Blocus de plusieurs lycées en France: Sébastien Lecornu fustige l'implication de La France insoumise
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:54OuverteRéponse directe
Monsieur le maire, bonjour. Est-ce que vous pouvez nous expliquer la situation et votre rôle ?
- 3:10RelanceRéponse partielle
Quand le premier ministre parle de surenchère irresponsable, qu'est-ce que vous lui répondez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:10maire Bali BagayokoFait
« Le premier ministre a une attitude irresponsable qui vient ici à ce moment-là. »
- 5:54Fait
« Sébastien Lecornu a dénoncé la surenchère irresponsable d'élus LFI. »
- 6:31Chiffre
« Il y a une petite soixantaine d'établissements où il y a eu des tentatives de blocage. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Je vous le disais, ces affrontements prennent un tour politique. On va y venir dans quelques instants. Mais d'abord, Antoine Forestier sur place. Antoine, je crois qu'il faut commencer par expliquer tout simplement ce qui est à l'origine de ces incidents.
C'est des manifestations qui ont déjà démarré ici dans ce lycée en Seine-Saint-Denis vendredi dernier. Il y avait déjà eu un blocage du lycée par une partie des élèves et ça a repris ce matin quand on discute avec ses élèves. On a eu l'occasion d'effectuer quelques interviews avec des lycéens tout à l'heure. Ils dénoncent globalement leurs conditions de travail, ils dénoncent la vétusté de leur établissement et c C'est pour ça qu'ils se mobilisent. En tout cas, c'est ce qu'ils nous disent lorsqu'on les interroge. Et c'est la raison pour laquelle, ce matin, ils ont repris leur mobilisation après celle qui avait déjà commencé vendredi. Ils sont assez nombreux devant ce lycée, plusieurs centaines d'un lycée qui compte plus
de 2000 l'élève et donc la conséquence c'est que la plupart des cours à l'intérieur du lycée n'ont pas lieu ce matin et qu'il y a cette intervention de la part des policiers qui sont casqués, vous le voyez ici sur ces images. On assiste désormais un léger retour au calme par rapport à ce qu'on a pu connaître il y a maintenant une heure, mais il y a une heure on a donc assisté à des charges de la part de ces policiers et également à des interpellations. Impossible pour nous de vous dire ce qu'on reprochait clairement à ces élèves qui ont été interpellés à qui on a mis des menottes. On n'a pas vu clairement ce que les policiers avaient vu. En tout cas, il y a eu plusieurs interpellations depuis qu'on est présents ici.
Et puis on assiste aussi à la médiation de la part d'élus qui sont présents sur le terrain, notamment le maire Bali Bagayoko, qui depuis tout à l'heure ne cesse. Vous le voyez ici à l'image de faire des allers-retours entre les élèves, les représentants des élèves et également les policiers de l'autre côté pour tenter d'avoir un retour au calme ici devant le lycée. Ça semble être le cas pour le moment ici, mais à notre arrivée devant le lycée, c'était déjà le cas. Et ensuite, il y a eu des regains de tension avec parfois des jets de projectiles de la part d'élèves envers les forces de l'ordre. Et ensuite, avec les policiers qui ont répliqué en chargeant. Vous voyez ici le maire de la ville de Saint-Denis, qui est en train de faire des selfies avec des élèves.
Il a été porté par les lycéens tout à l'heure et qui l'ont notamment applaudi. Monsieur le maire, bonjour. On est en direct sur BFM TV. Est-ce que vous pouvez nous expliquer un petit peu la situation et quel est votre rôle là désormais ? Moi je suis maire de tous les dionysiens et Pierre-Futoir. J'ai mes lycéens qui se mobilisent, je suis à leur côté, je leur porte d'intégrité mon soutien. Leur emmélcation c'est légitime, ils sont justes. Ils demandent des moyens au même titre que d'autres établissements de beaux quartiers. Ils demandent que la république les respecte. Ils demandent qu'ils aient des travaux conséquents dans leur établissement. En fait tout simplement ils veulent vivre et travaillé et éduqué dînement.
Et donc, ils disent aussi qu'ils en ont marre que leur sort soit suspendu à Parcoursup. C'est aussi ce qu'ils disent. C'est aussi ce qu'ils disent. Et ils appellent à la suppression pure et simple de Parcoursup et donc je leur apporte l'intérêt de mon soutien alors après bien sûr qu'il y a certains qui sont plutôt intéressés par voir uniquement les petits faits divers mais la grande majorité de ceux qui sont mobilisés depuis maintenant quelques jours ils ont un message qui est relativement clair et il y a quelque chose qui est insupportable pourquoi le message quand il vient des beaux quartiers, des lycéens, des beaux quartiers pourquoi les respecter et pourquoi les nôtres quand ils donnent le même message pourquoi on veut lui donner notre signification c'est ça qui est insupportable
et je suis là aussi à la fois pour leur dire, je suis à leur côté mais je suis aussi là aussi pour dire que je ne veux pas qu'il y ait un de mes lycéens et un de mes habitants qui soit blessé et c'est là aussi pour ça que je suis — Quand le premier ministre parle de surenchère irresponsable, qu'est-ce que vous lui répondez ? — Mais le premier ministre a une attitude irresponsable qui vient ici à ce moment-là. C'est pas tout d'avoir des grands mots en fait devant les médias qui viennent ici, puisque d'ailleurs les lycéens l'ont invité. Lui et son ministre de l'éducation et le rectorat qui viennent, et je suis prêt en tant que maire de l'accueillir. Et vous voyez bien qu'il sera très bien accueilli. Il n'y a pas de difficulté parce que nous sommes des gens conscientisés. D'accord ?
Donc c'est bien beau d'avoir des qualificatifs mais sont les qualitatifs qui le disqualifie définitivement parce qu'il n'a qu à observer la situation de la promesse républicaine ici dans les quartiers populaires elle est aujourd'hui uniquement c'est un souvenir l'état met moins de moyens dans les quartiers populaires qui le met dans les beaux quartiers c'est factuel c'est factuel c'est incontestable sur l'ensemble des priorités de l'état la promesse républicaine n'est pas au rendez vous c'est ça qu'ils viennent dire une démarche spontanée de la part de ces ou il y a de l'instrumentalisation politique ? Il n'y a aucune instrumentalisation, ils sont tous ici. Et vous voulez qu'on leur pose la question ? Vous êtes très sûrs. On leur posera la question si on se instrumentalisait.
Ici, ce sont des jeunes qui sont parfaitement conscientisés, ils n'ont pas besoin d'être instrumentalisés. En revanche, ce sont des jeunes lycéens. Et nous sommes là aussi pour leur dire attention, ne vous mettez pas en danger. Prenez pas des risques inconsidérés parce que je suis maire d'une ville mais je suis aussi père de famille et je suis un éducateur. Voilà. Et je viens à voir une chose. Aujourd'hui, de manière factuelle. Si ces jeunes veulent répondre à la police nationale, ils peuvent le faire. La seule chose pour laquelle ils ne font pas, c'est qu'il y a le respect entre nous, ça change tout, ça change tout, donc j'invite vraiment tous celles et ceux qui se disent être les porteurs de la République, d'être respectueux à l'égard du message qui est envoyé.
Ne pervertissez pas leur message. Et je compte aussi sur les médias. Ne pervertissez pas leur message. L'intégralité de leur message, c'est de dire « Nous vous voulons éduquer dans les bonnes conditions. Nous voulons travailler dans les bonnes conditions. Nous voulons que nos établissements soient bien entretenus. Nous ne voulons pas avoir de fuite. Nous ne voulons pas en hiver avoir froid. Nous ne voulons pas non plus quand il fait trop chaud dans l'établissement. Ce sont des choses assez simples. Est-ce que c'est un mouvement qui a amené à durer selon vous ? Moi j'en sais rien parce que je ne suis pas le chef-d'oeuvre en fin de compte de ce mouvement. Ce sont les jeunes qui le décident, ce sont les lycéens qui le décident. Mais j'ai envie de dire une chose.
Est-ce que l'État va mettre des moyens et répondre à leurs préoccupations ? C'est ça la question. Si l'État est capable de répondre, il n'y a aucune difficulté pour concrètement avoir le lever du blocus. Mais si l'État n'est pas capable de répondre comme il le fait depuis de nombreuses années, pourquoi vous allez demander des réponses à des jeunes lycéens, là où l'État est incapable d'avoir les réponses ? C'est quand même paradoxal. Il ne faut pas se tromper en fin de compte d'adversaires.
Voilà pour le point de vue du monsieur le maire sur cette situation qui je vous le disais depuis tout à l'heure. jouent les intermédiaires entre lycéens et policiers. En fait pour avoir toutes les clés en main pour bien comprendre Laurent Neumann, Sébastien Lecornu a dénoncé la surenchère irresponsable d'élus LFI alors que les ministres de l'Intérieur et de l'Education ont prévenu que les forces de l'ordre interviendraient en cas de violence et de blocage total des établissements. Ce à quoi Jean-Luc Mélenchon a répondu, Jean-Luc Mélenchon parle de répression du gouvernement avec un arrière-goût raciste. Une répression d'une férocité irresponsable. Ce mot d'irresponsable, il revient d'ailleurs dans les deux camps. Vous avez d'un côté des lycéens.
Il faut quand même rappeler, il y a une petite soixantaine d'établissements
où il y a eu des tentatives de blocage. Une dizaine à peine qui sont bloquées sur 3700 lycées. Donc c'est quand même extrêmement minoritaire. Mais ce qu'il demande, c'est des moyens, plus de profs, des classes qui ne sont Ils ne sont pas surchargés. Ce à quoi le ministre de l'Éducation leur a répondu ce matin, je n'ai jamais vu un mortier recruter un professeur. Ferme les guillemets. Ce mouvement qui prend un tour effectivement très politique.
Sébastien Lecornu