“Oui, 3 000 professeurs n’étaient pas affectés” : Édouard Geffray reconnaît des erreurs
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:19OuverteRéponse directe
Comment s'assure que tous ces remplaçants soient suffisamment compétents ?
- 8:54OuverteRéponse directe
Pour les téléspectateurs, c'est compliqué de comprendre qu'il y avait 3000 TZR non affectés.
- 9:58OuverteRéponse partielle
Comment expliquer que ce travail n'a pas pu être fait plus tôt ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Chiffre
« Nous avions euh donc j'ai demandé à ce qu'on identifie euh l'ensemble des professeurs remplaçants, ce qu'on appelle les titulaires de zones de remplacement dans notre jargon, donc les professeurs remplaçants qui n'étaient pas affectés devant élèves. Euh c'est pour ça que ça a pris quelques jours et il y en a il y en a très précisément 3024. »
- 5:25Chiffre
« on a donc autorisé la le recrutement de plusieurs centaines de professeurs supplémentaires par les rectorats »
- 9:26Fait
« il y avait 3000 personnes qui étaient pas actuellement affectées devant l'èv. Elles auraient peut-être été dans 3 semaines ou dans un mois. Mais pour l'instant ce qui est sûr c'est qu'elles le sont pas. »
- 10:31Fait
« l'idée grosso modo, c'est que on a regardé l'établissement dans lequel il y avait à la fois un nombre important de professeurs qui étaient absents. »
- 11:44Chiffre
« on a triplé le nombre de remplacements de courte durée en 2 ans »
- 12:22Chiffre
« la journée d'hier nous a fait passer le câ des 100 personnels blessés »
Temps de parole
- ?100 %
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É, le ministre alors on le voit le ministre de l'éducation nationale qui sort et qui va s'exprimer à l'instant. Effectivement, il est très attendu par les lycéen. Écoutez-le. Installez-vous. Installez-vous. Pardon. Bon pour tout le monde ? Non. 10 secondes. Oui. OK. C'est bon. Encore un petit peu. Vous êtes bon ? Vous me dites hein quand vous êtes C'est bon pour tout le monde ? Et ben c'est parti. Bien. Donc je suis ici au lycée de Cach parce que je voulais d'abord venir au contact des équipes pédagogiques qui ont été très éprouvées ici parce que c'est un lycée
qui a été comme vous l'avez vu attaqué en partie saccagé d'ailleurs avec des équipes qui ont été absolument remarquables de sang frroid et qui ont voulu en fait protéger ce qu'on a de plus cher sur le service public de l'éducation. Je voudrais quand même revenir en un mot là-dessus parce que c'est important. Euh vous avez vu ce qui s'est passé hier aussi à l'Ormont à côté de Bordeaux. Euh on a un établissement qui a été saccagé alors qu'il y avait 700 élèves à l'intérieur et on a à nouveau un proviseur, une équipe qui ont protégé les élèves, qui ont protégé le bâtiment. Au passage, d'ailleurs, c'était la seule formation d'imprimerie de toute la Nouvelle Akitaine. Et donc, comme ici, nous avons des élèves qui ont été des milliers d'élèves et même des dizaines
de milliers d'élèves qui ont été privés d'enseignement parce qu'ils ont subi ou parce que les bâtiments ont subi des violences et des violences qui sont inqualifiables notamment contre les personnels qui ont été comme ici délibérément ciblés. Et puis à côté de ça, vous avez vu ce matin l'autre visage de cette session, le visage démocratique avec des jeunes qui disent ce qu'ils ont à dire. Ils sont pas complaisants, nont pas été, si je puis dire, triés sur le volet, ils ont des revendications, ils portent aussi mon de leurs camarades, mais ils les portent dans un cadre structuré, dans un cadre démocratique, dans un cadre respectueux. Euh et finalement cela, même si je me réagis que vous soyez nombreux ce matin,
euh c'est peut-être un peu les les un peu les oublier quoi. Il y a un risque au bout d'un moment de perdre de vue de revendication euh au profit, j'allais dire d'une couverture des difficultés et des troubles. Et donc ces revendications évidemment elles sont entendues. Vous entendez ce matin d'ailleurs, il y avait des il y avait des sujets de bâtis scolaire. Alors on est dans un lycée qui est en cours de réflexion complète puisqu'il y a 150 millions d'euros qui s'engagés par région de France. Mais il y a évidemment une frustration qui s'exprime par rapport au fait queils sont les derniers élèves dans le vieux bâtiment pendant que les nouveaux sont en cours de construction. Mais il y a des questions qu'il faut évidemment entendre. Il y a des questions sur le
les employés qui sont chargés, la charge des programmes aussi me le disait ce matin. Euh il y a des questions évidemment autour du remplacement et comme vous le savez j'ai à la fois hier pris un st de décision sur la démocratie scolaire pour justement faire en sorte que l'instance démocratique fonctionne et puis aussi en matière de remplacement. D'ailleurs, ici, c'est un cas typique qui manque actuellement un professeur d'histoire géographie qui grâce à la fois aux outils qu'on a et puis aux moyens qu'on arrive à libérer sera pourvu, je parle sous contrôle du recteur mais dans les prochaines heures ou en tout cas en début de de semaine prochaine au moment de la réouverture de ce de ce lycée. Et donc voilà, ces élèves ont besoin d'être entendus, ils ont besoin qu'on agisse. Ils n'ont pas
besoin qu'on leur fasse des fausses promesses. Ils n'ont pas besoin que qui que ce soit récupère politiquement leur mouvement. pas un mouvement de politisation de la jeunesse, c'est un mouvement d'éveil de la conscience politique de la jeunesse, ce qui n'est pas la même chose. C'est au sens noble du terme parce qu'ils ont un nombre de demandes et qu'il faut une fois encore les écouter, venir sur le terrain, écouter aussi ce qu'il nous disent sur la plateforme dont tout le monde récanait au début mais qui a quand même 66000 contributions euh c'està dire plusieurs dizaines de milliers de contributions par jour puisquelle a été ouverte il y a 3 jours. Et tout ceci euh forme ce qu'on appelle une démocratie euh mature et dont en fait nos élèves sont en train de devenir
les futurs acteurs. Voilà un peu ce que je voulais vous dire avec finalement aussi ces deux facettes qui sont je crois euh tristement incarnées pour la première par cet établissement et remarquablement incarné pour la seconde par cet établissement et avec tout mis remerciement à l'équipe pédagogique qui une fois encore comme partout en France a été absolument remarquable. Vous les trouvez où les 3000 professeurs ? Alors euh nous avions euh donc j'ai demandé à ce qu'on identifie euh l'ensemble des professeurs remplaçants, ce qu'on appelle les titulaires de zones de remplacement dans notre jargon, donc les professeurs remplaçants qui n'étaient pas affectés devant élèves. Euh c'est pour ça que ça a pris quelques jours et il y en a il y en a très précisément 3024.
Donc ces 3024 professeurs, ils ont vocation évidemment à être affectés dans l'établissement, soit en soutien lorsque euh j'allais dire leur discipline ne correspond pas immédiatement à un besoin, mais ça permet par exemple de prendre des petits groupes, de lutter contre grande difficulté scolaires ou d'ailleurs d'avoir des du rattrapage pour des lycéens qui ont été privés de cours ces derniers jours. Soit et surtout c'est cob objet pour remplacer les professeurs qui sont absents pour certains depuis depuis plusieurs semaines avec comme je vous l'ai dit un ciblage prioritaire sur les 114 ce que j'ai appelé lycée en situation rouge. C'est ceux qui ont vraiment une un manque un manque de professeur depuis plusieurs semaines et puis évidemment en deuxième rideau, si je puis dire les
suivants. Puis la deuxième chose, c'est qu'on a donc autorisé la le recrutement de plusieurs centaines de professeurs supplémentaires par les rectorats pour là aussi faire en sorte que dans les disciplines où on a vraiment une tension dans le vivier, c'est on n pas de remplaçant, on puisse en trouver très rapidement cour des prochains jours. 3000 euh 3000 professeurs, monsieur le ministre, qui n'étaient pas devant élèv, c'est-à-dire pourquoi ils n'étaient pas devant élèves ? Est-ce que c'était en raison d'une question géographique ? Ce que ça veut dire de fait que on va pouvoir étendre la zone géographique dans laquelle des professeurs TZR vont pouvoir être affectés tout en restant dans leur académie comme vous l'avez envie de hier soir. Alors nous ne changeons pas les règles
du jeu de leur affectation. En revanche, nous changeons enfin nous avons beaucoup travaillé sur l'optimisation de leur affectation. Alors là aussi c'est pareil si vous voulez c'est le genre de chose qui se fait pas en 8 jours. Donc en été ça fait un an qu'on y travaille parce que ça fait un an que j'ai lancé les travaux sur l'optimisation de système d'information. Ça ça ne passionnait pas les foules mais maintenant je suis content de voir que ça les intéresse et d'ailleurs je suis content de voir que vous intéressez autant de l'éducation alors que ça fait un an que il s'y passe à la fois des choses compliquées mais aussi des choses merveilleuses comme toujours dans la vie. Mais donc au passage on a donc travaillé depuis un an sur cet outil. J'en ai vu ce matin d'ailleurs
l'utilisation rectoral académie. C'est un outil qu'on a aussi dopé à l'IA et qui permet de savoir notamment le comment dire qui permet d'avoir en fait une une géolocalisation plus précise et qui mesure le temps de transport. des professeurs et ça ça nous aide évidemment à les affecter parce que si vous affectez quelqu'un au bout du de de sa zone et que tous les jours il fait je sais pas combien de de temps en voiture et cetera, vous compliquez évidemment singulièrement sa tâche. Et donc on a en fait optimisé nos processus, ça c'est la première chose. Et on a aussi optimisé euh le le si je puis dire le la qualité de vie de nos remplaçants. Euh ces dispositifs là en fait ils ont pour certains à peine quelques jours. Je vois qu'on a un peu boosté les choses ces dernières
semaines. Et il nous permettent aujourd'hui donc de d'utiliser toute la ressource disponible, c'est-à-dire ces 3000 professeurs 3000 il sont déjà au courant de leur affectation. Alors ces 3000 professeurs donc ils sont en cours de ils sont en train d'être contactés en direct si je puis dire par les acadées. Je pense par exemple que celui qui va arriver à l'ouverture de du à la réouverture du lycée en histoire géographie doit être probablement appelé ce matin. Voyez donc c'est de cet ordre là. Généralement c'est ça se passe en 12 à 24 he et donc ils vont connaître progressivement laffectation dans la journée ou peut-être en début de semaine parce que évidemment toujours un petit temps de réglage. Je rappelle vous savez qu'on a quand même 3800 lycées euh 3 millions d'élèves. Au
passage d'ailleurs plus de 87 % de ces lycées sont ouverts aujourd'hui je signale aussi. Donc c'est important. On a quand même des élèves qui sont devant des professeurs. Vous az lancé presque 4000 polycéens. Presque 4000. Vous avez dit bah c'est qu'en fait il y a plus de 3000 professeurs remplaçants qui sont déjà devant élèves et enfin qui vont donc pardon être devant élèves. Il y a plusieurs centaines de recrutements supplémentaires. Donc oui, on on avoisinera probablement au total avec tout ce qu'on libère, on avoisinera probablement les on tutoaera probablement les 4000 équivalents temp plein. Oui. Vous êtes dans des journalistes qui avaient montré que c'était très facile de se faire recruter comme remplaçant. Parfois les recrutements étaient fait un peu à
la vavite justement et qu'il y avait des personnes qui étaient pas forcément compétentes devant les élèves. Comment s'assure que tous ces remplaçants ils soient suffisamment compétent pour assurer leur tâche ? Alors ces remplaçants, ce sont des personnes qui ont passé les concours. Améliorer la formation, mieux nous payer vous. Ouais, bien sûr. Mais alors, on va on va on va y venir après, madame, si vous voulez. Donc euh ces remplaçants, ce sont des titulaires, donc ce sont des gens qui ont passé les concours et par ailleurs, on est effectivement en train de recruter des contractuel et qui sont évidemment recrutés dans des conditions euh de de qualité euh suffisante avec évidemment une audition par les inspecteurs et cetera. Est-ce que vous comprenez néanmoins, monsieur le
ministre, que pour les téléspectateurs, les lecteurs, les auditeurs qui sont pas trop familiers du système éducatif, c'est compliqué de comprendre qu'il y avait à date 3000 TZR, 3000 professeurs remplaçants, titulaires qui n'étaient pas devant une classe bien sûr. Mais d'abord, je pense que tout le monde peut comprendre que le remplacement, c'est quelque chose qui est à l'échelle d'une population de 330000 professeurs bougent tout le temps. C'est voyez, enfin, je veux dire, c'est un organisme vivant quoi à l'éducation nationale. Et puis par ailleurs, il y a un moment, il faut dire les vérités. Je vais pas cacher le fait qu'il y avait 3000 personnes qui étaient pas actuellement affectées devant l'èv. Elles auraient peut-être été dans 3 semaines ou dans un mois. Mais pour
l'instant ce qui est sûr c'est qu'elles le sont pas. Donc soit alors on se dit c'est un peu compliqué, on va les garder en réserve et cetera et cetera, on verra plus tard. Soit alors on se dit on les utilise dès maintenant, on les mobilise et moi je je enfin si vous voulez, j'ai un devoir de vérité quand même. On a un devoir de vérité, d'action. Bon donc je dis les choses et je crois les avoir toujours dites. D'ailleurs, certains me reprochent des techniques mais il y a un moment où en fait technique ça veut dire aussi qu'on dit la vérité des prix et qu'on arrête de mentir aux gens. soit par omission, soit volontairement. Moi, je suis pas comme ça. Donc, il faut dire les choses. Les choses, c'est qu'il y avait 3000 professeurs hier qui n'étaient pas affectés devant
élèves et donc on peut affecter devant élève. C'est quand même dommage de se priver de 3000 professeurs dans la situation où on a besoin de remplaçant. Et par ailleurs, euh, on doit une action aux élèves. Les élèves sont nombreux à parler du remplacement. Bah, là-dessus maintenant, ils savent qu'il y a un plan d'action engagé. Est-ce que tout sera parfait tout de suite et cetera et cetera ? J'en sais rien mais en tout cas on va pouvoir tenir les compteurs très précisément et je rendrai compte d'ailleurs très précisément au fur et à mesure sur l'évolution du nombre de lycées en situation rouge et cetera mais ils vont très vite voir les choses changer dans leur quotidien. Rouge orange, c'est quoi la distinction ? Est-ce qu'il y a un chiffre, un nombre de de taux de de d'absence à partir
duquel on dit ce lycée est rouge ? un tel on pas plus biste y compris parce qu'elle évolue tous les jours et donc il y a enfin voyez que une très probablement heure elle va se réduire considérablement au cours des au cours des prochaines heures et des prochains jours. Mais l'idée grosso modo, c'est que on a regardé l'établissement dans lequel il y avait à la fois un nombre important de professeurs qui étaient absents. Donc rapporté évidemment volume mais ça peut être 1 2 3 professeurs absents non remplacés. C'est qu'ils étaient bien nommés en début de l'année pour la plupart mais c'était pas remplacé au moment d'être absent. Et par ailleurs, on a regardé la durée des absences. C'estàd que on peut on voit bien que le préjudice n'est pas le même en terme d'apprentissage si vous avez un
professeur qui est pas depuis la rentrée et qu'on a pas pu remplacer et si vous avez un professeur qui est malade pendant quelques jours. Et donc la priorité c'est que les ne restent pas sans enseignement durablement à forchorie c'est un forchorie mais dans les classes examen parce que ça leur porte préjudice. Et comment on explique que ce travail il a pas pu être fait plus tôt ? Dernière question. Mais comme je vous le disais en fait c'est un travail qui est enfin faut faut pas ignorer ce qui a été fait précédemment. C'est un travail qui est fait depuis des années au passage d'ailleurs sur le remplacement de courte durée, on a augmenté, on a triplé, on a triplé le nombre de remplacements de courte durée en 2 ans. Donc il y a un travail qui est fait tous les jours.
Après la nouveauté, il faut encore tout ça avec une gestion de 440000 personnes pour les collèges et les lycées. Après la l'autre dimension c'est que quand vous en faites une priorité futile discrète et que vous doppez aujourd'hui nos outils notamment avec de l'IA qui permet d'éviter une fois encore d'affecter des gens trop loin de chez eux et cetera, ben mécaniquement vous gagnez en efficacité et on a des professeurs qui voulaient être devant élèves qui n'étaient pas toujours parce qu'on avait pas les affectés qui maintenant le sont et le sont mieux. On a un dernier bilan juste monsieur le ministre du nombre de personnels de l'éducation nationale qui ont été blessés depuis le début des des mouvements. Malheureusement la journée d'hier nous a fait passer le câ des 100 personnels
blessés. Je n'ai pas encore de chiffre définitif. J'aurac évidemment de le communiquer prochainement, mais je l'ai pas en tête à 7h, mais on a malheureusement passé le cap de 100 personnels blessés. Et je salue une fois encore euh la qualité, le dévouement on l' encore vu ce matin remarquable des personnel de direction et des et de l'ensemble des personnels qui ont été victimes d'attaque en en protégeant une fois encore notre bien le plus précieux, c'est-à-dire l'école et en protégeant en réalité la possibilité pour nos élèves de poursuivre les cours, de revenir en cours, de préparer les examens, d'apprendre tout simplement de grandir, de s'épanouir et de pouvoir s'exprimer dans un cas de légal. Merci. Non non, c'est bon.
Édouard Geffray