Face à Face : Jean-Philippe Tanguy - 07/10
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Questions et réponses
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- 1:03OuverteRéponse directe
Est-ce que vous en attendez quelque chose, Jean-Philippe Tanguy ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Situation financière du pays que vous prenez très au sérieux ?
- 2:40RelanceRéponse partielle
On va rentrer dans le détail de ce que vous proposez pour mettre fin au mur de la dette ?
- 3:16RelanceRéponse partielle
Vous reconnaissez qu'on ne pourra pas faire grand-chose pour les lycéens, on n'a plus de sous ?
- 3:38RelanceRéponse partielle
Comment vous allez faire pour boucher tous les trous du tuyau ?
- 4:08OuverteRéponse directe
Dites-nous comment vous feriez le budget de l'éducation nationale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Invité politiqueChiffre
« 140 milliards d'euros d'économie que vous promettez d'ici 2032. »
- 0:33Invité politiquePromesse
« Une règle d'or, un déficit qui passerait sous la barre des 3% avant 2030. Et même 2,5% en 2032. »
- 2:14Invité politiqueFait
« Il y a plus de la moitié de la dette qui est possédée par des intérêts étrangers. »
- 2:27Invité politiqueFait
« C'est 70% de la dette sur le marché qui est possédée par les intérêts étrangers. »
- 5:01Invité politiquePromesse
« Il faut supprimer des postes administratifs, il faut se débarrasser d'un certain nombre d'échelons. »
- 5:57Invité politiqueFait
« Les marchés publics sont surestimés, coûtent trop cher, il y a des cartels. »
- 7:00Invité politiqueChiffre
« La commande publique, c'est plus de 200 milliards au moins. »
- 7:04Invité politiqueChiffre
« Si on fait ne serait-ce que 5% d'économie, c'est 10 milliards. »
- 8:37Invité politiqueChiffre
« On vend l'électricité à un prix trop bas et on pourrait gagner 3 milliards d'euros si on faisait un prix français avec nos partenaires européens. »
- 15:33Invité politiqueFait
« C'est le 5 milliards de contribution net, c'était le montant que Jacques Chirac acceptait de verser après l'élargissement à 27 pays. »
- 17:29Invité politiquePromesse
« Vous partirez entre 60 et 62 ans selon votre date d'entrée dans le monde du travail. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy62 %
- Présentateur34 %
- ?5 %
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Vous
écoutez
RMC, face
à face, à Pauline de Malherbe. 8h29 sur RMC et BFM TV. Bonjour Jean-Philippe Tanguy.
Bonjour
Madame de Malherbe.
Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le président délégué du groupe RN à l'Assemblée Nationale. Vous êtes député de la Somme. Tout le monde vous appelle le monsieur économie du Rassemblement National. Et vous étiez d'ailleurs hier aux côtés de Marine Le Pen pour la présentation de son contre-budget. 140 milliards d'euros d'économie que vous promettez d'ici 2032. Une règle d'or, un déficit qui passerait sous la barre des 3% avant 2030. Et même 2,5% en 2032. Je vous interroge là-dessus dans un instant.
Mais on a reçu, nous tous journalistes, il y a quelques minutes à peine, un message de la communication du gouvernement qui nous dit, je le cite, « Le Premier ministre s'exprimera ce soir dans une allocution depuis Matignon sur les sujets suivants. Deux points, situation dans les lycées, prix des carburants, crise agricole, ainsi que sur la situation financière du pays. Est-ce que vous en attendez quelque chose, Jean-Philippe Tanguy ?
» Écoutez, j'espère en attendre quelque chose. C'est le Premier ministre de la France. Il y
a
encore plusieurs mois avant les élections. Il y
a
des décisions très importantes à prendre. Vous en avez parlé, notamment à l'agriculture. Nos agriculteurs, nos éleveurs vivent une crise particulièrement douloureuse. Marine Le Pen est en déplacement à Cournon aujourd'hui au Salon de l'élevage en novembre pour porter nos propositions de redressement de l'agriculture française, de soutien, d'accompagnement, de protection contre la concurrence déloyale et le prix des carburants, évidemment, qui est d'ailleurs lié aussi à la crise agricole, qui est extrêmement douloureuse pour les Françaises et les Français, qui gâtent leur pouvoir d'achat et qui devient très préoccupant pour les entreprises. La
situation financière de la France, c'est également ce qui est mentionné parmi les sujets que le Premier ministre abordera ce soir, vraisemblablement, depuis le perron de Matignon. Situation financière du pays que vous prenez, donc visiblement très au sérieux ?
Oui, la situation est très sérieuse et je pense que les Françaises et les Français, c'est le sens de la campagne à venir que nous allons faire avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, doit démontrer aux Françaises et aux Français qu'il faut se ressaisir, qu'il faut reprendre le contrôle de nos finances publiques parce que nous sommes en train de perdre notre souveraineté financière et donc la liberté de la France. Pourquoi ? Il y a plus de la moitié de la dette qui est possédée par des intérêts étrangers. Ce n
'est
pas le cas de tous nos partenaires. Par exemple, l'Italie, qui a une dette très importante également, c'est 70% de la dette qui est possédée par les Italiens eux-mêmes. Pour la France, c'est l'inverse, parce que si on enlève la fameuse part de la dette qui est détenue par la BCE, la Banque de France, ça a été un des sujets de la rentrée, en fait c'est 70% de la dette sur le marché qui est
possédée par les intérêts étrangers. Mais est-ce que ça veut dire, Jean-Philippe Tanguy, on va rentrer dans le
détail de ce que vous proposez pour mettre fin à ce mur de la dette, ou en tout cas pour le réduire. Mais Jean-Philippe Tanguy, est-ce que ça veut dire que quand on voit la situation du pays, je ne fais que citer également les problèmes auxquels Matignon dit que le Premier ministre va s'attaquer ce soir. Mais ne prenons que les lycéens, par exemple, qui demandent plus de moyens, qui, pour nombre d'entre eux, constatent que leurs locaux sont vétustes, qu'il manque des professeurs, qu'ils n'ont pas les moyens d'étudier normalement. En fait, vous-même, vous reconnaissez qu'on ne pourra pas faire grand-chose pour eux, on n'a plus de sous
?
Si, c'est très intéressant le fait que vous fassiez le lien entre les deux, parce qu'en fait les lycées, c'est vraiment la démonstration de la désorganisation de l'État. Le fait que l'argent, les moyens, se perdent en route. Est-ce que la France met des moyens sur l'éducation nationale ? Oui, en moyenne, plus que l'Union européenne. Est-ce que les gens, les enseignants, le personnel éducatif, les élèves, voient sur le terrain cet argent ? Non, il
y a une désorganisation. Mais comment vous allez faire
pour boucher tous les trous du tuyau ? Parce que si je comprends bien, c'est qu'il y
a
un tuyau, et en fait, tout se perce et tout s'écoule avant d'arriver à l'objectif. Vous, vous allez faire comment pour mettre des rustines partout ? Je ne vois pas.
C'est au contraire, il faut simplifier. Il faut faire en sorte qu'il y
ait
ce millefeuille territorial. Vous avez d'un côté l'éducation nationale qui gère les professeurs, et vous avez les régions qui gèrent les lycées. Il n
'y
a pas de coordination entre eux, il n
'y
a pas de symbiose entre eux, il n
'y
a pas de volonté d'aller dans le même sens.
Prenons ce budget-là ? Comment ?
Ça veut dire, prenons ce budget-là ? Dites-nous comment vous, vous feriez le budget de
l
'éducation nationale ? D'abord, est-ce que vous le maintenez à
ce niveau-là ? Bien sûr, il
faut le maintenir.
Qu'est-ce que vous changez dans l'organisation pour que l'argent
arrive
au bon endroit ? Il faut le maintenir. Et d'ailleurs, nous sommes opposés ces quatre dernières années aux suppressions de postes dans l'éducation nationale, notamment l'année dernière, puisque nous avons de très mauvaises performances bizarres, de classements de nos résultats éducatifs. Et il faut améliorer l'encadrement, il faut améliorer, comment dire, l'encadrement des élèves, et justement qu
'il
y
ait
des professeurs partout lutter contre l'absentéisme. Mais ce n
'est
pas un problème de moyens, en l'occurrence, c'est vraiment un problème d'organisation. Comme dans l'hôpital, la bureaucratie, la suradministration, gêne l'effort du service public, gêne l'effort des enseignants, plutôt que l'aider. Mais tout le monde connaît ça dans ce quotidien. Parfois, le fait d'avoir trop d'encadrement, d'avoir trop de normes, trop de règles, gêne votre
effort, gêne votre travail. Est-ce que ça veut dire que
vous allez supprimer des postes intermédiaires, des postes administratifs dans l'éducation
nationale ? Il
faut supprimer des postes administratifs, il faut se débarrasser d'un certain nombre d'échelons. Par exemple, il y a deux rectorats aujourd'hui. Vous avez le rectorat d'académie et vous avez une co-ordination régionale. Tout ça n'est pas efficace. On l'a vu
au
moment du pas de vague, par exemple, de professeurs qui
ont
des difficultés. Le rectorat, paralysé par la bureaucratie et la bien-pensance, n'est pas capable d'être efficace.
Ça veut dire
moins de monde, mais plus responsable
?
Oui, exactement. Moins de monde, plus responsable, faire plus confiance aux enseignants, aux personnels éducatifs qui sont dans les établissements eux-mêmes. Et cessez aussi cette manie, parce que c'est ça aussi la bureaucratie. La bureaucratie, c'est non seulement vous gêner les enseignants et le personnel, les fonctionnaires au quotidien, mais c'est aussi que personne n
'est
jamais responsable de rien. Tout le monde se renvoie toujours la balle, les dossiers traînent. Et pour aussi la question des lycées, on a un énorme problème de marché public. C'est aussi une des pistes de réflexion de Marine Le Pen, Jordan Bardal sur les économies. Les marchés publics sont surestimés, coûtent trop cher, il
y a
des cartels. Et à la fin, l'argent, au lieu d'être bien investi dans les travaux, bien investi au service des élèves
et des enseignants... Vous parlez de ce cartel en disant d
'ailleurs que vous pourriez faire économiser là-dessus presque une dizaine de milliards
d'euros. Bien
sûr,
et
juste pour finir sur cette histoire, des cartels qui est lié au fait, au moyen, qui finissent vraiment...
C'est quoi ce cartel ? Ça marche comment ? Ça veut
dire
quoi un cartel ? Vous en
parlez souvent sur RMC, Madame de Malherbe.
C
'est les fameux, vous savez, catalogues des marchés publics...
Oui, on a eu
un certain nombre de maires
locaux qui disent ne serait-ce que pour acheter une machine à café. Moi, je suis obligée de l'acheter sur les catalogues des produits auxquels j'ai droit, moi, en tant qu'institution publique, dit-elle. Sauf que la machine à café, elle vaut, je ne
sais
pas,
250
euros dans le catalogue, alors qu'elle voit la même machine chez Lidl à 80 euros. Et elle dit, c'est quoi ? Ça veut dire quoi
? C'est une forme de
mafia ? Oui,
c
'est une forme de mafia, de détournement des marchés publics, de règles qui sont trop lourdes, qui font que ça coûte trop cher.
Mais vous pensez
franchement que là-dessus, vous allez trouver des 10
milliards ? Bien
sûr,
vous vous rendez compte ?
C
'est chaque achat public, Madame de Malherbe. Là, vous parlez des maires, mais c'est valable pour les échelons supérieurs, c'est valable pour l'éducation nationale, c'est valable pour tous les échelons de l'État. La commande publique, c'est plus de 200 milliards au moins. Donc, si on fait ne serait-ce que 5% d'économie, c'est 10 milliards. Le problème,
c
'est que nos adversaires politiques ne vont jamais au bout des phénomènes. Excusez-moi, je vous écoute attentivement. Tous les jours, quand il y
a
des crises sur ces catalogues-là, tous les hommes politiques viennent vous voir en disant c
'est
inadmissible, il faut le réformer. Ça fait 30 ans que c'est le cas. Le Code des marchés publics français, il est pourri depuis 30 ans. Et ils ne font rien. En fait, ils sont dans la dénonciation permanente, ils ne vont pas au bout des phénomènes. C'est comme un sujet qui empoisonne le débat public depuis 5 ans. Le prix de
l
'électricité européen, la formation du prix. Tous les hommes politiques qui viennent ici vous disent que cette formation du prix n'est pas opérationnelle, n'est pas optimale. Et dès qu'il faut le réformer pour rendre l'argent aux
Français... Alors, on va être
très précis là
-dessus. Et ensuite, je voudrais revenir sur la colère des lycéens. Ça rapportera 3 milliards. Jean-Philippe
Tanguy, sur
ce point-là, j'ai
constaté en tout cas qu'il y avait une évolution, oui, au moment du début de la guerre en Ukraine et des tensions non seulement sur les prix d'énergie, mais aussi sur l'approvisionnement et la peur d'un blackout d'électricité. Le ministre de l'économie de l'époque, qui était Bruno Le Maire, disait qu
'il
faut qu
'on
revoie la façon dont on décide des prix de l'énergie parce qu'on payait cette énergie plus cher qu'on aurait pu l
'acheter sur la fabrique.
Sauf qu'aujourd'hui, comme on est exportateur, à nouveau, parce que nos centrales fonctionnent à nouveau, qu'elles ne sont pas en réparation comme elles étaient à l'époque, aujourd'hui, ça nous arrange parce qu'on vend notre électricité beaucoup plus cher à l'étranger.
Donc, en fait, ce serait quand même dommage. Vous
êtes complètement à contre-temps.
Si vous voulez revoir ces formations du prix maintenant, alors que ça gagne de l'argent...
Vous verrez à la campagne présidentielle que nous avons raison de le dire. Nous ne vendons pas l'électricité au bon prix. On vend l'électricité à un prix trop bas et on pourrait gagner 3 milliards d'euros si on faisait un prix français avec nos partenaires européens. Mais tout est là. Ils ne vont jamais au bout des sujets. Donc, tous les sujets s'accumulent, pourrissent.
Et
donc, des années après, ça coûte très cher aux gens et il n
'y a
plus de moyens sur le terrain. L'une des colères... Où va le pognon ? Vous savez très bien que les gens se posent cette question. On n'a jamais payé autant d'impôts
en
France.
Où va
le pognon ? Et vous dites qu'en fait, c'est pourri et c'est des paniers percés.
C
'est ce qu'on a appelé le tonneau des danaïdes. Ce n
'est
pas géré. Il n
'y a
pas d'autorité. Il n
'y a
pas d'autorité pour l'ordre public. Il n
'y a
pas d'autorité sur les comptes.
C'est ça qui va changer avec Marine Le Pen. On va revenir concrètement
sur où est-ce que vous les feriez, ces économies, qui pour l'instant ne convainquent pas la plupart des économistes. Mais sur la question de la colère des lycéens, il y a une colère sur les revendications et les difficultés auxquelles ils font face. Il y
a
aussi une colère plus politique avec un certain nombre de groupes qui ont participé au saccage. Bruno Retailleau, qui était ici même, estimait, et il a eu cette phrase, il a dit que
c
'est une répétition générale pour des mouvements d'ultra-gauche qui sont cités également par des notes des renseignements généraux pour ce qu'il se passera si Marine Le Pen est élue. Il disait au fond, si Marine Le Pen est élue, le lendemain, on verra dans les rues de France ce que l'on voit depuis plusieurs jours au niveau des lycées, c'est-à-dire une colère, un chaos. Est-ce que vous l'anticipez ? Est-ce que vous imaginez effectivement que ça puisse être le cas ?
Il n
'y a
pas à l'anticiper. Le chaos, il a lieu tous les jours dans la rue, toutes les manifestations, tous les mouvements sociaux sont pourris par les black blocs, des mouvements violents, un certain nombre de festivals, de lieux de moments culturels et nos lycées. Donc, M. Retailleau, ce cauchemar,
on
le vit en direct, y compris qu'on était ministre de l'Intérieur. C'est quand même fascinant, Mme de Malherbe,
d
'avoir des responsables politiques qui ont été aux manettes et qui nous expliquent que si Marine Le Pen qui n'a jamais été au pouvoir, sera au pouvoir, ce serait pire qu'aujourd'hui. Alors qu'aujourd'hui,
ils
ne sont pas capables, comment dire, de rassurer
et de rassurer. Si nous, on arrive, on va
mettre en place une discipline budgétaire, tout sera en ordre dans les rues. Pensez-vous que ça le sera ? Est-ce que les forces de l'ordre réussiront à calmer le jeu ?
Mais bien sûr, mais excusez-moi, en l'occurrence, au contraire. Je veux dire, les forces de l'ordre, toutes les enquêtes le montrent, ont confiance dans Marine Le Pen et Jordan Bardella pour assurer cette autorité. Je ne comprends même pas ce fantasme de M. Rotaillot qui dit que si les Françaises et les Français font un choix libre avec Marine Le Pen, ce sera le chaos.
Mais
qu'est-ce que c'est que cet argument ? En plus, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faudrait se plier dans l'imaginaire de M. Rotaillot à la volonté des voyous, à la menace des voyous, au chantage de la racaille. Je veux dire, ça n'a ni queue ni tête. Je pense que M. Rotaillot panique parce que, malheureusement pour lui, sa campagne ne prend pas, qu'en fait, il ne se remet pas de sa compromission avec la Macronie et qu
'il
passe toute sa campagne à nous insulter.
C
'est dommage.
Jean-Philippe Tanguy, un mot quand même sur le maintien de l'ordre avec des dérapages, au point d'ailleurs que Laurent Nunez annonce ce matin à le ministre de l'Intérieur que les grenades assourdissantes ou de désencerclements qui ont été utilisées et qui ont causé hier l'arrachage de la main d'un jeune à Lens seront désormais interdites d'usage dans ce genre de rassemblement.
Ça
veut donc dire qu'il y avait un problème
?
Déjà, moi, je déplore toutes les victimes et toutes les violences qu'on soit un enfant, qu'on soit un jeune. Même si on est dans une manif qui peut être violente, on n
'a
pas à perdre sa main ou être blessé, évidemment. Et c'est encore le cas, évidemment, plus le cas pour les forces de l'ordre qui nous défendent. Moi, je ne suis pas un spécialiste du maintien de l'ordre donc je ne vais pas prétendre savoir ce qu'il faut utiliser ou pas. Je fais confiance aux spécialistes sur ce domaine-là. Mais il ne faut pas non plus exposer nos forces de l'ordre à la violence parce qu'il y a plusieurs centaines de BC quand même chez nos policiers et on pense à eux.
Je rappelle qu'il y a 18 enquêtes de l'IGPN qui sont ouvertes.
C'est très intéressant ça parce que la police française est très disciplinée, elle a des règles et il y a toujours des enquêtes sur les violences et il y
a
un certain nombre de forces politiques que vous connaissez bien qui insultent la police. Monsieur Mélenchon, candidat à la présidentielle, a eu un discours irresponsable en disant que la police était raciste, pouvait être raciste. C'est une insulte faite à la police qui est un creuset d'assimilation de tous les Français et c'est très grave ce qui a été dit.
Est-ce que vous avez vu ce qu'a dit Donald Trump hier soir ?
Il
a dit que ce qu'il se passe en France n'est rien de moins qu'une migration de masse hors de contrôle. Il ne s'agit pas ici d'école, il s'agit de l'islam qui tente de prendre le contrôle d'un pays autrefois grand.
Je ne sais pas de quoi parle M. Trump. Il s'occupe des problèmes de sécurité aux
Etats-Unis. Il parlait des mouvements lycéens sans mot s'il.
Oui, mais nous ne s'occupons pas des problèmes intérieurs des Etats-Unis
Il y a effectivement ce que vous voulez tenter de faire comme économie et puis il y a un certain nombre de cadeaux et notamment le permis de conduire gratuit pour tous les jeunes qui auraient un casier judiciaire vierge. Ça, ça peut faire plaisir aux lycéens qui nous écoutent.
Oui, je pense que c'est une annonce importante qu'a fait Marine Le Pen. Vous savez à quel point le permis de conduire est un outil d'intégration économique. Si vous n'avez pas votre permis, vous pouvez parfois ne pas trouver de travail. Vous ne pouvez pas aller suivre vos études, prendre un travail étudiant également.
C'est vraiment un moment qui peut causer des discriminations importantes donc effectivement on considère que de la même façon que l'école, qu'un diplôme ou une formation, le permis de conduire c'est très important et souvent vous savez ceux qui n'ont pas eu leur permis de conduire à ce moment-là ils galèrent toute leur vie après quand vous avez 30 ans, 40 ans si vous vous trouvez au chômage, imaginez, ça arrive souvent vous avez eu un travail à côté de chez vous, une usine à côté de chez vous et puis cette usine ferme moi c'est arrivé par exemple à Bernaville dans ma circonscription du jour au lendemain des ouvriers doivent aller trouver un travail beaucoup plus loin si vous n'avez pas votre permis à ce moment-là c'est un risque d'exclusion donc je pense que vous présentez ça comme un cadeau parce que bon effectivement c'est une mesure généreuse mais c'est quand même important pour l'économie pour l'intégration et j'espère qu'on débattra de cette mesure dans la campagne
comment
allez-vous faire Jean-Philippe Tanguy vous promettez donc je le disais 140 milliards d'euros d'économie sur 5 ans 30 milliards de baisse d'impôt 18 mois pour arriver à l'équilibre en tout cas hors dette Roland Lescure dit on rêvait en couleur avec vous on rêverait en couleur et on raserait gratis il parle d'un contre-budget avec des mesures incantatoires inapplicables Edouard Philippe parle d'une escroquerie intellectuelle Paul Midi qui est en charge de l'économie pour Gabriel Attal parle d'économie fantaisiste
non
mais moi vous savez je n'aurais aucune difficulté à débattre avec M. Lescure et M. Philippe pour qu
'il
nous explique pourquoi il nous insulte et pourquoi il nous critique sans avoir donné un seul exemple moi j'ai débattu hier avec M. Lescure j'interroge sur son propre budget parce que c'est quand même eux qui sont manettes je n'ai eu aucune réponse sur le budget qu'il présente aux Français et qu'un tombereau d'injure tout ça n'est pas très intéressant la réalité c'est que Marie-Le Pen et Jordan Bardella vont s'attaquer au grand tabou ce que la lâcheté n
'a
pas permis à ceux qui gouvernent de lutter
mais qu'allez-vous dire par exemple sur les 20 milliards
de baisse de contribution à l'Union Européenne vous dites on va négocier avec l'Union Européenne on va réussir à faire baisser notre contribution c'est une sortie déguisée de l'Union Européenne parce que si vous enlevez 20 milliards de ce que vous donnez normalement à l'Union Européenne ça veut dire que d'une certaine manière vous ne jouez plus le jeu du collectif
pas
du tout c'est le 5 milliards de contribution net c'était le montant que Jacques Chirac acceptait de verser après l'élargissement à 27 pays parce que certains ont dit oui c'est facile il y avait moitié moins de pays non non après l'élargissement il y avait 5 milliards de contribution net et ça fonctionnait très bien c'est juste qu'on n'accepte plus de financer un certain nombre de programmes européens qui sont stupides qui sont toxiques un exemple les français sont contre l'élargissement de l'Union Européenne au pays de l'Est ou à l'Est pourquoi est-ce qu'on paye des crédits d'élargissement de préélargissement il n
'y a
pas à payer je ne veux plus payer Madame Vaudelayen s'est constituée une diplomatie Madame Vaudelayen n'a pas la compétence de la diplomatie on arrête de payer
les
organisations européennes sont complètement hors contrôle c'est plus de 5% de hausse de dépense par an et notamment des hausses de salaire parce qu'il faut savoir que les fonctionnaires européens les grands fonctionnaires européens et les commissaires leur salaire est indexé sur l'inflation ce qui est interdit en France pour les travailleurs français
et les fonctionnaires français
oui exactement donc ça suffit les dépenses de l'Union Européenne et c'est exactement le problème on en revient à l'autorité sur les comptes c'est-à-dire qu'on présente la contribution à l'Union Européenne nos adversaires comme quelque chose de toute éternité il faudrait toujours accepter des hausses c'est 3 milliards de hausses quand même cette année Madame de Malherbe qu'on fait dans le dos des gens donc il n'y
aurait
pas un euro pour les retraites il y aurait toujours de l'argent pour la contribution européenne
sur les retraites j'ai
pas tout compris
on
va y revenir il n
'y a
pas de problème et ne parlons pas du fameux prêt européen qui a été pris pendant le Covid qui devait rien nous coûter ça y
est
on commence à le rembourser donc si vous voulez toutes ces dépenses sont inacceptables donc oui on fait un rapport de force et comme l'a dit Marine Le Pen la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit et donc c'est la France qui donne à l'Union Européenne c'est nous qui décidons
Jean-Philippe Sangui sur l'âge de la retraite j'ai pas bien compris c'était 60 ou 62 ans et surtout comment ça marche dans votre histoire de réduction des dépenses parce que avec cette fameuse réforme de la retraite ce serait 35 milliards d'euros par an
oui
alors on n'est pas du tout d'accord avec le chiffrage de nos adversaires qui a été fait il y a 5 ans donc la réforme de Marine Le Pen c'est vous partirez entre 60 et 62 ans selon votre date d'entrée dans le monde du travail vous avez commencé à travailler à 18 ans c'est-à-dire qu'à 62 ans on pourra partir à taux plein ? non mais à taux plein si vous avez fait votre trimestre c'est le deuxième aspect de la réforme dans le système français qui est très compliqué c'est vrai que moi j
'ai
beaucoup de gens qui viennent à la permanence qui savent jamais où ils en sont dans leur vie et dans leur fin de carrière pour savoir quand est-ce qu
'ils
vont partir c'est un système très compliqué qui n'aide pas les travailleurs à préparer leur retraite ça c'est sûr donc si vous avez commencé à travailler toi avec Marine Le Pen vous partirez plus tôt si vous avez commencé à travailler à 24 ans vous partirez plus tard et il faut faire entre 40 et 42 ans quel
sera l'âge maximum
? 67 ans ça ça ne bouge pas mais c
'est
sûr que si vous avez commencé à travailler à 24 ans pour avoir votre taux plein il faudra travailler 42 ans comme dans le système actuel donc jusqu'à 66 66 ans et donc nous on est très clair justement on rase pas gratis c'est juste qu'on veut la justice sociale
il est normal donc en fait quand
vous dites que vous êtes la retraite à 60-62 ans c'est faux parce que la plupart des
gens désormais ils pensent beaucoup plus tard c'est
surtout nos adversaires madame de Malherbe
non mais vous aussi c'est pas clair vous dites c'est pas clair les gens qui nous écoutent ils ont l'impression qu'ils vont pouvoir partir
à 60-62
ans
et en réalité non
ils
pourront partir plus tôt s'ils le souhaitent mais il
y
aura une décote mais on n
'a
jamais menti aux gens on n'a jamais dit que c'était la retraite à taux plein pour tout le monde à 62 ans c'est pour ça que nos adversaires caricaturent tout le temps mais vous voyez ça fait 5 ans qu'on propose cette réforme et nos adversaires n'ont jamais voulu en débattre moi madame de Malherbe je suis disponible pour débattre avec les candidats avec les équipes des candidats sur la réforme des retraites sur le fond mais qu'on arrête toujours si vous voulez de limiter c'est pas ce que vous faites vous nos adversaires sont toujours dans la caricature c'est-à-dire que vous
avez
eu un petit moment de caricature vous avez regardé votre téléphone et les courbes du prix auquel on emprunte la France et vous avez laissé entendre que en gros tous ceux qui nous prêtent seraient en train de regarder votre conférence de presse et seraient en train du coup de faire descendre le prix auquel la France emprunte je voudrais qu'on soit précis là-dessus vous-même quand même je ne sais pas si c'était une blague ou si c'était vrai c'était sérieux
écoutez évidemment qu'il y avait un côté humoristique puisque j'ai fait référence au gouvernement qui lui quand il parle nous accusait lui-même de ses propres responsabilités en disant Marine Le Pen a fait comment
dire parce que j'ai regardé minute par minute effectivement la courbe
j'imagine que vous l'avez regardé
aussi
la courbe de ce qu'on appelle l'OAT c'est-à
-dire
les titres de dette émis par l'État français à 10 ans au réveil elle était à 4,89 et à 11h15 elle était à 4,75 c'est effectivement une baisse et une baisse réelle et sérieuse sauf que quand vous regardez les autres pays ils ont baissé aussi donc c'est un moment de baisse quand même généralisée et il y a eu plein de facteurs il y
a
eu une intervention du ministre de l'économie un peu plus tôt qui disait qu'on n'aurait pas besoin d'une intervention de la BCE il y a eu vous on ne
peut
pas dire que ça n'est pas joué mais on ne
peut
pas dire que c'est vous qui avez fait baisser les taux
déjà sur les écarts ce qu'on appelle les stress
sinon c'est magique
mais ce n
'est
pas magique c'est que Marine Le Pen aujourd'hui est favorite il faut rester prudent évidemment il n'y
a
aucune arrogance là-dedans est la favorite pour cette élection présidentielle donc oui les marchés sont attentifs à ce qu'on dit et oui le fait que Marine Le Pen ait annoncé notamment le retour de l'équilibre primaire dès le début de sa conférence de presse oui a été vu par les marchés moi j'ai été appelé par des investisseurs ça a été vu donc évidemment dans mon propos il y avait un côté humoristique parce que vous savez que c'est un peu mon genre et que j'essaie parfois de dédramatiser des sujets graves avec un peu d'humour mais oui la parole de Marine Le Pen elle était attendue elle a été entendue et vous reconnaîtrez parce que vous connaissez bien le monde politique que si ça avait été l'inverse c'est-à-dire que si pendant le discours de Marine Le Pen les taux avaient monté on s
'en
serait pris plein la tronche j'ajoute quand même que ce qui s'est calmé c'est surtout les écarts avec nos voisins l'écart avec l'Allemagne l'Espagne l'Italie le spread là l'effet de Marine Le Pen est vraiment non critiquable est vraiment très visible
est
-ce
que vous vous dites que Jordan Bardella peut tenir
?
bien sûr et puis plus fort que jamais puisque plus les jours passent plus on voit que Mediapart a en fait ses livrets des manipulations assez sordides il faut bien le dire et qu'il n
'y
a aucune preuve que Jordan Bardella
vous
maintenez qu'il n
'y
a aucune
preuve ? il n'y a aucune preuve notamment quand même ce mail c'est quand même très grave parce qu'il a été révélé qu'une des preuves entre guillemets de Mediapart le mail c'est exactement ce que j'avais dit d'ailleurs quand le mail est sorti il disait mais on ne
voit
pas la réponse et on ne
voit
pas à qui il est adressé et la personne à qui il a été adressé entre temps a été révélé c'était pas Jordan Bardella et Jordan Bardella n'y était pour rien dans ce mail Mediapart devrait présenter ses excuses pour vous Mediapart devrait présenter
ses excuses ? maintenant il
est temps de le faire plutôt que d'aller faire des recherches sordides j
'ai regardé les
échanges que vous avez avec Alain Soral qui depuis plusieurs jours donne tout à fait raison à Mediapart en
disant que Jordan Bardella était
effectivement antisémite mais il dit aussi de vous il faut te calmer la petite tapette zozotante tout le monde a compris que Mediapart dit vrai mais que l'extrême droite juive va quand même le sauver car elle a besoin elle en a besoin face à Mélenchon quant à toi tapette zozotante tu es ce qu'on appelle un retourné de naissance
oui
j'en veux beaucoup à Mediapart d'avoir redonné de la lumière à M. Soral qui était dans les poubelles d'internet là où d'ailleurs il devrait rester et donner vous voyez Mediapart les sources de Mediapart viennent de ce milieu de ce milieu de gens haineux homophobes antisémites et donner de la considérer
que c'est est-ce que le fait qu'il soit haineux
veut
forcément
dire qu'il mente mais
oui
tout le business de M. Soral depuis 15 ans c'est de raconter n'importe quoi je n'invite personne à regarder ses vidéos mais les journalistes qui l'ont fait le savent très bien M. Soral raconte n'importe quoi insulte tout le monde comment dire pourrit le débat politique et le fait que Mediapart soit allé chercher dans les poubelles de M. Soral des fausses révélations pour diffamer M. Bardella ça en dit beaucoup malheureusement de Mediapart et de la haine qu'il y
a
contre le Rassemblement
National tout
semble permis Madame de Malherbe pour certains pour salir le Rassemblement National c'est dommage plutôt que débattre du fond Merci
Jean-Philippe Tanguy d'avoir répondu à mes questions
Aujourd'hui du 7 octobre Nous
sommes le 7
octobre et c
'est donc l'anniversaire On pense à
leur famille On pense à leur mémoire
Merci Jean-Philippe Tanguy
d
'avoir répondu à mes questions Vous êtes bien sûr RMC et BFM TV
Jean-Philippe Tanguy