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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 17 novembre 2025 140 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprisesSécurité

Visite de Volodymyr Zelensky: suivez l'arrivée du président ukrainien en France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 66 %Attaque 14 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les armes vendues à l'Ukraine peuvent être déterminantes sur le terrain ?

  • 6:00FerméeRéponse partielle

    Comment financer ces livraisons sans alourdir le budget français ?

  • 9:00RelanceÉludée

    La France peut-elle tenir ses engagements budgétaires pour la défense ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'Ukraine n'a pas encore une défense aérienne efficace ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    L'Europe peut-elle se passer des États-Unis pour son armement ?

  • 18:00FerméeRéponse partielle

    Comment l'Ukraine financera-t-elle sa reconstruction ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Fait
    « Un choc avec la Russie dans 3 à 4 ans ne peut être écarté. »
  • 2:00Fait
    « On a vu que il y a effectivement une petite tribune qui a été installée et une lettre d'intention qui doit être signée. »
  • 4:00Chiffre
    « La vraie question maintenant très officielle, même si nous des chiffres nous remontent, c'est effectivement le combien la lettre d'intention effectivement c'est dire que et bien l'Ukraine s'engage à payer pour que dans quelques années il y ait on essaie de se baser en fait sur le système suédois qui était annoncé le c'était le 22 octobre si ma mémoire est bonne avec c ces fameux Grippen 100 à 150 Grippen. »
  • 6:00Chiffre
    « Le contrat du siècle avec l'Inde, c'est 114 et l'Inde, pardon, mais c'est c'est un plus gros pays que que l'Ukraine. »
  • 10:00Fait
    « On va euh continuer à à accès la la production, enfin le la vente, le don de Mirage 2000. »
  • 12:00Chiffre
    « Il va y avoir bah trois c'est ceux qui liv là il va y avoir une annonce là-dessus. Je je peux pas donner le chiffre on laisse le soin président Macron de le donner mais conna plus d'une Non mais plus [rires] d'une dizaine une quinzaine peut-être. »
  • 14:00Chiffre
    « 70 % des pertes ukrainiennes sur le front, c'est dû au drone. »
  • 32:00Fait
    « Cette force multinationale euh elle regroupe un certain nombre de pays sous l'égide entre guillemets, de la France. »
  • 4:00Chiffre
    « 70 % du matériel ennemi russe est détruit par des drones ukrainiens. »
  • 7:00Fait
    « On a réussi à les adapter pour qu'ils puissent être tirés y compris sur des MIG 29 de chez eux. »
  • 9:00Chiffre
    « 200 avions pour l'Ukraine compte tenu de la superficie de l'Ukraine compte tenu en même temps de la force supposée de l'aviation russe. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

plusieurs milliards d'euros s'il y a un contrat ou même une lettre d'intention avec les les rafales. Il y a un certain nombre de mécanismes. Le le plus connu qui fonctionne pour l'instant pour le matériel américain parce que Donald Trump l'a compris avant tout le monde, c'est le mécanisme pearl.

Euh c'est-à-dire que euh on achète américain du côté ukrainien mais ce sont les pays européens qui vont euh qui vont payer. Je schématise euh mais l'idée ce serait qu'on fasse la même chose avec du matériel européen. J'ai envie de dire si c'est les Européens qui payent autant que européens quoi.

C'est ça l'idée. Je suis désolé de je suis je suis désolé de rester dans la complexité le côté c'est que depuis le début de cette guerre on n'est pas enfin c'est c'est un peu ce que disait Didier effectivement notre vieux matériel notamment roulant blindé celui-là il est parti parce qu' on sait de toute façon qu'il y a de fortes chances qu'on ne le récupère pas c'est normal ça fait c'est fait pour faire la guerre en revanche les lignes de crédit portent très bien leur nom de choses qui ne sont absolument pas gratuites ce qui pose aussi d'énormes questions pour l'après-gerre pour l'Ukraine qui va être un pays totalement ravagé économiquement et qui va être sous perfusion occidentale. Euh alors que pardon, j'ai quand même un une question, c'est que vous dites l'après guerre, mais c'est pas du tout le cas pour l'instant.

La situation sur le terrain est quand même extrêmement complexe et plutôt au désavantage de l'Ukraine ces derniers temps. Oui, en tout cas sur la ligne de front, il y a une toujours euh aujourd'hui et même à à l'approche de l'hiver une dynamique russe, même si elle est lente, même si euh elle est continue, mais ça ne bouleverse pas de façon dramatique le sort même de du territoire ukrainien dans son ensemble. Ce qui est important, c'est que qu'on soit encore dans la guerre ou qu'on soit dans la perspective de la fin de la guerre, de toute façon, l'idée des alliés de l'Ukraine, c'est de faire de ce pays celui qui sera doté de la meilleure armée d'Europe, la plus moderne, la plus capable de résister ou de dissuader les Russes, mais aussi la plus grande industrie d'armement en Europe.

Et de ce point de vue-à, tous ces matériels aujourd'hui qui sont donnés, prêtés, vendus à l'Ukraine, l'idée c'est de les produire ensemble, de faire de la coproduction d'armement. Alors certains évidemment resteront, j'imagine, sur des chaînes qui seront malgré tout en France pour des raisons de sécurité nationale, j'imagine. Mais il y a aujourd'hui déjà des contrats qui sont signés avec les Ukrainiens pour produire localement de l'armement.

Avant d'analyser cette question là et la question aussi de la souveraineté à la fois nationale et européenne, je voudrais qu'on parte en Ukraine parce que au moment où Volodimir Zelenski va être très officiellement très solennellement accueilli sur le sol français en Ukraine en réalité il est assez en en difficulté. Cyril Amoursky est en direct avec nous notre correspondant à Kief. Oui, tout à fait.

Vous avez déjà mentionné en plateau les difficultés au niveau du terrain. Les Russes par exemple ont réussi à rentrer dans le village de Novopavlifka dans la région de Nipropetrovsk et il s'agit en fait ici d'une avancée de 10 km. Alors évidemment on parle seulement d'une centaine ou peut-être 150 soldats qui ont pu rentrer dans ce village et s'y installer.

Mais c'est une mauvaise dynamique parce que auparavant la Russie avait beaucoup de mal à mener ce type d'opération. On avait un exemple par exemple dans la région de Donetsk avec Dobropilia au cours de cet été, mais c'était plus ou moins le seul exemple au cours de cette année. Globalement, la tendance militaire n'est pas bonne non pas seulement à l'est du pays, mais également dans d'autres régions, même à Zaporigia, donc dans le sud-est du pays, les Russes continuent à avancer et au niveau national, c'est vrai que l'Ukraine est donc frappée par ce scandale de corruption.

On parle de 100 millions de dollars qui ont été détournés par des ministres et des amis très proches de Zelenski qui euh pour certains ont pris la fuite, qui ont été sanctionnés par le président ukrainien, qui ont été dénis de leur fonction par le président ukrainien. Mais il s'agit de corruption dans le secteur de l'énergie dans une période qui est très difficile pour l'Ukraine. Vous le savez, il y a des coupures d'électricité régulières.

Il y a des frappe contre l'infrastructure énergétique ukrainienne, que ce soit au niveau de l'électricité ou bien au niveau du chauffage. Et donc évidemment quand et si les Ukrainiens ressentent une telle corruption dans un secteur qui est si important dans une période qui est si difficile et bien évidemment ça frappe également au niveau du moral ukrainien. Merci beaucoup Cyril Simi.

Cyril Amours en direct donc de Kiev. Jean-Paul Palomeros et Bernard Norlin, est-ce que les armes que l'on s'apprête, parce que évidemment on sait bien, c'est pas en regardant les armes comme ça devant qui va faire son marché, tout est déjà très largement avancé et il s'agit surtout symboliquement de signer en créant aussi une cérémonie en quelque sorte de signer tout à l'heure. Mais est-ce que si l'on lui vend un rafale, des armes, est-ce que ça peut vraiment être déterminant sur le terrain dans la situation que que Cyril décrivait à l'instant ?

C'est c'est vrai que ça fait un petit peu salon du Bourg voulez, mais en fait le but c'est de confirmer le soutien plein et entier de notre pays à la cause ukrainienne. La France a déjà donné des équipements qui donnent satisfaction, on peut le dire. Elle en a pas beaucoup elle-même en stock, on le sait.

Mais euh c'est aussi une manière quelque part de montrer la transformation des des armées françaises. Tout ça va de pa les la guerre change de nature. Bon, on a beaucoup parlé des drones et on continuera à en parler, mais euh d'un côté, ça conforte l'idée que s'il n'y a pas de maîtrise de l'espace aérien, un pays ne peut pas assurer sa souveraineté.

C'est c'est ça la la démonstration de ce qu'on est en train de voir, que ça soit aujourd'hui avec des moyens assez classiques comme les systèmes de défense aérienne mais on avait dans antiaérienne et on en a un bel exemple là sur cette euh sur cette présentation euh le Samé. Donc voilà, d'un côté et de l'autre côté une armée de l'air en reconstruction, ça prend du temps. Je l'avais dit il y a 3 ans.

Une armée de l'air ça se construit pas de jour. Elle est aujourd'hui davantage dynamique. Oui.

Et d'ailleurs, ce ne sont pas des rafales qui vont être vendus en premier, ce sont des mirages 2000. Va parler, on va compléter la France. Je sais pas jusqu'à quel point le président Macron.

On va aller dans les détails. Mais la France va donner quelques mirages de 1000. On en a pas beaucoup donné mais continuez. en donne 6 a dit Emmanuel Macron 3.

On va lui laisser le soin de donner le chiffre. On a parlé d'une quinzaine, je sais pas. C'est de toute façon c'est un équilibre.

Il y a ce qu'on donne et il y a ce qu'on vend. Il y a ce qu'on il y a ce qu'on donne, mais euh comme on le disait à l'instant, c'est euh on y trouve notre compte dans la mesure où d'abord on assume notre rôle et notre soutien aux Ukrainiens et deuxièmement et ben on est dans une transformation profonde de nos armées et et en l'occurrence en particulier de l'armée de l'air. Et je remarque que enfin la dimension industrielle qu'on attendait et qu'on poussait cette espèce d'effort de guerre, elle est là.

Elle est là. Et on a on a des compagnies de des des sociétés de drones qui maintenant figurent au premier plan. de la de la guerre des drones et ça c'est une bonne nouvelle sur cette question en particulier d'une économie de guerre là-bas mais aussi ici puisqu'on s'est mis à produire quand même davantage et beaucoup plus vite et vous aviez consacré Géraldine le point avait consacré toute une étude notamment à la région de Bourge qui revit grâce à l'armement bien sûr qui revit bah il faut voir que notre budget de défense a été considérablement augmenté aussi ça a des incidences on parle des rafales d'Assu a dit qu'il était prêt aujourd'hui il sort trois rafales le parent de de ses chaînes de montage, il est prêt demain à passer à 5 assez assez rapidement.

Donc oui, il y a une dynamique qui s'est recréé euh qui est et et ça va être ça va être exponentiel si vous voulez à partir ce sont toujours des contrats de très très long terme inscrits sur des durées de temps long de 10 ans, 15 ans et ça permet à un certain nombre de territoires en France oui de revivre. Bernard là, vous êtes ancien commandant de la force aérienne de combat. C'est quoi la différence entre un rafale et un et un 2000 ?

C'est c'est une bon nous on parle en terme de génération d'avion de combat de donc si vous voulez c'est on change de génération entre le Mirage 2000 et le rafale on est dans on est à la 5e génération si je si je ne si je ne me trompe pas donc ça veut dire que c'est un avion qui a des capacités opérationnelles et technologiques qui sont qui sont d'un autre ordre. C'est vraiment une question de génération. Le Mirage 2000 c'est la mettons la 4e génération.

Là on passe à la 5e et voilà. Donc c'est vraiment un avion qui a qui est polyvalent et qui apporte un vrai véritable avion polyvalent et qui apporte au plan technologique opérationnel des des per qui a des performances nettement supérieures mais d'une autre nature. C'est ça qui est important.

Donc euh voilà, je crois que effectivement euh sur le plan opérationnel, c'est pas simplement l'achat de de rafale. D'ailleurs, il y a une perspective de la durée. Il faut voir que tout ça s'inscrit dans la durée, mais je crois que aussi il faut il faut ça s'inscrit aussi dans une perspective beaucoup plus large, c'est-à-dire comme ça a été dit, c'est à la fois la une espèce de con la concrétisation de l'engagement européen et d'un achat européen parce que jusqu'à maintenant on a acheté américain et et là et là ça nous donne une indépendance.

Effectivement, je voudrais juste préciser que vous voyez ces images à l'antenne qui sont donc ces images en direct. D'ici une poignée de minute, Volodimir Zelenski va être accueilli sur cette base militaire de Villa Coubret. Euh, on voyait à l'instant la ministre de la défense, faut suivre parce qu'elle a été ministre, elle était ministre effectivement de de la santé il y a peu de temps.

Elle est désormais ministre des armées, Catherine Vrin. Elle était en pleine discussion, on l'a vu à l'instant, avec Jean- Noël Barre qui lui est le ministre des affaires étrangères. François, vous disiez quelque chose ?

Pour poursuivre ce que disait le général, c'est l'idée quand on parle d'avoir la meilleure armée d'Europe, ça veut dire que pour une armée de l'air, même si effectivement l'Ukraine va aller acheter ou se faire livrer des Grupen, c'est-à-dire des avions qui sont fabriqués euh en Suède Suède, des Rafales, des Mirages 2000 français, des F16 américains qui ont été livrés par un certain nombre de pays de l'OTAN. L'essentiel, c'est que tous ces avions-là, avec leurs équipages formés par les pays alliés de l'OTAN, avec des équipes de maintenance de mécaniciens formé par les pays de l'OTAN, puissent à eux tous avoir une flotte. On parle de 250 avions de combat euh et de protection pour l'armée ukrainienne.

Ça en ferait effectivement l'une des trois meilleures armées d'Europe sur le plan uniquement de la chasse et de la défense aérienne. Donc c'est ça encore l'idée. Et c'est pas hyper grave que ce soit avec des avions différents.

L'essentiel c'est qu'ils soient tous au standard autant si je ne me trompe mon général et pour que les pratiques et les procédures soient exactement appliquées par le pays et les pilotes ukrainiens, même si ils ne font pas encore partie de l'OTAN. Donc donc François, c'est la preuve que cette réunion d'aujourd'hui signe le fait que l'Europe délègue sa propre protection à l'Ukraine en fournissant des matériels de toute nouvelle génération. Vous en parliez.

C'est la preuve aussi que la médiation de Trump n'a pas fonctionné et donc que cette guerre en Ukraine, la vocation a duré longtemps parce que j'imagine que les rafales, on va pas donner la clé de l'avion demain matin, mais que ça va prendre beaucoup de temps ne serait-ce que pour former les pilotes et les personnels au sol. Mais on est en train de déléguer à l'Ukraine la protection du territoire européen. Pas délégué pas l'Ukraine seule.

L'Ukraine et tous les pays membre de l'Union européenne et tous les pays membres de l'OTAN veulent effectivement que à l'avant, c'est-à-dire au plus près de la Russie, il puisse y avoir une des meilleures devient notre rempart en quelque sorte en tout cas on cherche à qu'elle soit. Alors [rires] alors précisément pourquoi pourquoi et bien parce qu'il y a vous parliez à l'instant de ce de ce système antimissile de cette défense aérienne. Clémence Dibou qui est sur place sur la la base aérienne de ville la Coublet.

Cette défense aérienne Volodimir Zelinski nous l'envie. Oui et puis elle est là en démonstration quasiment privée hein pour Volémir Zelenski. Je crois comprendre et bien que les deux présidents français et ukrainiens sont en train d'arriver.

Euh si Lucas David zoome un petit peu sur sa droite, normalement c'est la voiture euh que vous avez. Mais juste en premier plan, vous avez effectivement ce système de défense antiaérien euh français très cher mais très efficace avec à droite le radar Talès, euh le G300, c'est comme ça qu'on l'appelle, qui peut détecter à des centaines de kilomètres à la ronde les menaces et qui est capable de voir ce qui est une menace et ce qui n'est pas une menace. Et puis son parallèle et bien ce sont les missiles de défense antiaérienne qui peuvent intercepter les shahides par exemple dans le dans le ou les missile sur le front russe.

Ce sont c'est du matériel de pointe hein. L'Élysée a fait savoir que c'était l'excellence française l'excellence de l'armement de l'industrie française mis à la serv au service et bien de l'Ukraine qui était présentée là aujourd'hui au milieu du rafale. C'est un système assez unique et très performant au monde que le monde nous envie, que l'Ukraine nous envie en ce moment.

C'est un des genux de cette visite. Il y a du matériel un peu moins cher, un peu moins sophistiqué mais très efficace aussi. Ce sont les drones.

Les drones qui coûtent beaucoup moins cher mais qui permettent et bien d'intercepter des drones euh russes, les FPV par exemple ou encore les drones shaed. Alors que l'on voit si on se déporte un petit peu et bien les images des officiels qui sont en train d'arriver pour cette cérémonie qui va commencer. Alors, il y aura les hommages rendus, hein, revue des troupes, les hymnes ukrainiens et français.

Et puis ensuite, et bien la signature d'une lettre d'intention en extérieur au vu et au suus des journalistes pour que tout ce tout cela se se sache. Merci beaucoup Clémence. Clémence Dibou donc qui est en direct sur cette base aérienne de Ville Lacoublé.

On voit donc ces images Emmanuel Macron qui continue donc de de s'entretenir avec Catherine Vautrin la ministre des armées, avec Jean-Noël Barreau donc le le ministre des affaires étrangères, Alice Ruffille des anciens combattants ainsi que l'ambassadeur de France en Ukraine qui sont donc en train d'attendre d'une minute à l'autre. Volimir Zelinski qui qui arrive lui-même de Grèce, hein. Oui.

Euh où il poursuit vraiment ses ses contrats, notamment un contrat de gaz naturel liquéfié à destination de de l'Ukraine. Donc là encore et et c'est là que je reviens et ça va être le grand point d'interrogation. Nous, on se pose des questions sur nos finances, notre budget, mais encore une fois parce qu'on va beaucoup parler aujourd'hui de de l'Ukraine, de l'après-gerre qui reste encore quelque chose presque chimérique, je comprends l'interrogation des téléspectateurs, mais ce pays sera sous perfusion pendant des décennies derrière.

C'està-dire que nous, évidemment, on on est en train de de garder notre place parce que si vous n'avez pas l'industrie française en Ukraine dans les prochaines années, d'autres prendront notre place. Mais pour l'instant, Volimier Zenki, au-delà de la guerre qu'il fait depuis depuis plus de 3 ans, il est en train de signer des chèqus aussi euh parce que il ne pourra pas reconstruire son pays euh tout seul. Ça vaut pour les terres rares, on a beaucoup parlé avec les les Américains, mais tout le monde est prêt à à manger dans le gâteau ukrainien pour l'après-gerre.

Vous vouliez Didier François préciser les choses sur Oui. Oui. Non mais c'est important de de comprendre parce qu'on se dit qui va payer.

Mais en fait d'abord tout le monde paye. Enfin le l'Union européenne paye aujourd'hui elle paye des des du matériel américain. C'est totalement débile de dire on va pas signer au prétexte que il y a un moment c'est pas plus bête que ça soit du [rires] matériel européen.

Et donc si on est capable de le faire pour le matériel américain, on est capable de le faire pour le matériel européen. Mais c'est un peu toujours comme ça en France. Ah ouais mais machin on est jamais bon bah il y a un moment faut y aller quoi et arrêter de se poser des questions.

Non mais oui non mais c'est enfin je veux dire euh c'est c'est c'est c'est c'est c'est fatiguant parce qu'effectivement il y a 3 ans qu'on aurait pu le faire, on le fait maintenant et tant mieux. Euh l'autre chose qui est importante, c'est que il y a quand même aussi ce qu'on appelle les avoir gelés euh qui servent aussi à ça. Les avoirs russes qui ont été gelés et pas confisqués.

Je fais bien attention de faire la précision peuvent et serviront partiellement au remboursement de guerre, aux intérêts par par le billet de ces intérêts. Donc là aussi tant mieux que si ça retombe chez nous. La troisième chose c'est ce qu' expliquait le général Palomeros.

On est dans une armée, on est dans un mode de guerre nouveau avec une armée nouvelle à construire y compris chez nous. Mais on travaille là, on va ouvrir une usine en Ukraine de fabrication de drone. Pourquoi ?

Parce que c'est plus pratique que de le renvoyer. On va le faire sur place avec des capitaux et des compétences françaises. Pourquoi ?

Les Ukrainiens ont un savoir-faire énorme sur la question par exemple des drones et ont un vrai on est en train de travailler sur l'intelligence artificielle et pour faire travailler les drones en essyer l'ensemble du renseignement et des images qui sont faites. Pour nous c'est fondamental d'avoir accès à ce que les ce que les Ukrainiens ont depuis 3 ans. Par exemple, leur base de de données image.

Pourquoi ? Parce que quand nous on travaille sur de l'intelligence artificielle sur un ordinateur, on a des résultats mais qui quand on les met sur le terrain sont pas les mêmes que quand on a des liaisons qui sont des lisons pourries, des images qui sont floues et cetera et c ça permet presque une sorte de testure bien sûr et et ça nous permet nous d'avancer et donc en faisant une joint venture avec eux on leur amène nous notre excellence eux leur capacité leurs compétences et en fait ça fait avancer tout le monde. Donc il y a un moment faut y aller et c'est ce qu'on est en train de faire.

Général Palomeros. Non, c'est ce qu'on voit aussi, c'est quelque part un acte d'espoir, c'est-à-dire euh on on on veut donner à l'Ukraine un avenir ou l'aider à construire son avenir et donc à bâtir les outils de sa souveraineté, quelle que soit l'Ukraine future. C'est on parle souvent de la poste de de ce qui va se passer après euh un potentiel cesser le feu.

Là, on est, je pense qu'on est en train de de planter des des jalons et on l'a pas fait par le passé dans d'autres dans d'autres crises et et ça ça nous concerne directement parce que on l'a vu là, le chef d'état-major des armées là qu'on qu'on a vu Fabien Mandon, général Mandon a dit que lui son mandat c'était que la France soit prête dans 4 ans à faire face potentiellement à pas faire la guerre à la Russie à la Russie. Mais c'est là que ça se prépare. C'est pas dans 4 ans que ça se préparera, c'est maintenant. avec toutes les leçons qui sortent de de l'Ukraine, avec cette combinaison des armes, les unes ne remplaceront pas les autres.

Et c'est ça, c'est pas une accumulation d'armes qui qui fait la différence, c'est l'aptitude à les faire travailler toutes ensemble et être plus efficient dans l'acquisition de nos matériels. Pourquoi payer des millions pour aller détruire un drone ? C'est c'est schématique ce que je dis.

Alors que on peut faire autrement et on est en train de démontrer que c'est faisable. Le mot exact du chef d'état-major des armées, c'est le mot de choc. En effet, un choc avec la Russie dans 3 à 4 ans ne peut être écarté.

François, mais ce sont des mul des des petits chocs de tous les jours euh ce à quoi enfin ce à quoi on insiste depuis euh au moins euh les années 2010-215. C'est ça la réalité, c'est que au quotidien la Russie est une menace et fait sentir qu'elle est une menace et euh sur les pays d'Europe de l'Ouest en particulier montre qu'elle est capable d'être nuisible. euh de pouvoir déstabiliser un certain nombre de démocraties fragiles, qu'elle est capable de pouvoir diviser les opinions publiques sur le sort précisément de ce qui se passe en Ukraine ou ailleurs.

Et ça c'est une volonté expliquée par Vladimir Poutine de façon extrêmement claire. C'était lisible dès 2007. Et donc ces petits chocs dont vous parlez avant le grand choc dont parle le chef d'étatmajor, ces petits chocs-là, il faut aussi y résister tous les jours.

Par exemple, lorsque vous avez des attaques de drones ou en tout cas des déstabilisations par des drones sur des bases militaires ou sur des aéroports euh qui transportent des passagers en Europe, il faut savoir répondre à seulement par une déclaration de guerre à proprement parler, mais effectivement une sorte d'insertion ou de coup de boutade de de de butoir parfaitement maîtrisé. sur les hôpitaux, sur les sur le plan et sur le plan militaire quand on teste la réactivité de la marine en baltique de l'armée de l'air lorsque elle fait la police du ciel dans les pays baltes et cetera et cetera. C'est tous les jours.

Je voudrais revenir sur les propos de la ministre des armées, Catherine Votrein. On la voyait à l'instant à l'image. Elle était justement en train de s'entretenir avec Emmanuel Macron le 11 novembre, c'est-à-dire au milieu de la semaine dernière.

Elle a dit "Si je ne peux pas payer, je ne commande pas. L'année dernière, il n'y a pas eu de budget. On a pris 3 mois de retard dans les commandes, pas de budget, pas d'OBU.

Est-ce que est-ce que sincèrement dans ce contexte là, on va réussir à fournir ce que l'on s'apprête à vendre aux Ukrainiens ? Alors déjà le encore une fois la mise en place d'une chaîne de fabrication pour un nombre considérable de de d'avionou de missiles, c'est pas demain. On va pas effectivement vous arrivez pas chez le concessionnaire en disant "Bonjour, j'aurai un rafale, paf, je rentre dans le cockpit et en avant." On en rêverait mais euh [rires] mais ça va pas fonctionner comme ça.

En revanche, euh bien sûr que on on va trouver les financements. Encore une fois, il y a il y a il y a un moment faut faut arrêter toujours de se poser la question à l'envers. Les il y a le 22 octobre dernier, les Suédois, bah ils sont pas cons, hein, ils l'ont fait la lettre d'entention pour 90 gripen. 90.

Voilà. Donc aujourd'hui, on parle de possibilités de voilà de besoins, les besoins exprimés par les Ukrainiens, c'est euh de l'ordre de 120. Donc voilà, on est sur des volumes, on n'est pas euh c'est c'est pas je pars avec l'automobile demain général.

Non, je pense que le point vous vous mettez en avant est est est crucial. Il faut qu'on le comprenne bien. Euh la défense, on l'a ça a été rappelé, je crois hier, bénéficie d'un traitement de faveur normal, je dirais-je, puisqu'on est dans cette situation.

Mais disons en tout cas d'une sorte d'astérix dans le budget. Non non, il y a il y a il y a une vraie marche mais encore faut-il qu'elle soit vraiment franchie. C'est la ministre, qu'est-ce qu'elle soulligne ?

C'est que si par malheur je dirais il n'y a pas de budget qui sort des débats actuels, là on ne sait pas quoi faire. On est dans un piège. Oui.

Parce qu'on reproduit le celui de l'année dernière. Or, il était prévu. On est obligé de de casser enfin toute cette dynamique, elle perd son de son sens.

C'est ça. Et puis tous les jours à Pauline, vous traitez de sujets avec des nouvelles idées, une espèce de concours l'épine de certains euh élus, députés, sénateurs euh sur là où on peut gratouiller et ben lorsqu'on s'intéresse aux affaires militaires, vous allez voir que certains ont des idées. Euh par exemple, vous avez le grand projet, enfin en tout cas le plus massif, c'est le porte-avion de nouvelle génération.

Bah, il y aura toujours un député pour dire "Attendez, sur ce porte-avion, je suis allé regarder, j'y connais rien aux armées, mais si on enlève euh telle mitrailleuse, euh si on rogne un peu sur les catapultes, ah bah là, je peux aller dans ma circonscription pour dire "Vous savez, euh j'ai fait euh une proposition de loi ou un amendement pour qu'on gagne quelques dizaines de millions là-dessus." Le concours l'Épine existe aussi sur les armées alors même qu'on a une loi de programmation militaire. Voilà pourquoi vous avez des une ministre ou chef d'étatmajor des armées ou de l'armée de l'air.

J'ai entendu aussi le le chef d'étatmajor de l'armée de l'air et de l'espace qui dit "Écoutez, on a un taux de suractivité de nos rafales, attention donc il y a le côté non c'est pas du tout les enfants gâtés les militaires. Je sais bien qu'on est plutôt dans en terme ici. Voilà pourquoi il y a ces messages politiques.

Rapidement, je m'excuse, j'étais un peu nunux, j'avais pas bien compris la question. Le nom de jamais jamais [rires] jamais. Et et donc en fait c'est simple la réponse de si on reproduit le budget de l'année dernière on est à 3 milliards.

D'accord. 3 milliards. C'est ça.

On devait avoir cette année pour accélérer justement à cause des menaces 6 milliards. C'estàd on devait on devait doubler. S'il y a pas de budget voté on restera 3 milliards.

Il nous manquera 3 milliards. C'est c'est moi qui avait mal c'est moi qui avais mal posé la question Didier. C'est forcément ma faute.

Ça ne peut pas être la vôtre. En tout cas je ne le reconnaîtrai jamais. des voitures qui euh arrivent sur la base donc aérienne militaire de ville la Coublet.

Euh c'est vraisemblablement donc le le véhicule qui transporte Volidimir Zelinski puisqu'on voit euh sur l'image Emmanuel Macron qui s'est positionné pour pouvoir l'accueillir. C'est donc le début de cette de cette cérémonie, cette cérémonie d'accueil euh du président ukrainien Volodimir Zelinski qui va être accueilli avec les honneurs par Emmanuel Macron. Clémence Dibou, vous êtes sur place et vous voyez donc effectivement sur cette base militaire cette accolade d'accueil.

Volodimir Zelenski qui est reçu par Emmanuel Macron avec tous les honneurs militaires. Il devrait y avoir une adresse ensuite tout à l'heure les hymnes ukrainiens et français qui devront retentir sur cette base militaire. Jean-Noel Barreau aussi et là je l'aperçois sur sur les images.

Évidemment ce n'est pas une visite de courtoisie, vous l'avez dit tout à l'heure, il y a les honneurs militaires mais il y a aussi l'armement français. C'est tout l'enjeu de cette visite. Volodimir Zelenski lui parlait d'accord historique avant même d'arriver ici sur le sol parisien.

Et c'est vrai que sur place et bien il y a sur le tarmac qui l'attendent. Une sorte de salon de l'armement privé pour lui pour Volodimir Zelenski. un rafale qui est ici le système de défense antiaérien français mais aussi des drones performants qui sont déjà sur le sol qui sont déjà utilisé sur le sol ukrainien et les PDG qui sont là en personne de ces grands groupes industriels pour faire la réclame à Volodimir Zelenski pour et bien montrer, je cite l'Élysée, l'excellence de l'industrie de l'armement français [musique] au service de l'armée ukrainienne.

Ils sont ici en train d'être accueillis avec tous les honneurs et tout à l'heure et bien cette séquence à Vill Coublelle [musique] devrait se clore avec une lettre d'intention filmé qui pourra en extérieur ici signé sur la base de Villa Coublet. Et ensuite et bien il y aura plusieurs rendez-vous notamment avec [musique] un brief de l'état-major de la force multinationale qui essaie de mettre en place Londres et surtout Paris avec [musique] une trentaine de pays qui y participent. et puis ensuite et bien direction l'Élysée pour notamment un déjeuner de travail et ensuite et bien une prise de parole publique, une conférence de presse [musique] de de ces deux présidents communes où on attend effectivement et bien des accords et notamment des accords sur le plan énergétique également.

Clémence Dibou donc en direct [musique] de cette base aérienne de Ville Lacoublé. le président ukrainien et le président français qui écoute les hymnes. C'était à l'instant l'hymne ukrainien avant la Marseillaise. เฮ [musique] [musique] Voilà donc pour cette Marseillaise en l'honneur de l'arrivée du président président ukrainien Volodimir Zelenski.

Juste avant, il y avait donc eu l'hymne ukrainien et on a vu les retrouvailles très chaleureuses entre les deux hommes. François Clémenceau, c'est déjà la 9e fois que Vladimir Zelenskient en France et Emmanuel Macron a souvent souligné et Volimier Zelenski aussi d'ailleurs la relation particulière qui unit les deux hommes. Volivier Zelenski disait on se parle presque tous les jours avec Emmanuel.

Ce qui est assez normal compte tenu du rôle aujourd'hui qui est exercé par le président de la République conjointement d'ailleurs avec le premier ministre britannique. Ils sont tous les deux à la tête de ce qu'on appelle une coalition des volontaires qui regroupe une trentaine de pays qui sont au quotidien disposé à aider l'Ukraine, que ce soit sur le plan militaire d'abord, mais aussi sur bien d'autres plans qui vont être mis en œuvre au moment possiblement où il y aura un accord de cesser le feu en Ukraine. On n'y est absolument pas aujourd'hui puisque on voit bien que tous les efforts entrepris notamment par Donald Trump ont échoué.

Mais en attendant, et bien oui, cette planification, elle continue et cette capacité qu'ont les Européens et un certain nombre de pays de l'OTAN à continuer à aider l'Ukraine, pas seulement pour demain matin, mais pour le mois prochain, l'année prochaine, les prochaines années, les 10 prochaines années au minimum pour pouvoir faire en sorte que l'Ukraine dispose d'une armée moderne, puissante et surtout dissuasive face à la Russie, quel que soit le sort de l'Ukraine dans les 10 ans qui viennent. Alors qu'on voit ici les deux présidents ont passé les troupes en revue sur cette base aérienne de Villa Coublé que vous connaissez par cœur évidemment, général Palomeros ou ancien patron de l'armée de l'air française. Expliquez-nous exactement où nous sommes là et quel à quoi sert cette base militaire et pourquoi la Réunion la première réunion a été programmée là-bas ? la plupart de vous la connaissent.

Cette base, c'est la base d'accueil, bah des VIP en particulier. C'est mais c'est aussi une base très proche évidemment de Paris. ce qui est ce qui est très très ce qui présente des avantages comme on le voit aujourd'hui.

En fait, l'important c'est de montrer toute cette dimension de aérienne en fait du du conflit sous tous ces aspects et qui ne cessent d'ailleurs de d'évoluer. On le voit d'ailleurs, la l'exposition qui est faite des moyens, c'est en fait des moyens très complémentaires depuis les moyens de défense solaire que je qualifis de classique contre les menaces les plus fortes comme les les missiles balistiques par exemple au drone. Et là, il y a une exposition de drone.

Et ça c'est très intéressant parce que ça prouve que les industries françaises sont capables aujourd'hui de produire des drones y compris pour construire cette défense contre les drones. Donc ça ça ce sont des évolutions. Ce qui veut dire que demain on va avoir effectivement des coopérations entre l'industrie ukrainienne qui est évidemment euh quelque part extrêmement engagé et au top en quelque sorte de de l'expression du besoin puisque elle le vivent au quotidien et une industrie française qui va venir la soutenir avec toutes ses capacités.

Et donc c'est une belle démonstration de la complémentarité des actions mais aussi du soutien de la France à l'Ukraine et donc un message aussi euh à la Russie quelque part. que on vient de voir Zelenski qui présentait Emmanuel Macron sa délégation avec des membres du gouvernement et là c'est maintenant Emmanuel Macron et voilà Patrick qui présente à Vladimir Zelenski les membres de la délégation française en en bleu le chef d'étatmajor désarmé le général comment qui est un aviateur en plus le général Mandon mais qui qui a la capacité en plus de de bien expliquer aujourd'hui le le sujet du jour puisque c'est un aviateur et vous aviez à côté le le chef d'état major particulier il y avait un mélange en en fait d'Ukrainien et de Français notamment au niveau des ambassadeurs. l'ambassadeur d'Ukraine en France, l'ambassadeur de France en Ukraine avec effectivement cette idée de salon et et qui consacre aussi l'idée chez certains pays européens, c'est le cas de la Suède il y a quelques jours et maintenant de la France, d'avancer tout seul puisque il y a le constat que ça n'avance pas forcément à Bruxelles parce qu'il y aura toujours un véto hongrois parce qu'il y a une élection législative à peu près tous les 6 mois en Europe et qui a des difficultés parfois pour se dire et bien finançons en européen.

Vous avez des pays comme la France qui ont la capacité de vendre sans attendre un accord d'un autre pays parce que c'est du matériel 100 % français que vous voyez et bien comme la Suède avec ses gripen la France dit bon allons-y tout seul et le matériel étendard qu'on voit ici en gros plan sur ce plan magnifique avec le rafale et derrière le drapeau ukrainien et le drapeau français Jean-Paul Palomeros le rafale il est au cœur des discussions qui vont commencer maintenant dans quelques minutes. Oui. Alors, ce qu'il faut comprendre que la France quelque part a donné des Mirages 2000 qui sont des avions un peu de transition par rapport à ce qu'est le rafale, un avion complet de nouvelle génération et que l'arrivée du rafale en Ukraine, quoi qu'il en soit ne se produira pas instantanément.

C'est on est donc sur le long terme, moyen et long terme. Le plus vite sera le mieux pour monsieur Zelenski. Mais c'est aussi un un gage d'espoir quelque part, de vision de l'avenir en disantje de projection sur l'avenir avec l'arm on reconstruit, on vous aide à reconstruire une armée de l'air digne de ce nom et qui pourra faire face à l'avenir y compris à la Russie sous tous avec sous toutes ces composantes.

Et c'est ça qu'on va vous expliquer ce matin, la possible signature d'une lettre d'intention. On vous expliquera exactement ce que ça veut dire sur des achats de rafal. On verra si c'est confirmé ou pas dans les minutes qui viennent.

La rumeur a enflé, c'est vrai, beaucoup ces derniers jours. Le fait que le rafale soit présenté à ce point va plutôt dans ce sens. Mais on verra si ça se concrétise ou pas.

Clémence Dibou, vous êtes sur place à la base aérienne de Villa Coublé. Racontez-nous ce qui se passe en ce moment. Les les présidents se sont isolés avec les différentes délégations qui viennent d'être présentées.

Oui. Et là, on voit des militaires qui se déploient derrière nous pour cette image très forte et bien du matériel militaire français. notamment le rafale ou le système de défense antiérien en extérieur.

Euh la communication, c'est très important, elle est là parce qu'on peut filmer cette image en direct et puis si on se déporte un tout petit peu, on voit qu'il y a un pupitre qui a été installé avec deux chaises très certainement donc pour la signature de cette lettre d'intention dont vous parliez. C'est vrai que il fait un froid mordant ici. Il y a la pluie.

On aurait pu imaginer une signature en intérieur dans un hangar. Or, elle est à l'extérieur devant le rafale. L'image encore, elle est très forte.

Ici, tout un symbole. L'Élysée qui faisait savoir he que l'idée c'était de mettre l'excellence de l'armement de l'industrie de l'armement français au service de l'Ukraine en ce moment. Et c'est ce que vous avez ici en direct.

Normalement, tout à l'heure, il peut y avoir un briefing assez long d'une quarantaine de minutes à Volodimir Zelenski de la part de plusieurs PDG de groupe d'armement, notamment par exemple des petits drones qui sont déjà en utilisation sur le front ukrainien. Ces PDG et bien, ils espèrent augmenter les commandes en montrant à quel point leur système est efficace pour le front ukrainien. des drones qui ne sont pas très chers, qui ne sont pas très compliqués à produire, mais qui sont redoutablement efficaces, mais aussi bien du matériel plus cher, plus à la pointe comme par exemple le rafale ou et bien le système de défense antiaérien avec le radar de Talè et de l'autre côté le système de défense antiaérien et Mamba et les missiles Aster.

Voilà l'enjeu de cette visite ici à Villa Coubl avant de partir pour un brief à l'état-major de la force multinationale à Paris et ensuite à l'Élysée. Oui, effectivement ça c'est le programme de la matinée avant le déjeuner à l'Élysée. Merci beaucoup Clémence.

On vous retrouve dans quelques instants parce que les choses vont bouger pas mal. D'abord Didier, expliquez-nous davantage les armements que l'on voit ici. Il y a le rafale bien sûr au milieu, mais Clémence nous disait, il y en a d'autres.

Oui, ceux radar qui est très impressionnant et puis le système M. C'est Oui. Alors, c'est honnêtement c'est c'est très important de le choix qui a été fait est un vrai choix stratégique.

Ouais. Pourquoi ? Pourquoi ?

Bah parce qu'aujourd'hui, qu'est-ce qui fait que c'est bloqué en Ukraine à ce point-là et que justement les les Russes peuvent grignoter avec un peu d'infanterie, appuyer et puis aujourd'hui ils utilisent par exemple le fait que que c'est du brouillard et que les drones volent pas. Donc c'est que pour ça qu'ils font des avancées encore. C'est parce qu'en fait comme les Ukrainiens n'ont pas la maîtrise du ciel et bien tout est bloqué.

Et en fait la vraie question à terme stratégique c'est de redonner la capacité de manœuvre à l'Ukraine et donc ça serait la même chose pour l'OTAN et pour l'Europe. Et c'est bien cette démonstration là je parle vraiment sous sous le contrôle du du général Panoméros mais en fait ce qu'on essaie de de de trouver ce sont les conditions stratégiques pour changer la donne. Le rafale et vous voyez il est c'est pas qu'un rafale tout seul il est là à côté il y a tout l'armement vous voyez derrière là sur le côté un scalpe.

Ça c'est le fameux missile longue porté qui a été utilisé à plusieurs reprises. Alors c'est où exactement le scalp ? Voilà il est là gris blanc sous le drapeau raienen.

Le drapeau ukrainien et un espèce de long truc voilà qui est le qui est qui est un missile en fait audessus de la chaise de gauche là de la Exactement. Ça c'est fondamental. On l' euh avec les les Britanniques qui ont le Stad, on l'a fourni aux Ukrainiens, ce qui a permis de détruire l'ensemble des radars qui étaient euh aux approches de la de de de la de la Crimée et et d'ouvrir les voies maritimes en mer noire dans le cadran nord-ouest.

C'est fondamental pour euh débloquer le port de Dessa et avoir de l'économie pour les Ukrainiens. Parce que c'est quoi la capacité, faut peut-être les rappeler la capacité du missile scalpe. Alors le missile scalp peut tirer jusqu'à 500 km.

Une charge importante avec une très très grande précision. C'est un missile de croisière qui va s'adapter au terrain et qui va aller toucher sa cible. Donc c'est extrêmement important.

Voilà, c'est vraiment quelque chose qui est on voit aussi les les missiles de défenseur antien météor qui sont sous ses ailes. Pourquoi ? Parce qu'à terme, la question ça sera d'empêcher le le le tir par les Ukrain par les Russes de leur fameuse bombe planante qui sur lequel aujourd'hui on a absolument aucune capacité de réponse et qui entre 70 et 100 et 200 km sont capables de taper l'ensemble des bunkers.

Donc voilà, ça c'est un énorme problème pour lequel aujourd'hui les Ukrain n'ont pas de réponse. À terme, là on a une réponse possible. La question du SA de de donc du Mamba là, le fameux euh missile anti-aérien.

Alors on va redécaler si on peut un petit peu l'image vers la gauche là parce que on est sur le rafale. Voilà, vous avez exactement à gauche vous avez le lanceur, le fameux Mamba qui est en fait un un missile de défense antiaérienne qui qu'on verra un peu plus loin qui monté sur un camion. mon sur un camion et qui tire un missile qui s'appelle le missile Aster et qui permet justement d'intercepter pour le coup là les missiles balistiques que les Russes tirent sur les infrastructures civiles et sur les villes ukrainiennes.

Ça aussi c'est fondamental, ils en ont besoin. C'est un peu l'équivalent du patriote et il est ces missiles sont tirés grâce au radar que vous voyez pour le coup sur la droite de votre écran et qui est le GF300 qui permet justement de les de les repérer. Je laisse la génér sur ce système là, c'est important de souligner que vis-à-vis de du patriote dont on parle beaucoup, le missile américain, le missile américain et ou d'autres systèmes américains ou israéliens, c'est le seul système en fait en Europe qui existe et qui a ses capacités, des premières capacités d'interception de missile balistique.

C'est fait par en particulier par les Français et les Italiens. Donc c'est une belle démonstration quand même d'une coopération bilatérale, peut être multilatérale. C'est pareil pour les missiles que que vient de citer Didier, c'est ce sont c'est la société MBDA donc avec les britannique qui sont toujours quelque part qui font partie de la famille européenne si je puis dire.

Donc c'est comme ça qu'on construira aujourd'hui. Il va aller voir le le président Zelenski, il va aller voir la la l'étatmajor de cette coalition de des volontés. C'est ça aussi la coalition des volontés, c'est de construire pas à pas des des coopérations qui marchent.

C'est pas la peine d'ouvrir ça à 27, ça marche pas, mais de le faire et ça ce ce travail avec l'Italie par exemple sur ce système d'armes il est c'est un travail de très longue haleine mais qui nous fournit aujourd'hui une réponse que seul les Européens peuvent donner vis-à-vis des Américains. C'est un travail industriel qui dure depuis des années maintenant et les grands patrons luciopin de cette industrie de l'armement, ils sont en ce moment à Villa Coublé justement en train de présenter leurs différentes productions à Volodimir Zelenski. Ce sont des contrats très importants qui sont en train d'être discutés bien sûr avec Éric Trapier, PDG de d'asso aviation en tête de pont he c'est lui qui va vendre potentiellement ces fameux rafales.

On sait que le Rafal a connu une période de de désert avant d'être enfin exportateur. Aujourd'hui, la France est déjà prête à exporter à 8 pays et donc l'Ukraine serait un 9e pays. Et donc va se poser la question à un moment de savoir comment l'Ukraine s'intercale dans ce carnet de commande.

On sait que les commandes de d'Assot sont pleines pour les 5 années qui viennent. On imagine que l'Ukraine est prioritaire par rapport au Qatar, à l'Inde, à la Grèce. Mais voilà, il va y avoir cette question.

Il va y avoir aussi la question du financement de l'Ukraine. Comment l'Ukraine peut-elle financer un tel carnet de commande ? Sachant que comme vous le disiez tout à l'heure, elle va aussi acheter des gripun suédois, des F16 américains, des rafales français potentiellement.

Ça fait donc beaucoup de voilà de de nouveaux avions à acheter et on va voir comment parce que ce ne sont pas des dons. Alors, on a longtemps une logique de session d'armement militaire. Aujourd'hui, on passe à à la logique de partenariat industriel et ça ça devient nettement plus compliqué.

La période de session, elle est terminée. L'Europe a beaucoup donné, les États-Unis aussi et là l'Ukraine est commence à instaurer des partenariats industriels pour les 10 ans, les 20 ans qui viennent. C'est une logique totalement nouvelle et totalement différente.

On est dans des montages, Patrick qui c'est vrai font un petit peu avancer les choses pour se pour se projeter que ça ne soit pas uniquement dans un sens. Ça, on peut imaginer que c'est aussi la volonté euh la conséquence de la volonté de Donald Trump de dire "C'est fini de donner comme ça à fond perdu entre guillemets". Quo ?

Alors, c'est une des conséquences. L'autre conséquence, c'est aussi si vous interrogez les populations européennes, ça devient inaudible. Euh nous, on parle de notre crise budgétaire.

Cette crise budgétaire, elle existe dans tous les pays d'Europe. Et expliquer aux gens que plutôt que et ça c'est on est vraiment dans la politique, mais expliquer qu'on va donner des millions plutôt à la défense à l'Ukraine que pour reconstruire des écoles. Comprenez bien qu'aujourd'hui ça n'est plus audible du tout.

Et ensuite, il y a l'idée de effectivement du marché avec des entreprises. Là, on on est vraiment axé sur les Américains, mais allez voir en Corée du Sud qui qui a un marché pas très connu, une industrie pas très connue des du grand public, sauf si vous allez à Eurosatori ou dans les les grands salons militaires. Je peux vous dire que les les Sud-Coréens, ils sont ils sont très très forts là-dessus et ils n'attendent pas que il y ait finalement un vote européen pour avancer.

Donc il y a l'idée aussi que si nous on avance pas, je reprends cette idée émise par Emmanuel Macron, des herbivores au milieu des carnivores. C'est c'est un marché où où si vous restez tranquillement en disant "Ah, une belle idée européenne, on va finir par avancer tout le monde, les autres avancent et vous marchent dessus tout simplement." C'est vrai Guillaume DK, il a une dimension politique dans ce à quoi on est en train d'assister maintenant.

On voit ici Emmanuel Macron pour accueillir Volodimir Zelenski après une séquence mémorielle la semaine dernière. Euh l'armistice le 11, les cérémonies du Bataclan le 13. D'ailleurs, cette visite, elle a été annoncée vendredi.

On voit que le président Macron, il est dans ce qu'il avait un petit peu annoncé. Il s'extirpe de la politique nationale parce que ça continue à discuter au moment où on se parle au à l'Assemblée, hein. C'est le budget, voilà, c'est le le remugle politique qui dure depuis des semaines maintenant.

Euh, on voit que Emmanuel Macron reste dans cette posture un petit peu de hauteur. Absolument. Il se pose au-delà de ça.

D'ailleurs, c'est ce qu'il a confié à des proches il y a quelques semaines quand il voyait la façon dont ça se passait avec le budget disant je laisse la main au premier ministre façon de dire que lui il laissait faire et que d'ailleurs si ça ne marchait pas ce serait pas totalement de sa de sa faute. Ce qui est intéressant, je trouve aussi quand on évoque l'aide à l'Ukraine, c'est de voir que là où on se disait il y a un an ou deux que l'opinion française allait peut-être à un moment se désolidariser des autorités françaises du président et dire on en a un petit peu marre de soutenir l'Ukraine, non pas pour des raisons politiques, mais parce qu'effectivement, comme le disait Patrick, ça coûte cher, il y a plus d'argent, faut mettre l'argent ailleurs. On voit que cette ce soutien des Français de l'opinion à l'Ukraine ne faiblit pas.

Je regardais avant de venir vous voir le le sondage qui avait été réalisé en mars dernier par nos confrères de l'Institut et Lab où il y a presque un français sur deux qui continue de dire qu'il faut continuer de soutenir l'Ukraine tel qu'on l'a fait jusqu'à maintenant et que cette aide ne faiblit pas. C'est sûr quand les sondeurs poussent un peu plus loin le Corseur en disant par exemple si vous êtes pr à payer plus d'impôts pour soutenir l'Ukraine, là la réponse est non. Mais rappelez-vous euh je me rappelle pendant la le début du déclenchement de la guerre en 2022 au moment de la l'élection présidentielle, on s'était dit, vous allez voir dans quelques mois, ça va basculer parce que les Français vont dire d'ailleurs les ça va basculer parce que les Français vont se dire le coût de l'énergie augmente trop, euh politiquement, il faut arrêter, c'est une guerre qui est lointaine.

Or, l'opinion française n'a pas évolué là-dessus au bon sens du terme. Elle continue d'être favorable à ce que la France aide l'Ukraine. Oui.

Non. Euh je me tournais vers le journal Paloméros parce que c'est vrai que dans ce contexte budgétaire tendu, les budgets de l'armée, ils ont été sanctuarisés, même augmentés, on l'a beaucoup dit hein, de plusieurs milliards et même dizaines de milliards. Et ça, c'est relativement consensuel, hein, ça fait pas vraiment débat.

Alors, c'est consensuel si on a un budget qui est voté parce que sinon tout est remis à zéro. Bien sûr, ça ça c'est le vrai sujet qui est souligné par la ministre des armées. Un un point quand même sur sur cette industrie de défense, on voit aujourd'hui qu'elle elle tire pour les besoins de la cause.

Euh elle tire l'exportation bien sûr. Et cette idée que l'industrie de défense, que le budget de défense, que l'effort de défense est productif de sécurité, de paix, mais aussi d'emploi, d'emploi qualifiés, il est en train de se matérialiser. Il n'y a aucune raison que la France qui a un passé et qui a un savoir-faire en la matière ne profite pas entre guillemets profiter au sens noble du terme de cette opportunité.

D'ailleurs, regardez les canons César, on les a déployé, c'est c'est un grand succès. Le rafale, il n'a pas attendu l'Ukraine pour être un succès, mais ça ne fait qu'amplifier ce besoin et cetera et cetera. Donc je pense qu'il faut prendre aussi ça sous un angle finalement positif, c'est de se dire non seulement on s'arme mais on est capable aussi d'aider nos amis européens voir au-delà de s'équiper avec des armements qui ont fait leurs preuve qui sont aguéris en Ukraine.

C'est les Ukrainiens qui en demandent. Bonsoir. Oui.

Sur le soutien, ce qui est intéressant, c'est de voir que évidemment le le ministère des armées en France, il consulte l'opinion de façon extrêmement régulière, précisément pour savoir s'il y a toujours ce niveau de soutien, soutien de principe, soutien économique. Est-ce que aujourd'hui avec les Européens on a raison ou non d'aider l'Ukraine ? La réponse est oui.

Elle est majoritaire. Est-ce qu'on a raison d'aider militairement l'Ukraine avec ce que l'on a et avec ce que l'on peut produire, notamment avec cette coalition des volontaires ? La réponse est majoritairement oui.

Là où effectivement ça pêche un peu, c'est dès qu'on entre effectivement dans les détails du long terme ou et bien des conditions financières pour le pour contribuable. Mais il n'empêche que la grande nouveauté et on va en discuter tout à l'heure parce que Vladimir Zelenski va aller visiter le quartier général de cette coalition des volontaires sur les cette coalition des volontaires c'est pas uniquement du militaire. D'accord.

C'est pas uniquement pour pouvoir fournir le jour venu des garanties de sécurité sur le terrain aux Ukrainiens pour pouvoir protéger le cesser le feu et ou la paix. C'est pour tout de suite continuer à avoir un flux incessant d'aide économique et militaire à l'Ukraine. C'est aussi renforcer les capacités et contribuer à faire en sorte qu'on se projette sur 10 ans ou sur 20 ans pour faire de l'armée ukrainienne l'une des trois ou quatre meilleures armées d'Europe pour être dans la dissuasion.

Et je crois que le mot clé en fait qu'on qu'onutilise jamais assez dissuasion. On n'est pas là pour faire la guerre à la Russie. On est là pour dissuader la Russie, quoi qu'il se passe de ce qui pourrait éventuellement constituer une nouvelle agression.

Quand on voit la frontière dans l'opinion, là où se situe la frontière, la limite c'est effectivement c'est sur l'envoi de troupe. C'estàd que les Français sont toujours majoritairement favorables au soutien économique, au soutien militaire mais toujours majoritairement défavorable au fait que l'armée française, ce qui est pas prévue du tout aujourd'hui envoie des troupes combattantes. En revanche, les Français sont plutôt favorables pour garantir un éventuel accord de paix pour l'instant qui n'existe pas.

Mais sur ce plan-là, oui, en revanche, pas de troupe combattante. Ils ont compris que la sécurité de l'UC c'était leur sécurité. Absolum.

Non, puis il y a il y a il y a un truc indépendamment de la sécurité parce que tout le monde dit toujours "Ouais, ça coûte du pognon, mais de l'argent, c'est des budgets." Il faut rappeler quand même que 1 € investi dans la défense, ça rapporte 1,5 € dans le budget dans la dans l'économie française. Donc c'est ultra rentable en fait l'air de rien.

C'est dire parce que ça crée de la richesse, ça par que ça crée des richesses des emplois des des des dérivés de l'expo de l'exportation. 1 € investi dans la défense 1,5 € de retour dans l'économie nationale. On oublie toujours de dire ça. 1,50 € ou 1,05 pour que ça soit 1,50 pardon.

Je suis nul en [rires] en calcul. Non mais parce que c'est toujours l'idée. Ouais, c'est ça.

Où les écoles, les hôpitaux et c sont des investissements bien sûr, mais on a toujours ça mais c'est c'est c'est des trucs qu'on entend depuis je sais pas combien de temps plus plus la recherche et la technologie qui nous permet d'avoir une indépendance. Et donc à terme, si on veut vraiment avoir une Europe qui soit souveraine et qui soit pas obligé à chaque fois d'aller voir les Américains, les anciens, on voudrait c, on voudrait ça, c'est sûr. Le le retour sur investissement, comme on dit, c'est dans 10 ans, dans 15 ans.

Et les finances de la France aujourd'hui, est-ce qu'elles le permettent ? C'est ça la question. On va aller euh en Ukraine si vous le voulez bien parce que tous les armements qu'on est en train de vous montrer là, ils ont euh une un objectif qui est celui de protéger évidemment l'Ukraine et d'empêcher notamment toutes les frappes russes sur les infrastructures énergétiques parce que c'est devenu hélas classique maintenant depuis 2022.

On est en en novembre, c'est l'automne et les Russes visent spécifiquement les infrastructures énergétiques. On va retrouver Cyril Amourski qui est à Kief. Cyril, les Ukrainiens hélassent lorsque le froid vient, ils sont obligés de s'habituer à des conditions qui sont de plus des conditions de vie qui sont de plus en plus dur et euh en ce moment, il se trouve que à Kief, mais également encore plus dans notre ville, vous êtes en plein dedans.

Oui, tout à fait. Et pour tout vous dire, c'est une stratégie qui existe en réalité depuis 2022. La Russie mène tous les hivers des frappes très importantes contre l'infrastructure énergétique ukrainienne.

On parle des infrastructures en rapport avec l'électricité mais également en rapport aussi avec le gaz, la chaleur et donc les hivers sont particulièrement difficiles ici en Ukraine. En 2022, on considérait que c'était l'hiver le plus difficile et maintenant en 2025 on a on a atteint un cap dans la difficulté avec des civils qui par exemple dans la ville de Kiv sont privés d'électricité jusqu'à 16h. dans la région de Kve où je réside, on a parfois des coupures d'électricité de plus de 48 he et donc sans générateur par exemple puisque des personnes vivent dans des immeubles, évidemment dans des immeubles résidentiels, et bien c'est très difficile en réalité de pouvoir tenir.

Les personnes sont obligées d'utiliser des batteries externes, parfois des très grosses batteries externes pour pouvoir faire tourner par exemple les frigidaires. Et c'est une campagne qui s'accentue au cours des derniers jours, au cours des dernières semaines. On a vu jeudi dernier qu'il y a eu une frappe très importante sur la capitale.

Il y a plus de 11 bâtiments différents qui ont été touchés. Principalement, on parle d'ailleurs de centrale électrique. Et ici, la population se pose les questions de comment est-ce que ça va se passer plus tard.

Aujourd'hui, par exemple, là en ce moment même il fait 10°gr. Hier à cette même heure, il en faisait à peu près de trois à KV et dans la région KV, parfois il faisait - 5 - 6. Dans les jours à venir, il va faire encore plus froid.

Et donc les Ukrainiens se demandent de comment est-ce que les Ukrainiens vont pouvoir se protéger, comment est-ce qu'ils vont pouvoir tenir cet hiver parce qu'il s'annonce encore plus rude dans les semaines à venir. Merci beaucoup Cyril Amours en direct d'Ukraine, général Palomeros, ce que vient de nous expliquer Cyril Lamours c'est que les frappes russes souvent elles touchent leurs cibles sur le plan énergétique et ça soulligne un problème récurrent pour les Ukrainiens qui est la protection de l'espace aérien. Comment se fait-il qu'après maintenant pratiquement 3 ans, il n'y ait pas davantage de système et que les Ukrainiens n'aient pas réussi à mettre en place, nous on voit ça de loin, on sait pas exactement comment ça se passe, mais un bouclier qui soit beaucoup plus hermétique.

Et monsieur Rean à son époque a essayé de mettre en place un bouclier, il a il a asséché en quelque sorte les fronts de les finances de de l'URSS se faisant dans cette course aux armements. Je dire protéger, ce que je veux dire, c'est que protéger un espace aérien aussi vaste que l'Ukraine. Il faut voir les distances entre Kiev, Ckif, Live.

Donc c'est c'est un ensemble. Et les Russes bah se sont donnés les moyens d'aller frapper là où ils le veulent quand ils le veulent. Ça ça c'est bon.

Face à ça, chacun a essayé de regarder ce qu'il avait dans dans son escarcel. Et ben on se rend compte que euh dividende la paix oblige, si je puis dire, depuis la fin de la guerre froide, on avait pas mis vraiment l'accent à des exceptions près sur cette défense aérienne. Regardez aujourd'hui toute la question des drones dont on parle beaucoup qui survent certains pays européens, c'est choquant.

Mais qu'est-ce que ça démontre ? Ça demande que assurer une souveraineté pleine et entière sur un espace aérien de pays aussi vaste que que l'Ukraine, c'est compliqué. Et donc il faut d'abord il faut qu'ils choisissent euh il y a des choix stratégiques à c'est ça qui est très important de le souligner c'estàd que ces systèmes mobiles là qu'on vient de voir il faut les mettre à différents endroits et quand on protège un endroit on en protège et et il faut qu'il soit connecté en système pour être extrêmement efficace et puis ben la Russie c'est un grand pays qui a des comment dirais-je des technologies quand même très intéressantes même si parfois ils sont pas au rendez-vous de de ce qu'annonce la monsieur Poutine n'empêche que les missiles Kingsal et autres et ben c'est des missiles qui qui sont difficiles à intercepter.

La distance entre la Russie et l'Ukraine est très faible. Le temps de réaction est très faible. Donc c'est c'est un c'est un sujet qui adresse les pays occidentaux, les Américains comme nous-mêmes, comme les Israéliens.

Regardez l'énergie qu'on met les Israéliens pour défendre un petit pays au sens géographique du terme avec ce cet iron dome et compagnie. Et malgré ça, il y a effectivement des drones qui passent même en ou des ou des roquettes et cetera. Donc voilà, on est dans la lutte entre l'épée et le bouclier.

Question de pas néophit mais presque combien de temps met un missile entre son départ et quand il touche sa c'est les vivants dont je rigole [rires] disons par rapport à l'interception mais dans quelques dizaines de minutes. D'accord. Quelques dizaines de minutes.

Bah les frontières elles sont là. Il y a pas de de buffer zone, il y a pas de si notre journaliste en Ukraine parlait du chauffage de l'électricité. C'est un chantage qui est extrêmement puissant de la part de la Russie, hein, non seulement en Ukraine, mais aussi dans d'autres pays périphériques.

Moi, j'étais en en Moldaville il y a quelques mois. La Russie est capable de couper le réseau euh d'électricité et de chauffage de la Moldavie parce que c'est c'est son fournisseur et c'est un facteur majeur de de de pression auprès de tous ces pays périphériques. Heureusement, vous avez des acteurs de de l'Europe de l'Ouest qui essaient de prendre le relais.

Vous avez EDF là qui essaie de de de d'investir en Ukraine pour le réseau électrique. Vous avez Saint-Gobin sur les conduites d'eau. Donc on voit aussi que les acteurs occidentaux essayent de prendre le relais sur la Russie et ça c'est plutôt facteur d'optimisme pour les années qui viennent.

Et on vous rappelle que des discussions sont en cours en ce moment même entre les grands industriels de la défense français et le président Volodimir Zelenski pour que des annonces soient faites, des annonces d'achat de matériel de la part de l'Ukraine et notamment de rafale. Euh euh qu'est-ce qu'on attend euh Patrick comme annonce là dans les minutes qui viennent ? On a vu que il y a effectivement une petite tribune qui a été installée et une lettre d'intention qui doit être signée.

Ça veut dire quoi exactement une lettre d'intention et ça aura quelle conséquences ? Le quoi, on le voit hein puisqu'on est dans un mini salon du bourger, il manque plus que les catalogues que Vladimir Zelenski pourrait feuilleter et je vous rassure, il les a déjà feuilletter. La la vraie question maintenant très officielle, même si nous des chiffres nous remontent, c'est effectivement le combien la lettre d'intention effectivement c'est dire que et bien l'Ukraine s'engage à payer pour que dans quelques années il y ait on essaie de se baser en fait sur le système suédois qui était annoncé le c'était le 22 octobre si ma mémoire est bonne avec c ces fameux Grippen 100 à 150 Grippen.

Oui. Et et donc l'idée que dans 4 à 5 ans, l'Ukraine pourra voler sur des gripen. On part à peu près sur la même chose, la lettre d'intention qui fait que chez Dasso, ah c'est bon, on va pouvoir et bien adapter nos chaînes de montage.

On le rappelle pour l'instant, c'est tr à qu rafales qui peuvent être construits par mois. L'idée est déjà de d'augmenter largement la la cadence. Mais encore une fois, oui, l'Ukraine bien même on aurait ce chiffre qui nous paraît fou pour l'instant et très officieux de 120 rafales.

Le contrat du siècle avec l'Inde, c'est 114 et l'Inde, pardon, mais c'est c'est un plus gros pays que que l'Ukraine. Vous avez aussi les Émirats et puis et puis pardon, mais il y a la commande française aussi. Et vous imaginez bien que l'Inde a d'autres problèmes géopolitiques notamment avec le Pakistan.

Le rafale a éprouvé justement ses capacités malgré les campagnes de désinformation face au Pakistan et les Indiens, ils vont pas forcément dire "Ah pardon, il y a une guerre en ce moment en Ukraine contre la Russie, on va laisser la place, ça se passe pas comme ça." Et donc vous avez un certain nombre de questions, mais tout ça fait que c'est quand même plus simple de signer une lettre d'intention plutôt qu'un contrat en bonne édu qui fait que le premier boulon va être serré dès après-demain. On les verra les doutes après quoi.

François, il y a une option possible, je dis pas qu'elle va se faire mais qui semble-t-il a fonctionné pour les canons César, c'est-à-dire qu'un certain nombre de pays que nous avions déjà livré se disent "Bon bah, plutôt que de les mettre en utilisation tout de suite en attendant les suivants, on les on fait on bifurque un peu le le j'allais dire le fléchage de ces canons vers l'Ukraine et puis nous on attendra, on patientera un peu plus." Sé c'est ça ? Donc l'idée que un certain nombre de pays encore pas l'Inde, pas la les Émirats, pas l'Égypte, les Européens, il y a des Européens qui achètent des rafales aujourd'hui, par exemple les Grecs ou les Croates.

Donc est-ce que il est possible que pour quelques unités qui commencent à permettre notamment la formation et puis et cetera, est-ce que c'est possible ? Oui, c'est possible. Est-ce que ça va se faire ?

C'est pas évident. C'est peut-être beaucoup plus compliqué qu'on ne le croit. Je pense que sur le long terme, vous avez sans doute raison, mais sur le court terme, c'est pas comme ça que ça va se passer à mon sens.

Euh on va euh continuer à à accès la la production, enfin le la vente, le don de Mirage 2000. Hm. Donc on sait par exemple que les Grecs on ont des mirages de 1000 et c'est c'est depuis le début c'est un peu le sujet avec la Grèce et qui pourrait venir compléter la flotte la mini flotte de Mirage 2000 que nous avons aujourd'hui donné à l'Ukraine.

Il va y avoir bah trois c'est ceux qui liv là il va y avoir une annonce là-dessus. Je je peux pas donner le chiffre on laisse le soin président Macron de le donner mais conna plus d'une Non mais plus [rires] d'une dizaine une quinzaine peut-être. Donc ce qui va demander un effort aux forces françaises, mais aussi justement en s'appuyant peut-être sur des Mirages de 1000 qui eux sont disponibles ailleurs.

On pense au Qatar, on pense euh à à la Grèce justement euh et et là il peut y avoir un trilof si je peux bien ainsi entre ces ces équipements. Ça son on sait le faire sur le court terme et c'est ça qui est intéressant c'est Mirage, ils ont déjà été transformés, les pilotes sont formés. H donc ça c'est quelque chose de très concret et à court terme et on verra exactement ce que contient cette annonce qui sera faite dans quelques minutes maintenant.

Je vous rappelle qu'il est 10h30, vous êtes en direct sur BFM TV et on suit la visite de Volodimir Zelenski qui est arrivé il y a une demi-heure sur le sol français. Sa 9e visite en France. Il est en pleine discussion en ce moment même avec les grands industriels de l'armement français et dans quelques minutes donc il va sortir une lettre d'intention sera signé au côté du président de la République française Clémence Dibou.

Vous êtes sur place sur cette base aérienne de Villa Coublé et dites-nous où on en est. Ils sont en train encore de discuter le président ukrainien et le président français dans ce hangar vert derrière complètement fermé à la presse et au caméras. Il y a l'un les PSG, les présidents de grands groupes industriels qui sont en train d'expliquer de le de faire la réclame, on va dire ça comme ça, et bien du matériel militaire français.

Il y a d'abord eu un accueil chaleureux entre les deux présidents, la revue des troupes, hymnes nationaux, français, ukrainien et puis ces discussions qui sont encore en cours. On est en retard sur sur le programme. On s'attend tout à l'heure et bien à une sortie pour une signature de lettre d'intention.

C'est ce qu'a fait savoir l'Élysée qui était prévu à 10h20 initialement mais on est un peu en retard. Une signature qui devrait se faire en extérieur au vu et au suus des caméra. Il y a un pupitre qui a été installé avec deux chaises avec derrière et bien le personnel militaire de la base aérienne de Villa Coublé notamment l'escadron de transport 60 qui attend derrière laavenue des présidents et en arrière-fond la communication.

L'image est très importante. Il y a le rafale français, le système de défense antiaérienne français avec par exemple les missiles Ast qui sont bien en évidence. le radar Talè dernier cri dernière génération et puis aussi des drones des petits drones qui sont déjà des de fabrication française et qui sont déjà en action sur le front ukrainien.

C'est là l'enjeu de ces discussions. Voir ce dont a besoin l'Ukraine, ce que pourrait fournir la France à l'Ukraine. Mettre selon les termes de l'Élysée, l'excellence de l'armement de l'industrie de l'armement français au service de l'Ukraine.

On attend tout à l'heure donc et bien une signature d'une lettre d'intention. C'est ce qu'a fait savoir l'Élysée sur cette base ici de Villa Coubl alors que les discussions sont encore en cours. Merci beaucoup Clémence avec Lucas David.

Il faudra prévoir les parapluies quand même visiblement parce que il pleut sur la base aérienne de Villa Coublé et il est pas abrité le petit pupitre sur lequel sera signée cette lettre d'intention. Expliquez-nous ce qu'on voit sauf erreur Didier à gauche ici en blanc. C'est ça le fameux missile Aster.

C'est ça. C'est celui-là. C'est celui qu'on met à l'intérieur des Vous voyez le le camion là avec son son truc levé.

Voilà. Et ben, on met ça là-dedans. Ça c'est le camion qui est sur la gauche ici.

Donc, on met le missile, vous avez le radar à droite et le le le Mamba tireur, enfin qui est qui est qui est qui est à gauche. On met le missile dans le truc qui est vers le haut là et pof, à la verticale, c'est ça. Ça part tout ça, ça part vers le haut.

Et alors, quelle est la spécificité de ce missile STR ? Pourquoi il est si important ? parce qu'en fait on est les seuls en Europe.

Alors c'est fait avec les Italiens et donc mais c'est le seul système européen à qui qui est l'équivalent un peu du patriote de américain qui est capable d'arrêter des missiles balistiques. Alors les Russes, ils aiment bien ça. Ils en ont beaucoup des missiles balistiques.

Ils arrêtent pas de nous embêter avec cette affaire. C'est ça qui tire sur sur l'Ukraine en permanence et sur les villes. Ça les missiles balistiques sont ceux qui vont très vite.

Alors c'est des gros missiles qui vont très vite qui qui partent de très loin donc sont difficiles à intercepter. Et ben ça le le MBA là, il est capable de les intercepter comme le patriote. Oui, c'est très efficace contre les bombardiers russes aussi.

Donc c'est vraiment une arme qu'on peut qualifier presque de stratégique enfin de d'opérationnel. En revanche évidemment ça a pas d'efficacité contre les drones. Donc on voit bien le c'est trop gros.

C'est trop gros pour aller frapper les drones du matériel qui est présenté. Pas efficace. Pour vous donner une idée, en France, on a on a huit systèmes qui sont affectés entre autres à la défense de notre dissuasion.

C'est ça qui protège nos voilà de les mamba qu'on a ici he qui protèg pour vous dire c'est c'est vraiment c'est vraiment fait c'est quand même vraiment fait pour ça pour protéger le la perle enfin le de de de le cœur de notre défense. Vous voyz bien que c'est quand même pas quelque chose qu'on a fabriqué pour rien. Et c'est ça l'excellence française, c'est que comme justement on a cette autonomie et cette stratégique et ses capacités propre en souverain de faire ce genre de bah on développe justement des solutions que à part nous bah il y a il y a que les Américains qui les ont qu ça là pour le coup les Coréens ils savent pas faire ça.

Ils le font pas avec un petit bémol quand même mon général on en a combien des MBA ? H, ça fait pas beaucoup. Non, non.

Non, mais jusqu'à présent, on a pas besoin de plus. Maintenant, justement, l'avantage, c'est que plus on va en vendre, plus on va pouvoir en fabriquer. Puis que le modèle français d'armement, c'est que pour pouvoir avoir de manière autonome et souverain nos nos rafales pendant des années, on les a soutenu pour pouvoir just et c'est parce qu'on les vend maintenant qu'on y arrive et qu'on va pouvoir augmenter.

Donc, notre C'est pour ça que le cercle vertueux, le cercle est vertueux pour nous. Nous si on les les les Danois viennent de d'axer la commande de de ces systèmes, vous voyez. Donc ça fait ça commence à un peu comme le Canon César à faire Florest en disant c'est quand même pas mal d'avoir un système avec une autonomie européenne plutôt que d'aller chercher des patriotes ou des des missiles israéliens.

Ils ont été lancés il y a combien de temps ces programmes dont on voit les résultats ici ? C'est c'est bien placé pour vous le dire. Ça fait plus presque 20 25 ans.

Ouais, c'est ça. C'est lui qui les a lancé. [rires] C'était très difficile parce qu' très honnêtement, il fallait convaincre à tous les niveaux la chaîne à la fois hiérarchique, militaire et politique que ça servait à quelque chose.

Ah oui, c'était compliqué à l'époque. J'ai des écrits làdus. [rires] Il a tout gardé parce que vous étiez justement mon général en plein dans les dividendes de la paix.

On était c'était terrible de défendre. Et ce qu'on a défendu, et ça se c'est ça se démontre ici, c'est la cohérence. C'est-à-dire il suffit pas d'avoir le meilleur missile du monde.

Il faut avoir l'ensemble. C'est-à-dire en particulier, on parle pas assez du radar. Le radar, c'est ce qui permet d'intercepter.

C'est sans le radar et sans des radars encore de plus grande portée, on narrive pas à intercéter des missiles balistiques. Alors, on va parler de radar, mais ici, regardez, on voit les drones et là aussi général la France, on voit que c'est tout petits drones. Ça c'est vraiment euh est-ce que c'est même enfin c'est une question glocienne mais ce sont des drones furtifs repè ceuxl ils sont vraiment minuscules ils sont on voit à leur taille effectivement qu'ils sont difficiles à détecter ce qui est vrai également pour les drones qu'on voit sous la Russie contre l'Ukraine.

Et là ce qui est très intéressant c'est la première fois qu'on peut mesurer comment dirais-je la la la le savoir-faire de l'industrie française en matière de drone. pour l'instant on vivait un peu caché et là ça émerge maintenant et c'est quand même une évolution et je pense que ce jour est assez marque une pierre blanche si vous voulez en la matière c'est qu'on voit qu'on peut produire nous-même des drones là il s'agit en particulier de drone intercepteur le fameux mur de drone dont chacun parlait au niveau de l'Union européenne. Et bien ça commence à se faire avec des drones qui sont dotés d'une intelligence artificielle et qui sont capables d'aller intercepter ces fameux essins de drone.

On on est à parité en terme de coût si vous voulez. On on ne fait pas de l'overkill, on est et et ça montre que on est capable de s'adapter. Ça c'est c'est extrêmement.

Il a fallu du temps quand même en général parce que vous avez connu une période aussi pendant laquelle l'armée de l'air précisément disait des pilotes et des chasseurs oui des drones. Non, c'est pas l'armée de l'air mais c'est pas l'armé parce que franchement là je peux témoigner que le général Palomeros fait partie de ceux qui se sont battus pour les drones. [rires] Alors justement quand vous dites c'est des projets qu'on a lancé il y a 20 25 ans, est-ce que les hypothèses, les projections de type de conflit que vous faisiez il y a 20 ou 25 ans se retrouve aujourd'hui dans les conflits que nous vivons dans dans le monde entier ou est-ce qu'il y avait des choses un petit peu différentes ?

Alors enfin pardon, vous allez répondre mais est-ce que vous pouvez nous dire avant ce qu'on voit là précisément parce qu'évidemment toutes ces armes, elles ont tendance à se ressembler un petit peu. Ça c'est du drone aussi. On voit tout l'arsenal différent des différents.

Ouais avec une mini ramp de lancement. Pardon ? Non, le euh la euh évidemment c'est la question centrale, c'est est-ce qu'on est capable de se projeter vers l'avant pour développer des systèmes qui de toute façon dont le dévelance que vous oui, si on regarde ne serait-ce que ce système, moi j'aurais bien aimé que euh ça ça aille plus vite.

Je pense qu'on pouvait les les acquérir en partant de l'année 2000 où j'ai présenté ça un ministre euh en 2015 2020. Bon bah écoutez voilà, on en est là. Mieux va tard que jamais quoi.

Mieux vaut tard que jamais. On a gardé la compétence. C'est ce qu'il faut retenir.

Ouais. On n pas le nombre mais on a gardé la le savoir-faire. C'està dire qu'il y a 20 ans quand même vous disiez on va avoir à faire au thé du conflit qu'on est en train de vivre aujourd'hui.

On avait vu la guerre du golf, il y avait déjà des scod qui avaient été tirés. Enfin, il faut savoir ouvrir les yeux sur la réalité du monde dans lequel on est. Et fait si on les ferme et ben un jour ça ça résite cette alors ça c'est les petits c'est les petits drones des qui sont très qui sont très utilisés et qui marchent très bien en Ukraine.

C'est c'est une petite entreprise française qui depuis déjà maintenant Ouais. 2 ans euh et sur place. Et alors ce qu'il faut comprendre c'est nous on dit les drones donc ça a l'air très générique mais enfin dans les drones on a le petit ce qu'on appelle le FPV en fait c'est quatre c'est un mini hélicoptère commerce finalement est un peu amélioré.

Ouais, en fait en fait c'est des petits trucs qui avec une petite grenade qui vont taper directement et qu'on fait enfin c'est ça c'est comme avec un des lunettes là et puis ça va jusqu'à ce qu'on appelle le drôle mal enfin ce qu'on qui sont des drones d'observation un peu lourd même capable d'emporter de de des des petits missiles voire des missiles par exemple typiquement le fameux Reaper américain là qu'on voit dans tous les films et qui a été oui dont est noté la France et qui est très utile en lutte antiterroriste par exemple. euh parce que ça tire. Voilà.

Donc vous voyez bien que vous avez des de plein de de types de drone. Donc il y a du drone qui fait de l'observation, il y a du drone qui fait de la frappe. Aujourd'hui sur le front, justement en Ukraine, une grande partie aussi de la logistique peut être fait par du drone.

Quand vous avez des petites unités d'observation avancées qui tiennent des points clés du terrain au niveau tactique, en revanche, il peut pas bouger parce que justement ça tape de tous les côtés. Bah souvent on lui envoie du masque à gaz, de la munition euh des sneakers [rires] et autres barres chocolatées part du drone. Mais oui ou c'est que c'est parmi ces drones là, ils semblent tous à peu près identiques.

Il y a des formes différentes mais il y en a qui sont dotés d'une intelligence artificielle pour optimiser leur trajectoire en particulier pour intercepter ces fameux essins de drone. Donc Patrick, elle elle agit comment cette intelligence artificielle ? Ah, elle euh permet en fait, c'est ça l'idée mais pour toutes les armées, c'est de tuer le plus possible en face en ayant le moins de perte pour soi-même.

Euh, c'est c'est vraiment ça l'idée. Je vais vous donner un chiffre en ce moment, 70 % des pertes ukrainiennes sur le front, c'est dû au drone. Et donc euh l'idée est effectivement soit de d'aller dans du combat aérien tout simplement.

Euh encore une fois euh comment ce qui se passe au-dessus du front, c'est ce qui se passe vraiment sur 1500 km et c'est le aussi l'idée de supporter, c'est-à-dire que pendant ce temps-là, vous pouvez utiliser d'autres moyens aériens à faire véritablement quelque chose. Là, en ce moment, on est en train de découvrir, enfin le grand public découvre des petites boîtes mais qui sont vouées à monter vraiment en en compéten et surtout en en notoriété. De l'air, c'est le cas, mais vous avez Atreid ou Altares qui sont en train de travailler en ce moment avec l'OTAN. sur ce sujet là dont on parle depuis ce matin des des bombes planantes et là aussi l'intelligence artificielle fait que ça évite d'avoir 10 bons hommes qui réfléchissent vous avez une intelligence artificielle qui va réfléchir comme 1000 bons hommes qui auraient le même la même façon d'être plus efficace que le pilote du rafale qu'on voit en ce moment ça va avec faut non mais il faut expliquer comment ça marche l'intelligence artificielle concrètement en fait quand vous êtes dans un PC de commandement sur le front vous avez 30 écrans autour de vous dans lequel le chef opération a la recopie des images filmées par l'ensemble de ce qui vole, l'ensemble de ces drones.

Donc le drone, il peut partir faire des missions sur tout, que ça soit une mission de logistique, une mission de renseignement, une mission d'appui et en permanence il a des images. Le flux d'image arrive sur en fait une ligne qu'on appelle chat military dans lequel vous avez et qui arrive sur le J2 qui est donc le le mec du renseignement qui lui doit normalement aller rechercher sur les choses qui ont été qu'il a pu voir faut trier quoi qui fait qui il va le trier mais sauf que le J2 il est tout seul ou avec une toute petite équipe parce que on est des on est sur des PC mini parce qu'ils sont frappés et donc là la la le le le ce qu'on est en train de de travailler avec les Ukrainens et ce qu'on on leur fournit C'est des systèmes d'intelligence qui permettent de traiter l'ensemble des flux d'images pour dire là il y a là il y a une cible d'intérêt et là il y a des trajectoires qui nous intéressent. Ça permet de travailler à la fois de manière très automatisée sur des trajectoires d'attaque ou des trajectoires de défense et sur l'utilisation en renseignement de des images qui sont qui qui sont envoyées par tout ce qui veulent.

Et donc à partir de là et bah en fait grosso modo moi j'étais la dernière fois là sur une opération qui était faite qui était une opération d'appui à un un à un groupe d'observation. Il repère le drone repère sur son vol de passage des une infiltration russe qui est en train d'instaurer un poste de de combat sur un endroit qui était pas prévu. Nous, on se déplace pour aller faire notre truc.

Pendant ce temps, le J2 passe à côté, fait son son plan de ciblage. En moins de 20 minutes, ils sont capables à ce moment-là d'appeler l'ensemble des drones qui restent avec du potentiel électrique et du potentiel de frappe pour aller détruire cette position. Mais ça c'est la même chose que les drones qui accompagnent un rafale par exemple en mission et qui et qui sont capables de communiquer entre eux pour pouvoir euh Ça c'est un peu plus futuriste mais on y arrive doucement.

On n'est pas encore loyal wingman comme on dit mais apparemment les Ukrain sont très intéressés par vous savez que l'idée du système de combaten futur elle est là aller plus loin c'est de faire coopérer ensemble à partir d'une grosse plateforme qui peut être un rafal ou autre et de bien identifier les meilleurs moyens les meilleurs effecteurs pour aller produire un effet militaire et ça c'est très efficient et c'est comme ça qu'on peut gagner une guerre finalement quand vous dites c'est futurist c'est quand même un peu demain ou après-demain ou on on le souhaite. Ouais. On va retourner sur la base aérienne de Villa Coublé où on vous le rappelle en ce moment même Emmanuel Macron et Volidimir Zelenski sont réunis juste à côté de la scène qui est filmée actuellement.

Il y a une autre réunion évidemment beaucoup plus sécurisée, beaucoup plus secrète, beaucoup plus confidentielle avec les grands industriels de l'armement français et on est en train de discuter les contours de l'accord qui doit être annoncé dans les minutes qui viennent sur ce tarmac de la base aérienne de Ville à Coublé où vous trouvez Clémence Dibou. petite minute donc après un un briefing qui aura duré et les discussions elles sont encore en cours, vous l'avez dit dans ce hangar vert complètement fermé au journalistes complètement fermé à la presse et tout à l'heure et bien dans quelques instants très certainement on attend une prise une signature de lettre d'intention ici sur le tarmac alors c'est vrai que vu la pluie en ce moment on imagine que ça va pas être tout de suite tout de suite. On imagine qu'ils vont attendre très certainement que la pluie cesse un petit peu.

Mais enfin tout est prêt. Le décor est là deux chaises, un pupitre. les militaire, le personnel militaire de la base aérienne et derrière et bien le drapeau ukrainien, un drapeau français, un rafale français et le système de défense antiérien à votre droite, vous avez un camion Talè avec un radar ultra puissant et de l'autre côté le pendant de cette défense antiérienne, les missiles Mamba pour intercepter de potentiel missiles ennemis.

Tout cela va être présenté à Volodimir Zelenski. Il est en ce moment en train de se faire briefer par les présidents de ces groupes d'industrie d'armement sur le bien fondé de cet armement français. Il s'agit selon l'Élysée de mettre l'industrie d'armement, l'excellence de l'industrie de l'armement français au service de l'Ukraine.

Je vois les portes de ce de ce de cet hangar qui sont en train de s'ouvrir. Une lettre d'intention qui sera filmée, elle en extérieur au vues et au su des caméras avec un décor, vous l'avez vu, toute prêt pour accueillir les deux chefs d'état. Il y a un peu de retard sur le programme et c'est vrai que ces portes qui s'ouvrent et avec du personnel qui commence à sortir, on peut imaginer que cette lettre d'intention qui doit être signée tout à l'heure, c'est imminent.

Je vous rappelle que Volodimir Zelenski, avant même d'arriver à Paris, il a parlé lui d'un accord historique. Oui, visiblement, on n'attendra pas que la puissesse pour signer cette lettre d'intention. Les portes s'ouvrent et on semble apercevoir effectivement Volodimir Zelenski qui ne porte pas son fameux Tri t-shirt Tri vert kaki.

Aujourd'hui, il est arrivé à Paris avec une tenue un petit peu différente. Voilà pour le point [rires] le point strictement vestimentaire. Mais bon évidemment tout est très très symbolique dans ces réunions.

Effectivement ça s'agite Patrick cette accord qui va être signé. On peut imaginer qu'il était prêt d'avance. On discute vraiment de différents détails.

Il y a vraiment des décisions qui sont prises là en quelques minutes ou bien tout est déjà archi verrouillé par les délégations respectives. On arrive à la conclusion évidemment euh lorsqu'on parle en général de sommet, c'est qu'on est vraiment à la fin et n'oubliez pas vraiment les mots lettres d'intention. Évidemment, voyer Zelinski, c'est la communication politique accord.

Oui, accord sur une lettre d'intention, on n'y est pas. Mais là, ce que l'on voit ici, c'est de la communication mais c'est aussi du signalement stratégique parce que cette image EBFM TV s'est retransmis boulevard LAN à l'ambassade de Russie. C'est vu aussi par la plupart des puissances, y compris des concurrents de de pays alliés.

Et l'idée aussi pour la France, c'est non seulement de dire "Oui, on a de l'Ukraine, mais regarder ce qu'on est en train de de faire. Encore une fois, il s'agit de vendre et je rejoins ce qui a été dit jusque jusqu'ici, la vente amène la vente parce qu'encore une fois ces systèmesl sont formidables mais ils sont très peu nombreux pour l'instant et on parlait d'effectivement du début de carrière à l'étranger en tout cas du du rafal. Bon général, je crois que le premier trait de plume, c'était 1978, vraiment tout toute fin des années 70 et il a fallu attendre finalement le le mi-temps des années 2000 pour que ça y est, c'était devenu un sujet presque de de rigolade ou de moquerie.

Du coup, maintenant on ne rigole plus du tout, le rafale se vend. C'est vrai François que cette image c'est peut-être d'abord un message à Moscou parce que Vladimir Poutine depuis le début mise sur le fait que les occidentaux vont se lasser que petit à petit l'Ukraine va être isolée et ce qu'on voit ici ces deux drapeaux côte à côte et ces armements qui sont affichés, c'est une façon de dire à Vladimir Poutine, nous sommes toujours là, l'Ukraine n'est pas seule. Alors l'Ukraine n'est pas seule parce que la France a choisi mais très clairement le choix de soutenir l'Ukraine quoi qu'il en coûte et surtout parce que la France copréside avec le Royaume-Uni la coalition des volontaires.

Et lorsque vous verrez tout à l'heure la délégation est en train de sortir, on voit le le cortège donc de de tous ceux qui ont accompagné ce ce débriefing. Lorsque vous verrez tout à l'heure Vlodimir Zelenski visiter le quartier général de la coalition des volontaires qui aujourd'hui est à en région parisienne et qui sera transféré l'année prochaine à Londres, vous avez là 15 pays absolument dans une forme de noyau dur de soutien à court moyen et long terme pour l'Ukraine accompagné par une vingtaine d'autres qui sont résolus à ben peut-être pas forcément avec les mêmes moyens mais à donner contribuer former financer l'Ukraine pour les 10 ou 15 prochaines années. Et c'est ça le message qu'on veut faire passer à Poutine.

C'est pas uniquement bah aujourd'hui on va faire si non c'est pour les 10 années à venir on sera présent. C'était intéressant de voir que le weekend dernier le le ministre des affaires étrangères ukrainien était à Londres. Il a signé un contrat de coopération avec les Britanniques pour 100 ans.

Alors c'est pas dans le domaine strictement militaire, c'est dans le domaine de la coopération tous azimut et notamment dans le secteur de l'éducation. Mais c'est très important que les pays qui veulent aider l'Ukraine ne soient pas dans le court terme. Et on voit ici les sourires de du chef d'étatmajor particulier, chef d'étatmajor des armées et l'ambassadeur de France en Ukraine.

Mais parce que là on parle beaucoup du du militaire parce que c'est la séquence et mais dans la journée, il va y avoir aussi un gros travail qui va être fait sur la question de l'énergie parce que l'énergie c'est fondamental hein et là-dessus on est vraiment aussi très impliqué dans le fait que ça tienne en en une grande partie de du réseau euh ukrainien quand il est frappé par par euh par la Russie euh travaille main dans la main avec les Français pour faire tenir l'affaire et je peux vous dire que c'est pas simple et qu'il y a un sacré boulot qui est fait là qui est pas visible sur les infrastructures avec les avec avec qui fait un super boulot et qui est pas vu parce que c'est moins militaire, c'est enfin donc on en parle moins mais honnêtement c'est pareil. une guerre, c'est une nation qui la la la les batailles, c'est mené par les armées, mais à la fin des fins, la c'est une nation qui fait la guerre. Et donc, c'est pour ça que c'est aussi intéressant d'avoir cette journée comme aujourd'hui que on voit bien que c'est petites briques par petit petite brique, ça va durer cette affaire.

Ne ne ne ne rêvons pas. La Russie est déterminée, Poutine veut pas la paix. Donc il faut pas croire que il va ça va disparaître tout ça, qu'on va revenir au monde de la paix d'avant et que tout va disparaître par un coup de baquette magique.

Donc il faut vraiment s'organiser et petit à petit mettre les briques pour construire le mur. Général. Non, là on a une exposition et c'est normal des systèmes d'armes, ce qu'on appelle des systèmes d'armes.

Il faut pas oublier et les hommes et les femmes alors qu'on voit ici les deux chefs d'état qui sortent à leur tour de l'entrepôt qui vont aller signer la d'intention générale. Oui. les hommes et les femmes qui sont devant ces systèmes d'armes, c'est le système d'homme, c'est le système humain.

Et on aurait tort de négliger cette synergie. Euh les Ukrainiens sont bien placés pour le savoir. Eux qui manquent cruellement euh de ressources humaines et qui ont du mal à les régénérer.

C'est c'est aussi ça, c'est l'apprentissage que nous pouvons partager avec les Ukrainiens, que nos forces partagent avec les Ukrainiens. C'est ça qui produit des effets parce qu'on est capable d'exprimer clairement les besoins d'une guerre moderne aujourd'hui. Et ces hommes et ces femmes, ils sont très inventifs.

C'est c'est c'est eux qui font la différence. En fait, c'est vrai pour les militaires, c'est vrai pour les industriels. Il s'adapte aux nouvelles technologies, il voit que et il faut que le système qui va derrière, le système financier s'adapte aussi.

C'est un vrai défi pour pour toutes les les armées du monde, c'est comment on accélère ce rythme de de production avec ces nouvelles technologies, avec l'intelligence artificielle, comment on peut développer des systèmes d'ar moins coûteux mais plus adaptés. Voilà, voilà l'enjeu que qui qui est derrière tout ça des et on voit ici le moment solennel de la signature de cette lettre d'intention. On ne sait pas encore exactement ce qu'elle contient mais on va le savoir.

J'ai vu un micro sur la gauche d'Emmanuel Macron. Oui, effectivement. Oui, peut-être.

Et de toute façon, une conférence de presse est organisée à la mi-journée à l'Élysée. Toutes les questions notamment celles du lis Gosé pour nous seront posé. Voilà la signature donc de cette lettre d'intention avec le rafale derrière et on peut imaginer que dans cette lettre d'intention, il y a donc l'annonce de la vente de dizaines de rafales à l'Ukraine à plus ou moins long terme et les deux chefs d'état qui présentent sous les applaudissements dans cette aide d'intention.

Un accord que Vladimir Zelenski qualifia avant de venir d'historique. On verra exactement ce qu'il met derrière cette terminologie. Mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de sourire, beaucoup de satisfaction.

On a vu Emmanuel Macron montrer un peu précisément le rafale à son homologue ukrainien, sans doute en montrant certains armements spécifiques pour lui montrer les capacités de cet avion dont on connaît les qualités qui se vend donc de plus en plus à l'étranger. La signature a maintenant été faite et Volodimir Zelenski poursuit cette sa délégation. Voilà.

Ambassadeurenko. La délégation ukrainienne donc ici à gauche de l'écran, la délégation française à droite. S'il y a c'est vrai un micro qui a été installé, on l'a aperçu et il y aura des réponses aux questions après les annonces de du détail de cette lettre d'intention.

Voladimir Zelenski et Emmanuel Macron qui ont un programme assez assez chargé hein parce que François ça va se poursuivre encore après hein. Oui. Dans la foulée donc de la présence à à Villa Coublé euh ils partiront tous les deux pour aller visiter le quartier général de la coalition des volontaires qui se trouve en banlieu parisienne dans les hautes scènes du côté de Surè au Mont-Valérien.

Au montalérien précisément. Euh c'est un c'est un c'est un lieu qui a déjà accueilli d'ailleurs, il me semble en général des des d'autres États-majors, notamment des États-majors de force européennes euh pour des on l'avait conçu comme ceci comme étant un lieu de de rassemblement quand euh on a voulu construire en quelque sorte cette Europe, cette défense européenne. Voilà.

Et là, vous avez donc sous la sous un commandement franco-britannique, vous avez à peu près 200 planificateurs qui sont en train de travailler sur les conditions techniques, militaires, logistiques, opérationnelles de ce que serait un engagement d'une force multinationale au service de la paix en Ukraine. et puis mais qui travaille aussi, j'allais dire sur un autre plan qui est celui de la continuation précisément de l'aide militaire que cette coalition là en particulier et de façon autonome par rapport à l'Union européenne, par rapport à l'OTAN, travaille pour continuer à aider l'Ukraine. Et donc c'est ça qui est important, c'est de c'est ce travail en parallèle où on est là pour se projeter à la fois dans le court terme, c'est-à-dire de quoi l'Ukraine a besoin aujourd'hui jour après jour, semaine après semaine dans la guerre qu'elle mène et notamment pour les 4 mois d'hivers qui arrivent mais également dans le moyen et long terme lorsque un jour il faudra s'il y a un cesser le feu protéger l'Ukraine, lui apporter les garanties de sécurité pour rester dissuasiiv face à toute nouvelle potentielle agression.

Et au-delà de ça, euh comment dans une Ukraine à 20 ans, on sera capable de travailler avec elle pour protéger, pour faire partie du mur de protection européen euh et de la et de l'alliance face à la Russie. Ce sera l'autre moment important de cette avant de se retrouver à l'idée pour la dernière partie de de la visite effectivement matinée chargée dans un moment, il faut le rappeler Didier où les troupes ukrainiennes sur le front sont en souffrance. C'est difficile.

Bah oui, elle ramasse he honnêtement c'est c'est compliqué. Là, je viens encore une fois làdessous le weekend, j'ai eu alors il y a deux choses qui qui comme le rappel le le général Parise, le plus gros problème aujourd'hui de l'armée ukrainienne, c'est pas les armements, ce sont les hommes. C'est des unités qui sont à 70 % de leurs effectifs seulement, qui ont un mal fou à tenir la ligne de front parce que ils ils ont fait une décision stratégique qui est de ne pas mobiliser les jeunes.

Donc les 18 à 25 ans, ça vend pas à la guerre. Donc la moyenne d'âge dans les tranchées, c'est 42 ans. La dernière fois que j'y étais, euh j'étais honnêtement c'est surprenant hein. 27 ans et demi pour les Russes.

Euh ouais. Alors les Russes c'est compliqué parce que enfin c'est une autre affaire parce que eux de toute manière ils sont à 20 % au-dessus de leur capacité de de de recrutement puisque en fait ils ont décidé de ne pas envoyer les gens de Moscou de Saint-Pétersbourg et en fait c'est une armée coloniale hein parce que c'est vraiment c'est les musulmans du Caucas et les asiatiques de Bourashi. Alors et les nord-coréens donc c'est assez étonnant hein de ce qu'on voit mais côté ukrainien ce qui est un vrai sujet c'est ça donc leur gros gros problème aujourd'hui c'est la et quand on discute ça c'est un truc qu'on doit disc quand on discute avec les commandants ukrainiens de terrain je parle pas des chefs he ils me disent mais attention qu'une démocratie ne mobilise pas pour se défendre posez-vous la question vous allez avoir un jour le même problème quel qu'il soit c'estd qu'on ne peut pas simplement faire une guerre de cette nature là face à des dictatures qui se foutent complètement du taux de perte Si à un moment ou un autre, on n' pas préparé en amant la capacité d'une mobilisation qui permette de recompléter l'effort.

C'est ce que disait de Duré, c'est ce que disait le général Palomeros. Il les systèmes d'armes, c'est bien mais l'homme finalement à la fin des fins et la volonté c'est ça le la guerre c'est l'affrontement des volontés. Ça c'est un vrai vrai vrai sujet.

Le deuxième truc, c'est le qui qui qui pèse aujourd'hui, c'est que comme justement il compensent les hommes par des drones, il y a énormément en ce moment même depuis une dizaine de jours de de brouillards sur les lignes de front. Ce qui fait que comme le brouillard est dense, les drones ne volent pas et les et les Russes en profitent pour avancer en envoyant de la masse et ça c'est un vrai vrai problème. Voilà.

Euh effectivement la situation euh sur euh le tron où le ciel est bas et que donc bah tous les moyens aériens à ce momentlà ne servent pas à grand-chose et ce qui explique une grande partie de la progression russe dont vous nous parlez alors que les deux chefs d'état sont en train de euh s'attarder à Villacoublet mais finissent maintenant par partir. Clémence Dibou, vous êtes sur place. Attends, attends.

Allez-y, allez-y, on vous écoute. On voit le Et oui, parce que tout se passe en ce moment sous nos yeux. C'est pour ça le président Voldemer Zelenski, il est ici, il est en train de partir.

On va peut-être aller le voir parce que je vois qu'il répond en direct à des journalistes. On va essayer de s'approcher avec Lucas David. Pendant ce temps-là, moi je continue à vous expliquer ce qu'il en est.

On va aller lui demander, je vais tout de suite lui tendre le micro, hein. Vous avez pu entendre la toute fin de l'interview de Voldimier Zelenski alors qu'il est en train de repartir avec son véhicule. direction désormais et bien le QG de l'état-major de cette force multinationale avec la France et notamment les le Royaume-Uni pardon avant de rejoindre l'Élysée.

Cette séquence ici, elle a été assez rapide cette lettre d'intention sous une pluie signée sous une pluie battante à cette base aérienne de Villa Coublet après un long entretien avec des PDG, des grands de grands groupes industriels français selon l'Élysée he mettre le l'excellence de l'armement de l'industrie de l'armement français au service de l'Ukraine. Pour l'instant, rien n'est sorti de ce qui a pu être signé, mais c'est vrai que le décor qui lui est très important. Bien sûr, il y avait dehors devant les journalistes, devant ce pupitre installé en extérieur pour signer cette listre d'intention, le rafale français, le le système de missile de défense antiaérienne français.

La lettre d'intention, elle a été signée très rapidement. Suivi, je vous ai dit, précédé d'un long échange avec des militaires français. Les présidents, le président français vient de quitter la base de Vilacoublet.

Deux même pour le président ukrainien. Suite de la prochaine étape donc c'est l'état-major de cette force multinationale pour l'Ukraine. effectivement l'étatmajor de cette force internationale pour l'Ukraine, on va vous expliquer précisément en quoi ça consiste et ce qui a déjà été mise en place parce que euh c'est un travail qui est mené depuis euh plusieurs mois et même pratiquement plusieurs années pour être opérationnel le jour J à l'instant T lorsque cette ce cesser le feu que tout le monde souhaite entrera en vigueur le plus vite possible, on l'espère.

Lieutenant colonel Vincent Rabarettier nous a rejoint. Euh, bonjour. Ce qui va se passer tout à l'heure du côté du Mont-Valérien, cette force multinationale euh elle regroupe un certain nombre de pays sous l'égide entre guillemets, de la France.

C'est comme ça que ça se passe. Alors, sous l'égide de la France et et du Royaume-Uni, faut jamais oublier le rôle aussi du Royaume-Uni. Donc si le une partie du poste de commandement euh est traditionnellement au Montvalérien, c'est que traditionn c'est qu'en fait l'Union européenne dans les opérations qu'elle a déjà mené et j'en ai participé à quelques-unes euh quand la France est nation leader, c'est le terme ou nation cadre, et bien c'est le Mont-Valérien qui est déjà prééquipé, précablé, qui est utilisé notamment pour être en liaison euh télécommunication informatique via des satellit enfin via des satellites avec des des gens qui seraient sur le terrain ou qui sont ne serait-ce que dans les ambassades.

Donc c'est très important de mettre en œuvre ce qu'on appelle des noyaux clés de cellules. Alors un état major qu'est-ce que c'est ? Ce sont 10 à 11 cellules qui font qui ont chacune une fonction ben particulière.

Alors bien sûr on pense souvent au J2 la partie renseignement qui doit être multinationale et qui qui est la cellule qui se constitue la première. Et puis ensuite, vous avez la partie opération, c'est-à-dire tout ce qui concerne le déploiement des unités dès lors que l'armistice aura été signée entre les Russes et les Ukrainiens. Euh donc, il faudra mettre en place des des observateurs, des troupes, des moyens militaires, matériels et humains.

Et puis ensuite, vous avez la partie logistique, le J4, vous avez la partie planification qui est déjà bien sûr en place. on repense à ces réunions de généraux qui ont eu lieu à l'Élysée ou en Angleterre il y a quelques mois et et derrière ces généraux, b il y a des États-majors qui eux mettent en musique les grandes décisions qui ont été prises et auxquelles nous n'avons absolument évidemment pas accès puisque il y a un minimum de secret. Euh ensuite, bah vous avez des euh des bureaux qui des fonctions comme la fonction médicale qui sont très importantes euh et puis d'autres fonctions budgétaires financières dans une dans je me souviens de certaines opérations européennes en Afrique notamment où la partie budgétaire était très importante parce qu'il faut équiper ces soldats européens avec des moyens qui ne sont pas payés par leur nation mais payés par l'Union européenne et il y a des budgets pour ça dans l'Union européenne notamment la partie sur laquelle je travaillais qui était l'informatique les les réseaux, euh les frais de télécommunication satellitaire, tous ces frais montent assez rapidement, assez haut et et voilà en quoi consiste un état major tel que le président Zelinski et et le président Macron vont vont le visiter.

C'est vrai qu'il y a des tas de questions opérationnelles, des tas de questions logistiques mais aussi financières. Tous ces sujets sont évidemment mêlés. On va y aller justement du côté du Montvalérien retrouver Igor Saeri.

Les délégations devraient arriver dans les minutes qui viennent. C'est assez assez proche. Oui, absolument.

Julien, la police vient de me dire à l'instant que le convoi devrait arriver ici d'ici une trentaine de minutes. Donc au montérien qu'on connaît plus habituellement pour des hommages aux héros de la nation avec son fameux mémorial aux résistants aux combattants fusillés par les nazis. Bien c'est ici aussi que se trouve effectivement le quartier général de cette force multinationale ukraine.

Juste derrière moi au niveau de cette caserne militaire. Volivir Zelenski et Emmanuel Macron vont donc emprunter ce chemin d'ici une trentaine de minutes. Une force, une tasque force qui est préparée par Paris et Londres depuis maintenant des mois qui a été créée.

On s'en souvient par la coalition des volontaires à laquelle participe une trentaine de pays d'après l'Élysée. Cette force multinationale doit préparer doit préparer l'après cesser le feu en Ukraine un éventuel ou hypothétique arrêt des combats. Il n'empêche qu'il faut se tenir prêt.

Par quel moyen ? par des moyens aériens au sol évidemment mais aussi maritime. Il s'agit donc de regarder dans le détail, de préparer l'après et pourquoi pas aussi envisager autre chose puisque je le rappelle pour l'instant cette guerre continue.

Cette guerre continue de tuer des civils, continue de viser des sites énergétiques par Moscou. Il est donc urgent de préparer cette force multinationale ukrainienne. C'est de cela dont il s'agit aujourd'hui et c'est pour cela que Zelenski vient visiter cet état-major pour bien discuter de la suite et discuter de maintenant en particulier.

Merci beaucoup Igor. On vous retrouve évidemment dès que la délégation arrive pour suivre la suite des événements. Cette force multinationale François Clémenceau, c'est un projet qui tient à cœur personnellement à Emmanuel Macron.

C'est vrai que là-dessus, il a été très moteur. Oui, parce que jusqu'à que cette coalition soit créée au printemps dernier, vous aviez l'idée que en fait soit c'était au pays individuellement de fournir un effort à titre totalement unilatéral, soit c'était dans un cadre européen contraint puisque là pour le coup euh il y a à la fois une forme de de lenteur dans les débats et puis de possible blocage et on a vu à quel point précisément certain nombre de pays comme la Hongrie, la la Slovaquie aujourd'hui d'ailleurs la Tchéquie aussi ben mettent un peu des bâtons dans les roues pour que soit le débat traîne, soit pour que les décisions ne soient pas prises et puis vous aviez l'OTAN et au milieu et au carrefour de tout cela, vous avez une organisation plutôt pratique qui s'était mis en place pratiquement juste après le début de la guerre à Ramstein qu'on appelle le format Ramstein et là qui réunissait tous les pays volontaires pour faire des contributions militaires à l'OTAN. Tant que c'était sous Joe Biden, ça s'était plutôt correctement passé.

Avec l'arrivée de Trump, ça a été toute une autre histoire. Disons que la volonté américaine de continuer à se coordonner avec les alliés pour fournir de ce ce dont l'Ukraine avait besoin et ben c'est tombé un peu à l'eau. Et donc aujourd'hui la coalition des volontaires, c'est déjà 18 pays membres du noyau dur, essentiellement européen et membres de l'alliance atétique et puis une quinzaine d'autres qui sont là en soutien et qui apportent eux pour le coup pas forcément de l'aide militaire mais c'est de l'aide économique, financière, humanitaire de tous ordres et donc un peu qui qui viennent supplé.

Et dans ce noyau dur, ce qui est intéressant, c'est queil y a pas que des pays européens. Vous avez par exemple l'Australie qui en fait partie, le Canada et puis vous avez évidemment deux représentants observateurs ou coordinateur, l'un pour l'OTAN, l'autre pour l'Union européenne et puis vous avez un pays comme la Turquie qui est là aussi mais qui est très important pour la mer. Évidemment, elle a un rôle, on a vu à quel point elle a pouvait jouer un rôle un peu pivot en fait, que ce soit pour aider l'Ukraine ou pour dialoguer avec les Russes.

Bref, cette coalition des volontaires présidée, copilotée par la France et le Royaume-Uni, elle a un rôle aujourd'hui d'aider au quotidien l'Ukraine, mais surtout d'aider l'Ukraine à devenir celle qui sera le l'un des remparts de l'Union européenne et de l'Alliance Atlantique à terme. Guillaume, question tabou, peut-être vous allez pas me répondre, je ne sais pas. On dit qu'il n'y a pas de militaire français combattant présents sur le terrain.

Ah voilà François souris. Est-ce que il y a pas il y a pas de militaire français qu'on attend sur le terrain. C'est est-ce que c'est du fantasme ?

Je sais pas. Quand il y a peut-être des forces spéciales mais les forces spéciales c'est pas la même chose. On s'en fout.

Ça rentre pas dans les calculs. Il y a des par contre il y a des formateurs. Les formateurs ils sont présents.

Forur ils sont en Pologne essentiellement. D'accord. Et il y a aucun formateur qui est présent français sur le terrain ukrainien.

Il peut y avoir à des moments donné sur des systèmes d' particuliers des formateurs détachés par les par les entreprises qui vont amener le le matériel. On est pas engagé mais de toute façon enfin c'est tout ça est un mythe qui qui correspondrait au fait qu'on soit ou pas ou non belligérant. La formation, l'encadrement et même la présence de force spéciales ou de renseignement n'est pas considéré au terme international comme de la cobelligérance ou situe la frontière justement entre la cobigérance et l'aide à un pays.

Bah le ce que depuis des années, c'est très bien documenté, les Russes étaient à côté des Vietnamiens et n'ont pas été considérés comme cobéigérant pendant la guerre contre les États-Unis. Voilà, et cetera et cetera. Alors que là, on est dans du travail à peu près normal.

Dans ce genre de planification avec d'un état majeur qui est mis sur place, il y a ce qu'on appelle les équipes de liaison et de reconnaissance de théâtre qui sont constitué de quelques officiers qui souvent agissent en civil he d'ailleurs, ils sont pas en tenue et donc ils vont reconnaître des endroits bien particuliers pour mieux prévoir la mise en place de moyens plus lourds. Donc ils vont voir notamment en étant soutenu par leurs ambassades respectives. S'il y a des Français, l'ambassade de France à Kiev les soutiendra pour faire des reconnaissances particulières sur des endroits particuliers.

Alors que comme on vous le disait tout à l'heure, c'est bien le chiffre de 100 rafale qui semble se confirmer du côté de l'Ukraine pour l'achat donc qui a été signé quelques instants. Il y a déjà évidemment un certain nombre d'armes qui ont été livrées par la France en Ukraine. On va vous en donner le détail avec nos éclaireurs.

Et c'est vrai Fanny Vider que c'est un arsenal important qui a déjà été livré. Oui, un arsenal important d'une valeur importante également puisque tous les ans le ministère des armées fournit au Parlement son rapport annuel sur les exportations d'armes donc de la France à l'Ukraine et vous le voyez donc depuis le début de l'invasion russe jusqu'à fin 2024 et bien c'est quasiment 9 milliards d'euros d'armes qui ont été fournies d'abord une partie de plus de 5 milliards jusqu'à mai 2024 et puis un second contrat en février 2024 a été signé pour ajouter plus de 3 milliards. qu'on en est à ce total.

Dans le détail, voici l'armement tout d'abord, le matériel lourd qui est fourni par la France à l'Ukraine. Vous allez voir tout d'abord, il y a ces fameux missiles antichars. On va avoir un exemple ici.

On a le missile antichar Javeline. Il y a également les Milan ou encore les Aéron. Les Milan sont des missiles antichars assez anciens qui datent des années 80 qui sont en cours de de renouvellement.

Autre système également, il y a les missiles mistrales pour les systèmes dit portatifs hein de euh défense anti aérienne. Il y a également de l'artillerie lourde qui est fournie par la France à l'Ukraine avec donc ces canons, ces obusiers par exemple de type TRF1 ou encore les Obusiers César. Il y a également des lance-roquettes et puis évidemment les roquettes et les obus qui vont avec.

En terme de véhicules, on trouve des véhicules blindés comme l'AMX 10 RC euh qui est lui aussi est assez ancien, tout comme les euh les Vabes. Euh voilà pour ce qui est euh fourni dans ce sens. Et puis également autres véhicules là dans les airs, les avions avec les Mirages 2000, le modèle 5F ici que l'on voit euh qui sont également fournis.

À cela s'ajoute des systèmes de défense antiaérienne, sol air, des véhicules légers ou encore du génie militaire, par exemple des des ponts. Au niveau moins lourd, maintenant si on regarde en terme de de matériel, l'aide française à l'Ukraine, c'est aussi de l'équipement individuel he des cases, des gilets par balle, des jumelles à vision nocturne. Il y a également des munitions, du carburant, du matériel médical, des tenues antinucléaires ou encore du soutien plus immatériel comme c'est le cas pour la maintenance de ces armes ou encore la formation des soldats ukrainiens à l'utilisation de ces armes.

Merci beaucoup Fanny pour ce point complet, très éclairant alors que des rafales vont donc venir compléter cet arsenal dans les années à venir. Et sur le plan de l'assistance américaine, où en est-on précisément Didier ? Alors toujours pareil, enfin les Américains continuent à appuyer entre autres avec à partir de Ramstein.

Ça honnêtement s'ils avaient arrêté, ça serait vraiment la catastrophe pour lire les choses franchement. Donc il continue simplement en fait le deal et vous voyez bien pourquoi on a avancé sur l'affaire avec le deal que Macron a passé avec Trump. Il est OK.

Vous vous voulez vous retirer un petit peu et mettre l'essentiel de votre effort sur face à la Chine en Asie à cause de Taiwan. Très bien. Nous les Européens, ce qu'on vous demande, c'est deux choses.

Donnez-nous la garantie que si jamais on était obligé de se déployer dans le cadre d'un accord de prix négocié, à ce moment-là, vous nous donneriez un le renseignement dont on a besoin et les appuis aériens. C'est ce qu'ils appelaient voilà le le enfil de sécurité. Voilà, le filet de sécurité.

Et donc le Trump a dit "OK, je vous laisse faire ça. Vous organisez entre pays qui sont pas nous. Comment vous mettriez à l'arrière des lignes une capacité d'observation et de maintien d'un d'un cesser le feu mais qui pour l'instant n'arrive pas hein que les choses soient claires.

Nous les Américains, on sera dans un accord tripartite avec les Russes et les Ukrainiens pour le discuter pour en discuter le cadre et vous vous seriez dans l'observation de l'application et nous on vous mettra des moyens qui seront les moyens d'observation qui vous manquent pour le faire. C'est donc pour ça d'ailleurs qu'il est important d'avoir les Turcs. Parce que grosso modo, pourquoi c'est la France et les Britanniques qui le font ?

Parce qu'au niveau européen, bah c'est les deux seules puissances nucléaires qui donc peuvent intégrer euh le fait que il on peut parler un peu durement avec les Russes que les autres ne peuvent pas faire. Donc on agglomère autour de nous les autres et les Turcs. C'est parce que eux c'est eux qui contrôlent les D3 d'entrée dans la mer noire et que en fait cette opération sera une opération à trois niveaux. sur au sol pour vérifier l'application en arrière des lignes de front dans l'air parce que là pour le coup on mettra de la capacité à empêcher de voler et il y aura de fait une sorte de de no fly zone hein donc de de d'interdiction de survol de de l'Ukraine qui sera appliqué par les et là il y a beaucoup de pays qui sont prêts à aller dedans et en en mer noire avec les Turcs on travaillera à la liberté de circulation et à la possibilité de faire rentrer de passer un certain nombre de navires par les D3 Bosfort qui sont contrôlés par la par la Turquie.

Donc c'est ça qui est en place et ce qui a été mis en place avec 35 pays. C'est ce qu'on appelle la la génération de force qui est prêt à mettre quoi et dans quel cadre. C'est pour ça qu'il y a un état majeur pour planifier comme l'expliquait très bien le colonel parier, c'est que en fait on a des structures qui soit planification, conduite, renseignement et cetera travaillent maintenant à mettre en place de manière multilatérale les communications qui fonctionnent entre nous.

Quels sont les pays qui sont prêts à faire quoi ? Quels sont ce qu'on appelle les cavéates, c'est-à-dire les limites d'engagement parce qu'il y a plein de pays qui vont dire bon ça on veut bien mais ça on veut pas. Voilà donc c'est ça qu'on met en place de manière extrêmement concrète autour de la France et de la Grande-Bretagne qui ont l'habitude de faire ce genre de chos.

Alors qu'on a vu la délégation qui est en train d'arriver du côté du Mont-Valérien où vous trouvez Igor Sei ? Absolument neuf véhicules et au moins une quinzaine de motards sont arrivés il y a maintenant euh 2 3 minutes en empruntant ce chemin qui mène etth bien à cette étatmajor de la force multinationale Ukraine. C'est la 2e étape officielle de la visite de Vladimir Zelenski ici euh en France. visite du quartier général de l'étatmajor pour et bien observer, regarder ce qui est fait, ce qui est préparé depuis des mois par Londres pour intervenir dès l'accord du CC le feu.

L'Élysée a dit que cette force multinationale était prête était prête à intervenir par des moyens aériens, terrestres et maritimes. Une force qui doit être déployée donc à l'éventuelle arrêt des combats. Évidemment, on est loin d'en être là, mais il faut quand même se préparer.

C'est cela que va visiter aujourd'hui le président ukrainien en compagnie du président français avant un déjeuner à l'Élysée et avant un forum franco-rainien autour du drone. Puisqu'on le sait, cette guerre est aussi une guerre de drone. 70 % du matériel ennemi russe est détruit par des drones ukrainiens.

C'est primordial. Donc aujourd'hui 2e étape à l'instant où l'on se parle, ce qu'on voit d'arriver depuis la base de Villa Coublé euh à cet étatmajor à ce quartier général de la force multinationale Ukraine. Merci beaucoup euh Igor, on vous retrouve évidemment tout à l'heure.

On sait euh lieutenant colonel Arbarétier, combien de personnel militaires on pourrait d'ors et déjà déployé en Ukraine si d'aventure un cesser le feu été prononcé dans les jours qui viennent. Alors, on a chaque pays, en particulier la France et les Anglais et le Royaume-Uni ont des unités qui sont en alerte permanente. Euh moi, je peux vous dire ce que j'ai connu il y a une trentaine d'années où il y avait une opération franco-britannique qui a été déployée en Bosnie euh pour faire face aux vélités serbes d'attaquer les casques bleus, hein, dans le casadre de la fourprenue.

Donc, on il s'agissait de la force de réaction rapide. Ben très rapidement, on on met en place des régiments et assez rapidement au bout d'une semaine, la France et la Grande-Bretagne étaient capable de mettre en place deux brigades. C'est-à-dire en fait la brigade Airmobile britannique euh bon ça faisait 3000 hommes à peu près entre des fantassins, des hélicoptères et et d'autres organismes.

Et puis la brigade de la 6e ancienne unité la 6e brigade légère blindée enfin qui était à l'époque 6e division blindé qui met qui a mis en place à base de légionnaire une unités qui ont été en une semaine enfin je vous interromp parce que voilà l'information est confirmée sans rafale une lettre d'intention pour l'achat par l'Ukraine de sans rafal ainsi que de défense aérienne et de drone voilà ce qui tombe à l'instant de la part de l'Élysée confirmation de ce qu'on vous disait depuis tout à l'heure, cette lettre d'intention à la signature de laquelle vous avez assisté il y a quelques minutes et alors que les chefs d'État sont en train d'arriver maintenant du côté du Montvalérien, on voit l'importance de cette délégation, son ultra sécurisation évidemment à la fois la délégation française mais également la délégation ukrainienne. On sent qu'il y a évidemment une nervosité importante les Oui, bien sûr. Allez-y.

Justement, vous parliez de la sécurité autour de Zelenski. Est-ce que le président Zelenski reste une cible lui-même pour les Russes en Ukraine ou ou pas ou est-ce queil y a une sorte de On va partir du principe que oui. D'accord.

Non, non, mais je veux dire et est-ce que c'est une est-ce que les enf c'est peut-être pas les plans russes mais on va faire comme si honnêtement, il vaut mieux faire comme si non. Tout à fait. Non, non, mais je veux dire en Russie ça ça et pour les Russes on ne sait c'est c'est un objectif militaire, c'est euh on nen sait rien.

Alors, les Russes nous l'ont pas dit, mais euh en même temps, c'est un c'est un c'est une personnalité qui attise tellement de haine euh évidemment de dans au plus haut niveau de de l'État russe hein qui est en guerre aujourd'hui contre ce pays, mais aussi dans toute une partie de la population où finalement Zelenski représente l'ennemi. c'est celui qui tient tête, c'est celui qui euh n'a même pas été capable de se représenter à une élection présidentielle et donc qui est considérée par un bon nombre des Russes comme étant totalement été légitime. Et donc à la limite, lui vivant, ça permet de de continuer auprès de la population de dire "Regardez ce gars." Et ils ont un ennemi.

Il y a un ennemi par faut toujours se méfier he parce que oui oui bien sûr. Ils ont quand même la gâchette facile naturellement. Et il y a il y a eu des tentatives Didier il y a eu les tentatives effectivement soit d'empoisonnement depuis le début du conflit.

Oui. Oui. Volodimir Zelenski qui peut être effectivement ciblé par les Russes mais qui est aussi en Ukraine en ce moment dans la tourmente Patrick parce qu'il y a une affaire de corruption qui avec l'été il y a quelques jours et qui le touche indirectement puisque l'un de ses très proches alors qu'il est en train d'arriver me dit-on du côté du Montvalérien le président Zelenski.

Oui, un contexte donc intérieur qui est très compliqué pour le président Zelenski qui a aussi besoin d'envoyer des signaux internationaux en ce moment, des signaux de remobilisation, remobilisation sur le plan international mais également sur le plan intérieur parce que cette affaire, elle touche non seulement des très proches mais également des membres très hauts du gouvernement. Il a dû faire un peu le ménage la semaine dernière. C'est compliqué. 1, on est dans un état d'exception et de loi martiale depuis bientôt 4 ans.

On le répète, les Russes le répètent, mais factuellement, il n'y a pas eu d'élection législative locale de renouvellement en fait de la classe politique depuis quasiment 4 ans. Et puis pour tous ceux qui sont allés en Ukraine avant ces années de guerre, avant 2014, on passe pas comme ça d'un état qui était quand même clairement corrompu et des régions qui fonctionnaient de façon très autonome et de façon très corrompue, un état blanc comme neige est capable de rentrer demain dans l'Union européenne. Non, il y a encore, moi je je l'ai vu mais mais à des dizaines de reprises encore en 2014 où vraiment il y avait une ambiance qui était très recambolaise.

Vous avez des souvenirs de de Mariol où vous tombiez sur d'abord sur la même route des petits hommes verts, c'est-à-dire les soldats russes qui arrivaient sans identification mais évidemment on savait que c'était des Russes. Derrière des convois de Porsche Cayenne noir, on savait que c'était le potentat du coin, la mafia. Vous aviez aussi des usines tenues par quelques oligarques ukrainiens qui tenaient d'une main de fer vraiment cette région.

Et puis vous aviez le gouverneur qui faisait ce qu'il pouvait et qui empochait euh assez régulièrement des des pots de vin. C'était ça aussi euh l'Ukraine et la Russie en a en a profité. On n'est pas passé de ça à encore une fois un état qui fonctionne normalement et c'est la grande difficulté d'un Volodemir Zelenski qui est quasiment seul au pouvoir depuis quasiment 4 ans qui ne peut pas là aussi factuellement organiser pour l'instant des élections d'où la nécessité d'un cesser le feu mais d'un bon cesser le feu d'une bonne paix pour qu'il y ait ce renouvellement pour l'instant il sert simplement François en parler à un instant de de nuisible pour ceux qui veulent ou de bouquet de bouquet émissaire il est invisibil isé par les Russes dès qu'il s'agit de négociation.

Vous savez, lorsque Vladimir Poutine laisse entendre que il va négocier, vous avez tout de suite à chaque fois Zelinski qui va dire "Bah écoutez, moi je suis prêt, mon avion est prêt, je peux aller." Il y a même pas de réponse, voyez. Et donc ça c'est la grande difficulté et il faut qu'il fasse encore une fois il est à la tête d'une démocratie.

C'est beaucoup plus facile sur ce point de ce point de vue là pour un Vladimir Poutine, un accident est vite arrivé pour quelqu'un qui serait qualifié de de corrompu en Russie. ça se passe pas comme ça en Ukraine. Et pour d'abord un pour faire simple, c'est tous les anciens pays de l'Union soviétique sont corrompus.

Voilà, le le le plus corrompu restant encore, c'est la Russie. Voilà, c'est très con. Et Zelinski a gagné les élections entre autres sur une chose sur la lutte contre la mais il a il a fait "Je vous conseille tous d'aller voir cette série qui s'appelle serviteur du peuple qui a hurlé de rire." En fait, il joue son rôle, il est candidat par hasard aux élections justement sur la question de la corruption et pendant toute la série, il voit à quel point lui et ses amis ont du mal à lutter contre la corruption alors qu'ils essayent de le faire.

Et ben, c'est la réalité de ce qui se passe, y compris le mec qui a produit sa série et fait partie de ces gars qui étaient les oligarques corrompus. La seule différence, c'est qu'en Ukraine, ils essayent de de revenir dessus, ce qui est pas simple franchement, alors que en Russie, pas du tout, c'est le système donc qui a un système mafieux. La grosse différence, elle est là.

Regardez aussi dans les anciens pays qui sont aujourd'hui dans l'Union européenne qui était dans le pact de Varsovie avant comme quoi euh euh les pays de l'Est de l'Europe qui ont beaucoup de difficultés et qui ont encore beaucoup de difficultés à lutter contre la corruption et puis il y a les pays qui veulent entrer dans l'Union européenne qui sont dans les mêmes difficultés également. C'est tout le c'est tout le le enfin c'est l'exemple évidemment de de la Roumanie, de la Bulgarie, de la Moldavie. Donc deux qui sont déjà dans l'Union européenne et avec qui précisément les discussions à Bruxelles sont extrêmement difficiles parce que ils ne remplissent toujours pas les critères euh d'adhésion même s'ils sont déjà dans l'Union européenne.

Régulièrement, il y a des rapports, il y a des inspections, il y a des des enquêtes qui montrent que en Bulgarie par exemple, il y a toujours un niveau de corruption beaucoup trop élevé qui suscite d'ailleurs des manifestations régulières et qui font que la classe politique aujourd'isée. C'est un problème pas seulement pour la Bulgarie, c'est un problème pour l'Union européenne parce qu'on est on est tous solidaires les uns des autres et pour les candidats à l'accession dont l'Ukraine et la Moldavie. Évidemment, l'Ukraine et la Moldavie sur le modèle de ce qui existait avec l'Union Soviétique et surtout avec le modèle de transition entre l'Union soviétique et la Russie actuelle.

Bien sûr que c'est ça fonctionnait avec une culture de corruption absolue et à tous les niveaux et donc c'est excessivement difficile de s'en débarrasser. Et sur cette affaire de corruption dont parlait Patrice, euh la mission d'enquête qui a été diligentée par les deux services anticorruption ukrainiens, elle a duré plus de 11 mois pour pouvoir obtenir toutes les preuves qu'il y avait effectivement deux ministres qui étaient impliqués plus un ami personnel de Vladimir Zelenski. Mais c'est pas l'Union européenne euh ni même les Russes qui ont dénoncé antiorruption.

C'est l'agence anticorruption mais qui a des difficultés aussi dans ses rapports d'indépendance avec le pouvoir. Mais c'est elle qui a débusqué cette affaire. Alors que euh Didier François, vous allez nous donner les détails de ce qui a été signé tout à l'heure sur la base de Ville Coubl pour vous donner l'essentiel.

Donc c'est ce que vous disiez effectivement sans rafale dans la lettre d'intention mais il y a également h systèmes Mamba donc le fameux système d'interception de défense antiaérienne qui estou est beaucoup c'est l'équivalent de ce qu'à la France pour vous dire les choses franchement et par ailleurs on a aussi pours reprolongé un accord pour des bombes qui sont des bombes de précision ce qu'on appelle les hammeurs les ASSM françaises AS2M où on aura en fourdira qui qui ils sont très appréciés en Ukraine 600 sur les trois prochaines années Et ces bombes, ce sont des bombes qui sont déjà en opération. Les sont déjà en opération, on leur on on leur don l'image. Ouais.

Et c'est extrêmement précis et c'est très c'est redoutable. On a réussi à les adapter pour qu'ils puissent être tirés y compris sur des MIG 29 de chez eux. Donc alors c'est vrai lieutenant colonel Arbarétier que les chiffres que nous donne Didier ce sont des chiffres qui sont importants. sans rafale h systèmes mamba c'est ce qu'on peut appeler alors c'est pas tout de suite he c'est une lettre d'intention on le rappelle mais ce genre de chos c'est ce qu'on appelle des game changers comme on dit quelque chose qui peut faire basculer le conflit d'un côté ou de l'autre oui à condition que ce soit livré à temp sinon ils arriveront comme des carabiners d'offenbach c'estd après l'action non mais je pense que les hommes politiques l'isé dit on se projette sur une dizaine d'années avec cet accord ou dans une dizaine d'années la Russie sera où l'Ukraine sera où non en fait je pense que dans dans ce genre de marché.

Euh ce qui souvent se fait au détriment de nos armées d'ailleurs, c'est que il y a un glissement, c'estàd que l'industrie produit pour nos armées des souvent des modèles plus modernes et nos armées livrent par petit nombre des avions qui sont immédiatement disponibles. Parce que si ces avions rafales qui pour être des game changers comme on le dit souvent depuis les F16, depuis combien de fois on l' dit ça ? Combien de fois on l'a dit ? pour que ce soit en nombre suffisant parce qu'il faut ajouter à cela les gripa s qui sont de très bons avions aussi peut-être pas aussi bons que les rafales voilà ils ont leurs avantage leurs inconvénients.

Là ça peut être un game ch parce que ce qui manque en fait ce que les Russes ont réussi dans leur offensive du 22 février euh 2022 c'est qu'ils ont détruit toute l'aviation ukrainienne au sol. Ah oui ! Alors ensuite ils sont pas restés, ils sont pas restés.

Donc en fait ça se on est dans la reconstruction petit à petit de l'aviation ukrainienne et pour qu'elle soit en nombre suffisant comme le disait monsieur Zenski il a tout à fait raison 200 avions pour l'Ukraine compte tenu de la superficie de l'Ukraine compte tenu en même temps de la force supposée de l'aviation russe. Et bien ça cela serait suffisant pour que les Ukrainiens puissent gagner la supériorité aérienne pas simplement chez eux mais aussi sur le front et pour éventuellement parce que c'est quand même le but stratégique l'effet final recherché comme disent les militaires de monsieur Zinski c'est de reconquérir les provinces perdues parce que ils vont pas attendre un s'il y a un cess de feu signé avant ça veut dire que les Russes on réussi à tordre le bras aux Ukrainiens en leur disant maintenant soit on continue sur Kiev soit vous signez le c'est le risque aujourd'hui. Et ensuite, il faudra que Kiev reconquierre d'une manière ou d'une autre, soit diplomatiquement, soit militairement, mais il faut gagner, si vous dans tous les conflits modernes depuis 1945, ce qui fait la différence, c'est la supériorité aérienne, les guerres au Moyen-Orient.

Pourquoi Israël a gagné la guerre des 6 jours ? Bah parce qu'ils ont détruit en en une en quelques heures en 2 heures, l'équivalent de de trois fois leur armée de l'air. D'ailleurs, alors il y a la capacité offensive, il y a la capacité aussi de défense antiaérienne.

H systèmes MMA, c'est vrai que c'est autant que ceux qui protègent la France. Donc on voit l'importance de ce dispositif. Il faut combien de temps didier pour produire h systèmes en bas ?

Je ne sais pas [rires] ça pas grave. C'est la colle. D'accord.

Le comparatif, c'est la première fois que j'arrive à vous coller. Je suis content. Voilà. il ple il faut vraiment garder ce ce comparatif France-Ukraine à l'idée pour montrer un peu la masse parce que Did disait H M c'est ce qu'on a nous en a réussi à en mettre un ou deux en Roumanie on les c'est pas on les prête on s'en sert nous lorsqu'on on parle de 100 voire une flotte de 200 avions de chasse pour l'Ukraine nous l'objectif d'ici quelques années pour la France c'est d'avoir 234 avions de chasse.

Vous voyez un petit peu ? je cisément 107 rafales pour l'armée de l'air et une quarantaine pour la marine grosso modo le char de Gaulle en fait on a les mirage de 1000 mais on va les remplacer mais mais ça vous donne une idée de la masse de ce qui est en train de se passer là aussi on n pas tout à fait les chiffres mais si on prend grosso modo après il peut y avoir des des ris tournent mais le prix d'un rafale grosso modo sur catalogue c'est 80 million donc ça fait un contrat à 8 milliards de de dollars voilà ce que demande ce qui est en train de payer l'Ukraine. Ils vont payer aussi pour les les Suédois sans les armements lorsque sans les armements sans le MCO enfin c'estàdire vraiment les c'est pour ça que c'est important ce que disait le général Palomeros voyez ces images c'est le maintien en condition opé voilà bah c'était important ce que disait le général Palomero tout à l'heure vous voyez sur cette image le rafale il est derrière les hommes et les femmes et ça c'est très important aussi parce que pour l'instant il y a des drones qui arrivent mais pour l'instant ces rafales ils sont pilotés par des hommes et par des femmes.

Donc ça vous donne un peu l'idée de cette masse qui est demandée par l'Ukraine pour se défendre et ce qui fait que régulièrement on dit c'est l'armée la plus grande, la plus expérimentée d'Europe. C'est c'est le cas avec tous ces chiffres qu'on qu'on vous donne. Il faut vraiment garder à l'idée ce comparatif France Ukraine.

Écoutez, le président Zelenski juste après la signature de cette lettre d'intention, son tout premier commentaire après donc avoir signé cette lettre d'intention dont on vous rappelle le contenu l'achat par l'Ukraine de Sfale H8 systèmes en bas et 600 bombes de précision à meur selon les chiffres que nous donnait il y a quelques instants Didier François le président ukrainien qui évidemment se félicite he de cet accord qu'il qualifiait déjà d'historique il y a quelques jours maintenant au moment où l'annonce de cette visite a a été faite avec l'Élysée 8 milliards rien que pour les avions. On précise au prix catalogue, c'est moi qui fait le calcul à la louche mais vous avez l'habitude de ce genre de négociation. J'ai pas l'habitude d'être à la louche mais je vous n'êtes plus à quelques milliards près mais c'est le minimum.

C'est ça qui est intéressant c'est que c'est vraiment la fourchette basse parce que c'est sans comment il paye pardon de cette question qui peut paraître un peu simpliste mais c'est quand même important il faut préciser pour les gens qui nous regardent. Donc c'est bien un contrat pour l'instant une lettre d'intention mais en tout cas l'idée c'est que c'est un un échange industriel. Ce n'est pas un don de la France.

Non mais ce n'est pas la première fois non plus qu'on aidera l'Ukraine financièrement à acheter français ça ou à acheter d'ailleurs tout autre marque de de de matériel militaire européenne ou même américaine. C'estàd quoi ? Qu'on va lui prêter de l'argent pour payer nos avions où on va où on va faire en sorte que il ait l'argent au moment de la livraison.

Et la livraison ce sera peut-être dans plusieurs années. L'idée de toute façon et et tout le monde le sait et il faut le redire, c'est que l'Ukraine aujourd'hui n'a pas les moyens budgétaires de pouvoir acheter à volonté tout ce qui peut se retrouver en étagère ou même à des sur des contrats livrables dans 2 ou 3 ans. Donc c'est soit de l'argent qu'on lui prête, soit de l'argent qu'on lui donne, soit de l'argent que enfin des livraisons qu'on qu'on lui qu'on qu' qu'on qu' qu'on enfin des avions, des Césars, d'autres équipements militaires que l'on livre au fur et à mesure qu'ils sont produits et le paiement se fait peut-être dans la foulée à postériori.

Mais l'idée que ce puisse être gratuit et que ce soit, j'allais dire la France qui offre, non, ça c'est pas c'est pas sérieux. D'ailleurs, ça poserait un énorme problème de crédibilité parce qu'au bout d'un moment, non seulement le fabricant, c'est-à-dire bah là en l'occurrence d'assaut d'assaut, il faut qu'il soit payé, donc il peut effectivement être payé euh j'allais dire avec une avance fournie par l'État français qui s'engage au nom de l'Ukraine. Mais vous voyez ce que je veux dire ?

Et c'est la même chose pour tout le monde. Encore une fois, dans cette coalition des volontaires, on est tous prêts à faire des efforts pour que l'Ukraine ne soit pas retardée uniquement pour une question d'argent. Il y a juste Jérôme Pétroni qui me dit en 2 secondes l'action d'assaut vient de prendre 5,76 %.

Ah voilà cette coalition des volontaires qui se matérialise depuis plusieurs mois maintenant sur le montalérien. C'est là que se trouve le concrètement les bureaux, l'organisation et c'est là que vous trouvez Igor Saerient Zelenski qui s'est rendu là-bas là aussi avec Emmanuel Cron pour voir maintenant l'autre aspect de cette visite après la signature tout à l'heure, on commence à préparer l'après CC le feu. Oui, absolument ce ces convois puisqu'il y en a eu trois au total sont arrivés il y a un petit quart d'heure maintenant. trois convois avec d'importants un nombre important de de véhicules.

Le premier, il y en avait une dizaine. Le deuxième, celui du président de la République français était peut-être le plus important en tout cas au nombre de véhicules puisqu'il y en avait une douzaine. Et enfin le troisème convoi, celui du président ukrainien Volodemir Zelenski.

Ils ont pris donc la direction du quartier général de cette force multinationale Ukraine. C'est le nom qu'on lui donne. Une force multinationale qui est préparée depuis maintenant des mois par créé par la coalition des volontaires à laquelle participeraiit plus d'une trentaine de de pays d'après d'après l'Élysée.

Il s'agit quelque part de concrétiser après Villa cette aide politique, ce soutien politique, ce soutien militaire et ce soutien logistique et et matériel à l'Ukraine vis-à-vis de de l'Europe, de l'Union européenne. Il s'agit de se rendre compte pour Volding Zenski que cette force est d'ors et déjà prête à intervenir mais à la condition qu'il y ait un cesser le feu, qu'il y ait un un arrêt des combats qui pour l'instant est plutôt de l'ordre de l'hypothétique, il n'empêche qu'il s'agit de compte que tout cela est prêt est préparé très sérieusement par la France, par Londres et par plusieurs dizaines de de pays de de l'Union européenne maintenant. Il s'agit de moyens maritimes, aériens et terrestres. au sol.

Voilà ce que va découvrir Vladimir Zelenski dans l'heure qui vient avant ensuite de se rendre à l'Élysée pour un déjeuner avec Emmanuel Macron. Et puis c'après-midi, il s'agira de participer à un forum franco-rainien autour des drones. Puisqu'on le sait, cette guerre qui se poursuit plus que jamais à l'arrivée de sa 4e année autour des drones.

On le rappelle que les drones sont décisifs pour l'Ukraine. 70 % du matériel ennemi, du matériel russe est détruit par les drones ukrainiens aujourd'hui. Igor Saeri du côté du Mont-Valérien alors que nous étions il y a quelques instants à la base aérienne de Villa Coublé.

Écoutez le président Zelenski juste après la signature de la la d'intention. Voilà, quelques mots pour se féliciter de ce qui vient de se passer et c'est vrai que l'Ukraine en a besoin de ce soutien parce que sur le terrain militaire c'est compliqué comme va nous le montrer Pauline Pioche pour les éclaireurs [musique] avec Pauline donc un un point sur la situation militaire du côté du front. Les choses, on le disait, sont compliquées, hein.

Vous nous le montrez carte à l'appui ? Oui, on va faire le le point avec vous. Et d'ailleurs, je je vous ai appelé aussi Patrick Sos, vous allez nous expliquer l'avancée justement de l'armée russe sur le territoire ukrainien.

Voilà, on a établi cette carte où vous voyez les les villes principales dont on va vous parler aujourd'hui. Ce que j'ai fait Patrick, c'est que j'ai comparé la carte d'aujourd'hui avec la carte il y a un an. Visuellement, en fait, on voit que le front n'avance pas beaucoup parce que ce qu'il faut préciser Patrick, c'est la méthode russe.

C'est village par village, kilomètre par kilomètre qu'il a des avancé et homme par homme parce que on entend beaucoup parler de Pokrovsk. Euh les gens se disent "Ça quelques semaines qu'on entend parler de Pokrovsk." Cette offensive, elle a commencé au mois d'août 2024.

Ça fait quasiment 1 an et demi. Ce que me disent mes sources militaires, plutôt françaises, c'est que sans connaître les pertes ukrainiennes, la Russie a perdu 1200 hommes pour sans doute prendre dans les prochains jours une ville qui est à l'état de ruine. Alors certes, symboliquement c'est très fort et bien ça touche aussi les les Ukrainiens, mais ils se sont déjà finalement organisés pour et bien poursuivre cette défense.

Mais le fait est que ça continue de de grignoter. Je rappelle aussi ce chiffre, 70 % des pertes ukrainiennes sont le fait de drone. Pour vous donner une image, parce que là aussi, c'est vrai, autant au début de la guerre, on pouvait vous donner assez facilement.

Non, c'est pas du tout le mot parce qu'on a notamment perdu nous Frédéric leclerov mais on pouvait montrer des des images de la guerre. Aujourd'hui, c'est vraiment très difficile. On a l'impression très cynique d'avoir un front gelé mais ça continue de se battre avec des pertes fortes des deux côtés.

Patrick, on va s'intéresser à Zaporidia. On a on en a souvent parlé parce que notamment la Russie a revendiqué la prise de deux villages hier dans la région de Zaporijja avec une précision, c'est que ça fait partie des zones en Ukraine qui sont un peu stratégiques pour les Russes parce qu'il y a notamment des points énergétiques, on pense à l'hiver en plus qui arrivent. C'est pas pour rien que Zapor est visé par la Russie. la ville hein de Saporij parce que la centrale qui est située à plusieurs dizaines de kilomètres à l'est à l'ouest pardon de de la ville est tenue par les Russes.

Mais effectivement c'est c'est Didier François qui en parle depuis ce matin notamment sur les conditions météo notamment autour du du Dèpre avec la facilité désormais pour les Russes et bien de faire des incursions de de passer de façon amphibie. Pourquoi ? Parce que qui dit brouillard et Franc en ce moment dit et bien brouillard aussi visuellement.

Je vous parle des drones et c'est vraiment le sujet depuis depuis ce matin, mais avec les drones, vous ne voyez plus rien. Et donc vous avez ces incursions faites par les Russes qui continue de faire parler la masse avec cette idée qui n'a pas changé qui est que si la première offensive n'a pas fonctionné, c'est-à-dire que si quasiment tous vos hommes russes sont morts et ben c'est pas grave, il y en a une deuxième pour arriver et face à la difficulté notamment de la conscription de la mobilisation ukrainienne, ça finit par marcher. Encore une fois, c'est tous les jours lorsqu'on s'intéresse à ces à ces à cette guerre, vous entendez parler de la prise de deux villages, d'un tas de ruines.

Le fait est que ça avance. Et justement, je voulais vous montrer cette image. On parlait par exemple de village par village, le village de Rivnopilia, c'était ce weekend.

On voit sur ces images les soldats russes qui brandissent le drapeau pour montrer qu'ils ont obtenu ce ce village. Alors parfois on parle de enfin on parle de ville de petitte villes en fait hein de moins de et puis vous avez vu le décor autour d'eux qui est où il n'y a plus rien. Il n'y a absolument plus rien.

Patrick pour terminer on va s'intériser s'intéresser à Kiev. Kiev qui est loin finalement de la ligne de front. Kiev qui est bombardé quasiment toutes les semaines toutes les 15 jours en tous les cas depuis le début de ce conflit.

Pourquoi est-ce que c'est pour montrer la domination ? C'est c'est quoi pour la Russie ces beau ces bou c'est jouer sur le mental, c'est jouer sur l'énergie, c'est joué aussi sur les défenses et là c'est le deuxième, on a trois grands sujets aujourd'hui, c'est le rafale, les drones mais aussi ces fameux systèmes Mamba. On le rappelle huit batteries qui vont partir dans les années à venir certes, mais le fait est que très bien lorsque Kief annonce chaque jour, nous avons réussi à intercepter tant de drones, tant de missiles balistiques russes.

Vous vous voyez ces ces camions qui sont prêts à à l'emploi, encore faut-il les remplir ? Et là aussi, les munitions commencent à manquer et de comment la Russie compte beaucoup dessus. Les Russes encore une fois, sur la masse des hommes, euh, ils n'ont pas de problème.

Ils envoient des gens qui habitent qui viennent de très très loin. Euh, des confins vraiment, j'allais dire, de l'URSS, mais c'est presque ça. Euh c'est comme disait là aussi Didier, une guerre coloniale du côté des Russes.

Ils sont passés aussi en économie de guerre lorsque vous pouvez produire jusqu'à quasiment 3000 2700 drones shaed chaque mois. C'est de la masse. C'est de la masse.

Ça vous coûte au final, mais ça permet aussi de saturer l'espace aérien de de la la ville de Kief notamment. Il y a des batteries de anti antimissile. Du côté de de Kief, mais les Russes penchent sur le fait que ce ne sera pas suffisant.

Sauf si sauf si vous avez les Français, les occidentaux qui continuent pourvoir au besoins de cette défense antiaérienne. Merci beaucoup Patrick. Voilà Julien pour les précisions sur l'évolution de l'avancée russe sur le le sol ukrainien.

Ouais, c'était vraiment très intéressant de voir ce ce comparatif par rapport à à l'année dernière. Merci beaucoup à tous les deux alors qu'il y a quelques instants le président Emmanuel Macron euh qui tweet Guillaume sur cette sur cet accord. Absolument à l'instant effectivement euh tweet euh sur lequel il tweet à la fois effectivement en français et en ukrainien grand jour.

Voilà, c'est ce qu'il tweet avec une photo du président ukrainien Volimier Zelenski et de lui-même effectivement devant ce rafale sur la base de Visi Villacoublé où ils ont donc signé cette lettre d'intention pour une centaine comment on dit en ukrainien Didier V qui voilà grand jour Vidienne avec l'accent signé Didier François c'est vrai lieutenant colonel Vincent Arbarétier que ces deux événements dont on vous parle ce matin à la fois la signature sur le très long terme mais également la préparation tion d'un éventuel cesser le feu au fond ils vont de paire parce que cette signature sur un terme d'une dizaine d'années, c'est ce qu'on nous dit en tout cas c'est aussi un message à la Russie, c'est aussi un message qui est envoyé à Vladimir Poutine sur le temps long pour lui dire non seulement les occidentaux ne lâcheront pas mais au fil des années l'Ukraine va renforcer son arsenal donc vous n'avez pas intérêt à continuer ce conflit dans les conditions actuelles parce que vous n'obtiendrez pas vous ne réaliserez pas les objectifs initiaux que vous vous êtes fixés. Ben je dirais que c'est un peu paradoxal parce que justement je serai Vladimir Poutine, je serai de ses conseillers, je dirais ben il faut continuer parce que après c'est pas garanti. Que après quand les Ukrainiens auront reçu tous leurs avions qu'il y aura des troupes occidentales sur place après le cesser le feu, ben au contraire les Russes ont intérêt, je veux dire c'est un peu paradoxal mais à continuer à continuer à continuer à mettre le paquet maintenant on voulait dire bah voilà parce qu'ensuite c'est trop tard. ce qui ont intérêt à faire les Russes certainement.

Euh il y a il y a certainement deux séries d'objectifs. Le le premier objectif c'est de conquérir la totalité des oblast queles que soient les pertes, quel que soit ça c'est le premier objectif pour au moins récupérer la mise après la la tentative ratée de 2022. Et le 2ème objectif, si plus euh pourquoi pas parce que évidemment il y a les conditions météo qui sont très importantes.

Il faut souvenir des affaires de en 1945 la conquête des Ardenes là par les Allemands où les alliés n'avaient pas pu faire décoller un seul avion pendant 3 semaines. C'est quand même le donc les Russes comptent aussi un peu là-dessus. Ensuite, il y a la deuxè le Dèpre.

Le Depre, c'est le à mon avis le but parce que le Dèpre, alors au sud, ça semble assez évident mais le DNP si vous voulez c'est la limite géographique qui est visuelle. C'est le fleuve qui coule et qui traverse qui coupe l'Ukraine en deux quasiment. Et ça c'est l'objectif non avoué, non avouable mais qui arrangerait bien les Russes d'arriver sur les rives du Dep et et ça si vous voulez il y a que Poutine qui le sait.

Mais si si s'il signe un 6 feu maintenant alors qu'il est au milieu des qui perd plein d'hommes, bah lui-même il va perdre sa crédibilité vis-à-vis même si c'est un pays autoritaire vis-à-vis de son armée tout ça pour ça quoi. Didier oui en fait euh il y a on voit bien que il y avait les les deux attaques principales jusqu'à présent au niveau du Donbas c'était Pokrovsk et Kouansk pourquoi ? parce que c'est les deux en fait les deux gros nœuds ferroviaires et c'est enfin pour y être allé ce qu'il y a d'étonnant c'est que les villes sont rasées et le seul truc qui n'est pas touché c'est les gares donc les Russes ne les frappent pas c'est les deux seuls bâtiments qui sont encore entiers et là depuis maintenant quelques quelques quelques jours route et la route la 401 là ouais mais elle est quand même bien défoncée mais le le le et là il pousse du côté de Coupianque en fait l'objectif étant en fait d'essayer effectivement en direction de Népro.

Pourquoi ? parce que l'idée c'est de menacer les Ukrainiens d'une prise à revers de leur ligne de défense dans le Donbas et donc de contourner en fait ils ont fixé c'est fixé débordé he c'est la con mais donc donc c'est voilà ils ont fixé Pokroviansk et là ils sont en train d'essayer de déborder sur mais ça pousse ça ça pousse un peu mais c'est moins dangereux stratégiquement et le débordement en fait ils essayent de le faire à Zaporija en direction de Népo parce que s'ils arrivent sur à menacer Népro mais en fait les la la logistique de renforcement de de Chromators et Slaviand qui sont les deux gros bastions dans dans le Donbas et menacé. C'est ça leur c'est ça l'idée de manœuvre.

Alors, c'est vrai que c'est toujours compliqué un peu de suivre quand on a la [rires] carte sous les yeux, mais comme il y a eu ces précisions qui ont été faites tout à l'heure par Pauline et par Patrick, ça permet effectivement de suivre un petit peu le mouvement possible des troupes tel que souhaité en tout cas évidemment par Vladimir Poutine. En attendant, cette réunion, elle se poursuit en ce moment du côté du Montvalérien avec Emmanuel Macron, Volodimir Zelenski et avec l'étatmajor de cette force internationale. Vous êtes sur place Igor Sai.

Oui, cela fait maintenant une petite demi-heure he que ces trois convois extrêmement important sont arrivés ici au quartier général de la force multinationale ukraine au Mont Valérien. C'est la deuxième étape de cette visite du président Zelenski qui vient en France pour la 9e fois depuis le début de la guerre. C'est important de le rappeler, une visite qui a commencé donc à la base de Villa Coublé pour une signature d'une lettre d'intention et la vente française éventuelle d'une centaine de rafales.

Et bien cette deuxième étape va consister ou consiste puisqu'elle est en train de se de se produire à rencontrer l'étatmajor de cette force. Il s'agit et bien quelque part de matérialiser un petit peu plus le soutien de l'Union européenne, de cette coalition des volontaires à laquelle participe une trentaine de pays. Soutien politique, soutien militaire, soutien logistique, soutien matériel.

Une force qui est censée être prête à l'arrivée d'un cesser le feu. Le jour où un cesser le feu est signé, et bien cette force multinationale est censée intervenir, être mise en place en Ukraine à ce moment-là. Le problème c'est qu'il va falloir attendre l'arrêt des combats.

On n'y est pas encore. Il n'empêche qu'il s'agit pour Vir Zanski de découvrir ses moyens maritime, aérien et au sol pour voir pour se rendre compte que ce soutien existe, qu'il est préparé depuis des mois notamment par Londres. Et c'est donc une façon et bien de de s'appuyer sur cette sur cette force, une façon de s'appuyer pour dire que l'Ukraine pas toute seule et que l'Union européenne et en tout cas la France et Londres sont ici derrière lui pour et bien continuer continuer de se battre contre Moscou et contre l'armée russe.

Alors que pendant que vous parlez Igor, on découvre ici ces images en direct justement depuis cet étatmajor et justement bah les cartes dont on parlait il y a quelques instants, ils vont les regarder ces fameux, c'est marquant parce que ça renvoie à des images y compris de l'histoire. On n'est pas habitué à avoir des chefs d'état comme ça. Enfin, je veux dire en conflit devant les cartes, ça renvoie.

Est-ce qu'on entend ce que le colonel ce qu'explique ce colonel ? On a du on on a du mal mais c'est intéressant de voir que c'est un peu à l'ancienne entre guillemets ce qu'on est en train de découvrir. Julien tradition britannique la bird map.

C'est-à-dire c'est une nous français nous avions l'habitude aux cartes verticales avec des des baguettes et les britanniques eux d'une manière très réaliste, ils mettent une carte par terre au milieu du centre opération. Et souvent lorsqu'un chef veut faire répéter les missions par ses subordonnés quand un général de corps d'armée à ses généraux de division ou de brigad et bien ils sont chacun debout à l'emplacement de leur troupe et ils marchent concrètement à l'endroit où ils doivent se déployer. Et moi ça m'avait beaucoup frappé bah il y a 30 ans quand j'étais avec les Britanniques en Bosniers Zegovin au PC de Kissoliac où on travaillait.

Alors moi, j'avais les systèmes de formation de communication. J'avais un chef britannique et en fait on était sur la board map et on montrait au chefs britanniques comment on allait se déployer d'une manière très très pragmatique. Voilà, petit problème de diffusion avec le je pense c'est simplement une bande d'images qui c'était pas du direct, c'est une bande d'images qui était envoyée pour ce qu'on appelle le pool parce qu'encore une fois je vous disais c'est ce qu'on nous donne ou ce qu'on nous montre à voir.

Évidemment, il va y avoir des choses beaucoup plus précises, y compris sur ces cartes qui vont être qui sont en train d'être donnés dans cette enceinte très sécurisée du Montvalérien qu'on connaît pour d'autres raisons mémorielles, mais il y a des choses beaucoup plus stratégiques qu'on ne verra pas à l'antenne. D'ailleurs, c'est un pool qui est là, il y avait pas de procédure d'accréditation autour et cit d'ailleurs un peu difficile même pour nos équipes de de s'approcher pour vous dire quand même le côté très stratégique. Quand on dit c'est un PO, ça veut dire que parce que nous évidemment expression représentants de la presse qui viennent filmer pour tout le monde.

Voilà. Et c'est filmé par les services de l'Élysée voir par l'armée. On ne sait pas exactement qui gère cela et les images sont par une caméra de d'un média BFM France télévision ou TF1 qui est redistribué à tout le monde.

Soit clair, on ne filme pas dans un commandement opérationnel, dans un CO point pour une raison simple, c'est que tout est classifié et que une connerie sur une image et ça part en sucette. Donc euh pour des raisons de sécurité opérationnelle et la caméra, elle est placée là depuis un bon quart d'heure. Elle ne bouge pas.

Non mais elle est même pas dans le CO en fait. Elle voit bien qu'elle est dans la pièce avant. Et on peut imaginer qu'il y aura à la sortie de la Réunion des commentaires, des explications euh un petit peu plus euh larges que celles qui ont été faites jusqu'à maintenant au-delà des images.

Ce sera dans quelques instants et vous le vivrez bien sûr avec Christophe De Roseline Dubois. Fermez vos parapluies, c'est l'heure de la météo avec CLM. Des solutions de financement pour vos projets.

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