Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 3 avril 2020 9 minComplaisantActualité / polémiqueSantéEurope & internationalInstitutions & élections

Bernard Jomier : "C'est un honneur d'aider les soignants à passer cette période difficile"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes sénateur et médecin généraliste à Paris. En ce moment, vous prêtez main-forte à l'hôpital de Melun. À quoi ressemble votre quotidien ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    9600 personnes sont hospitalisées en Île-de-France. Quelle est la situation à l'hôpital de Melun ? La réa est-elle saturée comme dans beaucoup d'hôpitaux de la région ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    En termes de matériel (masques, respirateurs, médicaments), avez-vous tout ce qu'il vous faut ou est-ce compliqué comme dans beaucoup d'hôpitaux ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Le préfet de police de Paris s'est excusé après des propos polémiques ce matin. Il a dit que les patients en réa sont ceux qui n'ont pas respecté le confinement. Comment avez-vous réagi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Bernard JomierFait
    « depuis une semaine j'ai rejoint l'hôpital de Melun qui est un hôpital eux qui comme tous les hôpitaux franciliens face à ces faits châtain inscrits importante patients souffrant du port aux navires us »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] il est 18 heures 19h17 sur europe 1 c'est la suite de votre grand journal d'histoire et c'est l'heure de l'interview politique d'aurélie herbemont amassé ira sur aurélie herbeux nombreux ce soir le sénateur écologiste de paris mais aussi médecin bernard janvier bonsoir bernard jomier bonsoir vous êtes donc sénateurs est médecin généraliste à paris en ce moment plus médecins que sénateur vous prêter main forte à l'hôpital de melun en seine-et-marne à quoi ressemble votre quotidien bah écoute a effectivement depuis une semaine j'ai rejoint l'hôpital de melun qui est un hôpital eux qui comme tous les hôpitaux franciliens face à ces faits châtain inscrits importante patients souffrant du port aux navires us et donc j'ai rejoint une dignité qu'on appelle unités qu'ovide de 15 lits qui traite ce type de patients avec donc un renfort pour les personnels hospitaliers qui sont déjà depuis un bon moment fatigué en tension mais qui font face moi je trouve avec beaucoup de courage et beaucoup de détermination et donc et c'est presque un honneur en fait aller les aider les aider à passer cette période difficile il y a quelques semaines vous receviez des patients uniquement le vendredi à votre cabinet parisien vous n'avez pas hésité une seconde à aller au front contre le coronavirus non parce que c'est une évidence quand vous êtes soignants vous avez été formé à soigner et qu'arrive une telle crise sanitaire la priorité absolue c'est de soigner et donc à mon cabinet médical j'avais pas utilitaire il n'y est plus plus présents parce que comme comme vous le savez les patients ne vont plus beaucoup dans les cabinets en ville en fête et ça ce n'est pas sans générer d'autres problèmes parce que les malades chroniques doivent quand même être soigné des tableaux mais les pathologies aiguës doivent quand même être prise en charge et on peut être inquiet d'ailleurs de cette un peu désertion des patients les cabinets mais là où je pouvais l'être le plus utile c'est clairement dans une unité qui soignent les patients atteints du coronavirus et donc c'était une évidence il ya rien d'exceptionnel ce à tous les soignants agissent comme ça bernard jomier 9600 personnes sont hospitalisées en ile de france quelle est la situation à l'hôpital de melun est ce que la réa est saturé comme dans beaucoup d'hôpitaux de la région oui la réanimation est saturé et pourtant l'hôpital a fait un effort absolument gigantesque le nom de l'hydre animation a été multiplié par trois il a fallu que les personnels se mobilisent dans les mêmes proportions des renforts sont arrivés et malgré tout on est à une situation où ses lilas son sont saturés alors à l'autre bout à l'entrée de l'hôpital depuis quelques jours et comme dans d'autres hôpitaux on constate moins d'arrivées et donc on pense qu'on est ce qu'on appelle sur le plateau de l'épidémie que la situation est en train de se stabiliser le confinement ça marche et donc ça veut dire qu'il faut le continuer parce que ils commencent à nous aider à empêcher la courbe de grimper on est tout de même à saturation sur les lits de réanimation parce que vous savez la caractéristique de cette maladie c'est que les personnes qui ont besoin de réanimation n'ont pas besoin pour deux ou trois jours mais plus souvent pour dix jours voire quinze jours et donc toute nouvelle arrivée en réanimation serait un problème il faut trouver un lit d'où les transferts qui sont organisées actuellement vers les régions qui ne sont pas qui ne sont pas saturés mais on peut espérer voir commencer à voir le bout du tunnel ce qui ne veut pas du tout dire de relâcher les efforts au contraire ils sont payants il faut les poursuivre et on arrivera à passer cette phase bernard jaume i en termes de matériel alors je pense au mas co / blues au respirateur aux médicaments vous avez tout ce qu'il vous faut ou c'est compliqué comme dans beaucoup d'hôpitaux la situation n'est pas simple parce que on est obligé on est dans une économie de gestion de pénurie on va dire donc on est en manque très clairement on n'est pas totalement dépourvu mais on est en manque et donc ce sont des équipements qu'on gère avec beaucoup de parcimonie on ne peut pas on ne va pas voir trois fois impatient dans la même journée parce que il faudrait s'habiller prend soit utilisée trois fois des équipements donc il ya tout un ensemble de stratégies qui est mise en oeuvre pour avoir cette ec cette économie de l'économie si je puis dire ce qui est regrettable c'est d'abord que on est sur la corde raide et que les mesures de protection sont tout de même pas optimum et deuxièmement que ça ça nécessite beaucoup d'énergie de la part des personnels hospitaliers de l'encadrement spitalier pour trouver des solutions pour aller chercher des solutions pour avoir le matériel en quantité suffisante et on voit bien les conséquences là d'un des fautes prévisions qui aimait les personnels vraiment en grande difficulté il ya eu des ratés de la part de l'état en termes de prévisions is te ment écoutez le temps viendra bien sûr de tirer le bilan de tout ça je quand ce sera le moment sera venu moi je reprendrai mon étiquette de parlementaire et bien sûr qu' il faudra tirer les enseignements peut bien sûr que sur la question des masques il ya eu des à lire des contre vérités qui ont été proférées moi je me souviens du 26 février ou au sénat à la commission affaires sociales nous avons procédé à des auditions notamment du directeur général de la santé nous l'avons interrogé enfin sur une éventuelle pénurie masse qui nous a répondu qu'il n'y avait pas de sujet et on voit bien qu'il ya un sujet tout mis un sujet sur l'efficacité de ces masques aujourd'hui l'académie de médecine a rendu un avis disant que oui il faut porter des masques il faudra des portes et des masques à la levée du confinement pour éviter de contaminer les autres donc on voit bien qu'il ya une communication qui était fondée sur la pénurie et pas sur la réalité scientifique et c'est peut-être cela qui est le plus choquant bien sûr sans à comprendre pourquoi il ya eu pénurie mais il faudra à comprendre aussi pourquoi la vérité n'a pas été dite et des arguments tout à fait inexactes ont été utilisés notamment sur la question des masques et ça il faudra y revenir une fois que la crise sanitaire sera passée bernard jomier le préfet de police de paris didier lallement s'est excusé après avoir tenu des propos pour le moins polémique ce matin il a dit ce qu'on trouve aujourd'hui dans les réanimations ce sont ceux qui au début du confinement ne l'ont pas respectée comment vous avez réagi en entendant ça en tant que médecin et parlementaire moi je pense que quand on est un responsable public on doit être en capacité d'appréhender avec du sang froid de la maîtrise et de respect aussi la situation que vivent les français moi j'invite le préfet de police à venir dans l'unité ou suit il verra les gens qui actuellement sont dans un état grave et qui ont contracté les russes après l'entrée en vigueur de confinement ce sont des propos qui sont insultants pour ces personnes moi je ne je ne peux pas admettre qu'un prêcher face ce type de déclaration et donc je pense que le moment venu parce que là encore il faut assurer un fonctionnement le meilleur possible des services de l'état à l'heure actuelle mais le moment venu il faudra que ce préfet soit relevé de ses fonctions oui vous n'appelez pas à sa démission comme d'autres soignants mais lui aujourd'hui non parce que je le redis aujourd'hui on est en train de se battre contre le virus nous avons assez de points faibles déjà on voit les carences qui a eu dans l'organisation ce n'est pas le moment de désorganiser en quoi que ce soit vous savez c'est la raison pour laquelle les mandats des maires sortants même ceux qui ont été élus au premier tour ont été prolongées parce que changer d' équipes au niveau d'une mairie alors qu'il ya beaucoup de choses à organiser n'est pas raisonnable c'est la même chose pour l'ensemble les responsables de l'état c'est la même chose pour les responsables de l'exécutif qui serait tout à fait déraisonnable de se lancer maintenant dans un bilan mais alors venu quand nous aurons vaincu ce virus et je n'ai aucun doute que nous on ce virus les responsables publics devront chacun en tirer les leçons et en ce qui concerne le préfet l'allemand il n'échappera pas à cette règle commune qu'on appliquera qu'il faudra appliquer avec beaucoup d'humilité parce que je veux je ne suis pas un partisan des chasses aux sorcières il et il est très difficile de prévoir il était très difficile quasi impossible de prévoir une crise d'une telle ampleur donc ce n'est pas ça la question l'humilité doit tous nous guider mais ses déclarations en l'occurrence elle oublie que largement ce principe dix minutes et merci beaucoup bernard jomier d'avoir été mon invité ce soir et bon courage mais à l'hôpital ces prochains jours merci et c'était l'interview politique d'aurélie herbemont merci à vous on vous retrouve très vite