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InterviewRTL (sur YouTube)· 10 janvier 2016 26 minContradictoireFond programmatiqueTransportsÉducation & rechercheInstitutions & élections

Valérie Pécresse, invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI (Deuxième partie) - RTL - RTL

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:36OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que serait la première mesure efficace contre la fraude dans les bus ?

  • 2:48OuverteRéponse directe

    Cette police régionale, il s'agit de regrouper des services qui existent déjà ou de créer quelque chose de neuf ?

  • 3:45FerméeRéponse directe

    Ça consisterait en combien de personnes ?

  • 4:09FerméeRéponse directe

    Vous voulez, dès 2016, ça aussi, ça fait partie des préalables ?

  • 4:16FerméeRéponse directe

    C'est une priorité 2016 ?

  • 4:31OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous aussi, vous êtes dans cette démarche de transfert de compétences en matière de formation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:19Invité politiqueFait
    « Il faut créer une police régionale des transports. Une police régionale qui aurait compétence non seulement sur le réseau de métro, qui est relativement bien sécurisé, celui de la SNCF, mais aussi celui des bus et des tramways, des transports de surface. »
  • 2:45Invité politiqueFait
    « Il m'a dit que nous allions en parler dès cette semaine avec le préfet de police de Paris. »
  • 3:57Invité politiqueChiffre
    « Moi je crois qu'il serait raisonnable, si on veut étendre le réseau à tous les bus, de mettre 250 personnes de plus sur le réseau. »
  • 5:20Invité politiqueFait
    « On a transféré aux régions une compétence pleine sur l'apprentissage. On leur a transféré une partie de la compétence formation professionnelle, mais l'État ne peut pas s'empêcher de toujours garder des compétences pour l'emploi. »
  • 6:26Invité politiqueChiffre
    « Il y a 1500 places en apprentissage dans le campus des métiers de Bobigny qui sont vides. Elles sont payées, mais elles sont vides, parce que les classes ne sont pas pleines. »
  • 6:43Invité politiquePromesse
    « Donc, moi, ce que je souhaiterais, c'est qu'on gomme cette barrière des 25 ans, qui empêche un salarié en reconversion de venir faire une formation à l'apprentissage. »
  • 6:53Invité politiquePromesse
    « Je veux qu'il n'y ait plus de barrière d'âge. »
  • 7:02Invité politiqueFait
    « Si vous êtes chômeur senior, si vous avez plus de 45 ans, eh bien, vous allez à Pôle emploi, on ne vous propose plus aucune formation. »
  • 8:52Invité politiquePromesse
    « Moi, dès février, je veux organiser en Île-de-France une conférence régionale pour l'emploi. »
  • 11:10Invité politiqueFait
    « C'est la région de toutes les richesses, mais c'est la région de toutes les inégalités. »
  • 11:52Invité politiqueFait
    « Nous avons une agence des espaces verts, qui est un établissement public d'État. Et nous avons créé un organisme associé qui s'appelle Nature Parif, pour observer la biodiversité. »
  • 12:31Invité politiqueChiffre
    « Nous avons un patrimoine de 250 millions d'euros dont nous sommes propriétaires. »
  • 15:10Invité politiquePromesse
    « J'ai pris l'engagement de ne pas me présenter à cette primaire parce que j'ai pris l'engagement de rester au service des Franciliens pendant les six prochaines années où ils m'ont élue. »
  • 17:45Invité politiqueFait
    « La question de la suppression des allocations familiales pour les parents d'enfants qui refusent d'aller à l'école. »
  • 23:21Invité politiqueFait
    « Le métro parisien ne sera pas accessible à 100% tout de suite, en tout cas, pas toutes les stations. »
  • 24:12Invité politiqueFait
    « La situation actuelle, c'est un décrochage scolaire lié à des pluri-addictions et c'est dénoncé rapport après rapport par toutes les inspections. »

Temps de parole

  • Valérie Pécresse68 %
  • ?10 %
  • Invité10 %
  • Invité 25 %
  • Invité 34 %

≈ 29,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Présentateur

Suite du Grand Jury, RTL, le Figaro LCI. Invité aujourd'hui, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France. Le débat est dirigé par Elisabeth Martichoux.

0:20
Locuteur

Avec

0:21
Invité

Alexis Brézet, du Figaro, et Christophe Jacubizine, de TF1 et LCI. Valérie Pécresse, on est passé tout à l'heure un peu trop vite, sans doute, sur les mesures que vous souhaitez voir mises en place pour lutter contre la fraude dans les transports. Vous avez dit que dans les bus, notamment, il fallait davantage de contrôle. Qu'est-ce que serait la première mesure efficace ?

0:43
Locuteur

Alors,

0:43
Valérie Pécresse

au-delà

0:44
Locuteur

même

0:44
Valérie Pécresse

de la fraude, nous avons été endeuillés par des actes terroristes. Et nous savons

0:49
Locuteur

que

0:50
Valérie Pécresse

l'une des cibles potentielles des terroristes, et on a de multiples exemples, y compris à Paris, ça peut être le réseau de transport. Nous avons besoin de renforcer la sécurité dans les transports. La sécurité terroriste, la sécurité quotidienne, et puis cette lutte contre la fraude dont je veux faire vraiment un marqueur de ma présidence de région. Donc pour cela, je crois qu'il faut créer une police régionale des transports. Une police régionale qui aurait compétence non seulement sur le réseau de métro, qui est relativement bien sécurisé, celui de la SNCF, mais aussi celui des bus et des tramways, des transports de surface. Et j'en ai parlé à Manuel

1:25
Locuteur

Valls cette semaine.

1:26
Invité

Parce qu'aujourd'hui, on ne

1:27
Locuteur

peut

1:27
Invité

pas le faire sans changer la loi.

1:29
Valérie Pécresse

Pour ça, il faudrait sans doute une loi. Mais avant même la loi, il faudrait voir concrètement comment on peut mutualiser l'action des différents services. Et est-ce qu'on inclut dedans la police nationale des transports, c'est-à-dire un service de la police judiciaire qui s'occupe aujourd'hui de tout ce qui est pénal dans les transports ?

1:45
Invité

La SNCF a déjà une police équilibrée

1:47
Valérie Pécresse

propre. Il y a au ministère de l'Intérieur une police des transports qui s'occupe de toutes les plaintes pénales, mais qui est sur le réseau. Et puis il y a des forces de sécurité à la SNCF et

1:58
Locuteur

des forces d'assuge

2:00
Valérie Pécresse

et une force de sécurité qui s'appelle le GPSR qui est à la RATP. Mais vous n'avez rien sur le réseau de bus. Et j'ajoute que ces forces de sécurité SNCF et RATP ont très peu de pouvoir et pourraient en avoir davantage.

2:12
Locuteur

Ils

2:12
Valérie Pécresse

vont être armés à la SNCF ?

2:15
Locuteur

Ils sont armés, mais ils ont très peu de pouvoir.

2:18
Valérie Pécresse

Par exemple, le pouvoir de fouiller les sacs ou le pouvoir de contrôler les identités, ils ne l'avaient pas.

2:23
Locuteur

Ils l'ont désormais ? Non. La loi

2:26
Valérie Pécresse

Savary qui a été déposée à la suite justement des cris d'alarme que j'avais poussés sur ces questions va être réexaminée au Sénat la fin janvier. Moi je souhaite,

2:37
Locuteur

je vais en discuter

2:38
Valérie Pécresse

avec

2:38
Locuteur

le

2:38
Valérie Pécresse

Premier ministre, que dans cette loi Savary, nous puissions intégrer cette police

2:43
Locuteur

régionale des transports que je veux créer. Il

2:44
Valérie Pécresse

vous a dit d'accord

2:45
Locuteur

?

2:45
Valérie Pécresse

Il m'a dit que nous allions en parler

2:46
Locuteur

dès cette

2:47
Invité

semaine avec le préfet de police de Paris. Cette police régionale,

2:49
Locuteur

il

2:49
Invité

s'agit de regrouper des services qui existent déjà ou de créer quelque chose de neuf qui serait financé par la région ?

2:54
Valérie Pécresse

Par définition, si vous regroupez tout, vous créez quelque chose de neuf. Mais

2:59
Locuteur

est-ce

2:59
Invité

que vous allez recruter des personnels

3:01
Locuteur

supplémentaires ? Oui, qui seraient

3:02
Valérie Pécresse

des agents de

3:02
Locuteur

la région. Non,

3:04
Valérie Pécresse

non, non, non, non. C'est une police régionale, à compétence régionale des transports. La question c'est de savoir si elle sera sous compétence du syndicat des transports ou bien sous compétence de l'État. Je crois avoir compris des discussions avec le Premier ministre que lui préférerait que l'État garde la main sur une police régionale des transports. Ce qui ne me

3:23
Locuteur

dérange absolument pas.

3:24
Valérie Pécresse

Moi ce que je veux, c'est vraiment qu'on puisse avoir une continuité de la sécurité. Parce que vous comprenez, quand vous arrivez dans une gare routière de petites ou de grandes couronnes, quand vous vous retrouvez dans le bus de Sevran, de Transdev, dans lequel une bande a pris en otage il y

3:41
Locuteur

a

3:41
Valérie Pécresse

quelques semaines, vous vous dites pourquoi cette inégalité de sécurité ?

3:45
Invité

Mais pourquoi ? Ça consisterait en combien de personnes ?

3:48
Locuteur

Il

3:48
Invité

faudrait

3:48
Locuteur

combien de personnes ? L'idée, il y a

3:50
Valérie Pécresse

déjà plusieurs milliers de personnes à la SNCF et à la RATP. Il y a aussi tous les agents de la police des transports du ministère de

3:57
Locuteur

l

3:57
Valérie Pécresse

'Intérieur. Moi je crois qu'il serait raisonnable, si on veut étendre le réseau à tous les bus, de mettre 250 personnes de plus sur le réseau. Moi c'est mon évaluation. Maintenant ça va faire l'objet d

4:08
Locuteur

'une discussion. Vous voulez, dès

4:09
Valérie Pécresse

2016, ça aussi, ça fait partie des préalables ? C'est pas un préalable, mais c'est vraiment une réforme que

4:15
Locuteur

je

4:15
Valérie Pécresse

souhaite.

4:16
Locuteur

C'est une priorité 2016 ?

4:16
Valérie Pécresse

Emmanuel

4:17
Locuteur

Valls

4:17
Invité

vous a semblé d'accord ? Il

4:19
Locuteur

m'a semblé extrêmement

4:20
Valérie Pécresse

ouvert sur cette question, sur le financement, nous en reparlerons. Moi je suis prête, si cette police voyait le jour, à ce que le syndicat des transports puisse y contribuer. Alors,

4:28
Invité

on parlait de recrutement, on va parler emploi. Christophe Jacubizine ? Oui, vous disiez tout à l'heure, en fin de première partie, qu'une fois qu'un certain nombre de conditions seraient remplies, c'est-à-dire que notamment sur le Pax Navigo, vous ayez vos financements, vous étiez prêt à un dialogue constructif avec le gouvernement en matière de formation et d'emploi. On sait que dans certaines régions, je pense par exemple au Nord-Pas de Calais-Pitcardie, Xavier Bertrand est prêt à un deal, si je puis dire, avec l'État, un transfert de compétences. On n

4:52
Locuteur

'a

4:52
Invité

pas très bien compris d'ailleurs

4:53
Locuteur

jusqu

4:53
Invité

'où ça pourrait aller. Est-ce que vous aussi, vous êtes dans cette démarche, vous considérez que la région Île-de-France doit faire davantage en matière de formation ? Et est-ce que vous allez contribuer au plan massif de formation des

5:03
Locuteur

chômeurs annoncé par François

5:04
Invité

Hollande

5:04
Valérie Pécresse

? Alors, la réponse c'est oui, et la réponse c'est oui, mais bien avant la proposition de François Hollande, puisque dès l'examen de la nouvelle loi sur les compétences des régions, la loi NOTRe, c'est-à-dire il y a quelques mois, dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale, j'avais réclamé plus de compétences pour les régions. Parce qu'en fait, on est resté un petit peu au milieu du guet. On a transféré aux régions une compétence pleine sur l'apprentissage. On leur a transféré une partie de la compétence formation professionnelle, mais l'État ne peut pas s'empêcher de toujours garder des compétences

5:34
Locuteur

pour l'emploi. Par exemple, pour l'emploi, est-ce que ça pourrait devenir régional ?

5:36
Valérie Pécresse

Par exemple, pour l'emploi, comment voulez-vous résoudre la question du chômage si vous n'avez pas les fichiers des demandeurs d'emploi, c'est-à-dire que si vous ne connaissez pas le profil des personnes que vous avez à former et que vous avez à

5:47
Locuteur

employer ? Et ça,

5:48
Invité

dans le cadre d'une expérimentation, c'est possible que vous

5:50
Locuteur

preniez le pouvoir sur Pôle emploi ? Aujourd'hui,

5:52
Valérie Pécresse

malgré un amendement que M. Rousset, le président d'Aquitaine, socialiste, et moi-même, nous avions déposé, ça n'a pas été voté dans le cadre de la loi Nôte. Donc ça veut dire qu'il faudrait aller plus loin

6:01
Locuteur

que la loi... Donc c'est du genre qu'on nous

6:02
Invité

raconte sur la formation,

6:03
Locuteur

sur les régions ? Non, non, non. La

6:04
Valérie Pécresse

région peut faire davantage dès aujourd'hui. Je vais vous donner un exemple sur l'apprentissage. La région peut faire encore davantage, mais c'est vrai qu'il faudra lever des blocages, qui sont souvent des blocages législatifs ou des blocages administratifs. Prenons l'exemple de l'apprentissage. L'apprentissage, vous savez, on paye des places. Moi, je sais, pour en avoir discuté avec le président de la Chambre des métiers de Seine-Saint-Denis, qu'il y a 1500 places en apprentissage dans le campus des métiers de Bobigny qui sont vides. Elles sont payées,

6:32
Locuteur

mais

6:33
Valérie Pécresse

elles sont vides, parce que les classes ne sont pas pleines, parce que les jeunes ne sont pas suffisamment, j'allais dire, séduits par ces métiers, ou parce qu'on ne sait pas aller les chercher, parce qu

6:41
Locuteur

'il y a

6:41
Valérie Pécresse

une image de l'apprentissage à rénover. Donc, moi, ce que je souhaiterais, c'est qu'on gomme cette barrière des 25 ans, qui empêche un salarié en reconversion de venir

6:51
Locuteur

faire une formation à l'apprentissage. Vous voulez aller jusqu'à quel âge ? Je veux qu'il n'y ait

6:53
Valérie Pécresse

plus de barrière d'âge.

6:55
Locuteur

Je

6:55
Valérie Pécresse

veux qu

6:55
Locuteur

'il

6:55
Valérie Pécresse

n

6:55
Locuteur

'y ait

6:55
Valérie Pécresse

plus

6:55
Locuteur

de barrière d'âge. On est senior à 45 ans ? Mais bien entendu.

6:58
Valérie Pécresse

Vous savez qu'aujourd'hui, si vous êtes chômeur senior, si vous avez plus de 45 ans, eh bien, vous allez à Pôle emploi, on ne vous propose plus aucune formation. On vous dit qu

7:07
Locuteur

'il

7:07
Valérie Pécresse

n'y a plus

7:07
Locuteur

rien pour vous, et vous avez 20 ans de vie professionnelle. C'est

7:10
Valérie Pécresse

une

7:10
Locuteur

proposition

7:12
Valérie Pécresse

que nous avons travaillée avec mes amis de l'UDI, et notamment avec Chantal Joanneau, qui se naît énormément. Nous souhaitons aujourd'hui que toutes ces barrières, qui font qu'on ne rentre jamais dans la bonne case, les places sont payées. C'est des métiers où il y a des débouchés,

7:27
Locuteur

des métiers de bouche, des métiers de l'esthétique. Mais en

7:31
Valérie Pécresse

plus,

7:34
Locuteur

ça

7:34
Valérie Pécresse

correspond à des vocations qui peuvent être tardives. On peut se rendre compte que des métiers sont passionnants. Là,

7:38
Locuteur

j

7:38
Valérie Pécresse

'ai avec moi Babette de Rosière, que j'ai voulu mettre sur ma liste, justement pour qu'elle aille raconter à ces jeunes que les métiers de la restauration sont des métiers extraordinaires, que nous avons un vrai potentiel de création d'emplois dans les métiers liés au tourisme, liés à l'accueil des étrangers. Et on cherche 100 000 emplois, son nom pourvu en Ile-de-France, fausse de salariés

8:01
Locuteur

qualifiés. Le gouvernement lui a

8:02
Invité

promis 500 000 nouvelles formations pour des chômeurs. Sur le fond, vous pensez quoi de cette mesure ? À laquelle la région serait appelée, évidemment, à participer, à financer. Juste parce qu'un certain nombre de gens à droite, c

8:14
Locuteur

'est

8:14
Invité

-à

8:14
Locuteur

-dire

8:14
Invité

pas qu'à droite, disent que

8:15
Locuteur

tout

8:15
Invité

ça c'est une astuce, c'est pour enlever les chômeurs de catégorie A, les mettre

8:18
Locuteur

en catégorie C, c'est pour faire baisser les statistiques.

8:21
Invité

Est-ce que vous vous dites que c'est une astuce, ou bien c'est une vraie mesure qui permet de réduire le chômage ?

8:25
Valérie Pécresse

Non, mais dit comme ça, ça ressemble à un énième plan, effectivement, de réponse sociale au chômage.

8:33
Locuteur

De

8:33
Invité

traitement

8:34
Locuteur

social

8:35
Valérie Pécresse

du chômage. Dit comme ça, ça n'a pas de sens. Mais vu au niveau d'une région,

8:39
Locuteur

c

8:39
Valérie Pécresse

'est-à-dire d'un exécutif local qui peut mettre en relation des entreprises, des centres de formation et des personnes demandées d'emploi, ça peut prendre du sens. à condition que vraiment on réévalue l'ensemble du dispositif. Moi, dès février, je veux organiser en Ile-de-France une conférence régionale pour l'emploi, je veux mettre à mes côtés un conseil des chefs d'entreprise et je veux qu'on réfléchisse sur les métiers dans lesquels il n

9:02
Locuteur

'y a

9:02
Valérie Pécresse

pas de formation. Je pense au métier du numérique. Vous savez bien que Xavier Niel a été obligé avec un certain nombre de ses amis de créer

9:10
Locuteur

le 42, de faire une école.

9:12
Valérie Pécresse

C'est la région qui est responsable de la formation professionnelle. Comment se fait-il que cette région ne soit pas née de l'action régionale ? Et c'est pareil sur un certain nombre de métiers liés à la croissance verte, liés à la transition énergétique. On nous demande aujourd'hui de faire des bâtiments qui soient, je vais dire, économes en énergie.

9:28
Locuteur

Donc au fond, il faut créer les formations. La

9:31
Invité

bataille, c'est de créer les formations ?

9:32
Valérie Pécresse

C'est de mettre en relation l'offre d'emploi, les emplois de demain, avec les formations nécessaires et avec aussi les demandeurs d'emploi. C'est-à

9:41
Locuteur

-dire

9:41
Valérie Pécresse

qu'il faut aller très vite, très vite proposer des formations. Parce qu'on sait bien qu'un demandeur d'emploi, c'est dans les six premiers mois qu'il a la meilleure capacité

9:49
Locuteur

à remonter. Et là, la région a les moyens pour ça, financier ?

9:51
Valérie Pécresse

Si on lui donne vraiment un droit de regard, ou en tout cas une information sur Pôle emploi,

9:57
Locuteur

et

9:57
Valérie Pécresse

si on lui donne une vraie compétence développement économique, formation cohérente, oui, les régions peuvent faire des choses astucieuses. C'est ce qui se passe en Allemagne.

10:04
Locuteur

Ça fait tellement longtemps qu

10:05
Invité

'on dit qu'on va effectivement renouveler les filières d'apprentissage, faire de la formation. Bien sûr.

10:11
Locuteur

Vous dites

10:11
Invité

que les deux préalables, c'est ça.

10:13
Valérie Pécresse

Mais oui, mais j'allais dire, le diable est dans les détails. J'ai reçu tous les présidents de CFA pendant la campagne, les directeurs de CFA. Le centre de formation

10:20
Locuteur

des apprentis. Le centre de formation des

10:21
Valérie Pécresse

apprentis. Qu'est-ce qu'ils m'ont dit ? Ils m'ont dit, est-ce que vous savez, Madame Pécresse, que quand on reçoit de l'argent de la région, si on a cinq entreprises qui veulent prendre cinq stagiaires de plus dans une classe, on n

10:31
Locuteur

'a

10:31
Valérie Pécresse

pas le droit de déplacer l'argent d'une filière vers une autre. Donc on n'a aucune fongibilité des crédits dans le jargon. Ça veut dire qu'on n'a aucune souplesse. Est-ce que vous ne voulez pas nous faire confiance ? Est-ce que vous ne voulez pas qu'on assouplisse tout ça ? Donc je crois qu'il

10:43
Locuteur

y

10:43
Valérie Pécresse

a vraiment à travailler sur le fond avec Jérôme Chartier, mon vice-président en charge de

10:48
Locuteur

l'économie qui est juste derrière vous.

10:50
Invité

Oui,

10:51
Locuteur

mais

10:51
Invité

vous savez, j'ai voulu faire... C

10:52
Locuteur

'est important

10:52
Invité

d'être en équipe, on a compris. Ah, mais c'est un collectif,

10:54
Locuteur

vous savez, Et alors vous allez faire déménager

10:55
Invité

votre collectif. Ça aussi, vous l'aviez dit dans votre campagne. Oui. Alors le déménagement, vous allez le faire

11:01
Valérie Pécresse

? Alors le déménagement, il est très symbolique de plusieurs choses. D'abord, notre volonté d'en finir avec les fractures qui minent l'Île-de-France. Parce que c'est la région de toutes les richesses, mais c'est la région de toutes les inégalités. Donc nous allons franchir le périphérique. Parce que Paris est un formidable atout.

11:14
Locuteur

Aujourd'hui, les différents locaux de la région sont dans

11:16
Invité

le septième arrondissement pour les gens qui nous écoutent.

11:18
Valérie Pécresse

Alors aujourd'hui, oh là là, nous avons un enchevêtrement. D'abord, nous avons 10 localisations de la région dans le cœur de Paris, dont 7 hôtels particuliers, n'est-ce pas ? Dans le septième

11:29
Locuteur

arrondissement. Elles sont peut-être là, les

11:30
Invité

ressources qui vous manquent ?

11:31
Valérie Pécresse

Oui, mais on va les utiliser.

11:32
Locuteur

Vous savez, ce n'est pas du

11:33
Valérie Pécresse

jour au lendemain, M. Jacques Ubusine, qu'on organise la vente d'un hôtel particulier, surtout dans le cœur historique de Paris. Ensuite, vous avez les organismes associés. 31 organismes, dont 16 créés par la gauche. Alors inutile de vous dire qu'on va faire un audit que je viens de lancer. Par exemple,

11:48
Locuteur

un organisme associé qui serait

11:49
Valérie Pécresse

inutile. Je vais vous donner un exemple. Nous avons une agence des espaces verts,

11:54
Locuteur

qui

11:54
Valérie Pécresse

est un établissement public d'État.

11:56
Locuteur

Et

11:57
Valérie Pécresse

nous avons créé un organisme associé qui s'appelle Nature Parif,

12:00
Locuteur

pour

12:00
Valérie Pécresse

observer la biodiversité. Il me semble, pas illégitime de penser, que la biodiversité pourrait être observée par l'agence des espaces verts et qu'on pourrait fusionner les deux. Ça n'est qu'un des exemples. Si vous me lâchez sur ce sujet, vous avez l'émission entière

12:13
Locuteur

qui sera

12:14
Valérie Pécresse

consacrée.

12:15
Locuteur

Mais je rendrai public l'audit. Je

12:16
Valérie Pécresse

rendrai public l'audit. Donc il faut faire des économies, il faut déménager. Ce déménagement n'est pas là que pour des raisons d'économie financière, parce qu'il faut aussi rendre l'argent aux franciliens. Nous avons 26 millions d

12:26
Locuteur

'euros de loyers. Vous êtes sûre que ça

12:26
Invité

fait économiser ? Parce qu'un déménagement, ça coûte très cher.

12:29
Locuteur

Ah

12:29
Valérie Pécresse

mais attendez,

12:30
Locuteur

nous avons un patrimoine de

12:31
Valérie Pécresse

250 millions d'euros dont nous sommes propriétaires.

12:33
Locuteur

Donc vous allez le vendre. Et nous

12:34
Valérie Pécresse

avons en plus 26 millions d'euros de loyers dans des immeubles extraordinaires.

12:38
Locuteur

On

12:38
Valérie Pécresse

était Tourmont-Parnasse, on était dans l'immeuble Louis Vuitton du Bon Marché. Donc nous sommes. Donc le sujet, c'est qu'aujourd'hui, ça nous fera faire des économies. Mais ce n

12:46
Locuteur

'est

12:46
Valérie Pécresse

pas seulement ça, le déménagement. Le déménagement, c'est un projet collectif pour le Conseil régional qui sera la vitrine de ce que nous voulons être. C'est-à-dire une administration numérique, c'est-à-dire une administration qui accueille

12:57
Locuteur

les usagers.

12:57
Valérie Pécresse

Est

12:58
Locuteur

-ce

12:58
Valérie Pécresse

que Mme Artiou, vous avez essayé un jour de joindre le Conseil régional pour élever un de vos problèmes ? Ça a dû marquer. Ben

13:03
Locuteur

non.

13:03
Valérie Pécresse

Donc voilà, il faut qu'on parte

13:05
Locuteur

ce projet. Donc vous allez regrouper tout le

13:06
Invité

monde où

13:06
Valérie Pécresse

? Alors tout le monde, dont les élus.

13:08
Locuteur

Les élus

13:09
Valérie Pécresse

partent avec les services.

13:10
Locuteur

Il

13:10
Valérie Pécresse

n

13:10
Locuteur

'est

13:10
Valérie Pécresse

évidemment pas question de faire...

13:11
Locuteur

Qui restent dans

13:12
Invité

le 7e arrondissement ? Non.

13:13
Locuteur

Ils ne vont pas rester. Il ne restera rien

13:15
Valérie Pécresse

dans le 7e arrondissement ? Nous allons en banlieue. Nous allons en banlieue tous ensemble. Et évidemment, mon choix de

13:22
Locuteur

cœur Je ne sais pas si ça fait briser

13:23
Invité

chez les

13:24
Locuteur

élus. Serait celui... Est-ce que tous

13:26
Invité

les élus sont d'accord pour aller...

13:28
Locuteur

Ah ben, ils ont signé. Il y a des bruits dans le public. Ils sont pas d'accord, lève le doigt. Ils ont signé.

13:33
Valérie Pécresse

Mais vous savez, on ne peut pas à la fois dire qu'on veut faire le rééquilibrage à l'Est. On ne peut pas à la fois dire qu'on veut ancrer

13:38
Locuteur

la réalité de la région dans les

13:39
Valérie Pécresse

quartiers populaires et ne pas y aller. Qu'on veut reconstruire.

13:41
Locuteur

Alors où les quartiers populaires, Seine-Saint-Denis ? Seine

13:44
Valérie Pécresse

-Saint-Denis, Val-de-Marne, vraisemblablement. Et dans un lieu, parce que j'ai entendu les demandes des agents que j'ai reçus, évidemment, dès que j'ai été élu. Et nous allons lancer une grande concertation pour les associer à ce déménagement dans un lieu qui sera très bien desservi par les transports

13:58
Locuteur

en commun. Il s'agit de construire quelque

13:59
Invité

chose ou d'acheter un bâtiment existant ?

14:02
Valérie Pécresse

Écoutez, toutes les possibilités sont ouvertes.

14:03
Locuteur

L

14:03
Valérie Pécresse

'essentiel, c'est que ce soit économe. L'essentiel, c'est que ça reflète notre projet pour la région. Et l'essentiel aussi, c'est qu'à la fin, on puisse décloisonner les services

14:12
Locuteur

de la région.

14:13
Invité

Et quand

14:13
Locuteur

?

14:14
Valérie Pécresse

Alors, nous voterons le 20 janvier, donc à la prochaine séance, le principe de ce déménagement. Moi, mon objectif, c'est que ce déménagement puisse se faire dans la première moitié de ma mandature. Voilà,

14:26
Locuteur

parce que ça ne se fait

14:26
Valérie Pécresse

pas en un jour.

14:28
Locuteur

On

14:28
Valérie Pécresse

a des baux

14:28
Locuteur

à dénoncer. Mais voter dès le

14:29
Invité

20 janvier,

14:30
Locuteur

ce sera soumis en source pénible. Et Thierry Ménien

14:32
Valérie Pécresse

est chargé d'aller nous faire le repérage de tous les

14:34
Locuteur

lieux possibles. On le salue.

14:36
Valérie Pécresse

Christophe Jacubizine.

14:37
Invité

Comment, depuis votre nouvelle fonction de président de la région, vous observez maintenant les débats qui ont lieu au sein de votre camp, au sein des Républicains. Si je vous pose la question,

14:46
Locuteur

c

14:46
Invité

'est parce que

14:46
Locuteur

pour

14:47
Invité

beaucoup de Français, on a l'impression que finalement, il y a toute une génération dont vous faites partie, Laurent Wauquiez, Zélie Bertrand, qui sont partis sur leur avantin et qui laissent finalement le parti se débrouiller avec ceux d'avant. Et les Français, ce qu'ils redoutent,

14:59
Locuteur

c

14:59
Invité

'est qu'en 2017, on est les mêmes. C

15:01
Locuteur

'est

15:01
Invité

-à

15:01
Locuteur

-dire

15:01
Invité

qu'on est François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que vous,

15:06
Locuteur

vous

15:06
Invité

dites

15:06
Locuteur

« Rendez en 2022 » et débrouillez-vous en

15:09
Invité

2017 ?

15:10
Locuteur

Moi,

15:10
Valérie Pécresse

j'ai pris l'engagement de ne pas me présenter à cette primaire parce que j'ai pris l'engagement de rester au service des Franciliens pendant les six prochaines années où ils m'ont élue. Et je viens effectivement avec une équipe qui est profondément renouvelée parce qu'il y a une vraie aspiration au renouvellement

15:24
Locuteur

et des personnes et des pratiques politiques. Vous vous lavez les mains

15:27
Invité

de ce qui va se passer dans votre parti

15:28
Locuteur

pour 2017 ? Absolument

15:29
Valérie Pécresse

pas, M. Jacubizine. Loin de moi, cette idée. Au contraire. Mais ce que je pense, je pense deux choses. Je pense d'abord que les régions peuvent être le lieu, la fabrique des nouvelles pratiques et le lieu de la politique par la preuve. Donc ça peut montrer ce que la droite peut faire si elle est aux manettes en termes de réformes et en termes de rétablissement de l'autorité de la loi et des principes républicains. Donc vraiment, je pense que les régions peuvent être la vitrine de ce que la droite peut faire. Et puis par ailleurs, j'entends peser sur le programme. Et évidemment, moi, je me prononcerai pour la primaire à l'automne.

16:04
Locuteur

Vous êtes toujours tout

16:05
Invité

Fillon,

16:06
Locuteur

non ? Non,

16:07
Valérie Pécresse

moi, je suis, comme vous le savez, affectivement et intellectuellement très proche de François Fillon.

16:12
Locuteur

Je pense que son diagnostic est le bon. Je vous

16:15
Invité

remettrais aujourd'hui à François Fillon de reprendre de la force dans les sondages. Qu'est-ce qui, à votre avis, pourrait fonctionner compte tenu du fait qu'aujourd'hui,

16:25
Locuteur

ça n'est pas le bon ? Moi, je crois que

16:25
Valérie Pécresse

son diagnostic est le bon et ses propositions rejoignent très largement ma conviction qu'il faut profondément réformer la France. Alors, ça, c'est ce que je pense. Mais là encore, je le dis, je ne me prononcerai sur cette primaire qu'à l'automne. Et j'entends porter un certain nombre de sujets au vu de mon expérience de président de région.

16:44
Invité

On vous s'en prend d'une petite distance. Vous dites que ces idées elles sont intéressantes, c'est les miennes. Mais finalement, on a envie de vous dire et l'homme, est-ce qu'il est toujours le

16:51
Locuteur

bon ? Est-ce que ça peut encore

16:51
Valérie Pécresse

prendre

16:52
Locuteur

? Non, Christophe, j

16:53
Valérie Pécresse

'ai toujours dit, ça fait un an que je le dis, que je ne me prononcerai à la primaire que le moment

16:58
Locuteur

venu. Non, mais ma question, c'est pas ça, c'est qu'est-ce

17:00
Invité

qui peut faire encore prendre la mayonnaise Fillon, si vous me passez l'expression ?

17:03
Locuteur

Est-ce que c'est encore possible ? Est-ce

17:05
Valérie Pécresse

que c'est encore possible

17:06
Locuteur

? Moi, je crois

17:06
Valérie Pécresse

que c'est la qualité de l'homme et la qualité de son projet. Mais là encore,

17:10
Invité

on attend... Pour l'instant, il ne fédère pas énormément de

17:13
Locuteur

d'adhésion.

17:13
Invité

Écoutez,

17:14
Locuteur

son livre a fait beaucoup marché, mais dans les sondages, il est très bas. Un

17:17
Valérie Pécresse

très beau succès. Vous savez, la primaire,

17:20
Locuteur

c

17:20
Valérie Pécresse

'est encore des mois et des mois. Moi, je ne vais pas commencer à faire des commentaires sur les uns et les

17:25
Locuteur

autres. Non, mais sur les projets, sur le programme,

17:26
Invité

puisque vous parlez de programme et projet, Alain Juppé vient de rendre publique la partie de son programme concernant la sécurité, le régalien, l'autorité de l'État. Les observateurs ont dit qu'ils se déplacent plutôt vers la droite. Qu'est-ce que vous en pensez de ça

17:38
Locuteur

? Dans

17:39
Valérie Pécresse

le livre d'Alain Juppé, il y a toute une série de propositions que je partage et qui sont les miennes depuis longtemps, notamment par exemple la question de la suppression des allocations familiales pour les parents d'enfants qui refusent d'aller à l'école. C'est une proposition de loi d'Éric Ciotti que j'avais co-signée à l'époque. Donc il y a énormément de sujets dans le livre d'Alain qui sont des sujets sur lesquels, en tout cas, moi, je me suis déjà personnellement engagé. Donc je suis satisfaite. Nous sommes tous pour un État fort.

Mais je suis aussi, moi, pour une deuxième étape de la décentralisation avec des compétences extrêmement claires pour les régions qui nous permettraient d'agir efficacement. J'attends aujourd'hui

18:15
Locuteur

de savoir... Aujourd'hui,

18:16
Invité

il n

18:16
Locuteur

'y a

18:16
Invité

pas un candidat qui en parle ?

18:17
Locuteur

Non,

18:18
Valérie Pécresse

pour l'instant, aujourd'hui, il n'y a aucun candidat à la primaire qui est pris clairement en position sur quelle sera la place des futures régions dans l'architecture du pouvoir et surtout dans la réforme de l'État.

18:30
Locuteur

Vous pensez

18:30
Invité

que ça serait un critère des actuels présidents de région pour se prononcer dans la primaire ? Ils regarderont parmi les candidats

18:35
Locuteur

celui

18:36
Invité

qui donne le plus de pouvoir aux régions

18:37
Locuteur

? Non, non,

18:38
Valérie Pécresse

non. Moi, je pense qu'il y aura trois sujets... Enfin, pour moi, il

18:42
Locuteur

y

18:42
Valérie Pécresse

a trois sujets. Il y a l'esprit de réforme. Est-ce qu'on va aller jusqu'au bout de ces réformes et arrêter les réformettes qui ne marchent pas ? Il y a la question de l'autorité. Est-ce que le candidat arrivera à trouver dans un républicanisme intransigeant et qui refuse tous les communautarismes des solutions qui sont des solutions de rétablissement de l'autorité de l'État ? Et puis, enfin, il y a un vrai sujet qui est celui de la simplification, de la simplification à tous les étages. Et c'est pour ça que je pense que les régions doivent être...

J'allais dire, on doit leur donner davantage de pouvoir et on doit aussi globalement simplifier l'architecture territoriale qui est source de telles complexités qu'elle nuit à l'emploi.

19:23
Invité

On entend des voix chez Le Républicain. Gérald Darmanin, encore ce matin, dans le journal Le Parisien, qui estime que Nicolas Sarkozy est trop sur une ligne identitaire. Et il le lui reproche. Il dit, la magie de 2007 n'opère plus et je ne suis pas d'accord pour qu

19:38
Locuteur

'on

19:38
Invité

reste uniquement sur ces sujets dans le programme avant les primaires. Vous partagez cette préoccupation

19:44
Locuteur

? Mais,

19:45
Valérie Pécresse

d'abord, moi, je crois qu'il faut rendre hommage à Nicolas Sarkozy pour avoir remis en ordre le parti Le Républicain. Et ça a été très important pour nous dans la campagne régionale. Donc ça, c'est une très bonne chose. Maintenant, il y

19:59
Locuteur

a

19:59
Valérie Pécresse

la question de sa candidature à la présidentielle et de, j'allais dire, de sa nouvelle rencontre avec les Français. Et de ce point de vue, moi, je crois que les Français attendent de lui un inventaire.

20:13
Locuteur

Il

20:13
Valérie Pécresse

y a beaucoup de Français qui ont été déçus par le résultat final de notre mandat 2007-2012. Alors même que nous avions fait beaucoup de choses. Donc c'est à la fois injuste et en même temps, eh bien, j'allais dire, le Français n'a jamais tort. S'il ressent qu'il a manqué des choses que nous n'avons pas été jusqu'au bout des réformes, c'est aussi qu'il y a un fondement à tout cela. Donc, je pense qu'il faut attendre le projet de Nicolas Sarkozy et que son grand défi, c'est ça, c'est de

20:37
Locuteur

retrouver le projet, donc un inventaire. Je n'ai pas tout

20:40
Invité

réussi, c'est ça que vous voulez dire.

20:42
Valérie Pécresse

Oui, et d'ailleurs, dès 2013, je l'ai dit, puisque je suis à l'heure actuelle la seule, je crois, ancienne ministre du gouvernement Sarkozy qui a écrit un livre pour faire l'inventaire des années,

20:51
Locuteur

de ce qu'on a vérifié.

20:52
Valérie Pécresse

Parce que les Français doivent comprendre pourquoi certaines choses ont échoué. Et s'ils ne le comprennent pas, ils ne nous feront pas

20:58
Locuteur

confiance

20:59
Invité

à

20:59
Locuteur

nouveau. C'est à cette

20:59
Invité

condition que la magie dont parle Gérald Darmanin réopérera. Parce que si

21:03
Locuteur

on comprend bien,

21:04
Invité

pour l'instant, vous êtes d'accord avec son diagnostic.

21:07
Locuteur

Moi, ce que je

21:08
Valérie Pécresse

crois, c'est qu'il y a eu un certain nombre de Français qui ont été déçus par le bilan de notre quinquennat et que pour les reconquérir, et c'est un défi qui se pose à Nicolas Sarkozy, pour les reconquérir, ça passe à une case indispensable qui est la case inventaire.

21:23
Invité

Benoît Galeret nous rejoint de RTL et LCI. Valérie Pécresse.

21:26
Locuteur

Bonjour.

21:27
Invité

Il a regardé les réseaux sociaux pendant que vous parliez depuis le début de l'émission. Et alors, Benoît

21:32
Locuteur

?

21:33
Invité

Et alors, déjà, face de bouc, salut votre maîtrise des dossiers, votre détermination. Si bien que Jean-Pierre se demande même, vous entendant parler d'autorité, de l'État, de Christiane Taubira, si vous, maintenant que vous vous dites libérée du parti, vous voyez un destin national ?

21:51
Locuteur

Ce

21:51
Valérie Pécresse

que je crois, c'est que la présidente de la première région de France ne peut pas avoir sa liberté de parole bridée. Et moi, je l'ai dit à mes électeurs quand je les ai rencontrés pendant toute la campagne, je leur ai dit, bien sûr,

22:03
Locuteur

je

22:03
Valérie Pécresse

vais exercer à plein toutes les missions de la région. Mais si vous m'élisez présidente de région, vous me donnez aussi un porte-voix. Un porte-voix pour porter votre voix.

22:12
Invité

Et est

22:12
Locuteur

-ce

22:12
Invité

qu'en 2017, vous ne serez disponible pour aucun autre mandat, y compris ministériel

22:16
Locuteur

? Vous aviez dit que je ne serai pas ministre ? J'ai dit que je ne serai pas...

22:20
Valérie Pécresse

Écoutez...

22:20
Locuteur

Alors,

22:20
Invité

ministre, d

22:21
Locuteur

'abord

22:21
Invité

!

22:21
Valérie Pécresse

Non,

22:22
Locuteur

non, mais

22:22
Valérie Pécresse

attendez, on n'est pas au concours les pines des bonnes idées. Aujourd

22:25
Locuteur

'hui, mon sujet, il

22:26
Valérie Pécresse

est sain.

22:27
Locuteur

Donc, c'est une bonne idée, en tout cas.

22:28
Valérie Pécresse

Non, non, non, j'ai dit que la région était aujourd'hui mon engagement et c'est mon engagement.

22:34
Invité

Et demain, jusqu'en la prochaine élection

22:37
Locuteur

?

22:37
Valérie Pécresse

Voilà, on verra ça.

22:39
Invité

Plus concret, vous parlez sécurité dans les transports, 250 personnes supplémentaires. dites-vous, David Semeux, vous entendre parler toujours sécurité, il dit c'est bien, mais l'accessibilité, vous y pensez aussi

22:48
Locuteur

? Oui.

22:50
Valérie Pécresse

Alors, sur le sujet de l'accessibilité, notamment des transports, mais aussi des lycées, puisque c'est aussi un sujet qui me tient à cœur, moi, je crois qu'il faut changer de modèle. On a fait de l'accessibilité une espèce de dogme,

23:03
Locuteur

et

23:03
Valérie Pécresse

moi, je suis totalement pragmatique. Donc, moi, ce que je souhaite,

23:06
Locuteur

c

23:06
Valérie Pécresse

'est qu'on travaille, et j'ai à mes côtés Pierre Denisio, qui sera mon délégué pour l'accessibilité handicap, nous allons travailler avec les associations handicapées pour que chaque

23:17
Locuteur

type

23:18
Valérie Pécresse

de handicap soit pris en compte et qu'on ait des trajets 100% accessibles. Mais je dis la vérité,

23:22
Locuteur

le

23:23
Valérie Pécresse

métro parisien ne sera pas accessible à 100% tout de suite, en tout cas, pas toutes les stations. En revanche, il y aura des trajets 100% accessibles qui permettront de se déplacer d'un point à un autre.

23:32
Invité

On n'a pas évoqué très vite, il reste très peu de temps, les tests salivaires. Je ne

23:36
Locuteur

sais

23:36
Invité

pas si les internautes s'y sont intéressés, mais vous aviez, pour lutter contre la consommation de cannabis dans les lycées, on a vu encore cette semaine dans une étude que c'était extrêmement fréquent, vous vouliez imposer des tests, ou proposer d'ailleurs, pouvez-vous les imposer ? Vous n'en avez pas la compétence. Mais... Des tests salivaires sur les lycéens

23:54
Locuteur

du niveau d'une classe et s'ils ont fumé du cannabis. Et ensuite engager des... Madame

23:57
Valérie Pécresse

Artich, d'abord, le sujet, c'est simple, c'est qu

23:59
Locuteur

'on

23:59
Valérie Pécresse

ne peut pas se satisfaire de la situation actuelle. La situation actuelle, c'est un décrochage scolaire lié à des pluri-addictions et c'est dénoncé rapport après rapport par toutes les inspections. Donc moi, je ne suis pas là pour dire qu

24:14
Locuteur

'on

24:14
Valérie Pécresse

ne peut plus rien faire, on a tout essayé, ni contre le chômage, ni contre la drogue. Donc, je vais proposer une palette d'outils aux proviseurs. Mais la première, le premier, c'est un référent addiction. Parce qu

24:24
Locuteur

'on

24:24
Valérie Pécresse

ne peut plus se... Dans

24:25
Locuteur

chaque

24:25
Invité

lycée

24:26
Locuteur

?

24:26
Valérie Pécresse

Dans chaque lycée qui sera rémunéré en or complémentaire par la région. Tous les personnels qui ne sont pas éducation nationale... Un référent addiction pour faire de la prévention, pour regarder si...

24:34
Locuteur

Pour faire de la prévention, pour

24:36
Valérie Pécresse

regarder la situation

24:37
Locuteur

du lycée et

24:38
Valérie Pécresse

pour faire de la sécurité anti-dealer. Parce que le

24:40
Locuteur

sujet... Et pour

24:41
Invité

proposer des tests salivaires

24:42
Locuteur

ou pas ? Devant les portes du

24:42
Valérie Pécresse

lycée même ? Mais bien entendu, vous savez qu'on a l'interdiction d'avoir des panneaux publicitaires à moins de 100 mètres des lycées. J'aimerais être sûre que les dealers respectent la même interdiction, d'abord des lycées.

24:56
Locuteur

Pour

24:56
Valérie Pécresse

quand ? Très vite. Je vais réunir... Je vois le recteur de la région Île-de-France cette semaine et nous allons réunir les proviseurs et les intendants

25:04
Locuteur

des lycées pour en parler.

25:06
Valérie Pécresse

Sur les tests salivaires eux-mêmes, c'est possible aujourd'hui. Regardez SOS, drogue, infos, service, service du gouvernement. C'est possible. Ce que j'ai voulu dire aux proviseurs, c'est que s'ils souhaitaient s'engager dans cette voie, je les aiderais. C'est évidemment optionnel, c'est évidemment avec l'accord du conseil d'administration et c'est évidemment sous le secret médical.

25:23
Invité

Merci beaucoup Valérie Pécresse. Dernière question, très vite. Jean-François Copé, le retour. Il sera d'ailleurs sur RTL dans quelques jours. Chez Olivier Mazerolle, il a encore sa place chez les Républicains

25:32
Locuteur

?

25:33
Valérie Pécresse

Bien entendu, tout le monde a sa place chez les Républicains à condition d'incarner et de se reconnaître dans nos valeurs.

25:39
Locuteur

Sous

25:40
Invité

condition. Merci beaucoup Valérie Pécresse d'avoir été notre invité dans ce grand jury RTL Le Figaro LCI. Merci Christophe Jacubizine et Alexis Brézé. A la semaine prochaine. Au revoir. Rediffusion en intégralité sur LCI ce soir 18h30.