Nicolas Dupont-Aignan invité de Laurence Ferrari sur CNews
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 12 %Attaque 68 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 1:14FerméeÉludée
Est-ce que c'est vrai pour vous ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Adrien Quatennens, même sentiment pour vous, notamment en vous basant sur le CETA ?
- 3:09OuverteÉludée
Nicolas Dupont-Aignan, des conventions démocratiques. Donc, de s'adresser au peuple, leur demander leur avis.
- 6:25OuverteRéponse directe
La zone euro non honteuse, qu'est-ce que c'est ?
- 9:35OuverteRéponse directe
Il propose quelque chose d'assez nouveau, un nouveau traité de coopération avec l'Allemagne. Quel but ?
- 11:00FerméeRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, vous pensez que la France serait la vassale de l'Allemagne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:32Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron est dans une manipulation de l'opinion assez talentueuse. »
- 1:47Invité politiqueFait
« Il a manipulé l'opinion pendant la présidentielle. Il a fait croire qu'il allait nommer une commission indépendante. »
- 1:57Invité politiqueFait
« Cette commission a rendu des conclusions accablantes. Et le 21 septembre, le CETA est entré en vigueur en France pour la partie européenne. »
- 3:28Invité politiqueFait
« Il ne tire pas les leçons du malaise démocratique. En vérité, il veut aller plus loin dans un fédéralisme total, sur une construction qui a un vice fondamental. »
- 11:19Invité politiqueFait
« L'affaire Alstom d'aujourd'hui est stupéfiante. Elle est du niveau de trahison nationale. Mais je pèse mes mots. »
- 11:34Invité politiqueFait
« la France, Emmanuel Macron, relayé entre parenthèses par sa banque dans laquelle il a travaillé, la banque Rothschild, vont livrer l'entreprise Alstom, le TGV français, à Siemens. »
- 17:24Invité politiqueFait
« les 12 milliards d'euros que Alstom va recevoir vont servir à consolider la filière ferroviaire. »
- 17:50Invité politiqueFait
« Siemens va s'emparer d'Alstom sans débourser un centime. C'est une augmentation de capital. »
- 19:32Invité politiqueFait
« Il faut voir le rôle de la banque Rothschild dans cette affaire. Il faut voir le rôle de certains présidents qui vendent leur entreprise pour rester au pouvoir dans leur entreprise. »
- 22:43Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron a eu un geste historique, il a recomposé la vie politique puisqu'il fait travailler ensemble des gens qui menaient la même politique un coup à gauche, un coup à droite. »
- 26:57Invité politiqueFait
« Les Français vont vite découvrir l'escroquerie Macron. »
- 28:39InvitéChiffre
« Moi je le quantifie à 70-80%. »
- 28:41InvitéFait
« Aucun ne remet en cause l'ordolibéralisme. »
- 28:43InvitéFait
« Aucun ne remet en cause les directives européennes. »
- 30:00Invité politiquePromesse
« il y a urgence à présenter un programme d'alternative »
- 30:04Invité politiqueFait
« ce qui est nouveau c'est cette arrogance du pouvoir qu'on n'a jamais vu »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan39 %
- Invité23 %
- Invité 218 %
- Présentateur13 %
- ?3 %
- Invité 32 %
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On
se retrouve pour Punchline sur CNews.
On
va revenir sur le discours programme d'Emmanuel Macron pour la refondation de l'Europe telle qu'il la conçoit, avec des dizaines de propositions concrètes sur le fonctionnement de nos institutions. On en parle ce soir avec nos invités Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir.
Bonsoir. Président
de Debout la France, député de l'Essonne. Adrien Quatennens, bonsoir. Bonsoir. Député de la France insoumise du Nord. Et Karl Meus, bonsoir. Bonsoir. Rédacteur en chef au Figaro Magazine. Le président Macron a donc livré longuement, pendant près d'une heure et demie, sa vision de l'Europe pour les avenir. Avenir, une vision portée par la volonté de convergence entre tous les pays qui la forment, de l'économie à la culture jusqu'aux langues parlées. Une vision d'une Europe fédérale, avec des propositions réalisables ou pas. On va vous passer la parole aux uns et aux autres.
Mais d'abord, on va écouter le président Macron, qui ne s'est pas adressé seulement aux dirigeants européens, mais au peuple. Écoutez.
Nous
avons tourné la page
d
'une forme de construction européenne.
Cette
page s'est fracassée
sur
le doute démocratique européen. Celui que les noms référendums français et néerlandais nous ont fait vivre.
On
ne peut plus construire l'Europe à l'abri des peuples, Nicolas Dupont-Ignandie, Emmanuel Macron. Est-ce que c'est vrai pour vous ?
C'est extravagant.
C
'est ce que vous dites
?
Oui, mais je crois qu'Emmanuel Macron est dans une manipulation de l'opinion assez talentueuse. Parce qu'en vérité, il énonce un constat tout au long de partage.
Mais
c'est lui qui, le 21 septembre, vient d'appliquer contre l'avis des peuples le CETA, le fameux traité de libre-échange avec le Canada. Donc, c'est incroyable. C'est-à-dire qu'il enfonce des portes ouvertes, mais il fait exactement l'inverse. Est
-ce qu
'il avait les moyens de se
défaire du CETA ? Mais bien évidemment. Il a manipulé l'opinion pendant la présidentielle. Il a fait croire qu'il allait nommer une commission indépendante. Je prends cet exemple parce qu'il est symbolique. Cette commission a rendu des conclusions accablantes. Et le 21 septembre, le CETA est entré en vigueur en France pour la partie européenne. Cela veut dire qu'en vérité, en tout cas moi, je n'accorde pas de crédit à une parole aussi mensongère.
Alors,
Adrien Quatennens, même sentiment pour vous, notamment en vous basant sur le CETA ?
On a assisté là à une logorée, un verbiage auquel Emmanuel Macron nous a habitués. Pavé de bonnes intentions sans doute, mais qui passe à côté des objectifs. Moi, j'ai vu que Jean-Claude Juncker avait salué le discours d'Emmanuel Macron. Un discours qui est censé faire en sorte, effectivement, que l'Europe renoue avec le peuple. Mais Jean-Claude Juncker, c'est aussi celui qui a déclaré il y a quelque temps qu'il n'y avait pas de démocratie contre les traités européens. Je pense que c'est de
là
que vient le problème principal. C'est que cette Europe, telle qu'elle fonctionne aujourd'hui, s'est construite contre les peuples. Enfin, le peuple français s'est prononcé en 2005. Et on a vu ce que nous avons fait ensuite de sa décision. Donc, on part déjà sur un mauvais pied. La question des traités n'est pas posée par Emmanuel Macron.
Ah si, il l'aborde très, très, très
régulièrement dans ce discours. Non, mais il pose pas la question de la sortie des traités
actuels. Je veux dire, il part du principe que les traités actuels sont une base sur laquelle il veut continuer à construire. Il propose même un autre traité.
Il propose effectivement d'autres traités. Il propose, Nicolas Dupont-Aignan, des conventions démocratiques. Donc, de s'adresser au peuple, leur demander leur avis. Non,
les conventions démocratiques, c'est de la com', il est très doué. La communication, c'est-à-dire des pseudo-forums. Mais la démocratie, ce sont les référendums. Et on le voit très bien. Il ne tire pas les leçons du malaise démocratique. En vérité, il veut aller plus loin dans un fédéralisme total, sur une construction qui a un vice fondamental. Et donc, ça ne peut pas marcher. D'ailleurs, je suis certain qu'il n
'y
croit pas à un instant lui-même. Ou alors, il est devenu complètement dingue. Parce que la réalité, quand on écoute le discours, est tellement loin de tout ce qu'il dit. Je prends un exemple,
les
frontières. Il dit qu
'il
faut un des gardes-côtes européens.
On
va mettre des contrôles aux frontières
européennes. Maîtrise
de nos frontières européennes. Mais
ça fait 20 ans qu'on raconte ça. Est-ce que vous croyez sincèrement que la Bulgarie, même la Grèce, il faut connaître ce pays ou d'autres, ont les moyens ? C'est impossible. Donc, il le sait très bien. Ou alors, s'il ne le sait pas, c'est grave. Il faut arrêter de se moquer des gens. Il faut arrêter de se moquer des gens. L'affaire Alstom, aujourd'hui. Alstom,
ce n'est pas l'air russe. On
va
en parler.
Parce que c'est totalement contradictoire avec ce qu'il dit. C'est un tissu de mensonges par rapport à la réalité de ce qu'il soutient et des actes qu'il a commencé de prendre depuis qu'il est arrivé.
Karl Meus, ce discours se heurte à la réalité. Effectivement, les dossiers Althom, la hausse du chômage aujourd'hui,
à
nouveau.
Le problème du discours, c'est le moment dans lequel il prononce. Il a attendu le lendemain des élections allemandes pour pouvoir le faire. en espérant que sur une dynamique portée avec Angela Merkel, ça lui permettrait ensuite d'enclincher une dynamique. Le problème, c'est qu'Angela Merkel est elle-même maintenant empêtrée dans des coalitions qu'elle va devoir construire avec des gens qui ne sont pas forcément sur les clignes. Donc, ce n
'est
pas dit que la dynamique européenne soit du côté allemand. Donc, c'est là où il y a un petit problème dans le discours. C'est-à-dire qu'il y
a
un volontarisme.
Il
y
a
quand même des mots qu'on entend depuis très longtemps, prononcés par Chirac, prononcés par Sarkozy, prononcés par Hollande. Et il y
a
un moment, je pense que
c
'est vrai que pour le coup, les Français sont en droit de se dire, mais où sont les actes
?
Alors, en revanche, ce qui est intéressant, c'est le moment dans lequel il se place
et
la perspective qu'il offre avec les élections européennes. Parce qu'au fond, il donne un enjeu aux élections européennes, dont on sait qu'en France, c'était toujours, comme il l
'a
dit lui-même. C
'est
2019, les
auricoles. Voilà,
en 2019, c'est un peu la Ligue 2, on ne
s
'y intéresse pas trop. On en voit d'ailleurs des gens au Parlement européen qui sont souvent des recalés du suffrage universel direct en France. Et puis, en fait, ils n'y vont pas. Là, il dit non.
On
va avoir fait ces conventions. On aura un projet. Et c'est au moment de ces élections européennes que le peuple devrait trancher.
On va parler de l'enjeu monétaire. Et je vous passe la parole. On va écouter ce qu'il a dit sur la zone euro. Je n'ai pas la zone euro honteuse.
Je
n'ai pas la zone euro honteuse. Je suis désolé de cela. Et je pense d'ailleurs que
ça
ne soulage ni ne fait plaisir à aucun membre de l'Union européenne hors de la zone euro que celles et ceux qui partagent cette monnaie n'osent pas dire qu'ils la partagent pour en faire quelque chose.
On est au cœur du réacteur, là, Nicolas Dupont-Aignan, sur cette question de la zone euro. La zone euro non honteuse, qu'est-ce que c'est
? Je
ne comprends pas.
Il
y a dix pays qui ne font pas partie de l'euro, qui ont d'ailleurs de meilleures performances économiques. En vérité, au-delà de ça, ça c'est un slogan pour faire bien, ils proposent d'aller beaucoup plus loin en livrant la zone euro à l'Allemagne, clairement. Puisqu'ils veulent un ministre des finances de la zone euro. Et on sait très bien que ce sera un Allemand. Et qu'on ira encore plus loin dans cette politique absurde, contre-productive, qui ne permet pas à la dynamique de création de richesses de venir. Donc, là encore, moi ce que je regrette dans ce discours, plus généralement, c'est qu'il aurait pu
trouver
des objectifs intermédiaires. Se dire, tiens, elle ne marche pas bien, le constat est partagé, mais on va essayer de trouver des points d'accroche pour changer les choses. En vérité, là, les libéraux allemands qui viennent de gagner, qui seront les coalisés de Mme Merkel, ne veulent pas entendre parler de tout ce qu'ils proposent. Donc tout ça, c'est déjà fini. C'est une posture. Et je pense que les Français attendaient autre chose que des postures, même si on n
'est
pas d'accord. Moi, j'attendais au moins quelques propositions très concrètes de coopération industrielle, efficaces, parce qu'il y a des choses à faire en Europe. Je ne
suis
pas un anti-européen, contrairement à ce
qu'on veut bien dire. Il y a des
propositions concrètes, notamment sur les règles de convergence. Il propose, Adrien Quatennens, un salaire minimum à l'Europe, un niveau de cotisation sociale qui est trop disparate et qu'il faudrait harmoniser, et une fourchette de taux communs sur l'impôt des sociétés.
Mais l'harmonisation, c'est très bien. Mais la question, c'est que je n
'ai
pas vu que dans les propositions d'Emmanuel Macron, il y avait des garanties pour les mieux-disants sociaux, environnementaux. C'est-à
-dire
que quelle harmonisation nous voulons ? Aujourd'hui, effectivement, l'Europe telle qu'elle est conçue, par la logique de compétition qui prédomine, fait qu'il
y a
une harmonisation qui se fait par le bas. Vous savez, Emmanuel Macron, il a beau être plein de volonté, on n
'a
pas vu non plus qu'il ait le leadership absolu en Europe, parce que l'Europe existe, mais les nations existent toujours en leur sein. Et aujourd'hui, l'euro comme l'Europe font finalement la politique des Allemands, qui est une politique qui correspond aux intérêts particuliers de l'Allemagne aussi. Enfin, il faut bien voir que, malgré la volonté de coopérer, qui est un bon objectif, il y
a
des intérêts économiques qui sont divergents. Les Allemands ont besoin d'un euro fort, ils ont une population vieillissante, ils ont des retraites par capitalisation, ce n
'est
pas le cas en France. Donc il y
a
des intérêts divergents, et ce n
'est
pas parce qu'Emmanuel Macron fait preuve de bonne volonté que le peuple allemand, ou même Angela Merkel, vont lui sauter dans les bras demain matin. Bon, voilà. Donc il y a quelque chose qui tient à l'essence même de l'Europe. Ce qui manque dans le discours d'Emmanuel Macron, finalement, c'est une vision politique de l'Europe. Parce que là, on travaille sur l'Europe, sur la forme, en fait, en réalité. Mais l'Europe n'est pas une fin en soi, la question c'est le projet politique. Et de ce point de vue, ce qu
'on
peut dire, c'est que l'Europe de nos rêves, celle qui devait amener à plus de coopération entre les peuples, celle qui devait tenir à distance les tensions, finalement, cette Europe-là est morte. Il en résulte un marché unique qui met beaucoup d'équilibres fragiles en tension. Et vous voyez quand même, on ne
peut
pas se trévaloir de ne pas voir que partout où l'on interroge les peuples sur la question européenne, démocratiquement, il y
a
un rejet. Donc c'est bien l'Europe, cette Europe-là qui est en cause. Ce n
'est
pas l'Europe en tant que telle. Il ne
faut
pas essentialiser la question de l'Europe ou de l'euro. Ce sont des outils. La question, c'est pour quel projet politique ?
On va parler de l'Allemagne maintenant, on l
'a
évoqué, mais il propose quelque chose d'assez nouveau, un nouveau traité de coopération avec l'Allemagne.
Je
propose en premier lieu à l'Allemagne un partenariat nouveau. Travaillons
et
consignons ces engagements communs dans un nouveau traité de coopération que nous pourrons signer ensemble pour le 55e anniversaire du traité fondateur, le 22 janvier 2018.
Karl
Meus, là,
c
'est quoi ? Il profite de la faiblesse d'Angela Merkel ? Est-ce qu'il veut faire un nouveau traité pour faire quoi ? Quel but ?
La nouveauté,
c
'est qu'en tout cas par rapport à ses prédécesseurs, ils ne cherchent pas à rompre le tandem franco-allemand dans lequel Nicolas Sarkozy avec les Anglais et François Hollande avec l'Europe du Sud avaient essayé de trouver des moyens pour sortir du tandem et de l'emprise allemande. Et finalement, au bout de six mois et un an, s'étaient rendu compte, un, que les Anglais de toute façon ne tournaient leur regard que vers les États-Unis, donc ça ne pouvait pas aboutir, et deux, que l'Europe du Sud était dans une situation de faiblesse telle qu'on ne pouvait pas peser face aux Allemands. Là, au moins, on va gagner du temps. On va dire, voilà, on reste avec le couple franco-allemand.
Le problème, c'est que, est-ce qu'Angela Merkel est partante ? Comme vous l'avez dit, est-ce qu'avec sa nouvelle coalition, parce qu'il va y avoir les libéraux, mais elle est peut-être aussi obligée d'avoir les verts, puisqu'il lui manque sinon des députés pour faire sa majorité, est-ce que ça va être signé dans l'accord qu'il va pouvoir y avoir un nouveau traité de l'Élysée ? Ce n
'est
pas forcément évident là-dessus.
Nicolas Dupont-Aignan, vous pensez trop
que la France serait
la vassale de l'Allemagne
?
Un couple, c'est quand on se
respecte. Un
couple, c'est quand il y a un partenariat d'égal à égal.
Mais
là, ce n
'est
pas un couple. C'est une France qui est dans la servitude volontaire. C'est ahurissant ce qui se passe. L'affaire Alstom d'aujourd'hui est stupéfiante. Elle est du niveau de trahison nationale. Mais je pèse mes mots. Deux entreprises égales, Alstom avec 30 milliards de commandes, une avance technologique, et la France, Emmanuel Macron, relayé entre parenthèses par sa banque dans laquelle il a travaillé, la banque Rothschild, vont livrer l'entreprise Alstom, le TGV français, à Siemens.
Mais
ça n'a rien à voir avec un partenariat.
C
'est une soumission volontaire ahurissante, encore une fois. Et je pense que, vous savez, Mme Merkel ne respecte plus M. Macron dès le départ, puisqu'il a déjà cédé au premier sommet. Quand il a demandé une relance économique, il avait raison. Quand il dit, c'est ce que je voulais dire, et c'est là que j'ai peut-être un petit point de désaccord, mais quand il dit harmonisation fiscale, ça ne peut pas être sur le niveau français. Il faut quand même être honnête. Il est tellement élevé. Il faut faire une harmonisation fiscale. Mais à ce moment-là, c'est en se faisant respecter. Il
y a
d'ailleurs un moment en disant, stop, donnant, donnant. Mais là, c'est toujours la France qui offre des choses, sans recevoir jamais rien. Il y
a
un moment où il faut qu'on entame un dialogue avec nos amis allemands, mais sur une base de réciprocité. Ce n'est pas le cas. D'ailleurs, c'est très curieux pour quelqu'un d'intelligent, comment il peut se mettre dans une telle position de faiblesse d'avant-négociation.
Madame
Merkel va l'envoyer balader, comme d'ailleurs les prédécesseurs, et on n'aura rien gagné. On aura perdu une grande entreprise française.
On se retrouve dans un instant avec Adrien Quatennens, Nicolas Dupont-Aignan et Karl Méhuz du Figaro Magazine. On parlera évidemment d'Alstom, mais également de la recomposition politique. A tout de suite sur CNews.
On
se retrouve dans Punchline avec nos invités, Nicolas Dupont-Aignan de Debout la France, Adrien Quatennens de la France Insoumise et Karl Méhuz du Figaro Magazine. Encore un mot de l'Europe, le projet politique que porte Emmanuel Macron. Une Europe diversifiée, une Europe qui permet encore une fois au peuple et au pays d'avancer. Ce n
'est
pas un projet que vous pourriez porter Adrien Quatennens, jeune député de la France Insoumise
?
Ce
que porte Emmanuel Macron, c'est le format d'Europe qu'il voudrait. Moi ce qui m'intéresse, c'est le projet politique qu'on porte. Nous par exemple, dans la campagne présidentielle, nous avions porté cette idée que le projet économique de relance de l'activité économiquement et socialement utile, écologiquement soutenable, était un projet qui nécessitait de rompre avec le cadre des traités actuels. Parce que vous savez, les traités européens actuels nous obligent à mener des politiques d'austérité, à l'austérité budgétaire de toute façon. Donc nous disions qu'il fallait se doter d'une stratégie. Et encore une fois, ça a été caricaturé sur le fait de dire qu
'il
faut sortir à tout prix. Nous, la stratégie était la suivante. D'abord,
c
'est d'assumer une négociation, une vraie négociation avec nos partenaires et l'Allemagne en tête. Une négociation qui, jusqu'à présent, n'a jamais eu lieu. Il y avait des promesses électorales de fait sur la négociation. Et puis, dès l'instant où ils étaient élus, ils passaient sous la table et ils signaient les papiers que Mme Merkel demandait de signer. Nous, ce que nous voulions, c'était une vraie négociation pour orienter l'Europe. Par contre, il faut se doter d'une stratégie, y compris pour faire en sorte qu'il y
ait
du poids dans les négociations. Parce qu'on a quand même l'exemple grec, qui est assez significatif, et qui a bien montré que l'Union européenne avait eu raison de la Grèce sur un tas de sujets. Donc, nous avions un plan B qui consistait à dire si les négociations n'aboutissent pas, il faut sortir. Mais la sortie n'était pas une fin en soi. C'est une manière de faire en sorte d'impulser un rapport de force qu'il faut assumer. Vous savez, l'Allemagne sert ses intérêts. Elle ne manque pas de le faire.
Vous dites la même chose que Nicolas Dupont-Aignan.
Moi,
ce que je pense, c'est qu
'on
ne parle pas de la vie. Parce qu'on ne conserve les mêmes objectifs.
En fait, on ne parle pas du monde de demain. Et ce qui est effrayant, c'est que l'Europe ne prépare pas le monde de demain, notamment sur le plan scientifique, sur le plan industriel. Moi, je crois à l'Europe des nations démocratiques et des projets communs. Et je pense qu'il faut des projets à géométrie variable. Et j'avais proposé pendant la présidentielle cette idée de projet à 3, 4, 5, 6 pays en fonction des thèmes. La politique de la mer, la politique de l'espace, les nanotechnologies, la voiture propre, la lutte contre le cancer. Je suis convaincu qu'on n'en sortira pas avec les institutions de Bruxelles. Et qu'il faut repartir sur des projets.
Et si j'aurais aimé entendre le président de la République là-dessus, et là, j'aurais dit bravo. Encore une fois, il faut sortir de ce débat fédéralisme-nation. L'Europe fédérale est déjà morte. On ne reviendra pas aux nations toutes seules. En revanche, elles peuvent travailler ensemble sur des projets précis.
Et des projets industriels, vous l'avez évoqué. Le dossier aujourd'hui sur la table du gouvernement, c'est Alstom. Alstom, Siemens, qui sont en train de négocier pour un rapprochement de leurs activités ferroviaires qui passerait sous contrôle allemand. Écoutez, Benjamin Griveaux, secrétaire d'État, auprès du ministre de l'Économie.
L
'État, soyez-en certains, veillera à une chose.
Que
ce mariage soit un mariage entre égaux,
la
valorisation respective des deux entreprises étant très proche. L'État s'est déjà assuré qu'un certain nombre de garanties, notamment en termes d'emploi et de gouvernance, seront inscrites dans les termes de l'accord.
Karl,
mais c'est un dossier compliqué pour le gouvernement ou pas
?
Oui, c'est un dossier explosif même. Parce qu'on voit bien que, quelle que soit la façon dont le gouvernement présentera les choses, à partir du moment où c'est quand même les Allemands qui vont
être
majoritaires, avec certes des garanties... Le TGV sera allemand ! Voilà, ça va rester quand même... Ça donne une impression que c'est l'Allemagne qui avale pour le coup l'entreprise française. Même si, on voit bien, c'est pas complètement vrai, le président restera français, il y a un certain nombre de garanties. Mais, optiquement, c'est compliqué, dans la présentation, d'essayer de dire que c'est Alstom qui gagne. On le voit bien, depuis des années, Alstom est en difficulté, des branches ont dû être cédées. Et ça, c'est la dernière étape, presque pas de la fin d'Alstom, mais en tout cas de
cette
situation.
Un mariage entre égaux, dit le secrétaire d'État. C
'est une absorption, c'est un pillage industriel qui a commencé, quand l'activité Alstom-Alstom, il faut que les gens comprennent, c'était un conglomérat. Il y avait les trains, l'énergie. Quand l'un ne marche pas, l'autre marche. Comme Itachi, comme Siemens, comme Général Électrique. Et c'est M. Macron, quand même, ministre de l'économie et des finances, en 2014, qui a accepté ce qu'avait refusé M. Montebourg, qui a accepté le pillage de l'activité énergie par les Américains. Et à l'époque, il avait dit les 12 milliards d'euros que Alstom va recevoir vont servir à consolider la filière ferroviaire.
J'insiste. À l
'époque, Nicolas Sarkozy avait déjà volé au secours
d'Alstom. Non, mais il avait sauvé, lui, Alstom.
Oui, absolument.
À la différence de
Macron. Et on a séparé, l'énergie est partie chez les Américains. Et on a dit, avec l'argent, on va consolider le ferroviaire. L'argent n'est jamais arrivé au ferroviaire. Il y
a
eu mensonge. Et maintenant, on nous dit, il faut le fusionner avec Siemens, c'est égal. Non. Siemens va s'emparer d'Alstom sans débourser un centime. C'est une augmentation de capital. C'est un peu technique, mais ça veut dire que l'État français, qui a une option, j'insiste, sur les actions de Bouygues,
qui
est possible jusqu'en octobre 2017, donc, va laisser filer une pépite technologique qui a 30 milliards de carnets de commandes et qui a une avance technologique sur Siemens.
C
'est ahurissant, c'est un scandale d'État. Et vraiment, j'alerte l'opinion française sur la complicité du président de la République avec, comme par hasard peut-être, la Banque Rothschild dans laquelle il a travaillé. Banque Rothschild qui a organisé des fusions qui se sont avérées dramatiques pour le pays, pour d'autres grandes entreprises. Alors, il ne faudra pas pleurer demain quand il y
aura
des suppressions d'emplois à Belfort ou ailleurs.
Adrien Quatenas, même virulence que Nicolas Dupont-Aignan, vous dénoncez
cette vente à
la découpe des
fleurons.
Contestablement, il y a une vente à la découpe des fleurons industriels. On se prive de marge de manœuvre conséquente. Il n
'y a
pas de vision stratégique, en fait. C'est la braderie. On a eu le coup déjà avec Alcatel, on a eu Lafarge et ça continue. La France ne sert pas ses intérêts en faisant comme ça. Et moi, je mets en garde parce qu'il
y
a aussi la question comporter, je le disais, une politique de planification écologique. Mais il faut que l'État dispose de moyens stratégiques pour le faire, de moyens industriels. Alstom en est un. On ne peut pas d'un côté dire qu'on est garant de la transition énergétique, par exemple, et se priver d'un outil formidable comme celui-ci. C'est un non-sens absolu. Voilà. Donc, nous avons interpellé également et nous avons demandé aux autres groupes, y compris à l'Assemblée, si nous pouvions aller vers une commission d'enquête parlementaire. Je pense que c'est nécessaire.
Vous y souscriviez ?
Totalement. Il faut
une commission d'enquête parlementaire. Il faut voir le rôle de la banque Rothschild dans cette affaire. Il faut voir le rôle de certains présidents qui vendent leur entreprise pour rester au pouvoir dans leur entreprise. M. Cron a fait la même chose pour Alstom Énergie. Et je ne suis pas hostile
à
un Airbus européen du ferroviaire. Mais Airbus, j'insiste là-dessus, c'est des
15
% pour la France, 15% pour l'Allemagne, d'autres entreprises, d'autres pays. Moi, je ne suis pas hostile à une coopération européenne. Mais on dissimule derrière le mot Airbus du ferroviaire une prise de pouvoir avec la complicité du président de la République. Il devra répondre de cet acte de trahison nationale.
Vous
savez que le... Je peux juste rapporter une petite précision. Oui,
après Karl Léméus. Allez-y. Juste, Karl Léméus, ce sera une tâche pour le président ou au contraire un atout ?
Ça
peut être l'étincelle qui peut déclencher un incendie. On a vu, il y a eu des manifestations contre les ordonnances.
Ça n'a
pas pris énormément. Même celle de samedi, on voit, il y a un peu de monde, mais ce n
'est
pas le raz-de-marée. Les blocages de raffinerie, ça n'est pas non plus le blocage du pays. Est-ce que là, l'affaire Alstom, si les groupes politiques tels qu'ils sont là, entre la France insoumise, la droite, Nicolas Dupont-Aignan, j'imagine les Républicains et d'autres, commencent à vouloir mettre une commission d'enquête qui a des syndicats localement qui s'inquiètent et qui mettent des menaces à exécution, est-ce que tout ça ne peut pas se coaliser et faire qu'il y
a
une étincelle qui prend ? C'est ça le danger.
C'est aussi votre
sentiment derrière Quatennin ?
Est-ce
que ça peut manifester, alimenter le mécontentement ?
Effectivement, mais pour les raisons que j
'ai
évoquées et puis peut-être pour les découvertes que nous ferons sur l'enquête parlementaire parce qu'il y avait encore récemment passé Alstom Transport et isolé, mais qui l'a isolé ? Qui l'a séparé du reste de l'activité ? Il y a eu la question aussi en 2014 de General Electric et des brevets et des questions d'énergie. Bon, donc on voit bien l'impasse du modèle et j'alerte aussi, le code pénal punit les atteintes aux intérêts stratégiques, économiques, scientifiques et culturels. Donc il faut qu'on y regarde de très près parce que les nations savent servir leurs intérêts, les Allemands savent le faire. La France a besoin de savoir le faire aussi.
Ça ne veut pas dire qu'on se replie sur soi, mais en économie, en géopolitique, nous avons des intérêts à défendre.
Voilà, en tout cas, la décision n'est pas encore prise, les négociations sont en cours, elles devraient aboutir dans la soirée. On parle un peu de politique, de recomposition politique, on va écouter ce que disait Florian Philippot ce matin en se disant prêt à discuter avec tout le monde. Écoutez.
Je
suis prêt à discuter avec Wauquiez, je suis prêt à discuter avec Mélenchon. Ça ne veut pas dire faire un partenariat parce que nous avons trop de différences, mais je pense qu'on doit discuter pour montrer aux Français qu'on n'est pas en guerre civile.
Et il est prêt à discuter avec vous, Nicolas Dupont-Aignan. Il le fait depuis qu'il a quitté le Front National la semaine dernière.
Écoutez,
je
crois que les gens ne comprennent plus grand-chose, mais moi,
vous
savez, il
y a
une phrase du général de Gaulle qui était assez amusante qui disait je vais vers l'Orient compliqué avec des idées simples. Alors,
qu'est-ce que l'Orient compliqué ?
L'Orient compliqué,
c
'est tous ses départs,
c
'est je ne suis pas au Front National, donc c'est l'affaire du Front National. En revanche,
je
sais une chose,
c
'est que Macron, Emmanuel Macron, a eu un geste historique, il a recomposé la vie politique puisqu'il fait travailler ensemble des gens
qui
menaient la même politique un coup à gauche, un coup à droite. Ils sont tous ensemble. Darmanin, Lemaire, Collomb, etc. Donc, ceux qui suivaient la même politique depuis 20 ans sont ensemble.
C
'est une recomposition politique. Monsieur Mélenchon pose parfois des bonnes questions, mais à mon avis n'a pas toutes les bonnes solutions. Il recompose à la gauche et c'est évident. On voit ce qui arrive aux pauvres écologistes, aux communistes et aux socialistes qu'on trahit leur âme. Il va les avaler tous les uns après les autres et c'est normal, il fait son boulot de reconstruction politique. Eh bien, moi je ne veux pas
que
sur le côté droit, même si ça va au-delà, les patriotes, ceux qui aiment la France, je ne veux pas qu'on reparte dans les couloirs présidentiels. Marine Le Pen qui repense à 2022, Wauquiez qui pense refaire le coup de Sarkozy, moi je devrais faire la même chose, c'est absurde. Je pense que nos électeurs sont d'accord sur beaucoup de choses et ne veulent pas de ces divisions. Ceux qui aiment la France, qui ne veulent pas aller à la soupe avec Macron, qui pensent que l'argent n'achète pas tout, qui croient à la nation, au travail, à l'effort, je pense qu'il faut les rassembler sur un programme commun.
Une bannière
commune ? Non. Déjà un programme commun, c'est ce que j'ai lancé, ça s'appellera lesamoureuxdelafrance.fr et ça sera un programme participatif. Et on va aller à la rencontre des Français. Et je suis convaincu qu'un électeur qui vote une fois Front National, une autre fois Républicain, une troisième fois Debout la France, bref, ces électeurs, on peut bâtir un beau programme commun avec eux qui servira d'alternative. Car l'enjeu, et je suis désolé de déplaire à mon interlocuteur, l'enjeu,
c
'est de ne pas laisser la France dans un duo terrible entre Macron ou Mélenchon. Et je pense qu'on peut avoir une autre alternative politique, c'est la démocratie. Il faut une autre alternative politique, c'est moi ce que j'aimerais bâtir. Alors avec les uns, les autres, on le fera et la question de 2022 ne doit pas se poser maintenant.
Adrien Quintenaz,
quand
Florian Philippot dit qu'il est prêt à discuter avec Jean-Luc Mélenchon, est-ce que de votre côté, du côté de la France insoumise, vous êtes prêt à la discussion ou pas ?
Mais pour quoi faire ? Le Front National et Florian Philippot quand on était dans la campagne présidentielle a montré son rôle. Aujourd'hui, ils se plaignent de la politique qui est menée par Emmanuel Macron mais ils ont servi de passe-plat du système dans cette affaire. Voilà ce qui s'est produit. D'ailleurs, vous les avez soutenus.
Oui, mais vous, vous n
'avez pas choisi ce qui
n
'était pas plus glorieux. Non, non, mais nous avons des raisons.
Vous en êtes lavé les mains à la France pilate. Nous avons laissé
nos électeurs libres de leur choix. Voilà.
Moi
aussi d'ailleurs. Non, mais par contre, la question n'est pas de discuter pour discuter de patriotes, républiques. Bon, ça, encore une fois, c'est des mots mais la question, c'est moi, par exemple, la République, c'est la République sociale, la République jusqu'au bout, c'est le projet politique qui est porté. Nous, on porte un projet politique qui vise à traiter une urgence démocratique, une urgence sociale et une urgence écologique. Donc, je ne vois pas quel est le socle commun qu'il y aurait là-dedans avec M. Philippot, qu'on soit clair.
Karl Meus, cette recomposition politique, on la voit à l'œuvre absolument de tous les côtés, à gauche, à droite, au centre. C'est frappant, ce qu'on entend sur le plateau ce soir.
Et c'est passionnant parce qu'on voit bien qu'il
y a
une volonté, ils ne vont pas apprécier, mais il y a une volonté commune, Mélenchon, Macron, Dupont-Aignan, Le Pen, de, au fond, être les trois pôles du nouveau paysage politique. Un pôle modéré, incarné par Macron qui a appris le centre-gauche et le centre-droite, et deux pôles, un qui recompose à gauche, l'autre qui recompose plus à droite.
Et
on voit à
l
'intérieur de l'ancien système des résistances. Laurent Wauquiez qui veut résister en disant non, non, non, on n
'est
pas du tout dans cette configuration-là. Il y a une droite, il
y a
une gauche et même au sein de la droite, il y
a
des divisions et au sein du Parti Socialiste. La chance qu'ont Jean-Luc Mélenchon, peut-être un peu Marine Le Pen quelque part, c'est que les Républicains et le Parti Socialiste vont être complètement tournés sur eux-mêmes pendant un ou deux ans, le temps de se reconstruire, le temps de refaire un projet, un congrès, d'avoir des nouveaux dirigeants. Donc pendant tout ce temps-là, ils peuvent s'ériger en opposant numéro un, ce qui arrange aussi
Macron.
Pardonnez-moi, On s'en tête à tête avec Jean
-Luc Mélenchon.
Ce n
'est
pas d'être opposant numéro un. Vous savez, les Français vont vite découvrir l'escroquerie Macron. L'enjeu,
c
'est de tirer les leçons de la défaite. Et moi, je suis d'autant plus libre de tirer les leçons de la défaite que j'ai été exemplaire au deuxième tour parce que j'estimais qu'il fallait choisir. Mais ce n
'est
pas pour autant que je suis devenu Front National et ce n
'est
pas pour autant que je suis aveugle sur les limites et les raisons de l'échec. Et moi, je crois au contraire. C
'est quoi les limites
? Non mais je reviens là-dessus. Il faut sortir de cette opposition entre des discours parfois excessifs qui renforcent Macron faute de mieux. Et je pense que les Français ne veulent pas de Macron mais attendent un projet alternatif sérieux. sans excès avec des solutions concrètes afin
de rassurer les
Français. Non, je pense que les Français ont voté Macron suite à une immense manipulation de l'opinion et parce que l'offre qu'il y avait au deuxième tour n'était pas assez convaincante. Et il faut savoir tirer les leçons dans la vie. Et moi, je veux aller à la base écouter les électeurs républicains, les électeurs du Front National, les électeurs de boule à France parce que je suis convaincu qu'il
y a
dépasser l'affaire, parce que je suis convaincu qui partage un tronc commun et ils veulent un programme sérieux d'alternative qu'il va bien falloir présenter aux Français parce que sinon la France va disparaître comme pays libre. Et c'est ça l'enjeu des prochaines années.
Adrien Quatnance.
Ce que les Français voient
apparaître
à mon sens plus tôt que prévu et ce qui explique aussi du coup la pente d'Emmanuel Macron, c'est que
vous
prenez Nicolas Sarkozy président de la droite, François Hollande qui était étiqueté de gauche accordons lui et Emmanuel Macron disons qu'il veut dépasser ses clivages qui seraient d'un centre hybride. Les Français voient qu'entre ces trois pôles-là il y a un socle idéologique commun qui est très important. Moi je le quantifie à 70-80%. Aucun ne remet en cause l'ordolibéralisme. Aucun ne remet en cause les directives européennes. Donc si vous voulez à un moment donné vous avez beau feindre une opposition frontale en réalité c'est passe-moi le sel je te passe le poivre. Et les Français voient bien qu'ils sont réduits à ne faire que quelques petits ajustements.
La vision politique globale ne change pas. Ça, ça commence à apparaître. Et donc nécessairement il faut un recours il faut une alternative et pour notre part avec la France insoumise nous essayons de l'incarner.
Et Karl Meus le problème c'est qu
'il
n
'y a
pas d'élection pour les deux formations qui sont présentes sur le plateau aujourd'hui avant plusieurs années.
Alors le premier scrutin
c'est 2019 sur les européennes mais on voit bien qu'Emmanuel Macron essaye de déplacer l'enjeu de ne pas en faire un enjeu national. Est-ce que les électeurs répondront à la question ?
C
'est pas sûr. Et ensuite normalement c'est les municipales en 2020 mais on sait qu'Emmanuel Macron veut peut-être les déplacer faire une sorte de mid-term election qui regrouperait les élections locales. Ce qui lui laisserait deux années avant d'avoir un verdict des français sauf si sa réforme constitutionnelle qu'il constate des blocages au Sénat parce qu'il ne pourra pas avoir les 3-5ème pour l'instant et qu'il passe par un référendum auquel cas là il reprend une question nationale
plus tôt.
Et pendant
ce
temps
là les français souffrent beaucoup et pendant ce temps là la situation du pays s'aggrave on n
'a
pas parlé sécurité immigration pauvreté et c'est pourquoi il y a urgence à présenter un programme d'alternative et moi je vous le dis très clairement si ça continue avec une telle arrogance parce que ce qui est nouveau c'est cette arrogance du pouvoir qu'on n'a jamais vu moi je crains que ça finisse un jour dans la rue et la responsabilité d'un homme politique c'est de prévoir une sortie de crise raisonnable solide parce que c'est ça qu'on attend.
Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan Adrien Quattenin c'est Karl Mayus d'être venu ce soir sur CNews dans Punchline tout de suite c'est le 100 secondes d'actu avec Patrice Boiffer
Nicolas Dupont-Aignan