Voeux à la presse 2026 - Yaël Braun-Pivet
Yaël Braun-Pivet Au micro : Stanislas Noyer, Mathieu Desmoulin, Marie Chantet, Rosalie Lafarge Source d'origine 1 locuteurTranscription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 66 %Attaque 10 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:59RelanceRéponse directe
Sur la séquence budgétaire et l'usage du 49.3 : comment changer les règles pour un examen plus clair et des accords politiques plus faciles ?
- 13:51OuverteRéponse directe
Position sur le texte du 1er mai et son adoption à l'Assemblée ?
- 14:47OuverteRéponse directe
Risque que le Sénat retarde ou complique le texte sur la fin de vie ?
- 16:56OuverteRéponse directe
Sur les groupes de travail pour faire évoluer la procédure parlementaire : quels thèmes prioritaires et réalistes ?
- 21:12FerméeRéponse directe
La réforme du règlement sera-t-elle adoptée par consensus ou majorité simple ?
- 21:56OuverteRéponse partielle
Pensée à la présidentielle 2027 en vous coiffant le matin ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:10Invité politiqueChiffre
« Depuis 2022, c'est plus de 100 entretiens bilatéraux que j'ai réalisé avec des chefs d'état, des chefs de gouvernement, des chefs de parlement. »
- 3:39Invité politiqueFait
« Nous nous sommes réunis à Berlin au mois de décembre dernier et nous les accueillerons au mois de juin prochain. »
- 5:08Invité politiqueFait
« Je me rendrai à New York au mois de mars prochain pour parler droits des femmes et pour les défendre. »
- 5:52Invité politiqueFait
« En 2026, mon souhait c'est qu'on puisse tirer les enseignements de ce qui s'est passé en 2025. »
- 8:02Invité politiqueFait
« 2026 doit être une année d'action. Nous avons des textes importants qui portent des réformes importantes pour nos compatriotes. »
- 10:39Invité politiqueChiffre
« Nous débattons avec des tomb d'amendements, plus de 3000 amendements à chaque lecture du budget. »
- 11:22Invité politiqueFait
« La plupart des pays européens votent une seule fois le budget et n'ont pas cette division entre la partie dépense et la partie recette. »
- 15:31Invité politiqueChiffre
« À l'Assemblée nationale, il a été très voté très largement, plus d'une centaine de voix d'écart entre le vote pour et le vote contre. »
- 17:38Invité politiqueFait
« On a adopté des petites modifications du règlement de l'Assemblée nationale depuis quelques mois. »
- 21:12Invité politiqueFait
« Une réforme du règlement doit être adoptée par un vote dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. »
- 23:24Invité politiqueFait
« En 2022 puis encore plus en 2024, on entendait beaucoup de commentateurs dire qu'elle serait ingouvernable. »
- 25:31Invité politiqueFait
« Cette loi sur la décentralisation, moi je l'appelle de mes vœux depuis longtemps. »
- 27:00Invité politiqueFait
« Je pense qu'aujourd'hui on est à un moment où les règles ne sont pas adaptées à la situation politique. »
- 29:05Invité politiqueFait
« On a franchi une étape en trouvant une majorité sur le budget de la sécurité sociale. »
- 30:34Invité politiqueChiffre
« Plus de 90 députés se sont déclarés à date pour les municipales des 15 et 22 mars. »
- 31:18Invité politiqueFait
« On a ça ça ça entraînera évidemment des effets sur la composition de l'Assemblée nationale et peut-être sur les postes à responsabilité. »
- 36:20Invité politiqueFait
« On a une vraie culture de la déontologie qui s'est installée chez nos parlementaires. »
- 38:56Invité politiqueChiffre
« Depuis que je préside l'Assemblée nationale, on a doublé le nombre de visiteurs à l'Assemblée nationale. »
- 41:09Invité politiqueFait
« La voix des parlements, la voix des peuples, elle compte aujourd'hui. »
- 44:07Invité politiqueChiffre
« Il y a eu cet été une pétition qui a été signée par plus de 2 millions de personnes contre la loi du plomb. »
- 55:47Invité politiqueFait
« Nous avons mis une Mariane mais ça n'est pas satisfaisant. Et donc c'est pour ça que lorsque nous avons pu inaugurer un nouveau bâtiment, nous l'avons appelé Ou de Gouche. »
- 56:31Invité politiqueFait
« Une chose est sûre, une chose est sûre, c'est qu'il faut que si jamais on part sur un exercice de primaire, il faut qu'il y ait une cohérence idéologique dans les participants de la primaire. »
- 1:00:48Invité politiqueFait
« Moi j'y vois justement un renforcement de la qualité de la loi et donc un renforcement de l'initiative parlementaire. »
- 1:02:12Invité politiqueFait
« On voit que notamment sur les réseaux sociaux, il y a eu une commission d'enquête sur TikTok qui a été réalisée avant et qui a permis de fonder cette proposition de loi. »
- 1:08:02Invité politiqueFait
« Moi je suis président de l'Assemblée nationale, je vais donner le point à la proposition de loi qui émane de l'Assemblée nationale. »
- 1:08:39Invité politiqueFait
« On a réussi avec cette commission d'enquête et puis avec l'évolution de la Commission européenne aussi sur ce point à trouver un large consensus. »
Temps de parole
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Bonjour à tous. Ravi de vous accueillir aujourd'hui à l'Assemblée nationale à l'hôtel de la séance début d'année 2026. Je voudrais évidemment commencer par vous souhaiter mes meilleurs vœux. Je pense que vous avez tous reçu votre carte de vœux personnelle, mais je renouvelle ces vœux euh pour cette année à venir. Euh pour commencer, je voudrais déjà bah faire hommage à votre travail, à la nécessité. Vous savez que je suis très attachée à l'état de droit, à la nécessité dans un état de droit, dans une démocratie.
d'avoir une presse qui soit libre, qui puisse travailler sereinement et apporter de l'information de qualité à nos concitoyens pour les éclairer sur les grands enjeux du monde et on sait à quel point ces grands enjeux aujourd'hui sont complexes et donc nous avons plus que jamais besoin de vous. Je voudrais également que nous ayons ensemble une pensée pour votre confrère Christophe Glaise, j'ai rencontré hier matin sa famille, sa mère, son beau-père, reporter sans frottières. Ils sont toujours extrêmement mobilisés.
Comme vous le savez, il y a un pourvoi en cassation qui est en cours, une demande de grâce qui pourrait être formulée, mais en tout cas, je pense que il faut que nous continuons à lui apporter tout notre soutien. Et donc hier, j'ai pu renouveler le soutien de la représentation nationale. Comme vous le savez, l'Assemblée nationale se mobilise toujours pour nos compatriotes lorsqu'ils sont détenus à l'étranger, à l'instar des portraits de Cécile Colaire, de Jacques Paris que nous avons affichés qui sont toujours sur les grilles de l'Assemblée nationale et nous les retirerons en accord avec la famille uniquement lorsqu'ils auront à nouveau foulé le sol du territoire national.
Nous étions mobilisés pour la libération de Boem sans salle. C'est important. Je crois que la représentation nationale à chaque fois manifeste son soutien pour nos compatriotes. Nous manifestons évidemment notre soutien également au peuple iranien qui s'est soulevé contre un régime des molats qui l'oppressent. Euh nous avons et ça en lien avec le groupe d'amitié Franc Iran mené quelques actions et je voulais vous indiquer, je ne sais pas si vous avez fait attention quand vous êtes arrivé dans le hall de l'hôtel de Laassé, mais nous avons mis un buste de Marianne à l'Effigie de Marsa à Mini en soutien aux femmes et au peuples iraniens.
Et donc ce buste restera quelques temps dans le vestibule de l'hôtel de Laassé. et il pourra être visible de tous les visiteurs et je pense que ça aussi c'est important. Je commence par cette actualité internationale brûlante, mais comme vous le savez, depuis 2022, j'ai souhaité avec mes vice-présidents successifs mettre l'international au cœur de l'activité de l'Assemblée nationale. Depuis 2022, c'est plus de 100 entretiens bilatéraux que j'ai réalisé avec des chefs d'état, des chefs de gouvernement, des chefs de parlement, soit ici, soit en me rendant dans des pays tiers. Je pense et nous pensons collectivement que c'est quelque chose qui euh a de plus en plus de sens.
Nous avons, comme vous le savez, 150 groupes d'amitiés qui sont très actifs. Nous avons des formats également de collaboration interparlementaire, un avec la Chine et j'ai pu me rendre en Chine au mois de juin dernier, un avec le Maroc et j'irai avec le président du Sénat la semaine prochaine à Rabat pour une rencontre interparlementaire Assemblée nationale Sénat des sur les pays des deux rives et puis nous avons des formats spécifiques tels l'Assemblée parlementaire franco-allemande que vous connaissez bien et qui réunit 50 députés de l'ass l'Assemblée nationale et 50 députés de Bundestag.
Nous nous sommes réunis à Berlin au mois de décembre dernier et nous les accueillerons au mois de juin prochain et c'est un format qui existe depuis plusieurs années et qui est extrêmement fructueux. Nous avons également un format similaire avec l'Italie que nous réunirons également prochainement. Et moi, je me suis rendu dans de très nombreux pays européens, le Portugal, l'Espagne, euh le Royaume-Uni, l'Allemagne évidemment. Et je vais continuer cette tournée européenne avec un déplacement probablement à la fin du mois de février à Varsovie en Pologne pour relancer ce qu'on appelle le format tripartite de Vaimar entre les Polonais, les Allemands et nous-mêmes.
Donc une volonté très forte de continuer à nouer ses liens internationaux qui aura un point d'org ici au mois de septembre prochain puisque début septembre prochain, j'accueillerai le G7 parlementaire avec donc les présidents des chambres des représentants des sept pays du G7 avec auquel s'additionne la présidente Roberta Medzola pour le Parlement européen et j'inviterai comme il en est d'usage Roslan Stéphanch le président de la RADA à nous rejoindre et nous nous retrouvons ouvront plusieurs jours à Paris pour traiter de ces enjeux internationaux et notamment il y aura le président de la Chambre des représentants aux États-Unis, Mike Johnson.
Voilà donc cette diplomatie parlementaire c'est aussi et vous le savez très bien et vous le comprenez une diplomatie féministe. Vous savez à quel point j'y suis attachée et donc je me rendrai à New York au mois de mars prochain pour parler droits des femmes et pour les défendre. Je pense qu'il faut absolument que nous continuons à porter le flambeau des droits des femmes. Vous voyez à quel point ceux-là sont en régression et on voit que même chez nous, on a une espèce d'épidémie du masculinisme qui est en train de prendre. On doit y faire face évidemment et donc il faut que nous menions ce combat résolument. Je compte sur vous pour le mener. Je compte sur chacun d'entre vous.
C'est un combat qui doit nous rassembler parce que c'est un combat d'égalité et pas un combat des uns contre les autres, vous le savez très bien. Donc je pourrais répondre évidemment à toutes vos questions sur les sujets internationaux concernant l'Assemblée nationale Stricosensus. En 2026, mon souhait c'est qu'on puisse tirer les enseignements de ce qui s'est passé en 2025 et puis plus largement depuis que je préside l'Assemblée nationale.
Nous avons d'ors et déjà apporté quelques modifications à notre fonctionnement, mais je souhaite aller beaucoup plus loin pour pouvoir moderniser les règles qui sont les nôtres et les adapter à la situation politique qui est la nôtre, qui est l'absence totale de majorité absolue. Donc comme vous le savez, j'ai lancé depuis la rentrée, depuis le début du mois d'octobre une réforme du règlement de l'Assemblée nationale et je réunis tous les groupes politiques tous les 15 jours pour discuter de certaines thématiques et vous avez l'ensemble des thématiques qui vous ont été distribuées.
J'ai demandé parallèlement aux différents présidents, commission des finances, commissions des affaires sociales et les deux rapporteurs généraux d'entamer une réflexion sur les modifications de nos règles budgétaires. Je me suis exprimé à plusieurs reprises sur ce sujet. Nos règles sont très insatisfaisantes et elles ont conduit à ce à quoi vous avez assister depuis des mois. Une assemblée nationale qui ne parle que de la partie recette et donc que de taxes, qui ne parle jamais de politique publique et de dépenses et un budget qui ne peut pas être adopté à l'Assemblée nationale faute de compromis.
Mais je suis vraiment convaincu que nos règles ne facilitent pas l'émergence de ce compromis et donc il faut les modifier. Nous pourrons entamer ce travail. J'ai commencé à avoir des échanges sur ce point avec le président du Sénat et nous avons euh en tout cas convenu de regarder ce que nous pourrions faire parce que comme vous le savez tous, il y a des modifications qui pourraient intervenir dans le règlement de l'Assemblée nationale donc qui sont à notre main mais d'autres qui relèvent de la loi de financement de la dite la LOL voire des modifications constitutionnelles. Donc il faut que nous regardions tout cela mais en tout cas je pense que c'est vraiment quelque chose d'impératif.
Ensuite, il y a des textes que nous devons adopter, des réformes que nous devons engager. Moi, je considère que 2026 doit être une année d'action. Nous avons des textes importants qui portent des réformes importantes pour nos compatriotes. Je pense évidemment, et on pourra en reparler au texte sur la fin de vie, il faut que nous puissions avancer. Je pense à nos outre mères. Il faut que nous adoptions un texte sur la vie chère, continuer à travailler sur Mayotte. Évidemment, la Nouvelle-Calédonie, on pourra en parler si vous le souhaitez. Il faut protéger les Français. Nous avons une réactualisation de la loi de programmation militaire qui nous attend.
Une loi également sur les pouvoirs des polices municipales qui est extrêmement importante, protéger notre état de droit. Et vous savez que je souhaite que le président de la République réunisse le Congrès pour que nous puissions adopter l'importante réforme sur l'indépendance du parquet qui a d'ors et déjà été voté à deux reprises par l'Assemblée nationale et le Sénat. D'autres textes évidemment seront à notre agenda et nous pourrons en discuter si vous le souhaitez. Donc moi, je crois que euh en tout cas, loin de nous résigner et loin de considérer euh que nous sommes déjà en campagne présidentiel en vue de 2027, je pense que 2026 doit vraiment être une année où nous préparons l'avenir.
Nous préparons l'avenir pour les Français. Nous préparons aussi l'avenir où nous préparons nos institutions et ce sera une de mes missions principales pour cette année et continuer à porter la voix de la France. Je sais qu'elle est attendue. C'est ce que me disent mes partenaires internationaux quand je les vois. Et donc ne renonçons pas nous renonçons pas à porter la voix de la France et nous renonçons surtout pas à rester nous-mêmes. Je vous remercie. Je vous souhaite à nouveau une bonne année. Je suis à votre disposition pour répondre à toutes vos questions. Merci, je vous écoute. Bonjour. Bonjour. Elsa Mandagava pour la chaîne parlementaire. Je voulais revenir sur la séquence budgétaire.
Donc tout le monde a bien suivi. On va pas refaire le film mais l'envie de pas servir du 493, l'envie d'un groupe d'opposition de négocier, ben à la fin c'est la chorégraphie qu'on connaît tous motion de saussure. Est-ce qu'il était possible de faire autrement ? Et alors que vous dites que vous voulez changer les règles, quel serait d'après vous l'examen du budget ? Comment il devrait se dérouler pour justement avoir une meilleure compréhension des Français et peut-être des accords politiques plus faciles ? Merci. Alors effectivement, ce débat il a il n'a donné satisfaction à personne. C'est ce que je comprends. Les Français n'y ont pas compris grand-chose et ils ont raison.
Nous-même, nous voyons que nous débattons avec des tomb d'amendements, plus de 3000 amendements à chaque lecture du budget. Et surtout, on voit qu'on est on est incapable d'avoir des visions globales. On n'est pas capable d'avoir des visions globales de politique publique et on n'est pas capable d'avoir une vision globale du budget. Et ça, ça n'est pas possible. Et cette absence de vision globale, on l'a encore remarqué euh en tout cas, elle a encore été évoquée en conférence des présidents cette semaine où on nous dit en fait, on fait un 493 sur la partie recette mais on ne sait pas ce qu'il y a dans la partie dépenses et ce qu'il y aura dans le 493 sur la partie dépense.
Ça n'est pas possible. On ne peut pas travailler ainsi. Et donc vraiment moi j'ai commencé à à émettre des pistes de réflexion. 1 faire une fusion entre la partie une et la partie 2, ne plus avoir de vote qui conditionnent la suite de l'examen. La plupart des pays européens votent une seule fois le budget et n'ont pas cette division entre la partie dépense et la partie recette. Je pense que ça ce serait une bonne chose. Deuxièmement, on a évoqué et c'était une proposition qu'avait émis il y a bien longtemps le président de la commission des finances Éric Cocrel. Un temps législatif programmé. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas le faire.
nous pourrions décider de dédier un temps d'examen parlementaire pour chaque parti. Nous pourrions également parler de politique publique, de dire par exemple et bien nous allons avoir un débat sur le logement sur et qui comprennent la partie dépense, la partie recette et avoir de la plurian annualité. Ce qui pose problème aujourd'hui, c'est que on ne parle que de taxes et on remet en cause tous les ans les taxes. C'est pas possible. les nos acteurs, que ce soit les personnes simplement les investisseurs, les personnes privées, les personnes les entreprises ont besoin de pouvoir se projeter sur plusieurs années. Donc il faut aussi qu'on introduise de la pluriannualité.
Donc on a beaucoup de choses que l'on peut regarder. À nouveau, je vous disais plusieurs niveaux de normes et donc à regarder avec le Sénat et avec les parlementaires et avec la présidence de la République s'agissant de normes de niveau constitutionnel. Euh par exemple, nous pourrions dire que nous adoptons le texte de la commission et que ce serait le texte de la commission qui vienne dans l'hémicycle. Ça c'est une réforme constitutionnel. Après ça n'est pas parce que c'est constitutionnel que c'est impossible. La constitution a été modifiée à 25 reprises. Donc nous pourrions aborder en tout cas je pense qu'il ne faut rien s'interdire. Tout le monde est est insatisfait.
Et donc quand on est insatisfait, soit on continue lassablement à recommencer et à être toujours insatisfait, soit on se dit "Bah on va changer." Moi je dis "On va changer, je propose, j'essaie de proposer, je propose une méthode, un calendrier, des propositions de réforme et j'attends, je verrai la semaine prochaine le président Cocrel et euh rapporteur général du budget Philippe Juvain et nous allons pouvoir avancer. En tout cas, c'est un souhait vraiment très important de ma part et que j'ai vu assez partagé par les différentes forces politiques de notre pays. Bonjour Tibo Petit pour TF1 LCI. Bonjour de vos vœux.
Il y a aussi une manifestation à rassemblement juste devant l'Assemblée nationale de de la CGT ou contre le travail le 1er mai qui est un des textes qui qui devrait être examiné tout à l'heure dans l'hémicycle. Vous quelle est votre position en tant que présidente de l'Assemblée nationale sur ce texte ? Ben écoutez, c'est un texte qui vient du Sénat qui a été adopté extrêmement largement voir l'unanimité au Sénat. À chaque fois, on nous explique effectivement que le 1er mai dans certains commerces, ils sont obligés, les propriétaires sont obligés de travailler eux-mêmes et seuls pour pouvoir ouvrir. C'est une demande assez générale.
Donc moi, je suis assez favorable à ce texte et à ce que nous puissions l'adopter et donc j'espère qu'il sera adopté aujourd'hui dans l'hémycle de l'Assemblée nationale. Bonjour Rosalie Lafarge à France Culture sur la fin de vie dont vous parliez tout à l'heure. Est-ce que vous redoutez que ce qui est en train de se passer au Sénat ne complique ou ne retarde les choses ? Écoutez, je me suis battu déjà pour que ce texte puisse être inscrit, pour qu'on puisse en finir l'examen comme vous le savez à l'Assemblée nationale puisque il a été victime de la dissolution. Nous avons réussi ici à le voter. Je rappelle qu'à l'Assemblée nationale, il a été très voté très largement.
plus d'une centaine de voix d'écart entre le vote pour et le vote contre. Euh le Sénat l'a enfin examiner. Il y a manifestement un rejet de l'ouverture de l'aide active à mourir. Moi, je le regrette profondément. C'est une attente très forte de nos compatriotes et euh un nouveau droit qui doit s'ouvrir. Et euh à longueur de sondage, ils nous le disent, ils attendent que nous avancions. Vous savez, moi euh lorsque j'ai rejoint euh le parti En marche, le mouvement, c'était parce que c'était un mouvement progressiste. Nous portions la PMA pour toutes, nous portions cette question de la fin de vie. Moi, j'y suis très attachée, il faut ouvrir ce droit.
Et donc le texte reviendra à l'Assemblée nationale à partir dans la semaine du 16 février. Je crois que il est pas encore inscrit mais il est prévu d'être examiné à partir du 17 février. Et je compte bien en fait si le texte est rejeté au Sénat et bien c'est le texte de l'Assemblée nationale qui reviendra et qui sera mis sur la table. Mais moi je ne doute pas que les parlementaires continueront à affirmer leur souhait d'ouvrir ce nouveau droit. C'est important. C'est un texte attendu et moi je ferai tout pour que ce texte puisse être adopté de façon définitive avant l'été 2026 pour qu'il puisse rentrer en application avant la fin du quinquena.
C'est un engagement que j'ai pris auprès de beaucoup de Français que j'ai rencontré, auprès de beaucoup euh de malades. C'est une loi de liberté, c'est une loi de respect. Et donc je ferai en tout cas, je mettrai toutes mes forces dans cette bataille pour que ce droit soit ouvert pour nos compatriotes. Bonjour Ludovic Fa pour la chaîne parlementaire et l'association des journalistes parlementaires. Vous avez évoqué dans votre propos liminaire les groupes de travail que vous avez mis en place pour essayer au-delà de la procédure budgétaire de faire évoluer la la procédure parlementaire.
Euh il y a beaucoup de sujets hein que vous avez mis en route dans ces groupes de travail qui appartiennent eux aussi à des types de normes différents. Euh sur quel euh thème est-ce que euh vous espérez véritablement pouvoir avancer puisque ce sont des choses qui nécessitent souvent un accord politique assez large au sein des groupes de l'Assemblée voire au-delà. Quels sont les les thèmes à la fois auxquels vous tenez le plus et ceux sur lesquels vous pensez possible d'avancer ? Alors déjà, moi je pense que c'est possible d'avancer parce que je vois que sur un certain nombre de sujets, on a déjà avancé. Ce n'est pas un vœup pieux.
Euh on a adopté des petites modifications du règlement de l'Assemblée nationale depuis quelques mois. On a supprimé le vote assis debout. On a euh mis le vote sur les débats 50-1 dans l'hémicycle alors qu'avant il se déroulait dans les salons et euh nous avons retiré euh la compétence que la commission des lois avait sur les lois organiques. Nous l'avons réattribué à toutes les commissions permanentes. Tout cela, ce sont des petites modifications du règlement mais qui ont à chaque fois adopté à l'unanimité par consensus. Donc nous pouvons avancer sur un certain nombre de choses très techniques.
Après, il y a effectivement des réformes qui touchent plus les droits de l'opposition et donc il faudra regarder quel est l'équilibre global que nous pouvons auquel nous pouvons parvenir. Donc moi, je n'ai pas de doute sur le les questions techniques. Nous allons pouvoir avancer sur l'organisation du débat, la rationalisation et cetera. Après, sur des droits qui peuvent toucher aux droits de l'opposition, et bien il faudra avoir une discussion aussi euh politique. Et puis comme vous le savez, il y a des sujets moi que je trouve très importants sur les commissions permanentes, le champ des compétences et cetera, sur la taille des groupes politiques.
Euh en tout cas, il faut tout regarder, il ne faut rien s'interdire. L'idée c'est queon a une assemblée nationale qui doit euh se s'adapter dans ses règles à une situation politique qui est inédite et donc il va falloir que l'on avance. Moi, je suis assez convaincu qu'on va pouvoir avancer. Il y a la question aussi des commissions d'enquête. On voit que elles font beaucoup débats et euh beaucoup demandent à ce que les compétences, le rôle de chacun, l'organisation des commission d'enquête puisse être clarifié et donc nous pourrons également évoquer cela dans la réforme du règlement.
En tout cas, moi ce que je vois c'est que et je remercie franchement les groupes politiques, ils y participent, ils apportent des idées, ils sont allents parce que tout le monde voit bien que il y a des choses à améliorer et maintenant que nous avons tous l'habitude de bien travailler ensemble, bien je pense que nous pourrons aboutir. Après, je ne suis incapable de vous dire aujourd'hui si ça sera une petite, une moyenne ou une grande réforme du règlement. En tout cas, certains disent il n'y a pas de majorité donc c'est plus difficile de réformer. Je ne le crois pas. Parce que quand on a une majorité en fait on peut avoir tendance à faire une réforme de règlement à sa main.
Et comme vous le savez le Conseil constitutionnel et c'est normal, nous sommes dans un état de droit et juge de la réforme du règlement et le Conseil constitutionnel a toujours un regard extrêmement vigilant sur les droits de l'opposition. Et donc et bien le fait que nous puissions avancer sur une réforme de règlement justement par consensus avec des groupes de tout bord politique et bien peut nous garantir qu'effectivement les droits de l'opposition sont parfaitement respectés. Donc nous clôturerons nos travaux au mois d'avril normalement et puis moi j'espère qu'on pourra présenter un texte de réforme là aussi avant l'été.
On regardera avec les groupes politiques comment ils souhaitent avancer sur ce point. Oui, Pierre Ducin, bonjour de contexte. Justement, quelques précisions sur cette réforme du règlement. Bonjour. Quand vous dites que la question c'est de savoir quelle sera la méthode pour aboutir, là vous venez d'évoquer le consensus. Ça c'est quelque chose un point sur lequel vous engagez que toute la toutes les décisions autour de réform du règlement seront prises par consensus ou ça pourrait être par majorité simple au sein de la conférence des présidents.
Non, en fait dans une réforme du règlement doit être adoptée par un vote dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, donc il faut nécessairement qu'elle réunisse une majorité de parlementaires. En revanche, moi j'ai dit que je ne ferais pas une réforme du règlement qui serait 51 % contre 49. Il s'agit d'avoir un large consensus, ça veut pas dire une unanimité, mais il faut quand même que euh la plupart des groupes politiques souscrivent à euh l'ensemble de la réforme du règlement pour que nous puissions euh avancer.
Ce qu'il faut faire en revanche par consensus à l'unanimité, c'est ce que nous faisons aussi lorsque nous prenons des décisions en conférence des présidents qui contreviennent finalement à des règles du règlement intérieur. Typiquement lorsque l'on a organisé ce lundi le débat sur le 50-1, nous avons convenu avec un consensus avec une unanimité des groupes politique de changer la méthode du 50 TI1, réduire les temps de paroles des groupes, créer un temps de questions réponse au gouvernement, ce qui n'existait pas, ce qui est contraire à notre règlement. Et là, j'avais besoin de l'unanimité que j'ai obtenu et je pense que ça c'est important et ça c'est différent.
C'est vraiment des décisions qu'on peut prendre en conférence des présidents pour une application immédiate. Bonjour Audre Tison, France Info, la présidentielle 202. Est-ce que vous y pensez en vous coiffant le matin ? Euh comment vous voyez cette profusion de candidats potentiel ? Est-ce qu'il pourrait y avoir une primaire pour départager tous ces candidats ? Mais en fait, moi je je vraiment je trouve qu'aujourd'hui euh il faut et c'est c'est c'est une réponse qui est vraiment extrêmement sincère.
se concentrer sur ce qu'on fait maintenant parce que euh moi je vois bien que ceux qui se concentrent sur 2027 sont un peu soit absent du débat et c'est pas bon du débat d'aujourd'hui soit euh les prises de position qu'ils ont sont guidées par 2027 et pas par 2026. Or aujourd'hui, on est en janvier 2026 et quand on voit la situation internationale, quand on voit que tout bouge au jour le jour, on ne peut pas se dire que on prendra le train de 2027 sans prendre celui de 2026. C'est pas possible. Donc moi, je suis concentrée sur ma tâche et comme vous le savez, mon objectif premier, c'est de faire fonctionner l'Assemblée nationale. C'est mon devoir, c'est ma mission.
Les Français ont élu cette assemblée nationale. Moi, je me souviens qu'en 2022 puis encore plus en 2024, on entendait beaucoup de commentateurs dire qu'elle serait ingouvernable, qu'on ne pourrait rien y faire. Et bien moi, je me bats pour qu'on y fasse quelque chose et on fait quelque chose dans cette assemblée. Je sais que on nrive pas à tout faire bien. 493 en est l'éclatante démonstration que parfois elle est brouillante, agitée, qu'il y a de la confrontation. On est en démocratie, c'est heureux, mais euh nous avons produit beaucoup de choses, plus de 150 textes adoptés et des textes qui changent la vie des Français.
Le texte sur le narcotrafic, le texte sur la définition du viol, le registre national contre le cancer. Ça c'est des avancées, c'est des choses qui sont importantes et évidemment les textes pour nos outresemères, la refondation de Mayotte et cetera. Donc on avance et c'est ça ma mission et vous pensez bien qu'en janvier 2026, je ne dois et c'est mon devoir ne me concentrer que sur ça et j'invite tout le monde à faire de même. Merci. Bonjour madame la présidente, c'est rarement la tribune. Je voulais vous demander prochain projet de loi à priori du gouvernement, ce sera sur la décentralisation après les municipales.
Est-ce que même si vous n'avez jamais été élu local, vous avez des attentes et où des lignes rouges ? Merci. Alors, excusez-moi, je suis actuellement élu locale. Je suis conseillère municipal dans la ville de ma circonscription. Depuis 2020, nous avions nous étions une des rares équipes municipales à gagner. Je me souviens, j'étais à l'époque présidente de commission des lois et Olivier Marlex qui était membre de la commission des lois était arrivé en commission après les municipales en me félicitant et en me disant que j'étais la seule de la majorité à avoir gagné dans une municipalité sur une liste de marcheurs.
Donc je suis élu municipal et c'est important pour moi d'avoir cet ancrage là et cette expérience là. Cette loi sur la décentralisation, moi je l'appelle de mes vœux depuis longtemps sur c'est la suite hein, on a déjà adopté des textes de simplification. C'était la loi 3DS qui avait été portée à l'époque par Jacques Lingouro. Euh il faut continuer ce mouvement. Il y a beaucoup de rapports. Moi, j'avais proposé il y a presque 1 an euh que nous constitu l'Assemblée nationale pour avancer puisque vous savez que nos assemblées ont beaucoup effectué de travaux et de propositions. C'était un rapport d'Éric VT. On a un rapport 50 propositions du Sénat là-dessus.
On a aussi un rapport de Boris Ravignon, le maire de Charleville Misiè qui avait chiffré euh les l'enchevêtrement des compétences à euh 7 mliards5 je crois par an de coût. Et donc j'avais j'avais souhaité que nous fassions un groupe de travail pour accoucher d'une proposition de loi. Ça n'a pas pu se faire. Mais donc je suis contente que le Premier ministre souhaite avancer dans cette même direction parce que c'est non seulement un enjeu d'efficacité mais c'est aussi un enjeu d'économie structurelle sur le budget de la nation et comme vous le savez en ce moment ça n'est pas du luxe. Bonjour Stéphanie Lerouge de la FP.
Euh vous avez eu un commentaire assez critique mardi sur l'utilisation du 493 puisque vous avez dit c'est la démographie évidemment qui perd aujourd'hui. Euh est-ce que Sébastien le Cornu a eu tort de l'utiliser ? Est-ce qu'il avait vraiment le choix ? Et deuxème question, que va-t-il rester de cette séquence ? Est-ce que du point de vue du parlementarisme, c'est est-ce que le Parlement a quand même gagné une certaine légitimité face à une pratique un peu autoritaire du pouvoir qui a pu y avoir précédemment ? Où est-ce qu'il a fait la la démonstration finalement de son immaturité ?
À nouveau, je pense qu'aujourd'hui on est à un moment où les règles ne sont pas adaptées à la situation politique et c'est quand même préoccupant d'avoir finalement des règles de procédures qui viennent entraver une volonté politique et c'est pour ça qu'il est urgent de les modifier. Après sur l'usage de 493, en fait moi je l'ai très longtemps défendu le 493 en disant bonne juriste, vous savez moi je suis avocate alors je viens de dire mais c'est constitutionnel, ça existe dans la constitution depuis toujours et puis personne n'a jamais voulu le supprimer qu'on soit de gauche, qu'on soit de droite et cetera et cetera.
Bref, à chaque fois que je fais cette démonstration en réunion publique, je vois que je suis pas convaincante, hein. Et je vois que dans l'opinion publique, chez les Français, le 493 n'est pas un outil aujourd'hui acceptable et il est pris à tort ou à raison, mais finalement peu importe, il est ressenti comme un passage en force et donc il faut en tirer les conséquences. qu'il faut écouter quand on fait de la politique. Si on nécoute pas les Français, si on écoute pas ses compatriotes, je pense qu'on peut rentrer chez soi. Et donc moi, j'écoute les Français, je vois que l'outil est inadapté.
Et ce que je fais, c'est que justement au lieu de me dire "Oh là là, vivement demain qu'on est une majorité absolue et qu'on puisse revenir comme avant où on déroule notre budget et puis en fait on écrase nos oppositions, c'est pas ma position. Moi ma position c'est de dire mais en fait changeons nos règles, regardons comment on peut travailler différemment pour ne pas avoir à passer par 493 et pour être capable sur le budget comme sur les autres textes de créer du consensus. Tout à l'heure quand je vous dis que plus de 150 textes ont été adoptés par l'Assemblée nationale cette dernière année, ils ont tous été votés. Ils n'ont pas été adoptés par 493.
Donc on voit bien qu'on est capable de trouver des majorités sur des sujets qui sont pas forcément des sujets faciles. Et donc en fait la dernière marge c'est être capable de trouver une majorité sur des textes budgétaires. On a franchi une étape en trouvant une majorité sur le budget de la sécurité sociale et bien il faut maintenant qu'on franchisse la suivante et il ne suffit pas uniquement de volonté politique. Il faut changer nos règles et c'est ce que je propose. Donc vous voyez moi je crois justement en cette démocratie parlementaire. Moi, je crois plus que jamais en l'Assemblée nationale, je crois plus que jamais au pluralisme politique.
Moi, je vois les je regarde les statistiques et en fait lorsque il y a une majorité absolue, et bien euh le taux d'amendement de l'opposition qui est adopté et c'est un pouya, c'est 5 %. Lorsqu'on est en majorité relative, voire sans majorité, on monte à 30 40 %. Et bien là, je crois que le pluralisme il gagne. Je crois que la démocratie y gagne. Donc continuons sur ce chemin mais adaptons nos règles. Et effectivement personne ne peut se satisfaire d'un 493. Personne. Mais je sais très bien que le Premier ministre, le premier et vous l'avez dit, il ne s'en satisfait pas. Il a essayé il a essayé de trouver d'autres chemins.
Il n'a malheureusement pas réussi à les trouver parce que les circonstances politiques et les circonstances juridiques et donc c'est pour ça qu'il faut qu'on avance ensemble. Et euh je sais que le gouvernement est aussi évidemment allant puisque s'agissant de la LOL, on aura besoin d'eux aussi. Bonjour euh Judit de Chetrite pour politicau. Plus de 90 députés se sont déclarés à date pour les municipales des 15 et 22 mars. Comment analysez-vous ces chiffres ? Est-ce que c'est une donc forcément il va y avoir des suppléants, potentiellement des législatifs partiels. Quelle est votre analyse dessus ?
Ben déjà je trouve que c'est intéressant en nombre mais c'est pas non plus spectaculaire et inhabituel. On est en fin de mandat parce que même si on a été élu en 2024 en 2029 tout le monde peut imaginer qu'il y aura probablement une dissolution après la présidentielle en 2027. Donc, on voit bien que les parlementaires euh en raison aussi du non cumul des mandates ont euh un appétit pour se lancer sur ces élections municipales. Donc moi, je trouve ça extrêmement intéressant. Je trouve aussi que aller euh mener des combats politiques, c'est toujours une bonne nouvelle.
aller se confronter aux Français, aux citoyens et puis tout le monde nous dit que le mandat de mer, c'est le plus beau des mandats du monde. Donc écoutez, je souhaite en tout cas à ceux qui se lancent dans la bataille de pouvoir la mener à bien. Après, c'est vrai que on a ça ça ça entraînera évidemment des effets sur la composition de l'Assemblée nationale et peut-être sur les postes à responsabilité qui sont exercés. Ça peut entraîner aussi des élections internes au bureau. Donc on regardera tout ça. Mais en tout cas, on on est euh Moi, je suis toujours heureuse que les parlementaires et que les aillent faire de la politique sur le terrain pour être élu local. Comme je suis une élu locale.
[rires] Je suis pas sympa. Candidate ? Non, moi je suis pas candidate. Génial. Oui, mais je suis présidente de l'Assemblée nationale, monsieur. Et donc je je cours pas plusieurs chevaux à la fois. Comme je le disais tout à l'heure, je cours pas le la je fais pas la course à la présidentielle aujourd'hui. Je fais pas la course au municipal non plus. Je fais juste le job que les Français et les députés m'ont confié en devant en meisant. présidente de l'Assemblée nationale un jeune vie de Cazau. Je voudrais revenir sur le 493.
Euh cela veut dire qu'il faudrait réunir le Congrès, changer la Constitution pour supprimer un levier quand même assez important et qui ne satisfait pas dans une situation ponctuelle et qui, on l'espère, changera dans pas trop longtemps. Donc, est-ce que vous pensez que ça vaut vraiment la peine de de se priver de ce levier ? Alors, je me suis peut-être mal exprimée, je n'ai absolument pas proposé de supprimer le 493.
Et donc, lorsque éventuellement euh on on je suis vraiment navrée de de pas avoir été comprise et merci pour cette question qui me permet probablement de clarifier, je ne propose pas de le supprimer mais je constate que son usage aujourd'hui n'est pas compris par la population et qu'il faut donc essayer de faire autrement. Moi, vous savez, je suis déçu qu'effectivement on aboutisse à un compromis. Certes qui est construit avec les forces politiques et avec les parlementaires, mais que ce compromis ne puisse pas être construit à l'Assemblée nationale dans son hémicycle. C'est ça qui qu'on doit déplorer.
Et on voit finalement que le 493 est la résultante d'un compromis puisque il y a des prises en compte des positions de différents groupes. Mais pour autant ce compromis, notre objectif c'est qu'il puisse naître dans l'Assemblée nationale et faire l'objet d'un vote dans l'Assemblée nationale. C'est ça mon objectif. Mais ça n'est pas de supprimer l'outil parce que comme tout outil, il peut être nécessaire euh pour la bonne marche du pays. Et donc je pense que il faut pas le supprimer mais en revanche, il faut tout faire pour ne pas l'utiliser. Je sais que le premier ministre a tout fait pour ne pas l'utiliser. Maintenant il faut aider à cela en changeant nos règles.
Ça ne sera peut-être pas suffisant mais en tout cas je pense que c'est nécessaire. C'est plus clair. Bonjour Pauline Grônaliste à Média Part. Merci beaucoup de répondre à nos questions. Euh, on vit une période très trouble et dangereuse sur le plan international et les députés sont d'ailleurs appelés à se prononcer régulièrement sur les questions internationales et en même temps, on a l'impression qu'ils sont de plus en plus exposés au risque d'ingérence étrangère.
Donc on l'a vu avec par exemple l'organisme proisraélien Elnet qui organise des voyages de députés aussi plus récemment dans un autre genre le magazine écran de veille euh dont plusieurs articles de presse estiment depuis 2023 qu'il est financé par les Émirats et qui est distribué en fait dans toutes les boîtes aux lettres des députés euh et même accessible dans certaines zones communes apparemment. Donc faut-il prendre des mesures de protection ? Est-ce que c'est un sujet la question des ingérences qui vous inquiète et est-ce que vous conceptez prendre en fait des Ouais des des mesures pour réguler un petit peu ?
Alors c'est un probl un sujet qui nous inquiète et qui nous inquiète même plus largement. On est à l'approche d'élection municipales, on est à l'approche d'élection présidentielles et on sait que différents scrutins d'autres pays européens, on pense à l'Allemagne, on pense à la Moldavie, ont été sujets d'ingérence étrangère et donc il faut faire attention et il faut se prémunir. Et hier, je voyais j'ai rencontré le SGDSN pour justement évoquer ce sujet avec lui. Et donc là, on a un travail collectif à mettre en œuvre pour protéger nos élections. Après, pour l'Assemblée nationale, ce qui est important, c'est d'avoir beaucoup de transparence.
Comme vous le savez, depuis 2017, on a beaucoup avancé sur les règles de transparence. On a cré, il y a le déontologue qui a pris beaucoup de place à l'Assemblée nationale. On doit déclarer les cadeaux reçus, les voyages, les tous les lobby sont inscrits sur des listes. On doit se déporter lorsque il y a des conflits d'intérêt qui peuvent exister. On a interdit aux collaborateurs d'être employé moitié lobby, moitié parlementaire. Je vous rappelle que ça existait avant 2017 et ça c'est dans les lois confiance. Donc on a beaucoup avancé sur les questions déontologiques et le déontologue le remarque année après année.
On a une vraie culture de la déontologie qui s'est installée chez nos parlementaires et c'est vraiment heureux. Après, concernant les organes de presse qui ont accès à l'Assemblée nationale, moi je n'effectue pas de contrôle. À partir du moment où vous avez des cartes de presse, vous avez le droit d'accéder à l'Assemblée nationale et c'est normal. Et je ne contrôle pas les boîtes aux lettres des parlementaires. Euh voilà, on est dans le temple de la démocratie. Je ne vais pas commencer à exercer une censure quelconque sur ce qui est distribué aux parlementaires.
Après, ce que je veille à ce que les espaces soient bien utilisés selon nos règles d'usage, on ne peut pas faire n'importe quoi à l'Assemblée nationale, mais c'est le temple de la démocratie et donc évidemment la liberté de la presse, la liberté d'expression y est sacrée et je ne fais pas de tri. Madame, il y a un vent d'antiparlementarisme qui souffle en France en ce moment. Alors, vous qui êtes à l'écoute de l'opinion, vous devez le ressentir. Qu'est-ce que vous pensez pouvoir faire pour contribuer à justement est-ce que le compromis n'est pas justement un moyen de l'alimenter cet antiparlementarisme ?
Parce qu'on entend souvent les gens qui disent "Oh, ils se mettent d'accord parce que la place est bonne." Ouais. En fait, je voudrais peut-être alerter sur les dangers de l'antiparlementarisme parce que si vous n'avez plus d'élature en fait la démocratie repose sur l'élection et euh sur la séparation des pouvoirs avec des pouvoirs qui arrêtent les autres pouvoirs. C'est montes queux, hein. Et donc avoir un pouvoir exécutif qui est contrôlé par un parlement, bien c'est indispensable et c'est l'essence d'une démocratie.
Et donc que les parlementaires ne plaisent pas à nos concitoyens, qu'il y ait une distance qui existe entre les parlementaires voire et les citoyens, voir une défiance, évidemment, on ne peut que le constater. Mais dans ces cas-là, moi ce que je dis, c'est cette démocratie qui est précieuse, et bien faites-la vivre. Faites-la vivre. Il y a des élections. Allez aux élections, portez vos voix. Mais en tout cas, ne dénigrez pas les parlementaires. Ils font quel que soit leur couleur politique de leur mieux pour vous représenter.
Après, c'est vrai que parfois et on le voit, on le déplore, moi je reçois des courriers de parlement, les gens se les députés se tiennent mal et cetera, mais à nouveau, on est dans une démocratie. Je ne vois pas quel autre système. Si nous n'avons plus d'Assemblée nationale, quel autre système lui est préférable ? Donc c'est Turchill, c'est le moins mauvais des systèmes. Mais bon, c'est comme ça. Et donc après, moi ce que je fais à mon niveau c'est essayer de recréer de la confiance. C'est l'ouverture de l'Assemblée nationale. Comme vous le savez, euh depuis que je préside l'Assemblée nationale, on a doublé le nombre de visiteurs à l'Assemblée nationale.
On a créé un accès direct à l'Assemblée nationale pour nos concitoyens. L'année dernière, c'est près de 70000 Français qui ont visité l'Assemblée nationale en dehors du cadre habituel avec en passant par leurs députés. C'est le weekend des visites dédiées aux enfants, aux jeunes de 8 à 13 ans avec des guides qui ont été spécialement formés. Je pense que c'est c'est la rénovation également du parlement des enfants. C'est les assemblées des idées que j'organise, les permanences citoyennes. J'en ai encore tenu lundi dernier avec cinq citoyens tirés au sort. Toute cette politique d'ouverture, je crois contribue à euh renouer la confiance. La proximité, j'ai je réponds à vos questions.
On peut organiser des conférences de presse quand vous le souhaitez. Je pense que là aussi avoir parler ça en langue de bois, être le plus sincère possible, euh essayer d'être le plus cache mais aussi le plus euh fidèle à ses convictions, garder la même ligne. Enfin, je pense que tout ça est de nature à renouer la confiance, mais ça c'est vraiment un travail collectif que nous devons réaliser pour pour la retrouver, la reconquérir. Et en tout cas, c'est un enjeu démocratique qui nous concerne tous. C'est pas juste l'Assemblée nationale qui pourrait être victime de cet antiparlementarisme. Parce que l'antiparlementarisme, c'est quelque chose qui est profondément antidémocratique en fait.
Et ceux qui protestent contre l'Assemblée nationale en fait ils veulent un pouvoir fort mais je crois pas que ce soit ce que nous nous souhaitons. Oui. Bonjour Jean-Michel Lamou nouvel économiste. Ici nous sommes à l'Assemblée nationale. Donc le palais bourbanc a toujours eu du mal à nouer des relations avec les institutions communautaires. Vous venez de nous dire que vous invitez la présidente du Parlement européen au G7 mais ce Parlement européen tout d'un coup semble se réveiller. penser au Mercosur. Alors, est-ce que vous avez d'autres initiatives ? Est-ce que vous pensez à être innovante sur les relations entre l'Assemblée nationale et le Parlement européen ?
Alors, moi, j'ai une relation effectivement régulière avec la la présidente du Parlement européen, Roberta Medzola et qui est effectivement invité au G7. C'est pas une initiative personnelle pour le coup, c'est régulier. elle vient à chacun de nos G7 parce que la voix de l'Europe est évidemment importante. Moi ce que je vois surtout c'est que la voix des parlements finalement est importante aujourd'hui et on s'en rend compte lorsque on a le vote hier du Parlement européen pour saisir la commiss la Cour de justice de l'Union européenne. Mais quand on a le vote du Parlement européen lundi qui suspend l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne, là aussi c'est important.
Mais nos parlements votent des résolutions lorsque et parfois on dit les résolutions ce sont des vœux pieux. Ça n'est pas vrai. Lorsqu'on vote le fait que nous ne souhaitons pas adopter le MER caussure en l'État, et bien ça permet au président de la République un de négocier, de s'y opposer lors du vote. Lorsque euh nous votons des résolutions pour soutenir les femmes en Iran et cetera, ça a du poids.
Donc moi, je crois profondément à la force du parlement et on voit que lorsque Donald Trump a eu des initiatives un peu béliqueuse vis-à-vis du Groenland, et bien au Congrès américain, il y a eu aussi des initiatives parlementaires réunissant des démocrates et des républicains pour justement s'opposer à une intervention militaire au Groenland. Donc, on voit bien que la voix des parlements, la voix des peuples, elle compte aujourd'hui et il faut la faire grandir.
Et donc là aussi, c'est une réflexion que nous devons avoir et que nous aurons ensemble avec les pays du G7 sur justement dans ce contexte international si changeant, si instable, si préoccupant, quel peut-être le rôle et quel doit être le rôle des parlements qui représentant les peuples et les nations ? Et donc je pense que cette réflexion là en tout cas il faut la conduire et nous l'aurons collectivement au mois de septembre ici à l'Assemblée nationale. Bonjour euh Luci Aubour pour la FP. Euh je voulais vous interroger sur la participation citoyenne. Euh je crois que c'est l'un des thèmes des réunions que vous organisez sur la réforme du règlement.
Euh, il y a eu cet été une pétition qui a été signée par plus de 2 millions de personnes contre la loi du plomb euh qui a ouvert la possibilité un débat dans l'hémicycle qui plusieurs mois plus tard n'a toujours pas eu lieu, même si ça va être le cas bientôt euh et qui euh en fait n'aura pas d'impact sur la loi euh ne rouvre pas les discussions sur la loi proprement parlée. Est-ce que vous pensez que ce type de pétition devrait avoir plus un impact un impact plus direct euh sur euh sur ce qui est fait à l'Assemblée ? Et euh qu'est-ce que vous envisagez ? De quoi vous discutez en fait dans ces dans ces réunions sur la participation citoyenne ?
Alors comme vous le savez, moi je suis très attachée à la participation citoyenne. Je pense que justement pour répondre aussi à la défiance démocratique, il faut d'une part renforcer les pouvoirs de l'Assemblée nationale pour renforcer les pouvoirs des représentants du peuple, mais il faut aussi renforcer la participation citoyenne, la participation directe du peuple à la prise de décision. Et c'est en marchant sur ces deux jambes qu'on renforcera la vie démocratique dans notre pays. Euh concernant nos réunions, en fait, on voit qu'il y a un certain nombre de parlementaires qui ont des initiatives citoyennes dans leur circonscription.
J'ai des parlementaires qui ont des parlements de circonscription. J'étais encore hier avec l'un d'entre eux avec la députée de l'UR atlantique Sandrine Josu. Euh j'avais été avec Bruno Fou il y a quelques mois pour participer à des échanges aussi avec un parlement citoyen local. Et donc l'idée c'est de recenser un peu toutes ces initiatives participatives qu'ont les parlementaires sur le sur leur territoire, sur leurs circonscription et de regarder un petit peu si on peut en faire un guide de bonnes pratiques de la participation citoyenne pour exercer sa mission de parlementaire. Au-delà de ça, la pétition du plomb, moi j'ai été très attaché, je l'ai exprimé dès le mois de juillet.
Je veux qu'il y a un débat dans les micycles, il aura enfin lieu. Il y a eu beaucoup d'aléas et aussi des aléas d à l'instabilité politique. Euh mais le débat aura lieu donc le 11 février prochain et c'est heureux avec des modalités d'ailleurs renouvelées pour ne pas faire un débat qui soit trop insatisfaisant. En revanche, ce débat n'a pas évidemment pour conséquence de revenir sur une loi votée par le Parlement. Les deux démocraties participatives représentatives, elles doivent se combiner. Elle ne s'affronte pas, elle ne s'oppose pas. En revanche, là où moi je suis très allante, c'est sur la réforme du référendum d'initiative partagé en fait et un abaissement des seuils.
Parce que si on veut faire participer les citoyens et les faire décider directement, c'est via la modification du référendum. Parce que le référendum aujourd'hui, comme vous le savez, pour que on puisse l'activer, il faut plus de 4 millions et demi de signature. C'est extrêmement difficile à atteindre. Et on m'a glissé à l'oreille que ça avait un peu été fait exprès pour qu'on n'en organise pas. Ça c'est pas possible. On peut pas flouer les gens. Et donc je suis très favorable à ce qu'on puisse d'une part réduire les seuils pour que les citoyens puissent enclencher des référendums.
Typiquement là, si le seuil il avait été à 1 million à 1 million et demi, c'est un référendum qui aurait été enclenché et pas une pétition. Et ça aurait eu une autre portée. Et je suis également très favorable à élargir le champ du référendum de l'article 11 qui est aujourd'hui trop restreint. Et donc là aussi, ce sont des réformes qu'on avait porté hein, qu'on avait porté en 2018.
On avait pas été au bout de la réforme constitutionnelle, mais j'espère qu'un jour on ira au bout d'une réforme d'une vraie réforme de l'article 11 qui pourrait prévoir notamment ces deux points et on pourrait imaginer d'autres choses aussi dans la réforme du référendum mais en tout cas faciliter la participation des citoyens et leur permettre de décider sur des enjeux qu'ils estiment majeurs. Oui. En parlant des séances qui vont arriver au mois de février, vous avez annoncé récemment une séance publique dédiée à l'exécution des lois et veiller à l'application des lois par le gouvernement. Je voulais savoir qu'est-ce qui avait présidé à ce choix.
Est-ce qu'il y a des textes en fait en particulier qui irritent euh dont l'application des lois traîne et qui irritent les députés ? Ça c'est ma ma première question. Et j'avais une autre question aussi. On a récemment vu la commission mixte paritaire sur le projet de loi simplification qui a qui a été conclusive mardi. Dans ce texte qui est un peu fourtout, on voit qu'il y a beaucoup de mesures en fait qui reviennent sur des sur des mesures qui avaient été votées par le Parlement il y a très peu de temps.
Est-ce que vous constatez aussi qu'il y a de plus en plus de textes qui viennent légiférer pour détricoter des des réformes récemment prises et qui du coup alimente la surprodution législative, l'incompréhension des travaux parlementaires ? Voilà. Euh alors sur ce deuxième point, oui, évidemment oui. En fait, on passe notre temps à faire, à défaire, à refaire et cetera et ça c'est facteur d'impuissance. Et là aussi euh ça ça nourrit de la défiance vis-à-vis de avec vis-à-vis de nos concitoyens. Et donc je trouve que c'est pas quelque chose qui est souhaitable. Euh les bonnes pratiques voudraient qu'on évalue des textes avant de revenir sur la sur une législation.
On le fait pas suffisamment souvent. On le fait hein. Moi je je me rappelle quand je présidais la commission des lois sur la réforme notamment je pense à la loi renseignement. On avait fait une très belle évaluation des lois renseignement précédentes avant de modifier et d'apporter des modif des des évolutions, ce qui nous avait permis d'atteindre un très large consensus parce que il y avait eu un travail parlementaire de fond et je pense que ça c'est indispensable sur le la loi simplification. En plus, c'est une loi un peu fourtou et donc je suis pas sûr que le Conseil constitutionnel valide l'ensemble du texte tel qu'il est aujourd'hui.
Il y aura probablement de nombreuses censures de cavaliers législatifs avec des dispositions qui ne se raccrochaient pas au texte. Et donc, rappelons que ces censures de cavalier législative ne touchent pas le fond. Il n'y a pas d'avis sur le fond, mais c'est simplement est-ce que nous avions le droit de légiférer en la matière ? Et là, ça sera un vrai sujet. et ça peut l'être notamment sur les EDFE sur l'application des lois. J'ai toujours mis un veillé à cela. Lorsque je précédais la commission des lois, j'avais une petite technique.
Quand je recevais un ministre en audition, j'avais ma liste de textes de loi qui relevait de son champ de compétence, les décrets qui devaient être pris, pas pris. Et en fait ma première question quand il arrivait en commission des lois c'était de lui dire ben alors monsieur le ministre où en êtes-vous de tel ou tel ou tel décret ? Et j'avais pris cette habitude là avec les ministres Éric Dupont Monretti s'en souvient très bien et en fait je trouve que c'est une exigence démocratique là aussi on ne peut pas voter des textes et voir des textes qui ne sont pas appliqués.
Donc on faisait ce suivi très strict et puis euh évidemment le temps passant, chac ça ça ressort de la pratique de chacun et cetera. Et j'ai entendu sur certains textes dire mais en fait où sont les décrets ? Et notamment sur la duplom. On parlait de la dupl et euh il y a ou alors où sont les décrets où un mais les décrets sont pris de façon tellement restrictive qu'en fait ilsent totalement la volonté du législateur, ce qui n'est pas satisfaisant non plus.
Et donc j'ai j'en ai discuté avec les huit présidents de commission permanente et je leur ai dit est-ce que vous êtes partant pour qu'on fasse un vrai travail d'application des lois structuré et qui soit vraiment exhaustif et qu'on le fasse ensemble. Ils ont tous dit oui qu'ils avaient envie de le faire. Et donc dans chaque commission, les présidents ont dressé la liste des textes qu'on a adopté depuis 2022. Et alors selon les commission, ils sont parfaitement limes. Soit ils ont nommé des rapporteurs, soit ils ont décidé de faire un focus sur un texte en particulier et cetera.
Et dans l'hémicycle, ben on aura le compte-rendu de ces travaux, l'interrogation du ministre en charge des relations avec le Parlement, voir d'autres ministres au fond si ils souhaitent venir répondre aux parlementaires. Et dans ce cadre-là, je sais que la commission des affaires économiques a pris la loi du plomb, mais pas seulement comme comme thème de travail, parce que sur la loi du plomb, vous pouvez le voir sur le baromètre de l'application des lois que nous avons sur le site de l'Assemblée nationale, on a euh quasiment tous les décrets qui ne sont pas encore pris. Alors, je sais qu'il y a des délais, mais il y a un moment où en fait ça commence à bien faire.
Vous avez entendu hier dans les myyqu sur un tout autre sujet, le trimestre de retraite des sapeurs pompiers volontaires où ça fait 3 ans qu'on attend le décret. Le gouvernement est censé les prendre dans les 6 mois et donc il faut que il s'explique de ces retards endémiques pris sur l'application des lois. C'est un enjeu démocratique majeur. Majeur. C'est la volonté du législateur qui doit être respectée. Et c'est pour ça qu'on va organiser cette séance. Si vous pourrez, on va faire un rapport qui regroupera tous les travaux de toutes les commissions.
Donc, un rapport de synthèse qui sera évidemment publié sur le site de l'Assemblée nationale auquel vous pourrez vous référer et c'est moi qui présiderai la séance bien sûr. Bonjour Camille Malplat de la FP, merci de répondre à nos questions. Vous avez fait de l'ouverture de l'assemblée à tous nos concitoyens l'une de vos priorités. Euh trouvez-vous aujourd'hui que l'Assemblée est un lieu qui représente le peuple dans toute sa diversité de genre ou d'origine ethnique notamment ? Euh je pense par exemple à des critiques assez récurrentes au sujet de la statue Colbert ou de la salle Colbert qui a été l'un des instigateurs du code noir et qui choque nombre de concitoyens.
Euh qu''est-il fait aujourd'hui pour rendre plus représentatif ou plus inclusif cette assemblée ? Alors, je pense qu'il y a il y a il y a deux sujets. Il y a un le sujet de la représentativité des parlementaires eux-mêmes. Il faut qu'on ait des parlementaires qui représente mieux la société, euh mieux les femmes. Euh accessoirement, c'est on est aujourd'hui que 36 % de parlementaires. Donc même si je préside l'Assemblée nationale, même si j'ai trois questionurs femmes et qui ont été élus, c'est insuffisant. On devrait être à 50 %. Donc, on a encore du chemin à faire sur cette représentativité des genres.
Après, comme vous le savez, on a encore du chemin à faire sur la représentativité euh par socio-économique. En fait, on a encore peu d'ouvriers, même si euh l'Assemblée nationale s'est diversifiée. Et on a aussi travaillé et c'est les groupes politiques puisqu'il faut présenter des candidats dans des circonscriptions éligibles. On a euh aussi beaucoup rajun l'Assemblée nationale avec beaucoup plus de jeunes élus quels que soient les bords politiques. Et ça, je crois que c'est important. Après, il y a les espaces de l'Assemblée nationale, faire davantage de place à nos outre mères, à la diversité de notre pays et aussi aux femmes.
Euh et ça fait moi des années que je dis mais c'est pas possible, nous sommes à l'Assemblée nationale représenté sous forme d'allégorie. Nous les femmes, nous sommes Marianne, nous sommes la tempérance, nous sommes l'histoire, nous sommes la renommée, nous sommes l'ordre public, nous sommes la liberté, nous sommes la justice. Formidable. Mais nous n'avons que Olympe de Gouge et Simon Veille dans nos jardins. Et quand je crée la petite galerie des bustes et que je demande à ce qu'on cherche dans nos réserves, si nous avons des buses, il n'y en a pas. Donc nous avons mis une Mariane mais ça n'est pas satisfaisant.
Et donc c'est pour ça que lorsque nous avons pu inaugurer un nouveau bâtiment, nous l'avons appelé Ou de Gouche et j'ai demandé à nos services de regarder s'ils pouvait procéder à des acquisitions de buste de représentants des femmes concernant la diversité de nos outres mères. Il y a une salle que j'ai dénommé Jean-Marie Thibao et Jacques Lafleur.
nous devons poursuivre en ce sens et j'ai été saisie de plusieurs demandes et notamment autour des messir et cetera et donc nous allons pouvoir regarder mais je partage après sur le fait de dénommer une salle, je suis moins allente mais je suis plus sur une une stratégie qui serait d'expliquer et donc de de mettre des panneaux explicatifs relatants pourquoi, comment et cetera, mais je suis pas trop pour dénommer des salles. Merci Janni Kalimi. Freelance. On a bien compris que votre priorité en tout cas pour le moment n'était pas 2027 mais 2026. Tout de même, vous êtes une des ténors du bloc central.
Est-ce que vos préférences pour la présidentielle vont vers l'organisation d'une primaire ou pas ? Écoutez, franchement, aujourd'hui, j'ai pas de préférence. J'ai pas pensé vraiment. Bah oui, parce que ça m'intéresse pas. Ça m'intéresse pas dans le sens où je pense que c'est beaucoup trop tôt et je pense qu'à partir du moment où aujourd'hui on commencera à se dire il faut faire une primaire, il faut faire c, il faut faire ça, en fait plus personne va s'occuper de ce qui se passe maintenant. Donc je pense que il est urgent de laisser loin de nous ce débat. En tout cas, moi je rentrerai pas dans ce débat ni sur le candidat ni sur l' façon d'organiser.
Une chose est sûre, une chose est sûre, c'est qu'il faut que si jamais on part sur un exercice de primaire, il faut qu'il y ait une cohérence idéologique dans les participants de la primaire. On peut pas faire une primaire qui n'aurait pas de sens au point de vue des valeurs et au point de vue de la ligne politique. Ça pour moi c'est inconcevable. les limites sur les [rires] bon en tout cas c'est c'est ça ma ma boussole c'est partage de valeur et partage d'une réelle ligne politique. Et donc vous pensez vous vous vous comprenez bien que je ne partage pas les points de vue de certains qui pourraient aller jusqu'à reconquête pour l'organisation du primaire. Nouvelle question.
On a parlé du texte de LR sur sur le 1er mai. Il y a aussi un texte qui vise à interdire le port du voile pour les mineurs et un autre sur la présomption d'innocence des policiers. Quand que pense l'ancienne avocate et présidente de la commission des lois que vous êtes de ces deux textes ? Écoutez euh sur la présomption de légitime défense. Euh moi je suis plutôt réticente. Je pense qu'il faut pas inverser euh les choses et il ne faut pas inverser euh les principes du droit. Euh et donc euh voilà.
Après sur le voile euh comme vous le savez, moi je je suis vraiment très favorable au fait que nos enfants puissent grandir librement avec la capacité de se construire, de construire leur esprit critique et de se construire aussi pour les jeunes filles en tant que femme, en tant que femme libre dans la patrie des droits de l'homme où justement on parlait de l'âme de gouge où une femme qui peut monter à l'échafaud doit pouvoir monter à la tribune. Et donc je suis assez gênée par des fillettes qui se voilées.
Vous le savez, je l'ai exprimé lorsqu'il y a eu du trouble dans les dans les tribunes de l'Assemblée nationale puisqu'on avait des jeunes des fillettes de moins de 10 ans qui étaient voilées. Donc après est-ce que il faut passer est-ce que le bon moyen pour exprimer cela, c'est de passer par la loi ? Pourquoi pas ? Ça ne me choque pas. Après, il faut s'assurer qu'on est bien dans les clous constitutionnels et là, il y a il y a des débats. Mais en tout cas, dans notre pays, une enfant doit pouvoir se construire librement et donc une enfant ne doit pas être voilée. Vous avez euh récemment poussé pour que des propositions de loi soient transmises au Conseil d'État pour les pour les renforcer.
Hm hm. Euh or euh le dernier exercice en date qui était sur une proposition de loi sur les réseaux sociaux et l'utilisation des réseaux sociaux par les mineurs euh a donné lieu un avis assez sévère du Conseil d'État et une réécriture de font encombe de cette proposition de loi avec cinq articles supprimés par la par son autrice. Est-ce que c'est pas le la démonstration de toutes les limites de l'initiative parlementaire ou en tout cas d'initiative parlementaire avec les moyens des députés actuels ?
Alors justement euh je pense que le Conseil d'État est là justement comme comme vous le savez, il conseille toujours le gouvernement pour la prise pour de projet de loi et donc c'est normal qu'il puisse nous conseiller pour les propositions de loi. Moi j'y vois justement un renforcement de la qualité de la loi et donc un renforcement de l'initiative parlementaire puisque justement on ne peut pas venir nous dire "Ah oui mais votre texte il est mal écrit et cetera ou vous savez on entend souvent le gouvernement où on entendait souvent ça vole pas.
Mais en fait, quand nous avons l'avis du Conseil d'État, on peut être assuré que ça vole et je pense que c'est important justement, c'est de nature à renforcer l'initiative parlementaire et les avis du Conseil d'État sont toujours très écoutés, très scrutés et c'est vraiment heureux. Et donc, on a décidé avec le vice-président du Conseil d'État de renforcer ses collaborations et donc il m'a il est vraiment à la disposition de l'Assemblée nationale pour se faire. Après ce qu'on voit c'est que on légifère bien lorsque on a mené des travaux d'évaluation, lorsqu'on a mené des travaux de contrôle.
On voit que notamment sur les réseaux sociaux, il y a eu une commission d'enquête sur TikTok qui a été réalisée avant et qui a permis de fonder cette proposition de loi. Tout à l'heure, je parlais de la définition pénale du viol. De la même façon, il y avait eu des travaux préparatoires de la délégation droits des femmes puis ces du Conseil d'État qui nous ont permis d'avancer et d'avoir quelque chose d'extrêmement sécurisé juridiquement quand on touche à ces sujets-là. C'est vraiment un impératif. Donc moi, je trouve que c'est très bien d'avoir ces saisines. Je les ferai et je peux en faire davantage.
Après, ce qui est sûr, c'est qu'on manque de de capacité d'évaluation, on manque de capacité de contrôle. Tous mes prédécesseurs l'ont dit, on a besoin d'avoir davantage de capacité de contrôle. On demandait à ce que organisme comme France stratégie nous soit rattaché. Donc c'est le haut commissariat au plan qui l'a absorbé. On continue à le demander. Il faudrait que ce type d'organisme, ce type d'expertise puisse être attaché au Parlement dans son ensemble, Assemblée nationale, Sénat pour que les parlementaires puissent lorsqu'ils travaillent à l'élaboration de texte, puissent lorsqu'ils contrôlent l'action du gouvernement ou quand il rédige des amendements et cetera avoir l'appui d'expert.
On nen a pas suffisamment et ça c'est important. Il y va aussi de la puissance que pourrait avoir l'Assemblée nationale et le Sénat et je crois que c'est important et c'est à nouveau un enjeu démocratique. Donc vous voyez bien loin de l'antiparlementarisme ambiant en fait moi je suis convaincu qu'il faut renforcer renforcer renforcer l'Assemblée nationale. Stanislas Noyer, je suis journaliste indépendant. Vous avez évoqué le le l'expression des peuples par les parlements. Il y a un sujet qui est justement l'expression des peuples ou du peuple calédonien. Est-ce que vous pouvez nous faire un point sur les rencontres que vous avez eu récemment ? Et euh Oui, tout à fait.
Alors, en Nouvelle-Calédonie, comme vous le savez, c'est un un territoire avec des des des problématiques aujourd'hui extrêmement vives, que ce soit économique, que ce soit social, que ce soit sanitaire et euh il a été décidé de d'essayer de renouer le dialogue. Vous savez que j'avais été avec Gérard Larchet en Nouvelle-Calédonie en novembre. euh de il y a presque 18 mois maintenant. Euh et euh les partis se sont retrouvées pour euh aller euh donner des compléments à l'accord qui avait été signé à Bougival. Et j'ai continué à avoir euh des rencontres jusqu'à hier.
J'ai rencontré la délégation Unipalica hier après-midi à nouveau et j'avais organisé ici une réunion du groupe de contact puisqueà l'Assemblée nationale les présidents de groupe ou leurs délégués euh se réunissent régulièrement sous ma présidence pour évoquer les sujets calédoniens et donc nous avons organisé avant-hier une rencontre entre le groupe de contact et les forces politiques calédoniennes.
Celles-ci ont toutes expliqué que en fait cet accord devait aller à son terme, qu'elles avaient toutes fait un pas les unes vers les autres et que c'était un accord de compromis où chacun faisait un effort et que c'est surtout un accord qui permettait à la Nouvelle-Calédonie d'avoir un avenir et d'avoir un avenir avec un chemin commun. Alors, il y a eu des questions sur le fait en fait les a il y a eu deux grandes questions. D'une part, c'était est-ce qu'on ne pourrait pas avancer simplement sur le volet économique et non pas et laisser l'institutionnel pour plus tard ?
Et là, toutes les parties ont dit que à leurs yeux ça n'était pas possible, qu'il y avait besoin d'avancer sur les deux volets parce queon ne pouvait pas dissocier l'économie de l'institutionnel et que quand on était investisseur aujourd'hui en Nouvelle-Calédonie, on avait besoin de construire quelque chose sur la confiance, sur la confiance en l'avenir et que cette confiance en l'avenir, elle était apportée par le volet institutionnel et que il n'était pas possible de disjoindre les deux. Et la deuxième chose, c'était évidemment l'absence du FLNKS qui a été énormément évoqué. Et là euh vous avez probablement lu le communiqué du FLNKS hier.
Je pense que euh déjà on ne peut que déplorer l'absence du FLNKS aux derniers entretiens d'Élysé Oudino, que il faut tout faire pour les ramener dans la discussion et que le temps est venu encore aujourd'hui de continuer à dialoguer. Moi, j'avais reçu ici à deux reprises une délégation du FNKS menée par Christian T1 il y a quelques semaines de cela. Donc il faut continuer à maintenir le dialogue. Pour autant, pour autant toutes les parties indépendantistes et loyalistes nous ont dit "On ne peut pas être l'otage d'une partie qui ne veut pas venir discuter. Nous, on veut tous discuter et on doit pouvoir avancer.
On ne veut pas être l'otage de ceux qui ne veulent pas avancer." Et l'autre point, mais qui va s'en dire, mais en fait ça vaut mieux le rappeler, tous les Canac ne sont pas indépendantiste et tous les indépendantistes ne sont pas au FLNKS et il y avait à l'Élysée et à Oudino des indépendantistes, l'UNI et le Palica, qui étaient à la table des négociations et donc et qui faisait qui était membre fondateur du FLNKS. Et donc comme vous le savez, c'est un sujet extrêmement complexe. Ce que l'on veut et c'est ce que va permettre cet accord, je l'espère, c'est de ramener de la paix, de la sécurité, de la sérénité et la stabilité à la Nouvelle-Calédonie qui en a tant besoin.
Qui en a tant besoin et donc c'est un pas. J'espère que ce pas pourra être suivi de d'adoption parlementaire, Sénat d'abord Assemblée nationale puis d'un congrès qui pourrait se tenir au mois d'avril 2026. Rebonjour Tibou Peti de l' TFNC à nouveau. Vous avez évoqué la commission d'enquête sur TikTok et la proposition de loi qui en découle. Euh à ce stade, sur les réseaux sociaux, il y a trois textes qui sont en cours. Euh un projet de loi annoncé notamment par Emmanuel Macron et deux propositions de loi, une du Sénat, une de l'Assemblée nationale. La lequel de ces trois textes euh trouve grâce à vos yeux ? Auquel vous donnez le le point ?
Et selon vous, lequel est finalement celui qui est le mieux écrit et qui devrait aller au bout de la procédure ? Bah en fait, moi je suis président de l'Assemblée nationale, je vais donner le point à la proposition de loi qui émane de l'Assemblée nationale et qui émane des travaux de l'Assemblée nationale et puis c'est celle qui est inscrite. Donc il faut aller vite, il faut être pragmatique. Comme vous le savez, on a déjà légiféré en la matière. Aujourd'hui, on a réussi avec cette commission d'enquête et puis avec l'évolution de la Commission européenne aussi sur ce point à trouver un large consensus. Donc il faut avancer.
On a une proposition loi, elle est prête, elle a reçu l'avis du Conseil d'État, ce qui nous permet de la solidifier juridiquement. Donc allons-y sur cette proposition de loi, mais avançons parce que c'est nos enfants dont il s'agit. Il faut que nous les protégions et vous savez, je fais beaucoup de déplacements sur le terrain. J'ai notamment été à plusieurs reprises visiter des unités de soins psychiatrique pour adolescents et les médecins m'ont toujours évoqué la dangerosité et l'impact des réseaux sociaux sur la santé mentale de nos jeunes. Donc, il faut absolument que nous remplissions notre devoir de les protéger. Bonjour madame la présidente Mathieu Desmoulin pour TF1 LC.
Merci de répondre à nos questions et à mon tour de vous adresser mes meilleurs vœux. Euh pour revenir sur le contexte politique, vous avez observé comme nous que ces derniers mois l'ambiance n'est pas vraiment à coller le président de la République mais plutôt à s'en démarquer. Édouard Philippe, Gabriel Atal, vous je ne citerai pas tous les noms. Question très simple. Est-ce que vous vous considérez encore comme macroniste ? Moi, vous le savez, je suis une marcheuse dans l'âme. Moi, je me suis mise en marche en 2016 quand Emmanuel Macron crée en marche. Je suis une citoyenne, je suis bénévole au resto du cœur, je suis mère de famille.
Mais je me dis voilà voilà le projet politique auquel j'aspire de progressisme, de pragmatisme, de modernité, d'appel à la société civile, de libération des énergies, en même temps de protection et cetera. Et ce projet me parle et je m'engage. Je m'engage en tant que marcheuse. Et je crois que je suis aujourd'hui encore une marcheuse, c'est-à-dire j'essaie d'avancer, j'essaie de proposer et toujours avec cet esprit de modernité, de pragmatisme, de réalisme, mais tout en étant fidèle à aux valeurs qui sont les miennes et qui m'ont fait m'engager. Maintenant, comme vous le savez, je suis pas toujours d'accord avec le président de la République et c'est heureux.
Je suis présidente de l'Assemblée nationale et donc nous avons des des désaccords euh notamment évidemment et je les ai exprimé sur la dissolution et bien sur d'autres sujets. Pour autant je sais que s'il n'avait pas été là, je ne serai pas devant vous aujourd'hui. C'est aussi simple que cela. Je ne faisais pas de politique. Je suis rentrée en politique parce que j'ai cru en son projet et parce qu'il a fait de la place à la société civile. Et ça, je peux vous dire que j'y crois toujours profondément.
faire de la place à la société civile, demander à ce que chacun se sente concerné par l'avenir de son pays et ne soit pas spectateur mais acteur et donc s'engage que ce soit dans le monde associatif ou que ça soit dans le monde politique. Je fais partie de ces citoyens qui se sont engagés en politique, ça fait 8 ans maintenant. Je ne le regrette pas parce que j'ai l'impression de servir mon pays et c'est grâce à lui. Et donc cela je lui en serais éternellement reconnaissante. Plus de questions. [rires] Une petite dernière. Bonjour Marie Chantet pour BFM TV. Vous avez évoqué vos désaccords avec le président sur la dissolution.
Est-ce que la perspective d'une éventuelle prochaine dissolution parce qu'elle a été remise sur la table par le premier ministre fait fréir la présidente de l'Assemblée nationale que vous êtes ? Mais pour moi, ça n'est pas une perspective étant donné tout ce que je vous ai dit, c'est que je suis à la tête mais comme en 2024 d'une assemblée nationale qui fonctionne et qui remplit sa mission, ses missions constitutionnelles. Pour moi, il n'y a à ce jour aucune raison de mettre un terme à cette assemblée nationale qui est l'Assemblée nationale la plus représentative et la plus légitime que nous n'ayons jamais eu dans notre pays.
La plus représentative puisqu'elle représente tous les orientations politiques de nos compatriotes et la plus légitime parce que jamais nos compatriotes n'avaient été aussi massivement aux urnes pour élire cette assemblée-là. Et c'est pour ça que moi ma mission première qui est de la faire fonctionner, je la prends tellement à cœur parce que la faire fonctionner, c'est juste respecter la volonté des Français qu'ils ont exprimé dans les urnes il y a 18 mois de cela. Et c'est cela ma mission et ça devrait être cela qui préoccupe chacun quand on fait de la politique. Il faut essayer de remplir au mieux le mandat que nous avons qu'on nous a confié. Je vous remercie. Merci beaucoup.
Non mais allez, dernière question. Bon, comment avez-vous ressenti d'Avos notamment les moqueries de la part de Donald Trump sur le président Macron ? Et comment ressentez-vous cette que pensez-vous de cet accord, ce projet d'accord avec l'OTAN et ce recul sur les droits de douan qui devaient intervenir au 1er février ? Quel est votre puisque vous vous intéressez aussi à l'international ? Est-ce que vous pouvez nous expliquer cela ? Ben assez assez brièvement. Mais je pense que ce que l'on voit, c'est qu'on voit beaucoup de sousbrot, c'est-à-dire qu'il y a des évolutions quasiment quotidienne de des positions de nos amis américains.
Et donc nous devons y faire face en ayant, je crois euh deux boussoles. La boussole du pragmatisme, mais la boussole aussi de nos valeurs. Nous ne pouvons pas accepter tout et n'importe quoi. Et nous devons dans les positions qui sont prises par la France et par l'Union européenne avoir ces deux points à l'esprit. Là, ce que l'on voit c'est que la réaction des Européens et la réaction aussi, je crois moi profondément au peuple. Le peuple américain était très hostile à une intervention et à une escalade pour le Groenland.
Et je pense que la réponse coordonnée de l'Union européenne très puissante et l'expression du peuple américain qui venait dire nous ne voulons pas de ça et puis les propositions très pragmatiques puisque il faut être pragmatique. Les propositions faites par l'OTAN, faites par le Danemark qui pourrait amener à cette désescalade sont heureuses. Il faut trouver des solutions. On peut comprendre les inquiétudes qui pèsent sur la sécurité du monde avec des menaces qui peuvent être grandissantes chez certains. Donc, il faut s'en prémunir.
Il faut s'en prémunir tout en étant attaché à nos règles qui sont celles de libre disposition des peuples, celle d'inviolabilité des frontières et cetera, tout en étant réaliste et en continuant toujours à se parler, à dialoguer et à se mettre toujours autour de la table. Et c'est je crois ce qui s'est passé hier à Davos et c'est ça aussi qu'il faut retenir. Mais il faut être ferme, il faut être fort et puissant et surtout ne jamais transiger sur ce que nous sommes. Merci à tous et très belle année à vous.