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InterviewLCP — Lundi, c'est politique (sur Podcast)· 24 février 2026 62 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileAgriculture & alimentationInstitutions & élections

Manon Aubry, députée et présidente du groupe de La Gauche au Parlement européen | LCP, Lundi C'est Politique - 23/02/26

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 48 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:20OuverteÉludée

    Est-ce que le PS récupère l'affaire Quentin Doran pour cliver encore plus ?

  • 4:43OuverteRéponse partielle

    Quand vous entendez Aurore Berger dire que LFI est un parti anti-France, comment réagissez-vous ?

  • 8:53OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez pu vous entretenir avec Rima Hassan après les événements de Lyon ?

  • 11:25OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous demandez aussi à la Jeune Garde de ne pas se rendre aux réunions de Rima Hassan ?

  • 12:07OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon tient un meeting à Lyon jeudi, craignez-vous des débordements ?

  • 14:11OuverteRéponse directe

    Mathilde Panot disait ne pas demander la dissolution de Némésis mais l'interdiction aux abords des meetings, comment faire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:45Locuteur 9Fait
    « Certains, dont François Hollande, se servent de ce drame tragique pour essayer d'affaiblir la France insoumise. »
  • 4:27Locuteur 9Fait
    « Dans ce moment de vérité, il est de notre devoir et de responsabilité dans notre courant historique de la gauche de choisir notre camp, et notre camp restera toujours celui de l'antifascisme. »
  • 5:07Locuteur 9Fait
    « Le fascisme et les néo-nazis n'ont jamais été si forts dans notre pays, n'ont jamais été si puissants. »
  • 7:18Locuteur 9Fait
    « La gauche, si elle doit se rassembler, c'est clairement sur un terrain antifasciste. »
  • 11:15Locuteur 9Promesse
    « Je demande à ce que le gouvernement garantisse l'exercice de la démocratie et que pour que la démocratie soit garantie, il faut pouvoir sécuriser nos réunions publiques. »
  • 23:31Locuteur 9Fait
    « Oui il faut de nouvelles sanctions parce que force est de constater qu'elles n'ont pas été complètement efficaces. »
  • 24:08Locuteur 9Chiffre
    « La France est le premier importateur de gaz russe et finance directement à plus de 3 milliards d'euros par an la guerre de Vladimir Poutine. »
  • 25:02Locuteur 9Chiffre
    « Il y a près de 500 000 signatures pour suspendre l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël. »
  • 29:06Locuteur 5Chiffre
    « c'était 15% de droits de douane »
  • 29:40Locuteur 9Fait
    « Ursula von der Leyen n'avait aucun mandat pour faire cela »
  • 30:24Locuteur 9Fait
    « c'est-à-dire 15% de droits de douane pour les produits européens qui entrent sur le territoire européen sans qu'il y ait de réciproque »
  • 32:15Locuteur 9Fait
    « aucun parlement national n'a été consulté sur le sujet »
  • 34:35Locuteur 9Fait
    « il y a quelques droits de douane qui ont été rehaussés sur les importations chinoises en matière automobile »
  • 35:55Locuteur 9Fait
    « elle fait le choix aussi pour son dôme de fer d'exclure les composants d'origine française »
  • 37:12Locuteur 9Fait
    « cette initiative citoyenne européenne est majeure, elle vise à protéger le droit à l'avortement pour des femmes et des millions de femmes qui n'ont toujours pas accès au droit à l'avortement »
  • 37:28Locuteur 9Fait
    « je pense aux Maltaises pour qui le droit à l'avortement est interdit »
  • 39:36Locuteur 9Fait
    « il n'est pas normal que la représentation nationale n'ait pas à se prononcer sur le sujet »
  • 41:00Locuteur 9Fait
    « la France est à la bourre par rapport aux autres États membres en matière d'énergie renouvelable »
  • 48:57Locuteur 2Fait
    « aujourd'hui une exploitation au centre Val-de-Loire touche deux fois moins d'aides qu'une exploitation bretonne ou ronalpine »
  • 51:10Locuteur 9Chiffre
    « il prévoit une baisse des fonds de la politique agricole commune de 13% »
  • 53:52Locuteur 2Chiffre
    « Aujourd'hui sur 27 pays dans l'Union Européenne, 26 ont le droit d'utiliser l'acétamipride pour protéger leur culture. »
  • 54:11Locuteur 2Fait
    « Une première loi a été déposée, elle a été rejetée. Une deuxième vient au débat à l'Assemblée nationale. »
  • 54:34Locuteur 9Fait
    « Il y a 20 sociétés savantes, le conseil scientifique du CNRS, le conseil national des ordres des médecins, tous ont pointé du doigt la responsabilité que peut jouer l'acétamipride. »
  • 55:32Locuteur 9Chiffre
    « On connaît la prévalence d'un certain nombre de cancers, la prévalence de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs. »
  • 59:23Locuteur 9Fait
    « On pense notamment aux outre-mer pour ne prendre que cet exemple le glyphosate sur lequel on est progressivement revenu. »
  • 1:00:00Locuteur 2Chiffre
    « Les agriculteurs représentent à peu près 60-65% de la consommation d'eau dans un territoire à l'agence de Loire-Bretagne. »

Temps de parole

  • Locuteur 965 %
  • Locuteur 811 %
  • Locuteur 29 %
  • Locuteur 76 %
  • Locuteur 54 %

4,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 8

Plus de 3000 personnes dans le défilé en hommage à Quentin de Ranque, samedi à Lyon, ponctuées par des saluts nazis et des propos racistes. La mort du militant identitaire clive plus que jamais le débat politique en France. LFI peut-elle être le rempart contre l'extrême droite, rôle qu'elle revendique ? A gauche, le Parti Socialiste enfonce le clou, tous les partis politiques sont sommés de choisir leur camp. Manon Aubry, députée européenne LFI, présidente du groupe La Gauche Européenne au Parle Européen, est l'invité de LCP, l'Indicé politique. Bonsoir et merci d'être avec nous comme tous les lundis pour l'Indicé politique sur LCP et bonsoir Manon Aubry.

Merci d'être sur le plateau, je ne suis pas tout seul face à vous ce soir. Je vous présente tous ceux qui vont vous interroger face à vous et à mes côtés. Hervé Gattegnaud pour Radio Classique, bonsoir Hervé. Bonsoir Rémi Clément, de Challange. Bonsoir Elsa, Elsa Mondagava pour LCP. Et bonsoir Hugo Couturier, Hugo Perchoir avec la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale que vous suivez en temps réel pour nous faire remonter les questions et les interrogations à destination de notre invité Manon Aubry. On va parler de beaucoup de choses avec vous aujourd'hui, de dossiers européens par exemple, parce qu'il y a aussi des sujets, le Mercosur par exemple, notamment.

Et on en parlera aussi en fin d'émission de l'agriculture avec notre invité, parce que c'est le salon d'agriculture, parce que les agriculteurs manifestent depuis des mois et se posent des questions sur leur avenir qui dépend beaucoup de la PAC, la politique agricole commune européenne. Les nouvelles générations se demandent de quoi leur avenir sera fait. Vous donnerez votre point de vue, vous échangerez avec lui, vous aurez peut-être parfois des points communs, on verra. Ça fait une semaine maintenant que la mort de Quentin Derang, 23 ans à Lyon, anime la vie politique française.

La France insoumise se retrouve sous l'outil croisé de ses opposants, mais aussi d'une partie de la gauche, le PS notamment, qui lui reproche de ne pas avoir pris ses distances, avec Raphaël Arnaud, fondateur de la Jeune Garde, dont l'assistant parlementaire est mis en examen. Ce matin encore, François Hollande a estimé que votre parti, mais surtout Jean-Luc Mélenchon, a fait une double faute et s'est disqualifié.

2:05
Locuteur 3

Il ne peut plus essayer d'être le candidat qui peut porter ce qu'il pensait être la gauche au second tour. C'est fini. Ça ne peut plus être lui. Ça ne peut plus être lui. C'est terminé. Il est dans une forme de marginalité politique. Il s'y est maintenant complet. Il y restera.

2:21
Locuteur 8

Manon Brie, là vraiment, le divorce est consommé entre François Hollande, le PS, on va dire, et la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

2:29
Locuteur 9

Écoutez, entendre des leçons sur la gauche venant de celui qui a mis la gauche à terre, qui était tellement impopulaire à la fin de son quinquennat qu'il a été incapable de se représenter. Vous voyez, je me passe de ces brevets de respectabilité de François Hollande.

2:42
Locuteur 8

Au-delà de l'analyse politique, c'est l'affaire, j'allais dire, de Lyon qui fait que ce fossé se creuse.

2:48
Locuteur 9

En réalité, le fossé, et vous êtes un fin observateur de la vie politique française, le fossé, il s'est creusé sur l'attitude à avoir vis-à-vis du gouvernement de Sébastien Lecornu que le PS a refusé de censurer à plusieurs reprises, et ce, alors que notre programme commun sur lequel on était tous engagés était une rupture avec le macronisme. Donc, dès lors que les partis socialistes, et je le regrette, a fait le choix d'être la forme de bouée de secours du macronisme, dans ces conditions, oui, il est compliqué de faire chemin commun. Et je suis la première à le regretter.

3:21
Locuteur 8

– Est-ce que vous diriez que le PS, François Hollande par exemple, récupère l'affaire Quentin Doran pour cliver encore plus ?

3:28
Locuteur 9

Écoutez, je vais essayer de ne pas m'abaisser aux commentaires politiques que j'ai beaucoup entendus ces derniers jours, qui consistaient à instrumentaliser cette affaire.

3:36
Locuteur 8

Et parce que je regrette que certains… – Est-ce qu'il l'instrumentalise là ?

3:39
Locuteur 9

– Il est évident que certains se servent de ce drame tragique, certains dont François Hollande, se servent de ce drame tragique pour essayer d'affaiblir la France insoumise, de les disqualifier, de nous calomnier. Ce ne sera pas la première tentative, ce ne sera pas la dernière tentative, mais je crois que dans ce moment de bascule, parce que je crois que la semaine dernière marque aussi un moment de bascule dans la vie politique française.

Quand vous avez des personnes qui, à visage découvert, défilent dans les rues de Lyon et font des saluts nazis, procèdent à des insultes racistes, homophobes, le tout sans que ce soit interdit, et le tout soutenu d'une manière ou d'une autre par un certain nombre de formations politiques, je crois que dans ce moment de vérité, il est de notre devoir et de responsabilité, dans notre courant historique de la gauche, de choisir notre camp, et notre camp restera toujours celui de l'antifascisme.

4:32
Locuteur 8

– On va revenir sur ce qui s'est passé à Lyon samedi, mais d'abord, parmi les autres réactions, celle d'Aurore Berger, ministre de l'égalité femmes-hommes, qui estime que la France insoumise est désormais un parti anti-France. Quand vous entendez ça, comment vous réagissez ?

4:45
Locuteur 9

– Vous voyez que dans le même temps où on est en train de diaboliser la France insoumise, on est quelque part en train de banaliser l'alliance des droites, parce qu'en même temps que la déclaration d'Aurore Berger, vous avez la même déclaration de Jordan Bardella, qui tente de faire un cordon sanitaire qui exclurait la France insoumise. Et donc, on est en train de vivre à front renversé. Alors que le fascisme et les néo-nazis n'ont jamais été si forts dans notre pays, n'ont jamais été si puissants, à ce moment-là, on exclurait du champ politique les premiers anti-fascistes que nous sommes.

5:18
Locuteur 8

– Quand je vous pose cette question, je pensais que vous alliez réagir sur le mot anti-France.

5:21
Locuteur 9

– Écoutez, je pense qu'il y a une stratégie politique plus large derrière.

5:26
Locuteur 8

– Mais anti-France, vous voyez à quoi ça fait référence ?

5:28
Locuteur 9

– Je vois très bien à quoi ça fait référence, et je pense qu'Aurore Berger serait un peu mieux informée que de commenter la stratégie politique de sa propre formation politique, plutôt que de donner des brevets d'anti-France ou pro-France avec toutes les références historiques que ça peut avoir.

5:49
Locuteur 8

– Oui, mais je pensais franchement, sincèrement, que vous alliez réagir plus que ça. On a l'impression que là, vous avez plutôt envie de tamiser les choses.

5:56
Locuteur 9

– Non, ce que j'ai envie, c'est de sortir par le haut d'une séquence politique qui, je crois, est en train de brouiller tous les repères.

6:04
Locuteur 8

– Donc c'est bien ce que je dis. Vous êtes dans une stratégie de, bon, on va éviter de rajouter de la polémique à la polémique pour que ça passe.

6:10
Locuteur 9

– Non, je mesure la gravité du moment. Je vous raconte ça aussi parce que la semaine dernière, j'ai fait plusieurs réunions publiques aux quatre coins de la France. J'étais à Nice, au Havre, à Fréjus, en terre Rassemblement National. Et vous savez, j'ai plusieurs militants qui sont venus me voir à la fin de ces réunions publiques et qui étaient en pleurs. Et qui m'ont dit, vous savez, on a peur. J'ai peur parce que je suis un LGBT. J'ai peur parce que je suis une personne racisée. Et que dans ce moment, tous ceux qui ont tenté de mettre à terre la France insoumise et qui, en faisant cela, nous ont mis une cible dans le dos ont une lourde responsabilité.

Et donc, moi, j'essaie dans cette période d'être extrêmement claire dans mes propos, dans la stratégie politique qui est la nôtre, mais aussi de dire…

6:54
Locuteur 8

– Qui est de ne pas en rajouter. On entend bien qu'il y a quelque chose qui est…

6:57
Locuteur 9

– Non, mais au-delà de ça, il faut que ça passe. – Non, ce n'est pas pour que ça passe parce que, je vous l'ai dit, ce moment est très singulier, le moment que nous sommes en train de vivre. C'est un moment de bascule. Et pour finir de répondre à François Hollande, il y a beaucoup de discussions en ce moment. On en parlera un petit peu de stratégie politique, notamment sur les élections municipales. Et moi, je dis très clairement aujourd'hui de manière générale que la gauche, si elle doit se rassembler, c'est clairement sur un terrain antifasciste. Et moi, je demande une clarification aujourd'hui, ce soir, au Parti Socialiste. Sont-ils prêts à renier l'ensemble de leur histoire ?

Je rappelle que la SFIO, l'ancêtre du Parti Socialiste, son logo, c'était trois flèches, les mêmes trois flèches qu'on retrouve dans le logo de la Jeune Garde, qui a une histoire antifasciste et qui, d'ailleurs, dépasse largement le camp socialiste. Je veux dire, un Raymond Aron était antifasciste.

7:44
Locuteur 8

C'est quoi votre question, du coup ?

7:45
Locuteur 9

Et donc, je demande au Parti Socialiste de clarifier. Soit ils sont en capacité, dans la période que nous vivons, d'exprimer un soutien clair au camp antifasciste, soit ils suivent la trajectoire qui a été ouverte par ce gouvernement qui vise à criminaliser l'antifascisme avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer.

8:03
Locuteur 8

Et ce sera quoi ? Ce qui prouvera qu'ils ont choisi leur camp, pour vous ?

8:07
Locuteur 9

Ce sera quoi, la preuve ? Un certain nombre d'expressions. Et jusqu'à présent, il est forcé de constater qu'ils ont fait un choix tout autre.

8:15
Locuteur 8

Vous attendez quoi, précisément ?

8:17
Locuteur 9

Moi, j'attends qu'ils, aujourd'hui, un, arrêtent de jeter des anathèmes en sous-entendant que la France Insoumise finalement paye la monnaie de sa pièce et appellerait à je ne sais quelle violence alors que je mets au défi quiconque de trouver le moindre de nos propos violents. Et deuxième chose que j'attends de leur part, c'est un soutien clair à l'antifascisme qui est aujourd'hui criminalisé dans notre pays.

8:37
Locuteur 8

Mais comment ? En disant quoi ?

8:39
Locuteur 9

En disant qu'ils sont prêts à soutenir les mouvements antifascistes qu'ils sont nécessaires dans notre pays à l'heure où des manifestations à visage découvert font des saluts nazis dans notre pays.

8:48
Locuteur 8

Alors, on va revenir sur Lyon, Rémi, et l'origine, peut-être, de l'affaire Quentin Doran.

8:53
Locuteur 6

Oui, justement, depuis les événements à Lyon, est-ce que vous avez pu vous entretenir avec la députée de votre groupe, l'eurodéputée Rima Hassan ?

8:59
Locuteur 9

Oui, j'ai pu échanger avec elle comme j'échange très régulièrement avec elle.

9:02
Locuteur 6

Elle est choquée par ce qui s'est passé ?

9:04
Locuteur 9

Oui, elle était extrêmement choquée. Je me souviens avoir échangé avec elle, en réalité, peu de temps après que l'affaire ait été rendue publique. Je rappelle qu'elle n'en savait rien. D'ailleurs, qu'elle est arrivée à l'IEP, à Sciences Po Lyon, après même que les faits se soient déroulés. Ils ne se sont pas tenus devant Sciences Po. Donc, elle-même n'avait pas la connaissance des faits. Et vous vous rendez compte à quel point elle a été traînée dans la boue que son nom puisse être associé de près ou de loin à un meurtre, à un homicide ?

Et donc, elle était évidemment extrêmement choquée par la situation, choquée de ce qui s'est passé, qu'un jeune homme, quels que soient les désaccords politiques, qu'on puisse savoir qu'il soit mort. Et en plus de cela, que son nom puisse être associé et ainsi être traînée dans la boue par l'extrême droite qui n'attendait que cela.

9:52
Locuteur 6

Justement, selon des propos rapportés par l'opinion, elle a dit vouloir garder ses distances avec la jeune garde. Pourquoi ?

9:58
Locuteur 9

– Je n'ai pas la connaissance de ses propos, donc je ne peux pas commenter des propos qui sont rapportés. Après, ce qu'elle a eu l'occasion de dire à plusieurs reprises, c'est que nos services d'ordre à la France Insoumise, quand nous nous déplaçons, quand nous organisons des événements, ce sont des services d'ordre qui sont assurés par la France Insoumise, des militants formés. En plus, en l'occurrence, à Lyon, on a un extraordinaire service d'ordre parce qu'il évolue dans un contexte que l'on connaît à Lyon. – Elle ne veut pas avoir affaire avec la jeune garde, est-ce qu'elle l'a lâché ? – Non, non, elle n'a pas lâché.

Ceux qui ont assuré son service d'ordre à Lyon, comme à chacun des événements aussi auxquels je participe, sont des militantes et des militants de la France Insoumise formés au service d'ordre, qui sont formés précisément à la désescalade et à la gestion.

10:45
Locuteur 6

– Est-ce que ça veut dire qu'elle va pouvoir continuer à tenir des conférences sur le Proche-Orient ?

10:49
Locuteur 9

– Bien sûr, pourquoi ne pourrait-elle pas vous rendre compte que si dans notre pays, en 2026, on ne peut plus tenir de conférences, notamment pour dénoncer le génocide qui est en cours aujourd'hui en Palestine, ce serait un recul démocratique extrêmement grave et ce serait une façon de donner le point aux fachos et à l'extrême droite qui nous intimident.

11:10
Locuteur 6

– Vous demandez un dispositif de sécurité au gouvernement ?

11:11
Locuteur 9

– Oui, je demande à ce que le gouvernement garantisse l'exercice de la démocratie et que pour que la démocratie soit garantie, il faut pouvoir sécuriser nos réunions, publiques, l'ensemble des événements auxquels on participe.

11:25
Locuteur 7

– Alors, est-ce que vous demandez aussi à la Jeune Garde de ne pas se rendre auprès des réunions de Rima Hassan puisque c'est ce qu'a l'air de souhaiter Rima Hassan elle-même ?

11:31
Locuteur 9

– Écoutez, par ailleurs, la Jeune Garde est un mouvement qui est dissous, donc qui, en tant que tel, n'a plus d'existence en tant que mouvement.

11:37
Locuteur 7

– Ça n'empêchait pas ses membres d'être là.

11:39
Locuteur 9

– Et pour le reste, moi, je n'ai pas de consignes à donner à qui que ce soit, ce ne sont pas des militants de la France insoumise. Ce que je sais, ce que je peux vous dire, c'est que nous n'avons rien à voir ni de près ni de loin avec cet événement et ce n'est pas non plus l'événement de Rima Hassan et je regrette d'ailleurs, dans le déroulé des événements, qu'il n'y ait pas eu un dispositif de sécurité qui soit plus important, qui, on aurait pu imaginer, aurait pu permettre une désescalade avant ces affrontements qui ont conduit à ce moment.

12:07
Locuteur 5

– Justement, Jean-Luc Mélencheron, ce sera en meeting à Lyon jeudi. Est-ce que vous craignez des débordements, des incidents ?

12:14
Locuteur 9

– Écoutez, moi d'abord, je veux dire aux Lyonnaises et aux Lyonnais que dans la période que nous vivons, se rendre à cette réunion publique, à ce meeting est la meilleure façon de démontrer que l'antifascisme vit encore dans ce pays et que les élections municipales sont une manière d'envoyer ce message.

12:31
Locuteur 8

– Est-ce qu'il y a des risques ? – Ensuite… – Parce qu'Elsa disait, il y a des risques de débordement, est-ce qu'il y a des risques d'y aller ?

12:35
Locuteur 9

– Pour le reste, non, il n'y a pas de risque d'y aller puisque, je vous l'ai dit, nous avons un service d'ordre à qui je veux rendre hommage parce qu'on parle assez peu, ils sont assez discrets, vous les voyez peu en tant que journalistes et c'est tant mieux, ça veut dire que les choses se passent bien et vous savez, on a des dizaines et des dizaines de militants à travers le pays qui ne comptent pas leurs heures, le tout de manière bénévole donc rassurez-vous, il y aura un important dispositif de sécurité de notre côté et il y aura, je le souhaite, un dispositif aussi de sécurité de la police nationale, moi j'ai participé…

13:03
Locuteur 5

– Mais est-ce qu'il peut y avoir des débordements quand on voit ce qui s'est passé ? Est-ce qu'il peut y avoir des affrontements ?

13:07
Locuteur 9

– Il n'y a pas de raison qu'il y ait d'affrontements, vous le savez, ni hier, ni aujourd'hui, ni demain et je sais que nos militantes et nos militants précisément se placent dans un devoir de responsabilité et d'exemplarité et qu'aucun de nos militants ne pourrait faire quelconque provocation que… – Vous souhaitez des mesures de sécurité particulières pour encadrer ce meeting ?

– Écoutez, moi les derniers meetings auxquels j'ai participé, notamment j'ai participé ce week-end à Fréjus où notre meeting était menacé par le maire Rassemblement National qui appelait en filigrane ces militants à s'y joindre, j'ai eu des contacts avec les forces de l'ordre et la police nationale qui étaient présentes aux abords du meeting, je pense que c'est à même de dissuader d'éventuelles attaques mais il y a quand même un sujet, on parle beaucoup en ce moment des attaques dans nos meetings mais vous savez, ça fait des mois et des mois et des mois qu'on subit des attaques notamment de Némésis et vous avez peut-être vu cet article de l'Humanité qui révèle hier les méthodes de Némésis c'est-à-dire distribuer des tracts par des jeunes femmes pour servir d'appât mais c'est exactement grave et les interdictions devraient être dissoutes.

14:11
Locuteur 5

– Alors Mathilde Panot hier n'allait pas si loin, elle disait on ne demande pas la dissolution de ce groupe, on demande l'interdiction aux abords de notre meeting mais comment on peut faire ? Vous disiez en démocratie, Manon Aubry, des gens aussi ont le droit de s'opposer, ça se fait beaucoup dans des meetings politiques, les opposants ils sont dehors, ils manifestent qu'ils ne sont pas d'accord.

14:29
Locuteur 9

On puisse avoir des désaccords avec nous, je n'ai aucun problème, c'est la vie démocratique, vous le faites en m'interrogeant et je n'aurai aucune difficulté à être confrontée sur le terrain des idées.

14:38
Locuteur 8

– Quand on vous interroge ce n'est pas des désaccords politiques, ce sont des questions qu'on vous pose.

14:42
Locuteur 9

– Oui, oui, mais ce que je veux dire c'est que vous avez le droit de me challenger et je n'ai aucune enthousie avec ça. – D'accord, d'accord, mais ce n'est pas la même chose. – Et ça fait même honneur à votre politique journaliste et ce que je veux vous dire c'est que je n'ai aucune difficulté mais même là on va organiser un débat, on sera peut-être d'accord, pas d'accord à la fin de cette émission, on peut le faire avec qui que ce soit dans la vie politique, je n'ai aucune difficulté avec cela.

En revanche, interrompre des réunions publiques, empêcher que ces réunions publiques se tiennent, menacer nos militants comme ça a été le cas très singulièrement cette dernière semaine, là oui c'est un problème. Et quand à l'origine vous avez des organisations comme Némésis qui servent, je cite, d'appât, d'exit des échanges entre militantes de cette organisation, oui ça pose un problème dans la vie démocratique de notre pays.

15:27
Locuteur 5

– Et on y reviendra parce qu'on va parler justement des réunions autour des groupuscules, vous nous direz si vous voulez la dissolution de Némésis.

15:33
Locuteur 7

– La quasi-totalité des dirigeants de la France Insoumise ont dénoncé à l'occasion de ce qui s'est passé à Lyon la violence politique d'où qu'elle vienne, d'extrême droite comme d'extrême gauche, c'était le cas de Mathilde Panot ici même à votre place la semaine dernière. Vous avez également désapprouvé fortement le tabassage d'un homme à terre, là encore Mathilde Panot la semaine dernière à cette place, notamment, et en même temps Jean-Luc Mélenchon dit qu'il faut continuer à éprouver de l'admiration et même de l'affection a-t-il dit pour les militants de la Jeune Garde.

Plusieurs des personnes qui sont aujourd'hui poursuivies par la justice dans l'affaire de Lyon sont des membres de la Jeune Garde, aujourd'hui dissoutes, vous l'avez dit vous-même, est-ce qu'il n'y a pas une contradiction énorme entre ces deux positions ?

16:20
Locuteur 9

Est-ce que vous savez pourquoi la Jeune Garde a été créée en 2018 ? Pour être très précise. La Jeune Garde a été créée en réaction à l'ouverture de différents locaux tenus par des néo-nazis à Lyon qui menaçaient directement un certain nombre de militantes et de militants des lieux culturels, des lieux LGBT à Lyon et qui menaçaient, je vous donne un exemple parmi tant d'autres pour lesquels des militants de groupuscules néo-nazis sont poursuivis, l'attaque d'une conférence sur la Palestine à Lyon

16:48
Locuteur 7

Je vous explique

16:53
Locuteur 9

pourquoi nous resterons solidaires des mouvements antifascistes ?

16:56
Locuteur 7

Mais là c'est pas solidaire, là c'est entre la position de principe des dirigeants de la France Insoumise contre la violence et l'admiration et l'affection dont parle Jean-Luc Mélenchon pour les militants de la Jeune Garde, je le répète, n'y a-t-il pas une énorme contradiction ?

17:11
Locuteur 9

Après si vous voulez vous pouvez faire les questions et les réponses mais je vous fais ma réponse

17:16
Locuteur 8

et donc non

17:18
Locuteur 9

je ne jetterai jamais sous le bus comme certains se sont empressés le mouvement antifasciste dans notre pays parce que vous voyez la différence entre les fascistes et les antifascistes c'est qu'il y aura toujours des antifascistes tant qu'il y aura des fascistes mais le jour où il n'y aura plus d'antifascistes il y aura encore des fascistes et donc tant qu'il y aura des groupuscules dangereux qui utilisent des symboles néo-nazis qui menacent directement vous avez déjà discuté avec des personnes qui habitent loin des militantes des militants des LGBT des personnes racisées qui ne sentent pas en sécuriser dans ce cadre oui je trouve légitime l'existence de mouvements antifascistes pour autant je n'approuverai jamais les méthodes violentes a fortiori le fait de tabasser un homme à terre et ça ce ne sont pas nos méthodes nous les réprouvons et si la jeune garde a une responsabilité morale là-dedans nous le condamnerons à ce stade de l'enquête plusieurs personnes sont mises en cause laissons la justice faire son travail je pense que je ne peux pas être plus claire sur ma condamnation sans réserve

18:20
Locuteur 7

mais c'est votre réponse chacun jugera

18:23
Locuteur 9

mais je pense que je ne peux pas être plus claire en vous disant que la violence n'a jamais été nos méthodes

18:27
Locuteur 7

vous êtes parlementaire vous êtes même présidente d'un groupe parlementaire au parlement européen si vous appreniez qu'un ou plusieurs de vos collaborateurs sont loin de Strasbourg ou de Bruxelles en train de participer à des échauffourées avec des militants politiques échauffourées qui se terminent très mal quelle serait à titre personnel votre réaction ?

18:46
Locuteur 9

Eh bien la même réaction qui a été celle de Raphaël Arnaud qui a licencié son collaborateur avant même l'interpellation ou une éventuelle mise en examen pour le reste vous êtes chacune et chacun ici salarié je ne pense pas que vos employeurs vous mettent des petites puces pour vous tracer pour savoir ce que vous faites et où est-ce que vous êtes de chacun de vos faits et gestes

19:08
Locuteur 7

Il arrive que vous ne sachiez pas où sont vos collaborateurs parlementaires ?

19:11
Locuteur 9

Je vous confirme que je ne leur mets pas une petite puce minute par minute et mon collaborateur qui est avec moi en coulisses je pense aura ravi de l'apprendre que je n'ai pas pour projet de le traquer minute par minute Ça peut le rassurer en effet Et vous autres en tant que salarié de vos chaînes respectives j'imagine que vous ne seriez pas satisfaits d'une telle méthode pour le reste je pense qu'on ne peut pas tenir responsable un employeur de l'ensemble des faits et gestes de son employé c'est arrivé à bien des égards et sûrement à LCP aussi des salariés qui ont été poursuivis pour raisons X, Y ou Z Je n'incrimine pas pour autant la chaîne LCP

19:42
Locuteur 7

Le président de la République réunit demain des membres de son gouvernement pour examiner la possibilité de dissoudre des groupuscules politiques qui gravitent autour des partis politiques comme c'est le cas de la France Insoumise Est-ce que vous êtes vous à titre principiel favorable à l'interdiction à la dissolution des groupes d'action qui prônent de la violence en France ?

20:05
Locuteur 9

Oui à partir du moment où on peut prouver étayer des appels clairs à la violence évidemment la violence n'a pas de place dans le débat démocratique quelles qu'en soient les raisons quelles qu'en soient les motivations Je vais vous dire c'est pour ça que

20:16
Locuteur 8

Donc il peut y avoir une animité derrière la démarche Emmanuel Macron en l'occurrence

20:19
Locuteur 9

Il faut voir les modalités parce que je sais aussi que trop bien ou trop mal malheureusement comment ce type de période peut être utilisé précisément pour instrumentaliser et criminaliser une partie du mouvement antifasciste Vous vous souvenez peut-être des soulèvements de la terre association écologiste qui avait été dissoute et finalement dont le conseil d'état avait justifié et je pense à juste titre que les raisons n'étaient pas réunies pour sa dissolution Donc vous voyez il faut être prudent On a un cadre qui est l'état de droit je souhaite qu'il soit respecté et que dans tous les cas la violence soit renvoyée aux poubelles de l'histoire parce que la violence rabougrit le débat politique elle nous met chacune et chacun en danger et surtout elle ne permet pas au cadre démocratique de canaliser les débats démocratiques et c'est la moindre des choses qu'on puisse attendre

21:12
Locuteur 4

Oui Manah Oubry il y a une question pour vous dans le chat de Maski qui vous demande comment faire pour réorienter à gauche la fenêtre d'Overton c'est vrai que depuis même cet événement il y a eu un décalage vers l'extrême droite de la fenêtre d'Overton comment faire pour la ramener à gauche vers vos idées

21:25
Locuteur 8

les fenêtres d'Overton ce sont les principes qui arrivent dans le débat politique

21:28
Locuteur 9

c'est une très bonne question et je crois non mais vraiment je veux le dire parce que s'il y avait et je vous le dis en toute humilité une réponse toute faite et parfaite à cette question on n'en serait pas là du débat politique et du débat médiatique donc on ne va pas se raconter de l'histoire si j'avais la solution idéale le problème serait réglé

21:49
Locuteur 8

Vous avez perdu la partie ?

21:51
Locuteur 9

Non je pense qu'on n'a pas perdu la partie mais qu'en effet on ne l'amène pas à armes égales on a un premier enjeu qui est l'enjeu médiatique ici je parle sur une chaîne publique qu'il faut défendre que certains à droite et à l'extrême droite attaquent dans le même temps vous avez des chaînes comme CNews dont on a appris ce matin je vais partout parce qu'il faut mener parce que certains

22:11
Locuteur 8

refusent d'y aller

22:12
Locuteur 9

parce qu'il faut mener nous n'allons que dans les matinales mais on apprend que par exemple certains refusent d'y aller totalement Marie-Thondelier oui mais vous savez si on va sur les chaînes de télé uniquement celles avec lesquelles on est d'accord on ira dans pas beaucoup d'interviews donc je mène la bataille partout mais c'est vrai qu'il y a un enjeu premier enjeu c'est l'enjeu médiatique on a une poignée de milliardaires qui possèdent 90% des médias l'agenda médiatique est aussi façonné par ceux qui les détiennent et pour cela il faut défendre l'audiovisuel public premier enjeu deuxième enjeu quand on est de gauche ne pas avoir peur de ces valeurs parce que à chaque fois que vous laissez céder une once de terrain alors l'ensemble du spectre politique se déplace et on le voit singulièrement dans la période que nous vivons avec cette fusion des droites et de l'extrême droite qui est en train de se dérouler sous nos yeux alors on est en train de criminaliser l'antifascisme et c'est pour ça que je me bats avec tant de force pour défendre l'antifascisme

23:08
Locuteur 8

Manon Aubry on va parler maintenant de l'Europe je rappelle que vous êtes députée européenne et présidente du groupe La gauche européenne au Parlement européen et ça fait 4 ans qui a commencé la guerre en Ukraine elle va entrer dans sa cinquième année demain le pays reste soutenu par l'Union européenne et il y a des réticences par exemple aujourd'hui la Hongrie bloque de nouvelles sanctions contre la Russie qui devaient être annoncées aujourd'hui est-ce qu'il faut de nouvelles sanctions contre la Russie ?

23:31
Locuteur 9

Oui il faut de nouvelles sanctions parce que force est de constater qu'elles n'ont pas été complètement efficaces on en est à 19 paquets de sanctions un 20ème paquet de sanctions est en cours de discussion je pense qu'il faut les évaluer un certain nombre d'entre elles je pense notamment à la saisie des avoirs a pas été complètement efficace parce qu'un certain nombre de paradis fiscaux ne coopèrent pas de la manière que l'on pourrait s'attendre et on touche là du doigt un sujet qui me tient à cœur qui est la question de l'évasion fiscale et de l'opacité qui joue un rôle y compris dans cette guerre en Ukraine

24:03
Locuteur 8

mais sur le principe vous êtes d'accord pour dire qu'il faut des sanctions contre la Russie

24:06
Locuteur 9

mais j'en appelle aussi à la cohérence par exemple la France est le premier importateur de gaz russe et finance directement à plus de 3 milliards d'euros par an la guerre de Vladimir Poutine

24:18
Locuteur 8

donc les sanctions ça devrait passer aussi par l'interdiction d'importation de gaz russe

24:22
Locuteur 9

exactement parce que sinon on participe du financement de cette guerre mais puisqu'on parle de droit international je suis quand même sidéré par le deux poids deux mesures dans l'application du droit international on en est je le disais au 20ème paquet de sanctions s'agissant et vous êtes favorable j'y suis favorable s'agissant de la Russie et son intervention illégale en Ukraine mais zéro sanction a été prise contre le gouvernement de Benjamin Netanyahou qui commet un génocide en Palestine c'est ce que vous dites zéro paquet de sanctions alors qu'il y a des poursuites par la Cour pénale internationale et c'est pour ça que nous avons lancé une grande initiative citoyenne européenne avec nos partis de gauche en Europe que tout le monde peut signer il y a près de 500 000 signatures pour suspendre l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël et si nous arrivons aux millions de signatures alors ce sera contraignant et la Commission Européenne devra mettre une proposition sur la table

25:13
Locuteur 8

on va revenir à l'Ukraine parce que demain Emmanuel Macron et Kerstarmer le Premier ministre britannique vont faire une nouvelle réunion de la coalition des volontaires en soutien à l'Ukraine et à Volodymyr Zelensky parce que l'un va avec l'autre

25:22
Locuteur 9

qui sera aussi présent à notre session plénière extraordinaire au Parlement européen demain matin

25:26
Locuteur 8

Volodymyr Zelensky oui tout ça pour réaffirmer donc l'engagement des 35 pays pour une paix durable mais pour vous est-ce que la paix durable ça passe d'abord par le retrait de l'armée russe des territoires qui ont été envahis depuis 2022 ?

25:39
Locuteur 9

C'est une évidence il ne peut pas y avoir de paix sans retrait de l'armée russe des territoires qui sont occupés illégalement mais il ne peut pas y avoir de paix non plus sans un accord de paix négocié entre les deux parties et c'est là où je regrette que l'Union Européenne ces dernières années soient quelque sorte sorties de l'histoire les seules initiatives de paix que l'on a vues sur la table sont celles qui ont été menées par les Etats-Unis aux conditions de Donald Trump qui on le sait n'est pas intéressé par la paix en Ukraine mais davantage par l'accès aux minéraux rares et aux ressources naturelles qui se trouvent en Ukraine c'est pour ça que j'en appelle de nouveau à la Commission Européenne à Ursula von der Leyen à la prise d'initiatives plutôt que de suivre aveuglément Donald Trump

26:18
Locuteur 7

Alors vous dites cela mais chaque fois qu'une proposition est faite au Parlement européen pour voter des aides à l'Ukraine y compris pour s'armer face à la Russie la France insoumise votre groupe c'est faux je n'ai pas encore dit allez-y

26:32
Locuteur 9

je ne suis pas encore allé

26:33
Locuteur 7

au bout de ma question votre groupe ne s'associe pas à cette demande d'aide en général d'aide financière vous voulez dire en général vous vous abstenez donc vous ne participez pas à cet effort proposé par les pays européens est-ce qu'il n'y a pas une formidable hypocrisie là-dedans finalement si l'Europe n'avait pas aidé l'Ukraine est-ce qu'il n'y a pas longtemps que la Russie aurait gagné cette guerre

26:54
Locuteur 9

et bien c'est tout aussi faux journaliste c'est un beau métier il mérite d'être informé et basé sur la réalité savez-vous combien de textes ont été votés sur l'Ukraine depuis le début de la guerre non une trentaine au Parlement européen et je les ai quasiment tous votés j'ai également voté le projet de prêt à l'Ukraine qui a été voté il y a deux mois de cela au Parlement européen j'ai voté l'enveloppe budgétaire et je me suis abstenue sur les modalités de mise en oeuvre de prêt lesquelles modalités de mise en oeuvre prévoient notamment le financement d'armes à longue portée qui pourraient toucher le territoire russe en profondeur et poser un risque d'escalade dans la guerre mais à aucun moment vous me prendrez en défaut de ne pas avoir aidé l'Ukraine là où c'était nécessaire donc la France insoumise

27:36
Locuteur 7

est favorable à l'aide européenne pour que l'Ukraine puisse s'armer face à la Russie

27:40
Locuteur 9

la France insoumise est favorable à l'aide militaire à l'Ukraine sous trois conditions que je vous redonne ici avec plaisir comme ça vous s'interrogerez de manière un peu plus informée la prochaine fois que vous aurez un orateur de la France insoumise la première c'est qu'il y a un débat à l'Assemblée nationale et un vote à l'Assemblée nationale ce qui il me semble n'a pas été le cas la deuxième condition c'est que ça ne vienne pas au détriment de nos stocks militaires en France dans l'hypothèse d'une attaque éventuelle que l'on pourrait subir et la troisième raison c'est la troisième condition pardon c'est le fait de ne pas toucher en profondeur le territoire russe donc c'est davantage de financer des armes défensives ou des armes de courte portée je pense avoir été exhaustive et maintenant vous serez

28:28
Locuteur 7

vous expliquez concrètement pourquoi en plusieurs circonstances vous n'avez pas voté les textes proposés au Parlement européen tout à fait

28:36
Locuteur 9

je vous explique les conditions de notre soutien et chacun pourra aller vérifier comme je vous le disais il y a près d'une trentaine de textes je les ai quasiment tous votés je me suis abstenue sur les modalités d'application de certains quand ils ne remplissaient pas les trois conditions que j'évoquais

28:51
Locuteur 8

donc vous aviez en partie raison Elsa

28:52
Locuteur 5

on va parler des accords entre l'Union européenne et les Etats-Unis vous avez suivi la cour suprême camouflée pour Donald Trump à invalider les droits de douane est-ce qu'il faut que l'Union européenne renégocie le cadre d'un accord celui de Van der Leyen c'était 15% de droits de douane il faut renégocier un accord avec les Etats-Unis sur cette question ?

29:11
Locuteur 9

si je peux me permettre c'est un camouflet pour Donald Trump mais c'est d'abord et avant tout un camouflet pour l'Union européenne sa présidente de la commission Ursula von der Leyen la majorité au parlement des socialistes jusqu'à la droite qui se sont tous précipités pour reprendre l'adoption de cet accord vous vous souvenez peut-être parce qu'il y a eu tellement d'épisodes on a tendance à en oublier Donald Trump a menacé le Groenland à la suite de la signature de l'accord entre Ursula von der Leyen et Donald Trump déjà Ursula von der Leyen n'avait aucun mandat pour faire cela puis menace sur le Groenland l'accord a été suspendu côté parlement européen deux semaines après il a été repris comme si de rien n'était et nous on leur disait déjà que c'était une folie et donc cet accord pour tout vous dire il devait être voté demain dans la commission des affaires commerciales dans laquelle je siège demain matin et cet après-midi on a réussi à arracher qu'il soit de nouveau suspendu et j'ai envie de dire mais que ça vous serve de leçon cet accord était profondément inégal donc il faut le mettre à la poubelle

30:07
Locuteur 5

est-ce qu'il faut en renégocier un accord est-ce qu'avec ce que Donald Trump annonce matin et soir échange d'avis du jour au lendemain est-ce qu'il faut quand même un cadre pour savoir à quel l'Europe va être mangée à quel coup ce qui est sûr

30:20
Locuteur 9

c'est que ça ne peut pas être fait dans les conditions complètement inégales que prévoyait cet accord c'est-à-dire 15% de droits de douane pour les produits européens qui entrent sur le territoire européen sans qu'il y ait de réciproque et à cela il y avait l'engagement vous rajoutiez l'engagement de l'Union européenne à acheter pour 750 milliards d'énergie polluante 650 milliards d'engagement d'investissement aux Etats-Unis et donc cet accord il n'est ni fait ni à faire et on voit que

30:44
Locuteur 8

est-ce qu'il en faut un autre ?

30:46
Locuteur 9

Moi je pense qu'il faut sortir de la stratégie actuelle de l'Union européenne qui est une forte d'asservissement aux intérêts des Etats-Unis

30:54
Locuteur 8

donc il ne faut pas d'accord ?

30:56
Locuteur 9

Donc je pense qu'en l'Etat les conditions ne sont pas réunies pour qu'il y ait un accord et si accord il doit y avoir dans ce cas-là c'est guerre commerciale il doit être fait sur un prix d'égalité mais ça veut dire

31:04
Locuteur 8

que pas d'accord pardon pas d'accord c'est guerre commerciale

31:07
Locuteur 9

pas d'accord ça ne veut pas forcément dire guerre commerciale ce sont les règles de l'OMC qui s'appliquent en l'espèce il n'y avait pas d'accord commercial jusqu'à il y a quelques mois de cela non mais vous avez Donald Trump maintenant

31:19
Locuteur 8

et qu'il fait ce qu'il veut

31:20
Locuteur 9

oui mais c'est là où soit on se soumet aux ordres de Donald Trump et on voit les soubresauts ils ne respectent pas

31:26
Locuteur 8

l'OMC

31:26
Locuteur 9

soit on se donne les moyens peut-être que cette crise peut nous permettre de nous interroger sur notre modèle économique notre modèle de production notre modèle de consommation pour relocaliser nos modes de production et nos modes de consommation

31:39
Locuteur 8

vous parliez d'Yosula von der Leyen qui est appuyée dans un autre dossier c'est le Mercosur

31:42
Locuteur 5

évidemment le Mercosur et on voit que certaines voix s'élèvent contre Yosula von der Leyen même pas forcément dans votre camp ça s'élargit un peu est-ce que vous craignez que la commission européenne applique l'accord sur le Mercosur la partie commerciale malgré le vote du Parlement qui en saisissant la justice suspend l'accord mais la commission européenne pourrait choisir d'appliquer la partie commerciale de l'accord

32:02
Locuteur 9

je ne fais pas que le craindre puisque la commission européenne a déjà annoncé qu'ils allaient mettre en oeuvre de manière provisoire cet accord de libre-échange avec le Mercosur qui je le rappelle ça paraît assez incongru de le dire comme ça mais qui n'a été voté par personne aucun parlement national n'a été consulté sur le sujet alors que normalement il devrait être consulté consulté sur le sujet et le Parlement européen à mon initiative a voté une saisie de la Cour de justice de l'Union européenne qui est notamment suspensive de la procédure d'approbation et la France

32:33
Locuteur 5

Emmanuel Macron a dit qu'il était contre cet accord mais n'a pas réuni de minorité de blocage

32:38
Locuteur 9

jusqu'à preuve du contraire était président de la République depuis 9 ans 9 longues années quand il s'agit de l'avenir de la France mais surtout 9 ans pendant lesquels il aurait pu faire en sorte de bloquer cet accord

32:48
Locuteur 8

donc le Mercosur va s'appliquer

32:50
Locuteur 9

donc il y a de fortes chances qu'il s'applique de manière provisoire une fois qu'un des états membres l'a adopté c'est prévu qu'il soit adopté par le Parlement argentin parce qu'eux ont la chance de voter à la fin du mois de mars et donc en réponse à cela j'ai initié une nouvelle saisine de la Cour de justice de l'Union Européenne qui doit passer à travers les fourches codines de la Commission des Affaires Juridiques au Parlement européen c'est un peu complexe en tout cas moi je n'ai pas abandonné

33:13
Locuteur 5

c'est un peu complexe mais est-ce que ça peut marcher votre solution ?

33:15
Locuteur 9

je n'ai pas abandonné la bataille écoutez quand j'ai lancé la première saisine de la Cour de justice de l'Union Européenne on m'avait dit que j'y arriverais pas résultat j'ai gagné à 10 voix près donc je n'abandonne jamais on voit que ça ne fonctionne pas si en fait la Commission Européenne peut faire appliquer l'accord malgré la saisine tout à fait vous avez raison mais en toute hypothèse même si l'accord est appliqué de manière provisoire il faudra quand même un vote du Parlement européen une fois que la Cour de justice de l'Union Européenne aura rendu son avis il est possible que d'ailleurs à travers son avis elle conclue à l'incompatibilité de l'accord avec les traités européens on peut penser notamment sur le principe de précaution donc moi j'ai de bons espoirs que la bataille ne soit pas perdue on nous disait il y a 10 ou 15 ans qu'elle était perdue d'avance là je trouve qu'on a marqué un certain nombre de points

33:56
Locuteur 8

quand tout sera démêlé

33:58
Locuteur 4

vous viendrez nous expliquer tout ça avec grand plaisir oui madame Aubry autre question du chat de tranche qui vous demande est la Chine quelle position et les filles souhaitent entretenir avec elle dans le contexte actuel ils ne précisent pas mais je rajoute au niveau européen

34:10
Locuteur 9

alors c'est une question très large je ne pense pas que vous ayez

34:13
Locuteur 4

deux heures devant vous non je vous l'affirme

34:14
Locuteur 9

ça dépend sur quel sujet on parle sur le sujet commercial pour faire le lien avec la guerre commerciale des Etats-Unis d'un côté la Chine de l'autre moi j'aurais la même réaction c'est comment on crée les conditions de notre autonomie et de notre souveraineté donc comment on sort de la dépendance aux importations y compris aux importations chinoises il y a quelques droits de douane qui ont été rehaussés sur les importations chinoises en matière automobile je pense que c'est insuffisant et qu'il faut le généraliser sur d'autres secteurs pour autant on ne peut pas faire fi du rôle que joue aujourd'hui la Chine sur la scène internationale c'est ni un allié ni un ennemi c'est un acteur sur la scène politique à qui par ailleurs on aurait plein de choses à dire en termes de violation des droits humains donc ça ouvre un nouveau volet mais je pense qu'il faut le prendre comme tel toujours en ayant la réflexion de comment se sortir des réseaux de dépendance pour ne pas remplacer une dépendance par une autre

35:09
Locuteur 8

alors on va parler d'un autre pays c'est l'Allemagne Rémi

35:11
Locuteur 6

le SCAF le projet d'avion de combat franco-allemand est quasiment au point mort l'Allemagne s'en désintéresse le projet est presque enterré est-ce que pour vous c'est une mauvaise nouvelle ?

35:21
Locuteur 9

Non je crois qu'à l'origine ce projet était voué à l'échec parce que

35:29
Locuteur 8

Donc c'est une mauvaise nouvelle ou une bonne nouvelle qui soit abandonnée ?

35:31
Locuteur 9

Donc c'est une bonne nouvelle si je dois répondre à votre question je pense qu'il était voué à l'échec parce qu'il n'était pas fait sur un pied d'égalité je ne suis pas opposée à ce qu'il y ait des coopérations au niveau européen y compris en matière de défense mais cela ne doit pas se faire au prix de notre souveraineté et quand on voit que l'Allemagne ne joue pas complètement le jeu veut acheter des F-35 aux Etats-Unis qu'elle fait le choix aussi pour son dôme de fer d'exclure les composants d'origine française on ne peut pas jouer d'un côté la souveraineté européenne et de l'autre mettre dans les pas des Etats-Unis

36:04
Locuteur 6

Donc ça veut dire que vous êtes quand même favorable à une forme de dépendance aux Etats-Unis puisque si on enterre un projet franco-allemand il ne reste plus que de retourner vers les Etats-Unis

36:12
Locuteur 9

Non de nouveau on n'est pas opposé à un projet de coopération c'est juste qu'il a été mal construit à l'origine donc si demain vous venez me proposer un nouveau projet de coopération qui se fait davantage sur un pied d'égalité et non sur la base de pillage de nos données industrielles et de notre savoir-faire je pense qu'on peut avoir cette discussion et d'ailleurs je crois qu'avant 49-3 dans le PLF ici à l'Assemblée nationale le budget il avait été voté donc à la majorité des parlementaires donc pas uniquement les parlementaires de la France insomise l'abandon de ce projet précisément pour les raisons

36:44
Locuteur 8

donc c'est une bonne nouvelle vous dites on va parler encore un point du Parlement européen Elsa sur un sujet de société

36:50
Locuteur 5

exactement sur l'initiative My Voice My Choice pour garantir le droit à l'avortement pardon dans tous les pays de l'Union européenne que ceux qui ne peuvent pas y avoir accès dans les pays puissent aller dans d'autres pays la Commission européenne va se prononcer est-ce que vous souhaitez un mot un engagement fort du Président de la République on le rappelle en France on a constitutionnalisé ce droit à l'IVG à l'interruption volontaire de grossesse

37:10
Locuteur 9

vous l'avez dit cette initiative citoyenne européenne est majeure elle vise à protéger le droit à l'avortement pour des femmes et des millions de femmes qui n'ont toujours pas accès au droit à l'avortement je pense à nos soeurs polonaises qui doivent voyager dans d'autres pays pour accéder à l'avortement je pense aux maltaises pour qui le droit à l'avortement est interdit je profite de cette antenne pour pousser un énorme coup de gueule vraiment un énorme coup de gueule parce que après la mobilisation de plus d'un million de citoyens qui ont voté qui ont soutenu cette initiative européenne le vote à la majorité du Parlement européen la Commission européenne s'apprête à enterrer cette initiative et ça c'est inacceptable comment se fait-il qu'en 2026 on en a encore à se battre pour ce droit le plus élémentaire à disposer de notre propre corps Emmanuel Macron le président de la République peut avoir son mot à dire il faut que la France joue un rôle de leadership je veux dire pas plus tard que la semaine dernière au Parlement européen

38:00
Locuteur 8

il faut qu'il intervienne directement

38:01
Locuteur 9

il faut qu'il intervienne pas plus tard que la semaine dernière au Parlement européen vous aviez l'extrême droite au premier rang desquels on trouve Nicolas Bay un député du Rassemblement enfin du Rassemblement national sur la liste de Marion Maréchal mais tout ça c'est la même chose de l'extrême droite qui déployait une immense banderole au Parlement européen avec un fœtus et qui disait que l'avortement s'est tué des fœtus on en est encore là

38:21
Locuteur 8

pour être très clair vous demandez à Emmanuel Macron d'intervenir directement dans ce processus

38:24
Locuteur 9

oui je demande à Emmanuel Macron de se faire le fer de lance de cette initiative pour s'assurer qu'elle ait une traduction législative parce que ce que propose cette initiative c'est très simple c'est un mécanisme financier pour s'assurer que des Polonaises puissent venir avorter en Allemagne ou en France elles en sont rendues aujourd'hui à ce que des députés comme moi et je sais que ça a fait beaucoup crier l'extrême droite et que je continuerai à le faire parce que je pense que notre rôle de députés c'est de désobéir aux lois uniques d'apporter des pilules abortives je l'ai fait je continuerai à le faire même si c'est au mépris de la loi parce que j'estime que les Polonaises doivent pouvoir accéder à ce droit fondamental à disposer de notre...

38:59
Locuteur 8

Manon Aubry on va parler maintenant de politique française avec quelques petites questions Non mais je vous en prie c'est normal avec quelques petites questions en rafale d'actualité politique Elsa vous reprenez la main avec une motion censure qui arrive assez inattendue on pouvait dire

39:10
Locuteur 5

Sur la PPE la programmation pluriannuelle de l'énergie donc le Rassemblement National l'a déposé ce matin LFI aussi c'est sur le fond ou c'est sur la forme on rappelle que le gouvernement est passé par un décret pas par un vote au Parlement et la PPE pour qu'on comprenne bien on dit en fait sur la question de l'énergie quelle part on met dans le renouvelable dans les éoliennes etc Est-ce que c'est le fait de passer par un décret qui vous choque ? Les deux

39:33
Locuteur 9

C'est la forme et le fond sur la méthode oui il n'est pas normal on parle quand même d'un cadre pluriannuel donc c'est pas juste ce qu'on va faire sur l'année 2026 mais ça nous engage sur plusieurs années donc il n'est pas normal que la représentation nationale n'ait pas à se prononcer sur le sujet enfin je veux dire on est en train de banaliser les 49 tours à tour de bras les décrets à tour de bras c'est quoi l'étape d'après on va dissoudre l'Assemblée Nationale C'est possible ça C'est déjà arrivé Vous l'avez demandé depuis longtemps Non mais il est dur s'y soudre au sens il n'y aura plus d'Assemblée Nationale Ah dans ce sens-là

40:03
Locuteur 5

Elsa D'où mon inquiétude Et sur le fond Sur le fond certains craignaient un moratoire sur les énergies renouvelables on voit que même le secteur dit on reste vigilant mais finalement il n'y a pas ce moratoire il y a des réorientations nonamment moins d'éoliens sur terre parce qu'on voit que les populations n'en veulent plus plus d'éoliens en mer est-ce que finalement c'est pas moins grave que ce que vous aviez envisagé ? C'est fou

40:24
Locuteur 9

parce qu'on en est quand même à se satisfaire de trucs qui auraient pu être pires et donc parce que ça pourrait être pire il faut qu'on s'en satisfasse je pense qu'en termes de stratégie politique c'est une stratégie qui est perdante et sur le fond c'est assez intéressant moi je le regarde en tant que députée européenne et la France est à la bourre par rapport aux autres Etats membres en matière d'énergie renouvelable on est bien en deçà des objectifs qui sont fixés par l'Union Européenne comme quoi vous voyez quand on appelle à la désobéissance les premiers à désobéir sont en réalité ceux qui nous dirigent

40:51
Locuteur 5

certains c'est le charbon chez eux je ne sais pas si c'est mieux que ce qu'on a chez eux

40:54
Locuteur 9

non mais vous avez des objectifs en matière d'énergie renouvelable et ces objectifs ne sont pas remplis dès lors la France est en infraction donc oui il faut qu'on puisse rehausser nos objectifs en matière d'énergie renouvelable et j'observe que l'énergie nucléaire par ailleurs est une espèce de fuite en avant qui a un coût exorbitant et dont on voit bien qu'aujourd'hui on arrive en fin de course d'un certain nombre d'EPR et qu'il faut trouver des alternatives il faut sortir du nucléaire à terme on a toujours dit que ce n'est pas quelque chose qui se fait du jour en main précisément en planifiant c'est à ça que devrait servir cet exercice très vite

41:24
Locuteur 5

vous voulez que vos collègues de gauche signent cette motion de censure les socialistes ne le feront pas les communistes ils sont plutôt favorables au nucléaire c'est une façon de vous rabibocher avec les écologistes de refaire front commun sur cette question

41:33
Locuteur 9

j'ai un peu du mal à réfléchir à ces questions-là de manière politicienne de le ministère rabibocher pourtant elle le sont maintenant en fait accepter que la politique parfois c'est un débat d'idées un débat de fonds etc les socialistes ne vont pas la signer et les communistes ne sont pas au nucléaire donc il reste les écologistes tant mieux si les écologistes la signent j'observe que dans la séquence et la période un peu troupe que nous avons vécu ces derniers jours les écologistes un certain nombre d'entre eux pas tous ça n'a pas été le cas notamment de Yannick Jadot mais d'autres n'ont pas hésité à être du bon côté de la défense du milieu antifasciste tant mieux s'ils peuvent nous rejoindre sur cette motion de censure à l'heure où je vous parle je ne peux pas vous dire Mathilde Panot ma collègue ici est en train de faire le travail pour récolter des signatures

42:15
Locuteur 7

vous voyez vous arrivez parfois à vous retrouver avec les écologistes Jean-Luc Mélenchon a tendu la main aux communistes dans la perspective de 2027 est-ce que cette logique de rassemblement à gauche elle ne trouverait pas un point d'aboutissement idéal dans l'organisation d'une primaire pour désigner un seul candidat à gauche

42:33
Locuteur 9

sur quel programme ?

42:35
Locuteur 7

ça c'est l'occasion d'en discuter

42:37
Locuteur 9

dans une primaire vous voyez la difficulté que nous avons en réalité nous avions un programme en commun mais là vous avez des points communs

42:44
Locuteur 8

c'est peut-être une base de départ

42:45
Locuteur 9

on est des points de convergence avec les écologistes tant mieux ça ne fait pas l'ensemble de la gauche d'ailleurs j'observe qu'à l'heure où on se parle cette primaire est bien davantage une primaire du groupe écologiste qu'autre chose à l'Assemblée Nationale parce que si mes comptes sont bons on en est à 4 ou 5 candidats dans ce groupe écologiste c'est la démocratie ils ont tout à fait le droit d'être candidats s'ils le souhaitent j'ai aucune difficulté avec cela mais je ne crois pas que ce soit aujourd'hui la stratégie qui sera gagnante et je pense que personne n'imagine sérieusement qu'un jour l'on puisse se ranger derrière Raphaël Gluckmann parce qu'on a des désaccords politiques et donc

43:21
Locuteur 7

le principe d'une primaire c'est qu'il y a des candidats et puis les adhérents ou les sympathisants votent et donc à la fin

43:29
Locuteur 9

Manuel Valls refuse de soutenir Benoît Hamon qui gagne la primaire avec le résultat François Hollande est sorti d'une primaire aussi et il a gagné la présidentielle donc vous voyez ça peut quand même arriver

43:38
Locuteur 7

le refus de la France insoumise est-ce que ce n'est pas tout simplement parce que vous n'êtes pas certain que Jean-Luc Mélenchon pourrait la gagner

43:44
Locuteur 9

moi ce dont je suis certain c'est de la force de notre programme parce que là vous répondez pas à la question des faits non mais si parce que vous faites comme si Jean-Luc Mélenchon allait être candidat déjà ça c'est pas établi laissez-nous le temps de faire les choses les unes après les autres c'est pas sûr non à ce stade les choses ne sont pas établies

44:00
Locuteur 7

vous-même vous n'êtes pas certain que ce soit le meilleur candidat

44:03
Locuteur 9

on aura notre propre calendrier de désignation de notre candidat à ce stade ce sur quoi nous travaillons c'est le programme et j'observe qu'un certain nombre des interlocuteurs que vous évoquez classés à gauche eux-mêmes se sont distanciés de ce programme à partir de ce moment-là je ne vais pas faire croire aux gens qu'on peut être d'accord alors que quand ils ont exercé les responsabilités ces députés là-même n'ont pas respecté le programme du nouveau Front populaire moi je resterai fidèle au programme du nouveau Front populaire je souhaite qu'ils réunissent le plus largement possible au-delà des rangs de la France insoumise parce que je ne pense pas que l'on gagne une élection en étant tout seul si ça peut répondre en partie à votre question mais je ne crois pas non plus que ce soit qu'en affaiblissant l'ambition de notre programme qu'on gagne aussi

44:42
Locuteur 6

Rémi Jean-Luc Mélenchon ne cesse de répéter qu'en 2027 ça se jouera entre eux et nous c'est-à-dire le LFC ou le RN ça veut dire quoi ? C'est que votre stratégie c'est d'amener le RN au second tour ?

44:52
Locuteur 9

Absolument pas si ça ne vous a pas échappé c'est pas nous qui gouvernons ce pays quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir il y avait une poignée de députés une dizaine de députés du Rassemblement national il y en a désormais plus de 140 donc dans ces conditions je ne crois pas que nous portions une responsabilité dans la montée de l'extrême droite dans notre pays je pense que ceux qui nous ont gouvernés et qui ont fait la courte échelle y compris sur les thèmes de l'extrême droite quand on a un ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau pour ne pas le citer qui disait abat le voile ou qui parle de français de papier je pense précisément pour en revenir à la fenêtre d'Overton que c'est aussi comme cela que la fenêtre d'Overton a été déplacée

45:30
Locuteur 6

est-ce que ça veut dire que le RN est votre adversaire préféré entre guillemets

45:33
Locuteur 9

non moi celui qui vous donne le plus de chance c'est mon pire adversaire sur le terrain des idées et précisément parce que je sais le danger qu'il représente dans notre pays que je veux mettre toutes mes forces dans la bataille pour faire en sorte que l'on puisse l'emporter sur le Rassemblement national aussi de nouveau c'est la chance que j'ai de parler en tant que députée européenne la chance ou je ne sais pas la malchance mais de voir la manière dont la fusion des droites s'opère partout en Europe au Parlement européen mais aussi dans un certain nombre d'états en Italie en Suède en Finlande que je vois les dangers que cela représente et forte de cette expérience-là dans ces pays je souhaite qu'on ne répète pas les mêmes erreurs en France ça va commencer par tourner le dos à nos valeurs et à notre ambition

46:13
Locuteur 6

pour être élu et pour accéder au second tour Jean-Luc Mélenchon devra rassembler au-delà de son propre camp est-ce que vous pensez aujourd'hui qu'il en est capable ?

46:19
Locuteur 9

Je pense qu'il en est capable je pense qu'on n'a jamais démarré une campagne présidentielle dans des meilleures conditions que cela on n'a jamais démarré une campagne présidentielle en ayant autant de députés

46:31
Locuteur 6

70% de taux de rejet de Jean-Luc Mélenchon c'est pas un handicap dans l'objectif de rassembler au-delà de ses propres

46:37
Locuteur 9

les pourcentages de taux de rejet de sondage c'est inédit c'est inédit je m'en tiens assez à distance parce que c'est ces mêmes sondages

46:47
Locuteur 6

c'est la personnalité politique la plus rejetée des Français

46:48
Locuteur 9

oui mais en même temps si vous l'imitez du matin au soir vous dites qu'il est responsable de ci, de ça des violences, de machin forcément ça n'aide pas une fois qu'on aura le débat c'est quoi un complot ?

non ce que je souhaite une campagne présidentielle l'avantage d'une campagne présidentielle c'est qu'en général autant que faire se peut ça se déroule sur le terrain des idées une fois que cette campagne présidentielle aura démarré alors chacune et chacun fera campagne sur le terrain des idées je crois en notre capacité à rassembler parce que l'augmentation du salaire minimum la retraite à 60 ans la planification écologique toutes ces propositions-là je crois qu'elles ont une vocation majoritaire dans le pays

47:22
Locuteur 8

ce sera le programme

47:23
Locuteur 9

mais l'élection tranchera je suis une démocrate

47:26
Locuteur 8

Manon Aubry on va accueillir dans un instant l'invité face à vous pour parler d'agriculture et son portrait signé Marco Pommier

47:32
Locuteur 1

face à vous Manon Aubry une figure montante du monde agricole français exploitant dans le Loiret syndicaliste engagé il est vice-président des jeunes agriculteurs mais aussi président de la chambre d'agriculture du centre Val-de-Loire à seulement 32 ans

47:50
Locuteur 2

une grande fierté et puis en même temps un message comme quoi ce que porte mon syndicat les jeunes agriculteurs est en adéquation sans doute avec les priorités des agriculteurs un message sur l'adaptation au changement climatique

48:01
Locuteur 1

un message sur l'adaptation au changement climatique sur l'eau notamment en appelant à une gestion plus équilibrée mais sans mettre en péril les productions ce soir Manon Aubry il vous interpelle aussi sur l'acétamipride insecticide interdit en France depuis 2018 mais toujours autorisé dans l'Union Européenne jusqu'en 2033 la loi Duplomb voulait réautoriser son usage en France de façon dérogatoire mais le Conseil Constitutionnel a censuré la mesure notre invité réclame des règles communes en Europe

48:33
Locuteur 2

J'utilisais de l'acétamipride en effet comme l'ensemble des producteurs de betteraves en Europe et c'est là une des problématiques qu'essayait de résoudre la loi Duplomb c'est de mettre sur un pied d'égalité les agriculteurs français avec leurs concurrents à partir du moment on est dans un marché commun on doit avoir des règles communes

48:49
Locuteur 1

Autre sujet de crispation la PAC la politique agricole commune il dénonce un soutien trop déséquilibré entre les régions

48:57
Locuteur 2

Aujourd'hui une exploitation au centre Val-de-Loire touche deux fois moins d'aides qu'une exploitation bretonne ou ronalpine

49:03
Locuteur 1

Face à vous Maxime Buizard Blondeau

49:06
Locuteur 8

Et Maxime Buizard vient sur ce plateau de LCP l'indice et politique vous saluez Manon Ombry Bonsoir merci vous étiez au centre d'agriculture j'imagine il y a quelques minutes je vous laisse vous installer donc vous êtes en plein donnant d'abord c'est votre métier ensuite vous étiez tous les deux au centre d'agriculture on ne va pas parler du salon spécialement mais des enjeux autour notamment la politique agricole commune vous avez en face de vous une députée européenne

49:25
Locuteur 2

Bonsoir Manon Ombry Bonsoir Première question vous étiez au salon de l'agriculture aujourd'hui vous n'êtes pas venu voir mon syndicat Les jeunes agriculteurs Les jeunes agriculteurs je voulais savoir si vous choisissiez vos interlocuteurs pour discuter de l'avenir de l'agriculture française et de l'agriculture européenne

49:40
Locuteur 9

Non je serais ravie de continuer à échanger avec vous j'ai déjà eu l'occasion à de nombreuses reprises de rencontrer tant les jeunes agriculteurs que la FNSEA on peut avoir un certain nombre de points de désaccord on en aura certainement dans le débat on peut aussi avoir un certain nombre de points d'accord sur la politique agricole commune je crois qu'on a un certain nombre d'inquiétudes on peut en discuter et là c'est encore mieux la discussion pourra se tenir devant témoins et publiquement C'est l'heure de rattrapage Donc avec grand plaisir

50:09
Locuteur 2

Maxime Mizar

50:09
Locuteur 8

c'est l'heure de rattrapage

50:10
Locuteur 2

La Commission européenne a annoncé au mois de juillet dernier le cadre financier pluriannuel qui va guider la politique européenne dans les prochaines années avec un budget en baisse et un budget laissé à la main des Etats membres comment comptez-vous faire pour préserver le projet agricole européen le fondement de l'Union européenne Aujourd'hui on voit peu de mobilisation de la classe politique de manière générale la classe de gauche radicale pas particulièrement On entend beaucoup parler des sujets internationaux des sujets d'identité de société On ne voit pas aujourd'hui la France insoumise très mobilisée pour défendre une agriculture européenne ambitieuse, compétitive y compris performante sur des questions environnementales et sociales

50:46
Locuteur 9

Alors pour ceux qui ne suivent pas le détail de la manière dont ça se passe au niveau européen je vous inviterai avec grand plaisir à venir au Parlement européen Vous y allez

50:56
Locuteur 8

j'imagine régulièrement

50:57
Locuteur 9

Parce qu'en l'occurrence on est parmi les premiers mobilisés contre ce cadre financier pluriannuel vous avez raison de le mentionner c'est ça qui fixe le budget sur plusieurs années et en l'espèce il prévoit une baisse des fonds de la politique agricole commune de 13% et je crois qu'on a été le premier groupe à dénoncer la baisse de ces fonds à laquelle s'ajoute la renationalisation de la politique agricole commune qui donne et c'est ce que vous évoquiez je pense en filigrane qui est une forme de mise en concurrence entre États parce que le plus on laisse aux États membres la liberté de définir la mise en œuvre de la politique agricole commune le plus de différences il peut y avoir entre États et à la fin on va se retrouver avec une politique agricole commune qui n'a de commune que le nom donc déjà il devrait se renommer politique agricole et oui nous nous battons à la fois contre la baisse de ces fonds et contre la renationalisation

51:49
Locuteur 2

Pour le coup je pense que le constat on le partage mais l'inquiétude du monde agricole et des agriculteurs français de manière générale elle est là c'est que non seulement on a un budget en baisse alors que les enjeux augmentent déjà de rémunération des agriculteurs de maintien du revenu c'est la première vocation de la PAC d'adaptation de nos exploitations et de nos filières agricoles adaptation au changement climatique et ses conséquences adaptation aussi aux évolutions de consommation on mange de moins en moins de viande rouge de plus en plus de viande blanche honnêtement on a fait des mobilisations à Strasbourg on a fait des mobilisations à Bruxelles on a fait je ne sais combien de mobilisations en France on a l'impression qu'on n'arrive pas à se faire entendre par le pouvoir politique européen comment pouvons-nous faire pour être entendus par nos décidaires européens par la commission par le Parlement

52:32
Locuteur 9

Peut-être qu'on peut s'appuyer sur une bataille victorieuse il n'y en a pas beaucoup ces derniers mois et ces dernières années je pense à la bataille qu'on a menée sur on l'évoquait un petit peu avant sur l'accord de libre-échange avec le Mercosur quand on a commencé démarré le travail pour saisir la cour de justice de l'Union Européenne moi on m'avait dit tu n'y arriveras jamais tu n'y arriveras jamais à réunir une majorité on a eu 160 signataires de la résolution et puis on a eu une majorité à 10 voix près et si on a eu une majorité c'est aussi parce qu'il y a une mobilisation des agriculteurs et que nos intérêts ont été en quelque sorte convergents nous décideurs européens pour lesquels y compris pour moi qui suis dans l'opposition par rapport à la majorité actuelle parfois on a du mal aussi à se faire entendre et je pense quand il y a une convergence des mobilisations du secteur agricole avec une mobilisation des élus c'est là que l'on peut peser de tout notre point à un moment où parfois la commission européenne tourne le dos à la réalité du terrain et du monde agricole

53:27
Locuteur 8

Alors on va parler d'un autre sujet parce que c'est revenu dans l'actualité c'est l'acétamipride à travers la loi Duplomb Duplomb 2 puisque Laurent Duplomb sénateur LR relance l'idée de réautoriser l'acétamipride qui est utilisée essentiellement dans les champs de betterave et ça ça vous importe ce sujet ?

53:42
Locuteur 2

Ce qui nous importe c'est qu'on a parlé d'une politique agricole commune en l'occurrence on est dans un marché commun nous n'avons pas la capacité à réglementer les flux de produits à l'intérieur de l'Union Européenne Aujourd'hui sur 27 pays dans l'Union Européenne 26 ont le droit d'utiliser l'acétamipride pour protéger leur culture notamment les betteraves et les noisettes Un seul pays l'interdit et l'interdit non pas pour l'avis d'une autorité sanitaire mais pour un avis politique c'est un choix non pas scientifique mais politique que d'interdire l'acétamipride en France Une première loi a été déposée elle a été rejetée Une deuxième vient au débat à l'Assemblée nationale Est-ce que vous seriez prêt à réautoriser dans les conditions préconisées par l'ANSES l'utilisation de l'acétamipride en France ?

54:24
Locuteur 9

En l'occurrence vous parliez de consensus scientifique je crois qu'il y a un certain nombre de scientifiques qui se sont élevés sur les dangers de l'acétamipride que ce soit il y a 20 sociétés savantes le conseil scientifique du CNRS le conseil national des ordres des médecins tous ont pointé du doigt la responsabilité que peut jouer l'acétamipride à la fois sur le fait de décimer les insectes les oiseaux pollinisateurs etc mais aussi les risques que ça fait porter avant tout pour les agriculteurs Est-ce que vous pointez du doigt c'est autre chose

54:54
Locuteur 2

vous considérez du coup que notre manière de valider des autorisations de mise sur le marché actuel l'EFSA l'EFSA et l'ANSES ne sont pas pertinents et donc il faut remettre en cause le système d'homologation des produits phytos parce qu'aujourd'hui l'EFSA donc l'autorité européenne sanitaire et l'ANSES l'autorité nationale n'ont pas émis de réserve sur l'homologation de l'acétamipride dans certains seuils avec un encadrement comme toutes les molécules phytosanitaires qu'on utilise donc vous considérez que l'ANSES n'est plus légitime pour autoriser les mises sur le marché

55:22
Locuteur 9

Aujourd'hui la vérité c'est qu'il y a un certain nombre de scientifiques qui se sont exprimés sur les risques et les dangers potentiels que cela comporte y compris d'ailleurs pour les agriculteurs eux-mêmes qui sont souvent les premières victimes on connaît la prévalence d'un certain nombre de cancers la prévalence de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs donc l'enjeu c'est de protéger d'abord et avant tout les agriculteurs et ensuite évidemment les consommateurs mais là où je vous rejoins et je comprends votre inquiétude et je veux vous le dire en toute sincérité c'est la concurrence déloyale à laquelle vous êtes exposés moi je comprends ce que vous pouvez exprimer en disant si nous on a des règles mais que les pays voisins n'ont pas les mêmes règles et que ces produits arrivent sur le marché français un ce sera hypocrite parce que si on consomme et ces produits avec pas les mêmes règles ça veut dire qu'on ne sait pas quel est le niveau de danger et deux c'est une concurrence déloyale

56:13
Locuteur 8

Oui mais alors une fois qu'on a dit ça qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut l'autoriser dans toute l'Europe ou il faut l'interdire dans toute l'Europe ?

56:16
Locuteur 9

Je pense que

56:17
Locuteur 8

Je vous dirai votre avis

56:18
Locuteur 9

Je pense que un, il faut se poser la question à l'échelon européen

56:22
Locuteur 8

C'est-à-dire quoi ? Il faut l'interdire au niveau européen ?

56:23
Locuteur 9

Je pense qu'il faut l'interdire au niveau européen et de deux vous vous souvenez peut-être C'est là que vous n'êtes pas d'accord avec Maxime Zer

56:28
Locuteur 8

qui lui veut de l'acétamipride

56:29
Locuteur 9

Après on va arriver à l'intérêt et aux alternatives de l'acétamipride qui a aussi un débat intéressant mais je termine juste par je me souviens Sébastien Lecornu qui justement il y a quelques mois de cela a dit qu'il était possible au moment où on parlait des mesures de sauvegarde sur le Mercosur de faire des mesures de sauvegarde sur le Mercosur à l'échelon franco-français Pourquoi ce qui serait possible de faire sur un certain nombre de produits et de denrées qui seraient en provenance des pays d'Amérique latine pour lesquels les normes phytosanitaires sont aussi extrêmement différentes un tiers des pesticides autorisés au Brésil sont interdites dans l'Union Européenne j'observe que ce qui est possible vis-à-vis d'un certain nombre d'États ne serait pas possible vis-à-vis d'un autre Parce que c'est l'Union Européenne

57:11
Locuteur 2

on ne peut pas distordre le marché commun à ce point-là ça a été fait dans le passé

57:15
Locuteur 9

sur les cerises et d'autres denrées agricoles de manière plus suffisante Revenons à la cétamipride

57:19
Locuteur 2

Les moyens de faire des chantages comme ça Revenons à la cétamipride Ma question c'est et mon interrogation c'est que vous n'êtes pas compétente et que je ne suis pas compétent pour dire si la cétamipride est dangereuse pour l'homme et dangereuse pour l'environnement Il y a des scientifiques pour ça Il y a des agences pour ça En l'occurrence une agence européenne et 27 agences nationales Les agences nationales ont autorisé l'homologation de ce produit Les hommes et les femmes politiques en 2016 puis en 2018 ont décidé d'interdire Je pense que c'est une intervention du politique qui n'est pas légitime parce que si on commence à le faire sur un produit phytosanitaire Alors juste pour être très clair

57:52
Locuteur 8

vous, vous qui estimez

57:53
Locuteur 2

que la cétamipride devrait être autorisée dans toute l'Europe Ce n'est pas moi de le dire Je dis qu'en fait on a des agences sanitaires qui doivent faire leur travail C'est aux politiques Oui mais attendez

58:02
Locuteur 8

on ne comprend pas bien Je vous dis on ne comprend pas bien parce que vous dites nous on la veut en France parce que les autres pays européens l'utilisent Donc si vous voulez plus de distorsion il faut que ce soit autorisé partout Il y a deux sujets

58:11
Locuteur 2

Il y a un sujet que ce n'est pas aux parlementaires de décider quels sont les produits auxquels on a droit ou pas C'est à eux de fixer les règles qui encadrent les agences et c'est aux scientifiques dans les agences de déterminer si un produit respecte ou non ces règles C'est le premier sujet Le deuxième sujet c'est comment fonctionne notre marché commun et à quel point on est intégré et je trouve ça incohérent qu'on ait un marché commun mais 27 homologations de produits phytosanitaires et à jeunes agriculteurs on pousse une homologation unique à l'échelle européenne avec des critères exigeants c'est ce qu'on appelle l'harmonisation par le haut de l'ensemble des produits phytosanitaires auxquels ont droit les agriculteurs européens qu'ils soient italiens français ou espagnols

58:46
Locuteur 8

Je voudrais juste vous faire réagir rapidement sur le fait que ce que dit Maxime Buizar ce n'est pas aux parlementaires de décider de normes sanitaires

58:52
Locuteur 9

Oui j'avoue que ça m'a fait réagir pour être très complet vous avez dit c'est aux parlementaires de fixer les règles qui encadrent et ensuite aux scientifiques de l'appliquer je ne veux pas déformer vos propos pour la clarté du débat mais moi je pense que c'est le rôle des parlementaires de prendre les devants il y a un principe qui est constitutionnalisé d'ailleurs dans le droit européen qui est le principe de précaution on s'est aperçu sur un certain nombre de produits phytosanitaires des dangers que ça a pu comporter on pense notamment aux outre-mer pour ne prendre que cet exemple le glyphosate sur lequel on est progressivement revenu on a augmenté l'encadrement donc je pense que ce principe de précaution devrait être observé et sur l'utilisation de l'acétamipride je crois que vous n'avez pas pu en utiliser en 2025 et pour autant le rendement par exemple sur les betteraves n'était pas pour autant mauvais

59:39
Locuteur 8

on ne va pas continuer là-dessus

59:41
Locuteur 9

vous avez réussi à produire aussi sans cet acétamipride et donc s'il y a des alternatives qui existent c'est dommage

59:47
Locuteur 8

c'est l'eau la gestion de l'eau et l'utilisation de l'eau par les agriculteurs une question une réponse

59:53
Locuteur 2

aujourd'hui dans les agences de l'eau donc le gouvernement de l'eau à l'échelle de chaque bassin les agriculteurs représentent à peu près 60-65% de la consommation d'eau dans un territoire à l'agence de Loire-Bretagne les agriculteurs représentent 8 voix sur 182 nous sommes les premiers consommateurs d'eau les premiers responsables aussi de l'usage de l'eau aujourd'hui nous n'avons pas une voie suffisante pour débattre et échanger avec les représentants des collectivités avec les autres acteurs économiques avec les représentants du consommateur avec l'Etat est-ce que la gouvernance de l'eau qui doit être un point de consensus parce que l'eau est un enjeu très important aujourd'hui il le sera encore plus demain est-ce que la gouvernance de l'eau vous êtes prêts à en discuter à la faire évoluer ?

1:00:33
Locuteur 8

30 secondes vraiment là où je vous rejoins

1:00:35
Locuteur 9

c'est que c'est un enjeu majeur et c'est l'enjeu de demain là où en revanche je suis en désaccord c'est que ça concerne l'ensemble de la société et qu'on ne peut pas laisser uniquement les agriculteurs gérer sa gouvernance la France a été poursuivie par la Cour de justice de l'Union Européenne notamment par exemple pour un taux de nitrate trop élevé dans l'eau et donc il y a un véritable enjeu à sécuriser nos cours d'eau et pour cela ça doit impliquer bien au-delà du secteur agricole même si évidemment les agriculteurs doivent être associés à essayer de faire court un mot

1:01:02
Locuteur 2

nous impliquer c'est pas nous laisser représenter que 5% des sièges aujourd'hui vous comprenez bien que la meilleure manière de nous impliquer c'est de nous associer à la prise de décision

1:01:10
Locuteur 9

et vous comprenez bien que si on ne prend en compte que les intérêts agricoles et pas les intérêts sanitaires et environnementaux on ne traite qu'une toute petite partie de la question de la gestion de l'eau

1:01:21
Locuteur 8

et bien voilà on a traité quelques thèmes en quelques minutes mais ça va se poursuivre puisque il y a le salon de l'agriculture vous avez le temps dans les coulisses de l'agriculture d'y revenir sur ces sujets puis j'ajoute cette dernière minute via l'AFP la famille de Quentin Dombranc dont on a beaucoup parlé par la voix de son avocat dénonce à l'instant la récupération et les débordements de la manifestation de Lyon samedi merci Manon Aubry d'avoir accepté notre invitation dans l'Indice et Politique merci Maxime Buizar aussi d'être venu en dernière minute pour débattre avec Manon Aubry bonne soirée sur LCP et à lundi prochain pour un prochain numéro de l'Indice et Politique

1:01:51
Locuteur

qui est le fait à l'intérieur de l'Amriculture et à l'Amriculture et à l'Amriculture

Manon Aubry, députée et présidente du groupe de La Gauche au Parlement européen | LCP, Lundi C'est Politique - 23/02/26 — Manon Aubry · Pourquijevote