Face aux experts du mardi 1er octobre 2024
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Mathilde Panot est donc notre invitée ce matin. Madame Panot, tout à l'heure, à 15h, vous aurez face à vous à l'Assemblée le Premier ministre Michel Barnier. C'est son discours de politique générale. Alors, il n'y aura pas de vote de confiance, comme son prédécesseur d'ailleurs, Gabriel Attal. Est-ce que dès cet après-midi, vous, avec vos camarades du NFP, allez proposer une censure de ce nouveau gouvernement ?
Alors oui, nous allons évidemment censurer ce gouvernement. Et je crois qu'il n'a rien à attendre d'un gouvernement qui ne respecte pas le suffrage issu des urnes. Que s'est-il passé le 7 juillet ? Les Français ont voté massivement pour faire barrage à l'extrême droite et ont placé le nouveau Front Populaire en tête, avec le plus de députés dans l'hémicycle. Eh bien, la réponse, c'est M. Barnier, qui se retrouve avec un gouvernement d'une orientation politique macronolépéniste. Et je crois que rien qu'à entendre les déclarations qui ont été faites par M. Retailleau, eh bien, rien que ces déclarations mériteraient la censure.
Sur des questions fiscales, en revanche, est-ce qu'il n'y a pas des éléments que vous trouvez intéressants ? Michel Barnier dit, par exemple, qu'il veut taxer, a priori, on attend 15 heures, mais a priori taxer les plus aisés, a priori taxer les grands groupes, a priori taxer les reventes, les achats d'actions. Ce sont plutôt des éléments que vous défendez habituellement.
C'est exactement, en fait, le fait de défaire la politique macroniste qui a été faite depuis 2017. Je rappelle qu'un des premiers actes d'Emmanuel Macron a été de supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune, de baisser l'impôt sur les sociétés. Et donc, maintenant, on nous explique qu'on pourrait le réaugmenter, refaire des taxations. J'attends de voir ce que ça va donner.
Et je le redis, je suis très inquiète de voir un gouvernement qui explique que nous n'avons pas un problème de recettes, mais un problème de dépenses et qui annonce de nouveau au moins 10 milliards d'économies pour l'année prochaine, dont on ne sait pas où il va les prendre, si ça va être sur l'hôpital public qui est déjà à terre, sur l'éducation nationale qui est dans un état, là aussi, lamentable, sur l'écologie, etc.
C'est deux fois non. C'est sur d'au-dessus, on sait sur quoi. Est-ce que vous êtes gêné ? Moi, je vous le suis, je vous le dis très franchement, par le fait qu'on va s'attaquer à EDF. Pourquoi EDF ? Parce qu'il y a probablement une part supplémentaire qui va être demandée à EDF. On va demander à EDF, vous savez que c'est la propriété de l'État, de verser un dividende additionnel à l'État, alors qu'on demande à cette entreprise d'investir 50 milliards d'euros dans le nucléaire et dans les renouvelables. Moi, ça me pose un problème. Et vous ?
Oui, enfin, ce qui me pose un problème, en fait, on a un gouvernement qui, je le rappelle, avait fait un projet Hercule sur la demande du Parlement et de la Commission européenne, pardon, qui visait à démanteler EDF. Nous ne sommes pas pour le démantèlement d'EDF. Par contre, je le redis ici, nous sommes des anti-nucléaires convaincus, nous croyons qu'il faut aller vers les énergies renouvelables.
Moi, je vous ai posé une question sur la fiscalité.
Moi, je ne suis pas favorable à tout ce qui permet de démanteler EDF, de l'affaiblir, alors qu'EDF a d'ores et déjà une dette colossale. Donc, ce n'est pas une bonne idée. Non, ce n'est pas une bonne idée. Ce n'est pas une bonne idée. Et nous devons avoir une politique énergétique à la hauteur de l'enjeu numéro un du XXIe siècle, qui est celui du dérèglement climatique.
Mais tout de suite, l'ERN, le Rassemblement National, ne veut pas censurer tout de suite. Ils veulent laisser le temps et écouter ce qu'il a dit au moment du budget. Quel regard vous jetez sur ça, sur ce choix du Rassemblement National, de laisser un peu de temps à ce gouvernement ?
Mais vous comprenez que là, vous avez M. Barnier, qui a été nommé Premier ministre, qui a nommé une équipe gouvernementale qui ne tient que par l'abstention du Rassemblement National, qui en quelque sorte sert de larbin au gouvernement et à Emmanuel Macron, le Président de la République, pour pouvoir continuer sa politique. C'est très choquant de voir que le Premier ministre qui a été choisi est issu d'un parti ultra minoritaire avec un parti qui fait, sur les dernières élections, entre 5 et 6% des suffrages exprimés. Donc, je vais vous dire pourquoi le Rassemblement National ne veut pas censurer ce gouvernement.
D'abord parce qu'il est d'accord sur le fait de continuer la politique de malheur d'Emmanuel Macron. Et c'est ce que nous, nous disons depuis le début. C'est-à-dire que Marine Le Pen est la meilleure assurance vie du système. Et ensuite, parce qu'au gouvernement, se trouvent des gens qui portent exactement les mêmes idées. Et M. Retailleau, je crois, en est la parfaite caricature. Lorsque vous avez un ministre de l'Intérieur qui dit que l'État de droit n'est ni sacré, ni intangible, alors que sa fonction est justement de garantir l'exercice des libertés publiques. Quand vous avez un ministre de l'Intérieur...
Pardonnez-moi, juste pour que la cité est factuelle, la phrase d'entière, il dit « Lorsque l'État de droit ne protège plus ». C'est sa phrase complète.
Et ça a choqué, y compris dans les rangs macronistes. Je ne dis pas si ça choque ou pas, je dis juste que c'est ça. Dans sa fonction, c'est extrêmement choquant. Lorsque vous avez un ministre de l'Intérieur qui utilise l'expression « français de papier », l'expression « français de papier » est une expression pétainiste. Lorsque vous avez un ministre de l'Intérieur qui glorifie les heures, qu'il y a eu des bonnes heures dans la colonisation, je crois que cela explique aussi pourquoi Marine Le Pen et le groupe Rassemblement national ne souhaitent pas aujourd'hui censurer ce gouvernement.
Mais alors, c'est quoi la suite ? C'est-à-dire que vous, dans votre scénario, vous vous dites « on fait censure » pour dire aux Français qu'on n'est absolument pas d'accord avec ce gouvernement. Mais c'est quoi le plan B tout de suite dans la mesure où de toute façon, le Rassemblement national ne veut pas censurer tout de suite ? Est-ce que vous allez aller sur chaque mesure, faire entendre votre voix ? Notamment, vous vous posez la question sur la fiscalité. Est-ce qu'il y a absolument tout à rejeter ? Je reprends la question de Jean-Baptiste tout à l'heure, mais est-ce qu'il n'y a pas des choses qui vont dans le bon sens, dans ce qu'on entend ?
C'est-à-dire, par exemple, l'augmentation de l'impôt sur les sociétés. Est-ce que ça, vous voterez contre ?
Vous vous rendez compte que vous êtes en train de me dire une mesure qui a été supprimée par Emmanuel Macron au début de son mandat. Mais là, je vous pose la question de maintenant, en 2024. Mais je vais vous expliquer pourquoi.
Ce n'est pas le sujet aujourd'hui. Aujourd'hui, le sujet, c'est de savoir comment on fait rentrer de l'argent dans les caisses. D'accord. Parce qu'on dépense beaucoup plus qu'on en caisse. Donc, la question est parfaitement légitime.
Oui, parce que normalement, pourquoi est-ce que c'est comme ça ? C'est eux-mêmes qu'ont créé le trou. 60 milliards d'euros par an de cadeaux fiscaux aux plus riches et aux multinationales. Voilà le résultat. Voilà le résultat de la politique. Mais quand on corrige, je vais vous dire... Non, mais juste, laissez-moi répondre sur la question parce que sinon, on ne comprend pas ce qu'on est en train de dire. Évidemment que s'il y a, par exemple, une augmentation de l'impôt sur les plus grandes sociétés, évidemment que s'il y a des mesures pour taxer les plus riches, nous les voterons.
Mais ce que je veux dire, c'est que nous allons censurer ce gouvernement et ensuite, il restera, lorsque Michel Barnier sera parti, qui ne tient que par l'approbation de Marine Le Pen, il ne restera à Emmanuel Macron que le choix de nommer Lucie Casté à Matignon ou alors de démissionner.
Dans quelques instants, vous nous direz ce qui va se passer demain. Demain, la commission des lois examine la proposition de destitution du président de la République. Et puis, vous nous direz aussi ce que vous pensez de la situation au Liban puisque nous avons récupéré des images il y a quelques instants. Israël, fin de salle, commence une incursion militaire au sol sur le sud du Liban. A tout de suite. C'est aujourd'hui Mathilde de Panneau qui est notre invitée, présidente du groupe La France Insoumise à l'Assemblée Nationale. Deux, trois petites questions très rapides au sujet de cet après-midi, Madame Panneau. Donc, discours de politique générale à 15h de Michel Barnier.
Est-ce que Lucie Casté sera présente au-dessus ? Vous savez, dans les tribunes qu'il y a au-dessus de...
Alors, elle le souhaitait. Nous aurions aimé. Mais elle sera avec les syndicats dans la rue. Et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à aller eux aussi manifester un peu partout dans le pays à l'appel des syndicats.
Il y avait sur ce plateau tout à l'heure Mme Binet qui expliquait que c'est donc un appel à la hausse des salaires et à l'abrogation de la réforme des retraites. Est-ce que La France Insoumise prévoit un coup d'éclat à l'Assemblée aujourd'hui ? Vous avez marqué la fin de la session parlementaire précédente avec des champs, des couleurs, des drapeaux sortis, etc. Il y a eu des rappels à l'ordre. Est-ce que vous avez prévu quelque chose aujourd'hui ?
Eh bien, vous verrez.
Donc, ça veut dire oui, potentiellement ?
Ou peut-être non.
Peut-être pas, alors. Bon. C'est le nerf, là. Non, mais oui, vous avez raison. On verra bien ce qui va se passer tout à l'heure. Je voudrais revenir à ce qui va advenir demain. Alors, demain, il y a la commission des lois qui va se réunir pour examiner la demande de destitution, la proposition que vous avez faite, Vos alliés socialistes ont dit nous soutenons pour que cette proposition arrive en commission des lois mais nous ne la voterons pas. Je précise pour tout le monde qu'elle n'a quasiment qu'une chance d'aboutir puisqu'il faut 80 députés, il faut, pardon, deux tiers du Parlement dont des sénateurs. Bon.
Aujourd'hui, a priori, les conditions ne sont pas réunies mais est-ce que c'est une action politique symbolique ou est-ce que vraiment vous espérez demain pouvoir convaincre ?
Alors, oui, nous espérons pouvoir convaincre. Vous savez, quand on se lance dans quelque chose, on ne se déclare jamais battu d'avance. Et je crois que, déjà, je suis très fière que nous, les partisans de la révolution citoyenne par les urnes, ayons réussi à faire en sorte que cette proposition de résolution sur cette question de la destitution du président de la République soit examinée en commission des lois et elle le sera, quel que soit le résultat de la commission des lois, aussi en séance dans les 13 jours après la commission des lois.
Ça, c'est-à-dire que l'Assemblée des présidents a dit oui ? Parce que c'est l'Assemblée des présidents normalement qui doit se prononcer sur l'examen ?
Oui, mais normalement, c'est le chemin constitutionnel normal que doit faire je dis normal, mais c'est la première fois de toute l'histoire de la Ve République qu'un président de la République a une procédure de destitution engagée contre lui. Et c'est pourquoi je suis contente qu'aux yeux de tout le monde, il puisse y avoir une discussion sur la manière dont agit aujourd'hui Emmanuel Macron qui, je crois, se vit comme un autocrate et ne respecte pas le suffrage universel. Donc, pour répondre à votre question, nous sommes fiers d'avoir posé un acte qui, je crois, est à la hauteur du coup de force antidémocratique qu'a fait le président de la République. Est-ce que vous regrettez
que les socialistes vous soutiennent à moitié ?
Eh bien, on verra. Chacun et chacune prendra ses responsabilités en commission. Et d'ailleurs, j'invite celles et ceux qui le veulent à interpeller leurs députés puisque cette discussion aura lieu mercredi à 10h dans la commission des lois. Donc, ils peuvent à la fois interpeller les 73 commissaires de la commission des lois sur lesquels il n'y a que 21 macronistes et, évidemment, regarder cette procédure de destitution qui sera discutée.
Jean-Baptiste suggère l'idée qu'il y a une partie des socialistes qui ne vous suit pas parce que vous êtes trop radicaux. Vous le voyez, ça, non ?
Non. Nous avons défendu le même programme.
Nous sommes tous élus sur le même programme. Et vous, les socialistes sont sur votre ligne ?
Ah non, il y a, je pense, des socialistes qui sont extrêmement intéressés de savoir qui va diriger le parti socialiste, qui sont extrêmement, parfois, hostiles au Nouveau Front Populaire. Mais, je le rappelle, les 193 députés du Nouveau Front Populaire ont tous été élus sur le même programme de gouvernement.
Je voudrais que nous arrêtions un instant sur l'actualité à l'étranger, Mme Pannot. À l'instant, l'armée israélienne fait état de violents combats dans le sud du Liman. On sait que de ça, pour partie franchie la frontière du sud du Liban pour mener des incursions terrestres après des frappes qui se poursuivent. L'objectif de Benyamin Netanyahou, dit-il, c'est de démanteler le Hezbollah et de mettre la population du nord d'Israël en sécurité en raison des tirs de roquettes à l'organisation terroriste. Vous avez dit votre inquiétude au sujet de la situation au Liban. Quel est votre point de vue aujourd'hui ?
Non, c'est terrifiant ce qui est en train de se passer. Je veux redire ici qu'il n'y a pas de guerre contre le Hezbollah qui est mené par le gouvernement d'extrême droite de Netanyahou. C'est une guerre contre le peuple libanais. Et je veux redire à quel point il est anormal, inacceptable pour un pays allié comme l'est le Liban pour la France que nous acceptions une seule seconde le franchissement des frontières parce que le franchissement des frontières est une violation du droit international que personne n'accepterait d'aucun État dans le monde.
Et donc, il faut absolument stopper Netanyahou qui non seulement continue le génocide en cours à Gaza et là, a commencé une offensive qui est une invasion du Liban et je mets les termes qu'il faut avec une France qui est étrangement silencieuse. Il y a quand même
deux Français qui sont morts
notamment une femme de 87 ans dont vous allez m'expliquer quelle était sa position dans le Hezbollah. Il y a des enfants qui sont morts la semaine dernière. On parle d'ores et déjà de la semaine dernière juste la semaine dernière de 600 morts et on parle de 1 million de personnes déplacées c'est-à-dire un sixième de la population libanaise. C'est inacceptable.
Et donc, la France doit agir à la fois sur l'embargo sur les armes à l'encontre de Netanyahou et de l'État d'Israël sur des sanctions vis-à-vis d'Israël pour suspendre l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël et elle doit reconnaître immédiatement l'État de Palestine parce que faire cesser le génocide à Gaza c'est faire cesser la guerre au Liban.
François. Madame Pannot en février 2020 ça ne date pas d'hier mais vous aviez en France un premier ministre socialiste de cohabitation à la tête d'une majorité plurielle qui s'était rendu en Israël et dans les territoires palestiniens et qui avait déclaré que le Hezbollah était un mouvement terroriste. Est-ce que vous partagez ce point de vue et est-ce que vous pleurez la mort d'Assad Nasrallah ?
Non. Enfin, je ne pleure pas la mort de Nasrallah. Je vais vous dire les gens du Hezbollah ne sont pas des enfants de cœur loin de s'en faut. Mais le Hezbollah est un mouvement politique. Vous le savez, vous connaissez cette question-là. Pourquoi ? Parce qu'ils ont des élus au Parlement libanais. Uniquement ? C'est un mouvement uniquement politique ? Alors c'est simple. La diplomatie française ne considère pas le Hezbollah comme un mouvement terroriste. Quand vous regardez au niveau européen et au niveau international, la branche armée du Hezbollah est considérée comme terroriste.
Mais je vais vous dire ce qui est en train de se passer, non seulement ce ne sont pas nos méthodes les assassinats politiques, je suis scandalisée d'avoir vu sur autant de plateaux des gens qui s'émerveillaient, des merveilles technologiques qu'avait fait Israël lorsque des beepers et des talkies ont explosé un peu partout dans la vie quotidienne des gens avec des enfants qui ont été tués dans ces explosions de beepers. Je vais vous dire ce ne sont pas nos méthodes. Et ce qui devrait vous inquiéter, ce n'est pas la manière dont le droit international, dont les différentes organisations qualifient le mouvement du Hezbollah.
C'est de redire tout comme ce qui se passe à Gaza n'est pas une guerre entre Israël et le Hamas.
Est-ce que le Hezbollah est une armée et des équipements militaires qui soient supérieurs à ceux de l'armée libanaise qui est censée défendre son propre sol ?
Mais vous... Je n'ai pas compris votre question. Je ne comprends pas ce que vous êtes en train de me dire. Est-ce que vous tolérez le fait
qu'une organisation comme le Hezbollah dispose de plus d'effectifs et de plus de moyens militaires que la propre armée du Liban ?
Vous pouvez appeler ça Mélisse si vous voulez, mais moi je vais vous dire je veux que la France comme l'ensemble des pays parce que ce qui est possible au Liban n'est possible que parce qu'il y a un soutien ça pour devoir d'aider par tous les moyens l'armée régulière du Liban à défendre sa souveraineté.
Elle n'existe plus.
Par tous les moyens.
Elle n'existe plus. Vous savez que les soldats libanais y compris les officiers généraux prennent des enveloppes dans des ambassades étrangères parce que l'État n'est plus... Non, non, non, attendez. Je ne vous dis pas que c'est bien. Non, non, je ne vous dis pas que c'est bien. Je vous dis que l'argent est parti. Vous savez qu'il y avait un dirigeant de la Banque centrale qui est parti avec des milliards de milliards, etc. Enfin, l'État est complètement failli. Comment on fait ?
Comment on fait ? D'abord, je rappelle que la France a 600 casques bleus au Liban. Qu'il y a accessoirement 23 000 Français qui vivent au Liban. Qu'il y a 40 000 Libanais qui vivent aujourd'hui en France. Et j'ai donné des pistes. La question de l'embargo sur les armes de Netanyahou est une question centrale pour stopper Netanyahou. Merci beaucoup. Non, juste, je veux redire un dernier point. Si, de nouveau, la question, c'est de dire est-ce une guerre contre le Hamas comme est le génocide en cours qui continue toujours à Gaza ? Et de dire que c'est une guerre contre le Hezbollah, je ne suis pas d'accord.
Ce qui est en train d'être fait est une guerre contre le peuple libanais et c'est inacceptable à nos portes.
Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin en direct sur LCI. et de notre hybride.
Merci. Merci. Merci.
Mathilde Panot