"Le budget de la Sécurité sociale est 5 fois celui de la Défense, 4 fois celui de l'Education"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci d'être avec toi Elisabeth Bonneau et de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes sénatrice centriste de la Mayenne rapporteur général du budget de la Sécurité sociale dont l'examen a lieu cette semaine ça a commencé hier on va bien sûr longuement parler dans quelques minutes mais d'abord un mot sur une question question pouvoir d'achat qui préoccupe les Français notamment la question des cantines scolaires puisque les entreprises de la restauration collective réclament une nouvelle hausse de leur contrat s'ils n'ont ils demandent à pouvoir ombre ces contrats ils disent qu'il faut en passer par là pour continuer à pouvoir fournir des repas locaux des repas bio est-ce que ça vous semble tenable pour les familles et pour les Mairies que doivent-elles faire et je crois qu'en fait cette difficulté elle est autant chez les collectivités que chez les fournisseurs et en fait elle devrait forcément venir aux familles c'est compliqué parce que souvenez-vous au mois de juillet nous avons voté un projet de loi de financement rectificatif nous avons pris en compte les difficultés collectivité qu'elle soit commune ou intercommunalité pour venir auprès justement de ces collectivités qui étaient en fragilité budgétaire et justement pallier aux difficultés qu'elles pourraient rencontrer au niveau de la fourniture alimentaire mais aussi fournitures d'énergie et donc je pense que ça ne doit pas se régler dans les médias parce que là on voit bien que finalement les choses ne se font pas entre responsables des collectivités et responsables justement les fournisseurs de repas et et ça se règle un peu dans les médias je pense que il faut aujourd'hui être devant finalement cette difficulté qui est commune qui est collective chacun aujourd'hui doit prendre sa part et donc ils font en discuter et je pense que d'ailleurs la circulaire de la première ministre qui a été validé par le Conseil d'État permet justement de renégocier ces contrats parce que c'était pas forcément le cas il y a quelques temps donc ça veut dire que tout le monde doit prendre sa part collectivité fournisseurs évidemment et aussi les familles est-ce qu'il faut qu'elles acceptent de payer un petit peu plus cher le prix des repas mais je pense qu'il faut accepter de payer un peu plus cher mais surtout tenir compte aussi de la capacité des familles et donc il faut peut-être regarder ça avec le quotient familial ou en tout cas faire plus comme on dirait de l'État en fait on peut pas tout demander à l'État c'est pour ça qu'il faut partager entre les collectivités l'État et les familles mais il faut aussi être plus solidaire vis-à-vis des familles les plus en difficulté on va parler du budget de la Sécu puisque l'examen a débuté hier après-midi dans l'hémicycle on va voir les temps forts de cette première séance avec Alex pousseur [Musique] bonjour Elisabeth Bonneau du budget de la Sécurité sociale en pleine crise de l'hôpital mais oui c'est le début de l'examen du PLFSS le projet loi de financement de la sécurité sociale un budget qui passe pour la première fois le seuil symbolique des 600 milliards d'euros avec le déficit le fameux trou de la Sécu qu'il va s'élever pour les prochaines à 7 milliards d'euros il est en diminution par rapport à la période covid le budget de l'hôpital lui augmente de 4% c'est à dire à peine l'inflation alors que de nombreux services sont sous tension on va écouter le ministre de la Santé François Brunin ce PLFSS a aussi pour ambition de renforcer notre hôpital avec des moyens et une reconnaissance à la hauteur du service qui rend aux Français trop longtemps nous soignons dû mettre les bouchées doubles pour compenser des décennies d'économies réalisées sur l'hôpital au prix d'un désespoir grandissant chez certains de nos professionnels ce sont ces choix passés et répétés qui font que nous avons aujourd'hui à gérer des urgences successives alors face à ces urgences notamment pour les services de pédiatrie François Brune annonce quasiment chaque semaine une enveloppe supplémentaire pour l'hôpital 150 millions d'euros puis 400 millions d'euros ce sera au final 600 millions d'euros supplémentaires une enveloppe qui a été votée hier par les sénateurs même si selon eux elle arrive à la dernière minute ils sont à peu près au dépourvu et puis elle n'est pas vraiment financée elle serait même financée en puisant dans les propres fonds de l'hôpital autour de passe-passe budgétaire qui énerve la droite sénatoriale écoutez René Paul Savary dans un délai aussi réduit on est mis devant le fait accompli et vous faites des annonces aux Hospitaliers monsieur le mini j'en suis désolé sur le dos des Hospitaliers donc ça ça devient quand même particulièrement difficile me semble-t-il et à l'ex du côté de la gauche du Sénat certains groupes ne souhaitent même pas examiner ce budget oui pour les créateurs de gauche ce budget de la Sécurité sociale n'est pas assez ambitieux il ne va faire que prolonger la crise de notre système de santé alors les sénateurs communistes ont déposé au début de l'examen une émotion de rejet du texte écouter la sénatrice communiste Laurence Cohen en persévérant dans vos choix en amplifiant la logique qui est la vôtre qui considère la santé comme un coup qu'il faut réduire vous détruisez la sécurité sociale à laquelle les Françaises et les Français sont tellement attachés et vous précipitez les départs des Hospitaliers alors au final cette motion de rejet n'a pas été adoptée par le Sénat sur les communistes et les écologistes ont voté mais du côté des socialistes on s'est quand même posé la question de l'intérêt de ce débat sur le budget de la Sécurité sociale puisqu'ensuite le texte reviendra à l'Assemblée nationale et le gouvernement utilisera l'article 49-3 de la Constitution pour l'adopter sans vote en tout cas on va écouter sur ce point d'ailleurs Bernard jaumier le sénateur socialiste le 49-3 bah rend incertain nos délibérations par essence puisqu'on sait que quand il repartira l'Assemblée nationale il sera l'objet d'un nouveau 49-3 donc on ne sait pas trop s'il est très utile de mener certains débats voilà un peu d'incertitude en tout cas le débat sur ce budget de la Sécu est bien lancé au Sénat avec une première modification voter hier soir le Sénat s'est opposé au transfert du recouvrement des cotisations retraite de la caisse agic Carco agicarco vers la sécurité sociale vers l'URSSAF ça concerne et bien les retraites complémentaires c'est une réforme un peu technique souhaitée par le gouvernement et donc qui est déjà refusé par le Sénat sud des débats cet après-midi et Isabelle Doisneau ce budget augmente les dépenses d'assurance maladie il réduit le défi de le déficit de la Sécurité sociale qu'est-ce qui ne va pas dans ce budget qu'est ce qui est insuffisant alors je voudrais tout d'abord dire que moi je me suis opposé à cette motion pourquoi parce que le budget de la Sécurité sociale il faut que chacun soit aussi en conscience averti c'est 5 fois le budget de la défense quatre fois celui de l'éducation donc ne pas en discuter c'est voilà renverser d'un revers de main si je puis dire un débat qui a son importance pour la vie au quotidien des français même si vous vous faites pas d'illusion qu'est-ce qui pourrait être repris par le gouvernement au final qui va utiliser le 49-3 pour qu'il y ait une discussion entre Sénat et le gouvernement mais déjà ce qui était important c'est qu'on rétablisse les parties 1 et 2 qui avait été en fait voilà retiré du texte par l'Assemblée nationale et c'est deux parties on leur importance puisqu'on est sur l'exemple oui ça concerne les comptes l'exercice Claude 2021 et aussi l'année en cours avec les objectifs de recettes et puis les prévisions de dépenses mais juste pour poursuivre la question d'Alex avant de rentrer dans le détail avec lui puisque vous avez regretté un débat tronqué à l'Assemblée nationale est-ce que là vous avez la garantie d'un vrai débat et pour vous reposer la question est-ce que vous avez des garanties que le gouvernement reprendra des mesures votées par le Sénat après passage du 49-3 où est-ce que vous avez un peu l'impression que ça sera un débat pour rien alors non on n'a pas le sentiment ce sera un débat pour rien parce que déjà on échange sur un ensemble de problématiques c'est vrai qu'on n'a jamais autant dépensé d'argent pour la santé des français mais aussi pour l'ensemble des branches parce que je vous rappelle la branche autonomie finalement elle est là que depuis quelques années donc on n'a jamais autant dépensé et pour autant le paradoxe c'est que finalement il y a beaucoup de et d'incompréhension et aussi de colère par rapport au système notamment sur l'accès aux soins on voit bien que les territoires sont en tension parce que la population n'a pas forcément en tout cas une réponse et un médecin traitant pour le dire court et puis il y a aussi toute cette difficulté qui est rencontrée à l'hôpital notamment on l'a vu dans les services de pédiatrie mais dans les services des urgences cet été et à chaque fois effectivement l'état arrive un peu en pompier si je puis dire et fait du coup par coup nous ce que nous avons voulu savoir hier soir c'est comment justement était répartis ces millions annoncés parce que on est là sur des montants qui sont quand même très très importants et la sincérité du budget elle réside aussi dans l'explication de texte et dans la répartition des enveloppes budgétaires cette enveloppe supplémentaire de 600 millions d'euros pour soutenir l'hôpital annoncé par François Braun elle est suffisante selon vous alors certainement pas parce que je pense que en fait la réponse financière n'est pas toujours la seule réponse à apporter on voit bien que après la crise du covid l'ensemble des services des hôpitaux mais aussi tous les soignants tous ceux qui apportent aussi du soin et de l'accompagnement aux personnes en difficulté et bien il y a eu vraiment comment un ras-le-bol une perte de sens et il y a vraiment eu le sentiment d'avoir été trop compressé broyer par le système je pense que toutes ces professionnels on fait des efforts considérables mais il est pas évident de se sortir d'une crise comme celle-ci il y a eu des professionnels qui ont quitté milieu de l'hôpital beaucoup de d'infirmières d'aide soignants et aujourd'hui rouvrir des lits c'est c'est peut-être un vœu pieux parce qu'il faut les trouver professionnel partout on a des difficultés pour trouver et des médecins et aujourd'hui des infirmières et des aides soignants et d'autres professionnels de santé d'ailleurs moi je pense qu'il faut les ministres parlent de réenchanter les métiers du soin et du prendre du prendre soin oui sans doute mais le chemin va être long le chemin va être long je pense que il faut aussi penser à la gouvernance de nos hôpitaux c'est important aussi de savoir que les services sont portés par une dynamique par une vraie volonté d'organisation et ça passe finalement par beaucoup de mesures beaucoup d'outils qui ne sont pas forcément dans une enveloppe budgétaire donc pour vous il ne faut pas allonger l'enveloppe budgétaire du gouvernement c'est aussi des questions d'organisation pour retrouver du sens à ces métiers mais je pense qu'en fait c'est pas le seul levier il faudra peut-être encore l'augmenter mais ce n'est pas le seul levier je pense qu'il ne suffit pas de distribuer pour finalement assainir des difficultés qui ne sont pas que d'ordre budgétaire la stratégie qui est mise en place par l'actuel ministre de la Santé François Beaune qui est aux manettes depuis quelques mois pour sauver l'hôpital mais écoutez je pense que [Musique] [Musique] animations on sait très bien et on l'a dit pendant la crise covid que là encore il y a des besoins donc répondre en termes financier c'est une chose mais aussi il faut y répondre sur un temps long avec la formation des professionnels et puis aussi je dirais l'organisation de notre système alors ce débat sur le budget de la Sécurité sociale va permettre d'ouvrir les discussions sur la réforme des retraites puisque dans ce texte la majorité de droite et du sang de sénatorial propose sa propre réforme des retraites avec en cas d'échec de négociation entre les partenaires sociaux la proposition d'un recul de l'âge de départ à 64 ans Isabelle Doisneau qu'est-ce que c'est c'est la réforme d'Emmanuel Macron avant l'heure ben écoutez nous en tout cas on est constant ça fait depuis 2019 que René Paul Savary présente le même amendement il serait certainement mieux en parler que moi je pense que en réalité si le gouvernement a reporté cette réforme c'est qu'il n'a pas su sans doute mettre autour de la table l'ensemble des partenaires sociaux parce que c'était là aussi l'objet d'une réforme ne se fait pas on a décrétant il faut aussi réunir finalement toutes les personnes qui peuvent y participer notamment pour représenter l'ensemble des des entreprises que ce soit sur la branche je dirais pas trop mal que sur la branche salariale donc nous ce qu'on dit depuis invariablement depuis ces dernières années c'est qu'il faut réunir tous ces partenaires sociaux qu'il faut laisser la place au dialogue social et on fait confiance en fait à nos partenaires sociaux et on donne un an en réalité la dernière c'était une conférence aujourd'hui on a même rebaptisé ça en une convention nationale pour le maintien des seniors dans l'emploi et aussi le maintien de notre réforme de notre système de retraite donc une proposition avant leur nom je pense qu'on est constant en fait on dit les choses je crois qu'on veut pas faire peser sur les générations futures finalement des non décisions on procrastine en permanence en France en se disant oui ce sera pour demain mais la réalité c'est que quand on regarde le déficit de la branche vieillesse dès 2026 il est quand même à -16 milliards d'euros et les propositions que l'on fait avec un âge de report à 64 ans de l'âge de la retraite et aussi l'accélération des mesures Touraine donc le temps de cotisation pour avoir c'est la durée de cotisation et bien ça ça prend en partie ce déficit mais on voit bien qu'il y a vraiment aujourd'hui à prendre en compte mais c'est plutôt le chemin sur lequel se dirige le gouvernement et des consultations sont en cours du coup pourquoi le remettre dans le PLFSS c'est un message politique mais je pense que vous avez raison on a été sans doute inspirant pour le gouvernement maintenant c'est sûr que on nous a toujours dit que ça ne pouvait pas se faire au travers d'un amendement dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale contact pour vous ou ça aurait pu passer par un agent vrai texte oui c'est sans doute mieux mais je pense que nous avons été inspirants et en tout cas nous avons été finalement assez classique dans nos propositions nous avons pas nous n'avons pas inventé chaque année de nouvelles dispositions en fait voilà on a été constant on va continuer à parler de ce texte de la question des déserts médicaux merci beaucoup Alex merci d'avoir été avec nous à tout à l'heure on va parler des réfugiés Ukrainiens dans le club avec vous tout au sujet on continue sur ce texte on va aller chez vous à Laval en Mayenne retrouvée Guillaume Bougnol bonjour directeur départemental de Ouest-France en Mayenne la Mayenne deuxième désert médical de français c'est évidemment un sujet que vous traitez régulièrement dans vos pages [Musique] [Musique] [Musique] oui alors bonjour Monsieur le Directeur j'ai toujours salué l'investissement de mes collègues parlementaires sur cette question parce que effectivement on répond à une problématique qui est vraiment installé malheureusement depuis quelques années et le département de la Mayenne est effectivement en difficulté par rapport à la présence de médecins sur l'ensemble du territoire cependant il y a déjà plus d'une dizaine d'années nous avions au niveau du département alerté sur cette difficulté et surtout nous avions pris des mesures des mesures incitatives des mesures pour aider l'installation et accompagner les jeunes professionnels donc un certain nombre de dispositifs que vous connaissez qui ont été d'ailleurs accélérés et comment dirais-je multiplier dans les états généraux de la santé que qui ont été organisés par le département de la Mayenne vous les connaissez ces dispositifs et bien nous nous avions mis en place aujourd'hui appeler comment les dispositifs que proposent mes collègues c'est je pense difficile parce que on peut pas gérer les partage je dirais des médecins par la coercition en réalité on ne peut pas distribuer ce qu'on a pas comment c'est prendre chez Paul pour coiffer pierre en fait je ne vois pas comment la coercition pour amener une solution positive moi je crois plutôt à la citation à l'accompagnement c'est ce qu'on fait depuis un certain nombre d'années je voudrais rappeler quand même que l'année dernière c'était la première année où nous avions plus de médecins s'installer que de médecins à partir bon c'est une dynamique effectivement qu'il faut encore encourager je ne pense pas que la coercition quand on fait des études de médecine qui dure 9 ans et là vous l'avez vu avec le projet de de comment de loi de financement la sécurité sociale il y a l'allongement à 10 ans mais ça a été aussi porté par une proposition de loi de Bruno Retailleau on porte à 10 ans les études pendant 10 ans pour vous moi je pense que la professionnalisation elle était sans doute à revoir mais cependant allongé les études de médecine c'est encore reporté l'arrivée de jeunes médecins sur les territoires même si on nous dit que ce ne sera pas une année blanche et bien moi j'en doute vous êtes incité mais pas forcé donc en réalité ils pourront aussi passer leur temps de cette dernière année peut-être à l'hôpital où on a aussi besoin d'un terme moi je dis que l'hôpital si on enlevait tous les internes ne fonctionnerait pas il faut aussi le dire donc on a besoin des jeunes professionnels aussi bien l'hôpital que sur les terrains je dirais sur les territoires plutôt mais le la coercition ne semble pas être la bonne solution on ne part pas ce qu'on n'a pas regardé aujourd'hui on nous compare souvent enfin on compare ces dispositions au fait que les professeurs voilà sont affectés dans des territoires plus difficiles bon d'accord mais jusqu'à il y a quelques temps on avait assez de professeurs mais aujourd'hui c'est pas le cas est-ce que pour autant l'obligation d'installation ou d'exercer à finalement générer le fait que on est des professionnels partout non donc et les pharmaciens c'est encore autre chose les infirmières autre chose on ne gère on ne gère pas la pénurie par la coercition c'est une question évidemment d'inquiétude pour les Français mais une question politique à l'Assemblée d'ailleurs il y a eu débat au sein même de la majorité entre le groupe horizon et le comprenaissance puisqu’orizon était pour des mesures plus coercitives ils disent que les déserts médicaux c'est un carburant pour le rassemblement national vous êtes d'accord avec ça ben écoutez je dois dire que je suis assez d'accord j'ai eu l'opportunité d'aller en Suède avec la présidente de la commission des affaires sociales Catherine de roche nous en France 10 à 12% de nos concitoyens n'ont pas de médecin traitants là-bas en Suède c'est que 30% de la population qui a un médecin traitant donc vous imaginez ils reconnaissent qu'ils n'ont pas pris suffisamment en compte le vieillissement de la population et l'arrivée de situations complexe des personnes qui ont des multiples pathologies et qui prennent du temps médical et effectivement cette anticipation n'a pas été faite en Suède aujourd'hui on voit le résultat en termes de vote et l'arrivée de l'extrême droite donc je suis d'accord il faut qu'on soit plus pédagogue il faut aussi qu'on explique aux Français avec courage et et je pense sans se cacher que les choses vont être encore difficiles c'est un problème de démographie de la population des professionnels de santé et de la population en elle-même mettre en addictquation ce vieillissement de la population ce besoin en termes de temps de santé il faut le dire aux Français c'est quelque chose qui ne se décrète pas et qui en fait ne organise pas du jour au lendemain on va retourner chez vous en Mayenne à l'aval on retrouve Guillaume parler d'un autre sujet puisque Emmanuel Macron qui est de retour de la cop27 reçois aujourd'hui à l'Élysée les 50 industrielle les plus polluants de France et parmi eux sont en magnésium [Musique] [Musique] [Musique] alors écoutez ce sujet concerne deux entreprises mais attention si ce sont des grosses entreprises là on est sur deux sites vous parlez de Lafarge et de l'Ouest Lafarge voilà c'est 150 salariés en Mayenne mais à travers le monde c'est des milliers de salariés et c'est pareil pour le groupe Holcim je voudrais dire que c'est important en termes aussi de propositions d'emplois sur le territoire quand vous regardez précisément ces deux entreprises que je connais l'une et l'autre elles ont déjà posé des jalons pour être finalement plus vertueuse dans le domaine de l'empreinte écologique et donc elles font des efforts donc c'est vrai qu'aujourd'hui on les met un peu au bon désacusés je voudrais tout de même dire que d'abord c'est de l'emploi sur un territoire et qu'ensuite et ça je propose à chacun d'aller sur les sites des deux groupes en particulier vous voyez qu'ils ont déjà posé déjà pour réduire les taux de gaz à effet de serre et de réduire aussi la production de de CO2 donc il faut aussi marquer marquer les efforts qui sont faits ils ont des objectifs ils ont une stratégie je pense que la question ce n'est pas tant est-ce qu'il faut que l'État les aides je pense que la question c'est est-ce qu'il faut qu'il reste en France c'est ça la question et donc nous nous disons oui il faut rester en France il faut leur donner les moyens de rester en France et leur donner les moyens d'avoir un un calendrier un agenda je dirais pour répondre à cette problématique et qui est effectivement une problématique dont ils ont pris conscience et sur laquelle nous nous sommes aussi très conscients des efforts qu'il faut faire donc l'état aujourd'hui leur propose sans doute aux uns et aux autres de prendre aussi des commandes des exemples parce que la difficulté c'est aussi de trouver les les outils pour améliorer les choses et on peut s'inspirer aussi des pratiques d'autres entreprises et je crois que le fait de les réunir c'est peut-être aussi trouver cette dynamique collective et de trouver les moyens voilà de s'améliorer merci d'avoir été avec nous la Une de Ouest-France mitterme aux États-Unis le vote décisif des minorités c'est à la Une de votre journal et merci Elisabeth Dano d'avoir été avec nous pendant cette première demi-heure l'examen du budget de la Sécurité sociale se poursuit cet après-midi dans l'hémicycle on suivra bien surtout ça [Musique]
Elisabeth Doineau