Rachida Dati :"Par conviction, évidemment je soutiens Nicolas Sarkozy"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pour qui voterez-vous à la primaire ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Ce choix a-t-il été facile ?
- 1:17OuverteRéponse partielle
Les urgences sont l'éducation, la culture, l'économie. Pourquoi peu présentes dans le discours de Sarkozy ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Sarkozy a favorisé l'apprentissage et l'alternance. Qu'en pensez-vous ?
- 2:36OuverteRéponse directe
La campagne se droitise-t-elle ?
- 3:16OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que "droitiser" ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Par conviction, évidemment je soutiens Nicolas Sarkozy. »
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« En juin 2015, vous n'étiez pas tendre avec lui lorsque vous disiez "Il n'a pas changé, je ne referaiis pas une campagne sur les menus de substitution avec la Burkaa et le halal, sinon on va droit dans le mur." »
- 3:16Fait
« Nous sommes de droite. Moi, je suis une femme de droite, un responsable politique de droite. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Oui, bonjour. Merci de faire votre rentrée sur Ité, votre parole très attendue sur beaucoup de sujets. Pour qui-vous voter à la primaire ? Je crois que ça n'a échappé à personne au-delà de ma fidélité, de ma loyauté parce que je n'ai jamais n'y été déloyal. Je n'ai même jamais trahi Nicolas Sarkozi mais par conviction évidemment je soutiens Nicolas Sarkozy. Alors ce choix a-t-il été facile ? Parce que je pose la question parce que vous êtes une des rares qui osait le critiquer et en public et en privé. En juin 2015, vous n'étiez pas tendre avec lui lorsque vous disiez "Il n'a pas changé, je ne referaiis pas une campagne sur les menus de substitution avec la Burkaa et le halal, sinon on va droit dans le mur." Ça n'est pas une campagne au niveau national. Aujourd'hui, la campagne qui
démarre sur le Burkini, sur la place de l'islam dans la France, c'est au niveau des une campagne nationale. Non, mais le sujet était effectivement à l'époque, rappelez-vous, on était au niveau des menus de substitution dans les cantines scolaires ou pas dans les cantines scolaires et j'avais dit effectivement, il n'y a pas de menu de substitution dans les cantines scolaires, il y a pas de menu halal ou cacher parce il y a pas de menu pour des enfants de confession musulmane ou de confession géné. av dit si on continue comme ça, on va dans effectivement ça n'est pas des sujets du niveau d'une campagne présidentielle mais que la place que le sujet lié à l'identité à la place de l'islam en France le débat aussi sur l'immigration ce sont des vrais sujets. Ce sont des
vrais sujets qui angoissent aujourd'hui les Français et dans un contexte de plus en plus tendu et dans un contexte très particulier. Comm alors je voulais comprendre parce que vous avez aussi beaucoup expliqué c ces derniers mois que les urgences étaient l'éducation, la culture, l'économie qui sont des thèmes en réalité peu présents dans le discours de Nicolas. Non, pas du tout, pas du tout. Vous savez, moi je fais partie de son équipe évidemment de de campagne. De quoi parle-ton ? On débat avec lui. Moi, je le vois en tête à tête sur des sujets, je l'ai longuement vu, ça fait un an, on se voit très régulièrement sur des sujets très précis, que ce soit la lutte contre les inégalité à l'école. Je vous rappelle quand même que c'est lui qui a favorisé l'apprentissage
etalternance, qui a lutté contre le décrochage scolaire. La gauche, la gauche, on n'a jamais été aussi mauvais sur l'apprentissage et et l'alternance. La gauche a supprimé les bourses au mérites pour lesquelles il s'est battu. Il a évidemment souhaité qu'il y ait euh progressivement une suppression de la carte scolaire qui crée évidemment des ghetos et qui aggravait les difficultés, les inégalités et les enseignants le savent très bien. Donc on a fait beaucoup de choses sur la lutte contre les inégalités et nous continuons à proposer des choses sur ce sujet. Donc ces sujets liés aux inégalités qui sont aussi terraux euh euh qui euh terra de la radicalisation et ça fa donc tous ces sujets d'intégration, d'insertion, de promotion, d'égalité, ce sont des sujets
qui sont au cœur de sa campagne. Mais tout ça est indissociable aussi de l'identité de notre pays, de la la maîtrise des flux migratoires, de l'histoire et de la vision que nous avons de la France aujourd'hui. Alors, on va en parler. On a entendu aussi donc la la stratégie de campagne droitiser le propos pour ensuite s'élargir et parler donc au centrist. Ce type de campagne aspire tout. Est-ce que c'est encore notre époque pas ? Je suis je pasf c'est ça veut dire quoi droitiser ? Ça veut dire quoi droitiser ? Bah c'est ce que Nicolas aussi explique. Il y a une société qui se vit de plus en plus à droite et il faut répondre à sur des sujets oui qui sont de droite. Des sujets des valeurs de droite. On va dire on est centriste. Donc est-ce que cette est-ce que ça marche encore ? On est de
droite. Nous sommes nous sommes de droite. Moi, je suis une femme de droite, un responsable politique de droite. Il y a pas de honte. Enfin, on a l'impression que c'est quasi pénal que d'être de droite. La droite, c'est l'autorité, la lutte contre euh les inégalités, le refus de l'assistana, euh la promotion des jeunes, le le la récompense du mérite. Voilà ce que c'est euh euh un peu plus de liberté pour entreprendre notamment en terme économique, euh la lutte contre le chômage. Il y a plein de choses comme ça qui effectivement sont des valeurs de droite. regarder les mesures qui ont été la mesure qui a été phare qui a été supprimée par la gauche qui était les heures supplémentaires des fiscalisés qui en bénéficiaent pour l'essentiel les salariés les ouvriers voilà une mesure à
laquelle nous tenions que la gauche a on assiste à une primaire au sein de la droite justement donc il y aura une compétition sur qu'est-ce qu'être de droite. Le démarrage de la campagne a été marqué par une phrase qui restera dans les mémoires, celle de donc François Fillon. Imagine-on le général de Gaulle mis en examen ? Il visait bien sûr sans le dire Nicolas Sarkozi. Qu'est-ce que vous en pensez ? C'est au niveau, il appelle à la morale et au refus de l'abaissement des institutions et des fonctions. Que fait-il en prononçant une phrase comme ça ? Il abaisse lui-même la fonction qu'il a occupé. C'est pas digne d'un ancien premier ministre et il abaisse aussi la candidature, la fonction à laquelle il aspire. Vous saz, c'est le genre de petite phrase, ça
baisse tout euh et c'est pas du niveau. Mais c'est plus qu'une petite phrase pour lui parce qu'il assume hein en disant l'exemplarité est au cœur de la défiance de l'abstention de la montée du Front National des populismes. Donc il dit voilà, il faut être exemplaire et il considère que Nicolas Sarkozyine n'est pas. C'est ce qui dit François Fill ce que dit François F son jugement de euh de de valeur. Ça en dit long. Pourquoi a-t-il accepté de travailler pour quelqu'un qui est pas exemplaire ? Il aurait dû démissionner lorsque Nicolas Sarkozi l'a nommé premier ministre, il en rêvait, il le voulait. Moi, je me rappelle hein, et je suis bien placé pour le savoir. Et il a voulu y rester et il s'est battu pour y rester. Donc quand on quelqu'un n'est pas exemplaire,
moi je travaille pas pour quelqu'un qui n'est pas exemplaire. Donc François Fillon, si Nicolas SarkoZi était tant que ça pas exemplaire, faut s fallait surtout pas travailler pour lui. Et puis le fait effectivement de l'attaquer comme ça, c'est pas très digne. Donc comme diraient les enfants, c'est celui qui dit qui est. Voilà. Une autre comment dirais-je démarche marque ce début de campagne, c'est celle de Nathalie Cuscomisé qui est dans une course contre la monte demain dernière limite pour avoir tous ses parrainages. Vous la soutenez ? Vous savez, moi je considère parce qu'on en a fait genre le héros rau t de la parité du combat sur le combat des femmes. J'ai jamais vu sur des vrais combats de femmes l'égalité hommes-femmes sur professionnels, sur ces femmes seules qui élèvent des
enfants qui sont en difficulté. Enfin, il y a plein de sujets sur lequels effectivement nous sommes très engagés, mais le vous savez la compétence et la démocratie ça n'a pas de sexe. Et donc à un moment donné, faut aussi s'interroger sur faudrait que Nathalie Cosus Morisé s'interroge sur le manque d'adhésion ou de désir qu'elle suscite auprès de notamment notre électorat. Pourquoi ? Parce que à chaque fois qu'il a fallu, c'est elle qui a écrit les règles du parrainage des parrainages et pour la primaire, il pensait effectivement que ça allait se que que cette primaire ou en tout cas une élection, c'est de la cooptation. C'est fini cette époque et ben la cooptation quand ça marche pas ben ça ça il y a une sélection sur votre parti politique qui n'arrive pas à
aligner une femme pour passer les critères. Il y a des règles et ces règles, elle les a écrites elle-même. Moi je vous rappelle, je veux juste vous rafraîchir la mémoire, quand elle a été candidate pour l'UMP, elle a pas eu ses parrainages. Quand elle a été candidate pour les municipales et sans l'intervention active de Philippe Gougon, président de la Fédération de Paris, elle n'aurait pas eu ses parrainages avec le résultat qu'on connaît à l'issue de l'élection à Paris. Je vais vous prendre un exemple. Segolen royal, rappelez-vous, elle était attaquée de toute part. Son parti n'en voulait pas. Au la main, elle a remporté la primaire grâce à ses militants et à l'adhésion qu'elle avait vis-à-vis des du tous les élus la soutiennent à tous les tout le monde dit maintenant il faut une
femme à la primaire. Bon alors moi alors pourquoi on soutient pas Nadine Morano ? Parce qu'elle est pas c'est ça correspond pas à leur pédigré. C'est quoi ? un club, c'est toujours pareil les cooptations de cette petite élite. Donc fallait aussi appeler au soutien de Nadine Moranou que des parlementaires puisqu'on dit faut une femme, bah donnons des parrainages à Nadine Moranou. Il y avait un jeune un un très jeune qui alors qui était issu de la diversité. Peut-être que nous nous aurions dû aussi le soutenir pour qu'il ait il a peut-être une parole aussi il a il exprime, il incarne aussi quelque chose de notre société française mais aussi de notre électorat. Donc faut arrêter euh euh ces ces candidatures artificielles. Alors vous avez été gardé saut. Est-ce que vous croyez à une man à
une manœuvre politique quand le parquet annonce sa intention sa demande de renvoi de Nicolas Sarkozy dans la fermal avec les autres mis en exemple ? Il y a deux choses qui me gênent. Vous savez je crains que à force d'instrumentaliser la justice pour empêcher les Français de choisir, je crains que ça n'affaiblisse la situation judiciaire. vous savez et puis quand je vois euh parce que ça c'est rappelez-vous en plus le procureur de la République de Paris donne une interview 2 jours avant euh et ensuite il y a le renvoi 2 jours plus tard et puis nous allons avoir le discours de François Hollande aujourd'hui. Je trouve ça fait un peu beaucoup pour que ce soit le fruit du hasard. Puis moi, je rappelle le procureur de la République, il est euh il est tenu aussi à une obligation de
réserve quand il donne une interview et qu'il commente et qu'il juge, il porte un jugement de valeur sur les propositions notamment de notre parti politique. Je trouve que ça n'est pas sa fonction. On nous reproche de commenter les décisions de justice. Bah peut-être que le procureur de la République peut s'exprimer comme citoyen, comme syndicaliste, il ne le fait pas en tant que tel. Bah peut-être que là, il a outrepassé sa fonction, son obligation de réserve. le temps prè, je j'ai vraiment envie de vous demander qu'est-ce que vous pensez de l'appel du roi du Maroc sur les valeurs humanistes de de l'islam en quelques je moi j'œuvre activement et je soutiens activement le roi du Maroc et le Maroc. Pourquoi ? notamment pour les avancées concernant les femmes, concernant l'accès à l'école
et à l'éducation et aux soins pour les femmes et les petites filles. Et donc moi je vraiment je le soutiens et notamment sur son combat très clair et très ferme contre le le la radicalisation, le fanatisme. Je vous invite à lire son discours du 20 août dernier qui est un discours historique qui appelle à combattre tous ceux tous ceux qui dévoient l'islam. Et je veux vous dire le ces condamnations du dévoiement de l'islam ne peuvent avoir d'impact et de force que quand ils sont prononcées par un état comme le roi du Maroc et qui est commandeur des croyants. J'ai pas entendu ça de la part de d'autres chefs d'état François prononce un discours salbagram qui est censé le relancer pour la campagne 2017. En quelques mots, ça va suffire pour le relancer. Vous savez, il a fait de nombreux
discours. Est-ce que vous en avez retenu quelque chose ? Vous savez là aujourd'hui je ne sais pas ce qu'il va dire parce que on sait pas ce qu'il pensent. On a eu des débats énormes sur l'identité de la France, sur le burkini sur la maîtrise pos est-ce qu'il faut sacrifier la sécurité à la démoc la démocratie à la sécurité comme d'ailleurs semble dire Nicolas Sarkozié sur l'état de droit. Ce n'est pas sacré. Non, le le l'état de droit effectivement nous sommes dans un état de droit mais tout ce que nous proposons et est et dans un cadre d'état de droit puisque nous demandons des mesures toujours sous le contrôle d'un juge, toujours dans le cadre d'un contradictoire, on ne demande pas l'arbitraire, c'est pas ce que nous souhaitons. Nous sommes à l'état de
droit et nous sommes fiers de ça. Est-ce que pour il a déjà perdu François Hollande ou est-ce qu'il faut encore compter avec lui ? Vous avez vu l'État de la France, vous avez vu aussi les sondages, vous avez vu dans son camp les sondages, dites vous-même qu'il faut vous s'en méfier. Non non mais je dis simplement quand le dernier sondage quand on voit que Emmanuel Macron qui n'a été ministre que 2 ans qui est dans la politique que depuis 2 ans le dépasse largement dans les sondages ça en dit long mais le la question de François Hollande c'est la question de la gauche parce que vu l'état de la France nous ce qui nous préoccupe c'est comment on redresse la France et qu'on puisse gagner en 2017 voilà nous notre objectif dernière question Nicolas Sarkozi a toujours dit
j'ai changé pour séduire les électeurs l' dit pour mes lire Élise et moi parce que je n'ai pas changé il il moi j'ai toujours J'espère j'espère qu'il n'a pas changé sur le fond. il peut avoir été euh parfois il il peut avoir été influencé ou en tous les cas qu'il il aurait pu être il aurait pu avoir été tenté sans doute par certaines euh personnes les écouter mais mais de manière non mais de manière d'ailleurs euh convaincue pas par cynisme mais j'espère parce que vous savez moi quand je me suis engagé auprès de lui en 2006 et bien de là en 2002 c'est parce que je crois en lui j'ai confiance en lui et au-delà de tout ce qu'on pourrait dire les Français suivront celui dans lequel ils auront le plus confiance et Nicolas Sarkozy a non seulement la compétence et l'énergie
pour gagner en 2017. Et bien on suivra ça avec vous. Merci. Merci.
Rachida Dati