Aurore Bergé invitée de BFM le dimanche 27 juin 2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 26 %Attaque 54 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08OuverteÉludée
C'est un coup de semence ?
- 0:17RelanceRéponse directe
Quels que soient les partis, c'est la première chose.
- 0:32OuverteRéponse directe
Quelle était la question posée aux électeurs ?
- 0:54FerméeRéponse partielle
Donc vous n'êtes pas responsable de votre résultat ce soir ?
- 1:12OuverteRéponse directe
Est-ce que tout le monde a perdu des voix et des plumes ?
- 1:20RelanceRéponse directe
On peut vraiment se réjouir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Locuteur 10Fait
« On n'était pas les sortants, mais on n'était pas vus non plus comme les opposants dans les régions ou les départements parce qu'on n'avait pas encore d'ancrage local. »
- 0:59Locuteur 10Fait
« Je ne vais pas faire semblant de dire que c'est une victoire éclatante. »
- 1:05Locuteur 10Fait
« Il y a une stabilité totale dans les exécutifs régionaux. »
- 1:21Locuteur 10Fait
« La seule chose qui me réjouit ce soir, c'est de voir que le RN n'a remporté absolument aucune région. »
- 1:47Locuteur 10Fait
« M. Castex annonce depuis Matignon dans le JDD, le JDD est devenu effectivement la voix de son maître en disant « Nous avons une liste en PACA ». »
- 1:53Locuteur 10Fait
« Mme Cluzel a été dans l'incapacité de former une liste. »
- 2:01Locuteur 10Fait
« En Marche s'est posé la question de dire « Puisque c'est ça, on va faire une liste » et Mme Cluzel elle-même l'a verbalisé. »
- 2:19Locuteur 10Fait
« La clarté idéologique, c'était tout de suite de faire alliance, pour ne pas prendre le risque d'une bascule. »
- 2:52Locuteur 10Fait
« Qui soutient clairement Renaud Muselier, ce qu'on a toujours dit, revendiqué, ce que le Premier ministre lui-même a dit. »
- 3:59Locuteur 10Fait
« On est en train de construire un mouvement très ancré sur les territoires. »
- 38:46Locuteur 9Fait
« Il a quand même dans les derniers jours envoyé des SMS en disant voter pour Laurent Saint-Martin, c'est soutenir Emmanuel Macron. »
- 48:21PrésentateurFait
« Marine Le Pen prenait la sortie de l'euro, le retour aux francs et la retraite à 60 ans. »
- 48:48PrésentateurFait
« Les Français ne veulent pas sortir de l'euro. C'est un message qu'ils ont envoyé. »
- 50:19Locuteur 3Fait
« Sur la retraite à 60 ans et 40 annuités en tout cas, on voit bien qu'il y a encore un débat aujourd'hui. »
Temps de parole
- Présentateur64 %
- Locuteur 1015 %
- ?12 %
- Locuteur 34 %
- Locuteur 93 %
≈ 44,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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de cette soirée pour affiner ses résultats ce soir. C'est un coup de semence très important pour la majorité. La phrase est de François Bayrou, maire de Pau, patron du Modem. Elle est pour vous, Aurore Berger. C'est un coup de semence ?
C
'est un coup de semence démocratique parce qu'on a tous appelé au sursaut. Tous les partis politiques ont appelé un sursaut démocratique dans l'entre-deux-tours. Il n'a clairement pas eu lieu, il n
'y a
pas eu plus de participation. Ça veut dire là où on s'était tous pourtant mobilisés, quels que soient les partis, c'est la première chose. Ensuite, là où je ne suis pas d'accord avec François Bayrou, c'est qu'encore une fois, les électeurs, ils répondent à la question qu'on leur pose. Et la question qu'on leur a posée, ce n
'est
pas « Est-ce que vous soutenez Emmanuel Macron ? Est-ce que vous soutenez Marine Le Pen ? Est-ce que vous soutenez ici l'Union de la gauche, Valérie Pécresse ou autre ? » C'est « Est-ce que vous faites confiance à votre président de région, votre président de département ? » Ça, c'est clair. Et en effet,
tout simplement,
nous, on n'était pas les sortants,
mais on n'était pas vus non plus comme
les opposants dans les
régions ou les départements parce qu'on n'avait pas encore d'ancrage local. Et cet ancrage, c'est maintenant qu'on doit le construire.
Donc vous n'êtes pas responsable
de votre résultat ce soir
? Non, mais attendez. Est-ce que c'est une défaite ? Oui, je ne
vais
pas faire semblant de dire que c'est une victoire éclatante. Est-ce que pour autant, quiconque a réussi à conquérir une région ? La réponse est non, puisqu'en fait, il y
a
une stabilité totale dans les exécutifs régionaux. Est-ce que tout le monde a perdu des voix et des plumes ? La réponse est oui, puisque même les sortants très
clairement réélus, très clairement et très nettement réélus, ont quand même perdu des voix au regard de la forte abstention que nous avons eue. Donc est
-ce
qu'on peut vraiment se réjouir ? Moi, la seule chose qui me
réjouit ce soir, c'est de voir que le RN n'a remporté absolument aucune région, qu'il perd même des cantons dans un certain nombre de départements, notamment dans le bassin minier ou autre. Et ça,
c'est plutôt rassurant.
C'est pas franchement un bon signe lorsqu'on se réjouit de la défaite des autres.
J'imagine que politiquement, c'est pas ce que vous
souhaitiez en vous engageant.
Mais attendez.
Vous
pouvez quand même faire le crédit d'être un peu réaliste et de ne pas avoir pensé en m'engageant pour les régionales en Ile-de-France que nous allions gagner la région Ile-de-France. Pas plus que Valérie Pécresse ne l'a gagnée, ni en 2004, ni en 2010. Elle a mis 11 ans. 11 ans d'un travail dans l'opposition qu'elle a conduit. Eh bien, notre responsabilité, parce que moi, je ne crois pas que 2017, ce soir, encore une fois, juste une parenthèse, certains l'espèrent. Certains espèrent en se disant ce soir, finalement, ça y est, il y
a
la gauche contre la droite, sans dire d'ailleurs ni quelle gauche ni quelle droite, parce qu'on voit que c'est aussi très différent en fonction des régions. Ceux qui ont accepté d'aller avec les Insoumis, ceux qui, au contraire, ont été clairs, qui, en général, ont fait de meilleurs scores, d'ailleurs. Une droite qui, parfois, n'a même pas appelé à voter pour ses propres candidats, préférant une forme d'accointance ou de sympathie pour le Rassemblement National, quand on pensait que le Rassemblement National serait beaucoup plus haut. Je
ne suis
pas sûr que le résumé que vous faites contribue à clarifier les choses pour les gens qui nous écoutent.
Alors,
Berger, à l'instant...
Pourtant,
excusez-moi, mais est-ce que c'est la vérité ou pas ? Est-ce qu'il
y a
une clarté
à gauche ?
Il
se
maintient aussi en centre-val de Loire, alors qu'il y avait un FNACO. Finalement, on
ne peut pas
parler de clarté en Provence-Apcôte d'Azur, avant le premier tour, pour La République En Marche, qui soutient sans soutenir et en se retire.
Qui soutient clairement. Qui soutient clairement Renaud Muselier, ce qu'on a toujours dit, revendiqué, ce que le Premier ministre lui-même a dit, clairement, dans une interview, en disant, oui, à la fois qu'il y avait la possibilité de travailler ensemble, et qu'il
fallait le faire dès le premier tour, et qu'à partir du moment où tout le monde nous prédisait que cette région, elle devait presque basculer au Rassemblement National, Alors, la clarté idéologique, c'était tout de suite de faire alliance, pour ne pas prendre le risque d'une bascule.
Et de fait, c'est ce qu'on a fait.
Et
d'ailleurs,
sur ce plateau, Yannick Jadot, la semaine dernière, vous étiez opposé assez clairement à la position initiale de Jean-Laurent Félidia, qui était de se maintenir. Vous avez appelé, comme d'autres responsables nationaux d'Europe Écologie Les Verts, à ce qu'il se retire, ce qui était le cas. Vous appartenez à quelle gauche ? Pour poursuivre ce que disait Aurore Berger, elle dit que les positions de la gauche ne sont pas claires. Écoutez, je pense qu'on a contribué à faire gagner Renaud Muselier, en sacrifiant les élus écologistes, socialistes, communistes, pour la deuxième fois consécutive, en PACA. Donc, je pense qu'il n'y a aucune ambiguïté par rapport aux écologistes, notamment.
Moi, ce que je constate dans cette élection, c'est que la seule formation politique qui progresse en nombre de voix, ce sont les écologistes. En Bretagne, en Nouvelle-Aquitaine, partout, on multiplie par trois nos scores d'il y a six ans. Donc, on est en train de construire un mouvement très ancré sur les territoires. Regardez les cantons.
On
gagne beaucoup de cantons, contre la droite et parfois contre d'autres formations politiques de gauche. Et quand il y a une construction d'un rassemblement, comme en Pays de la Loire, comme en Auvergne-Rhône-Alpes ou ailleurs, ça se fait autour de l'écologie. Donc,
on
est véritablement en train de bâtir une perspective politique qui a eu de très bons résultats dans ces élections et qui va, évidemment, se poursuivre. Mais en Ile-de-France et dans les Hauts-de-France, où c'était des candidats écologistes qui rassemblaient la gauche, on ne sent pas une dynamique très forte qui permet d'empêcher la victoire ou même de menacer la victoire des candidats de droite sortants ? Écoutez, vous l'avez tous et toutes dit, on est dans un moment où les sortants, qu'ils soient de gauche ou de droite,
d
'ailleurs, ce qui montre que, finalement, ça ne
s
'est pas joué sur un scrutin aussi national qu'a voulu le faire le Rassemblement national ou la République en marche. Donc, ça s'est fait, finalement, effectivement, les sortants ont été récompensés. Mais il
n'y a
pas de dynamique quand les écolos mènent le train à gauche ? Écoutez, quand vous regardez ce qui se passe en Rhône-Alpes, en Ile-de-France, on ne nous donnait pas 35% des voix. Donc, c'est autour de cette écologie que ça doit se faire. Cette écologie innovante, cette écologie responsable, transformatrice. Et moi, je suis extrêmement confiant, à la fois dans les résultats de ce soir. J'aurais été, évidemment, plus heureux qu'on gagne les pays de la Loire. Ça ne s'est pas fait dommage. Mais quand on voit le statu quo sur les régions, franchement, la
percée des écologistes... Disons-le
autrement. Votre progression, elle s'est vue politiquement, médiatiquement, au moment des municipales. C'est vrai. Votre formation politique a remporté des villes et des grandes villes pour diriger des exécutifs locaux.
Vous
avez raison. Là, cette fois-ci, ça n'est pas le cas. Et notamment, vous avez cité les pays de Loire, vous auriez pu citer aussi l'Ile-de-France. L'addition des voix du premier tour est à peu de choses près l'addition des voix du deuxième tour. En
nombre de voix et
en pourcentage.
Et
donc, Jean-Baptiste a raison. Il n
'y
a pas la dynamique. Si, il y a une forme de dynamique. Parce que dans ce moment de très grande abstention, où finalement, les sortants ont récupéré beaucoup de voix, encore une fois, quelle que soit leur origine politique, nous sommes en progression. On est quand même quasiment presque 10 points derrière le score des municipales. Et c'est vrai que, par exemple, si on prend les jeunes, on a été le premier vote jeune aux européennes. On a eu un vote jeune très fort aux municipales. Là, malheureusement, force est de constater que les jeunes ne se sont pas déplacés.
Y compris parce qu'il va quand même nous falloir un choc démocratique dans notre pays, à la fois la proportionnelle aux élections législatistes, c
'est
une promesse du président de la République. Malheureusement, il ne la tient pas. Mais là, c'était une proportionnelle.
Pour
autant, ça n
'a pas été le premier. Non, parce que vous
savez... Non, non, ce n
'est
pas une proportionnelle. Quand vous avez une prime majoritaire, ce n
'est
pas exactement la proportionnelle.
C'est une proportionnelle avec une prime majoritaire. Ça permet de diriger des régions. Il ne faut pas se retrouver
comme en 98, avec un troisième tour pris en otage. Sauf que, par exemple, en PACA, si ça avait été une proportionnelle intégrale, le Rassemblement national ne gouvernerait pas la région, mais les écologistes auraient des élus. Et ce ne serait pas une nouvelle fois
sacrifié.
Mais, par exemple, il va nous falloir clarifier quelles sont les compétences des régions et des départements. Les gens ne comprennent plus. La réforme Hollande des régions est quand même un échec absolu.
Yannick Jadot,
nous allons marquer une très courte pause. Dans un instant, Thierry Mariani va prendre la parole. On écoutera évidemment avec attention ce qu'est-à-dire le candidat du Rassemblement national. Il était un de ceux, si ce
n
'est celui, qui pouvait offrir une région au RN. Ce sera en direct dans quelques toutes petites secondes à la suite de notre soirée électorale, évidemment, sur BFM TV. Restez avec nous.
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Ensuite
de votre soirée consacrée aux élections départementales et régionales en direct sur BFM TV. J'accueille Jérôme Rivière pour le Rassemblement National. Bonsoir. Bienvenue. Bonsoir Rachida Dati. Bonsoir. Bienvenue sur ce plateau. Si vous nous rejoignez, je vous montre la carte du pays. Elle est exactement la même pour la France métropolitaine que celle que vous aviez découverte il y a 6 ans à l'issue du second tour des élections régionales. La gauche, la droite se partagent l'ensemble des conseils régionaux du pays. Il n'y a, Jérôme Rivière, aucune couleur Rassemblement National. Je lis,
j
'entends partout échec et en même temps, est-ce qu'on peut dire autre chose que c'est un échec pour votre parti ? C'est une déception. Dire l'inverse, ce serait mentir. On espérait gagner des régions, on n
'a
pas gagné des régions. Ça, c'est une réalité. Mais vous faites bien de montrer cette carte parce que j'y vois beaucoup d'enseignements attirés par rapport au scrutin de la dernière fois. La dernière fois, c'était la première fois qu'on avait ces grandes régions. Il y a eu des vraies victoires LR, socialistes, qui permettaient de prendre des mandats et de gouverner des régions.
A
l'occasion de la présidentielle qui suivait, aucun des candidats, que ce soit de la gauche ou LR, était sélectionné pour le deuxième tour de
l
'élection présidentielle. Donc, il faut se garder de dire qu'un échec à l'élection régionale ou qu'un succès à l'élection régionale est une garantie d'échec ou de succès à l'élection présidentielle. Je crois que, moi, ce que je retiens comme enseignement, c'est que, bien sûr, il y a eu des dysfonctionnements graves de la part du gouvernement dans l'organisation de ces élections, avec, entre les deux tours, aucun appel à une mobilisation plus forte. Mais je crois que les Français, ils ont envoyé un message. Ils ont envoyé un message. Ils en avaient ras-le-bol du système tel qu'il existe aujourd'hui. Pardon, mais est-ce qu
'ils
ne
vous
placent
pas dans le système, du coup, avec ces résultats ?
Ils ont enjambé. Il n'y
a
pas simplement Emmanuel Macron qui a enjambé le scrutin. Les Français ont enjambé le scrutin, se projetant dans l'élection présidentielle dans dix mois, parce que ce qu'ils veulent, c'est changer de politique. Et ce n'était pas avec les élections régionales, clairement, que ce message pouvait passer. Je pense que c'est une grande partie de l'explication. Ce n
'est
pas simplement des gens qui se désintéressent. Je pense que les électeurs ont envoyé un message. Pardonnez-moi, au-delà de la faible mobilisation de votre électorat, il y
a
quand même un deuxième souci qui est lié à ce qui s'est passé ce soir dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est que, contrairement à tout ce qui a été dit, le
Fonds républicain
marche. Le direct Thierry Mariani, défait dans la région PACA, battu
par Thierry Muselier. C'est une
grande tristesse
que
je dois constater ce soir, notre défaite.
Le
changement que tant attendait n'aura pas lieu.
Le
système coalisé
l
'a emporté
au
terme d'une campagne
qui
n'honore pas nos adversaires.
Je
veux d'abord avoir une pensée pour tous nos électeurs,
tous
ceux
qui
ont permis qu'un espoir se lève en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
C
'est avant tout pour eux,
pour
notre région
et
pour son avenir
que
je suis triste.
Je
veux ensuite adresser mes plus sincères remerciements à tous nos candidats,
et
notamment à ceux qui ont mené des listes, Christian Girard
dans
les Alpes de Haute-Provence, Louis Albrun dans les Hautes-Alpes, Alexandra Masson dans les Alpes-Maritimes, Sandrine D'Angiot dans les Bouches-du-Rhône, David Racheline dans le Var
et
enfin Anne-Sophie Rigaud en Vaucluse.
Je
veux adresser aussi mes plus sincères remerciements à toute mon équipe, et particulièrement
à
Philippe Vardon
et
Frédéric Boccaletti qui ont dirigé notre campagne,
et
tout particulièrement aussi à tous nos militants.
Tous
nos militants qui, depuis deux mois, ont livré une bataille inégale de manière exemplaire,
sans
jamais céder aux insultes et aux provocations,
et
en gardant toujours la tête froide
et
le sourire dans l'adversité.
Merci, merci
à eux tous du fond du cœur.
Je
l'ai dit,
aujourd
'hui,
notre
liste a été battue par tout un système coalisé,
par
un candidat
qui
a vu les trois derniers présidents de la République
voler
à son secours,
par
un candidat
qui
a vu la majorité des médias se mobiliser pour sa réélection, parfois au mépris des règles de la plus élémentaire déontologie,
par
un candidat qui aura vu tous les intérêts,
toutes
les puissances,
tous
les partis des macronistes aux communistes,
lui
venir en aide
pour
éviter sa défaite.
Quand
on est redevable auprès de tant de cercles de pouvoir,
cela
ne présage rien de bon
pour
l'avenir de notre région.
Je
prends bien sûr ma part dans cette défaite et je l'assume.
Mais
soyons clairs,
ce
que nous vivons est surtout une défaite pour la démocratie
et
l'expression de la volonté populaire. C'est avant tout cela
ce
qui devrait tous
nous
préoccuper ce soir.
J'espère
que le président de la région sera faire preuve d'humilité
et
accorder l'attention et l'écoute
que
méritent
tous
les électeurs
que
son opposition représente.
Ils
peuvent en tout cas compter sur mon équipe
et
sur moi-même
pour
désormais
porter
leur voix
et
défendre l'intérêt
général au
sein du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Merci. La
réaction de Thierry Mariani, Renaud Muselier réélu à la tête de la région PACA. Il est redevable, Rachida Dati, Renaud Muselier, à l'ensemble du système ?
Je vous dis, Renaud Muselier est un ami, je l'ai soutenu. Moi, ce que j'ai déploré, c'est effectivement au tout début, quand M. Castex annonce depuis Matignon dans le JDD, le JDD est devenu effectivement la voix de son maître en disant « Nous avons une liste en PACA ».
Et
on découvre après, à la faveur, si je puis employer cette expression, de cette déclaration de candidature depuis Matignon, que Mme Cluzel a été dans l'incapacité de former une liste, puisqu'après, quand les Républicains ont lui apporté de nouveau notre soutien, quand on a eu, moi je fais partie de la commission d'investiture et aussi du comité stratégique, on a eu des échanges avec Renaud Muselier, il nous a bien expliqué. Donc on lui a apporté de nouveau notre soutien. D'ailleurs, les ministres et les parlementaires d'En Marche n'étaient pas sur la liste. Et ensuite, En Marche s'est posé la question de dire « Puisque c'est ça, on va faire une liste ». Et Mme Cluzel elle-même l'a verbalisé.
Elle a dit « Je suis dans la capacité de faire une liste ». Donc il y est allé, avec ses soutiens, avec des élus locaux, avec une majorité sortante. Et puis moi je tiens aussi à dire que c'est vrai que ça a été un peu serré. Il y a eu une remobilisation sur cette deuxième semaine. Puis il y a eu, l'expression n'est pas familière, mais quand même un coup de rindonnée aussi grâce à Nicolas Sarkozy. Qu'est-ce que vous
dites,
Rachida Dati, aux électeurs ?
Et
le sacrifice des écologiques...
Alors justement, j'allais venir justement Rachida Dati. Que dites-vous ? Dont j
'espère que Renaud
Miseulier s'en souviendra. Que dites-vous justement ces électeurs Rachida Dati ? Vous ne pouvez pas moi me
faire le procès du manque de clarté ? Vous avez raison. Moi je suis toujours pour le respect de la parole donnée. Et quand quelqu'un vous apporte votre soutien, quand il y a un risque de péril, ou en tous les cas un danger de division plutôt que de rassemblement, quand vous avez à vos côtés des républicains, il faut en tenir compte. J'ai toujours été comme ça, et on peut avoir des différents, mais moi je respecte les gens qui sont effectivement dans des combats républicains. Moi je n'aime pas les opportunistes, les profiteurs, ou effectivement les diviseurs. Et donc là, c'est vrai que ce soir, c'est effectivement une victoire dans la clarté, mais une victoire très républicaine également. Je
reviens à ma question s'il vous plaît. Que dites-vous aux électeurs de gauche, qui soutenaient Jean-Laurent Félizia, qui sont allés mettre cette urne pour Renaud
Miseulier,
et qui n'auront pas d'élu au Conseil régional
pendant les 6 ans qui viennent ?
Justement, c'est vrai que ça s'est passé aussi comme ça la dernière fois. Moi je reconnais que ça a été une mobilisation très républicaine, qui allait au-delà aussi de notre famille politique. Mais c'est vrai que je pense aussi, et vous ne pouvez pas le démentir, même si moi je trouve que les sondages, enfin franchement les commentaires médiatiques et les sondeurs, devraient aussi se remettre en cause. Pas que les sondages politiques. Mais au départ, les sondages donnaient très clairement une victoire à Renaud Miseulier. On a été déstabilisés par ça, et on a été... D'ailleurs, ça a déstabilisé les électeurs eux-mêmes, en disant mais où ? On va où ? Avec qui ?
Je le disais tout à l'heure, vous savez, c'est comme La République en marche. Moi, je n'oublie pas... D'ailleurs, vous savez, on parle d'abstention. Les élections législatives de 2017, c'est là où il y
a
eu le plus fort taux d'abstention pour une législative depuis le début de la Vème République. Pourquoi ? Moi, je me souviens d'un bureau politique où nous étions à côté d'Edouard Philippe, à côté de Gérald Dermanin, nous étions en train de nous mobiliser pour la législative. Le soir même, ils se retrouvent à Matignon et à Bercy. Ça fait mal.
Et
donc là, les électeurs, ils ne
sont
pas mobilisés. C'est ça qui fait mal à la politique. Moi, vous savez, les débats, j'aime le débat, j'aime le combat politique, j'aime les campagnes, j'aime effectivement la confrontation d'idées. Je peux ne pas être d'accord avec vous, mais je vous respecte pour vos combats, vos idées. Je n'aime pas ceux qui vont à la gamelle. Un coup là, un coup là. Et d'ailleurs, les municipales, comptez le démontrer ? Parce que ce n
'est
pas la prime au sortant.
Pardon,
je vous permets de reprendre l'instant,
parce que je voudrais entendre la réaction
de Orberger, parce que du coup, vous êtes visé, vous, directement à Orberger. Pour
terminer, dernier exemple, les municipales, parce que là, on dit que
c'est
la prime au sortant, les
municipales,
Lyon, Bordeaux, Nancy, Strasbourg, que ce soit à droite ou à gauche, tous ceux qui sont alliés avec En Marche, le baiser de la mort, ils ont tous perdu. Et ils
étaient sortants. Et
ils étaient sortants.
Orberger,
vous êtes allés à la gamelle ? Non, mais Toulouse est l'exemple inverse. C'est une alliance entre... Oui, à droite, à
gauche, ils ont tous perdu. Non,
Toulouse est l'exemple
inverse, Mme Dati.
Toulouse
est l'exemple inverse d'une alliance, justement,
entre un sortant
LR, avec des élus de la République en Marche, qui sont aujourd'hui dans l'exécutif à Toulouse. Donc c'est un petit peu plus
compliqué que ceux-là. Ils ont été LR, ils sont devenus En Marche,
ils sont redevenus
LR. Non,
ils ont fait un choix
d'alliance,
et je pense que c'était le bon choix. Non, mais ça, c'est les candidats porte-bagages. Voilà, ils sont sur le porte
-bagages. C'est fou, c'est un problème d'avoir ce mépris-là. Vous êtes sur le porte-bagages
des
verts, des socialistes,
de
la
droite, à un moment donné, on vous secoue. Voilà, vous êtes à terre. Alors, excusez
-moi... Ça veut
dire que si dans dix mois, par exemple, au moment de la présidentielle, Emmanuel Macron remporte à nouveau la présidentielle, vous voudriez qu
'on
tienne le même discours, vous concernant,
vous voudriez qu'on tienne ce discours à ce niveau
de
mépris, en fait. Moi, je
pense, Mme Berger, que le duel Macron-Le Pen que tout le monde veut, et
qu'on
prie
les médias... Moi, je serais
ravie
qu'il y ait un candidat... Laissez-nous en dehors de ça, s'il vous plaît, Rachida. Monsieur Poursier, quand je viens sur
ses plateaux,
on
me dit, alors, Le Pen ou Macron ?
Je vous invite, vous n'êtes pas venu, je
n
'ai
pas pu vous poser ces questions.
Je ne vous aurais pas posé, en tout cas.
Voilà, maintenant, vous n'allez pas me la poser, parce que ce ne sera pas le cas.
Je ne
l
'ai pas fait. Voilà, très bien. Laurent Neumann, je vous ai vu noter plein de choses en écoutant Thierry Mariani. Ce sera
un écologiste contre un républicain. Ce sera un bon
débat démocratique. J
'ai noté
notamment une phrase, il a parlé du système coalisé. Il a dit, Muselier, il était soutenu des macronistes aux communistes. Mais ça porte un nom. Ça s'appelle le Front Républicain. Et le Front Républicain, on nous avait expliqué qu'il était mort, que ça n'existait plus, que ça ne marchait plus. Je note quand même que ce soir, dans la région PACA, je ne
sais
pas ce qu'en pense M. Rivière, mais ce soir, dans la région PACA, le fameux Front Républicain, qui avait marché déjà il y a 6 ans, a refonctionné dans cette région à nouveau. Et j'ai presque envie de vous dire, dans les Hauts-de-France, où il y avait une triangulaire, voir Xavier Bertrand à plus de 50% au deuxième tour, peut-être que c'est aussi une forme de Front Républicain. Non, mais effectivement, ça a fonctionné, mais avec quel taux de participation ? Aujourd'hui, vous avez un tiers des Français qui ont dit, on donne encore une chance à ce système, on joue avec.
Et dans ce tiers de Français, ils ont effectivement suivi cette coalition contre nature, incarnée et dirigée par Renaud Muselier, et ça a fonctionné. Mais Renaud Muselier, là, ce soir, il a moins de 20% des électeurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur qui ont voté pour lui. La totalité du système s'est mis en place pour lui apporter des voix.
On n'a pas réussi à mobiliser. Mais pardonnez-moi, la contrepartie du Front Républicain, c'est le fameux
plafond vert auquel
le Front National se heurtait
déjà
avant. Je sais
bien
que
c'est une volonté d'essayer de transposer des analyses sur ce score des régionales aux élections présidentielles. Ça n'est pas le cas. Vous avez aujourd'hui, je vous le disais tout à l'heure, énormément d'électeurs qui refusent ce système et qui aujourd'hui se disent, de toute façon, participer, ça ne sert à rien, ça n'a rien changé. Il y a eu la période du Covid qui a été extrêmement compliquée où on a eu un confinement de la pensée politique, un confinement des échanges. Aujourd'hui, l'élection qui compte, que le seul moment où on va pouvoir changer la politique, changer de politique, c'est l'élection présidentielle.
Jérôme Rivière, la difficulté, c'est que vous dites, excusez-moi, je vous donne la parole dans un
instant, Yannick Jadot. La difficulté, Jérôme Rivière, c'est que vous dites, en gros, Renaud Musulier est élu par une très faible partie du corps électoral, mais si Thierry Mariani avait été élu, je pense que vous
seriez félicité de cette victoire.
Vous ne seriez
pas sur
ce plateau en train de mettre en cause sa légitimité. Je ne mets pas en cause sa légitimité, je répondais à l'aspect du Front Républicain. S'il y avait eu, puisqu'il y avait péril, et qu'effectivement, on a entendu sonner les tambours, appeler le rappel sur le thème, c'est terrible, le Rassemblement National va passer. On aurait eu un regain de participation. Vous pourriez me dire que le Front Républicain
fonctionne. C'est le cas
en PACA, il y a
eu
10 points de participation en plus entre le premier et le second tour, soit plus qu'en 2015. Il n
'y a
pas 10 points de participation.
Il y a eu plus de participation. Vous
avez un peu
parlé
de la même chose qu'au niveau national. Il n
'y a
pas eu de
regain. En PACA, il y a eu plus de participation. Non, ce n'est pas vrai. En
PACA, vous avez un point de plus qu'au niveau national. Ce n
'est
pas un regain de participation. Ce que je veux dire,
c
'est que le Front Républicain en tant que tel n'a pas fonctionné. On n'a pas quelque chose d'efficace. Yannick Jadot.
Il
faut faire attention sur le Front Républicain parce qu'il y
a
une lassitude et on voit à la fois, quand on regarde les enquêtes d'opinion, à la fois, le Rassemblement National ne mobilise pas plus d'électeurs, y compris potentiellement, mais la tolérance à l'arrivée au pouvoir du Rassemblement National devient de plus en plus forte. Le Rassemblement National ne se combat pas simplement les seconds tours d'élections. Il se combat tous les jours.
Quand on se bat
pour avoir une gare, une poste, créer des entreprises autour du bâtiment, autour des énergies renouvelables, l'agriculture paysanne, quand on se bat pour avoir des services publics de qualité, quand on défend une industrie française, on combat la désespérance sociale, l'insécurité économique, le manque de démocratie, autant de choses qui alimentent le vote Rassemblement National. Donc, s'il doit y avoir, à partir de demain, un grand débat national dans la perspective de la présidentielle et des législatives,
c
'est les réponses aux enjeux essentiels que portent les Français. Santé, pouvoir d'achat, inégalité, crise climatique,
insécurité.
Bien sûr qu'il faut traiter tout ça.
Mais c'est en
traitant ça qu
'on recrée
de la démocratie et qu'on évite le vote populiste. On voit bien, Yannick Jadot, qu'à la présidentielle, qui sera une élection totalement différente, les thèmes que portent les Français dans leurs aspirations, dans leurs inquiétudes, seront beaucoup plus lisibles par rapport aux compétences du président et de ses ministres qu'on ne l'a eue là dans ces régionales. Ça, ça sera une première clarté de la présidentielle. Deuxièmement, la présidentielle, il n
'y a
pas besoin de front républicain puisqu'on ne
peut
pas avoir 3 ou 4 ou 5 candidats au second tour donc personne n
'est
obligé de se retirer. On
a tous fait le
front républicain en 2017.
Non,
ce n
'est
pas un front républicain. Le front républicain, c'est quand certains sont obligés de se retirer alors
qu'ils pourraient se maintenir.
Quand vous appelez à voter
pour éviter
la catastrophe, je suis désolé,
ça s'appelle un front républicain. Non, ça
s'appelle des appels à voter, ça s'appelle des alliances. Mais le front
républicain, c'est trop subtil.
Laissez
-moi aller au bout.
Le front républicain, pour moi, c'est quand quelqu'un peut se maintenir et choisit de se s'aborder pour éviter que le Rassemblement national ne passe. On l'a vu en 2017 dans les Hauts-de-France et en PACA et on l'a vu cette fois-ci une seule fois dans une seule région. En 2017, à la présidentielle, ce n'est pas la même chose. Personne n'a été obligé de se retirer pour éviter
une victoire de Macron. Les gens
ont été obligés de voter Macron sans conviction et
sans allusion. Mais comme Jacques Chirac en
2002. Oui,
mais regardez. Ça s'appelle le front républicain. Non, je n'appellerai pas ça un front républicain. Ça change un peu la nature. Non, ça ne change pas la nature du tout. Par
ailleurs,
il y a une deuxième chose, un
deuxième phénomène, c'est qu'on a vu dans cette élection au deuxième tour une partie de l'électorat en marche, sans doute sa partie la plus à droite, aller vers les candidats de droite, je pense à Christelle Morenset et à Valérie Pécresse, pour éviter aussi une gauche radicale et une écologie considérée comme radicale. Mais c'est un choix.
Il y a eu du
vote en marche pour éviter le RN, on l'a vu en PACA dès le premier tour. Mathieu
Hortense, c'est l
'écologie
radicale. Allié avec la France
insoumise.
J'ai dit perçu comme fait. Regardez le projet. Allié avec la France insoumise. François de Rugy recule. C'est la vérité.
Il recule parce qu'une partie de leurs électeurs disent on vote utile, on préfère la droite à cette gauche-là, à cette écologie-là. Est-ce que ce n
'est
pas un message pour vous pour affiner, adoucir, rassurer pour que ces transferts
-là... Non, il n'y a pas des
attelages.
Il n'y a
pas
des
attelages. Parce que moi, je pense que les Français ne supportent plus les attelages. Ils préfèrent une alliance de convictions. Mais là où je rejoins Yannick Jadot,
vous ne pouvez pas dire que ce qui s'est passé en 2017, ça a
été
un vote d'adhésion. C'est faux. Ça n
'a
pas été
un vote d'adhésion. En revanche, dans la
perspective de ce qui attend le pays dans un an, donc l'élection présidentielle, Yannick Jadot, pour poursuivre ce que dit Christophe Barbier, vous allez devoir clarifier un certain nombre de choses.
Parce
que des gens ont voté pour vous dans les Hauts-de-France, par exemple, Karim Adéli, mais il y avait les communistes,
il
y avait la France insoumise, il y avait les socialistes. Dans la région PACA, vous avez dit à tout le
monde...
Même
en Ile
-de-France ? On se retire en Ile-de-France, avec Pulvar, avec Autain.
Enfin
bon, bref. Vous-même, vous avez des aspirations. Il y
en
a d'autres qui ont des aspirations dans votre camp. Jean-Luc Mélenchon ira. Fabien Roussel veut y aller. Bref, il va falloir expliquer les choses. Très bien. Jean-Luc Mélenchon ira et nous construirons un projet et une candidature de rassemblement entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. Ça fait à peu près un an que je tiens le même discours, donc on ne
peut
pas me reprocher un manque de clarté. Mon écologie, elle est républicaine. Je veux dire, y compris la République, la laïcité, sont filles de la gauche. Donc il faut arrêter...
C'est de moins en
moins le cas aujourd
'hui.
Mais arrêtez, c'est ridicule.
Quand vous avez une partie de la gauche qui défile avec le CCIF, c
'est une réalité.
C'est une
réalité.
D
'accord. Est-ce
que vous vous
condamnez ou pas ? On peut reprendre. Vous savez, moi, je n
'ai
pas été à cette manifestation. Vous,
non.
Je n
'ai
pas de
problème avec ça. Mais d'autres
écologistes, oui.
Mais vous savez, regardez dans les territoires toutes les collusions qu'il y a eu entre des élus locaux et le communautarisme pour essayer de récupérer des voix de manière totalement scandaleuse. Regardez le scandale de Valérie Pécresse qui a emmené les bus communautaires. Yannick Jadot,
je vais vous interroger à votre sujet. On ne parle pas des autres, là. Non, mais ce que je veux dire, c'est que vous savez, à un moment
donné, à un moment donné... C'est trop
facile de
trouver les
yeux.
Vous
savez,
si on met encore un an les polémiques
comme
ça sur... En fait, il n
'y
a plus qu'un parti qui est républicain, c'est le vôtre.
C'est pas ce que je veux dire. Tous les autres sont les ennemis de la République. Faites attention.
La
question, c'est est-ce qu'il y a une clarté politique qui fait que la gauche recuse l'alliance avec les insoumis. C'est ça la seule question que je vous pose.
C'est trop
facile de balayer d'un revers de la main cette question sur les valeurs républicaines.
Mais
je
n'ai
pas de problème avec
Jean-Luc Mélenchon, juste...
Non, mais j'ai toujours été très clair sur mes convictions, les positions que je tenais. Mais attention, les Français, regardez les sondages, ils veulent de la sécurité. Ah, c
'est du direct. Ils veulent de la sécurité. Je rassure les gens. Il n'y a pas eu de chute.
Il
y
a eu des chutes d'objets, mais pas de personnes.
Ils veulent... Donc, personne n'est blessé.
Ils veulent du pouvoir d'achat. Ils veulent qu'on se batte contre le dérèglement climatique, y compris parce qu'ils ont compris que ça créait de l'emploi. Ils veulent des services publics. Ils veulent de la sécurité.
J'entends Yannick Jadot. Pardon, vous comprenez. Mais c'est ça le sujet. À un moment donné, il va quand même
falloir qu
'on
fasse
une débat sur les sujets qui préoccupaient de passer.
C'est pile la question que je vous pose. J'y reviens. Des gens se sont exprimés en faveur de votre parti avec des alliances d'autres partis sur des projets de fond. Des listes,
des idées, des programmes.
Regardez le programme de Mathieu Herfelin. Mais ce
ne
sera
pas... Excusez-moi. Où vous voyez une écologie extrémiste. Est-ce que je peux
donner un exemple ? Regardez le programme en...
Yannick Jadot, je termine juste là-dessus. Vous n'aurez pas forcément le même
programme que Jean-Luc Mélenchon
que Fabien Roussel. C'est clair. Yannick Jadot, juste, je vais vous donner un
exemple. Non mais...
Je n'ai jamais dit qu'on ferait une candidature commune avec Jean-Luc Mélenchon. Il veut être
candidat.
Il
veut être candidat. Je vais vous donner un exemple sur les attelages où les Français ne supportent plus ça. À Paris,
nous
sommes le premier groupe politique au Conseil de Paris. J'ai le plus d'élus que Mme Hidalgo et que les autres groupes politiques.
À
chaque fois, la majorité, à chaque Conseil de Paris, je vous invite à regarder, d'ailleurs, la presse en fait très peu, mais elle en fait parfois écho, la majorité explose. Elle a explosé sur la police municipale. Vous savez très bien que les Verts ont voté contre, les communistes ont voté contre et elle n'a pu exister sur son principe que grâce
au
vote de mon groupe. Ça, c'est le premier point. Sur la 5G, tout le monde a voté contre. Il n'y avait que le groupe d'Anne Hidalgo qui n'a pas eu la majorité. Elle a eu besoin de notre appui pour la faire passer. Tous les sujets, tous les sujets au Conseil de Paris, la majorité explose sur tous les sujets. Donc, vous ne pouvez pas dire que vous avez une cohérence idéologique ou politique quand il y a comme ça une coalition qui, pour moi, je considère, c'est un attelage.
Je ne
vous
dis pas qu
'il
n
'y
a pas un certain nombre de questions
à régler. C'est pour ça qu'il faut de la clarté sur l'écho. Je pense qu'on
les a dans toutes les forces politiques.
Mais bien
sûr,
mais je dis
simplement... Vous avez toujours été extrêmement clair vis-à-vis du Rassemblement national. Quand j'écoute Pelletier, Morano ou Ciotti, on ne peut pas
en dire de la même façon. Vous connaissez
mes combats
et mes positions.
Donc,
ce
que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, il y a un paysage politique qui est en difficulté incontestablement. Mais la seule façon, la seule façon de retrouver la confiance des Françaises et des Français, c'est d'apporter des réponses très pragmatiques à leurs difficultés du quotidien, d'accompagner leurs aspirations parce qu'il y a des femmes et des hommes partout, extraordinaires dans notre pays et qu'on retrouve la fierté de la France aussi à l'occasion du prochain quinquennat. Je vous remontre la carte de France des régions ce soir. Vous pouvez prendre celle d
'il
y
a
6 ans, c'est la même, en tout cas pour ce qui
est
de la France métropolitaine. Les mêmes régions gagnées par les présidents sortants qui se présentaient à
leur succession. Plus facilement
cette fois-ci que la dernière fois. Marie-Guide Duffet, Hervé Morin avaient gagné Récrac. Là, ils se sont promenés. Et nous allons continuer de décortiquer ces résultats, de nous projeter sur la suite dans quelques secondes. Reste avec nous. 7 jours BFM. Bienvenue dans 7 jours BFM, le talk, l'actualité en images et en débats. Tous les week-ends, l'émission de grands reportages de BFM TV. Immersion, enquête. Que pouvons-nous faire ? Nous pouvons-nous aller ? Portrait
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Il
est 22h48 de votre soirée électorale, toujours en compagnie d'Orberger pour la République En Marche.
Je
salue Agnès Évrin qui nous a rejoint pour la République En
Marche.
Bonsoir, bienvenue. Yannick Jadot pour Europe Écologie Les Verts, Jérôme Rivière pour le Rassemblement National, Amandine Attalaïa et Christophe Barbier pour le parti BFM TV. Bonsoir à tous. Les enseignements que vous tirez, Agnès Évrin, de cette soirée d'élection
?
Ce soir, il y a trois perdants qui sont les trois forces politiques autour desquelles, finalement, les débats médiatiques s'organisaient ces dernières semaines. Évidemment, La République En Marche qui a subi un échec cuisant, c'est le score le plus bas de la Ve République. Et moi, j'ai encore sous les yeux cette affiche où on voyait Laurent Saint-Martin, soutenir Laurent Saint-Martin, c'est voter pour Emmanuel Macron. C'est dire, en effet, si c'est un désaveu cinglant pour le président de la République. Évidemment, un désaveu également pour le Rassemblement National qui devait être quand même le favori. Et puis, pour la France Insoumise également qui devait jouer les troubles faites.
Et finalement, ceux qui étaient considérés comme déjà enterrés sont ceux qui ont finalement gagné. Ce sont donc les Républicains. La droite est victorieuse ce soir et j'en suis extrêmement fière, je dois le dire.
Sur votre premier point, Agnès, ça veut dire que vous estimez que ça s
'agit
d'une sanction pour Emmanuel Macron. C
'est
ça que vous dites quand vous appuyez le vote, l'appui présidentiel ?
Évidemment. Il a quand même dans les derniers jours envoyé des SMS en disant voter pour Laurent Saint-Martin, c'est soutenir Emmanuel Macron. Donc, c'est un sacré revers et on voit bien que son mouvement finalement n'a pas réussi à s'implanter. Ça fait quatre ans qu'Emmanuel Macron a créé ce mouvement qui finalement ne repose que sur un seul homme, qu'il n'a pas d'identité, ce mouvement, qu'il n'a pas de troupes, il n'a pas d'élus locaux, il n'a pas de militants. Et c'est pour ça que systématiquement, il organisait une forme de stratégie du coucou. C'est-à-dire qu'on siphonne les
positions
locales puisque En Marche n'en a pas tout simplement. Donc oui,
je
le redis, c'est un désaveu pour le président et même pour son quinquennat. Alors, Berger, c'est la défaite d'Emmanuel Macron. Déjà, aucun candidat sortant, aucun président de région sortant n'a fait campagne en disant voter pour moi, c'est voter contre le président de la République. Personne.
Pas plus Valérie Pécresse.
Valérie Pécresse n'a pas dit
voter pour
moi, c'est voter contre le président de la République. Personne n'a cherché à mobiliser sur ce sujet. Ils ont tous cherché à mobiliser sur leur bilan et c'est là-dessus d'ailleurs, vraisemblablement, qu'ils ont gagné ce soir. Donc je ne crois pas que le président de
la
République d'ailleurs n'ait pas lui-même envoyé des SMS sur
le sujet. Ce qui est certain, c'est qu'encore une fois, un ancrage local, ça prend du temps. Valérie Pécresse, elle a été deux fois candidate au régional et pendant 11 ans, elle a été dans l'opposition. Il faut juste qu'on accepte, nous, qu'en effet, un ancrage local, ça prend du temps. On a vocation à durer. C'est ça que moi, je veux dire ce soir. On n'a pas vocation à repartir. Certains l'espèrent, en rêve, considèrent qu'il n'y
a
qu'un seul clivage qui existerait dans notre pays, qui sera un clivage entre la gauche et la droite. Je pense qu'il y a de la place pour que d'autres clivages puissent exister, pour que d'autres forces politiques puissent exister et on va
accepter aussi, et c'est un message pour l'interne, que oui, pour la première fois, on va avoir des élus départementaux, des élus régionaux. On a même des parlementaires qui ont gagné sur des élections départementales, sur un scrutin majoritaire au cœur de leur territoire et de leur
circonscription,
de Brigitte Bourguignon à Thomas Meignet à Charlotte Lecoq dans les territoires qui sont difficiles. Eh bien, moi,
je me réjouis qu'encore une fois, on accepte de s'ancrer et de s'ancrer durablement. Pourquoi est
-ce
que le Rassemblement National n'arrive pas à gagner ce type de rendez-vous
? Et s'il vous
plaît, s'il vous plaît, ne dites pas le système. Non, non, non, je vous l'ai dit, cette élection, on n'a pas réussi à mobiliser notre électorat. Une partie de la raison de cette non-mobilisation, c'est qu'on a une hyper-présidentialisation du régime et que je pense que les électeurs, une grande partie de nos électeurs, ce qui les intéresse, c'est de changer, c
'est
de passer à une autre politique et que pour eux, c'est l'élection suivante. Et quand j'entends tout à l'heure dire la droite a gagné, il y a des droites qui ont gagné. Il n'y a rien à voir entre Renaud Muselier, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez ou Valérie Pécresse. Ils
ne sont même pas
dans
le même parti. Ça n'a aucun
sens ce que vous dites. Ils ne sont même pas
dans le même parti.
Vous
avez
des partis locaux avec un ancrage local qui ont réalisé un travail et les quelques électeurs qui ont décidé de venir voter ont reconduit les sortants. Mais je ne pense pas qu'on ait une victoire et qu'on puisse tirer des conclusions encore une fois nationales sur cette victoire qui est extrêmement courte. Ces victoires qui sont extrêmement courtes puisqu'elles sont encore une fois avec aucun regain
de
participation
entre
les deux tours. À chaque fois,
on
avait au moins 6% de participation supplémentaire. Là, rien du tout. C'est un encéphalogramme plein entre
les deux tours. Vous savez, aux législatives, en 2017, je tiens à rappeler
qu'il y avait 56,5% d'abstention. Personne n'a contesté les résultats. Mais je ne conteste pas les résultats.
Mais si, vous dites l
'abstention explique que finalement, ce n
'est
pas véritablement une victoire pour la droite.
Oui, il n'y a pas de droite. Il n'y a pas une droite. On a gagné les municipales,
on a gagné les
législatives
partielles,
on
a gagné ce soir
encore une fois les régionales. 2015, vous avez gagné de la même
façon en 2017.
Ça veut dire, Jérôme Rivière, quand vous dites qu'il n'y a pas une droite, il y a
des droites, vous faites partie de ces droites.
C
'est
ce
que vous dites. Non, nous,
il
y
a
le Rassemblement National.
Mais nous, on n'en partage aucune valeur avec le Rassemblement National. Et
vous avez de l'autre côté les partis traditionnels qui ont explosé. Je veux dire que ce soit les partis de gauche ou les partis de droite, de la droite d'Asie. J'étais député UMP autrefois et je l'ai quitté cette droite-là parce qu'elle ne me donnait pas satisfaction. Ce que vous m'avez dit, pour le résultat, on est très traditionnels puisqu'effectivement, les électeurs ne sont pas venus voter. Mais je pense que nos électeurs sont essentiellement des gens qui n'en peuvent plus du fonctionnement de notre démocratie, qui n'en peuvent plus de ne pas être représentés à l'Assemblée Nationale puisqu'il n
'y a
pas de proportionnel qu'Emmanuel Macron, d'ailleurs, refuse d'instaurer cette proportionnelle. Et ce ras-le-bol, ce sentiment que tout continue, que rien ne bougera jusqu'à ce qu'on ait ce choix ultime qui est le choix de la personne qui préside au destiné de la France. C'est ça le message que je retiens ce soir. C'est que les Français se réfugient dans ce seul vote qui permettra de changer les choses qui est l'élection présidentielle. Est-ce que le Rassemblement National n'est pas un peu moins révolutionnaire, un peu plus réactionnaire sur...
Politiquement, j'entends Christophe Barbier, du coup moins séduisant pour une partie de l'électorat qui aura envie de mettre un coup de pied dans le système ? Je crois qu'il y a deux problèmes pour le Rassemblement National. Certes, la présidentialisation aimante tout, sauf que Marine Le Pen donne l'impression depuis quelques mois de se préoccuper du second tour de la présidentielle en étant rassurante, plus arrondie qu'avant, en essayant de ne fâcher personne. Ça, ça me paraît être un choix tactique un peu curieux de penser d'abord au second tour avant le premier. Comme disait François Mitterrand, au premier tour, il faut rassembler son camp et donc il attaquait très durement ses opposants.
Le deuxième problème pour le Rassemblement National,
c
'est qu'il vit depuis des années maintenant sur une double culture, une culture très sociale, de générosité sociale qui lui a valu de très bons scores dans le nord et
l
'est de la France et qui bute maintenant sur la réticence d'un électorat de droite âgé qui considère que cette politique sociale elle coûterait trop cher. Et en même temps, il avait un autre sillon qu'il creusait qui était le sillon plus identitaire, parfois réactionnaire disaient ses adversaires, en tout cas sécuritaire, qui lui faisait des scores dans le sud-est de la France. Et ce sillon-là, attention, parce qu'il braque beaucoup, il diabolise et donc il faut arrondir les angles.
Et donc cette double culture commence à être problématique pour Marine Le Pen qui n'a plus l'allant de ses premières candidatures et qui surtout a aussi dans son passif la hantise de ce débat d'entre-deux-tours raté
qu
'elle doit faire oublier en permanence. Un exemple tout simple, moi j'ai été surpris de son attitude au moment de la gifle qu'a reçu Emmanuel Macron. Elle a parfaitement défendu le président de la République, la fonction, elle a été irréprochable. Oui, mais une partie de son électorat
a
envie de virulence et se disait c'est pas bien de gifler le président de
la
République mais il l'a bien cherché. Ce président est arrogant. On l'a vu d'ailleurs dans certains tweets. Et là, il se met en porte-à-faux avec un électorat qui au premier tour a envie d'en découvrir parce qu'il est en colère. Parce qu'il est très en colère. Comment mobiliser ce premier tour sans hypothéquer le second tour ? Comment réussir le second tour en étant arrondi sans perdre le premier tour en manquant
de... Jean
-Marie Le Pen a dit cette semaine la dédiabolisation du Rassemblement National n
'a
pas fonctionné. Mais la question est
de dédiaboliser aujourd
'hui sur tous ces sujets qui sont des sujets importants. On souhaite être un parti de gouvernement et non pas un parti de protestation. Mais
ça, ça a
faibli votre premier tour. Christophe Barbier, à la fin à l'élection présidentielle, le bulletin de vote se sera marqué Marine Le Pen. Et qui peut douter avec le nom de Marine Le Pen que nous ayons changé sur nos positions concernant la sécurité, la lutte contre l'insécurité ? Qui peut douter que
nous avons changé
sur
l'immigration ? Protester au premier tour, rassembler au deuxième tour, c'est pas facile.
C'est essentiel. Mais de toute façon, rassembler pour avoir plus d'un Français sur deux, en tout cas de ceux qui s'expriment, c'est un exercice difficile. Et je pense, moi, que Marine Le Pen mène la bonne stratégie dans la perspective de
cette élection.
Yannick Jadot, ensuite, Anissa.
On
peut aussi peut-être considérer qu'une partie de l'abstention des Françaises et des Français à ces élections qui sont pourtant si importantes pour leur vie quotidienne, les départements, les régions, regardent des compétences qu'elles exercent ou qu'ils exercent sur le social, l'économie, sur les transports, de l'éducation, tout ça.
Parce
que vous focalisez en permanence le débat, pardon, sur le Rassemblement National. Je veux dire, il y a d'autres forces politiques qui, aujourd'hui, recueillent une aspiration de la société à se transformer, à plus de bienveillance, à plus de services publics, à une économie qui se reconstruit sur le bas carbone pour pouvoir faire face au Rassemblement, pas au Rassemblement
National,
au réchauffement climatique. Vous voyez, moi-même, j'arrive à faire des lapsus comme ça.
Il
va falloir quand même dans l'année qui vient qu'on sorte du débat sur le Rassemblement National. Je suis désolé, c'est quand même d'abord un vote de protestation, c'est un vote de désespérance, d'insécurité, c'est un vote parce que les Françaises et les Français ne se sentent plus actrices et acteurs de la démocratie à l'échelle locale comme à l'échelle nationale. Donc c'est de ça dont il va
falloir parler. Mais nous, nous
posons les nouveaux termes quand nous disons proportionnel, quand nous disons renforcement des compétences des régions, des départements, quand nous disons citoyenneté locale, référendum d'initiative locale, quand nous disons salariés à 50% dans les conseils d'administration des entreprises. C'est créer de la démocratie partout quand le Rassemblement National veut nous affranchir de la démocratie et que le président de la République considère que c'est dans des bunkers qu'il faut faire la démocratie
et décider seul. Alors je suis assez d'accord avec ce que vous
venez de dire. Je voudrais juste réagir
à M.
Rivière. Mais vous avez Marianne qui est copain avec Bachar el-Assad, le président
Azeri, qui fait du
nettoyage ethnique d'Arménien. Non
mais M.
Rivière,
tout en même temps s
'il
vous
plaît. M.
Rivière, vous disiez qu'on ne pouvait pas vous faire le
procès d'avoir changé de position. Mais c'est tout l'inverse. Vous êtes un parti à la fois irresponsable et d'ailleurs très peu crédible. Pour quelles raisons ? En 2017, Marine Le Pen prenait la sortie de l'euro, le retour aux francs et la retraite à 60 ans. Et vous avez changé littéralement de position sur des sujets
aussi
essentiels pour
les Français. On écoute
les Français sur un certain nombre de sujets.
L
'essentiel sur l
'Europe c'est tout. Mais vous êtes dans le YAC à Faucon. Il n'y a jamais le début de solution politique et concrète à proposer. Mais je suis désolé. On
propose de très nombreuses solutions dans tous les domaines. Sur l'Union Européenne puisque vous en parlez, les Français ne veulent pas sortir de l'euro. C'est un message qu'ils ont envoyé. Derrière, nous continuons
d'affirmer que la
façon
dont nous souhaitons modifier
le fonctionnement de l'Union Européenne parce que l'Union Européenne d'aujourd'hui nous
conduit vers un désastre. Vous êtes en train de confirmer que votre stratégie politique c'est de surfer sur les malheurs
de la France.
Ça s'appelle le populisme. Ça s'appelle le populisme. Écoutez les Français. Écoutez les Français, ça s'appelle la démocratie. Je voudrais lancer
un message à vos électeurs et leur dire rendez-vous compte que le Front National qui reste
le
Rassemblement National c'est la même chose C
'est
l'UMP donc
chez vous.
C'est une impasse.
Mais c'est là où vous étiez. On ira de désillusion en désillusion. Pas tout ça en même temps s'il vous plaît.
Amandine, quel regard vous portez
Je pense que Marine Le Pen croit que la colère des électeurs lui est acquise. Que les électeurs en colère entre guillemets c'est forcément pour elle et que c'est presque un dû que ces électeurs votent pour Marine Le Pen.
La
preuve, sa réaction au soir du premier tour où elle les admonnesse comme si elle leur en voulait de ne pas avoir effectué ce qui serait un devoir. Et donc en partant du principe que ces électeurs en colère lui sont acquis elle se tourne maintenant et elle le dit d'ailleurs vers essayer de séduire la droite. Elle dit et ses conseillers et ses proches disent que maintenant il faut draguer, séduire l'électorat plus bourgeois. Donc forcément en faisant cela elle s'affadit de fait. Elle est obligée de faire des propositions des mesures qui sont plus acceptables pour cet électorat-là.
Et elle a un autre problème qui est une crédibilité globale en effet puisque à force de faire des changements de pied un peu incessants au gré de l'humeur des Français au gré des demandes des Français par exemple sur la retraite à 60 ans et 40 annuités en tout cas on voit bien qu'il y a encore un débat aujourd'hui et on voit bien que Marine Le Pen est peut-être en train de bouger en se disant que justement ces électeurs de droite qu'elle aimerait aujourd'hui convaincre ça les rebute toujours et que cet électorat plus âgé ces retraités elle n'arrivera pas à les avoir à la présidentielle si elle ne bouge pas là-dessus.
Et donc quels que soient les débats l'Europe, l'euro, la retraite à chaque fois elle change de pied en fonction des sondages
et
ça lui enlève une forme de crédibilité.
Et
pour finir peut-être sur-estime-t-on aussi la colère des Français aujourd'hui peut-être n'est-elle pas aussi importante qu'on pourrait le croire et peut-être que finalement Marine Le Pen se trompe en pensant que la France est aujourd'hui éruptive comme elle a pu l'être il y a quelques années notamment avec la crise des Gilets jaunes.
Sur la première partie on est passé justement du Front National au Rassemblement National parce que ça permettait d'accueillir des personnalités qui venaient d'un monde extérieur à celui du Front National pour élargir l'audience et les propositions que nous faisons pour partir de cette posture qui était une posture de protestation et devenir une posture de gouvernement. Je viens de l'UMP Thierry Mariani vient de l'UMP Jean-Paul Garraud vient de l'UMP on a choisi d'aller avec ce parti parce que c'est le seul parti à ne jamais avoir abandonné les Français c'est le seul parti à être resté clair et solide sur un projet national et
pour nous ça compte ce que
n'ont pas fait notamment les LR lorsqu'ils ont été au pouvoir qui ont abandonné et fait des concessions sur toute la ligne en se pliant à cette mondialisation immigrationniste qui est soutenée notamment par les écologistes et donc Emmanuel Macron est le chef de file aujourd
'hui. Ce qui est marrant c'est qu'on a tout l'impression que vous n'aimez pas la France pour ce qui concerne vous la voyez en déclin vous pensez qu'elle disparaît vous voyez la guerre
civile partout mais allez sur les
territoires les Françaises et les Français les Français les entreprises ils créent des associations ils sont dans les services ils sont dans les services il y a une montée de la violence ayez plus d'amour
ayez plus d'amour pour ce
pays s'il vous plaît alors juste
en 11h moins 5 je voudrais vous rappeler si vous nous rejoignez soyez les bienvenus vous regardez BFM TV nous sommes au coeur d'une soirée d'élections départementales régionales avec des résultats
que
vous allez découvrir peut-être maintenant la carte des régions de France est exactement la même qu'il y a si