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InterviewAurore Bergé· 1 juillet 2021 53 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Aurore Bergé invitée de BFM le dimanche 27 juin 2021

Source d'origine 7 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 54 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:08OuverteÉludée

    C'est un coup de semence ?

  • 0:17RelanceRéponse directe

    Quels que soient les partis, c'est la première chose.

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Quelle était la question posée aux électeurs ?

  • 0:54FerméeRéponse partielle

    Donc vous n'êtes pas responsable de votre résultat ce soir ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Est-ce que tout le monde a perdu des voix et des plumes ?

  • 1:20RelanceRéponse directe

    On peut vraiment se réjouir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46Locuteur 10Fait
    « On n'était pas les sortants, mais on n'était pas vus non plus comme les opposants dans les régions ou les départements parce qu'on n'avait pas encore d'ancrage local. »
  • 0:59Locuteur 10Fait
    « Je ne vais pas faire semblant de dire que c'est une victoire éclatante. »
  • 1:05Locuteur 10Fait
    « Il y a une stabilité totale dans les exécutifs régionaux. »
  • 1:21Locuteur 10Fait
    « La seule chose qui me réjouit ce soir, c'est de voir que le RN n'a remporté absolument aucune région. »
  • 1:47Locuteur 10Fait
    « M. Castex annonce depuis Matignon dans le JDD, le JDD est devenu effectivement la voix de son maître en disant « Nous avons une liste en PACA ». »
  • 1:53Locuteur 10Fait
    « Mme Cluzel a été dans l'incapacité de former une liste. »
  • 2:01Locuteur 10Fait
    « En Marche s'est posé la question de dire « Puisque c'est ça, on va faire une liste » et Mme Cluzel elle-même l'a verbalisé. »
  • 2:19Locuteur 10Fait
    « La clarté idéologique, c'était tout de suite de faire alliance, pour ne pas prendre le risque d'une bascule. »
  • 2:52Locuteur 10Fait
    « Qui soutient clairement Renaud Muselier, ce qu'on a toujours dit, revendiqué, ce que le Premier ministre lui-même a dit. »
  • 3:59Locuteur 10Fait
    « On est en train de construire un mouvement très ancré sur les territoires. »
  • 38:46Locuteur 9Fait
    « Il a quand même dans les derniers jours envoyé des SMS en disant voter pour Laurent Saint-Martin, c'est soutenir Emmanuel Macron. »
  • 48:21PrésentateurFait
    « Marine Le Pen prenait la sortie de l'euro, le retour aux francs et la retraite à 60 ans. »
  • 48:48PrésentateurFait
    « Les Français ne veulent pas sortir de l'euro. C'est un message qu'ils ont envoyé. »
  • 50:19Locuteur 3Fait
    « Sur la retraite à 60 ans et 40 annuités en tout cas, on voit bien qu'il y a encore un débat aujourd'hui. »

Temps de parole

  • Présentateur64 %
  • Locuteur 1015 %
  • ?12 %
  • Locuteur 34 %
  • Locuteur 93 %

≈ 44,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

de cette soirée pour affiner ses résultats ce soir. C'est un coup de semence très important pour la majorité. La phrase est de François Bayrou, maire de Pau, patron du Modem. Elle est pour vous, Aurore Berger. C'est un coup de semence ?

0:10
Locuteur

C

0:11
Présentateur

'est un coup de semence démocratique parce qu'on a tous appelé au sursaut. Tous les partis politiques ont appelé un sursaut démocratique dans l'entre-deux-tours. Il n'a clairement pas eu lieu, il n

0:18
Locuteur

'y a

0:18
Présentateur

pas eu plus de participation. Ça veut dire là où on s'était tous pourtant mobilisés, quels que soient les partis, c'est la première chose. Ensuite, là où je ne suis pas d'accord avec François Bayrou, c'est qu'encore une fois, les électeurs, ils répondent à la question qu'on leur pose. Et la question qu'on leur a posée, ce n

0:32
Locuteur

'est

0:32
Présentateur

pas « Est-ce que vous soutenez Emmanuel Macron ? Est-ce que vous soutenez Marine Le Pen ? Est-ce que vous soutenez ici l'Union de la gauche, Valérie Pécresse ou autre ? » C'est « Est-ce que vous faites confiance à votre président de région, votre président de département ? » Ça, c'est clair. Et en effet,

0:45
Locuteur 10

tout simplement,

0:46
Présentateur

nous, on n'était pas les sortants,

0:47
Locuteur 10

mais on n'était pas vus non plus comme

0:48
Présentateur

les opposants dans les

0:48
Locuteur 10

régions ou les départements parce qu'on n'avait pas encore d'ancrage local. Et cet ancrage, c'est maintenant qu'on doit le construire.

0:54
Locuteur

Donc vous n'êtes pas responsable

0:55
Présentateur

de votre résultat ce soir

0:56
Locuteur 10

? Non, mais attendez. Est-ce que c'est une défaite ? Oui, je ne

0:59
Locuteur

vais

0:59
Locuteur 10

pas faire semblant de dire que c'est une victoire éclatante. Est-ce que pour autant, quiconque a réussi à conquérir une région ? La réponse est non, puisqu'en fait, il y

1:06
Locuteur

a

1:06
Locuteur 10

une stabilité totale dans les exécutifs régionaux. Est-ce que tout le monde a perdu des voix et des plumes ? La réponse est oui, puisque même les sortants très

1:13
Présentateur

clairement réélus, très clairement et très nettement réélus, ont quand même perdu des voix au regard de la forte abstention que nous avons eue. Donc est

1:20
Locuteur

-ce

1:20
Présentateur

qu'on peut vraiment se réjouir ? Moi, la seule chose qui me

1:22
Locuteur 10

réjouit ce soir, c'est de voir que le RN n'a remporté absolument aucune région, qu'il perd même des cantons dans un certain nombre de départements, notamment dans le bassin minier ou autre. Et ça,

1:32
Locuteur

c'est plutôt rassurant.

1:33
Présentateur

C'est pas franchement un bon signe lorsqu'on se réjouit de la défaite des autres.

1:38
Locuteur

J'imagine que politiquement, c'est pas ce que vous

1:39
Présentateur

souhaitiez en vous engageant.

1:41
Locuteur 10

Mais attendez.

1:42
Locuteur

Vous

1:42
Locuteur 10

pouvez quand même faire le crédit d'être un peu réaliste et de ne pas avoir pensé en m'engageant pour les régionales en Ile-de-France que nous allions gagner la région Ile-de-France. Pas plus que Valérie Pécresse ne l'a gagnée, ni en 2004, ni en 2010. Elle a mis 11 ans. 11 ans d'un travail dans l'opposition qu'elle a conduit. Eh bien, notre responsabilité, parce que moi, je ne crois pas que 2017, ce soir, encore une fois, juste une parenthèse, certains l'espèrent. Certains espèrent en se disant ce soir, finalement, ça y est, il y

2:08
Locuteur

a

2:08
Locuteur 10

la gauche contre la droite, sans dire d'ailleurs ni quelle gauche ni quelle droite, parce qu'on voit que c'est aussi très différent en fonction des régions. Ceux qui ont accepté d'aller avec les Insoumis, ceux qui, au contraire, ont été clairs, qui, en général, ont fait de meilleurs scores, d'ailleurs. Une droite qui, parfois, n'a même pas appelé à voter pour ses propres candidats, préférant une forme d'accointance ou de sympathie pour le Rassemblement National, quand on pensait que le Rassemblement National serait beaucoup plus haut. Je

2:29
Locuteur

ne suis

2:29
Présentateur

pas sûr que le résumé que vous faites contribue à clarifier les choses pour les gens qui nous écoutent.

2:32
Locuteur

Alors,

2:32
Présentateur

Berger, à l'instant...

2:33
Locuteur

Pourtant,

2:33
Locuteur 10

excusez-moi, mais est-ce que c'est la vérité ou pas ? Est-ce qu'il

2:35
Locuteur

y a

2:35
Locuteur 10

une clarté

2:36
Locuteur

à gauche ?

2:41
Présentateur

Il

2:41
Locuteur

se

2:41
Présentateur

maintient aussi en centre-val de Loire, alors qu'il y avait un FNACO. Finalement, on

2:45
Locuteur

ne peut pas

2:45
Présentateur

parler de clarté en Provence-Apcôte d'Azur, avant le premier tour, pour La République En Marche, qui soutient sans soutenir et en se retire.

2:52
Locuteur 10

Qui soutient clairement. Qui soutient clairement Renaud Muselier, ce qu'on a toujours dit, revendiqué, ce que le Premier ministre lui-même a dit, clairement, dans une interview, en disant, oui, à la fois qu'il y avait la possibilité de travailler ensemble, et qu'il

3:02
Présentateur

fallait le faire dès le premier tour, et qu'à partir du moment où tout le monde nous prédisait que cette région, elle devait presque basculer au Rassemblement National, Alors, la clarté idéologique, c'était tout de suite de faire alliance, pour ne pas prendre le risque d'une bascule.

3:15
Locuteur

Et de fait, c'est ce qu'on a fait.

3:16
Présentateur

Et

3:16
Locuteur

d'ailleurs,

3:16
Présentateur

sur ce plateau, Yannick Jadot, la semaine dernière, vous étiez opposé assez clairement à la position initiale de Jean-Laurent Félidia, qui était de se maintenir. Vous avez appelé, comme d'autres responsables nationaux d'Europe Écologie Les Verts, à ce qu'il se retire, ce qui était le cas. Vous appartenez à quelle gauche ? Pour poursuivre ce que disait Aurore Berger, elle dit que les positions de la gauche ne sont pas claires. Écoutez, je pense qu'on a contribué à faire gagner Renaud Muselier, en sacrifiant les élus écologistes, socialistes, communistes, pour la deuxième fois consécutive, en PACA. Donc, je pense qu'il n'y a aucune ambiguïté par rapport aux écologistes, notamment.

Moi, ce que je constate dans cette élection, c'est que la seule formation politique qui progresse en nombre de voix, ce sont les écologistes. En Bretagne, en Nouvelle-Aquitaine, partout, on multiplie par trois nos scores d'il y a six ans. Donc, on est en train de construire un mouvement très ancré sur les territoires. Regardez les cantons.

4:14
Locuteur

On

4:14
Présentateur

gagne beaucoup de cantons, contre la droite et parfois contre d'autres formations politiques de gauche. Et quand il y a une construction d'un rassemblement, comme en Pays de la Loire, comme en Auvergne-Rhône-Alpes ou ailleurs, ça se fait autour de l'écologie. Donc,

4:32
Locuteur

on

4:32
Présentateur

est véritablement en train de bâtir une perspective politique qui a eu de très bons résultats dans ces élections et qui va, évidemment, se poursuivre. Mais en Ile-de-France et dans les Hauts-de-France, où c'était des candidats écologistes qui rassemblaient la gauche, on ne sent pas une dynamique très forte qui permet d'empêcher la victoire ou même de menacer la victoire des candidats de droite sortants ? Écoutez, vous l'avez tous et toutes dit, on est dans un moment où les sortants, qu'ils soient de gauche ou de droite,

4:59
Locuteur

d

4:59
Présentateur

'ailleurs, ce qui montre que, finalement, ça ne

5:02
Locuteur

s

5:02
Présentateur

'est pas joué sur un scrutin aussi national qu'a voulu le faire le Rassemblement national ou la République en marche. Donc, ça s'est fait, finalement, effectivement, les sortants ont été récompensés. Mais il

5:13
Locuteur

n'y a

5:13
Présentateur

pas de dynamique quand les écolos mènent le train à gauche ? Écoutez, quand vous regardez ce qui se passe en Rhône-Alpes, en Ile-de-France, on ne nous donnait pas 35% des voix. Donc, c'est autour de cette écologie que ça doit se faire. Cette écologie innovante, cette écologie responsable, transformatrice. Et moi, je suis extrêmement confiant, à la fois dans les résultats de ce soir. J'aurais été, évidemment, plus heureux qu'on gagne les pays de la Loire. Ça ne s'est pas fait dommage. Mais quand on voit le statu quo sur les régions, franchement, la

5:51
Locuteur

percée des écologistes... Disons-le

5:52
Présentateur

autrement. Votre progression, elle s'est vue politiquement, médiatiquement, au moment des municipales. C'est vrai. Votre formation politique a remporté des villes et des grandes villes pour diriger des exécutifs locaux.

6:06
Locuteur

Vous

6:06
Présentateur

avez raison. Là, cette fois-ci, ça n'est pas le cas. Et notamment, vous avez cité les pays de Loire, vous auriez pu citer aussi l'Ile-de-France. L'addition des voix du premier tour est à peu de choses près l'addition des voix du deuxième tour. En

6:19
Locuteur

nombre de voix et

6:20
Présentateur

en pourcentage.

6:21
Locuteur

Et

6:21
Présentateur

donc, Jean-Baptiste a raison. Il n

6:23
Locuteur

'y

6:23
Présentateur

a pas la dynamique. Si, il y a une forme de dynamique. Parce que dans ce moment de très grande abstention, où finalement, les sortants ont récupéré beaucoup de voix, encore une fois, quelle que soit leur origine politique, nous sommes en progression. On est quand même quasiment presque 10 points derrière le score des municipales. Et c'est vrai que, par exemple, si on prend les jeunes, on a été le premier vote jeune aux européennes. On a eu un vote jeune très fort aux municipales. Là, malheureusement, force est de constater que les jeunes ne se sont pas déplacés.

Y compris parce qu'il va quand même nous falloir un choc démocratique dans notre pays, à la fois la proportionnelle aux élections législatistes, c

7:05
Locuteur

'est

7:05
Présentateur

une promesse du président de la République. Malheureusement, il ne la tient pas. Mais là, c'était une proportionnelle.

7:10
Locuteur

Pour

7:10
Présentateur

autant, ça n

7:10
Locuteur

'a pas été le premier. Non, parce que vous

7:11
Présentateur

savez... Non, non, ce n

7:12
Locuteur

'est

7:12
Présentateur

pas une proportionnelle. Quand vous avez une prime majoritaire, ce n

7:14
Locuteur

'est

7:14
Présentateur

pas exactement la proportionnelle.

7:16
Locuteur

C'est une proportionnelle avec une prime majoritaire. Ça permet de diriger des régions. Il ne faut pas se retrouver

7:19
Présentateur

comme en 98, avec un troisième tour pris en otage. Sauf que, par exemple, en PACA, si ça avait été une proportionnelle intégrale, le Rassemblement national ne gouvernerait pas la région, mais les écologistes auraient des élus. Et ce ne serait pas une nouvelle fois

7:35
Locuteur

sacrifié.

7:36
Présentateur

Mais, par exemple, il va nous falloir clarifier quelles sont les compétences des régions et des départements. Les gens ne comprennent plus. La réforme Hollande des régions est quand même un échec absolu.

7:47
Locuteur

Yannick Jadot,

7:47
Présentateur

nous allons marquer une très courte pause. Dans un instant, Thierry Mariani va prendre la parole. On écoutera évidemment avec attention ce qu'est-à-dire le candidat du Rassemblement national. Il était un de ceux, si ce

7:56
Locuteur

n

7:56
Présentateur

'est celui, qui pouvait offrir une région au RN. Ce sera en direct dans quelques toutes petites secondes à la suite de notre soirée électorale, évidemment, sur BFM TV. Restez avec nous.

8:05
Locuteur

Nous

9:01
Locuteur 10

tous vaccinés, maintenant.

9:03
Locuteur

Tous

9:04
Locuteur 10

vaccinés, tous protégés.

9:16
Locuteur 9

Bonne appli

9:16
Locuteur

pour

9:17
Locuteur 9

trouver la bonne personne.

9:24
Locuteur 6

Les incroyables remises de l'été chez une sélection de produits. Moins 30% sur le distributeur de boissons et la planche à grilles. Moins 50% sur les assiettes plates et les îles gonflables à un prix de folie. Oui, jusqu'à 50% de remises. Offre réservée aux clients VIP valable jusqu'au 29 juin 2021.

10:47
Locuteur 5

Voici la

10:50
Présentateur

piscine où des records de plongeons seront battus.

10:56
Locuteur

C

10:56
Présentateur

'est ici que les nouveaux parents vont pouvoir se rappeler un peu leur vie d'avant.

11:00
Locuteur

Le

11:04
Présentateur

nouveau petit ami intégrera vraiment la famille.

11:06
Locuteur

Ce

11:08
Présentateur

sont les maisons de vacances à Britel qui n'attendent plus que vous et votre famille.

11:13
Locuteur

Pour

11:13
Présentateur

enfin se retrouver. Trouvez la vôtre avec à Britel.

11:17
Locuteur

Ensuite

11:32
Présentateur

de votre soirée consacrée aux élections départementales et régionales en direct sur BFM TV. J'accueille Jérôme Rivière pour le Rassemblement National. Bonsoir. Bienvenue. Bonsoir Rachida Dati. Bonsoir. Bienvenue sur ce plateau. Si vous nous rejoignez, je vous montre la carte du pays. Elle est exactement la même pour la France métropolitaine que celle que vous aviez découverte il y a 6 ans à l'issue du second tour des élections régionales. La gauche, la droite se partagent l'ensemble des conseils régionaux du pays. Il n'y a, Jérôme Rivière, aucune couleur Rassemblement National. Je lis,

12:01
Locuteur

j

12:01
Présentateur

'entends partout échec et en même temps, est-ce qu'on peut dire autre chose que c'est un échec pour votre parti ? C'est une déception. Dire l'inverse, ce serait mentir. On espérait gagner des régions, on n

12:08
Locuteur

'a

12:08
Présentateur

pas gagné des régions. Ça, c'est une réalité. Mais vous faites bien de montrer cette carte parce que j'y vois beaucoup d'enseignements attirés par rapport au scrutin de la dernière fois. La dernière fois, c'était la première fois qu'on avait ces grandes régions. Il y a eu des vraies victoires LR, socialistes, qui permettaient de prendre des mandats et de gouverner des régions.

12:24
Locuteur

A

12:24
Présentateur

l'occasion de la présidentielle qui suivait, aucun des candidats, que ce soit de la gauche ou LR, était sélectionné pour le deuxième tour de

12:30
Locuteur

l

12:30
Présentateur

'élection présidentielle. Donc, il faut se garder de dire qu'un échec à l'élection régionale ou qu'un succès à l'élection régionale est une garantie d'échec ou de succès à l'élection présidentielle. Je crois que, moi, ce que je retiens comme enseignement, c'est que, bien sûr, il y a eu des dysfonctionnements graves de la part du gouvernement dans l'organisation de ces élections, avec, entre les deux tours, aucun appel à une mobilisation plus forte. Mais je crois que les Français, ils ont envoyé un message. Ils ont envoyé un message. Ils en avaient ras-le-bol du système tel qu'il existe aujourd'hui. Pardon, mais est-ce qu

12:57
Locuteur

'ils

12:57
Présentateur

ne

12:57
Locuteur

vous

12:57
Présentateur

placent

12:58
Locuteur

pas dans le système, du coup, avec ces résultats ?

12:59
Présentateur

Ils ont enjambé. Il n'y

13:01
Locuteur

a

13:01
Présentateur

pas simplement Emmanuel Macron qui a enjambé le scrutin. Les Français ont enjambé le scrutin, se projetant dans l'élection présidentielle dans dix mois, parce que ce qu'ils veulent, c'est changer de politique. Et ce n'était pas avec les élections régionales, clairement, que ce message pouvait passer. Je pense que c'est une grande partie de l'explication. Ce n

13:17
Locuteur

'est

13:17
Présentateur

pas simplement des gens qui se désintéressent. Je pense que les électeurs ont envoyé un message. Pardonnez-moi, au-delà de la faible mobilisation de votre électorat, il y

13:26
Locuteur

a

13:26
Présentateur

quand même un deuxième souci qui est lié à ce qui s'est passé ce soir dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est que, contrairement à tout ce qui a été dit, le

13:34
Locuteur

Fonds républicain

13:35
Présentateur

marche. Le direct Thierry Mariani, défait dans la région PACA, battu

13:38
Locuteur

par Thierry Muselier. C'est une

13:39
Présentateur

grande tristesse

13:40
Locuteur

que

13:42
Présentateur

je dois constater ce soir, notre défaite.

13:47
Locuteur

Le

13:48
Présentateur

changement que tant attendait n'aura pas lieu.

13:52
Locuteur

Le

13:53
Présentateur

système coalisé

13:55
Locuteur

l

13:56
Présentateur

'a emporté

13:56
Locuteur

au

13:58
Présentateur

terme d'une campagne

13:59
Locuteur

qui

14:00
Présentateur

n'honore pas nos adversaires.

14:02
Locuteur

Je

14:04
Présentateur

veux d'abord avoir une pensée pour tous nos électeurs,

14:08
Locuteur

tous

14:09
Présentateur

ceux

14:09
Locuteur

qui

14:10
Présentateur

ont permis qu'un espoir se lève en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

14:15
Locuteur

C

14:16
Présentateur

'est avant tout pour eux,

14:18
Locuteur

pour

14:19
Présentateur

notre région

14:20
Locuteur

et

14:21
Présentateur

pour son avenir

14:22
Locuteur

que

14:23
Présentateur

je suis triste.

14:25
Locuteur

Je

14:25
Présentateur

veux ensuite adresser mes plus sincères remerciements à tous nos candidats,

14:30
Locuteur

et

14:31
Présentateur

notamment à ceux qui ont mené des listes, Christian Girard

14:33
Locuteur

dans

14:34
Présentateur

les Alpes de Haute-Provence, Louis Albrun dans les Hautes-Alpes, Alexandra Masson dans les Alpes-Maritimes, Sandrine D'Angiot dans les Bouches-du-Rhône, David Racheline dans le Var

14:45
Locuteur

et

14:45
Présentateur

enfin Anne-Sophie Rigaud en Vaucluse.

14:47
Locuteur

Je

14:50
Présentateur

veux adresser aussi mes plus sincères remerciements à toute mon équipe, et particulièrement

14:54
Locuteur

à

14:55
Présentateur

Philippe Vardon

14:56
Locuteur

et

14:57
Présentateur

Frédéric Boccaletti qui ont dirigé notre campagne,

15:01
Locuteur

et

15:02
Présentateur

tout particulièrement aussi à tous nos militants.

15:05
Locuteur

Tous

15:06
Présentateur

nos militants qui, depuis deux mois, ont livré une bataille inégale de manière exemplaire,

15:13
Locuteur

sans

15:15
Présentateur

jamais céder aux insultes et aux provocations,

15:19
Locuteur

et

15:20
Présentateur

en gardant toujours la tête froide

15:22
Locuteur

et

15:23
Présentateur

le sourire dans l'adversité.

15:26
Locuteur

Merci, merci

15:28
Présentateur

à eux tous du fond du cœur.

15:31
Locuteur

Je

15:32
Présentateur

l'ai dit,

15:33
Locuteur

aujourd

15:34
Présentateur

'hui,

15:35
Locuteur

notre

15:36
Présentateur

liste a été battue par tout un système coalisé,

15:41
Locuteur

par

15:41
Présentateur

un candidat

15:42
Locuteur

qui

15:43
Présentateur

a vu les trois derniers présidents de la République

15:46
Locuteur

voler

15:47
Présentateur

à son secours,

15:49
Locuteur

par

15:50
Présentateur

un candidat

15:50
Locuteur

qui

15:51
Présentateur

a vu la majorité des médias se mobiliser pour sa réélection, parfois au mépris des règles de la plus élémentaire déontologie,

16:02
Locuteur

par

16:02
Présentateur

un candidat qui aura vu tous les intérêts,

16:05
Locuteur

toutes

16:06
Présentateur

les puissances,

16:06
Locuteur

tous

16:07
Présentateur

les partis des macronistes aux communistes,

16:11
Locuteur

lui

16:11
Présentateur

venir en aide

16:12
Locuteur

pour

16:13
Présentateur

éviter sa défaite.

16:15
Locuteur

Quand

16:16
Présentateur

on est redevable auprès de tant de cercles de pouvoir,

16:21
Locuteur

cela

16:21
Présentateur

ne présage rien de bon

16:24
Locuteur

pour

16:25
Présentateur

l'avenir de notre région.

16:29
Locuteur

Je

16:30
Présentateur

prends bien sûr ma part dans cette défaite et je l'assume.

16:35
Locuteur

Mais

16:36
Présentateur

soyons clairs,

16:37
Locuteur

ce

16:38
Présentateur

que nous vivons est surtout une défaite pour la démocratie

16:41
Locuteur

et

16:42
Présentateur

l'expression de la volonté populaire. C'est avant tout cela

16:47
Locuteur

ce

16:48
Présentateur

qui devrait tous

16:49
Locuteur

nous

16:50
Présentateur

préoccuper ce soir.

16:58
Locuteur

J'espère

17:00
Présentateur

que le président de la région sera faire preuve d'humilité

17:04
Locuteur

et

17:05
Présentateur

accorder l'attention et l'écoute

17:08
Locuteur

que

17:09
Présentateur

méritent

17:09
Locuteur

tous

17:10
Présentateur

les électeurs

17:11
Locuteur

que

17:12
Présentateur

son opposition représente.

17:15
Locuteur

Ils

17:16
Présentateur

peuvent en tout cas compter sur mon équipe

17:18
Locuteur

et

17:19
Présentateur

sur moi-même

17:19
Locuteur

pour

17:21
Présentateur

désormais

17:21
Locuteur

porter

17:22
Présentateur

leur voix

17:23
Locuteur

et

17:24
Présentateur

défendre l'intérêt

17:25
Locuteur

général au

17:28
Présentateur

sein du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

17:32
Locuteur

Merci. La

17:34
Présentateur

réaction de Thierry Mariani, Renaud Muselier réélu à la tête de la région PACA. Il est redevable, Rachida Dati, Renaud Muselier, à l'ensemble du système ?

17:41
Locuteur 10

Je vous dis, Renaud Muselier est un ami, je l'ai soutenu. Moi, ce que j'ai déploré, c'est effectivement au tout début, quand M. Castex annonce depuis Matignon dans le JDD, le JDD est devenu effectivement la voix de son maître en disant « Nous avons une liste en PACA ».

17:56
Locuteur

Et

17:57
Locuteur 10

on découvre après, à la faveur, si je puis employer cette expression, de cette déclaration de candidature depuis Matignon, que Mme Cluzel a été dans l'incapacité de former une liste, puisqu'après, quand les Républicains ont lui apporté de nouveau notre soutien, quand on a eu, moi je fais partie de la commission d'investiture et aussi du comité stratégique, on a eu des échanges avec Renaud Muselier, il nous a bien expliqué. Donc on lui a apporté de nouveau notre soutien. D'ailleurs, les ministres et les parlementaires d'En Marche n'étaient pas sur la liste. Et ensuite, En Marche s'est posé la question de dire « Puisque c'est ça, on va faire une liste ». Et Mme Cluzel elle-même l'a verbalisé.

Elle a dit « Je suis dans la capacité de faire une liste ». Donc il y est allé, avec ses soutiens, avec des élus locaux, avec une majorité sortante. Et puis moi je tiens aussi à dire que c'est vrai que ça a été un peu serré. Il y a eu une remobilisation sur cette deuxième semaine. Puis il y a eu, l'expression n'est pas familière, mais quand même un coup de rindonnée aussi grâce à Nicolas Sarkozy. Qu'est-ce que vous

18:51
Locuteur

dites,

18:52
Présentateur

Rachida Dati, aux électeurs ?

18:53
Locuteur

Et

18:53
Présentateur

le sacrifice des écologiques...

18:54
Locuteur

Alors justement, j'allais venir justement Rachida Dati. Que dites-vous ? Dont j

18:58
Présentateur

'espère que Renaud

18:59
Locuteur

Miseulier s'en souviendra. Que dites-vous justement ces électeurs Rachida Dati ? Vous ne pouvez pas moi me

19:02
Locuteur 10

faire le procès du manque de clarté ? Vous avez raison. Moi je suis toujours pour le respect de la parole donnée. Et quand quelqu'un vous apporte votre soutien, quand il y a un risque de péril, ou en tous les cas un danger de division plutôt que de rassemblement, quand vous avez à vos côtés des républicains, il faut en tenir compte. J'ai toujours été comme ça, et on peut avoir des différents, mais moi je respecte les gens qui sont effectivement dans des combats républicains. Moi je n'aime pas les opportunistes, les profiteurs, ou effectivement les diviseurs. Et donc là, c'est vrai que ce soir, c'est effectivement une victoire dans la clarté, mais une victoire très républicaine également. Je

19:34
Présentateur

reviens à ma question s'il vous plaît. Que dites-vous aux électeurs de gauche, qui soutenaient Jean-Laurent Félizia, qui sont allés mettre cette urne pour Renaud

19:40
Locuteur

Miseulier,

19:40
Présentateur

et qui n'auront pas d'élu au Conseil régional

19:41
Locuteur

pendant les 6 ans qui viennent ?

19:42
Locuteur 10

Justement, c'est vrai que ça s'est passé aussi comme ça la dernière fois. Moi je reconnais que ça a été une mobilisation très républicaine, qui allait au-delà aussi de notre famille politique. Mais c'est vrai que je pense aussi, et vous ne pouvez pas le démentir, même si moi je trouve que les sondages, enfin franchement les commentaires médiatiques et les sondeurs, devraient aussi se remettre en cause. Pas que les sondages politiques. Mais au départ, les sondages donnaient très clairement une victoire à Renaud Miseulier. On a été déstabilisés par ça, et on a été... D'ailleurs, ça a déstabilisé les électeurs eux-mêmes, en disant mais où ? On va où ? Avec qui ?

Je le disais tout à l'heure, vous savez, c'est comme La République en marche. Moi, je n'oublie pas... D'ailleurs, vous savez, on parle d'abstention. Les élections législatives de 2017, c'est là où il y

20:21
Locuteur

a

20:21
Locuteur 10

eu le plus fort taux d'abstention pour une législative depuis le début de la Vème République. Pourquoi ? Moi, je me souviens d'un bureau politique où nous étions à côté d'Edouard Philippe, à côté de Gérald Dermanin, nous étions en train de nous mobiliser pour la législative. Le soir même, ils se retrouvent à Matignon et à Bercy. Ça fait mal.

20:40
Locuteur

Et

20:40
Locuteur 10

donc là, les électeurs, ils ne

20:41
Locuteur

sont

20:41
Locuteur 10

pas mobilisés. C'est ça qui fait mal à la politique. Moi, vous savez, les débats, j'aime le débat, j'aime le combat politique, j'aime les campagnes, j'aime effectivement la confrontation d'idées. Je peux ne pas être d'accord avec vous, mais je vous respecte pour vos combats, vos idées. Je n'aime pas ceux qui vont à la gamelle. Un coup là, un coup là. Et d'ailleurs, les municipales, comptez le démontrer ? Parce que ce n

21:03
Locuteur

'est

21:03
Locuteur 10

pas la prime au sortant.

21:03
Présentateur

Pardon,

21:04
Locuteur

je vous permets de reprendre l'instant,

21:05
Présentateur

parce que je voudrais entendre la réaction

21:06
Locuteur

de Orberger, parce que du coup, vous êtes visé, vous, directement à Orberger. Pour

21:09
Locuteur 10

terminer, dernier exemple, les municipales, parce que là, on dit que

21:12
Locuteur

c'est

21:12
Locuteur 10

la prime au sortant, les

21:13
Locuteur

municipales,

21:14
Locuteur 10

Lyon, Bordeaux, Nancy, Strasbourg, que ce soit à droite ou à gauche, tous ceux qui sont alliés avec En Marche, le baiser de la mort, ils ont tous perdu. Et ils

21:23
Locuteur

étaient sortants. Et

21:24
Locuteur 10

ils étaient sortants.

21:25
Présentateur

Orberger,

21:26
Locuteur

vous êtes allés à la gamelle ? Non, mais Toulouse est l'exemple inverse. C'est une alliance entre... Oui, à droite, à

21:29
Locuteur 10

gauche, ils ont tous perdu. Non,

21:31
Locuteur

Toulouse est l'exemple

21:31
Locuteur 10

inverse, Mme Dati.

21:32
Locuteur

Toulouse

21:33
Présentateur

est l'exemple inverse d'une alliance, justement,

21:35
Locuteur

entre un sortant

21:36
Présentateur

LR, avec des élus de la République en Marche, qui sont aujourd'hui dans l'exécutif à Toulouse. Donc c'est un petit peu plus

21:41
Locuteur

compliqué que ceux-là. Ils ont été LR, ils sont devenus En Marche,

21:43
Locuteur 10

ils sont redevenus

21:43
Locuteur

LR. Non,

21:44
Locuteur 10

ils ont fait un choix

21:45
Locuteur

d'alliance,

21:46
Locuteur 10

et je pense que c'était le bon choix. Non, mais ça, c'est les candidats porte-bagages. Voilà, ils sont sur le porte

21:50
Locuteur

-bagages. C'est fou, c'est un problème d'avoir ce mépris-là. Vous êtes sur le porte-bagages

21:54
Locuteur 10

des

21:55
Locuteur

verts, des socialistes,

21:57
Locuteur 10

de

21:57
Locuteur

la

21:57
Locuteur 10

droite, à un moment donné, on vous secoue. Voilà, vous êtes à terre. Alors, excusez

22:00
Locuteur

-moi... Ça veut

22:01
Locuteur 10

dire que si dans dix mois, par exemple, au moment de la présidentielle, Emmanuel Macron remporte à nouveau la présidentielle, vous voudriez qu

22:07
Locuteur

'on

22:07
Locuteur 10

tienne le même discours, vous concernant,

22:09
Locuteur

vous voudriez qu'on tienne ce discours à ce niveau

22:11
Locuteur 10

de

22:11
Locuteur

mépris, en fait. Moi, je

22:12
Locuteur 10

pense, Mme Berger, que le duel Macron-Le Pen que tout le monde veut, et

22:15
Locuteur

qu'on

22:15
Locuteur 10

prie

22:16
Locuteur

les médias... Moi, je serais

22:17
Locuteur 10

ravie

22:17
Locuteur

qu'il y ait un candidat... Laissez-nous en dehors de ça, s'il vous plaît, Rachida. Monsieur Poursier, quand je viens sur

22:22
Locuteur 10

ses plateaux,

22:23
Locuteur

on

22:23
Locuteur 10

me dit, alors, Le Pen ou Macron ?

22:25
Locuteur

Je vous invite, vous n'êtes pas venu, je

22:28
Présentateur

n

22:28
Locuteur

'ai

22:28
Présentateur

pas pu vous poser ces questions.

22:29
Locuteur

Je ne vous aurais pas posé, en tout cas.

22:32
Locuteur 10

Voilà, maintenant, vous n'allez pas me la poser, parce que ce ne sera pas le cas.

22:34
Présentateur

Je ne

22:34
Locuteur

l

22:34
Présentateur

'ai pas fait. Voilà, très bien. Laurent Neumann, je vous ai vu noter plein de choses en écoutant Thierry Mariani. Ce sera

22:39
Locuteur

un écologiste contre un républicain. Ce sera un bon

22:41
Présentateur

débat démocratique. J

22:42
Locuteur

'ai noté

22:43
Présentateur

notamment une phrase, il a parlé du système coalisé. Il a dit, Muselier, il était soutenu des macronistes aux communistes. Mais ça porte un nom. Ça s'appelle le Front Républicain. Et le Front Républicain, on nous avait expliqué qu'il était mort, que ça n'existait plus, que ça ne marchait plus. Je note quand même que ce soir, dans la région PACA, je ne

23:02
Locuteur

sais

23:02
Présentateur

pas ce qu'en pense M. Rivière, mais ce soir, dans la région PACA, le fameux Front Républicain, qui avait marché déjà il y a 6 ans, a refonctionné dans cette région à nouveau. Et j'ai presque envie de vous dire, dans les Hauts-de-France, où il y avait une triangulaire, voir Xavier Bertrand à plus de 50% au deuxième tour, peut-être que c'est aussi une forme de Front Républicain. Non, mais effectivement, ça a fonctionné, mais avec quel taux de participation ? Aujourd'hui, vous avez un tiers des Français qui ont dit, on donne encore une chance à ce système, on joue avec.

Et dans ce tiers de Français, ils ont effectivement suivi cette coalition contre nature, incarnée et dirigée par Renaud Muselier, et ça a fonctionné. Mais Renaud Muselier, là, ce soir, il a moins de 20% des électeurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur qui ont voté pour lui. La totalité du système s'est mis en place pour lui apporter des voix.

23:53
Locuteur

On n'a pas réussi à mobiliser. Mais pardonnez-moi, la contrepartie du Front Républicain, c'est le fameux

23:56
Présentateur

plafond vert auquel

23:58
Locuteur

le Front National se heurtait

24:00
Présentateur

déjà

24:00
Locuteur

avant. Je sais

24:03
Présentateur

bien

24:03
Locuteur

que

24:03
Présentateur

c'est une volonté d'essayer de transposer des analyses sur ce score des régionales aux élections présidentielles. Ça n'est pas le cas. Vous avez aujourd'hui, je vous le disais tout à l'heure, énormément d'électeurs qui refusent ce système et qui aujourd'hui se disent, de toute façon, participer, ça ne sert à rien, ça n'a rien changé. Il y a eu la période du Covid qui a été extrêmement compliquée où on a eu un confinement de la pensée politique, un confinement des échanges. Aujourd'hui, l'élection qui compte, que le seul moment où on va pouvoir changer la politique, changer de politique, c'est l'élection présidentielle.

24:34
Locuteur

Jérôme Rivière, la difficulté, c'est que vous dites, excusez-moi, je vous donne la parole dans un

24:37
Présentateur

instant, Yannick Jadot. La difficulté, Jérôme Rivière, c'est que vous dites, en gros, Renaud Musulier est élu par une très faible partie du corps électoral, mais si Thierry Mariani avait été élu, je pense que vous

24:45
Locuteur

seriez félicité de cette victoire.

24:47
Présentateur

Vous ne seriez

24:47
Locuteur

pas sur

24:48
Présentateur

ce plateau en train de mettre en cause sa légitimité. Je ne mets pas en cause sa légitimité, je répondais à l'aspect du Front Républicain. S'il y avait eu, puisqu'il y avait péril, et qu'effectivement, on a entendu sonner les tambours, appeler le rappel sur le thème, c'est terrible, le Rassemblement National va passer. On aurait eu un regain de participation. Vous pourriez me dire que le Front Républicain

25:05
Locuteur

fonctionne. C'est le cas

25:05
Présentateur

en PACA, il y a

25:06
Locuteur

eu

25:06
Présentateur

10 points de participation en plus entre le premier et le second tour, soit plus qu'en 2015. Il n

25:10
Locuteur

'y a

25:10
Présentateur

pas 10 points de participation.

25:11
Locuteur

Il y a eu plus de participation. Vous

25:12
Présentateur

avez un peu

25:13
Locuteur

parlé

25:13
Présentateur

de la même chose qu'au niveau national. Il n

25:15
Locuteur

'y a

25:15
Présentateur

pas eu de

25:15
Locuteur

regain. En PACA, il y a eu plus de participation. Non, ce n'est pas vrai. En

25:18
Présentateur

PACA, vous avez un point de plus qu'au niveau national. Ce n

25:21
Locuteur

'est

25:21
Présentateur

pas un regain de participation. Ce que je veux dire,

25:23
Locuteur

c

25:23
Présentateur

'est que le Front Républicain en tant que tel n'a pas fonctionné. On n'a pas quelque chose d'efficace. Yannick Jadot.

25:28
Locuteur

Il

25:29
Présentateur

faut faire attention sur le Front Républicain parce qu'il y

25:31
Locuteur

a

25:31
Présentateur

une lassitude et on voit à la fois, quand on regarde les enquêtes d'opinion, à la fois, le Rassemblement National ne mobilise pas plus d'électeurs, y compris potentiellement, mais la tolérance à l'arrivée au pouvoir du Rassemblement National devient de plus en plus forte. Le Rassemblement National ne se combat pas simplement les seconds tours d'élections. Il se combat tous les jours.

25:57
Locuteur

Quand on se bat

25:58
Présentateur

pour avoir une gare, une poste, créer des entreprises autour du bâtiment, autour des énergies renouvelables, l'agriculture paysanne, quand on se bat pour avoir des services publics de qualité, quand on défend une industrie française, on combat la désespérance sociale, l'insécurité économique, le manque de démocratie, autant de choses qui alimentent le vote Rassemblement National. Donc, s'il doit y avoir, à partir de demain, un grand débat national dans la perspective de la présidentielle et des législatives,

26:31
Locuteur

c

26:31
Présentateur

'est les réponses aux enjeux essentiels que portent les Français. Santé, pouvoir d'achat, inégalité, crise climatique,

26:41
Locuteur

insécurité.

26:42
Présentateur

Bien sûr qu'il faut traiter tout ça.

26:44
Locuteur

Mais c'est en

26:45
Présentateur

traitant ça qu

26:46
Locuteur

'on recrée

26:46
Présentateur

de la démocratie et qu'on évite le vote populiste. On voit bien, Yannick Jadot, qu'à la présidentielle, qui sera une élection totalement différente, les thèmes que portent les Français dans leurs aspirations, dans leurs inquiétudes, seront beaucoup plus lisibles par rapport aux compétences du président et de ses ministres qu'on ne l'a eue là dans ces régionales. Ça, ça sera une première clarté de la présidentielle. Deuxièmement, la présidentielle, il n

27:04
Locuteur

'y a

27:04
Présentateur

pas besoin de front républicain puisqu'on ne

27:06
Locuteur

peut

27:06
Présentateur

pas avoir 3 ou 4 ou 5 candidats au second tour donc personne n

27:09
Locuteur

'est

27:09
Présentateur

obligé de se retirer. On

27:10
Locuteur

a tous fait le

27:10
Présentateur

front républicain en 2017.

27:11
Locuteur

Non,

27:12
Présentateur

ce n

27:12
Locuteur

'est

27:12
Présentateur

pas un front républicain. Le front républicain, c'est quand certains sont obligés de se retirer alors

27:17
Locuteur

qu'ils pourraient se maintenir.

27:18
Présentateur

Quand vous appelez à voter

27:20
Locuteur

pour éviter

27:21
Présentateur

la catastrophe, je suis désolé,

27:23
Locuteur

ça s'appelle un front républicain. Non, ça

27:24
Présentateur

s'appelle des appels à voter, ça s'appelle des alliances. Mais le front

27:27
Locuteur

républicain, c'est trop subtil.

27:32
Présentateur

Laissez

27:32
Locuteur

-moi aller au bout.

27:33
Présentateur

Le front républicain, pour moi, c'est quand quelqu'un peut se maintenir et choisit de se s'aborder pour éviter que le Rassemblement national ne passe. On l'a vu en 2017 dans les Hauts-de-France et en PACA et on l'a vu cette fois-ci une seule fois dans une seule région. En 2017, à la présidentielle, ce n'est pas la même chose. Personne n'a été obligé de se retirer pour éviter

27:51
Locuteur

une victoire de Macron. Les gens

27:55
Locuteur 10

ont été obligés de voter Macron sans conviction et

27:59
Locuteur

sans allusion. Mais comme Jacques Chirac en

28:00
Locuteur 10

2002. Oui,

28:00
Locuteur

mais regardez. Ça s'appelle le front républicain. Non, je n'appellerai pas ça un front républicain. Ça change un peu la nature. Non, ça ne change pas la nature du tout. Par

28:07
Présentateur

ailleurs,

28:08
Locuteur

il y a une deuxième chose, un

28:09
Présentateur

deuxième phénomène, c'est qu'on a vu dans cette élection au deuxième tour une partie de l'électorat en marche, sans doute sa partie la plus à droite, aller vers les candidats de droite, je pense à Christelle Morenset et à Valérie Pécresse, pour éviter aussi une gauche radicale et une écologie considérée comme radicale. Mais c'est un choix.

28:26
Locuteur

Il y a eu du

28:26
Présentateur

vote en marche pour éviter le RN, on l'a vu en PACA dès le premier tour. Mathieu

28:30
Locuteur

Hortense, c'est l

28:31
Présentateur

'écologie

28:31
Locuteur

radicale. Allié avec la France

28:32
Présentateur

insoumise.

28:33
Locuteur

J'ai dit perçu comme fait. Regardez le projet. Allié avec la France insoumise. François de Rugy recule. C'est la vérité.

28:40
Présentateur

Il recule parce qu'une partie de leurs électeurs disent on vote utile, on préfère la droite à cette gauche-là, à cette écologie-là. Est-ce que ce n

28:47
Locuteur

'est

28:47
Présentateur

pas un message pour vous pour affiner, adoucir, rassurer pour que ces transferts

28:52
Locuteur

-là... Non, il n'y a pas des

28:52
Locuteur 10

attelages.

28:53
Locuteur

Il n'y a

28:53
Présentateur

pas

28:53
Locuteur 10

des

28:53
Présentateur

attelages. Parce que moi, je pense que les Français ne supportent plus les attelages. Ils préfèrent une alliance de convictions. Mais là où je rejoins Yannick Jadot,

29:03
Locuteur 10

vous ne pouvez pas dire que ce qui s'est passé en 2017, ça a

29:05
Locuteur

été

29:05
Locuteur 10

un vote d'adhésion. C'est faux. Ça n

29:08
Locuteur

'a

29:08
Locuteur 10

pas été

29:08
Locuteur

un vote d'adhésion. En revanche, dans la

29:08
Présentateur

perspective de ce qui attend le pays dans un an, donc l'élection présidentielle, Yannick Jadot, pour poursuivre ce que dit Christophe Barbier, vous allez devoir clarifier un certain nombre de choses.

29:15
Locuteur

Parce

29:15
Présentateur

que des gens ont voté pour vous dans les Hauts-de-France, par exemple, Karim Adéli, mais il y avait les communistes,

29:21
Locuteur

il

29:21
Présentateur

y avait la France insoumise, il y avait les socialistes. Dans la région PACA, vous avez dit à tout le

29:25
Locuteur

monde...

29:25
Présentateur

Même

29:25
Locuteur

en Ile

29:25
Présentateur

-de-France ? On se retire en Ile-de-France, avec Pulvar, avec Autain.

29:29
Locuteur

Enfin

29:29
Présentateur

bon, bref. Vous-même, vous avez des aspirations. Il y

29:31
Locuteur

en

29:31
Présentateur

a d'autres qui ont des aspirations dans votre camp. Jean-Luc Mélenchon ira. Fabien Roussel veut y aller. Bref, il va falloir expliquer les choses. Très bien. Jean-Luc Mélenchon ira et nous construirons un projet et une candidature de rassemblement entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. Ça fait à peu près un an que je tiens le même discours, donc on ne

29:49
Locuteur

peut

29:49
Présentateur

pas me reprocher un manque de clarté. Mon écologie, elle est républicaine. Je veux dire, y compris la République, la laïcité, sont filles de la gauche. Donc il faut arrêter...

29:58
Locuteur

C'est de moins en

29:59
Locuteur 10

moins le cas aujourd

29:59
Locuteur

'hui.

29:59
Présentateur

Mais arrêtez, c'est ridicule.

30:01
Locuteur

Quand vous avez une partie de la gauche qui défile avec le CCIF, c

30:03
Présentateur

'est une réalité.

30:04
Locuteur

C'est une

30:05
Présentateur

réalité.

30:06
Locuteur

D

30:06
Présentateur

'accord. Est-ce

30:06
Locuteur

que vous vous

30:07
Présentateur

condamnez ou pas ? On peut reprendre. Vous savez, moi, je n

30:10
Locuteur

'ai

30:10
Présentateur

pas été à cette manifestation. Vous,

30:11
Locuteur

non.

30:11
Présentateur

Je n

30:12
Locuteur

'ai

30:12
Présentateur

pas de

30:12
Locuteur

problème avec ça. Mais d'autres

30:12
Locuteur 10

écologistes, oui.

30:13
Présentateur

Mais vous savez, regardez dans les territoires toutes les collusions qu'il y a eu entre des élus locaux et le communautarisme pour essayer de récupérer des voix de manière totalement scandaleuse. Regardez le scandale de Valérie Pécresse qui a emmené les bus communautaires. Yannick Jadot,

30:31
Locuteur

je vais vous interroger à votre sujet. On ne parle pas des autres, là. Non, mais ce que je veux dire, c'est que vous savez, à un moment

30:35
Présentateur

donné, à un moment donné... C'est trop

30:37
Locuteur

facile de

30:37
Présentateur

trouver les

30:38
Locuteur

yeux.

30:38
Présentateur

Vous

30:38
Locuteur

savez,

30:38
Présentateur

si on met encore un an les polémiques

30:42
Locuteur

comme

30:42
Présentateur

ça sur... En fait, il n

30:44
Locuteur

'y

30:44
Présentateur

a plus qu'un parti qui est républicain, c'est le vôtre.

30:46
Locuteur

C'est pas ce que je veux dire. Tous les autres sont les ennemis de la République. Faites attention.

30:49
Présentateur

La

30:50
Locuteur

question, c'est est-ce qu'il y a une clarté politique qui fait que la gauche recuse l'alliance avec les insoumis. C'est ça la seule question que je vous pose.

30:55
Présentateur

C'est trop

30:57
Locuteur

facile de balayer d'un revers de la main cette question sur les valeurs républicaines.

31:01
Présentateur

Mais

31:01
Locuteur

je

31:01
Présentateur

n'ai

31:01
Locuteur

pas de problème avec

31:02
Locuteur 10

Jean-Luc Mélenchon, juste...

31:03
Présentateur

Non, mais j'ai toujours été très clair sur mes convictions, les positions que je tenais. Mais attention, les Français, regardez les sondages, ils veulent de la sécurité. Ah, c

31:13
Locuteur

'est du direct. Ils veulent de la sécurité. Je rassure les gens. Il n'y a pas eu de chute.

31:17
Présentateur

Il

31:17
Locuteur

y

31:17
Présentateur

a eu des chutes d'objets, mais pas de personnes.

31:19
Locuteur

Ils veulent... Donc, personne n'est blessé.

31:21
Présentateur

Ils veulent du pouvoir d'achat. Ils veulent qu'on se batte contre le dérèglement climatique, y compris parce qu'ils ont compris que ça créait de l'emploi. Ils veulent des services publics. Ils veulent de la sécurité.

31:30
Locuteur

J'entends Yannick Jadot. Pardon, vous comprenez. Mais c'est ça le sujet. À un moment donné, il va quand même

31:33
Présentateur

falloir qu

31:34
Locuteur

'on

31:34
Présentateur

fasse

31:34
Locuteur

une débat sur les sujets qui préoccupaient de passer.

31:36
Présentateur

C'est pile la question que je vous pose. J'y reviens. Des gens se sont exprimés en faveur de votre parti avec des alliances d'autres partis sur des projets de fond. Des listes,

31:47
Locuteur

des idées, des programmes.

31:48
Présentateur

Regardez le programme de Mathieu Herfelin. Mais ce

31:50
Locuteur

ne

31:50
Présentateur

sera

31:50
Locuteur

pas... Excusez-moi. Où vous voyez une écologie extrémiste. Est-ce que je peux

31:52
Présentateur

donner un exemple ? Regardez le programme en...

31:54
Locuteur

Yannick Jadot, je termine juste là-dessus. Vous n'aurez pas forcément le même

31:57
Présentateur

programme que Jean-Luc Mélenchon

32:00
Locuteur

que Fabien Roussel. C'est clair. Yannick Jadot, juste, je vais vous donner un

32:04
Locuteur 10

exemple. Non mais...

32:05
Locuteur

Je n'ai jamais dit qu'on ferait une candidature commune avec Jean-Luc Mélenchon. Il veut être

32:08
Présentateur

candidat.

32:09
Locuteur

Il

32:10
Présentateur

veut être candidat. Je vais vous donner un exemple sur les attelages où les Français ne supportent plus ça. À Paris,

32:14
Locuteur

nous

32:15
Locuteur 10

sommes le premier groupe politique au Conseil de Paris. J'ai le plus d'élus que Mme Hidalgo et que les autres groupes politiques.

32:21
Locuteur

À

32:21
Locuteur 10

chaque fois, la majorité, à chaque Conseil de Paris, je vous invite à regarder, d'ailleurs, la presse en fait très peu, mais elle en fait parfois écho, la majorité explose. Elle a explosé sur la police municipale. Vous savez très bien que les Verts ont voté contre, les communistes ont voté contre et elle n'a pu exister sur son principe que grâce

32:39
Locuteur

au

32:39
Locuteur 10

vote de mon groupe. Ça, c'est le premier point. Sur la 5G, tout le monde a voté contre. Il n'y avait que le groupe d'Anne Hidalgo qui n'a pas eu la majorité. Elle a eu besoin de notre appui pour la faire passer. Tous les sujets, tous les sujets au Conseil de Paris, la majorité explose sur tous les sujets. Donc, vous ne pouvez pas dire que vous avez une cohérence idéologique ou politique quand il y a comme ça une coalition qui, pour moi, je considère, c'est un attelage.

33:02
Présentateur

Je ne

33:02
Locuteur

vous

33:02
Présentateur

dis pas qu

33:03
Locuteur

'il

33:03
Présentateur

n

33:03
Locuteur

'y

33:03
Présentateur

a pas un certain nombre de questions

33:05
Locuteur

à régler. C'est pour ça qu'il faut de la clarté sur l'écho. Je pense qu'on

33:06
Présentateur

les a dans toutes les forces politiques.

33:08
Locuteur

Mais bien

33:08
Présentateur

sûr,

33:08
Locuteur 10

mais je dis

33:09
Présentateur

simplement... Vous avez toujours été extrêmement clair vis-à-vis du Rassemblement national. Quand j'écoute Pelletier, Morano ou Ciotti, on ne peut pas

33:18
Locuteur

en dire de la même façon. Vous connaissez

33:20
Présentateur

mes combats

33:20
Locuteur

et mes positions.

33:21
Présentateur

Donc,

33:22
Locuteur

ce

33:22
Présentateur

que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, il y a un paysage politique qui est en difficulté incontestablement. Mais la seule façon, la seule façon de retrouver la confiance des Françaises et des Français, c'est d'apporter des réponses très pragmatiques à leurs difficultés du quotidien, d'accompagner leurs aspirations parce qu'il y a des femmes et des hommes partout, extraordinaires dans notre pays et qu'on retrouve la fierté de la France aussi à l'occasion du prochain quinquennat. Je vous remontre la carte de France des régions ce soir. Vous pouvez prendre celle d

33:56
Locuteur

'il

33:56
Présentateur

y

33:56
Locuteur

a

33:56
Présentateur

6 ans, c'est la même, en tout cas pour ce qui

33:57
Locuteur

est

33:57
Présentateur

de la France métropolitaine. Les mêmes régions gagnées par les présidents sortants qui se présentaient à

34:02
Locuteur

leur succession. Plus facilement

34:03
Présentateur

cette fois-ci que la dernière fois. Marie-Guide Duffet, Hervé Morin avaient gagné Récrac. Là, ils se sont promenés. Et nous allons continuer de décortiquer ces résultats, de nous projeter sur la suite dans quelques secondes. Reste avec nous. 7 jours BFM. Bienvenue dans 7 jours BFM, le talk, l'actualité en images et en débats. Tous les week-ends, l'émission de grands reportages de BFM TV. Immersion, enquête. Que pouvons-nous faire ? Nous pouvons-nous aller ? Portrait

34:29
Locuteur

et

34:30
Présentateur

nos invités acteurs de l'actualité. On ne peut pas interdire une idée, on peut la combattre. 7 jours BFM, tous les vendredis, 20h30. Tous les samedis, dimanches, 17h et 20h sur BFM TV.

34:47
Locuteur 2

Votre programme avec Lise Plan. Votre partenaire location longue durée pour une mobilité durable.

34:58
Présentateur

Je viens de basculer dans un gros match avec Betclic. Je vous assure, en plus, c'était mal engagé.

35:03
Locuteur

Je

35:03
Présentateur

leur cadrais l'équipe. Je leur apportais ma science du jeu. Bon,

35:07
Locuteur 2

non, non, attends, attends,

35:10
Présentateur

Ok, bon, on se voit le jour.

35:16
Locuteur

Il

35:16
Présentateur

faut une mort, petit filet.

35:22
Locuteur 2

Bascule dans le game avec Betclic. Feimurt, petit filet.

35:27
Locuteur

Petit

35:27
Locuteur 2

filet. C'est parti, la royale !

35:43
Présentateur

On match avec la meilleure des pizzas à dévorer, celle du kiosque à pizza.

35:47
Locuteur

Plus

36:31
Locuteur 2

durable et plus responsable. Senseo, à vous de choisir. A l'occasion du Tour de France, pour chaque machine achetée, Senseo vous offre six mois de café. Senseo, café officiel et engagé du Tour de France. 24h sur 24, 7 jours sur 7, en live ou en replay, toutes les chaînes RMC BFM sont réunies sur la toute nouvelle plateforme à la demande RMC BFM Play. Où que vous soyez, partout, tout le temps, quand vous voulez. RMC BFM Play, s'informer, découvrir, explorer, disponible gratuitement sur mobile, tablette et web sur rmcbfmplay.com.

37:10
Locuteur

Il

37:21
Présentateur

est 22h48 de votre soirée électorale, toujours en compagnie d'Orberger pour la République En Marche.

37:25
Locuteur

Je

37:25
Présentateur

salue Agnès Évrin qui nous a rejoint pour la République En

37:27
Locuteur

Marche.

37:28
Présentateur

Bonsoir, bienvenue. Yannick Jadot pour Europe Écologie Les Verts, Jérôme Rivière pour le Rassemblement National, Amandine Attalaïa et Christophe Barbier pour le parti BFM TV. Bonsoir à tous. Les enseignements que vous tirez, Agnès Évrin, de cette soirée d'élection

37:41
Locuteur

?

37:41
Locuteur 9

Ce soir, il y a trois perdants qui sont les trois forces politiques autour desquelles, finalement, les débats médiatiques s'organisaient ces dernières semaines. Évidemment, La République En Marche qui a subi un échec cuisant, c'est le score le plus bas de la Ve République. Et moi, j'ai encore sous les yeux cette affiche où on voyait Laurent Saint-Martin, soutenir Laurent Saint-Martin, c'est voter pour Emmanuel Macron. C'est dire, en effet, si c'est un désaveu cinglant pour le président de la République. Évidemment, un désaveu également pour le Rassemblement National qui devait être quand même le favori. Et puis, pour la France Insoumise également qui devait jouer les troubles faites.

Et finalement, ceux qui étaient considérés comme déjà enterrés sont ceux qui ont finalement gagné. Ce sont donc les Républicains. La droite est victorieuse ce soir et j'en suis extrêmement fière, je dois le dire.

38:33
Présentateur

Sur votre premier point, Agnès, ça veut dire que vous estimez que ça s

38:35
Locuteur

'agit

38:35
Présentateur

d'une sanction pour Emmanuel Macron. C

38:37
Locuteur

'est

38:37
Présentateur

ça que vous dites quand vous appuyez le vote, l'appui présidentiel ?

38:42
Locuteur 9

Évidemment. Il a quand même dans les derniers jours envoyé des SMS en disant voter pour Laurent Saint-Martin, c'est soutenir Emmanuel Macron. Donc, c'est un sacré revers et on voit bien que son mouvement finalement n'a pas réussi à s'implanter. Ça fait quatre ans qu'Emmanuel Macron a créé ce mouvement qui finalement ne repose que sur un seul homme, qu'il n'a pas d'identité, ce mouvement, qu'il n'a pas de troupes, il n'a pas d'élus locaux, il n'a pas de militants. Et c'est pour ça que systématiquement, il organisait une forme de stratégie du coucou. C'est-à-dire qu'on siphonne les

39:13
Locuteur

positions

39:14
Présentateur

locales puisque En Marche n'en a pas tout simplement. Donc oui,

39:17
Locuteur

je

39:17
Présentateur

le redis, c'est un désaveu pour le président et même pour son quinquennat. Alors, Berger, c'est la défaite d'Emmanuel Macron. Déjà, aucun candidat sortant, aucun président de région sortant n'a fait campagne en disant voter pour moi, c'est voter contre le président de la République. Personne.

39:30
Locuteur

Pas plus Valérie Pécresse.

39:32
Locuteur 10

Valérie Pécresse n'a pas dit

39:33
Locuteur

voter pour

39:34
Présentateur

moi, c'est voter contre le président de la République. Personne n'a cherché à mobiliser sur ce sujet. Ils ont tous cherché à mobiliser sur leur bilan et c'est là-dessus d'ailleurs, vraisemblablement, qu'ils ont gagné ce soir. Donc je ne crois pas que le président de

39:44
Locuteur

la

39:44
Présentateur

République d'ailleurs n'ait pas lui-même envoyé des SMS sur

39:47
Locuteur 10

le sujet. Ce qui est certain, c'est qu'encore une fois, un ancrage local, ça prend du temps. Valérie Pécresse, elle a été deux fois candidate au régional et pendant 11 ans, elle a été dans l'opposition. Il faut juste qu'on accepte, nous, qu'en effet, un ancrage local, ça prend du temps. On a vocation à durer. C'est ça que moi, je veux dire ce soir. On n'a pas vocation à repartir. Certains l'espèrent, en rêve, considèrent qu'il n'y

40:06
Locuteur

a

40:06
Locuteur 10

qu'un seul clivage qui existerait dans notre pays, qui sera un clivage entre la gauche et la droite. Je pense qu'il y a de la place pour que d'autres clivages puissent exister, pour que d'autres forces politiques puissent exister et on va

40:17
Présentateur

accepter aussi, et c'est un message pour l'interne, que oui, pour la première fois, on va avoir des élus départementaux, des élus régionaux. On a même des parlementaires qui ont gagné sur des élections départementales, sur un scrutin majoritaire au cœur de leur territoire et de leur

40:28
Locuteur

circonscription,

40:29
Locuteur 10

de Brigitte Bourguignon à Thomas Meignet à Charlotte Lecoq dans les territoires qui sont difficiles. Eh bien, moi,

40:34
Présentateur

je me réjouis qu'encore une fois, on accepte de s'ancrer et de s'ancrer durablement. Pourquoi est

40:38
Locuteur

-ce

40:38
Présentateur

que le Rassemblement National n'arrive pas à gagner ce type de rendez-vous

40:41
Locuteur

? Et s'il vous

40:43
Présentateur

plaît, s'il vous plaît, ne dites pas le système. Non, non, non, je vous l'ai dit, cette élection, on n'a pas réussi à mobiliser notre électorat. Une partie de la raison de cette non-mobilisation, c'est qu'on a une hyper-présidentialisation du régime et que je pense que les électeurs, une grande partie de nos électeurs, ce qui les intéresse, c'est de changer, c

41:02
Locuteur

'est

41:02
Présentateur

de passer à une autre politique et que pour eux, c'est l'élection suivante. Et quand j'entends tout à l'heure dire la droite a gagné, il y a des droites qui ont gagné. Il n'y a rien à voir entre Renaud Muselier, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez ou Valérie Pécresse. Ils

41:18
Locuteur

ne sont même pas

41:18
Présentateur

dans

41:19
Locuteur

le même parti. Ça n'a aucun

41:19
Présentateur

sens ce que vous dites. Ils ne sont même pas

41:20
Locuteur

dans le même parti.

41:21
Locuteur 5

Vous

41:22
Locuteur

avez

41:22
Présentateur

des partis locaux avec un ancrage local qui ont réalisé un travail et les quelques électeurs qui ont décidé de venir voter ont reconduit les sortants. Mais je ne pense pas qu'on ait une victoire et qu'on puisse tirer des conclusions encore une fois nationales sur cette victoire qui est extrêmement courte. Ces victoires qui sont extrêmement courtes puisqu'elles sont encore une fois avec aucun regain

41:44
Locuteur

de

41:45
Présentateur

participation

41:46
Locuteur

entre

41:46
Présentateur

les deux tours. À chaque fois,

41:48
Locuteur

on

41:48
Présentateur

avait au moins 6% de participation supplémentaire. Là, rien du tout. C'est un encéphalogramme plein entre

41:56
Locuteur

les deux tours. Vous savez, aux législatives, en 2017, je tiens à rappeler

41:58
Présentateur

qu'il y avait 56,5% d'abstention. Personne n'a contesté les résultats. Mais je ne conteste pas les résultats.

42:05
Locuteur

Mais si, vous dites l

42:06
Présentateur

'abstention explique que finalement, ce n

42:07
Locuteur

'est

42:07
Présentateur

pas véritablement une victoire pour la droite.

42:09
Locuteur

Oui, il n'y a pas de droite. Il n'y a pas une droite. On a gagné les municipales,

42:13
Locuteur 6

on a gagné les

42:13
Locuteur

législatives

42:14
Locuteur 6

partielles,

42:14
Locuteur

on

42:14
Locuteur 6

a gagné ce soir

42:15
Locuteur

encore une fois les régionales. 2015, vous avez gagné de la même

42:18
Présentateur

façon en 2017.

42:20
Locuteur

Ça veut dire, Jérôme Rivière, quand vous dites qu'il n'y a pas une droite, il y a

42:22
Présentateur

des droites, vous faites partie de ces droites.

42:24
Locuteur

C

42:24
Présentateur

'est

42:24
Locuteur

ce

42:24
Présentateur

que vous dites. Non, nous,

42:25
Locuteur

il

42:25
Présentateur

y

42:25
Locuteur

a

42:25
Présentateur

le Rassemblement National.

42:26
Locuteur

Mais nous, on n'en partage aucune valeur avec le Rassemblement National. Et

42:29
Présentateur

vous avez de l'autre côté les partis traditionnels qui ont explosé. Je veux dire que ce soit les partis de gauche ou les partis de droite, de la droite d'Asie. J'étais député UMP autrefois et je l'ai quitté cette droite-là parce qu'elle ne me donnait pas satisfaction. Ce que vous m'avez dit, pour le résultat, on est très traditionnels puisqu'effectivement, les électeurs ne sont pas venus voter. Mais je pense que nos électeurs sont essentiellement des gens qui n'en peuvent plus du fonctionnement de notre démocratie, qui n'en peuvent plus de ne pas être représentés à l'Assemblée Nationale puisqu'il n

43:00
Locuteur

'y a

43:00
Présentateur

pas de proportionnel qu'Emmanuel Macron, d'ailleurs, refuse d'instaurer cette proportionnelle. Et ce ras-le-bol, ce sentiment que tout continue, que rien ne bougera jusqu'à ce qu'on ait ce choix ultime qui est le choix de la personne qui préside au destiné de la France. C'est ça le message que je retiens ce soir. C'est que les Français se réfugient dans ce seul vote qui permettra de changer les choses qui est l'élection présidentielle. Est-ce que le Rassemblement National n'est pas un peu moins révolutionnaire, un peu plus réactionnaire sur...

Politiquement, j'entends Christophe Barbier, du coup moins séduisant pour une partie de l'électorat qui aura envie de mettre un coup de pied dans le système ? Je crois qu'il y a deux problèmes pour le Rassemblement National. Certes, la présidentialisation aimante tout, sauf que Marine Le Pen donne l'impression depuis quelques mois de se préoccuper du second tour de la présidentielle en étant rassurante, plus arrondie qu'avant, en essayant de ne fâcher personne. Ça, ça me paraît être un choix tactique un peu curieux de penser d'abord au second tour avant le premier. Comme disait François Mitterrand, au premier tour, il faut rassembler son camp et donc il attaquait très durement ses opposants.

Le deuxième problème pour le Rassemblement National,

44:01
Locuteur

c

44:01
Présentateur

'est qu'il vit depuis des années maintenant sur une double culture, une culture très sociale, de générosité sociale qui lui a valu de très bons scores dans le nord et

44:09
Locuteur

l

44:09
Présentateur

'est de la France et qui bute maintenant sur la réticence d'un électorat de droite âgé qui considère que cette politique sociale elle coûterait trop cher. Et en même temps, il avait un autre sillon qu'il creusait qui était le sillon plus identitaire, parfois réactionnaire disaient ses adversaires, en tout cas sécuritaire, qui lui faisait des scores dans le sud-est de la France. Et ce sillon-là, attention, parce qu'il braque beaucoup, il diabolise et donc il faut arrondir les angles.

Et donc cette double culture commence à être problématique pour Marine Le Pen qui n'a plus l'allant de ses premières candidatures et qui surtout a aussi dans son passif la hantise de ce débat d'entre-deux-tours raté

44:46
Locuteur

qu

44:46
Présentateur

'elle doit faire oublier en permanence. Un exemple tout simple, moi j'ai été surpris de son attitude au moment de la gifle qu'a reçu Emmanuel Macron. Elle a parfaitement défendu le président de la République, la fonction, elle a été irréprochable. Oui, mais une partie de son électorat

44:59
Locuteur

a

45:00
Présentateur

envie de virulence et se disait c'est pas bien de gifler le président de

45:04
Locuteur

la

45:04
Présentateur

République mais il l'a bien cherché. Ce président est arrogant. On l'a vu d'ailleurs dans certains tweets. Et là, il se met en porte-à-faux avec un électorat qui au premier tour a envie d'en découvrir parce qu'il est en colère. Parce qu'il est très en colère. Comment mobiliser ce premier tour sans hypothéquer le second tour ? Comment réussir le second tour en étant arrondi sans perdre le premier tour en manquant

45:24
Locuteur

de... Jean

45:25
Présentateur

-Marie Le Pen a dit cette semaine la dédiabolisation du Rassemblement National n

45:28
Locuteur

'a

45:28
Présentateur

pas fonctionné. Mais la question est

45:30
Locuteur

de dédiaboliser aujourd

45:32
Présentateur

'hui sur tous ces sujets qui sont des sujets importants. On souhaite être un parti de gouvernement et non pas un parti de protestation. Mais

45:39
Locuteur

ça, ça a

45:40
Présentateur

faibli votre premier tour. Christophe Barbier, à la fin à l'élection présidentielle, le bulletin de vote se sera marqué Marine Le Pen. Et qui peut douter avec le nom de Marine Le Pen que nous ayons changé sur nos positions concernant la sécurité, la lutte contre l'insécurité ? Qui peut douter que

45:54
Locuteur

nous avons changé

45:54
Présentateur

sur

45:55
Locuteur

l'immigration ? Protester au premier tour, rassembler au deuxième tour, c'est pas facile.

45:58
Présentateur

C'est essentiel. Mais de toute façon, rassembler pour avoir plus d'un Français sur deux, en tout cas de ceux qui s'expriment, c'est un exercice difficile. Et je pense, moi, que Marine Le Pen mène la bonne stratégie dans la perspective de

46:08
Locuteur

cette élection.

46:08
Présentateur

Yannick Jadot, ensuite, Anissa.

46:10
Locuteur

On

46:10
Présentateur

peut aussi peut-être considérer qu'une partie de l'abstention des Françaises et des Français à ces élections qui sont pourtant si importantes pour leur vie quotidienne, les départements, les régions, regardent des compétences qu'elles exercent ou qu'ils exercent sur le social, l'économie, sur les transports, de l'éducation, tout ça.

46:28
Locuteur

Parce

46:28
Présentateur

que vous focalisez en permanence le débat, pardon, sur le Rassemblement National. Je veux dire, il y a d'autres forces politiques qui, aujourd'hui, recueillent une aspiration de la société à se transformer, à plus de bienveillance, à plus de services publics, à une économie qui se reconstruit sur le bas carbone pour pouvoir faire face au Rassemblement, pas au Rassemblement

46:53
Locuteur

National,

46:54
Présentateur

au réchauffement climatique. Vous voyez, moi-même, j'arrive à faire des lapsus comme ça.

46:58
Locuteur

Il

46:58
Présentateur

va falloir quand même dans l'année qui vient qu'on sorte du débat sur le Rassemblement National. Je suis désolé, c'est quand même d'abord un vote de protestation, c'est un vote de désespérance, d'insécurité, c'est un vote parce que les Françaises et les Français ne se sentent plus actrices et acteurs de la démocratie à l'échelle locale comme à l'échelle nationale. Donc c'est de ça dont il va

47:22
Locuteur

falloir parler. Mais nous, nous

47:23
Présentateur

posons les nouveaux termes quand nous disons proportionnel, quand nous disons renforcement des compétences des régions, des départements, quand nous disons citoyenneté locale, référendum d'initiative locale, quand nous disons salariés à 50% dans les conseils d'administration des entreprises. C'est créer de la démocratie partout quand le Rassemblement National veut nous affranchir de la démocratie et que le président de la République considère que c'est dans des bunkers qu'il faut faire la démocratie

47:54
Locuteur

et décider seul. Alors je suis assez d'accord avec ce que vous

47:57
Locuteur 5

venez de dire. Je voudrais juste réagir

47:58
Locuteur

à M.

47:59
Présentateur

Rivière. Mais vous avez Marianne qui est copain avec Bachar el-Assad, le président

48:03
Locuteur

Azeri, qui fait du

48:04
Présentateur

nettoyage ethnique d'Arménien. Non

48:06
Locuteur

mais M.

48:06
Présentateur

Rivière,

48:07
Locuteur

tout en même temps s

48:07
Présentateur

'il

48:08
Locuteur

vous

48:08
Présentateur

plaît. M.

48:09
Locuteur

Rivière, vous disiez qu'on ne pouvait pas vous faire le

48:12
Présentateur

procès d'avoir changé de position. Mais c'est tout l'inverse. Vous êtes un parti à la fois irresponsable et d'ailleurs très peu crédible. Pour quelles raisons ? En 2017, Marine Le Pen prenait la sortie de l'euro, le retour aux francs et la retraite à 60 ans. Et vous avez changé littéralement de position sur des sujets

48:29
Locuteur

aussi

48:30
Présentateur

essentiels pour

48:31
Locuteur

les Français. On écoute

48:32
Présentateur

les Français sur un certain nombre de sujets.

48:34
Locuteur

L

48:34
Présentateur

'essentiel sur l

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Locuteur

'Europe c'est tout. Mais vous êtes dans le YAC à Faucon. Il n'y a jamais le début de solution politique et concrète à proposer. Mais je suis désolé. On

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Présentateur

propose de très nombreuses solutions dans tous les domaines. Sur l'Union Européenne puisque vous en parlez, les Français ne veulent pas sortir de l'euro. C'est un message qu'ils ont envoyé. Derrière, nous continuons

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Locuteur

d'affirmer que la

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Présentateur

façon

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Locuteur

dont nous souhaitons modifier

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Présentateur

le fonctionnement de l'Union Européenne parce que l'Union Européenne d'aujourd'hui nous

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Locuteur

conduit vers un désastre. Vous êtes en train de confirmer que votre stratégie politique c'est de surfer sur les malheurs

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Locuteur 6

de la France.

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Locuteur

Ça s'appelle le populisme. Ça s'appelle le populisme. Écoutez les Français. Écoutez les Français, ça s'appelle la démocratie. Je voudrais lancer

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Locuteur 9

un message à vos électeurs et leur dire rendez-vous compte que le Front National qui reste

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Locuteur

le

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Locuteur 9

Rassemblement National c'est la même chose C

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Présentateur

'est

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Locuteur

l'UMP donc

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Présentateur

chez vous.

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Locuteur 9

C'est une impasse.

49:18
Locuteur

Mais c'est là où vous étiez. On ira de désillusion en désillusion. Pas tout ça en même temps s'il vous plaît.

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Présentateur

Amandine, quel regard vous portez

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Locuteur 3

Je pense que Marine Le Pen croit que la colère des électeurs lui est acquise. Que les électeurs en colère entre guillemets c'est forcément pour elle et que c'est presque un dû que ces électeurs votent pour Marine Le Pen.

49:40
Locuteur

La

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Locuteur 3

preuve, sa réaction au soir du premier tour où elle les admonnesse comme si elle leur en voulait de ne pas avoir effectué ce qui serait un devoir. Et donc en partant du principe que ces électeurs en colère lui sont acquis elle se tourne maintenant et elle le dit d'ailleurs vers essayer de séduire la droite. Elle dit et ses conseillers et ses proches disent que maintenant il faut draguer, séduire l'électorat plus bourgeois. Donc forcément en faisant cela elle s'affadit de fait. Elle est obligée de faire des propositions des mesures qui sont plus acceptables pour cet électorat-là.

Et elle a un autre problème qui est une crédibilité globale en effet puisque à force de faire des changements de pied un peu incessants au gré de l'humeur des Français au gré des demandes des Français par exemple sur la retraite à 60 ans et 40 annuités en tout cas on voit bien qu'il y a encore un débat aujourd'hui et on voit bien que Marine Le Pen est peut-être en train de bouger en se disant que justement ces électeurs de droite qu'elle aimerait aujourd'hui convaincre ça les rebute toujours et que cet électorat plus âgé ces retraités elle n'arrivera pas à les avoir à la présidentielle si elle ne bouge pas là-dessus.

Et donc quels que soient les débats l'Europe, l'euro, la retraite à chaque fois elle change de pied en fonction des sondages

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Locuteur

et

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Locuteur 3

ça lui enlève une forme de crédibilité.

50:49
Locuteur

Et

50:49
Locuteur 3

pour finir peut-être sur-estime-t-on aussi la colère des Français aujourd'hui peut-être n'est-elle pas aussi importante qu'on pourrait le croire et peut-être que finalement Marine Le Pen se trompe en pensant que la France est aujourd'hui éruptive comme elle a pu l'être il y a quelques années notamment avec la crise des Gilets jaunes.

51:05
Présentateur

Sur la première partie on est passé justement du Front National au Rassemblement National parce que ça permettait d'accueillir des personnalités qui venaient d'un monde extérieur à celui du Front National pour élargir l'audience et les propositions que nous faisons pour partir de cette posture qui était une posture de protestation et devenir une posture de gouvernement. Je viens de l'UMP Thierry Mariani vient de l'UMP Jean-Paul Garraud vient de l'UMP on a choisi d'aller avec ce parti parce que c'est le seul parti à ne jamais avoir abandonné les Français c'est le seul parti à être resté clair et solide sur un projet national et

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Locuteur

pour nous ça compte ce que

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Présentateur

n'ont pas fait notamment les LR lorsqu'ils ont été au pouvoir qui ont abandonné et fait des concessions sur toute la ligne en se pliant à cette mondialisation immigrationniste qui est soutenée notamment par les écologistes et donc Emmanuel Macron est le chef de file aujourd

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Locuteur

'hui. Ce qui est marrant c'est qu'on a tout l'impression que vous n'aimez pas la France pour ce qui concerne vous la voyez en déclin vous pensez qu'elle disparaît vous voyez la guerre

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Présentateur

civile partout mais allez sur les

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Locuteur

territoires les Françaises et les Français les Français les entreprises ils créent des associations ils sont dans les services ils sont dans les services il y a une montée de la violence ayez plus d'amour

52:13
Présentateur

ayez plus d'amour pour ce

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Locuteur

pays s'il vous plaît alors juste

52:16
Présentateur

en 11h moins 5 je voudrais vous rappeler si vous nous rejoignez soyez les bienvenus vous regardez BFM TV nous sommes au coeur d'une soirée d'élections départementales régionales avec des résultats

52:27
Locuteur

que

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Présentateur

vous allez découvrir peut-être maintenant la carte des régions de France est exactement la même qu'il y a si