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InterviewJérôme Guedj· 2 septembre 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSantéRetraites

JÉRÔME GUEDJ FACE À L'ACTU SUR LCI|PRIMAIRES, BUDGET, 2027...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Réaction à l'annulation des concerts de Patrick Bruel

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Primaire socialiste: débats et participation de Raphaël Gluxman

  • 4:05OuverteRéponse directe

    Primaire socialiste: référendum contre Mélenchon ?

  • 6:05OuverteRéponse directe

    Êtes-vous en guerre contre Jean-Luc Mélenchon ?

  • 8:05RelanceÉludée

    Prêt à voter Mélenchon face à Le Pen ?

  • 10:05OuverteRéponse directe

    Budget 2026: économies et recettes

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:10Jérôme GuedjFait
    « Jean-Luc Mélenchon n'est pas dans l'arc républicain. Ne l'est plus désormais n'est plus un républicain ce mot. »
  • 10:10Jérôme GuedjFait
    « Il y a déjà un déséquilibre. S'il y a des efforts qui doivent être demandés, alors ils doivent être justement répartis. »
  • 10:30Jérôme GuedjChiffre
    « Emmanuel Macron, depuis qu'il est arrivé aux responsabilités a baissé de 60 milliards les recettes fiscales. »
  • 14:10Jérôme GuedjPromesse
    « Oui, je pense qu'un futur président devrait avoir un casier judiciaire vierge. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous, bonjour à vous Jérôme Gigge, merci beaucoup d'être notre invité aujourd'hui sur LCI. Vous êtes député PS de l'essonne et candidat à la présidentielle de 2027. Vous vous apprêtez à participer à la primaire socialiste.

On va en reparler. Vous êtes auteur du livre La République, c'est nous. Pour nos téléspectateurs, vous avez comme chaque jour votre QR code qui s'affiche en bas de l'écran.

Vous scanez, vous flashz et vous posez vos questions très directement à Jérôme Gede. Pour commencer, une question d'actualité, votre réaction à l'annulation de la tournée de de Patrick Bruel dans un message publié Hiller, il explique renoncer aux 35 concerts prévus à l'automne mis en examen dans plusieurs dossiers de violence sexuelle. Des élus ont refusé de le recevoir.

Lui, il dit vouloir apaiser tout en voulant continuer à se défendre. Il n'y a pas d'autre issu possible pour lui ? J'ai lu son message et j'ai vu en effet à la fois sa volonté de réflexion personnelle, d'apaisement euh et euh pour permettre à la justice de faire de faire son travail.

Donc cette décision lui lui appartient. Je pense que c'était en effet intenable comme il l'écrit dans son message que ces concerts euh soient dénaturés et soit autre chose que des temps de de concert. Donc ça paraît une décision absolument incontournable compte tenu de l'émotion déclenchée et de au respect de la parole des victimes. ma vous n'auriez pas accueilli ont pas la possibilité d'interdire le concert mais de faire de se faire le porte-voie de l'émotion qui pouvait exister parmi leur leurs habitants.

Et je trouve que c'est une décision sage. Il faut respecter écouter la parole des victimes. Il faut que la justice puisse passer sereinement et si possible le plus rapidement possible.

On va parler de la primaire avec une importante montante. Attention dis donc ces dernières heures Jérôme Gatch s'est accéléré. Est-ce que vous êtes prêt à débattre sans Raphaël Gluxman ?

J'explique pour nos téléspectateurs, le candidat, elle refuserait de participer à trois débats. Il n'en voudrait que un seul. Euh selon l'opinion, voilà les réactions déjà qui sont tombées.

On a Olivier Fort selon l'entourage, Gluxman ou pas, il y aura trois débats d'ici au premier tour. On laissera sa chaise vite s'il décide de ne pas pas participer. Et puis on a Philippe Brun, autre candidat, il écrit "Pour ma part, j'y participerai tout de même et je sais que mes camarades Olivier Fort, Solen Royal et Jérôme Gedge donc n'auront eux pas peur d'un débat apaisé, respectueux.

Ils ont raison, vous y participrez." Quoi qu'il en soit, on organise cette primaire pour qu'elle donne une force au candidat qui va être désigné. Pour que la primaire soit un succès, il faut qu'il y ait du monde qui vienne s'inscrire.

Je le dis, ce n'est pas une primaire fermée, c'est pas une primaire des socialistes. N'importe qui peut venir pourra venir s'inscrire sur le site internet, qu'il soit adhérent du Parti socialiste ou de place publique pour dire "Moi, ça m'intéresse, je suis de cette gauche un peu orpheline qui ne se reconnaît pas forcément dans les appareils, mais je veux pouvoir choisir un candidat pour incarner l'alternative entre le macronisme finissant et puis la gauche radicale forcément impuissante." Et donc pour que il y ait du monde qui vienne participer à cette primaire, bah évidemment, il faut qu'il y ait des débats.

Évidemment, moi je souhaite qu'il y ait trois débats sur toutes celles qui ont proposé de le faire et je peux pas imaginer une seule seconde que Raphaël Guxman qui a accepté de participer à cette primaire considère qu'il faut qu'elle soit en catiminé en catimini à h clos et donc je suis convaincu qu'à la fin franchement ne perdons pas de temps à débattre de ces sujets-l j'appelle Raphaël Gluxman et ses équipes le plus vite possible à leur dire ben évidemment qu'on va venir participer à ces débats parce que c'est ça le sel on est entre gens de la même famille politique et l'intérêt de ce momentl Voilà, c'est que les les gens vont pouvoir voir le tempérament, le style, les propositions, l'expérience que les uns et les autres si Raphaël Gluxman continue de refuser, est-ce que vous irez débattre avec Chazville à sa place ? Écoutez, j'irai à tous les débats auxquels je suis invité et j'invite tous les candidats à faire de même et je peux pas imaginer que Raphaël Gluxman s'enferme dans une position de refus du débat. Ça ne correspond pas à son tempérament. [raclement de gorge] Comment vous expliquez cette aé le 6 octobre le débat qu'il accepte serait le 6 octobre je crois qu'il y a un sujet de date aussi pour vous en oui il faut que les débats aient lieu avant le dernier moment où on peut s'inscrire sur le site internet qui est le 5 octobre à minuit donc il faut que les grands débats aient lieu avant évidemment la date du 5 octobre mais vraiment vraiment qu'on perde pas de temps.

Je préférais qu'on parle du fond de pourquoi les uns les autres sont sont candidats. Donc vous avez parfaitement raison et donc c'est la raison pour laquelle je suis extrêmement clair dans mes positions voire ferme. Il faut qu'il y ait le plus de débats possible.

Il faut qu'il permettent au plus grand nombre de pouvoir venir participer à cette primaire et s'inscrire. Et il faut que chacun puisse exprimer ses positions. Et si certains préfèrent ne pas le faire, je dis tant pis pour eux parce que ils vont se priver d'un espace de confrontation et de dispute apaisé que doit être ce moment de la primaire.

Quoi qu'il en soit, est-ce que la primaire socialiste ne ressemble pas de plus en plus à un référendum pour ou contre Jean-Luc Mélenchon ? Euh prêt à faire des compromis, des accord, en faveur d'un d'accordon sanitaire quasiment vis-à-vis de lui. Est-ce que ça se transforme pas en référendum ?

Ça ne peut pas être que cela, mais c'est aussi cela parce que il y a une ligne d'ambiguïté qui traverse la gauche qui est la nature de la relation avec la France insoumise. Moi, c'est une c'est une des raisons, c'est pas la raison exclusive de ma candidature. J'ai incarné par mes choix personnels le refus de toute alliance avec la France insoumise.

En 2024, après la dissolution, j'ai pris le risque d'être candidat dans ma circonscription de leson en refusant d'être soutenu par la France insoumise et ils me l'ont bien rendu. Ils ont présenté une candidature face à moi que j'ai battu. Et donc il y a un moment donné quand on a des convictions et moi en politique tout commence par les valeurs.

Je suis attaché à la laïcité, à l'universalisme républicain, au refus de la brutalisation du débat public. Autant de sujets sur lequels la France insoumise a trahi les valeurs de la Mais on en vient se demander si vous êtes même en guerre contre Jean-Luc Mélenchon, si on est dans un règlement de compte quasi personnel. En effet, on lit votre livre.

Vous affirmez que Jean-Luc Mélenchon vous a réduit à votre statut de juif. Vous en avez souvent parlé après un texte publié en 2024. vous dites avoir été meurtri parce que c'était un ami de longue date, de très longue date, un ami proche.

Est-ce que vous êtes en guerre contre lui ? Mais Jeanluc Melong, c'est pas un problème personnel. euh je l'ai éprouvé dans ma chair, mais à travers moi, c'est le rapport à la République, c'est le rapport au refus de l'essentialisation, c'est le rapport à une conception euh euh pacifiée du débat euh du débat politique et c'est un problème pour la gauche.

Et c'est vrai qu'à l'occasion de euh ce euh de cette primaire, outre les propositions de fonds que nous avons à mettre sur la table et qui doivent permettre justement d'occuper un espace qu'on a laissé trop vacant, la gauche n'a pas suffisamment par l'éffort de la question du soutien au pouvoir d'achat, du financement des services publics, de la réforme de l'école. Dans ce moment-là, on va mettre toutes ces propositions et on va voir à ce moment-là qu'il y a pas besoin d'aller chercher chez Jean-Luc Mélenchon une forme de radicalité impuissante. Impuissante parce que il peut se faire plaisir au premier tour mais au deuxième tour il est le tapis rouge déroulé pour Marine Le Pen.

C'est tout l'enjeu de cette primaire et c'est tout le sens de ma candidature de gauche républicaine qui est montré qu'il existe une alternative républicaine républicain. Jean-Luc Mélenchon n'est pas dans l'arc républicain. Ne l'est plus désormais n'est plus un républicain ce mot. il est il a trahi, je l'ai dit tout à l'heure, à la fois les valeurs de la gauche parce que à gauche, on peut débattre de on peut débattre de la protection sociale, on peut débattre de des questions économiques, mais on ne transige pas avec les valeurs.

Voilà, laïcité ça ne se négocie pas. Vous voulez justement que ce soit très clair sur les valeurs républicaines, est-il oui ou non dans l'arc républicain ? En tous les cas, il ne correspond pas à la République apaisée, à la République sociale que je défends et il y a une alternative à proposer.

C'est celle que je veux incarner. Pourquoi vous ne répondez pas à la question ? Êt-vous prêt à voter Jean-Luc Mélenchon face à Marienne Le Pen ?

Parce que si on arrive à cette situation, ça veut dire qu'on a déjà perdu. Ça veut dire que Marine Le Pen aura gagné l'élection l'élection présidentielle. Je reviens à votre besoin de clarification, Jérôme Gad, vous comprenez que les Français ont dit les présidentiels c'est dans 8 mois.

En fait, la sensation c'est que c'est demain et que ça va très vite et qu'il y a un sentiment d'urgence. besoin de clarification, ça aiderait à savoir où vous habitez clairement, de savoir si vous êtes prêt à voter Jean-Luc Mélenchon face à Mélanchon pour moi et la France insoumise c'est fini. Voilà, c'est fini.

Il peut plus y avoir de complaisance, de connivance, de proximité avec Je combats radicalement le Rassemblement national mais aujourd'hui je constate avec dépill et avec dégoût que le marche-pied le plus évident du Rassemblement national ce serait que Jean-Luc Mélenchon soit présent au 2è tour. Et donc je dis à tous ceux des électeurs qui sont tentés par ce vote- là que c'est un vote stérile, c'est même un vote dangereux et c'est l'intérêt de la primaire et de la candidature que je porte de dire écoutez il y a une alternative. Il y a des gens qui sont droits dans leur botte, qui sont réglau sur cette questionlà, qui l'ont incarné dans leur choix personnel et qui sont capables de le faire vivre demain.

Pas même de vote blanc, on ne saura pas ce matin. Mais vous vous rendez compte en répondant à cette question, je valide je valide un scénario que je combats. L'élection présidentielle, je vous dire une chose, elle va se jouer au premier tour.

Donc c'est le premier tour qui est déterminant. Si on est dans le deuxième tour que vous décrivez, c'est déjà perdu. Et donc moi, je me bats pour que dès le premier tour, l'alternative que je propose sur les questions de pouvoir d'achat, de services publics, de santé, je veux parler des vulnérabilités.

Vous savez dans 2 jours, il y a la conférence nationale du handicap. Personne ne va parler de la situation dramatique d'accompagnement des personnes les plus vulnérables du sort des aids, des difficultés de fonctionnement, des établissements médicaux-sociaux qui accompagnent les personnes vulnérables en situation de handicap, de la difficulté d'accès à l'emploi. C'est de ça dont j'ai envie qu'on parle et pas de Jean-Luc Mélenchon et de ses fouades.

Mal, je vais quand même, on va parler de santé. en parlant de budget dans quelques instants. Dernière question, Jean-Luc Mélenchon n'aurait pas recueilli pour l'instant plus de 200 promesses de parrainage en vue de la présidentielle pour rappel en faus 500.

Vous souhaitez dans le fond qu'il n'ait pas ces parrainages ? Alors, moi je suis euh un républicain conséquent et j'estime que les différents courants de pensées qui existent dans la vie euh politique doivent pouvoir euh se présenter à l'élection euh présidentielle au risque euh de euh donner une impression d'une d'une élection d'une élection confisquée. Je pense que ça c'est de la com euh pour pouvoir y compris dramatiser.

C'était la même chose à l'époque, Marine Le Pen, elle faisait un peu la même chose pour dire "Je n'arrive pas à voir nos parrainages, regarder l'establishment est contre nous" et cetera. Voilà, je pense que au regard du nombre d'élus dont il dispose, il devrait pouvoir être candidat et je veux la confrontation avec lui. Je veux cette confrontation avec lui.

Il y a un débat en face- à face avec Jean. Évidemment, mais évidemment puisque aujourd'hui, vous l'avez dit, moi j'ai bien connu Jean-Luc Mélenchon, il a été un socialiste laïque, universaliste, capable de faire la jonction et c'est moi la ligne que je défends aujourd'hui. Il a fait un autre choix.

Il faut qu'on ait cette confrontation. Donc l'invitation est lancée quand il veut. Est-ce que vous serez dans la rue le 29 septembre prochain ?

Il y a une grève des fonctionnaires qui a été appelé lancée notamment par la patronne de la CGT Sophi Binet. Pourquoi ? Parce que Ber a exclu toute augmentation généralisée des salaires dans la fonction publique en 2026 en raison des des coûts.

Elle veut donc une journée noire 24 heures pour que les gens comprennent ce que ça fait une France sans services public. Vous serez dans la rue le 29. Les services publics, ils sont absolument indispensables au fonctionnement de notre pays et les fonctionnaires aussi.

Et donc moi, je soutiendrai les mouvements de cette nature comme ces jours-ci au moment de la rentrée scolaire quand on constate des difficultés dans tel ou tel établissement. Je suis au côté comme élu local ou comme parlementaire national de tous celles et ceux qui nous disent cette chose absolument essentielle. On fait pas tenir le pays en maintenant dans des niveaux de qualité de travail et de rémunération des fonctionnaires qui font tourner le qui font tourner le pays.

Le budget, on commence à avoir quelques contours, on n'y est pas encore mais pas de hausse d'impôt, il le martelle le premier ministre. Et puis selon le parisien, on serait sur 30 milliards d'économie. Pas de recettes, faut chercher dans les dans les coupes, notamment sur les dépenses de santé, des remboursements de certains médicaments, les arrêts maladies.

Vous étiez l'un des artisans du budget de compromis 2026 avec Matignon. Aujourd'hui, vous êtes prêt à négocier, à discuter. Mais moi, je l'ai toujours dit.

Nous avons construit un compromis l'année dernière avec le constat lucide qu'il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale et qu'il faut donc se mettre dans la tête, qu'il faut être dans une logique de compromis parlementaire et que chacun puisse revendiquer des avancées. Nous avons obtenu l'année dernière la suspension de la réforme des retraites, le repas 1 € pour les étudiants ou la majoration de la prime d'activité pour les pour les revenus les plus les plus modestes. Moi, j'invite et je le dis là avec beaucoup de solenné, Sébastien Lecnu dans la copie qui va nous présenter le 30 septembre à ne pas nous présenter le musée des horaires comme l'avait fait François Baou son prédécesseur.

C'est-à-dire avec uniquement des mesures où on fait payer porter l'effort aux plus malades, au aux revenus les plus les plus les plus faibles. Sur quoi allez-vous batailler ? Vous qui avez mis la santé au cœur de votre projet ?

Les des remboursements de médicaments, les arrêts maladies sur les 30 milliards de dépenses qui sont visiblement sur la table d'économie, pardon. Où où allez-vous chercher ? Il y a il y a déjà un déséquilibre.

S'il y a des efforts qui doivent être demandés, alors ils doivent être justement répartis. Et donc moi, je n'ai jamais de problème à dire qu'on peut faire des économies sur des dépenses qui sont inutiles, redondantes ou inefficaces. Dans les médicaments, il y a des médicaments dont le service médical rendu est faible.

Et ça ne me choque pas que la sécurité sociale euh considère qu'ils n'ont plus à être remboursés pour que dans le même temps, on puisse rembourser les nouvelles thérapies, les immunothérapie contre les cancers qui coûtent de l'argent mais qui elles sont très efficaces. Mais et le mai est extrêmement important, si on dit qu'il y a des économies qui peuvent être faites, alors il faut aussi queon mette sur la table la question des recettes. On ne peut pas considérer que la crise des finances publiques euh et notamment des finances sociales ne va se régler que On les trouve où les recettes aujourd'hui pour vous ?

Il faut diversifier les modalités de financement de la sécurité sociale. La le déficit de l'État que nous avons aujourd'hui, c'est documenté. La Cour des comptes le dit, Emmanuel Macron, depuis qu'il est arrivé aux responsabilités a baissé de 60 milliards les recettes fiscales.

Vous multipliez 60 milliards chaque année qui ont manqué. Il y a au moins 600 milliards de déficits cumulés et donc de dettes qui ont pour origine la stratégie du ruissellement qu'Emmanuel Macron avait mis sur la table en disant je vais baisser les impôts des plus fortunés et mécaniquement ça va se traduire par de la croissance et par de l'emploi. Ça n'a pas marché comme ça ne marche jamais dans le monde.

Et donc aujourd'hui, il y a des recettes diverses à trouver. Je voudrais qu'on parle des des retraites pardon le temps fil je voudrais vous entendre sur ce point parce que là-dessus vous serez tous amenés à vous positionner notamment dans le cadre de la primaire. Il n'y participe pas lui à la primaire mais François Hollande, il propose de fixer l'âge légal de départ à la retraite à 63 ans à partir de 2028.

Et vous ? Moi, dans le livre que vous avez eu l'agence de mentionner, je fais une proposition un peu plus euh décalée qui consiste à dire que cet âge légal sur lequel on se focalise aujourd'hui est devenu un âge de contra de contrainte. Donc, je propose de ne plus avoir d'âge légal, d'âge pivot, de s'appuyer donc sur les annuités, enfin sur les trimestres de cotisation, mais de les moduler très fortement. en fonction de la pénibilité euh et d'introduire de réintroduire les critères qui avaient été supprimés et même d'aller au-delà [raclement de gorge] et donc de considérer qu'on module euh euh le nombre de trimestres nécessaires pour avoir sa retraite à Toplin et troisème mesure qu'on oublie trop souvent, je baisse un âge légal qu'on oublie trop souvent.

Il faut aujourd'hui attendre 67 ans quand on n pas tous les trimestres pour pouvoir liquider une retraite à ta plein et ça pénalise considérablement environ 10 % des femmes chaque année qui sont obligées de travailler jusqu'à 67 ans pour avoir une retraite qui ne soit pas une misère. Donc en finir avec l'âge légal, des trimestres de cotisation modulés par la pénibilité parce que c'est pas la même chose que d'avoir travaillé derrière un bureau que d'avoir porté des sacs ou euh travailler la nuit ou travailler dehors toute sa vie et baisser l'âge de départ sans décotes à 6 ans. Les retraités les plus aisés dans le viseur comme visiblement c'est sur la table du gouvernement les plus aisés d'une manière générale que vous parlez de recette.

On ne sait pas ce que ça veut dire. Euh et mais moi je considère que dans l'effort partagé et vous voyez j'ai ce courage et cette lucidité de dire dans l'effort partagé si on taxe davantage le capital et les héritages, si on met à contribution l'intelligence artificielle qui détruit de l'emploi et qui ne finance pas la protection sociale, si euh on s'adresse aux entreprises qui ont bénéficié d'un doublement des exonérations de cotisation sociale, c'est 90 milliards d'euros d'exonération de cotisation sociale. Et si désormais on leur dit il faut conditionner le bénéfice de ces exos à une politique de soutien à l'emploi ou d'amélioration des salaires, alors à ce moment-là dans l'effort partagé, on peut s'adresser au retraités et regarder de quelle manière ils peuvent davantage contribuer au financement de la protection sociale dont je le rappelle, ils sont les premiers bénéficiaires notamment sur les dépenses de santé mais surtout pas jeter en pâure les seuls retraités en disant bah écoutez c'est vous les boomers, vous avez eu tout ce qu'il faut et vous allez moi je suis contre une guerre des âges.

Il y a assez de lignes de fracture dans le débat politique pour opposer les actifs avec les retraités. Aujourd'hui, voyez, moi je revendique le compromis, je l'ai fait dans la négociation l'année dernière et je pense que le prochain président de la République, il pourra pas avoir raison tout seul. Il aura à construire des compromis et dans ce compromis, dans ce cocktail de mesure juste, chacun doit pouvoir contribuer.

Mais commençons de grâce, commençons par ceux qui captent le plus de patrimoine, le plus d'héritage, le plus de très haut revenus. Euh je vois juste en en ce moment, il y a Segolan Royal qui affirme euh qui est candidate à la primaire également que c'est le temps des femmes qui est venu. C'est un argument.

Tous les arguments seront valables euh et pourront être mis sur la table. Euh Ségolen veut être candidate dans cette primaire. Elle déploiera cet argument.

Euh le temps des femmes, c'est euh évidemment la défense d'un féminisme universaliste. Et fort heureusement, on peut être féministe universaliste comme je le suis sans être une femme. Voilà, je considère que ça participe euh de la Concorde nationale que on se batte pour l'égalité euh femme-homme, quelle que soit euh quel que soit son genre.

La question les questions même des Français, on va les découvrir ensemble. Jérôme Gen, merci d'ailleurs d'interroger nos invités chaque matin un peu plus nombreux. On va découvrir ensemble dans cet écran la première question, c'est Maggie qui est en Algérie.

Alors oui, ça c'est bien aussi, on a des questions qui nous viennent de l'étranger. Une femme peut-elle aimer profondément la France, respecter ses lois, contribuer à sa société et en même temps porter un voile par conviction personnelle ? On en revient bien sûr à la proposition du RN qui est revenu dans le débat de l'interdiction du voile dans l'espace public.

Écoutez, la proposition du RN, c'est l'illustration de ce qui est dans son âme le Rassemblant national. Diviser, fracturer les Français. On a dans notre patrimoine deux choses formidables.

On a parlé de la sécurité sociale et on a la loi de 1905 sur la laïcité. Il faut toujours se rappeler son article premier. Voilà.

La la République assure la liberté de conscience. Chacun doit pouvoir croire ou ne pas croire et dire à des personnes qui ont une religion quelle qu'elle soit, les musulmans ou les femmes musulmanes avec le voile ou des juifs de main avec une kipa, que vous allez être interdit de d'exercer votre culte comme bon vous le semble dans le respect de l'ordre public. Là, c'est une atteinte à ce qui est l'ADN de notre pays.

C'est l'article 10 de la déclaration des droits de l'homme. Voilà. Donc après, à chacun dans sa conscience peut avoir un rapport à la religion.

Voilà, chacun peut se dire la religion, elle doit rester à la maison, elle doit pas s'exprimer. Mais ça c'est un choix personnel et jamais la République, l'État, la loi ne doit venir s'ingérer dans les consciences. Aristide Brillant, le rapporteur de cette magnifique loi de 1905, il avait une phrase magnifique : "La loi garantit la foi aussi longtemps que la foi ne prétend pas dire la loi." Et quelqu'un qui dans la rue exprime sa religion dans le respect des lois de de l'ordre public, il ne porte pas atteinte à la République.

Et donc au nom de l'égalité femum, je peux avoir ma position sur le rapport toutes les religions ont un rapport d'infériorité des femmes par rapport aux hommes, aux hommes dans la religion. Mais ça c'est du débat politique, c'est de l'éducation, c'est de l'émancipation mais c'est jamais la loi qui doit mettre des interdits pour fracturer, pour stigmatiser et en l'occurrence pour stigmatiser nos concitoyens de confession musulman. Cette proposition évid à la fois elle est à la fois anticonstitutionnelle, elle est illégale et elle est intentatoire encore une fois je le dis à l'identité de notre pays.

Ce qui ne veut pas dire qu'on peut avoir un rapport justement aux religions en leur disant rester dans la dans la discrétion rester dans restez à la maison. Voilà, on prend la question d'Alain qui est à Garville dans le 78. Alors, j'aimerais savoir si vous êtes pour l'élection d'un futur président qui devrait avoir un casier judiciaire.

Je précise que il y a pas un matin sans que les téléspectateurs nous posent ce type de question. Mais parce que vos téléspectateurs, ils sont pas amnésiques. Moi, je j'ai quelque chose qui cheville mon engagement.

C'est c'est le principe de vertu républicaine. On a aujourd'hui une candidate à l'élection présidentielle qui est Marine Le Pen pour ne pas la citer qui est sous le coût d'une épée de Damocles hallucinante qui fait qu'elle pourrait être définitivement condamnée après son élection son élection présidentielle. Donc au nom de l'exemplarité des élus.

Oui, je pense qu'un futur président devrait avoir un casier judiciaire vierge. On prend une autre question. Nous allons maintenant à Saint-Romain en Mondor 69, c'est Charles.

Alors, il est évident que les socialistes se ralleront à Éléfi au second tour, dit-il. Dans ce cas, face à vos conflits avec ce parti, resteriez-vous au Parti socialiste ? Euh, moi, je veux éviter évidemment cette hypothèse.

Je veux pas que le Parti socialiste appelle un ralliment avec la France insoumise et notamment parce que c'est moins l'élection présidentielle que les question que c'est les questions des élections législatives. Si c'est le cas, vous partez. Bah, écoutez, je veux éviter ça en étant le candidat à l'élection euh présidentielle, mais oui, 1000 fois oui.

La question de la cohérence de mes conviction avec euh la fidélité avec ma famille politique se posera si jamais elle décide de s'abandonner et à nouveau de se soumettre aux occases de la France insoumise. On va prendre encore deux questions, notamment celle de Maxime qui est à Pierrelat. Face à une future alliance qui se dévoile entre LFI et les écologistes, le PS ne devrait-il pas se rapprocher du centre ? vous avez l'intention de le faire.

Enfin, c'est plutôt votre sensibilité potentiellement si vous devez vous tourner vers quelqu'un. Moi, je me tourne vers tous les Français. Je suis candidat à l'élection républicaine, à à l'élection présidentielle et je et je m'adresse à l'ensemble des Français et je réponds aux préoccupations.

La préoccupation écologique, elle est évidemment présente. Ça doit être au cœur des projets sur la transition écologique, sur l'adaptation que nous devons avoir. Ce qui s'est passé cet été nous le confirme, et le changement de braquet nécessaire après des années d'inertie coupable.

Donc on s'adresse à tous à tous les Français et pas uniquement aux appareils politiques. Et je le revendique, je l'ai dit tout à l'heure, il y aura du compromis à construire. Ce compromis républicain, il l'associera des forces de gauche, peut-être des forces du centre autour des propositions que les uns et les autres auront à mettre à mettre sur la table.

Michel Defos, le maire de de Montpellier, utilise cette jolie expression. Il parle de de coalition arc-en-ciel. Je pense que le pays au regard des enjeux que nous avons à traiter en ce moment, la crise des finances publiques, je vous ai parlé de l'école, les questions de santé, les questions de travail, enfin parlons de l'impact de l'intelligence artificielle qui vont qui va tout faire voler en éclat.

Et si onintègre pas ça dans un compromis national, dans une union républicaine, alors on ira dans le mur. Combien de nuances dans cette coalition arc-en-ciel ? Question de Michaell.

S'il à quelques semaines du premier tour, les sondages vous mettent loin au 2e tour, seriez-vous prêt à vous raller à Atal ou Philippe pour faire barrage aux extrêmes ? Écoutez, voyez, répondre à ces questions avant même que ces situations ne se posent. Voyez, non, mais ça veut dire qu'ils se passionnent et ils ont ils ont raison.

Moi, je crois dans un dans l'intelligence des électeurs et que d'une certaine manière, si à un moment donné il voit le risque d'une polarisation de ce duel mortifère entre les extrêmes se mettre en place, s'il voit ce risque apparaître, alors ils feront le choix du candidat euh dont il pensent que issu de la famille républicaine, il a le plus de chance de d'incarner l'alternative. Je veux être celui-là. Je veux être celui-là plutôt que Édouard Philippe ou Gabriel Atal.

Christophe Parmier, bonjour. Bonjour. Merci beaucoup de nous avoir rejoint sur ce plateau là.

C'est votre moment face à Jérôme G. Je parle des primaires je crois. Oui, on le voit beaucoup de questions sur les alliances politiques, sur les manœuvres.

Ça ça interroge les Français ce qui va se passer après la primaire. Il y a un personnage très important ancien président François Hollande qui se tient en recours. La primaire ça divise ça cabosse.

Si le candidat qui sort de la primaire vainqueur baisse dans les sondages, a du mal à trouver l'opinion, il est là en recours. Vous comprenez sa position ? Mais vous vous rendez compte que depuis tout à l'heure, on fait des questions qui sont si si si mais c'est l'interrogation des Français.

Il y a tellement candidat. Mais il y a aussi un scénario de dynamique qui consiste à dire que le candidat issu de la primaire parce qu'il y aura eu plein de débats, qu'ils auront passionné les Français de gauche et les Français républicains, que le candidat aura une énergie et qu'à ce moment-là, ben tout se passera bien et qui pourra être candidat. Et je suis et je suis sûr et je suis sûr, vous avez raison, je suis sûr à ce moment-là que François Hollande qui a l'amour de son pays che qui l'anime et bien il participera de cette de cette dynamique.

Donc de grâce, admettez que je réponde pas aux questions anxiogènes et catastrophiques que vous posez en disant "Si tout se casse la gueule, qu'est-ce qui va se passer ?" Bah moi j'ai l'optimisme de la volonté. Vous avez peut-être le pessimisme de la raison.

Moi, j'ai cet optimisme là qui m'anime. Moi, je mets mon enthousiasme, mon énergie, mes tripes, mon tempérament dans cette élection présidentielle et dans cette primaire. Et j'espère que tous ceux qui vont venir y participer, issus de cette gauche républicaine vont se dire "Bah tiens, c'est intéressant ce qui raconte le Jérôme là, on va peut-être lui donner un coup de main pour justement incarner et valider les positions courageuses qu'il a pris depuis des années." Vous donnez un coup de main dans l'optimisme, c'est aussi composer cette dream team de la gauche universaliste et laïque et républicaine que vous appelez de vos vœux.

Vous mettez qui dans cette dream team ? Quelqu'un comme Bernard Casneu ou des intellectuels comme Raphael Entoven pourraient trouver leur place. Bah tous les Français qui se reconnaissent dans notre ADN républicain, qui refuse la brutalisation du débat qui considère que la politique c'est de la dispute apaisée, que les ce qui est dit par des gens de droite et du centre, on peut être en opposition farouche, mais on peut discuter et entendre ce que les uns et les autres racontent.

Voyez, samedi je suis allé à l'invitation de Jean-Michel Blanquer au laboratoire de la République. J'ai débattu avec Aurore Berger puis après Édouard Édouard Philippe débattait avec François sacré des républicains. Ça dépasse la gauche.

Non mais c'est ce que je dis. Moi je veux je suis pas pour faire une union sacrée quelque chose qui reconstituerait le macronisme et qui serait un grand une grande confusion que les gens que les uns et les autres ai chacun des convictions et qu'on puisse aprèsvoir comment on construit du compromis à partir de position. Voyez quand je défends la sécurité sociale intégrale, je reviens sur les questions de santé.

J'ai j'ai des collègues parlementaires qui viennent de la droite qui sont favorables à cette idée puisque c'est le prolongement de ce que le Conseil national de la Résistance avait fait. C'està-dire une sécurité sociale où on est remboursé à 100 % dès le premier euro et on a plus besoin d'avoir une assurance privée pour pouvoir compléter. Donc discutons avec les uns et les autres.

Aujourd'hui, on a des modes de fonctionnement qui ne le permettent pas. C'est pour ça que je défends une proportionnelle à l'allemande pour que les députés élus soient suffisamment libres pour construire ses compromis. Bref, il faut un peu renverser la table.

C'est ce que j'ai envie de faire. Merci Christophe Barbier. Merci à vous Jérôme G d'avoir accepté l'invitation.

On va suivre donc de près. J'accepterai toutes les invitations pour les débats. Voilà.

Voilà. Ben voilà, c'est clair. On y revient.

La boucl bouclé. Merci d'avoir été notre invité et rester avec nous puisque c'est David Doucan qui reprend la main là tout de suite maintenant.