Valérie Pécresse, invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI (Deuxième partie) - RTL - RTL
Valérie Pécresse Au micro : Elisabeth Martichoux, Alexis Brézet, Christophe Jacubizine Source d'origine 3 locuteursTranscription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que serait la première mesure efficace contre la fraude dans les bus ?
- 2:48OuverteRéponse directe
Cette police régionale, il s'agit de regrouper des services qui existent déjà ou de créer quelque chose de neuf ?
- 3:45FerméeRéponse directe
Ça consisterait en combien de personnes ?
- 4:09FerméeRéponse directe
Vous voulez, dès 2016, ça aussi, ça fait partie des préalables ?
- 4:16FerméeRéponse directe
C'est une priorité 2016 ?
- 4:31OuverteRéponse directe
Est-ce que vous aussi, vous êtes dans cette démarche de transfert de compétences en matière de formation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:19Invité politiqueFait
« Il faut créer une police régionale des transports. Une police régionale qui aurait compétence non seulement sur le réseau de métro, qui est relativement bien sécurisé, celui de la SNCF, mais aussi celui des bus et des tramways, des transports de surface. »
- 2:45Invité politiqueFait
« Il m'a dit que nous allions en parler dès cette semaine avec le préfet de police de Paris. »
- 3:57Invité politiqueChiffre
« Moi je crois qu'il serait raisonnable, si on veut étendre le réseau à tous les bus, de mettre 250 personnes de plus sur le réseau. »
- 5:20Invité politiqueFait
« On a transféré aux régions une compétence pleine sur l'apprentissage. On leur a transféré une partie de la compétence formation professionnelle, mais l'État ne peut pas s'empêcher de toujours garder des compétences pour l'emploi. »
- 6:26Invité politiqueChiffre
« Il y a 1500 places en apprentissage dans le campus des métiers de Bobigny qui sont vides. Elles sont payées, mais elles sont vides, parce que les classes ne sont pas pleines. »
- 6:43Invité politiquePromesse
« Donc, moi, ce que je souhaiterais, c'est qu'on gomme cette barrière des 25 ans, qui empêche un salarié en reconversion de venir faire une formation à l'apprentissage. »
- 6:53Invité politiquePromesse
« Je veux qu'il n'y ait plus de barrière d'âge. »
- 7:02Invité politiqueFait
« Si vous êtes chômeur senior, si vous avez plus de 45 ans, eh bien, vous allez à Pôle emploi, on ne vous propose plus aucune formation. »
- 8:52Invité politiquePromesse
« Moi, dès février, je veux organiser en Île-de-France une conférence régionale pour l'emploi. »
- 11:10Invité politiqueFait
« C'est la région de toutes les richesses, mais c'est la région de toutes les inégalités. »
- 11:52Invité politiqueFait
« Nous avons une agence des espaces verts, qui est un établissement public d'État. Et nous avons créé un organisme associé qui s'appelle Nature Parif, pour observer la biodiversité. »
- 12:31Invité politiqueChiffre
« Nous avons un patrimoine de 250 millions d'euros dont nous sommes propriétaires. »
- 15:10Invité politiquePromesse
« J'ai pris l'engagement de ne pas me présenter à cette primaire parce que j'ai pris l'engagement de rester au service des Franciliens pendant les six prochaines années où ils m'ont élue. »
- 17:45Invité politiqueFait
« La question de la suppression des allocations familiales pour les parents d'enfants qui refusent d'aller à l'école. »
- 23:21Invité politiqueFait
« Le métro parisien ne sera pas accessible à 100% tout de suite, en tout cas, pas toutes les stations. »
- 24:12Invité politiqueFait
« La situation actuelle, c'est un décrochage scolaire lié à des pluri-addictions et c'est dénoncé rapport après rapport par toutes les inspections. »
Temps de parole
- Valérie Pécresse68 %
- ?10 %
- Invité10 %
- Invité 25 %
- Invité 34 %
≈ 29,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Suite du Grand Jury, RTL, le Figaro LCI. Invité aujourd'hui, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France. Le débat est dirigé par Elisabeth Martichoux.
Avec
Alexis Brézet, du Figaro, et Christophe Jacubizine, de TF1 et LCI. Valérie Pécresse, on est passé tout à l'heure un peu trop vite, sans doute, sur les mesures que vous souhaitez voir mises en place pour lutter contre la fraude dans les transports. Vous avez dit que dans les bus, notamment, il fallait davantage de contrôle. Qu'est-ce que serait la première mesure efficace ?
Alors,
au-delà
même
de la fraude, nous avons été endeuillés par des actes terroristes. Et nous savons
que
l'une des cibles potentielles des terroristes, et on a de multiples exemples, y compris à Paris, ça peut être le réseau de transport. Nous avons besoin de renforcer la sécurité dans les transports. La sécurité terroriste, la sécurité quotidienne, et puis cette lutte contre la fraude dont je veux faire vraiment un marqueur de ma présidence de région. Donc pour cela, je crois qu'il faut créer une police régionale des transports. Une police régionale qui aurait compétence non seulement sur le réseau de métro, qui est relativement bien sécurisé, celui de la SNCF, mais aussi celui des bus et des tramways, des transports de surface. Et j'en ai parlé à Manuel
Valls cette semaine.
Parce qu'aujourd'hui, on ne
peut
pas le faire sans changer la loi.
Pour ça, il faudrait sans doute une loi. Mais avant même la loi, il faudrait voir concrètement comment on peut mutualiser l'action des différents services. Et est-ce qu'on inclut dedans la police nationale des transports, c'est-à-dire un service de la police judiciaire qui s'occupe aujourd'hui de tout ce qui est pénal dans les transports ?
La SNCF a déjà une police équilibrée
propre. Il y a au ministère de l'Intérieur une police des transports qui s'occupe de toutes les plaintes pénales, mais qui est sur le réseau. Et puis il y a des forces de sécurité à la SNCF et
des forces d'assuge
et une force de sécurité qui s'appelle le GPSR qui est à la RATP. Mais vous n'avez rien sur le réseau de bus. Et j'ajoute que ces forces de sécurité SNCF et RATP ont très peu de pouvoir et pourraient en avoir davantage.
Ils
vont être armés à la SNCF ?
Ils sont armés, mais ils ont très peu de pouvoir.
Par exemple, le pouvoir de fouiller les sacs ou le pouvoir de contrôler les identités, ils ne l'avaient pas.
Ils l'ont désormais ? Non. La loi
Savary qui a été déposée à la suite justement des cris d'alarme que j'avais poussés sur ces questions va être réexaminée au Sénat la fin janvier. Moi je souhaite,
je vais en discuter
avec
le
Premier ministre, que dans cette loi Savary, nous puissions intégrer cette police
régionale des transports que je veux créer. Il
vous a dit d'accord
?
Il m'a dit que nous allions en parler
dès cette
semaine avec le préfet de police de Paris. Cette police régionale,
il
s'agit de regrouper des services qui existent déjà ou de créer quelque chose de neuf qui serait financé par la région ?
Par définition, si vous regroupez tout, vous créez quelque chose de neuf. Mais
est-ce
que vous allez recruter des personnels
supplémentaires ? Oui, qui seraient
des agents de
la région. Non,
non, non, non, non. C'est une police régionale, à compétence régionale des transports. La question c'est de savoir si elle sera sous compétence du syndicat des transports ou bien sous compétence de l'État. Je crois avoir compris des discussions avec le Premier ministre que lui préférerait que l'État garde la main sur une police régionale des transports. Ce qui ne me
dérange absolument pas.
Moi ce que je veux, c'est vraiment qu'on puisse avoir une continuité de la sécurité. Parce que vous comprenez, quand vous arrivez dans une gare routière de petites ou de grandes couronnes, quand vous vous retrouvez dans le bus de Sevran, de Transdev, dans lequel une bande a pris en otage il y
a
quelques semaines, vous vous dites pourquoi cette inégalité de sécurité ?
Mais pourquoi ? Ça consisterait en combien de personnes ?
Il
faudrait
combien de personnes ? L'idée, il y a
déjà plusieurs milliers de personnes à la SNCF et à la RATP. Il y a aussi tous les agents de la police des transports du ministère de
l
'Intérieur. Moi je crois qu'il serait raisonnable, si on veut étendre le réseau à tous les bus, de mettre 250 personnes de plus sur le réseau. Moi c'est mon évaluation. Maintenant ça va faire l'objet d
'une discussion. Vous voulez, dès
2016, ça aussi, ça fait partie des préalables ? C'est pas un préalable, mais c'est vraiment une réforme que
je
souhaite.
C'est une priorité 2016 ?
Emmanuel
Valls
vous a semblé d'accord ? Il
m'a semblé extrêmement
ouvert sur cette question, sur le financement, nous en reparlerons. Moi je suis prête, si cette police voyait le jour, à ce que le syndicat des transports puisse y contribuer. Alors,
on parlait de recrutement, on va parler emploi. Christophe Jacubizine ? Oui, vous disiez tout à l'heure, en fin de première partie, qu'une fois qu'un certain nombre de conditions seraient remplies, c'est-à-dire que notamment sur le Pax Navigo, vous ayez vos financements, vous étiez prêt à un dialogue constructif avec le gouvernement en matière de formation et d'emploi. On sait que dans certaines régions, je pense par exemple au Nord-Pas de Calais-Pitcardie, Xavier Bertrand est prêt à un deal, si je puis dire, avec l'État, un transfert de compétences. On n
'a
pas très bien compris d'ailleurs
jusqu
'où ça pourrait aller. Est-ce que vous aussi, vous êtes dans cette démarche, vous considérez que la région Île-de-France doit faire davantage en matière de formation ? Et est-ce que vous allez contribuer au plan massif de formation des
chômeurs annoncé par François
Hollande
? Alors, la réponse c'est oui, et la réponse c'est oui, mais bien avant la proposition de François Hollande, puisque dès l'examen de la nouvelle loi sur les compétences des régions, la loi NOTRe, c'est-à-dire il y a quelques mois, dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale, j'avais réclamé plus de compétences pour les régions. Parce qu'en fait, on est resté un petit peu au milieu du guet. On a transféré aux régions une compétence pleine sur l'apprentissage. On leur a transféré une partie de la compétence formation professionnelle, mais l'État ne peut pas s'empêcher de toujours garder des compétences
pour l'emploi. Par exemple, pour l'emploi, est-ce que ça pourrait devenir régional ?
Par exemple, pour l'emploi, comment voulez-vous résoudre la question du chômage si vous n'avez pas les fichiers des demandeurs d'emploi, c'est-à-dire que si vous ne connaissez pas le profil des personnes que vous avez à former et que vous avez à
employer ? Et ça,
dans le cadre d'une expérimentation, c'est possible que vous
preniez le pouvoir sur Pôle emploi ? Aujourd'hui,
malgré un amendement que M. Rousset, le président d'Aquitaine, socialiste, et moi-même, nous avions déposé, ça n'a pas été voté dans le cadre de la loi Nôte. Donc ça veut dire qu'il faudrait aller plus loin
que la loi... Donc c'est du genre qu'on nous
raconte sur la formation,
sur les régions ? Non, non, non. La
région peut faire davantage dès aujourd'hui. Je vais vous donner un exemple sur l'apprentissage. La région peut faire encore davantage, mais c'est vrai qu'il faudra lever des blocages, qui sont souvent des blocages législatifs ou des blocages administratifs. Prenons l'exemple de l'apprentissage. L'apprentissage, vous savez, on paye des places. Moi, je sais, pour en avoir discuté avec le président de la Chambre des métiers de Seine-Saint-Denis, qu'il y a 1500 places en apprentissage dans le campus des métiers de Bobigny qui sont vides. Elles sont payées,
mais
elles sont vides, parce que les classes ne sont pas pleines, parce que les jeunes ne sont pas suffisamment, j'allais dire, séduits par ces métiers, ou parce qu'on ne sait pas aller les chercher, parce qu
'il y a
une image de l'apprentissage à rénover. Donc, moi, ce que je souhaiterais, c'est qu'on gomme cette barrière des 25 ans, qui empêche un salarié en reconversion de venir
faire une formation à l'apprentissage. Vous voulez aller jusqu'à quel âge ? Je veux qu'il n'y ait
plus de barrière d'âge.
Je
veux qu
'il
n
'y ait
plus
de barrière d'âge. On est senior à 45 ans ? Mais bien entendu.
Vous savez qu'aujourd'hui, si vous êtes chômeur senior, si vous avez plus de 45 ans, eh bien, vous allez à Pôle emploi, on ne vous propose plus aucune formation. On vous dit qu
'il
n'y a plus
rien pour vous, et vous avez 20 ans de vie professionnelle. C'est
une
proposition
que nous avons travaillée avec mes amis de l'UDI, et notamment avec Chantal Joanneau, qui se naît énormément. Nous souhaitons aujourd'hui que toutes ces barrières, qui font qu'on ne rentre jamais dans la bonne case, les places sont payées. C'est des métiers où il y a des débouchés,
des métiers de bouche, des métiers de l'esthétique. Mais en
plus,
ça
correspond à des vocations qui peuvent être tardives. On peut se rendre compte que des métiers sont passionnants. Là,
j
'ai avec moi Babette de Rosière, que j'ai voulu mettre sur ma liste, justement pour qu'elle aille raconter à ces jeunes que les métiers de la restauration sont des métiers extraordinaires, que nous avons un vrai potentiel de création d'emplois dans les métiers liés au tourisme, liés à l'accueil des étrangers. Et on cherche 100 000 emplois, son nom pourvu en Ile-de-France, fausse de salariés
qualifiés. Le gouvernement lui a
promis 500 000 nouvelles formations pour des chômeurs. Sur le fond, vous pensez quoi de cette mesure ? À laquelle la région serait appelée, évidemment, à participer, à financer. Juste parce qu'un certain nombre de gens à droite, c
'est
-à
-dire
pas qu'à droite, disent que
tout
ça c'est une astuce, c'est pour enlever les chômeurs de catégorie A, les mettre
en catégorie C, c'est pour faire baisser les statistiques.
Est-ce que vous vous dites que c'est une astuce, ou bien c'est une vraie mesure qui permet de réduire le chômage ?
Non, mais dit comme ça, ça ressemble à un énième plan, effectivement, de réponse sociale au chômage.
De
traitement
social
du chômage. Dit comme ça, ça n'a pas de sens. Mais vu au niveau d'une région,
c
'est-à-dire d'un exécutif local qui peut mettre en relation des entreprises, des centres de formation et des personnes demandées d'emploi, ça peut prendre du sens. à condition que vraiment on réévalue l'ensemble du dispositif. Moi, dès février, je veux organiser en Ile-de-France une conférence régionale pour l'emploi, je veux mettre à mes côtés un conseil des chefs d'entreprise et je veux qu'on réfléchisse sur les métiers dans lesquels il n
'y a
pas de formation. Je pense au métier du numérique. Vous savez bien que Xavier Niel a été obligé avec un certain nombre de ses amis de créer
le 42, de faire une école.
C'est la région qui est responsable de la formation professionnelle. Comment se fait-il que cette région ne soit pas née de l'action régionale ? Et c'est pareil sur un certain nombre de métiers liés à la croissance verte, liés à la transition énergétique. On nous demande aujourd'hui de faire des bâtiments qui soient, je vais dire, économes en énergie.
Donc au fond, il faut créer les formations. La
bataille, c'est de créer les formations ?
C'est de mettre en relation l'offre d'emploi, les emplois de demain, avec les formations nécessaires et avec aussi les demandeurs d'emploi. C'est-à
-dire
qu'il faut aller très vite, très vite proposer des formations. Parce qu'on sait bien qu'un demandeur d'emploi, c'est dans les six premiers mois qu'il a la meilleure capacité
à remonter. Et là, la région a les moyens pour ça, financier ?
Si on lui donne vraiment un droit de regard, ou en tout cas une information sur Pôle emploi,
et
si on lui donne une vraie compétence développement économique, formation cohérente, oui, les régions peuvent faire des choses astucieuses. C'est ce qui se passe en Allemagne.
Ça fait tellement longtemps qu
'on dit qu'on va effectivement renouveler les filières d'apprentissage, faire de la formation. Bien sûr.
Vous dites
que les deux préalables, c'est ça.
Mais oui, mais j'allais dire, le diable est dans les détails. J'ai reçu tous les présidents de CFA pendant la campagne, les directeurs de CFA. Le centre de formation
des apprentis. Le centre de formation des
apprentis. Qu'est-ce qu'ils m'ont dit ? Ils m'ont dit, est-ce que vous savez, Madame Pécresse, que quand on reçoit de l'argent de la région, si on a cinq entreprises qui veulent prendre cinq stagiaires de plus dans une classe, on n
'a
pas le droit de déplacer l'argent d'une filière vers une autre. Donc on n'a aucune fongibilité des crédits dans le jargon. Ça veut dire qu'on n'a aucune souplesse. Est-ce que vous ne voulez pas nous faire confiance ? Est-ce que vous ne voulez pas qu'on assouplisse tout ça ? Donc je crois qu'il
y
a vraiment à travailler sur le fond avec Jérôme Chartier, mon vice-président en charge de
l'économie qui est juste derrière vous.
Oui,
mais
vous savez, j'ai voulu faire... C
'est important
d'être en équipe, on a compris. Ah, mais c'est un collectif,
vous savez, Et alors vous allez faire déménager
votre collectif. Ça aussi, vous l'aviez dit dans votre campagne. Oui. Alors le déménagement, vous allez le faire
? Alors le déménagement, il est très symbolique de plusieurs choses. D'abord, notre volonté d'en finir avec les fractures qui minent l'Île-de-France. Parce que c'est la région de toutes les richesses, mais c'est la région de toutes les inégalités. Donc nous allons franchir le périphérique. Parce que Paris est un formidable atout.
Aujourd'hui, les différents locaux de la région sont dans
le septième arrondissement pour les gens qui nous écoutent.
Alors aujourd'hui, oh là là, nous avons un enchevêtrement. D'abord, nous avons 10 localisations de la région dans le cœur de Paris, dont 7 hôtels particuliers, n'est-ce pas ? Dans le septième
arrondissement. Elles sont peut-être là, les
ressources qui vous manquent ?
Oui, mais on va les utiliser.
Vous savez, ce n'est pas du
jour au lendemain, M. Jacques Ubusine, qu'on organise la vente d'un hôtel particulier, surtout dans le cœur historique de Paris. Ensuite, vous avez les organismes associés. 31 organismes, dont 16 créés par la gauche. Alors inutile de vous dire qu'on va faire un audit que je viens de lancer. Par exemple,
un organisme associé qui serait
inutile. Je vais vous donner un exemple. Nous avons une agence des espaces verts,
qui
est un établissement public d'État.
Et
nous avons créé un organisme associé qui s'appelle Nature Parif,
pour
observer la biodiversité. Il me semble, pas illégitime de penser, que la biodiversité pourrait être observée par l'agence des espaces verts et qu'on pourrait fusionner les deux. Ça n'est qu'un des exemples. Si vous me lâchez sur ce sujet, vous avez l'émission entière
qui sera
consacrée.
Mais je rendrai public l'audit. Je
rendrai public l'audit. Donc il faut faire des économies, il faut déménager. Ce déménagement n'est pas là que pour des raisons d'économie financière, parce qu'il faut aussi rendre l'argent aux franciliens. Nous avons 26 millions d
'euros de loyers. Vous êtes sûre que ça
fait économiser ? Parce qu'un déménagement, ça coûte très cher.
Ah
mais attendez,
nous avons un patrimoine de
250 millions d'euros dont nous sommes propriétaires.
Donc vous allez le vendre. Et nous
avons en plus 26 millions d'euros de loyers dans des immeubles extraordinaires.
On
était Tourmont-Parnasse, on était dans l'immeuble Louis Vuitton du Bon Marché. Donc nous sommes. Donc le sujet, c'est qu'aujourd'hui, ça nous fera faire des économies. Mais ce n
'est
pas seulement ça, le déménagement. Le déménagement, c'est un projet collectif pour le Conseil régional qui sera la vitrine de ce que nous voulons être. C'est-à-dire une administration numérique, c'est-à-dire une administration qui accueille
les usagers.
Est
-ce
que Mme Artiou, vous avez essayé un jour de joindre le Conseil régional pour élever un de vos problèmes ? Ça a dû marquer. Ben
non.
Donc voilà, il faut qu'on parte
ce projet. Donc vous allez regrouper tout le
monde où
? Alors tout le monde, dont les élus.
Les élus
partent avec les services.
Il
n
'est
évidemment pas question de faire...
Qui restent dans
le 7e arrondissement ? Non.
Ils ne vont pas rester. Il ne restera rien
dans le 7e arrondissement ? Nous allons en banlieue. Nous allons en banlieue tous ensemble. Et évidemment, mon choix de
cœur Je ne sais pas si ça fait briser
chez les
élus. Serait celui... Est-ce que tous
les élus sont d'accord pour aller...
Ah ben, ils ont signé. Il y a des bruits dans le public. Ils sont pas d'accord, lève le doigt. Ils ont signé.
Mais vous savez, on ne peut pas à la fois dire qu'on veut faire le rééquilibrage à l'Est. On ne peut pas à la fois dire qu'on veut ancrer
la réalité de la région dans les
quartiers populaires et ne pas y aller. Qu'on veut reconstruire.
Alors où les quartiers populaires, Seine-Saint-Denis ? Seine
-Saint-Denis, Val-de-Marne, vraisemblablement. Et dans un lieu, parce que j'ai entendu les demandes des agents que j'ai reçus, évidemment, dès que j'ai été élu. Et nous allons lancer une grande concertation pour les associer à ce déménagement dans un lieu qui sera très bien desservi par les transports
en commun. Il s'agit de construire quelque
chose ou d'acheter un bâtiment existant ?
Écoutez, toutes les possibilités sont ouvertes.
L
'essentiel, c'est que ce soit économe. L'essentiel, c'est que ça reflète notre projet pour la région. Et l'essentiel aussi, c'est qu'à la fin, on puisse décloisonner les services
de la région.
Et quand
?
Alors, nous voterons le 20 janvier, donc à la prochaine séance, le principe de ce déménagement. Moi, mon objectif, c'est que ce déménagement puisse se faire dans la première moitié de ma mandature. Voilà,
parce que ça ne se fait
pas en un jour.
On
a des baux
à dénoncer. Mais voter dès le
20 janvier,
ce sera soumis en source pénible. Et Thierry Ménien
est chargé d'aller nous faire le repérage de tous les
lieux possibles. On le salue.
Christophe Jacubizine.
Comment, depuis votre nouvelle fonction de président de la région, vous observez maintenant les débats qui ont lieu au sein de votre camp, au sein des Républicains. Si je vous pose la question,
c
'est parce que
pour
beaucoup de Français, on a l'impression que finalement, il y a toute une génération dont vous faites partie, Laurent Wauquiez, Zélie Bertrand, qui sont partis sur leur avantin et qui laissent finalement le parti se débrouiller avec ceux d'avant. Et les Français, ce qu'ils redoutent,
c
'est qu'en 2017, on est les mêmes. C
'est
-à
-dire
qu'on est François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que vous,
vous
dites
« Rendez en 2022 » et débrouillez-vous en
2017 ?
Moi,
j'ai pris l'engagement de ne pas me présenter à cette primaire parce que j'ai pris l'engagement de rester au service des Franciliens pendant les six prochaines années où ils m'ont élue. Et je viens effectivement avec une équipe qui est profondément renouvelée parce qu'il y a une vraie aspiration au renouvellement
et des personnes et des pratiques politiques. Vous vous lavez les mains
de ce qui va se passer dans votre parti
pour 2017 ? Absolument
pas, M. Jacubizine. Loin de moi, cette idée. Au contraire. Mais ce que je pense, je pense deux choses. Je pense d'abord que les régions peuvent être le lieu, la fabrique des nouvelles pratiques et le lieu de la politique par la preuve. Donc ça peut montrer ce que la droite peut faire si elle est aux manettes en termes de réformes et en termes de rétablissement de l'autorité de la loi et des principes républicains. Donc vraiment, je pense que les régions peuvent être la vitrine de ce que la droite peut faire. Et puis par ailleurs, j'entends peser sur le programme. Et évidemment, moi, je me prononcerai pour la primaire à l'automne.
Vous êtes toujours tout
Fillon,
non ? Non,
moi, je suis, comme vous le savez, affectivement et intellectuellement très proche de François Fillon.
Je pense que son diagnostic est le bon. Je vous
remettrais aujourd'hui à François Fillon de reprendre de la force dans les sondages. Qu'est-ce qui, à votre avis, pourrait fonctionner compte tenu du fait qu'aujourd'hui,
ça n'est pas le bon ? Moi, je crois que
son diagnostic est le bon et ses propositions rejoignent très largement ma conviction qu'il faut profondément réformer la France. Alors, ça, c'est ce que je pense. Mais là encore, je le dis, je ne me prononcerai sur cette primaire qu'à l'automne. Et j'entends porter un certain nombre de sujets au vu de mon expérience de président de région.
On vous s'en prend d'une petite distance. Vous dites que ces idées elles sont intéressantes, c'est les miennes. Mais finalement, on a envie de vous dire et l'homme, est-ce qu'il est toujours le
bon ? Est-ce que ça peut encore
prendre
? Non, Christophe, j
'ai toujours dit, ça fait un an que je le dis, que je ne me prononcerai à la primaire que le moment
venu. Non, mais ma question, c'est pas ça, c'est qu'est-ce
qui peut faire encore prendre la mayonnaise Fillon, si vous me passez l'expression ?
Est-ce que c'est encore possible ? Est-ce
que c'est encore possible
? Moi, je crois
que c'est la qualité de l'homme et la qualité de son projet. Mais là encore,
on attend... Pour l'instant, il ne fédère pas énormément de
d'adhésion.
Écoutez,
son livre a fait beaucoup marché, mais dans les sondages, il est très bas. Un
très beau succès. Vous savez, la primaire,
c
'est encore des mois et des mois. Moi, je ne vais pas commencer à faire des commentaires sur les uns et les
autres. Non, mais sur les projets, sur le programme,
puisque vous parlez de programme et projet, Alain Juppé vient de rendre publique la partie de son programme concernant la sécurité, le régalien, l'autorité de l'État. Les observateurs ont dit qu'ils se déplacent plutôt vers la droite. Qu'est-ce que vous en pensez de ça
? Dans
le livre d'Alain Juppé, il y a toute une série de propositions que je partage et qui sont les miennes depuis longtemps, notamment par exemple la question de la suppression des allocations familiales pour les parents d'enfants qui refusent d'aller à l'école. C'est une proposition de loi d'Éric Ciotti que j'avais co-signée à l'époque. Donc il y a énormément de sujets dans le livre d'Alain qui sont des sujets sur lesquels, en tout cas, moi, je me suis déjà personnellement engagé. Donc je suis satisfaite. Nous sommes tous pour un État fort.
Mais je suis aussi, moi, pour une deuxième étape de la décentralisation avec des compétences extrêmement claires pour les régions qui nous permettraient d'agir efficacement. J'attends aujourd'hui
de savoir... Aujourd'hui,
il n
'y a
pas un candidat qui en parle ?
Non,
pour l'instant, aujourd'hui, il n'y a aucun candidat à la primaire qui est pris clairement en position sur quelle sera la place des futures régions dans l'architecture du pouvoir et surtout dans la réforme de l'État.
Vous pensez
que ça serait un critère des actuels présidents de région pour se prononcer dans la primaire ? Ils regarderont parmi les candidats
celui
qui donne le plus de pouvoir aux régions
? Non, non,
non. Moi, je pense qu'il y aura trois sujets... Enfin, pour moi, il
y
a trois sujets. Il y a l'esprit de réforme. Est-ce qu'on va aller jusqu'au bout de ces réformes et arrêter les réformettes qui ne marchent pas ? Il y a la question de l'autorité. Est-ce que le candidat arrivera à trouver dans un républicanisme intransigeant et qui refuse tous les communautarismes des solutions qui sont des solutions de rétablissement de l'autorité de l'État ? Et puis, enfin, il y a un vrai sujet qui est celui de la simplification, de la simplification à tous les étages. Et c'est pour ça que je pense que les régions doivent être...
J'allais dire, on doit leur donner davantage de pouvoir et on doit aussi globalement simplifier l'architecture territoriale qui est source de telles complexités qu'elle nuit à l'emploi.
On entend des voix chez Le Républicain. Gérald Darmanin, encore ce matin, dans le journal Le Parisien, qui estime que Nicolas Sarkozy est trop sur une ligne identitaire. Et il le lui reproche. Il dit, la magie de 2007 n'opère plus et je ne suis pas d'accord pour qu
'on
reste uniquement sur ces sujets dans le programme avant les primaires. Vous partagez cette préoccupation
? Mais,
d'abord, moi, je crois qu'il faut rendre hommage à Nicolas Sarkozy pour avoir remis en ordre le parti Le Républicain. Et ça a été très important pour nous dans la campagne régionale. Donc ça, c'est une très bonne chose. Maintenant, il y
a
la question de sa candidature à la présidentielle et de, j'allais dire, de sa nouvelle rencontre avec les Français. Et de ce point de vue, moi, je crois que les Français attendent de lui un inventaire.
Il
y a beaucoup de Français qui ont été déçus par le résultat final de notre mandat 2007-2012. Alors même que nous avions fait beaucoup de choses. Donc c'est à la fois injuste et en même temps, eh bien, j'allais dire, le Français n'a jamais tort. S'il ressent qu'il a manqué des choses que nous n'avons pas été jusqu'au bout des réformes, c'est aussi qu'il y a un fondement à tout cela. Donc, je pense qu'il faut attendre le projet de Nicolas Sarkozy et que son grand défi, c'est ça, c'est de
retrouver le projet, donc un inventaire. Je n'ai pas tout
réussi, c'est ça que vous voulez dire.
Oui, et d'ailleurs, dès 2013, je l'ai dit, puisque je suis à l'heure actuelle la seule, je crois, ancienne ministre du gouvernement Sarkozy qui a écrit un livre pour faire l'inventaire des années,
de ce qu'on a vérifié.
Parce que les Français doivent comprendre pourquoi certaines choses ont échoué. Et s'ils ne le comprennent pas, ils ne nous feront pas
confiance
à
nouveau. C'est à cette
condition que la magie dont parle Gérald Darmanin réopérera. Parce que si
on comprend bien,
pour l'instant, vous êtes d'accord avec son diagnostic.
Moi, ce que je
crois, c'est qu'il y a eu un certain nombre de Français qui ont été déçus par le bilan de notre quinquennat et que pour les reconquérir, et c'est un défi qui se pose à Nicolas Sarkozy, pour les reconquérir, ça passe à une case indispensable qui est la case inventaire.
Benoît Galeret nous rejoint de RTL et LCI. Valérie Pécresse.
Bonjour.
Il a regardé les réseaux sociaux pendant que vous parliez depuis le début de l'émission. Et alors, Benoît
?
Et alors, déjà, face de bouc, salut votre maîtrise des dossiers, votre détermination. Si bien que Jean-Pierre se demande même, vous entendant parler d'autorité, de l'État, de Christiane Taubira, si vous, maintenant que vous vous dites libérée du parti, vous voyez un destin national ?
Ce
que je crois, c'est que la présidente de la première région de France ne peut pas avoir sa liberté de parole bridée. Et moi, je l'ai dit à mes électeurs quand je les ai rencontrés pendant toute la campagne, je leur ai dit, bien sûr,
je
vais exercer à plein toutes les missions de la région. Mais si vous m'élisez présidente de région, vous me donnez aussi un porte-voix. Un porte-voix pour porter votre voix.
Et est
-ce
qu'en 2017, vous ne serez disponible pour aucun autre mandat, y compris ministériel
? Vous aviez dit que je ne serai pas ministre ? J'ai dit que je ne serai pas...
Écoutez...
Alors,
ministre, d
'abord
!
Non,
non, mais
attendez, on n'est pas au concours les pines des bonnes idées. Aujourd
'hui, mon sujet, il
est sain.
Donc, c'est une bonne idée, en tout cas.
Non, non, non, j'ai dit que la région était aujourd'hui mon engagement et c'est mon engagement.
Et demain, jusqu'en la prochaine élection
?
Voilà, on verra ça.
Plus concret, vous parlez sécurité dans les transports, 250 personnes supplémentaires. dites-vous, David Semeux, vous entendre parler toujours sécurité, il dit c'est bien, mais l'accessibilité, vous y pensez aussi
? Oui.
Alors, sur le sujet de l'accessibilité, notamment des transports, mais aussi des lycées, puisque c'est aussi un sujet qui me tient à cœur, moi, je crois qu'il faut changer de modèle. On a fait de l'accessibilité une espèce de dogme,
et
moi, je suis totalement pragmatique. Donc, moi, ce que je souhaite,
c
'est qu'on travaille, et j'ai à mes côtés Pierre Denisio, qui sera mon délégué pour l'accessibilité handicap, nous allons travailler avec les associations handicapées pour que chaque
type
de handicap soit pris en compte et qu'on ait des trajets 100% accessibles. Mais je dis la vérité,
le
métro parisien ne sera pas accessible à 100% tout de suite, en tout cas, pas toutes les stations. En revanche, il y aura des trajets 100% accessibles qui permettront de se déplacer d'un point à un autre.
On n'a pas évoqué très vite, il reste très peu de temps, les tests salivaires. Je ne
sais
pas si les internautes s'y sont intéressés, mais vous aviez, pour lutter contre la consommation de cannabis dans les lycées, on a vu encore cette semaine dans une étude que c'était extrêmement fréquent, vous vouliez imposer des tests, ou proposer d'ailleurs, pouvez-vous les imposer ? Vous n'en avez pas la compétence. Mais... Des tests salivaires sur les lycéens
du niveau d'une classe et s'ils ont fumé du cannabis. Et ensuite engager des... Madame
Artich, d'abord, le sujet, c'est simple, c'est qu
'on
ne peut pas se satisfaire de la situation actuelle. La situation actuelle, c'est un décrochage scolaire lié à des pluri-addictions et c'est dénoncé rapport après rapport par toutes les inspections. Donc moi, je ne suis pas là pour dire qu
'on
ne peut plus rien faire, on a tout essayé, ni contre le chômage, ni contre la drogue. Donc, je vais proposer une palette d'outils aux proviseurs. Mais la première, le premier, c'est un référent addiction. Parce qu
'on
ne peut plus se... Dans
chaque
lycée
?
Dans chaque lycée qui sera rémunéré en or complémentaire par la région. Tous les personnels qui ne sont pas éducation nationale... Un référent addiction pour faire de la prévention, pour regarder si...
Pour faire de la prévention, pour
regarder la situation
du lycée et
pour faire de la sécurité anti-dealer. Parce que le
sujet... Et pour
proposer des tests salivaires
ou pas ? Devant les portes du
lycée même ? Mais bien entendu, vous savez qu'on a l'interdiction d'avoir des panneaux publicitaires à moins de 100 mètres des lycées. J'aimerais être sûre que les dealers respectent la même interdiction, d'abord des lycées.
Pour
quand ? Très vite. Je vais réunir... Je vois le recteur de la région Île-de-France cette semaine et nous allons réunir les proviseurs et les intendants
des lycées pour en parler.
Sur les tests salivaires eux-mêmes, c'est possible aujourd'hui. Regardez SOS, drogue, infos, service, service du gouvernement. C'est possible. Ce que j'ai voulu dire aux proviseurs, c'est que s'ils souhaitaient s'engager dans cette voie, je les aiderais. C'est évidemment optionnel, c'est évidemment avec l'accord du conseil d'administration et c'est évidemment sous le secret médical.
Merci beaucoup Valérie Pécresse. Dernière question, très vite. Jean-François Copé, le retour. Il sera d'ailleurs sur RTL dans quelques jours. Chez Olivier Mazerolle, il a encore sa place chez les Républicains
?
Bien entendu, tout le monde a sa place chez les Républicains à condition d'incarner et de se reconnaître dans nos valeurs.
Sous
condition. Merci beaucoup Valérie Pécresse d'avoir été notre invité dans ce grand jury RTL Le Figaro LCI. Merci Christophe Jacubizine et Alexis Brézé. A la semaine prochaine. Au revoir. Rediffusion en intégralité sur LCI ce soir 18h30.