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Interviewyoutube.com· 6 mars 2026 48 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleTravail & emploiLogementSanté

Municipales 2026 - Laurent Lehrhaupt et Sandrine Delahaye, Lutte Ouvrière

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Bonjour, bonjour à toutes et à tous. On continue un peu nos interviews municipales 2026.

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Pourquoi être présent aux élections municipales ?

  • 1:35OuverteRéponse directe

    C'est important de voir que vous êtes toujours en duo comme ça ?

  • 2:20OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a poussé à constituer une liste non professionnelle ?

  • 3:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi rejetez-vous l'idée d'un capitalisme à visage humain ?

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Comment faites-vous entendre votre voix au niveau local ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:45Laurent LotFait
    « La politique, ça doit pas être le monopole d'une petite minorité de la société et de privilégier. »
  • 5:09Laurent LotFait
    « Nous on court pas après les postes, on court pas après les places. »
  • 6:32Laurent LotFait
    « On a fait énormément de porte à porte. On a fait on fait des marchés euh on fait des ventes dans public. »
  • 7:15Laurent LotChiffre
    « Quand on discute de ce qui préoccupe les travailleurs et ben c'est le fait qu'on vit de plus en plus mal, que on vit avec des petits salaires et quand je dis des petits salaires, parfois c'est le nombre de gens qu'on rencontre qui vivent avec quelques centaines d'euros par mois. »
  • 7:51Laurent LotFait
    « Tout le monde voit ce qui se passe et euh et il y a une inquiétude. Est-ce qu'on va vers la guerre ? Est-ce qu'on y va ? »
  • 9:06Laurent LotFait
    « On est une des plus un des pays les plus riches du monde et il y a des gens qui n'arrivent pas à se loger. »
  • 11:17Laurent LotFait
    « On voit que ça se dégrade déjà les conditions d'enseignement. Donc euh moi je pense que tous ceux qui nous parlent enfin bon, il y a beaucoup de gens effectivement qui parlent de l'insécurité mais en fait ils en sont ils mènent des politiques qui sont qui provoquent cette insécurité. »
  • 12:40Laurent LotFait
    « Moi je pense que c'est pas c'est pas un problème de mettre plus de répression voilà qui va en fait résoudre ça. »
  • 18:56Laurent LotFait
    « C'est une politique d'austérité qui cou qui touche tous les services publics, qui touchent les collectivités locales. »
  • 19:39Laurent LotChiffre
    « C'est 211 milliards chaque année. Ça c'est euh donc commission sénatoriale. Donc c'est officiel. »
  • 21:00Laurent LotFait
    « Les fonctionnaires territoriaux, les fonctionnaires des mairies qui doivent faire 1600 heures. »
  • 22:59Laurent LotFait
    « Elle a été déplacée dans un immeuble, sauf que dans cet immeuble, bah l'ascenseur était en panne. Resté en combien de temps il est resté en panne ? Un mois et demi. »
  • 31:56Sandrine DelahayeFait
    « Le numérus claus en tant que tel qui limitait le nombre de médecins d'une façon comme ça administrative presque. Donc ça ça a disparu. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur

Bonjour, bonjour à toutes et à tous. On continue un peu nos interviews municipales 2026. Il fait beau, on est un petit peu en extérieur, on est avec des candidats aujourd'hui pour l'outvrière, c'est Laurent Lot et Sandrine de Laille. Bonjour à tous les deux. Bonjour, merci de m'accueillir ici. Et ben merci à vous dans un joli cadre. Profitons-en, il fait beau. On s'est dit que pourquoi pas changer un petit peu les décors dans ces dans ces interviews. Euh je vous présente en quelques mot Laurent Lot. Vous avez 61 ans, vous êtes professeur de français. Vous allez présenter la liste lutte ouvrière, le camp des travailleurs. Absolument. C'est d'ailleurs ce n'est pas la première fois.

La première fois, c'était en 2014 et en fait pour nous, pour Sandrine et moi qui militons toute l'année, qui défendons ces idées, l'idée que les travailleurs doivent se battre, s'organiser, se défendre, lutter pour changer cette société le capitalisme et bien on fait ça toute l'année. Et donc pour nous, c'est une évidence que pendant les périodes comme d'élection, les élections municipales, et ben on doit être présent pour pour porter ce programme, ces idées et ce combat quoi.

Alors, c'était important de d'abord euh c'est vrai que pour la première fois dans ces interviews là sur les municipales, euh d'habitude j'accueille pas le euh la deuxème personne sur euh sur votre sur une liste, mais là c'est important parce que vous euh Laurent Lerot et Sandrine de Laée, vous êtes de tous les combats, [rires] vous êtes à chaque fois sur les élections, vous êtes ensemble. C'est important de voir ça parce que finalement voilà, c'est assez c'est assez marquant. C'est important. C'était une volonté pour vous Laurent de que vous soyez toujours en duo comme ça ?

Bah pour moi, c'était important parce que c'est ma camarade avec laquelle je milite depuis voilà plus de 10 ans maintenantin. Et euh et pour moi c'est pas un combat personnel. Je vis pas ça comme une ambition personnelle. J'ai pas le destin d'être mère ou je sais pas quoi. Voilà, pour moi c'est un combat qui doit être celui un combat collectif, celui des travailleurs. Bon si j'avais pu, j'aurais même invité d'autres camarades de la liste. Il y en a d'autres qui [rires] Bon pour moi c'est c'est ça qui est important. C'est c'est vraiment ce message là que je veux faire passer et c'est sur cette base là qu'on a constitué notre liste.

C'est vraiment une liste, c'est pas des politiciens professionnels, c'est 35 personnes, femmes et hommes qui ont qui ont décidé de se de s'engager euh chacun a son degré euh pour euh pour dire que bon bah voilà, c'est le camp des travailleurs doit se faire entendre. Hm hm. Alors, vous l'avez dit, hein, vous-même en en guise d'introduction, euh voilà, vous vous êtes vous êtes pas un inconnu en terme de candidature. Je je disais bon, les élections municipales, vous l'avez dit en 2014, mais vous avez fait également euh les élections départementales ou législatives, vous êtes tout de tous les combats.

Je le disais euh pour répéter euh voilà, c'est important d'être présent pour en faire entendre cette voix là. Ben justement, oui, pour nous la politique ça doit pas rester le monopole de professionnel. Ça doit pas être de professionnels qui vivent de ça, qui sont parfois de bah de patrons, de notable, de gens qui pensent que c'est à eux de diriger la société. Nous ce qu'on a envie de dire c'est que la société dans cette société c'est les travailleurs qui font tout, qui produisent tout, qui font tourner les entreprises, qui construisent les logements auxquels parfois ils ont pas accès, qui transportent, qui conduisent des bus, ils font tout.

bah ça devrait être à eux de diriger et nous on a envie de on s'adresse aux travailleurs en disant etth bah euh on peut diriger cette société, vous le pouvez, nous le pouvons. Et euh et c'est au nom de ça que ben voilà, on tient à ce que ce soit une liste qui s'appelle lutte ouvrière, le camp des travailleurs. Et donc pour moi, oui, c'est très important d'être tout le temps présent. La politique, ça doit pas être le monopole d'une petite minorité de la société et de privilégier. Voilà, ça devrait être les travailleurs tout le temps qui s'en emparent. Alors, c'est pas le cas pour le moment, mais c'est ce cette direction qu'on veut indiquer. Voilà.

Madame De c'est c'est important d'être de ces combats là justement avec monsieur Lot. Euh oui, parce que moi étant enfant de d'ouvrier et mon père étant parti communiste que j'ai milité à côté à ses côtés en étant plus jeune, euh je trouve que le combat il est toujours là et qu'il faut toujours combattre parce que tant qu'on aura pas renversé ce gouvernement, on n'y arrivera pas en fait. Hmm. Avec Laurent, toujours avec Laurent, toujours avec Laurent puis les les autres collègues et on sera toujours là jusqu'à tant qu'on pourra. Ouais. Ouais. Vous avez pas hésité une seconde euh à refaire ce ce combat là ensemble ? Non, pas du tout.

Euh dès que je les ai rencontré que ils m'ont parlé de combat ouvrier, ça m'a parlé. Donc je les ai rejoints. Oui. H parce que c'est un combat qu'on doit mener et qu'on peut pas on peut pas laisser ça comme ça en fait. Là, on va à notre perte. Hm hm. Donc euh c'est obligatoire qu'on soit présent pour les ouvriers, pour la classe ouvrière. On aurait pu croire que votre liste enfin en tout cas votre projet puisse rejoindre une liste euh sur Mobug. Ça ça aurait pu être le cas ou vous gardez un peu votre ligne directrice aujourd'hui ? Non, c'est ça. On a sollicité. Alors pas vraiment non, j'ai négocié avec personne. On n pas vraiment.

Peut-être que on est un peu connu sur [rires] notre volonté en tout cas de de de défendre nos idées rien que nos idées. Voilà, nous on court pas après les postes, on court pas après les places. Encore une fois, c'est d'abord un combat d'idée pour nous, un combat pour bah changer la société, le capitalisme. Donc bah on est les seuls à porter ce combat. Je veux dire euh toutes les autres listes pensent que bah on peut trouver sa place là-dedans, qu'il peut y avoir un capitalisme à visage humain, que voilà ben sauf que en fait c'est pas possible. La classe patronale, les minorités euh qui dirigent aujourd'hui savent très bien dans quelle situation on viv. Elles sont moqu et perdurant.

Ce qui compte, c'est leur profit. Il voyent que ça. Bon bah nous c'est ce qu'on c'est contre eux qu'on veut se battre et et on est les seuls. Voilà, on est les seuls à se dire ces gens cette minorité de privilégiés, il faudra les renverser. on peut pas euh accepter ce système tel qu'il est. Les autres veulent le gérer, nous on veut vraiment le combattre jusqu'au bout. Hm hm. Bon, c'est vrai que il faut faire entendre cette voix-là au niveau local, au niveau municipal. Comment euh justement euh voilà vous appuyez un petit peu vos propos euh là dans durant cette campagne ?

Euh, vous arrivez à faire des meetings, des rencontres, vous allez sur les marchés, voilà, vous échangez avec la population comme ça. Oui, c'est ça. On a fait énormément de porte à porte. On a fait on fait des marchés euh on fait des ventes dans public. Euh on fait une réunion euh bah le jeudi 12 mars, on fait une réunion publique à la mairie de Maveuge. Voilà. Et donc c'est pour nous en fait on a les mêmes discussions pendant cette élection municipale. C'est ça qui me frappe moi. C'est il y a un décalage entre ce monde le monde le microcosme politicien même municipal finalement et et les préoccupations des travailleurs qu'on rencontre.

Parce que quand on discute de ce qui préoccupe les travailleurs et ben c'est le fait qu'on vit de plus en plus mal, que on vit avec des petits salaires et quand je dis des petits salaires, parfois c'est le nombre de gens qu'on rencontre qui vivent avec quelques centaines d'euros par mois et qui doivent encore payer quand même un loyer et puis qui doivent enfin qui savent pas comment s'en sortir. Bon voilà, c'est de tout ça dont on discute des licenciements, de la précarité, des petits contrats et de l'inquiétude. Il y a une inquiétude aussi euh par rapport à à la à la guerre. Euh on ressent ça vraiment quand même beaucoup. Tout le monde voit ce qui se passe et euh et il y a une inquiétude.

Est-ce qu'on va vers la guerre ? Est-ce qu'on y va ? Et nous bah on a envie de discuter de tout ça. Même au moment des élections municipales, on dit que bah le sort des travailleurs, le sort de toute la société, il est malheureusement menacé effectivement de par un déchaînement de violence qu'on peut voir et tout ça pour des guerres qui sont menées pour le profit. Pas du tout. Tous les autres tous les autres thèmes, c'est des enf tout ce qui est mis en avant c'est des prétextes.

En réalité, il y a des intérêts, des profits et de la même façon qui nous sacrifie dans les entreprises, là où on travaille, là où on laisse notre santé, bah ils sont prêts à nous laisser mourir aussi demain sur des champs de bataille. Bon, c'est tout ça qui préoccupe. On rencontre des gens qui nous disent "Moi, mon gamin, je veux pas qu'il meure, je veux pas qu'il y aille." Il y a un général qui a dit là, et ça ça a marqué euh qui a dit faut être prêt à sacrifier ses enfants. Bah hein, le nombre de gens qui ont dit bah moi je fais pas un enfant pour qu'il soit sacrifié, je veux pas. Donc tout ça ça préoccupe.

Et ben moi j'ai l'impression que bon bah on discute logement mais pas par le biais municipal mais par le par le biais simplement en fait il y a pas de solution municipale à l'échelle de la municipalité pour résoudre tous ces problèmes parce que parce qu'on est un pays très très riche. on est une des plus un des pays les plus riches du monde et il y a des gens qui n'arrivent pas à se loger. Euh on rencontre des gens qui vivent parfois dans des dans des condition mais c'est incroyable à notre époque pour quand ce n'est pas dans leur voiture. Euh donc euh euh voilà c'est ça qu'on vit et c'est pas la mairie, le maire de Mobeug qui va résoudre ça.

Ça peut se résoudre qu'à l'échelle au minimum du pays et par une politique où on va prendre l'argent là où il est et pour l'utiliser en fonction des besoins. Et ça, nous on pense que on n pas à attendre que quelqu'un il a pas il y a pas de sauveur. C'est soit les travailleurs on est capable de de s'organiser pour l'imposer, soit on continuera de de vivre de plus en plus dans la s'enfoncer dans la pauvreté et dans et demain peut-être la guerre. C'est donc de la Oui. Moi ça ce que je peux rajouter c'est que ben même les gamins on les voit, ils sortent de l'école, ils ont pas de travail non plus.

Euh nous on a on a du mal aussi à trouver du travail à part les formations, les stages pour des centaines d'euros quoi. Voilà. Ou alors même les 15 heures semaines qui nous ont imposé là maintenant pour gagner notre ARSA. C'est c'est un peu je moi je je combat ce système là parce que c'est pas normal. Euh on voit des familles qui travaillent à deux dans un couple et puis qui sont resto du cœur, ils finissent pas les fins de mois. Donc un moment donné, ça devient difficile pour tout le monde. Aujourd'hui, oui, très difficile. Donc c'est ce système là qu'on qu'on veut combattre. Alors, c'est vrai que les municipales 2026, il y a un enjeu qui est prioritaire.

Alors, ça fait pas du tout de corrélation avec ce qu'on vit actuellement là en Iran, mais c'est vrai qu'il y a la sécurité, être en se sentir en sécurité dans sa propre commune, on le ressent même au niveau local. Euh c'est vraiment l'enjeu numéro 1. Euh quand on lit les sondages, les gens veulent se sentir être en sécurité dans leur commune. Euh pour vous par exemple, est-ce que il y a des idées qui ont bon il y a eu plein d'idées qui ont été évoquées dans des interviews que j'ai pu faire là depuis depuis plus d'un mois maintenant. Quelle est votre idée vous ? Est-ce qu'il y a il y a quelque chose qui est déjà une priorité peut-être à votre avis ?

autour de ce enfin la question de de l'insécurité, c'est-à-dire de la de la dégradation des conditions de vie dans les quartiers populaires où on voit comment bon bah de plus en plus de de petits trafic de de de choses où il y a des jeunes bah qui bah qui sont sans travail et puis bah du coup il y a pas non plus les écoles qu'il faut, il y a pas non plus, on en parlait dans l'éducation nationale où on supprime des moyens, les mêmes qui nous font de la démagogie.

sur la sécurité sont les mêmes qui votent des budgets où on supprime, on va supprimer 4000 postes dans l'enseignement euh et où les en ce moment là il y a toutes les dotations horaires des lycées, des collèges, établissements qui tombent et on voit que c'est à la baisse et encore hier bah justement bah je voulais saluer les enseignants qui de du lycée Pierre Forest qui ont fait grève euh parce que ils ont eu raison euh pour contester cette baisse de moyens dans une situation on voit que ça se dégrade déjà les conditions d'enseignement.

Donc euh moi je pense que tous ceux qui nous parlent enfin bon, il y a beaucoup de gens effectivement qui parlent de l'insécurité mais en fait ils en sont ils mènent des politiques qui sont qui provoquent cette insécurité qui laissent les jeunes à l'abandon, sans avenir, sans encadrement, sans il y a plus assez d'adultes pour s'occuper, on ferme des services publics, on ferme des postes, enfin on voit des quartiers où il y a plus rien, on voit sous-bois, il y a comment ça comment c'est mort petit à petit au fil de quoi ?

bah des fermetures d'entreprise du chômage, c'est ça qui est à la cause de de alors on a l'insécurité parce que de sa vie en général parce que déjà est-ce qu'on va garder son travail, est-ce qu'on va garder son sa mission d'intérim ? Est-ce qu'on va se nourrir ? et puis se rajoute ce sentiment de de tout va à volot quoi. C'est et ben moi je pense que c'est pas c'est pas un problème de mettre plus de répression voilà qui va en fait résoudre ça. Ceux qui parlent de ça en réalité le savent d'ailleurs aussi très bien.

Et c'est pour faire un cinéma pour dire qui pour dire voilà je m'occupe de vous mais en fait il s'occupe pas du tout de la population et en particulier de la population la plus pauvre qui est confrontée vraiment directement à cette situation. Donc euh moi euh non, je me je me dis euh des moyens beaucoup plus larges que ça. Faut pas euh de caméra, trop de caméra, c'est pas ça qui va résoudre quoi que ce soit. D'ailleurs, le nombre de d'enquêtes là qui sont d'airement sorties qui montrent que euh les c'est les les caméras n'ont résolu n'ont n'ont rien permis non au niveau de d'empêcher des des délits et cetera.

Euh donc en réalité c'est c'est euh c'est c'est une façon de de de faire semblant de s'occuper du problème alors qu'en fait le vrai il faudrait effectivement mettre beaucoup plus de moyens.

Et moi, j'en a mais là aussi je tiens à dire que j'en appelle pas aux moyens euh qui tomberaient attendre que ça tombe du ciel parce qu'en réalité euh la force qu'on peut avoir parce que c'est jeunes on les connaît parce que ça se passe dans des quartiers qu'on connaît et ben en fait on a vu dans pas dans beaucoup d'endroits que c'est la population elle-même quand elle s'organise quand elle prend elle va voir les jeunes, elle prend en charge les choses, elle attend pas queil y ait des des policiers qui viennent et cetera.

En fait, on est mieux à même de régler les problèmes et euh et je pense que la la seule solution dans l'avenir viendra de ce côté-là quand justement euh bah la population se dira euh il faut que il faut qu'on s'occupe de nos problèmes et pour les résoudre bah les moyens oui, on va les on va les réclamer et les problèmes bon on va pas attendre que je sais pas quelle quelle police va tout régler.

Il y a des choses, il y a des choses qu'on peut régler nous-même, qu'on peut voilà, c'est nos enfants, c'est la vie de nos enfants, tout ça dans dans justement dans vos micro trottoirs, est-ce que les les la population vous parle de voilà qu'à un moment donné peut-être trop de policiers, ce n'est pas forcément la bonne solution, il faut aller plus loin. Mon gamin par exemple n'a plus de scolarité, déscolarisé et cetera. Voilà. Est-ce que on parle de ça dans dans les portes à portes là que vous faites là actuellement ? Euh sur Moi spécialement, j'en entends pas parler. Hm hm.

C'est plutôt le les questions de travail que des salaires et des conditions de travail que j'entends plus parler que de ça. H rarement. Ouais. Même non, même jamais. Ouais. Vraiment c'est des choses que on entend un peu mais mais finalement pas autant que ça ça prend là ça prend toute la place pour certains ils ont que ça à dire. Ah c'est clairement effectivement quand on voit les sondages ils sont assez Ouais.

C'est vraiment on sent cette société un petit peu en pleine évolution et mais cette crainte de se faire agresser en pleine rue pour rien, c'est un sentiment qu'on peut comprendre mais c'est justement bah oui mais c'est ce sentiment c'est aussi parce qu'on est de plus en plus replié chacun chacun chez soi ou il y a plus de structure collective, il y a beaucoup moins d'engagement collectif aussi et cetera. Donc alors il y a un environnement qui qui s'est dégradé mais qui s'est dégradé parce que c'est ce qu'on ce qu'on discutait, c'est-à-dire pendant des années, il y a rien qui s'est fait dans ces quartiers qu'on a laissé mourir. Mais parce que encore une fois à l'échelle du pays, c'est pareil.

Les priorités, ils arrêtent pas de nous parler de ça, mais en réalité combien de ghetto on laisse se développer. Et euh on a beau à avoir aujourd'hui, on est dans un pays où il y a un record, euh chaque année, c'est en bas des records euh d'incarcération du nombre de prisonniers et alors euh ça changera rien du tout. Donc euh donc le problème c'est il est en fait, moi je pense que euh nous c'est pas de ça dont on a envie de plus de parler, c'est pas de ça dont on nous parle le plus, ça en fait partie.

Mais nous, on l'intègre, on veut pas l'isoler, on l'intègre dans ce combat justement qui à notre avis est à mener pour euh pour changer la société parce qu'on il y a pas de petite solution par petit bout. Euh quand un ghetto se développe et ben il y a tout ce qui est euh qui caractérise la vie d'un ghetto, c'est-à-dire euh les trafics, la violence et comment empêcher que nos quartiers deviennent des ghetaos. Et ben là euh ça on ne peut pas discuter de ça si on discute pas de toute l'organisation sociale. Et à mon avis euh à la base c'est de la crise de dans lequel le capitalisme est entré qui est incapable d'offrir un avenir alors que on n'a jamais eu autant de moyens.

Euh la technologie c'est très impressionnant. Euh on voit des reportages avec une femme dans l'espace et cetera et puis il y a des gens ils sont pas capables de manger. Ils font il y a le resto du cœur. Enfin c'est c'est ce décalage qui est révoltant et qui est violent. très violent, je trouve, moi. Voilà, on évoquera dans un second temps euh comment vous avez perçu l'évolution de la ville de Mobeuge. Voilà, son ces travaux, les nombreux travaux qui ont qui ont voilà qui ont quand même pas mal euh animé le centre-ville, les quartiers qui ont beaucoup de démolitions, des constructions, euh de réhabilitation de bâtiments également.

Euh vous euh voilà, aujourd'hui le maire, alors on parle beaucoup du pouvoir du pouvoir du maire actuellement. [musique] Est-ce que vous avez ce sentiment qu'il doit avoir un peu plus de pouvoir aujourd'hui notamment justement sur ces questions là de société, il connaît beaucoup plus ses habitants aujourd'hui. Est-ce que voilà le gouvernement doit à un moment donné taper du enfin il faut qu'on enfin il faut que les maires tapent du point sur dire il nous faut plus de capacité pour pouvoir intervenir localement.

Bah moi, j'ai plutôt envie de parler de de l'impuissance des maires de de la diminution de leur pouvoir parce que derrière oui ce qu'on a appelé la décentralisation à l'échelle régionale, locale, les maires les municipalités, ça a été la façon dont l'État s'est déchargé de tout un tas de de fonctions, d'attributions, de tâches sur ses collectivités locales en général d'une façon générale, les mairies aussi. et euh et donc comment finalement sans leur allouer les moyens qui correspondraient et même en les diminuant puisque là ce qui est à l'ordre du jour c'est la diminution des dotations de l'État.

C'est une politique d'austérité qui cou qui touche tous les services publics, qui touchent les collectivités locales. Euh les maires font partie de ceux d'ailleurs qui qui protestent contre c'est très le fait de ne plus avoir de moyens. Euh et donc euh et et et donc ça s'inscrit dans une politique qui vise à ce que qui consiste à ce que l'essentiel des finances publiques euh et ben on les on les détourne de ces de ce genre de de d'objectif et c'est consacré ça les qu'on ne touche pas aux aides que touche c'est quand même 200 milliards. C'est une commission sénatoriale qui a effectué une espèce d'estimation sur les aides au patronat. C'est 211 milliards chaque année.

Ça c'est euh donc commission sénatoriale. Donc c'est officiel. Voilà, ce chiffre c'est énorme. Et à côté de ça, et ça il est pas question d'y toucher et à côté de ça, on a un budget militaire qui euh voilà qui augmente dans des proportions aussi farhamineuses. Donc tout ça se développe, comment voulez-vous ? Et tous les partis l'approuvent dans une certaine mesure, presque tous. Donc comment vous Après il mêmes nous parlent de de faudrait faire quelque chose des pouvoirs au c'est de l'hypocrisie.

Euh toute la politique aujourd'hui consiste à privilégier le grand patronat, à privilégier le budget militaire parce que pour préparer des guerres, pour défendre les intérêts finalement d'une minorité de grands patrons là aussi, pas de la population. Euh et euh et tout le reste est sacrifié et les mairies en font partie. Alors donc après des mairies bah doivent se débrouiller, restreindre certaines restreignent ce qui euh les services qui sont rendus euh les piscines qui sont fermées ouvertes un jour sur deux ou euh suivant des créneaux ou et cetera. Il état de voilà essaie de faire des économies aussi sur les intercomunités euh dont les mairies sont impactées. Exactement.

Donc c'est je trouve que depuis des années c'est vraiment une escroquerie quoi. Quand tu nous as parlé de décentralisation, quand tu nous as parlé de donner plus de pouvoir au maire. C'est c'est vraiment du baratin au sens là, j'ai pas autre chose comme mot qui me vient parce que en réalité c'est ce qui ce qui est ce qui est arrivé depuis des années, c'est une diminution des moyens, une diminution euh euh où il s'agit de des attaques contre le personnel. Là aussi, c'est quoi les pouvoirs du maire ? Il y a le personnel communal qui euh hein, les les fonctionnaires territoriaux, les fonctionnaires des mairies qui doivent faire 1600 heures, je sais plus exactement le chiffre. Voilà.

C'est ça a été fixé où ? Ça a été fixé au niveau national. la mairie, le maire ne voilà, il peut protester, il y en a qui ont protesté, d'autres qui ont pas protesté mais de toute façon, ça s'applique. Donc euh euh la ce qu'on appelle la liberté des mères, pour moi, c'est une marge de manœuvre qui est très très réduite. Euh certains le savent et protestent, d'autres font semblant, euh voilà, et gèrent avec la pénurie, gère la pénurie, quoi. Voilà, d'autres il y a des problèmes, après on s'étonne qu'il y a des problèmes d'endettement, c'est Mobug est endetté mais c'est pas la seule ville. Et puis de des hôpitaux sont endettés.

Enfin, c'est euh tout ce qui est euh bah oui, quand l'État restreint les moyens, quand tout un tas de choses euh c'est inévitable que ça se traduise par des conséquences comme ça euh à un niveau ou à un autre. Donc moi ce que je conteste surtout euh évidemment c'est cette politique qui est menée euh au niveau national que les mairies doivent répercuter. Bon et c'est pour ça que une grande partie des enjeux enfin des débats qui sont menés au niveau de la de la mairie, pour moi c'est un peu quelque part tout le monde sait que c'est une espèce de théâtre de voilà, chacun prononce des discours, fait des promesses et à l'arrivée comment ils les tiendront ? Comment quel budget ils auront ?

Aujourd'hui, ils ont un certain budget, mais demain, ils auront un budget encore en diminution et ils le savent. Mais sauf qu'ils font semblant de dire "On va se battre, on va mais c'est l'État qui va faire ça." Donc en fait, c'est pour ça qu'on joue pas au jeu des promesses à faire des promesses dans tout un tas de domaines ou parce que en réalité on ne sait voilà quel moyens on disposera. Et ben les moyens, nous on préfère le poser en terme de combat parce que si on veut des moyens, si on veut pouvoir se soigner demain, si on veut pouvoir habiter dans un logement digne et cetera, et ben faudra se battre et s'organiser.

Et aujourd'hui, tout ce qu'on peut, notre expérience, c'est quand même ça, c'est ce qu'on a envie de dire au travailleurs. On a quelqu'un sur notre liste, une candidate, elle vivait aux provinces où il y a tout c tas de hein, les travaux et cetera. Elle a été déplacée dans un immeuble, sauf que dans cet immeuble, bah l'ascenseur était en panne. Resté en combien de temps il est resté en panne ? Un mois et demi. Elle a des problèmes pour se déplacer. En gros, elle est restée quasiment chez elle pendant un mois et demi. Mais alors après, on nous parle des travaux. Oui, il y a des travaux mais un truc aussi simple que avoir un ascenseur.

Donc il a fallu qu'elle fasse une pétition et euh la pétition et ben finalement ça a eu comme résultat que il y a eu de nouveau un ascenseur. Donc pour moi, c'est clair que en réalité pour n'importe quel problème, si on se bat pas, si on se fait pas entendre, si on on n'exprime pas sa colère et collectivement, on on n'existe pas dans cette société. Voilà. J'allais vous poser une question. Qu'est-ce qui vous révolte sur le territoire ? Il y a beaucoup de choses qui vont évolu

23:39
Non speech

[musique]

23:45
Locuteur

de de Kenny. Enfin, en tout cas, on a vu des choses visibles quand même. Euh est-ce que en pour vous euh voilà, est-ce que ça ces transformations vont dans le bon sens ou euh voilà, quelle est votre critique sur ces deux mandats deux derniers mandats sur ces 12 ans ? Euh quand on finit par euh démolir des logements insalubres qui étaient devenus insalubre, on peut se dire euh tu as connu ça au Parisiens ? Tu as vécu au Parisiens euh Sandrine ? Tu as euh elle a vécu dans un logement où euh qui s'est le plafond s'est effondré si je me souviens bien. Donc euh aujourd'hui cet immeuble là où tu as habité euh ça n'existe plus. Ça a été rasé, ça a été bon.

Donc ça vraiment c'est pas une mauvaise chose. C'était ça s'imposait d'une certaine façon. Mais est-ce normal que pendant ce temps d'années euh des gens ont vécu dans ces conditions ? Bon, alors qu'on finisse quand même à un moment donné par rénover un quartier qui partait euh euh enfin et qui continue hein de avec de nombreux logements insalubres et cetera. Oui, ça me paraît, comment dire la moindre des choses. Donc euh quand ça se fait, c'est bien.

Mais euh le problème, c'est qu'en fait euh d'abord il y en a encore beaucoup et ça va pas répondre aux besoins, encore une fois aux besoins en en logement euh parce que dans un certain nombre d'endroits, bah on a construit des logements bah parfois plus petits euh que ce soit aux provinces, la capacité. Bon donc en réalité, alors on connaît des gens qui ont été relogés ailleurs dans d'autres communes d'ailleurs. Bon oui, c'est bien, tant mieux qu'ils aient été relogés. Mais au total, le problème du logement en réalité là, c'est la rénovation de l'habitat insalubre de qui qui est posé et c'est la je trouve que c'est normal. Enfin, comment dire, j'ai même pas à applaudir.

Je pense que c'est c'était la moindre des choses. Ça n'aurait pas dû exister en réalité. Donc euh ça a lieu, mais aujourd'hui le problème du logement, de répondre au logements, des logements qui soient euh accessibles parce que c'est quand même plus de 400 € 600 € parfois, enfin c'est dans des logements qui sont qui n'ont rien de d'extraordinaire. Voilà, donc qui font que des gens en fait n'y arrivent pas. Hm.

Euh je connais euh euh des camarades qui euh qui cherchent des logements aujourd'hui, [rires] ils cherchent toujours et ça dure des mois, ils ont sur des listes d'attentes et bon, il y a une crise du logement qui n'est pas propre à Mobug euh y compris donc à Mobug et que ce qui tous ces travaux n'ont pas résolu et et le maire ne pouvait pas les résoudre. C'est encore une fois, c'est pour ça que j'en reviens à cette question que il y a pour construire à grande échelle les centaines de milliers de logements qu'il faudrait dans le pays, c'est l'État.

Et euh et c'est ce combat là que nous on veut encore une fois justement, on veut surtout pas que les gens à qui on s'adresse se contentent de dire bon bah d'avoir l'illusion qu'on peut régler les problèmes à l'échelle locale. Non, même de l'aide, c'est ça va mieux pour vous dans les nouveaux logements maintenant. Bah, j'ai toujours des soucis d'insalubrité. Euh c'est une bagarre sans cesse hein de toute façon. Donc euh le loyer, il est très bien à payer mais une fois qu'on a demande pour les réparations, ben faut toujours attendre. C'est comme tout. Euh maintenant pour refaire une, on m'a proposé de refaire une demande de logement, mais pour m'en retrouver plus petit, c'est pas la peine.

Ou dans un bloc, moi ça m'intéresse pas. Donc je préfère rester dans ma maison. C'est vra c'est vrai que maintenant les logements imaginés aujourd'hui, ce ne sont plus les blocs he d'avant. Euh c'est une bonne solution plutôt d'ailleurs qu'on fasse ça maintenant. Euh qu'on fasse des petites euh petites maisons sur un niveau comme ici d'ailleurs dans ce quartier d'ailleurs euh voilà c'est plus intéressant quand même pour vous. Tout à fait. Ouais parce que avoir un jardin c'est bien. Moi on voit l'air. Ouais. Vous étiez euh sur un un logement classique, c'est ça ? Au président quartier ? Euh non. Au parisien, j'étais dans une maison.

Avant ça, j'avais déjà habité dans les blocs mais après j'ai une maison. Euh ensuite là on m'a relogé dans une autre maison. Mais bon, c'est pareil, c'est les c'est des anciennes maisons, donc c'est insalubre. Mais euh je préfère rester là la limite que de que d'aller dans un appartement. Voilà. Donc là, c'est vrai que il y a un changement de d'orientation. Désormais, les bailleurs sociaux changent aussi leur façon de construire désormais d'aménager aussi les les quartiers. Mais ça fait moins de logement. H ouais. [rires] Donc c'est plus petit, moins de logement pour des familles qui parfois sont nombreux.

Et ben oui et il faut effectivement faut pas s'étonner que le nombre d'habitants à Mobeug diminue au fil du temps parce que parce qu'on ne peut plus voilà. Alors est-ce que c'est inéluctable ? Bah moi je pense réellement que ça ne l'est pas que ça ne l'est pas à condition d'avoir les moyens pour construire le nombre de logements qui serait nécessaire.

Et ça effectivement ça demande d'être organisé, un peu planifié, que c'est quelque chose qui doit euh bon voilà euh et ça ça encore une fois c'est pas à l'échelle d'une parce que sinon c'est vrai qu'en plus euh Sandrine dit "Je voudrais pas aller plus loin parce que c'est vrai que je connais des gens bah ils se sont retrouvés à aller beaucoup plus loin et euh pour se reloger et et quand on cherche du travail et quand on n pas de permis ou quand on n pas de voiture et quand on bon c'est on seorte à ça, on se dit non bon ben je reste là c'est pas l'idéal mais voilà donc nous c'est comme ça qu'on se retrouve coincer dans des vies euh parce que parce qu'en fait ils nous disent "Vous avez le choix." Mais non, on n pas le choix.

Euh bon et quand on nous parle de d' on fait des dossiers sur les logements et tout ça, les gens les gens qui en parlent c'est pas leur vie. C'est pour ça que vraiment on pense que c'est pas à des politiciens professionnels de régler ça et de discuter de ça et de et de décider de ça. Et c'est là que bon bah nous notre façon même de voir ces choses-là, c'est que les habitants doivent pouvoir travailler, les travailleurs de de ces de ces endroits-là doivent pouvoir se réunir, être consultés, avoir même pas seulement être consulté mais avoir un droit de regard et un droit de décision.

C'est leur vie dont il est question et ce ne sont pas des je ne sais pas quel fonctionnaire ou quel politicien qui a son petit programme et son petit plan de décider de la vie de milliers de personnes à leur place. Voilà, ça c'est quand même le fond de notre philosophie profonde et qui pense que voilà et nous on a de ce point de vue-là on fait confiance aux travailleurs pour être capable. Ils connaissent bien leur vie, ils connaissent bien leurs problèmes. C'est vrai dans les entreprises aussi, ils savent très bien euh ceux qui travaillent qui ont sont sous-effectifs savent très bien combien faudrait embaucher de personne, quels sont les problèmes de sécurité qui se posent et cetera.

Sauf que ceux qui décident, c'est des gens qui ont des tableaux Excel qui regardent combien ça coûte, combien ça rapporte et voilà. Et c'est leur c'est la seule chose qui compte pour eux. C'est pas notre façon de voir les choses. Un un mot sur aussi le territoire est quand même c'est la principale préoccupation aussi sur le territoire, c'est la désertification médicale. Euh c'est vrai que là sur Mobug on va dire que ça va [grognement] légèrement mieux. Certains me disent que ça va légèrement mieux [rires] parce que il y a aussi des projets qui veulent qui sont en cours évidemment avec une des maisons de santé qui voient le jour.

le nouvel hôpital aussi qui est quand même un hôpital dernier cri donc qui rencontre beaucoup de problèmes de stationnement. Il y a beaucoup de problèmes là-dessus. Pas seulement de stationnement, le nombre de lits qui a été qui ont été supprimés qui ont disparu entre le nouveau ancien et le nouvel hôpital. C'est vrai. Les urgences aussi parfois également c'est un peu c'est un peu il y a beaucoup de monde aux urgences. Euh concrètement euh voilà, quel est votre point de vue un peu sur votre état des lieux vous euh sur le terrain ?

Peut-être que vous voyez des témoignages de personnes qui disent "Mais on a besoin de médecin, on a besoin de de spécialistes, on a on est obligé de partir à Valencienne à Lille pour y avoir des spécialistes notamment." C'est c'est là que c'est typiquement, je trouve parce que bon, beaucoup de communes maintenant, la plupart font des maisons de santé, essayent d'attirer des médecins et cetera.

Sauf que une sœur a un problème, c'est que des médecins il y en a pas, il y en a pas encore assez que il faut des années pour les former que on pay les cons euh voilà l'effet du néros clif qui a été euh voilà réhabilité il y a quelques années de ça on voit pas encore les effets et ben oui et c'est là qu'on voit qu'on paye les politiques qui étaient celles de l'État pendant des années qu'aujourd'hui euh ils sont revenus là-dessus mais euh si on discute avec des gens qui sont un peu qui connaissent un peu le problème le numéro US Claus. Voilà, il y a on forme un peu plus de médecins.

Le numérus claus en tant que tel qui limitait le nombre de médecins d'une façon comme ça administrative presque. Donc ça ça a disparu. Par contre, il y a toujours un certain nombre à l'échelle de chaque université bah des capacités qui sont limitées pour former et ça c'est pareil, on n pas mis des moyens pour former toute une politique pour former le plus de prendre en plus de le plus possible d'étudiants. Voilà. En réalité, il y a toujours une limite à ce niveau-là qui est la capacité que que rencontre d'ailleurs toutes les universités, hein. C'est il y a pas de la place pour tout le monde. Voilà. Et c'est pareil pour les pour les étudiants en médecine.

Alors, le problème, c'est que aujourd'hui ici à Mobug comme dans plein d'endroits, on paye les conséquences de ça et les les maires peuvent faire des claquettes, faire tout ce qu'ils veulent pour attirer des médecins, mais encore faut-il qu'ils soient là. Et comme il y a une concurrence entre tout euh voilà toutes les villes, c'est pas mauvaise qui est toujours le mieux placé pour attirer les médecins. Alors euh bon, donc il y a pas de C'est là que je on se heurte à un problème qui est celui que c'est euh à l'échelle municipale euh voilà, on essaie de faire ce qu'on peut mais euh mais on compense pas.

Et en réalité euh encore une fois euh les mêmes qui disent ça, qui font des et cetera, ils sont dans des partis où ils enfin pas tous, mais un certain nombre sont dans des partis qui approuvent la politique d'austérité qui est votée au niveau national, qui restreint euh qui fait des économies sur la santé où euh il s'agit de diminuer euh la possibilité de se soigner, où il s'agit de faire la chasse aux arrêts maladies, où il s'agit de restreindre, rendre payant, d'augmenter le forfait hospitalier et cetera. tout ça gouvernement et voilà les partis auxquels appartiennent un certain nombre ou qui au niveau national et ben il qu'est-ce qu'en pense ces candidats ?

Je sais que il y en a au moins un qui n'est qui le contestera mais les autres qu'est-ce qu'ils en disent ? Rien alors que la ici après on paye les conséquences de ça. Donc nous on n pas envie de dire ça se réduit à un problème local. Oui, on le vit ici plus difficilement euh à Mobug, mais il paraît que le plus grand désert médical, il est euh en région parisienne de Sain Saint-N. Donc euh comme quoi il y a pas besoin donc euh même dans une très grande ville, bah il peut y avoir un endroit parce que c'est l'endroit le plus pauvre. Bon bah voilà où il y a un désert médical. Bah ici c'est une région pauvre, c'est une ville pauvre où il y a plus de 30 % de voilà de pauvreté, de taux de pauvreté.

Et baf. Oui, forcément on paye encore, on paye aussi ça. On peut pas soigner. C'est vrai que là, on propose notamment des médecins salariés par le département du nord notamment. L'agglomération essaie de faire propose des bourses pour faire venir des des jeunes médecins pour s'installer. Bourse à l'installation, on appelle ça comme ça. Donc c'est ça reste des dispositifs voilà qui sont mis en place. Bon, après, il y a la maison de santé, la maison les maisons du Nord aussi, les maisons de Nord santé qui ont été construites. Voyez tout ça euh c'est vrai, mais comment dire les budgets de ces collectivités locales, ils sont pas euh ils sont pas infinis.

Donc à un moment donné, on dit on va faire c, on va faire ça et cetera. Mais d'accord, mais puisque le budget, les moyens se restreignent, c'est au détriment de quoi ? Euh donc ça va être forcément au détriment. Donc vont-ils le faire ? Ils le ils ont alors ça les effets d'annonce, les promesses, les promesses, les promesses. Donc la chanson c'est les paroles paroles. On connaît c'est Davida, je crois qui chantait ça. Bah voilà, c'est ça pour nous. On entend des choses, on entend des annonces, on entend des promesses et ben on y croit pas.

Voilà tout simplement parce que tant qu'il y aura cette politique qui qui consiste à faire des économies sur le dos des classes populaires qui est mené à tous les niveaux, d'abord au plus haut niveau et qui se répercute ensuite, voilà, bah c'est pareil. Nous, on voit comment euh il y a une minorité de gros patrons. Euh les grandes entreprises comme Renault, c'est MCA, c'est le groupe Renault et ben qu'est-ce qu'on fait pour les contraindre à contribuer euh au financement euh de rien. Rien euh soi-disant pour les maintenir, pour qu' pour que favoriser l'emploi.

Mais en réalité euh ils font ce qu'ils veulent le jour où ils décideront de partir il y a quelques années, il y a eu cette menace, ils l'ont fait et puis et et rien rien ne les interdira, ne les empêchera de le faire de nouveau. Mais et alors, ils auront empoché tous les cadeaux, ils auront rien payé ou pratiquement et euh et à côté de ça, bah moi c'est c'est tout cette politique là que je conteste où on favorise une minorité de grands patrons, voilà et on les laisse faire ce qu'ils veulent, exploiter comme ils veulent la population. précariser la population comme ils veulent. Il y a 600 intérimères en ce moment à MCA en permanence.

Donc il pourrait être embauché, il pourrait y avoir des créations d'emploi. Non non, c'est pas la politique et personne ne les ne les obligera. Personne ils sont libres. C'est le capitaliste. C'est ça. Le patron est libre. Et ben nous on pense qu'il va falloir combattre cette politique et que c'est un rapport de force qui changera ça et que y compris si on veut pouvoir des revenus, des moyens de se soigner, bah faut prendre l'argent là où il est. Voilà, dans ces grandes entreprises. Alors, en parlant, on va poursuivre ce thème sur les entreprises parce que bon, évidemment le dossier de la Salemagne a beaucoup fait réagir la population pendant ces trois dernières années.

Ça s'est joué au niveau de l'agglomération évidemment. La ville de Mob a donné son point de vue il y a quelques jours où concrètement enfin en tout cas Arnaud de Canit que le projet soit concret, faut qu'il y ait un voilà ça soit faut que c'est ça soit déterminant pour l'avenir du territoire concrètement. C'est quoi votre position vous sur cette ce changement d'usage d'un telé équipement qui a qui est historique en plus qui a qui est là depuis longtemps euh qui pourrait complètement voilà le paysage pourrait changer de visage dans si ça va plus loin. Quel est votre point de vue sur le le dossier de la salle de nouveau ?

Euh mon point de vue euh mon point de vue c'est celui euh que les salariés peuvent euh adopter parce que euh ce genre de de dossier encore une fois c'est je je veux pas me mener campagne sur ce sur un dossier en particulier. Donc sur ce dossier euh quelles vont être les conséquences pour l'emploi ? Quelles vont être les conséquences pour la population ? Et ça pour moi c'est c'est la population qui doit s'exprimer. Voilà, j'ai pas d'autres possibilités parce que bon là aussi quel quel est le dossier qui va être mieux pour la population ? Bah franchement, j'en sais rien parce que ça pourrait apporter une attractivité nouvelle peut-être pour le territoire. Peut-être.

Et ben d'abord ça, j'en doute. J'en doute un petit peu quelque [rires] part. Voilà. et combien de financement public va être consacré à ça et à quoi il aurait pu être consacré ? Euh c'est quoi les priorités qui doivent être aujourd'hui quand des gens n'arrivent pas à se soigner, n'arrive pas à manger, n'arrive pas à se loger et cetera. là tout de suite et euh euh et c'est et et c'est ça que moi je conteste, c'est que il y a toujours des dossiers où il y a toujours des choses soi-disant qui vont être bons pour le territoire et l'argent de la commune ou l'argent de la région ou l'argent de l'État, ça va être euh consacré à ça.

Et ben non, euh s'il y a de l'argent à faire financer, à financer des dossiers et cetera, et ben euh que les que le patronat paye qui soit mis à contribution, qu'on y va. Nous dans les services les fonds publics, ça doit servir à des services publics vraiment directement utiles à la population. C'est ça ma position. Et donc toutes ces histoires d'attractivité, j'y crois pas. C'est c'est du bidon en réalité. À chaque fois on fait on trouve mais depuis des années euh quand on voit la région voilà il y a pas d'attractivité par notamment de l'installation d'une usine de batterie. Euh voilà. Oui.

Bah ça aussi enfin il y a plein d'end il y a un certain nombre d'endroits dans le nord ou dans le pas de calais où il est question Ouais c'est ça. Et alors on voit qu'à la fin ça a changé quelque chose pour quelques centaines de de travailleurs peut-être et c'est même pas sûr payé par les fonds publics en grande partie. Et pour combien de temps ? Quelle garantie ? Et pendant ce temps-là euh avec quoi encore une fois ? Pourquoi c'est le fond les fonds publics qui servent à ça ? Pourquoi est-ce que c'est les fonds publics qui doivent créer des emplois qui et les profits ensuite qui sont empochés par un patron privé ?

Bah moi cette logique je la conteste et je pense que c'est une autre politique qui devrait être menée même à court terme pour résoudre un certain nombre de problèmes. Ça résoudra pas tous les problèmes pour moi à mon avis voilà c'est je le redis c'est à l'échelle à une autre échelle que les problèmes peuvent être résolus mais la priorité d'une d'une mairie la priorité ça devrait être les besoins immédiat urgents. Il y a des gens qui qui qui meurent à petit feu aujourd'hui. Donc quand on est en train de voir quelqu'un qui se noie c'est il y a pas de question à se poser. C'est la priorité, c'est de le sauver. Bon et ben il y a des gens qui aujourd'hui dans ce pays bah oui crèvent de pauvreté.

Ouais. Et crèvent au boulot avec on parle de on rencontre des gens qui sont mais vraiment détruits par le boulot. Bon et ben là il y a des choses à faire, à prévoir, à mettre en place. C'est des questions d'urgence euh de santé publique urgente. Bon et ben moi l'argent public doivent servir à ça. C'est nos impôts. Ceux qui paye des impôts, voilà, ça sert à ça. Et pour tous les restes, les dossiers d'attractivité et cetera qui voient ça entre patron et et s'il y a des créations d'emploi. On sait très bien quand ça comment ça doit se passer.

c'est il va falloir se battre pour les imposer parce que je vois beaucoup encore une fois des promesses d'embauche dans tout un tas d'endroits, même dans les usines. Euh je vois beaucoup de contrat d'intérim, beaucoup de contrats précaires parce que les patrons savent même que bon bah ils sont ici quelques temps et puis on verra bien. De justement, qu'est-ce qui vous a marqué vous euh dans ce dossier de la Salemagne ? Est-ce que c'est euh franchement moi c'est pas un truc qui m'est intéressé pour la bonne et simple raison que je vois pas ce que ça va changer en fait. Ça peut être un ça peut être un projet qui va se monter puis qui va être clôturé en 1 an 2 ans. Ça m'intéresse pas.

Moi, comme mon collègue il dit, euh à la limite nous nos impôts à la base quand on les paye, c'est pour que les écoles fonctionnent, pour que l'hôpital et des infirmiers, des chambres, des lits pour accepter les gens. Les maisons de retraite, on peut on peut y aller aussi sur ce terrainlà. Euh non, moi tout ce qui est salemagne et tout ça, ça m'intéresse pas. Il y a des choses plus urgentes à faire aujourd'hui. Tout à fait. les logements, les la précarité comme il vient de dire, les écoles, on n pas assez d'Axèm pour les gens pour les enfants qui ont des problèmes pour suivre les cours. Euh ça, on devrait les mettre.

Euh je sais pas, il y a plein de choses, plein d'autres choses à faire que que cette histoire de Salme. Moi, ça m'intéresse pas. Bon, on a évoqué pas mal de sujets ensemble à l'occasion de ces ce débat sur les municipales de 2026. Comment vous le vous trouvez le le voilà le les cette élection 2026 à Mug ? Vous êtes 5 euh sur les listes de départ, vous étiez un peu plus nombreux ces dernières années. Là, c'est peut-être un peu moins, je crois qu'il y a une liste en moins par rapport à la à la précédente. Euh voilà, vous avec le recul en plus, vous avez l'expérience de ces élections. Comment vous voyez ces élections-là vous ?

Euh je les vois exactement comme je voyais enfin comment dire euh les autres, c'est-à-dire euh euh que les uns et les autres euh les candidats fassent leur campagne. Bon bah c'est ils font leur campagne euh quel que soit leur nombre, moi je ça change absolument rien pour moi. Euh je me considère pas en campagne contre eux. Encore une fois, mon combat est pas contre euh monsieur Decani ou monsieur Rombo ou je sais pas qui. Mon combat, il est contre ce système qui nous fait crever là vraiment et qui demain nous fera nous voilà qui qui fait qu'on consacre de des milliards à des missiles, à la guerre et cetera plutôt qu'à à des choses élémentaires, à à se soigner mieux, à se loger mieux.

Et ben moi mon combat c'est celui-là. Alors après euh est-ce que je le trouve plus dur ? Ce que je trouve plus dur c'est la situation. Je trouve que la situation des gens au fil des années, elle s'est vraiment beaucoup dégradée et et donc c'est pour ça que bon bah on construit des choses, il y a des logements, desc. Oui, mais les gens qui vivent, qui vont vivre dedans, bah ils vivent de plus en plus mal. Euh et c'est ça que je constate et on nous dit euh et tout ça dans un pays où je sais pas, il y a il y a quoi 145 milliardaires. Voilà, ils sont 145 et et qu'est-ce qu'ils font ? Il y a 13000 personnes qui ont pas payé un centime d'impôt sur le revenu l'année dernière. 13000 millionnaires.

Bon et voilà, c'est normal. Bah non, c'est ce système là que je ne trouve pas normal. Et et ça, je trouve que les inégalités se sont accrues. Et inégalité, ça veut dire l'enrichissement d'une minorité, mais de l'autre côté, ça veut dire vraiment des gens bah qui dont la vie c'est vraiment très difficile. Voilà. Vous voulez dire voulais dire un mot là-dessus sur ces élections vous ? Ben comme mon collègue il l'a dit hein, nous on n'est pas on combat pas les mères euh qui se présentent, on combat le système. Donc euh non, j'ai rien d'autre à rajouter. Je pense. Je suis d'accord avec ce qu'il dit.

Bon, en tout cas bah j'étais euh voilà, c'était important de de vous avoir bien sûr en interview à l'occasion de ces municipales. Est-ce que vous avez un dernier mot peut-être à ajouter ? Euh voilà donc euh comment vous les peser un petit peu dans dans ce dans ces derniers jours avant le vote. Déjà il faut aller voter évidemment hein. Vous vous invitez les gens à voter mais venir à voter euh pour justement une liste de travailleurs quand c'est en particulier quand même des travailleurs et ben je pense qu'il faut qu'ils votent pour eux-mêmes, pour leurs intérêts, pour une liste de travailleurs qui disent que il faut combattre, pour une liste qui est communiste, hein.

on est fier de ces idées-l, c'est-à-dire au sens que ça a de de de penser que c'est possible une société où c'est pas l'argent qui fait la loi, mais où bah effectivement en s'organisant, la population démocratiquement peut décider d'utiliser ces ces ressources qui sont devenues extraordinaires. Bah au progrès au progrès et à la satisfaction des besoins. Je les et je les je les invite à à voter encore une fois pour des pour des hommes et des pour des femmes et des hommes qui ont à cœur de d'organiser le combat.

C'est-à-dire que vraiment euh si euh nous sommes Sandrine et moi élus au conseil municipal et ben à chaque fois qu'on aura euh connaissance de quelque chose euh d'un dossier comme on dit des dossiers et ben pour nous c'est pas des dossiers, c'est des c'est des gens en chair et en os à qui on ira qu'on ira voir, à qui on dira bah voilà ce qui est prévu, qu'est-ce que vous l'acceptez qu'on essaiera de réunir et on les incitera à se battre et à faire entendre ce que eux ils veulent. Bon donc ça c'est pour nous c'est ça qu'on a envie de mettre en c'est ça qu'on va défendre. Voilà.

Et et dans cette élection, je sais qu'il y a beaucoup de travailleurs qui sont écœurés, dégoûtés par la politique et je les comprends. Mais ce que j'ai envie de dire, c'est que là on a une occasion de s'exprimer. Il faut pas se bayonner soi-même. Il faut se faire entendre. Nous les travailleurs, personne ne le fera à notre place. Bah profitons de cette occasion et de toute façon au lendemain de ces élections bah faudra continuer ce combat, se faire entendre dans en se mobilisant, en s'organisant, en faisant grève, en luttant. Il y a que comme ça euh qu'on arrivera à à faire avancer les choses. Alors, je vois que vos équipes nous montrent un papier.

Je donc je redis que il y a une [rires] je redis qu'il y a une réunion publique effectivement. Voilà, c'était ça qui le jeudi 12 mars à 18h à la mairie de Mobug à la mar c'est la c'est la loi évidemment hein quand on peut faire une réunion publique vous avez l'autoris enfin vous avez le droit de pouvoir aller dans tel endroit pour faire une réunion publique. Donc ça sera dans dans Salon d'honneur c'est ça ? Non c'est la salle Jean Jorès au rez-dechaussée de la salle Jean. Oui, d'accord, ça marche. Bah, écoutez, merci beaucoup à à tous les deux pour cette interview, cette présentation de votre liste.

Donc, lutte ouvrière, le camp des travailleurs, donc Laurent Lot et euh, j'ai oublié de votre prénom, Sandrine de La pardon, excusez-moi. Merci à tous les deux pour cette interview. C'était assez inédible, mais je trouvais que c'était bien aussi que un homme et une femme puisse évoquer, échanger parce que c'est vrai que la parité est très importante désormais. Aujourd'hui, c'est c'est obligatoire et donc voilà. Ouais. Et on est bien d'accord et pour nous c'est vous l'avez demandé, [rires] je l'ai autorisé. Il y a aucun problème. Merci à tous les deux. Bah merci à vous. Merci à vous. He.