Apolline Matin du 8 octobre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse partielle
Les lycéens ont-ils été convaincus par Sébastien Lecornu hier soir ?
- 0:46OuverteRéponse partielle
Combien de lycées seront fermés ce matin ?
- 1:09OuverteRéponse partielle
Pierre Bourges, décrivez la situation devant le lycée Gustave Eiffel à Bordeaux.
- 2:05OuverteRéponse partielle
Quelles décisions Sébastien Lecornu a-t-il prises pour les lycées ?
- 3:43OuverteRéponse partielle
Pierre Chasseret, que pensez-vous de la baisse promise des carburants ?
- 4:34OuverteRéponse partielle
Fabien Cross, quels sont les impacts de la grève chez Total ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24PrésentateurChiffre
« 94% des lycées sont ouverts là au moment où on se parle. »
- 2:07PrésentateurFait
« Sébastien Lecornu a remis à la fin du mois les décisions pour les lycées. »
- 3:48InvitéFait
« Cette baisse de 12 à 18 centimes elle est plus qu'hypothétique. »
- 4:34InvitéFait
« Quasiment tous les sites de production Total sont concernés par la grève. »
- 4:50InvitéFait
« Une journée chez nous sans sortie de produit, c'est peut-être une semaine de déstabilisation dans les stations de service. »
- 10:32InvitéFait
« Vous avez des métiers comme les infographistes ou même les dessinateurs. Le métier est totalement bouleversé. »
- 19:33PrésentateurFait
« Sébastien Lecornu a repoussé à fin octobre d'éventuelles annonces pour répondre au mouvement lycéen. »
- 19:39PrésentateurChiffre
« 10 millions de barils de gazole libérés des stocks de l'État, mis à disposition des distributeurs à moindre coût. »
- 28:50Locuteur non identifiéFait
« tu es un vieux con »
- 29:02PrésentateurFait
« et ça n'est pas plus efficace »
- 29:19Locuteur non identifiéFait
« tu peux ne pas savoir écrire un texte en français sans faute d'orthographe »
- 30:45PrésentateurFait
« notre but n'est pas de récupérer ce mouvement, mais d'être récupéré par lui »
- 31:59PrésentateurFait
« la présidente de la région Île-de-France a dit qu'elle allait envoyer la facture »
- 32:07PrésentateurFait
« il y a aussi cette loi casseur-payeur qui va arriver au Sénat »
- 33:21Locuteur non identifiéFait
« si tu tapes pas au portefeuille, tu n'y arriveras pas »
- 35:45PrésentateurChiffre
« il a annoncé qu'il allait libérer 10% des stocks stratégiques de gasoil, 10 millions de barils »
- 35:54PrésentateurChiffre
« il espère de 12 à 18 centimes d'ici novembre »
- 37:50Locuteur non identifiéPromesse
« que la retraite on va la ramener à 62 ans »
- 38:00Locuteur non identifiéFait
« le projet notamment de contre-budget du Rassemblement National c'est un mensonge »
- 38:30PrésentateurChiffre
« ils promettent 1,8% de croissance »
- 38:35PrésentateurChiffre
« ils promettent de retomber sous les 3% de déficit, voire même d'arriver à 2,5% en 2032 »
- 41:21PrésentateurFait
« a répondu physiquement peut-être pas, la question ne se pose pas, mais financièrement peut-être »
Temps de parole
- Locuteur non identifié36 %
- Présentateur27 %
- Présentateur 218 %
- Invité7 %
- ?4 %
- Invité 23 %
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Vous
écoutez RMC.
Il
est 8h, excellente journée à tous sur RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Quentin Vinet, bonjour Quentin. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Les lycéens ont-ils été convaincus par Sébastien Lecornu hier soir ? On va le savoir dans les prochaines minutes, leurs organisations appellent à redescendre dans la rue. Aujourd'hui, le ministère d'éducation assure de son côté que 94% des lycées sont ouverts là au moment où on se parle. Vous allez entendre les réactions à la promesse de Sébastien Lecornu sur les carburants, la baisse de 12 à 18 centimes à venir sur le gazole. Et on reparle ce matin de la finale rocambolesque à la Coupe d'Afrique des Nations. À qui revient le titre ?
Maroc ou Sénégal ? C'est aujourd'hui que ça va se décider.
On
est donc ce matin à l'acte 4 de la mobilisation lycéenne. Les organisations lycéennes qui appellent à poursuivre les blocages ce matin et à redescendre dans la rue comme mardi en fait avec les syndicats et les enseignants. Combien seront-ils ? C'est toute la question. Le ministère de l'éducation nous dit là ce matin que 224 lycées restent fermés mais que 94% des établissements sont ouverts. On va prendre la température donc en direct de Bordeaux ce matin avec notre correspondant Pierre Bourges. Pierre, vous êtes devant le lycée Gustave Eiffel en centre-ville de Bordeaux. Les cours sont censés reprendre ce matin mais visiblement ça tente à nouveau de bloquer.
Exactement. Et là je me trouve devant l'entrée principale du lycée. Ils sont une petite centaine d'élèves, mécaphone à la main, poubelle récupérée dans l'autre à bloquer l'établissement ce matin. Ils viennent à l'instant de bloquer le portail. Une dizaine de jeunes se sont assis en fait tout simplement juste devant pour empêcher tout le monde de rentrer. Face à eux, 5 camions de gendarmerie les encerclent. La situation est pour l'instant très calme devant le lycée. Et ici, les revendications des lycéens, c'est plus de moyens pour les profs, plus de moyens pour rénover les établissements, moins de journées à rallonge. Et le discours de Sébastien Lecornu n'a pas calmé la colère.
Aucune annonce, il temporise, regrette un lycéen. Demain, la journée au lycée est banalisée. Des ateliers auront lieu pour débattre de la situation. Le blocus devrait donc être levé pour que tout le monde puisse assister à cette journée.
Pierre
Bourges en direct de Bordeaux pour RMC. Alors Sébastien Lecornu a remis à la fin du mois les décisions pour les lycées. Et il a aussi assuré que les forces
de
l'ordre n'avaient pas pour consigne d'aller à l'affrontement avec les lycéens. Une enquête est pourtant ouverte à Marseille où un jeune a été blessé au visage hier. Et il y en a une autre à Dunkerque. Romain Oug va nous raconter tout ça pour RMC. Où une voiture de la police a été filmée en train de foncer vers des lycéens. Dans cette vidéo filmée par un témoin, un 4x4 de la police nationale fonce à vive allure en direction d'une foule de lycéens.
Il
s'enfuit en courant pour éviter le véhicule qui monte sur un trottoir sans gage en marche arrière. Puis il repart toujours à grande vitesse en portant même une poubelle placée sur la chaussée en guise de barricade.
D'après une source policière,
c
'était justement l'une des missions de cet équipage de police. Dégager la route de ces barricades est ravitaillée en eau et en munitions les CRS présents sur place. Mais dans une autre vidéo filmée quelques secondes avant la scène.
On
va leur mettre dans la gueule, crie l'un des policiers avant de monter à bord du 4x4 puis de démarrer en trombe vers les lycéens. Interrogé hier en commission des lois de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniez, a réagi.
J'ai vu ces images. Il
y a
une enquête disciplinaire qui est en cours. Il
y
a un rappel à l'ordre qui a été effectué. Considéré que
c
'est un fait exceptionnel. La préfecture du Nord de son côté assure que cette intervention ne correspond pas aux doctrines habituelles. Alors Sébastien Lecornu, on l'attendait sur les lycées hier dans son allocution. Finalement,
c
'est sur les carburants qu'il a fait une annonce en promettant une baisse de 12 à 18 centimes sur les prix du gazole. On va puiser en fait les stocks stratégiques de l'État pour débloquer 10 millions de barils sur trois mois
pour
des effets qui seront dans trois semaines. Écoutez ce qu'en dit Pierre Chasseret, le directeur de l'association 40 millions d'automobilistes.
Cette
baisse de 12 à 18 centimes elle est plus qu'hypothétique. On mise du côté du gouvernement sur une baisse légère des prix des carburants et on fait un effet d'annonce qui peut se retourner contre aujourd'hui le Premier ministre. Il suffit que la baisse n
'ait
pas lieu et il passera vraiment pour un idiot vis-à-vis de tous les Français. Donc arrêtons de faire des promesses comme ça. Le seul moyen de faire en sorte de baisser les prix à la pompe, il n'y
en
a pas 50, il n'y
en
a qu'un seul qui fonctionne, c'est la baisse de la fiscalité. Des propos recueillis
ce
matin par Martin Bourdin pour RMC et pour ne rien arranger, c'est une journée de grève qui commence là chez Total. Total, vous le savez bien, qui plafonne ses prix avec un appel de la CGT pour l'emploi et les salaires à la fois dans les stations et les raffineries. Ça aura des conséquences. Ça, c'est ce que nous dit ce matin Fabien Cross de la CGT à Lamède près de Marseille. On vient de lui passer un coup de fil.
Ce
matin, quasiment tous les sites de production Total sont concernés par la grève. Les consignes de grève, c'est le blocage de ce qu'on appelle les expéditions, donc pas de sortie de produit ni par camion,
ni
par bateau, ni par pipe, par tuyau. Je pense qu'une journée chez nous sans sortie de produit, c'est peut-être une semaine de déstabilisation dans les stations de service, plus le blocage qui sera effectué par nos camarades des filiales de Total sur les stations directement.
Sébastien Krebs, vous êtes le chef du service politique à RMCI, alors que ce soit avec les lycéens ou pour les prix des carburants, encore une fois, on constate que le gouvernement a zéro marge de manœuvre. Oui, il y avait hier soir le cadre solennel, Matignon, les drapeaux, mais un Premier ministre, clairement, sans baguette magique face à ces crises qui se superposent sans majorité, étranglées par la dette sous pression des marchés financiers et à six mois d'une présidentielle, il s'agissait de montrer qu'il est encore capable d'agir.
Alors Sébastien Lecornu sort cette carte des stocks stratégiques de carburants, en mesure qui a l'avantage de ne rien coûter à l'État et promet un gel des factures d'électricité au risque de paraître à contre-temps quand sur les lycéens, le gouvernement cale et temporise sans solution miracle.
Il
lance des chantiers et promet des réponses à la fin du mois. Le Premier ministre n'avait finalement rien d'autre sur cette question hier soir qu'un message d'empathie. La colère des jeunes ne vient pas de nulle part, nul ne peut être indifférent. Nous avons le devoir d'écouter, dit-il. Derrière, il y a forcément la crainte d'une agrégation de toutes ces colères. Le gouvernement doit faire de nouvelles annonces aujourd'hui aux agriculteurs face à la sécheresse. Alors le coût de la vie pèse aussi sur la campagne des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. C'est dans moins d'un mois. Donald Trump multiplie les meetings en ce moment.
Alors fait notable, il a été interrompu brièvement cette nuit par des manifestants dans le Texas. En Espagne,
il
y a des centaines de personnes qui ont manifesté très tard hier soir à Madrid, la capitale, au moment où a été annoncée la mort de Marie Carmen. Une octogénaire devenue le visage de la crise du logement dans ce pays.
Elle
avait été expulsée fin septembre du logement dans lequel elle vivait depuis 70 ans. À Madrid, son loyer avait explosé. Son histoire a déclenché une crise politique avec dissolution de l'Assemblée et un appel à la grève générale en novembre. On reparle, je vous le disais ce matin, de la finale rocambolesque de la Coupe d'Afrique des Nations. La finale la plus longue de l'histoire. C'était en janvier entre le Sénégal et le Maroc. Le Sénégal a gagné mais
vous
savez que les Sénégalais sont rentrés au vestiaire. Le titre a été attribué sur tapis vert au Maroc et c'est donc le tribunal arbitral du sport qui va mettre le point final à cette histoire aujourd'hui en Suisse. Nicolas Pelletier.
Oui, à huis clos et devant les trois arbitres du tribunal arbitral du sport, les nombreux avocats internationaux réunis par les deux camps vont débattre du sort de cette rencontre du 18 janvier 2026. Sur le terrain, le Sénégal s'était imposé au terme d'un match chaotique où une partie des joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse pour protester contre les décisions de l'arbitre et les débats pourraient longuement tourner autour de l'officiel de cette rencontre car il avait bien sifflé la fin du match et enterriné la victoire du Sénégal. Mais trois mois plus tard, le Maroc avait obtenu gain de cause devant le jury d'appel de la Confédération africaine.
Après cette journée où les débats s'annoncent animés, le TAS mettra cette affaire en délibéré. La décision de savoir qui du Sénégal ou du Maroc a gagné cette canne 2025 devrait être connue dans les tout prochains jours.
Bon et puis des nouvelles de Sophie Adnaud ce matin. L'astronaute a quitté la Station Spatiale Internationale. Elle fait route vers la Terre comme prévu. Elle doit amérir en fin de journée le splashdown comme disent les Américains qui est prévu à 17h34 précisément au large de la Californie. C'était le journal de Quentin Vinault.
Il
est 8h08 sur RMC.
Il
y
a
une manifestation cet après-midi. Alors ce n
'est
pas des lycéens, non ? C'est l'intelligence artificielle. Un rassemblement contre l'intelligence artificielle et vous êtes à l'initiative de cette mobilisation. Patrick Albert, bonjour.
Bonjour. Vous
êtes docteur en intelligence scientifique. Vous êtes l'un des pionniers de l'intelligence artificielle et pourtant, aujourd'hui, vous dites qu'il faut davantage de démocratie sur cet outil qui nous concerne tous. Vous nous expliquez pourquoi et comment dans un instant. 8h08. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 8h12. Vous êtes bien sur RMC et RMC Sori. Des musiciens, des écrivains, des scientifiques dans la rue dont vous, Patrick Albert, bonjour. Vous êtes l'un des pionniers de l'IA en France et pourtant, vous manifestez aujourd'hui, ce sera devant l'accord Arena, au moment où se tiendra une réunion d'entrepreneurs sur l'intelligence artificielle.
Vous appelez à un débat démocratique sur l'intelligence artificielle. C'est quoi le problème ? Que craignez-vous
?
Ce qu'on craint, c'est qu'on soit débordé par une technologie qui est totalement hors de contrôle. Pour le dire de cette façon, ceux qui pilotent sont des milliardaires, des militaires qui veulent gagner la guerre contre les voisins, donc ils sont à peu près à tout. Les gouvernants qui sont aux manettes sont pour la plupart incompétents, à part les Chinois. Le gouvernement chinois s'est fait d'ingénieurs et de docteurs
qui
sont des scientifiques, ils comprennent ce qu'il se passe. Les autres, en France, ils ont fait Sciences Po, les nards,
on
voit bien qu'au niveau
scientifique... Ça leur paraît
tout à fait un
monde obscur qui les
fascine à moitié mais dont ils ne
comprennent pas grand-chose.
et donc on est dans le court-termisme un peu de démagogie et donc il faut... Pour moi, c'est vital que les citoyens tentent de reprendre le contrôle là
-dessus. Si
ce n'était pas le cas et je voudrais essayer de comprendre, est-ce que dans les fantasmes les plus fous, on se dit que la machine peut prendre le contrôle de l'homme ? Elle peut nous dépasser. Est-ce que c'est ça dont il s'agit ou est-ce que c'est une crainte sur la démocratie ? Quelles conséquences concrètes si nous ne prenons pas le contrôle de l'intelligence artificielle et ce débat démocratique ?
Oui, c'est une bonne question parce qu'il y a les craintes un peu millénaristes de trucs absolument épouvantables que nous promettent les gens qui fabriquent cette technologie. C'est un peu compliqué mais il n
'y a
pas besoin de ça.
Si
on regarde déjà dès aujourd'hui, il y a un très grand nombre d'effets toxiques ou de sources de chaos, de désordre. Lesquels ? Par exemple, sur les professions. Vous avez des métiers comme les infographistes ou même les dessinateurs. Le métier est totalement bouleversé. Le nombre de contrats diminue. Le travail à faire s'inverse. Au lieu de pratiquer votre métier, vous allez corriger des choses qui ont été faites par des IA mal faites et les corriger. C'est un métier très différent, bien moins payé. Ça a été vrai à chaque période d'innovation.
Il
y a toujours des métiers qui ont disparu et puis on en a créé d'autres. Oui. Les métiers qui sont créés sont plutôt dans l'Asie du Sud-Est et en Afrique.
Ce
sont tous les métiers qu'on appelle les data workers. L'OMS en nombre plusieurs centaines de millions et vous n'avez pas envie de faire ça.
Il y
a
une chose dont on parle assez peu et je trouve que c'est plutôt apporté au crédit de l'IA.
C
'est qu'effectivement, c'est un facteur de puissance pour les gens créatifs, cet outil. Avant, quand vous aviez des idées, ça coûtait très cher de développer une idée. Il fallait des informaticiens,
il
fallait des comptables,
il
fallait des gens capables de faire un site internet,
il
fallait des gens capables de modéliser.
Maintenant, avec 10 000 euros, tu fais
un film. Exactement. Maintenant, vous créez une communication juste avec une IA, vous créez un site en deux secondes, ça ne
vous
coûte rien ou quasiment rien. Est-ce que ce n
'est
pas le règne de l'intelligence et de la créativité qui va arriver
?
Patrick Halbert.
Alors, en pratique, non. Là, je consultais hier soir un petit document qui vient de l'Académie de la technologie. Ce n
'est
pas forcément des technophobes. Je vous le donne, c'est IA générative, un danger pour la cognition humaine. Donc, vous voyez arriver deux types de comportements vis-à-vis de l'IA. Ceux qui sont au top au niveau cognitif,
qui
ont été formés, qui ont le sens des mathématiques et le goût de l'effort, vont utiliser ces choses-là. Et là, vous avez, comme vous le dites, un effet de levier tout à fait extraordinaire sur ce que vous pouvez faire.
Et
puis, il
y a
le reste. On ne va pas donner des pourcentages. où on est un peu paresseux, on utilise l'IA,
c
'est plus rapide, ça fait des choses qui vous ébouriffent. Et donc, à la fin, vous n'osez plus les faire vous-même parce que ça va être moins
bien.
Et vous dites que ça va creuser massivement les inégalités. Voilà, et ça va creuser massivement les inégalités. Et le terme qui a émergé de la communauté scientifique qui étudie ces choses-là, ce qui est très intéressant, c'est que le phénomène est déjà très largement étudié, notamment aux États-Unis où ça a émergé. Le terme,
c
'est la dette cognitive.
En
deux mots, pour avoir un corps sain,
il
faut bien manger, il faut se déplacer et utiliser ses muscles.
Pour avoir un
cerveau sain ?
Pour avoir un cerveau sain, il faut s'en servir. Alors, moi, j
'ai
donné des présentations sur l'IA depuis une dizaine d'années. Je me sentais un peu seul. Sur les dangers, évidemment, ça fait des choses extraordinaires. Mais j'ai une citation dans mon dernier livre d'Aldous Huxley. Il dit « Chaque progrès a un prix.
»
On a tendance à ne pas vouloir avoir le prix. Là, il faut le voir parce que c'est extrêmement important.
Merci beaucoup. Merci, Patrick Albert, d'être venu partager. Nous inquiéter un peu aussi, faut-il le dire. Mais visiblement aussi, pour qu'on puisse aller plus loin, vous appeler à cette mobilisation aujourd'hui de musiciens, d'écrivains, de scientifiques. Ce sera devant l'Accor Arena, précisément au moment où se tienne une réunion d'entrepreneurs sur l'IA. Merci à vous. Vous êtes informaticien et pionnier, justement, de l'IA en France. Donc, d'autant plus crédible quand vous alertez.
C
'est 8h17. Oui, allez-y.
Et pour conclure, ce que nous réclamons, c'est la tenue d'une convention citoyenne sur l'intelligence artificielle. Reprenons
le pouvoir.
Un vrai moment démocratique pour qu'on reprenne le pouvoir. 8h17, Arnaud de Manche. RMC, Apolline Matin. C'est tous les jours de Manche. Bonjour. Bonjour. Bonjour, monsieur.
Bonjour, monsieur, le
scientifique. Je suis très honoré de rencontrer le doc de Retour vers le futur. Bonjour, les amis. Apolline. Apolline, je sais que vous êtes une femme d'actu. Alors, j
'ai
une question politique pour vous. J'ai peur. Pour un homme, vous préférez slip ou caleçon
? C'est une vraie
question.
Non,
non, c
'est une question. C'est une question importante. Vous avez
vu Sébastien Lecornu.
Je
voudrais faire
des conventions
citoyennes
sur la question du slip ou du caleçon.
Parce que Sébastien
Lecornu Il y a le visuel
et il
y
a le confort.
Lui, il a choisi le confort et il a choisi le patriotisme.
C'est con, là-bas.
C
'est vrai que ça dépend si on se base sur le confort ou sur le visuel. Derrière ça, il y
a
une vraie info. Vous avez peut-être vu, selon le canard enchaîné, le numéro de portable du Premier ministre circule sur Internet à cause d'une fuite de données de la société Le Sleep Français. Voilà, on a appris que Lecornu était dans le fichier client. Alors, avant, Le Sleep Français, c'était une marque un peu premium et tout. Maintenant, ça va être... Chéri, ça te dirait qu'on... Regarde, j'ai mis mon slip français. Ah ben non, maintenant, je pense à Sébastien Lecornu en slip-art. Ça me coupe tout. Vous savez que les agents du renseignement ont dû le prévenir. Ils ont dû dire, Monsieur le Premier ministre, vos coordonnées ont fuité. Encore un coup des Russes
?
Non. Non. Le slip français. Ah voilà, le slip français. En tout cas, il y en a un à qui ça n'arriverait pas, c'est Dominique de Villepin. Ils portent pas des trucs comme ça. J'ai pas mis ce matin ma petite culotte de chou pour me faire poter le derrière par les petits lapins. C'est le genre de truc où il faut être équipé à la fin.
Ben
voilà. Alors, hier, le Premier ministre s'est exprimé depuis Matignon sur la crise des lycées et il a annoncé qu'il allait baisser les prix de l'essence. Alors bon, c'était pas une revendication des lycéens, mais ça
fait quand même... Vous le dis pas ?
Comme ça, ça coûtera moins cher de faire cramer un lycée. Le matériau de base, il est moins cher. Mais sinon, il n'a rien annoncé de précis sur le sujet. Il a juste dit que le gouvernement allait travailler sur des revendications des lycéens. Par exemple, la vétusté des établissements,
ça,
il y
a
un problème de financement. Alors, j'ai une idée. Il y a Alain Duhamel en moi, il y a un Manu Le Chypre en moi, je peux faire des propositions. Peut-être qu'on devrait faire comme avec le PSG, faire sponsoriser nos lycées par le Qatar ou l'Arabie Saoudite. Là, on aurait des beaux bâtiments tout en vert. Les lycéens, ils seraient juste obligés de porter un t-shirt Fly Emirates ou n'importe quel autre sponsor.
Ça changerait un
peu le
slip français, par exemple.
Ça changerait un peu la gueule des cours.
Bon,
les enfants, bienvenue à votre cours d'économie. Alors, quelles sont les bases de l'économie ? Eh bien déjà, il y a certaines choses qui ne s'achètent pas. Pour tout le reste, il y a Mastercard. Une économie repose sur des banques et moi, j'aime ma banque. Oui, qui veut intervenir ? Kevin Le Chypre ? Oui ! Moi aussi, j 'aime ma banque.
La banque d'un monde qui change.
C'est bien, Kevin.
Banque est populaire à la fois.
Oui,
c'est bien, Kevin. C'est
bien.
Quel
faillot
celui
-là
?
Et certaines banques peuvent vous faire des crédits pour acheter des choses, des shampoings Elsev de L'Oréal parce que vous, le valez bien. Mais voilà,
c
'est vraiment
super cette école
sponsorisée. Le mouvement continue donc et les lycéens sont rejoints par les étudiants. Oui, il y
a
une contagion et alors il y
a
même des répliques en Belgique. Vous avez vu,
il
y
a
des répliques en Belgique, même à Monaco puisqu'on a retrouvé un mégot par terre à côté d'un papier flûte en kikinon l'autorité, c'est vous dire où ça va. Le gouvernement a annoncé que le Sénat allait examiner la loi casseur-payeur dès ce mois-ci. Alors l'idée, c'est de rendre pénalement et financièrement responsables les lycéens qui cassent. Enfin, enfin, toutes les nanas qui ont cassé avec moi au lycée, il était temps que justice soit rendue. Au lycée, moi j'ai été réduit en miettes. Je me sentais comme un abribus. Je suis le mobilier urbain de l'amour. Et
toute la semaine, on a vu
ces images de poubelles qui brûlent, de lycées qui flambent. Ça impressionne les gens. C'est bien pour les chaînes info. Ça faisait de l'audience ce truc. Alors ceci dit, la situation se calme, ce qui ne doit pas arranger BFM TV. Nous sommes avec Mathias Melon, porte-parole des lycéens.
J'aime beaucoup Mathias Melon.
Nous l'avons, nous l'avons.
On a un
qui s'appelle à peu près comme ça. Il y
a
un Marius Ménil ou quelque chose comme ça. Mathias Melon, tout d'abord, malheureusement, pas de violence à signaler dans votre lycée ? Non, non, on maintient un mouvement pacifique, heureusement. Ouais, heureusement, ça c'est votre point de vue, Mathias. Le gouvernement adopte une ligne assez répressive. Ça ne vous donne pas envie de tout cramer ? Moi, ça me donnerait envie de tout cramer, si j'étais à votre place. Non, non, la violence ne résout rien. Mais c'est une phrase de faible, ça, Mathias. Grandissez un peu. Si le pacifisme,
ça
fonctionnait, Mandela, il n'aurait pas passé 40 ans en prison. C'est quand il s'est sorti les doigts que ça a changé. Vous pourriez peut-être faire flamber un lycée de plus pour montrer que vous avez l'ascendant. Non, mais de toute façon, on n'est pas entendus par les politiques. Il n
'y a
qu'à voir le cornu hier. Il n'y
a
que Jean-Luc Mélenchon qui nous écoute. Oui, à ce sujet. Vous avez dû entendre Raphaël Glucksmann, Mathias. Il vous pisse dessus. Sur vous, sur Mélenchon, sur tous vos amis. Ça ne vous donne pas envie
de
foutre le feu à un lycée. Un commerce, au moins une poubelle. On a envoyé une équipe de trois personnes, nous. Vous savez combien ça nous coûte à la journée ? Bon courage à eux et à demain. Tous
les
jours en direct à 7h15 et à 8h20. Il est 8h23. Dans un instant, la politique, le face-à-face sur RMC BFM TV. Mon invité, c'est Robert Ménard, le maire de Béziers. A tout de suite. RMC, Apolline Matin. Et le rappel des titres, Victor Pourchet. Les chiffres du ministère de l'Éducation nationale. 224 lycées restent fermés. Ce matin, 151 rouvrent partiellement et au total, 94% des établissements sont ouverts complètement ou en partie. Hier, Sébastien Lecornu a repoussé à fin octobre d'éventuelles annonces pour répondre au mouvement lycéen. Du concret, en revanche, sur les carburants, 10 millions de barils de gazole libérés des stocks de l'État, mis à disposition des distributeurs à moindre coût.
Le Premier ministre promet ainsi une baisse jusqu'à 18 centimes par litre à la pompe d'ici la fin du mois. Dans ce contexte, une grève chez Total, des stations sur autoroute risquent d'être bloquées, tout comme certaines raffineries. Les salariés dénoncent des salaires trop bas et un manque de personnel qui joue sur la sécurité. Au rayon des annonces, toujours, Sébastien Lecorni en prévoit aujourd'hui sur l'agriculture. Il laisse le soin de les faire à sa ministre Annie Gennevard en déplacement cet après-midi au salon de l'élevage. Le rappeur Boroset 100 sera jugé le 21 octobre pour apologie du terrorisme. Sa chanson, « À la gloire de Mohamed Mera » reprise par des jeunes.
Trois mineurs ont été placés en garde à vue dans le Loiret après l'avoir chanté en manifestation. Une enquête a été ouverte en Vendée où d'autres se sont filmés la reprenant dans une église. L'Espagne pleure la mort de Marie-Carmen Abascal, une retraitée devenue bien malgré elle le symbole de la crise du logement dans le pays. Son histoire, celle d'une grand-mère expulsée de l'appartement qu'elle a occupé toute sa vie, a ému, a soulevé la rue et même provoqué des élections législatives anticipées. En foot, neuf mois après le coup de sifflet final, la justice va étudier le sort d'un match, pas n'importe lequel.
La dernière finale de la Coupe d'Afrique des Nations, Sénégalais et Marocains se retrouvent en Suisse devant le tribunal arbitral du sport en ce moment même. Et puis la météo, de bonne pluie sur la moitié est aujourd'hui mais le pourtour méditerranéen retrouve un temps sec avec du vent. Ailleurs, alternance de nuages et d'éclaircies. Côté température, il fait plus froid cet après-midi de 12 degrés à Aurillac jusqu'à 26 à Bastia. Il fera 15 à Lille, 17 à Rennes, 19 à Bordeaux ou encore 21 à Marseille. Il est 8h29, tout de suite sur RM. C'est le face-à-face. Apolline de Malherbe reçoit le maire de Béziers. Robert Ménard. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Face
-à-face. Apolline de Malherbe.
Vous
êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Robert Ménard. Bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes maire de Béziers. Beaucoup de questions évidemment sur les lycéens, sur le carburant, sur l'élection présidentielle. D'abord sur les lycéens parce que ça bloque encore ce matin. Il y a des appels à mobilisation qui rejoignent aussi des appels à la grève d'un certain nombre de salariés et notamment chez Total.
On
y reviendra. Sébastien Lecornu hier qui dit d'un côté il faut écouter la colère. Elle ne vient pas de nulle part. Le devoir est donc d'écouter les lycéens. Il les écoute mais il ne leur donne rien.
Et surtout c'est de la foutaise quand même. Un moment de... Comment ça s'appelle ? De démocratie interne. Ça ne vous fait pas pouffer de rire mais ça fait pouffer de rire tout le monde. Ils savent très bien ça fait des jours et des jours qu'on sait les problèmes qu'il y a. On peut peut-être dire plutôt que cette espèce d'écran de fumée dire voilà sur ça on peut peut-être faire quelque chose sur ça on ne va pas
pouvoir...
Vous
parlez de quoi ? De parcours sub ? Des profs non remplacés ? Des bâtiments ?
On leur dit il y a des bâtiments qui sont en mauvais état. Alors c'est beaucoup les régions et tout. Peut-être qu'ils n'ont pas assez d'argent pour le faire. Tu t'expliques moi. Après vous faisiez l'allusion aux angolades que j'ai eues avec un certain nombre de ces lycères.
J
'en ai à 4 ou 5 je leur ai dit tenez on va à la mairie j'appelle le sous-préfet je fais venir le proviseur. Et ils sont venus et on a discuté une heure ensemble et il a essayé de leur répondre. Il a des arguments le proviseur. Et je voyais que les gens en face ils écoutaient
les arguments. C'est pas mal
la démocratie interne
?
Oui
mais enfin attendez non non non. C'est comme ça c'est en 4 d'un côté ou 5. qu'il y a réunir 50 gosses en même temps mais vous voulez aller arbitrer ça va être plus compliqué qu'entre nous deux.
Donc ça veut dire quoi ? C'est
un cadeau empoisonné ?
Que fait Sébastien Lecornu ? C'est parce qu'ils ne savent pas quoi faire.
Sur Parcours Sud attendez honnêtement oui moi je sais j'ai des enfants vous avez des enfants on a vu et tout ça mais enfin c'est pas le problème le problème c'est quand tu leur racontes des bobards aux gosses que tu leur dis écoutez je regardais il y a 40 ans il y a 40 ans il y avait 25% d'une classe d'âge qui avait le bac
voilà
aujourd'hui il y en a 80% qui ont le bac
on
te donne un truc qui n'a aucune valeur madame il faut le dire on prend les gamins pour des cons aujourd'hui vous croyez que moi j'embauche à la mairie parce que t'as le bac mais bien sûr que non d'ailleurs il y a la moitié qui n'iront jamais jusqu'en licence ça veut dire qu'il faut mais ça il faut avoir le courage de leur dire mais
alors on leur
dit quoi ? On leur dit t'iras pas en fac mais t'iras où
? Non on leur dit que non tout le monde peut pas aller en fac madame qu'est-ce que vous voulez la moitié que vous maintenez jusqu'en licence et qui n'auront rien ça fait des gens ensuite qui sont moi je vois mais même les enfants tu as vu les diplômes que j'ai oui mais t'as des diplômes qui te permettent pas de trouver un boulot mais c'est tellement plus difficile à dire moi je préfère dire à Parcoursup c'est pas bien on va le modifier on va rien modifier du tout on va pas y arriver
Parcoursup c'est pas le problème ce que vous êtes en train de dire c'est Parcoursup c'est un outil le problème c'est ce qu'il y
a
derrière c'est à dire le rapport à la fac le rapport aux formations
la difficulté à
trouver une formation
qui vous donne un
vrai boulot derrière
et
puis le rapport au travail enfin attendez il y a je sais plus je vais vous dire une bêtise 20 ou 30% des gosses qui en 6ème savent pas lire un texte à haute voix madame et vous les faites passer en 6ème et ensuite t
'as
un collège unique où tu mélanges tout le monde sous prétexte que c'est plus égalitaire vous croyez que le BEPC je crois que ça s'appelle le brevet des
collègues ça s'appelle le brevet des collègues maintenant mais j'ai compris
vous avez compris de quoi vous êtes trop jeune mais moi ça s'appelait le BEPC attendez ça n'a aucun sens et c'est se moquer des gens moi ce que je reproche
mais donc on leur dit quoi ça veut dire qu'en même temps vous n'allez pas leur dire ils sont désespérés ils sont dans la rue il y
a
des blocages à peu près partout en France vous n'allez pas leur répondre écoutez de toute façon j'ai rien à vous donner et il n
'y
aura que du sang et des larmes
non
vous ne leur dites pas ça vous leur dites qu'il
y a
une partie des choses que j'entends attendez moi j'ai vu des gosses où il n
'y
avait pas ils passent le français du bac depuis le début de la rentrée ils n'ont pas prof de français ça tu peux hurler et tout tu peux hurler et ils ont raison tu peux leur dire vous
la
trouvez légitime leur colère
je trouve une partie légitime je trouve qu'il
y a
des choses où on ment mais c'est de notre faute c'est toute une société où on ne dit pas les choses aux gens aujourd'hui vous croyez tout à l'heure vous parliez de c'était quoi la baisse la baisse
la baisse des prix du carburant du stock on va y
venir évidemment
on va y revenir
quoi ? on va baisser d'un euro le carburant tout le monde sait que ce n
'est
pas vrai pourquoi on raconte des craques aux gens et tout le monde se ment en plus on est à l'élection on est à quoi ? 7 mois de l'élection avant qu'il y en ait un qui prenne le risque de dire certaines choses dures à entendre mais qui sont
comme ça mais c'est terrible ce que vous êtes
en train de dire Robert Ménard ça veut
dire que de toute façon c'est
une année pour du beurre c'est une année où on n'obtiendra rien parce
que
personne ne sera franc parce que les gens ne penseront que au message qu'ils envoient par rapport à l'élection à venir pardon madame
vous n'en apercevez pas quand
vous avez déranger les gens si si je le contacte mais j'ai toujours la naïté de penser que ça va changer vous êtes
la plus mal placée pour me dire ça à vous parce que j
'ai toujours la
naïté de
penser que
ça va
changer
enfin attendez vous avez
vous êtes
en train de me dire arrêtez de vous faire des films non je
dis arrêtez de croire qu'aujourd'hui il y a quelqu'un qui va avoir le courage de dire autre chose que les tables de la loi de son propre parti moi je ne veux plus discuter avec des hommes politiques maintenant parce que ça ne sert à rien parce que vous avez quand on débat alors vous n'êtes pas un homme politique mais vous pensez des choses je peux discuter vous entendez ce que je dis vous critiquez sur ce point il a raison tu ne peux plus faire ça et là sur cette crise là aujourd'hui tout le monde se raconte des craques il n'y a donc plus de dialogue possible
mais
il n
'y en a pas aujourd
'hui vous en voyez
vous du dialogue est-ce que ça veut dire Robert Ménard quand même que vous auriez donné des éléments c'est-à-dire que là vous nous dites voilà il y a plein de choses qui ne vont pas bon ça on est d'accord sur le constat quelle est la solution est-ce qu'il
y a
des solutions est-ce qu'on peut dire ce matin ok le problème parcours sup bon ça ne fonctionne pas bien mais le vrai problème c'est les facs qu'est-ce qu
'on
peut changer est-ce qu'il faut changer une partie de la formation des étudiants qu'est-ce qu'on leur donne regardez
par exemple comme
réponse concrète
les
horaires vous avez vu ils gueulent beaucoup et ils disent moi j'ai vu ils commencent à 8h et finissent à 18h et puis t'as 3
heures de trou
et puis qu'une
demi-heure pour manger mais 3 heures
de trou dans l'après-midi
d
'où sa vie à madame
on
a fait des bacs je ne
sais
pas comment vous êtes
posé on
a fait des bacs non non mais arrête
j
'ai connu les bacs L, S et E, S mais j'ai compris que désormais ça n'était plus ça ce sont
spécialités à la
carte en effet et ça ça a des conséquences de trous dans les agendas je
ne
comprends même pas l'intitulé des bacs je ne comprends même pas ce que c'est ça veut dire qu'on a fait un tel choix que quand tu discutes avec un proviseur le type te dit il te dit mais attendez moi je me débrouille comme je peux il y a tellement d'options tellement de choses donc
on fait quoi on en revient au
bon vieux
bacs L, ES, S
ou Techno ? ça c'est pourquoi l'ensemble de ces bacs l'ensemble de ces bacs à la carte ils ont changé quelque chose ils ont facilité le travail pour les gens attendez si on avait fait tout ça et que ça avait été positif mais je dirais tu es un vieux con c'était mieux aujourd'hui qu'hier je ne dis pas madame je ne dis pas que c'était mieux hier qu'avant je dis aujourd'hui ça ne fonctionne
pas ça a mis du
bazar et ça n'est pas plus efficace
et ça donne du boulot aux gens donc ça
vous répondriez ça vous diriez allez
ça suffit on remet sur la table la question on arrête avec
les
mille options peut-être on revient à quelques trucs on essaye de vous apprendre à écrire une phrase en français à calculer parce que même en terminale tu peux ne pas savoir écrire un texte en français sans faute d'orthographe peut-être qu'on pourrait leur dire ça mais c'est tellement plus facile de dire à tout le monde mais il faut attendez il faut être il faut faire l'effort c'est pas bien le mérite ça n'existe pas la concurrence c'est un vilain mot mais enfin c'est se foutre d'eux moi je ne me moque pas des gens je ne me moque pas des gens
ça
bloque encore ce matin qu'est-ce que qu'est-ce que faire je sais qu'à Béziers il y
a
eu des blocages vous avez été au contact je le disais de ces jeunes ça s'est plus ou moins bien passé il y en a certains avec qui ça a été quand même on peut le dire assez rugueux mais vous expliquez que vous en avez pris certains avec qui vous
avez ensuite pu
dialoguer avec le proviseur et même et même le préfet
madame
quand
t'as à faire en face de toi un petit con pardon je dis le mot petit con comme tout le monde le pense tout le monde le pense quand t'as un abruti qui se met qui se met à me tutoyer madame et moi personne ne me tutoie quand t'as 14 ans
pas
plus le petit abruti en uniforme vous avez compris tout de noir vêtu et le visage camouflé vous pensez qu'il vient faire quoi ici là il vient faire du dialogue il vient manifester contre je sais pas quoi les horaires mal adaptés mais bien sûr que non alors pardon je parle comme je parle mais je parle mais en même temps en même temps je crois qu'il n'y ait pas un type qui a levé la main hurlé et tout évidemment pas
je les engueule
hier Jean-Luc Mélenchon a dit notre but n'est pas de récupérer ce mouvement mais d'être récupéré par lui il a estimé que la crise actuelle bénéficie au programme aussi de rupture que propose LFI mais
c'est un démago
c
'est déjà de démagogie à l'état pur
en
même temps il partage il dit voilà c'est un programme de rupture c'est vrai que c'est un programme de rupture
qu'est-ce qu'il
y a
de programme de rupture
ce
que demandent les étudiants les lycéens c'est pas un programme de rupture c'est un certain nombre de choses de bon sens un certain nombre de choses à laquelle il faut dire non parce
qu'on n'y arrivera pas et que les français soutiennent d'ailleurs dans la
majorité
mais oui
ils condamnent les violences ils soutiennent les revendications mais
qu'est
-ce
que je suis en train de vous dire mais moi je dis en même temps pas toutes les revendications parce que demain vous êtes je suis au pouvoir à l'Elysée il y a un certain nombre de choses que je ne ferai pas parce que ce n'est pas possible de le faire il faut dire aux gens qu'il y
a
des choses qu'on ne fera pas vous savez la politique si les gens ils vous croient plus si les gens que vous recevez madame tous les matins ici ils sont aussi peu populaires quand ils sont sur le terrain face à un certain nombre de gens vous savez pourquoi parce que les gens ont compris qu'on leur fait des promesses qu'on ne tiendra pas
Robert Ménard qui doit payer pour les casses du côté des lycées comme du côté d'éventuels mobiliers urbains la présidente de la région Île-de-France a dit qu'elle allait envoyer la facture qu'elle voulait même retrouver la responsabilité faire payer y compris les familles en leur retirant des aides de la région s'ils ont participé il y a aussi cette loi casseur-payeur qui va arriver au Sénat avec l'idée que si vous avez collectivement été dans un moment où il y a je ne
sais
pas la case d'un abribus et bien vous êtes collectivement responsable et vous allez collectivement payer
oui
parce qu'on a eu l'idée on a dit vous savez la justice elle doit être individuelle donc si c
'est le principe c'est le principe de notre
justice
d'accord enfin à un moment donné les principes ils se retournent contre les principes eux-mêmes on te dit il y a 10 types masqués qui foutent le bordel qui s'en prennent au CRS ou qui cassent un abribus comme on ne peut pas dire toi on ne sait pas si c'est vraiment toi qui l'as fait personnellement des 10 tu t'en sors tu passes entre les gouttes mais bien sûr que non enfin attendez il y a eu des lois avant où on collectivement quand tu participais à une action ensemble tous ensemble à faire des destructions tu payais tous ensemble
et on partageait
la facture entre tout le monde ça a eu lieu jusqu'en 1981
exactement
c'est Mitterrand qui a supprimé ce système là oui il faut faire payer un certain nombre de familles pardon moi je suis maire depuis 12 ans
il
y
a
un moment donné où comment vous dire la concertation le médiateur moi j'en ai chez moi des médiateurs qui vont voir un certain nombre de familles madame il y
a
un certain nombre de familles où la médiation ça ne sert à rien si tu tapes pas au portefeuille tu n'y arriveras pas on
fait
comment pour taper au portefeuille on enlève les
allocs c
'est les allocations c'est que les allocations hier je vous disais je ne
sais
pas si je vous l'ai dit ou si on en a parlé hier il y
a
un gamin qui a jeté un cocktail motel chez moi sur une voiture de police secours
il
a 13 ans madame
je
demande évidemment je suis le maire je demande qui c'est ce gosse donc je ne
vais
pas dire son nom ça n'a aucun intérêt le policier qui me dit me dit ah monsieur le maire
on
connait bien la famille ah on connait bien la famille
dans
le trafic de drogue
et
qu'est-ce que je fais je vais aller discuter avec la famille en disant c'est pas bien ah ce n'est pas bien qu'il jette un cocktail molotov sur une voiture de secours qu'est-ce que je fais je lui coupe
les
allocations familiales vous
pouvez vous
en avez le pouvoir
attendez théoriquement j'en ai dans un certain cas par exemple j'ai la possibilité de virer un certain nombre de familles des logements HLM parce que je suis président il y
en
a 7000 chez moi de logements HLM quand il y a des histoires de trafic de drogue mais madame c'est théorique je mets 3 ans à obtenir de le faire 3 ans
c
'est-à
-dire
que théoriquement vous avez le droit de le faire mais la procédure
la procédure
vous met des bâtons dans les roues absolument ce jeune est-ce qu'il a été identifié est
-ce que c'est juste la police qui bouge ça ou est-ce qu'il a été arrêté il a été
identifié il est en garde à vue parce qu'il a juste un peu plus de 13 ans et vous savez qu'à partir de 13 ans tu peux attendre il
ne pourra pas être en comparution immédiate
mais il peut effectivement être
arrêté et vous sanctionnez pas la famille elle est où il est le père
où elle est la mère c'est-à-dire que là
typiquement cette famille-là s'ils sont dans des logements sociaux vous allez les en sortir
absolument s'ils touchent des allocations vous allez les en sortir
mais
je
veux le faire je veux le faire le problème c'est qu'il ne
s
'agisse pas seulement de me donner les moyens théoriques de le faire madame
mais
qu'on ne m'emmerde pas en me disant ah oui mais attendez il faut que ce soit ça ami il faut que ce soit jugé définitivement vous avez pour 3 ans un des drames de la justice vous
savez
pourquoi les gens ne croient plus à la justice parce qu'entre le moment où tu as fait une connerie et le moment où tu es sanctionné ou en l'occurrence sa famille est sanctionnée c'est tellement long que les gens te disent mais regarde il est en face moi vous l'avez dit 10 fois regardez il est en face de moi et c'est toujours mon palier mon voisin palier mais qu'est-ce que vous foutez il me demande les gens
Robert Ménard hier Sébastien Lecornu certes n'a pas donné grand chose aux lycéens mais il a annoncé qu'il allait libérer 10% des stocks stratégiques de gasoil 10 millions de barils pour faire baisser mécaniquement les prix il espère de 12 à 18 centimes d'ici novembre bonne nouvelle
mais
bien sûr c'est une bonne nouvelle je suis sidéré moi je vote pas pour ces gens là mais attendez les gens chez moi ils seront contents le diesel de le payer 12 ou 18% moins cher 12 ou 18 centimes moins cher
c
'est pas la même chose moins cher bien sûr c'est une bonne nouvelle c'est pas suffisant
je
veux bien qu'on m'explique comment on fait comment on fait attendez combien on a dépensé quand c'était quand il y a eu la dernière fois qu'il y
a
eu une crise on a dépensé vous vous rappelez au moment des Gilets jaunes 70 milliards vous les avez où les 70 milliards où on les a pas moi je veux bien j'entends là encore mais c
'est ce que vous dire évidemment
ça ne coûte rien ça ne coûte rien à court terme il va falloir quand même les rétablir ces stocks stratégiques et
ça va coûter
pourquoi je vous
dis ça ça ne va pas
coûter à l'état je précise que ces stocks stratégiques ils sont sous la houlette de l'état mais c'est une délégation de services publics
comme on dit c'est-à-dire qu'il impose
aux différents distributeurs de constituer ces stocks et c'est l'état ensuite qui autorise ou non à les libérer c'est du gasoil qui n'appartient pas
il est géré par une entreprise publique mais pas pas l'état attendez ce que j'essaye juste de vous dire que sur là aussi moi je ne dis pas que c'est parfait évidemment pas je dis juste je vais m'abstenir ici de faire vous savez l'espèce de chapelet quand on est interrogé par des gens comme vous de tout ce que je ferai demain que je n'ai jamais fait les années précédentes et que je vous garantis je ne ferai pas plus dans 6 mois parce que je n'aurai pas plus d'argent dans 6 mois c'est comme les gens vous savez qui vous disent ah mais attendez mais même y compris la droite y compris la droite c'est pour vous dire je ne passe pas que de la gauche non non non on ne va pas on ne
va
pas demander on ne va pas faire payer plus d'impôts mais bien sûr qu
'on
va faire payer plus d'impôts et à tout le monde et à tout le monde et on va faire plus
bosser
tout
le monde attendez sinon comment on fait vous croyez vraiment que la retraite on va la ramener à 62 ans mais c'est un mensonge éhonté c'est un mensonge éhonté donc pour vous le projet notamment de contre-budget du Rassemblement National c'est un mensonge attendez c'est dire d'abord annoncer un certain nombre de choses qu'ils ne feront pas ça ne coûte rien de dire ça vous savez pourquoi parce qu'ils feront comme ils le font toujours une fois au pouvoir s'ils arrivent vous pourrez dire ah mais la situation est bien plus grave donc
en fait le
RN ce sera comme les autres
attendez aujourd'hui aujourd'hui si le RN il continue à faire les propositions démagogiques qu'il fait dans un certain nombre de terrain y compris attendez on va arriver à près de 3% de croissance
ils promettent 1,8% de croissance et ils promettent de retomber sous les 3% de déficit voire même d'arriver à 2,5% en 2032 mais vous y croyez un instant ça vous
croyez
c
'est à dire que je
me dis
déjà les 1,8% de croissance j'avoue
que tout le monde en rêve aujourd
'hui on est quasiment à zéro
ils
sont où les 1,8% moi je peux faire un budget en gagnant je veux dire à la maison je peux dire tiens l'année prochaine au lieu de gagner tant d'argent je vais gagner triple donc ma chérie on va pouvoir changer de voiture puisqu'on va gagner le triple d'argent mais ça ne tient pas debout les gens ils savent que ça ne tient pas debout mais il y
a
une telle exaspération on est macroniste à juste raison qu'il y
a
un vote vous
êtes toujours du côté de Bruno Retailleau vous êtes toujours soutien de Bruno Retailleau aujourd'hui c'est lui votre candidat
c'est pas mon candidat jusqu'à preuve du contraire je n'appelle à voter personne on sort des législatives c'est naturel je n'appelle pas à voter c'est pas mon rôle j'ai beaucoup d'amitié beaucoup d'admiration pour lui je trouve qu'il a une parole forte qui ne change pas d'avis comme de chemise qui n
'est
quand même pas tout à fait rien mais aujourd'hui il manque quelque chose je ne suis pas aveugle moi je ne
suis
pas au ALR et ce n
'est
pas parce que je suis plutôt copain avec lui que je ne vois pas les choses je le lui dis je lui
dis
écoute il y a quelque chose qui ne fonctionne pas ou pas assez il faut que les gens il y a un programme et puis il
y
a une façon alors je n'aime pas le mot parce que c'est galvaudé incarner pardon madame vous dites un certain nombre de choses mais les gens ils vous voient et un homme politique c'est exactement la même chose il le voit il y
a
une façon d'être et tout il faut que il faut je ne sais pas quoi il faut
la
vista je ne
sais
pas j'essaie de comprendre ça
veut dire quoi
je ne
sais
pas pas plus que vous je me dis tiens il manque quelque chose il faut peut-être qu'il soit plus plus ouvert aux jambes moins refermé sur lui
mais sur les
idées sur les idées vous estimez qu'aujourd'hui c'est le plus proche des vôtres
ah
oui mais en même temps je suis capable de dire et je lui ai dit donc je vous le dis à vous dire quand il a eu l'idée saugrenue plus saute que grenue de dire on va interdire il faudrait peut-être se poser la question d'interdire la France insoumise mais ça n'a pas de sens on va interdire la France insoumise je lui ai dit je lui ai
dit mais
tu es tombé sur la tête tu vas interdire la France insoumise tu gueules parce qu'il
y a
un certain nombre de gens qui disent il fallait interdire puisque je suis dans une télé CNews quoi que tu penses de CNews je suppose que comme moi vous n'avez pas envie d'interdire un concurrent à vous
pour
moi la question aujourd'hui c'est la question de la démocratie
ben
voilà mais c'est pareil je vous dis ça parce que là on est à la télé vous ne me diriez pas tiens c'est mes concurrents je vais les interdire donc
ça vous
lui avez dit
mais
je lui ai dit et quand tu es dans un parti politique d'opposé et à LFI je n'en pense que du mal posez-moi trois questions sur LFI mais je ne
vais
pas interdire la France insoumise
Robert
Ménard le patron des patrons Patrick Martin à qui la question est-ce que vous fuiriez si la France insoumise arrivait au pouvoir a répondu physiquement peut-être pas la question ne se pose pas mais financièrement peut-être et il parle d'un pays qui serait dangereux si la France insoumise arrivait au pouvoir
je pense que la France insoumise demain au pouvoir ça va faire fuir des gens bien sûr
ça
va faire fuir des gens
bien sûr un certain nombre de gens qui ont de l'argent et tout bien sûr
mais
est
-ce
que la France insoumise s'en désolerait peut-être pas j'ai posé la question à Clémence Guettet ce matin qui était mon invité sur RMC elle disait c'est pas grave on trouvera d'autres patrons
ah bah écoutez je vais vous raconter hier j'étais à une exposition Gustave Fayet pourquoi je vous le cite ? parce que Gustave Fayet il est né à Béziers
et
donc c'est un peintre un collectionneur c'est fait à la fondation Vuitton
s
'il n
'y
a pas des milliardaires pour faire un lieu comme ça
ils
n'existent pas moi je ne suis pas dans l'envie je dis les gens qui ont beaucoup d'argent il va falloir et là je dis faire d'une partie de la droite y compris de Bruno Retailleau il va falloir leur demander plus d'argent
plus
d'argent mais il ne faut pas les faire fuir il faut juste un truc qui s'appelle qui est tout con le bon sens entre oui vous gagnez beaucoup d'argent je
voudrais que vous mettiez tous
une petite pièce dans une tirlière quand vous dites le mot bon sens et puis à la fin je serai très très riche
non je ne laisse pas pas dire ça je suis maire vous
revendiquez tous d'avoir du
bon sens mais
vous
n'avez pas visiblement le même
le bon sens c'est être capable de dire non non c'est trop facile ce que vous faites là le bon sens c'est quoi c'est de dire qu'un type de droite a raison tu dis qu'il a raison et qu'un type de gauche tu dis qu'il a raison
ça ça s'appelle l'honnêteté
quoi
alors on ne l'appelle pas avec le même mot mais c'est exactement la même chose
merci beaucoup Robert Ménard d'avoir répondu à mes questions vous êtes maire de Béziers il est 8h50 sur RMC et BFM TV
dans
un instant les GG sur RMC jusqu'à midi vous allez pouvoir débattre de l'actu quel est le programme Alain Marchand ? on va revenir sur la nouvelle journée de mobilisation des lycéens avec des barricades qui sont déjà installées en plein Paris et puis on
va
se poser la question justement de
l
'intervention de la police
puisqu
'on leur a enlevé vous savez les grenades de désencerclement est-ce que la réponse de la police face à cette manifestation à ces manifestants est-ce qu'elle est trop violente ? est-ce qu'elle est disproportionnée ? c'est la gauche notamment qui pose la question Laurent Nunes estime que maintenant il faut une doctrine de mise à distance vous venez en parler avec nous au 32 16