'est pour ça que j'ai emmené des enfants de maternel il y a quelques années. C'est pour ça que là je fais venir les candidats à la présidentielle. Ça doit surtout pas être des lieux fermés où on met des personnes qui vont terminer leur vie tout seul et isoler. On meurt he de solitude et d'isolement. Ça doit rester des lieux le plus ouverts possible.
Les lieux où il se passent des choses, c'est ce sont des gens qui ont des choses à transmettre, qui ont une vie riche derrière eux, qui ont du temps, de la patience, un regard, beaucoup d'autodérision, de l'humour et euh et voilà, je trouve ça intéressant de de faire venir les candidats à la rencontre de ces interviewers inattendus. Alors, qui sont les candidats qui qui ont dit oui et où on peut retrouver ces ces épisodes ? Un programme streaming first comme le veut la tendance 2026-2027. Euh donc c'est un programme pensé pour le digital. Euh on a ouvert le bal Gabriel Atal a été le premier à se prêter au jeu euh à venir euh donc rencontrer les résidents.
On a aussi tourné un épisode avec Xavier Bertron et puis euh voilà, on va maintenant ça ce sont deux épisodes qui ont été tournés en région parisienne et l'idée maintenant c'est aussi d'aller tourner en région parce que pour pas rester avec simplement un tournage parisien. C'est dans au tableau les enfants viennent de toute la France ce qui nous permet de représenter là c'est plus compliqué de faire venir personnes âgées de toute la France donc on va plutôt débouger le tournage et aller tourner dans les fiefs des candidats pour pour avoir des tournages dans dans différentes régions.
Donc on on va évidemment comme dans au tableau inviter les principaux candidats pour représenter l'ensemble des courants de pensée qui s'expriment pendant cette cette élection. Et euh bah j'ai la chance de faire ce programme avec plusieurs partenaires. Euh déjà un partenaire privé qui est le premier acteur privé du secteur qui est Domus, premier groupe d'Épad en France euh qui nous accueille dans ces établissements et sont des résidents de de différentes maisons d'omusvie qui qui interrogent les candidats.
Et puis en terme de diffusion, je suis en partenariat avec Public Sénat qui est une chaîne avec qui je travaille beaucoup et évidemment c'est un programme politique, ça me semble complètement dans l'ADN de la chaîne et avec le groupe de PQR Westfance qui a la première plateforme française et qui nous permettent d'assurer à ce format original, ce nouveau format original, une diffusion la plus large possible. Donc West France va diffuser sur ses réseaux sociaux ou sur sa chaîne sa plateforme et r plateforme chaîne YouTube réseaux sociaux. OK. Et pas pas la chaîne de télévision là. Non parce que la chaîne télévision euh dont je suis partenaire c'est public là. OK d'accord.
C'est public qui aura la charge de diffuser s'ils veulent en télévision. C'est ça. C'est ça. En linéaire et sur le digital. D'abord sur le digital et ensuite en linéaire. Super. Donc Gabriel Atal et Xavier Bertron les deux premiers invités candidats et pour l'instant on envoie les invitations pour les autres quoi. Oui oui, j'ai déjà des accords de enfin plus de principe, c'est juste que faut qu'on calme maintenant le tournage. Euh mais j'ai déjà les accords de de quasiment tous les candidats principaux. Et Marine Le Pen a dit oui pour les pour les personnes âgées. C'est en cours. C'est en cours.
Je me dirais si elle préfère aller rencontrer les personnes âgées que Mais c'est incroyable parce que elle est capable de dire oui pour les personnes âgées mais non pour les enfants. [rires] Ouais. Dès que j'ai la réponse ferme, je vous je D'accord. Allez, on vous retrouve donc avec ce programme sur le digital à l'PPAD. Il y a également au tableau, on retrouve des extraits sur les réseaux sociaux. C'est diffusé en France sur Canal Plus Kids et plein d'autres projets, je suis sûr parce que là, vous êtes une productrice qui n'arrête pas. On peut également suivre toute votre actualité sur sur vos réseaux sociaux. Merci beaucoup Caroline pour le temps accordé. Merci beaucoup David. Merci à vous.
C'était chouette. À bientôt sur TPR. À bientôt.