Renaud Muselier, invité sur ICI Provence
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:58OuverteRéponse directe
Mais qu'est-ce qui vous a pris ? Pourquoi vous êtes allé dans cette affaire, cette aventure ?
- 1:35RelanceRéponse directe
Vous avez dit que vous quitterez la présidence de la région si vous êtes élu sénateur, c'est normal, mais si vous êtes battu, qu'est-ce que vous faites ? Vous restez président de région ou pas ?
- 1:57RelanceÉludée
Vous êtes sûr de ça ?
- 3:40OuverteRéponse directe
Vous voulez faire ça au Sénat ?
- 5:07OuverteRéponse directe
Vous dites, moi, sénateur, je défendrai les territoires, les régions, etc. Face à Paris, il y a un dossier où Paris nous regarde, Renaud Muselier. Les JO 2030, organisés dans les Alpes.
- 5:58RelanceRéponse directe
Très notamment, s'il est président de la République, il va arrêter d'autres trucs. Et je ne le souhaite pas du tout pour mon pays. Mais vous pensez que les JO ont du plan dans l'aile ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15InvitéFait
« On doit renouveler en fait la moitié du Sénat, 178 sièges, dont les 22 de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. »
- 0:21InvitéFait
« Dans les Bouches-du-Rhône, ils sont 3695 à devoir choisir les huit sénateurs du département, neuf listes en compétition. »
- 2:55Invité politiqueFait
« il ne faut qu'un seul candidat pour la droite et le centre, si on veut gagner les élections présidentielles »
- 3:49Invité politiqueFait
« Je pense que l'État est trop lourd. »
- 5:22InvitéFait
« Edgar Gros-Piron est parti. Vous le souteniez. Vous avez arrêté de le soutenir ? »
Temps de parole
- Renaud Muselier69 %
- Invité22 %
- Présentateur7 %
≈ 11,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
D'ici Provence, ici
Matin.
Il est 7h46, David Dussiou, l'invité d'ici Provence, et la prochaine élection à laquelle vous ne participerez pas.
Non, ce sont l'élection des sénateurs dans dix jours. Scrutin qui est réservé aux grands électeurs, surtout les élus locaux. On doit renouveler en fait la moitié du Sénat, 178 sièges, dont les 22 de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Dans les Bouches-du-Rhône, ils sont 3695 à devoir choisir les huit sénateurs du département, neuf listes en compétition, et cette fois un candidat qui donne une autre dimension à l'élection, Renaud Muselier, à la tête de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'ancien député, ancien ministre, qui veut siéger au Sénat, mais la droite ne part pas unie. La sénatrice LR Valérie Boyer présente sa propre liste, soutenue par le patron du parti Bruno Retailleau.
Quand Gérard Larcher, président du Sénat, soutient lui la liste Renaud Muselier. Voilà pourquoi tout le monde en France va regarder dimanche, 27 septembre, le résultat.
Bonjour Renaud Muselier. Bonjour. Et bienvenue donc ce matin sur ICI Provence. Mais qu'est-ce qui vous a pris ? Pourquoi vous êtes allé dans cette affaire, cette aventure ? Vous auriez pu rester tranquillement à la tête de la région ? Ben vous avez raison.
Peinard. Mais voilà, moi c'est pas mon caractère de rester peinard à un endroit où la région fonctionne bien, il
y
a un bon budget, il y
a
un équilibre financier reconnu, un équilibre politique reconnu. Avec 14 composantes politiques qui fait ma majorité, et je crois que tout le monde reconnaît que la région fonctionne bien. Moi je suis un combattant politique, et la prochaine étape c'est les élections sénatoriales, pour après avoir un Sénat fort,
il
faut des sénateurs forts. Vous avez dit que vous quitterez la présidence de la région si vous êtes salu sénateur, c'est normal, mais si vous êtes battu, qu'est-ce que vous faites ? Vous restez président de région ou pas ?
Non, non, moi je resterai à la région, quoi qu'il arrive. On va parler du principe que je gagne, quand même, gentil, mais bon, c'est ma fête, donc... Mais l'enjeu c'est quoi ? C'est pas tellement mon cas personnel.
Ah vous êtes
sûr de ça ? Non,
non.
Attendez, dans le journal Le Monde, il y
a
un maire de l'Ouest des Bouches-du-Rhône, il
n'y a
pas son nom, il n'est pas cité. Et ceux qui ont des comptes à régler avec lui, vous Renaud Muselier, ne manqueront pas l'occasion de le faire.
Oui, c'est vrai, et c'est pour ça que quand M. Larcher va venir la semaine prochaine, il y a 65 maires qui sont inscrits pour venir le voir, ce qui veut dire qu'il y
a
plus de gens qui ont des comptes à régler de façon positive à mon endroit que de gens qui ont à régler de façon négative. Il y a longtemps que je fais de la politique ici, dans ce département, pour notre pays, j'étais ministre de Jacques Chirac,
j
'étais aux Nations Unies avec de Villepin, je suis président de région, j'ai rendu des services quand même, je suis membre fondateur de LR, de l'UMP, il n
'y
en a qui ne m'aiment pas, c'est sûr, parce que je suis un combattant politique, et quand on fait un combat, j'en ai gagné plus que ce que j'en ai perdu. La réalité, elle
n
'est pas moi, ou les comptes qu
'on
a à rendre avec moi. La réalité, c'est quoi ? C'est que demain, en 2027, il
y a
une élection présidentielle, et qu'il ne faut qu'un seul candidat pour la droite et le centre, si on veut gagner les élections présidentielles, qu'il faut être à Paris pour peser, pour essayer de faire cette unité. Si on a cette unité, on a une chance de gagner les élections présidentielles, et si on n'est pas cette unité, on les perdra. Et à partir de ce moment-là, vous aurez une Assemblée nationale qui sera d'une couleur, si on a gagné, la même que la nôtre, au Sénat, et une autre couleur, c'est-à
-dire
pas du tout la même que la nôtre, puisque ce sera les extrêmes, au Sénat. Et donc, je veux être dans un combat au Sénat, pour pôle de résistance, pôle de stabilité, pôle d'efficacité, pôle de,
par
rapport à, si on a gagné, d'addition positive, parce qu'on a la stabilité de la métropole à mettre en place, la SRU, c'est-à-dire l'aménagement de nos communes, le
statut d'élu. Un fédéralisme à la
française, c
'est
ça que vous avez dit, vous voulez faire ça au Sénat ?
Réorganiser
la
décentralisation
?
Ça, oui. De toute façon, je suis un décentralisateur depuis toujours. Je pense que l'État est trop lourd. À partir du moment où il est trop lourd, il a des injonctions contradictoires pour les territoires, pour nos concitoyens, et il se mêle de choses qui n'arrivent plus les moyens, d'ailleurs. Alors, justement. Alors, à partir de là, je pense qu'il faut être au Sénat, et être fort au Sénat. Et donc, en tout cas, je pense avoir une voix qui porte, là où je suis. En tout cas, je me fais écouter, et je crois que très souvent respecter. Et donc, il faut avoir des sénateurs forts autour de Gérard Larcher.
Et nous avons quand même, nous, notre liste pilotée par l'âme de Véza, la totalité des investitures de la droite et du centre au niveau national. Que ça soit les LR, que ça soit les Horizons, que ça soit les UDX, la totalité de la droite et du centre national
soutient
notre liste. Alors, ce qui est bizarre, c'est qu'ici, on se divise. Mais bon, c'est toujours le même problème. Par contre, on n'est pas les seuls divisés non plus. Vous avez souligné qu'il y avait neuf listes. Bon, il y en a quatre à gauche, et il
y
en a deux à l'extrême droite. Donc, la division, finalement, est un peu partout. C'est parce que le territoire politique est morcelé. Je pense que, nous, notre liste, elle est soutenue par le président de l'Union des Mers, elle est soutenue par la présidente du département, elle est soutenue par le président de
la
métropole. Elle a une répartition géographique très forte et très importante avec un soutien de plus de la moitié des
maires du département. Vous dites, moi, sénateur, je défendrai les territoires, les régions, etc. Face à Paris, il y
a
un dossier où Paris nous regarde, Renaud Muselier. Les JO 2030, organisés dans les Alpes. Edgar Gros-Piron est parti. Vous le souteniez. Vous avez arrêté de le soutenir ? Non, mais il
y a
un moment où
on a fait la loi olympique, fait les budgets olympiques, mis en place la solidéo qui va livrer la totalité des dispositifs. Dans ce budget, on a le Dijop, c'est-à
-dire
le délégué interministériel, qui valide l'ensemble du dispositif. Il y a aujourd'hui une étape supplémentaire dans laquelle il faut passer. Il y a un problème de gouvernance. Il faut mettre en place ce qu'on appelle dans le jargon des Jeux olympiques « tobois rien que tobois tout au bois », celui qui a organisé, en fait, le cojo de Paris. Et donc, dans l'organisation structurelle, c'est ce que nous sommes en train de mettre en place collectivement.
Si c'est Jean-Luc Mélenchon qui est président de la République, on dit qu'il arrêterait les JO. C'est un député LFI qui l'a dit cette semaine. Très notamment, s
'il
est président de la République, il va arrêter d'autres trucs. Et je ne le souhaite pas du tout pour mon pays. Je ferai tout pour qu'il ne le soit pas. Mais vous pensez que les JO ont du plan dans l'aile ou pas
?
Je pense que notre pays, la France, aura plus que du plan dans l'aile. Elle sera complètement plombée. Donc, je ferai tout pour que Jean-Luc Mélenchon ne soit pas président de la République. Je me battrai comme un fou contre lui. Qui soutenez-vous ? La droite et le centre. Il faut qu
'il
y en ait un seul. Donc, entendez-vous, les gars. N'avez pas de nom à nous donner ce matin.
Je
n'en ai jamais vraiment donné. Regardez, j'ai gagné la région en faisant 14 composantes politiques. On a gagné les élections municipales derrière des incarnations de maires sortantes qui ont fait des additions partout sur le territoire. C'est ça, la réalité. Il n
'y a
pas un camp qui peut gagner contre les autres camps. Et dans la droite et le centre, si on s'entend, on gagnera. C'est ce qu'on a prouvé aux municipales et ce qu'on fera aux présidentielles. si le bon sens revient un peu dans les toutes familles politiques nationales. En attendant, c'est vous qui devez gagner le 27 septembre. Je vous le souhaite, si vous voulez. C
'est votre fête. C'est votre
fête, alors. Merci. J'ai bien fait de venir. Vous me le souhaitez en public. C'est ma fête.
Merci à vous, Renaud Muselier, président de notre région sub-Provence-Alpes-Côte d'Azur et les sénatoriels. Pour tout comprendre, vous avez le dossier sur ici.fr. C'était en cinquante-quête.
Renaud Muselier