Commission d’enquête - déficits et prévisions budgétaires : audition de Bruno Le Maire [2]
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:50RelanceRéponse partielle
Reconnaissez-vous que les équilibres du système fiscal ont été perturbés ?
- 5:25OuverteRéponse directe
Les hypothèses de croissance influencent-elles les recettes fiscales ?
- 6:40RelanceRéponse directe
Maintenez-vous vos propos sur le mur entre administration et politique ?
- 8:49OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas avoir présenté un PLFR en 2023 ?
- 9:33OuverteRéponse directe
Avez-vous conseillé un PLFR au Premier ministre et au Président ?
- 10:16RelanceRéponse directe
Pourquoi avoir reporté le PLFR ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:28Chiffre
« quand vous ramenez le prélèvement sur le capital à 30 % vous baissez les impôts sur ces millions de nos compatriotes qui ont leur société qui sont indépendants et qui se payent par des dividendes »
- 2:10Chiffre
« nous avons aussi baissé l'impôt sur le revenu de 5 milliards d'euros au lendemain de la crise des gilets jaunes »
- 2:10Chiffre
« nous avons également baissé d'autres impôts pour les ménages 20 milliards d'euros sur la taxe débitation »
- 4:50Fait
« le taux à 30 % reste malgré tout supérieur à celui d'un certain nombre de pays européens en particulier l'Allemagne »
- 7:23Chiffre
« j'ai fixé la croissance à 1,4 nous l'avons corrigé en février à 1 »
- 16:51Chiffre
« le spread avec l'Allemagne c'est considérablement dégradé 30 points de base le jour même de la dissolution »
- 17:33Chiffre
« les déficits publics s'élèvent à 150 milliards d'euros »
- 17:33Chiffre
« l'écart avec la moyenne des pays de l'Union européenne est de 1,6 points »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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social du capital et de favoriser c'était votre objectif je ne je ne change pas vos propos de ce point de vue là d'attirer les capitaux pour ensuite développer la compétitivité et cetera et cetera bien nous à l'époque on vous avait dit attention parce que à partir du moment où favorisez les revenus capital à un moment donné vous allez aloir certes par exemple plus d'imposition et plus de de rentabilité de l'imposition des dividendes mais ça va se faire au détriment notamment des autres impôts notamment de impôt sur le revenu puisque ceux qui ont peuvent bénéficier de ces baisses d'impôt sur le capital font migrer une partie de leur revenu vers vers ceci et ça c'est d'ailleurs vu à travers l'étude IPP Bercy qui a été faite l'an dernier
sur la part entre les revenus professionnels et les revenus personnels est-ce que vous ne pensez pas que ce transfert finalement explique aussi en partie à travers les années l'imprévisibilité sur par exemple les revenus de l'IER autrement dit est-ce que ça n'a pas perturbé complètement finalement le système de la fiscalité et la rentabilité qu'on pouvait espérer d'impôt comme le l'impôt sur le revenu je crois pas mais ce sera des experts plus chevronnés que moi de le dire je ne croit pas du tout en revanche le point sur lequel nous avons toujours une différence c'est cette question de la fiscalité du capital par évidemment quand on dit fiscalité du capital on imagine immédiatement le
grand capital les personnes les plus fortuné en visant le prement forfaitaire unique mais je rappelle qu'il y a des millions de nos compatriotes qui se versent des dividendes qui sont indépendants qui sont artisans qui ont créé leur société et donc quand vous ramenez le prélèvement sur le capital à 30 % vous baissez les impôts sur ces millions de nos compatriotes qui ont leur société qui sont indépendants et qui se payent par des dividendes et ma ligne politique a toujours été la même vous la connaissez c'est que ceux qui travaillent puissent vire dignement de leur travail c'est améliorer la rémunération du travail ma deuxième remarque c'est que le taux à 30 % reste
malgré tout supérieur à celui d'un certain nombre de pays européens en particulier l'Allemagne nous avons eu des longs débats avec Jean-Paul mat sur ce sujet je reste convaincu que la stabilité fiscale est la première des vertus en matière de fiscalité que rien ne perturbe plus les agents économiques que la modification des taux tous les 4 matins je plaide pour la stabilité du taux à 30 % sur le préement fféire unique pour tous ceux qui se payent par leur dividend ma deuxième remarque c'est que nous n'avons pas baissé uniquement les impôts sur le capital nous avons aussi baissé l'impôt sur le revenu de 5 milliards d'euros au lendemain de la crise des gilets jaunes ma troisème remarque c'est que nous avons également baissé d'autres impôts pour les ménages
20 milliards d'euros sur la taxe débitation et enfin je rappelle qu'en tout début de quinen en 2017 nous avons supprimé les charges sociales pour les salaires les plus bas et donc rendu du pouvoir d'achat aux salariés les plus modeste bon je vous rechercherai le la part la part des de mémoire il y a trois personnes qui possèdeent je crois près de 1/4 des des dividends des actions du CAC 40 donc la part laissz penser que finalement les dividendes ça bénéficierait d'abord et avant tout à des millions des millions de concitoyens le moins qu'on pu dire c'est dans les chiffres y compris de pouvoir d'achat redistribué c'est quelque chose qui finalement est assez concentré vers le haut il compris dans la concentration des dividend j'ajoute juste monie le
président sur ce sujet que j'ai toujours été ouvert et je me suis battu pour que sur la question des plus riches les plus grandes fortunes en France et d'ailleurs des plus grandes fortunes à travers la planète il y ait une taxation minimale qui est-ce qui a lancé mais vous pouvez toujours dire ah qui est-ce qui a lancé l'initiative sur la taxation des plus riches madame la députée c'est le Brésil et la France
quand j'étais ministre des Finances qui a lancé la taxation des gens numérique et qui l'a obtenu le ministre des Finances français avec ses collègues européens et qui a imposé la taxation minimaleimpô sur les sociétés c'est le G7 là aussi à l'initiative du ministre des Finances français donc la justice fiscale elle passe aussi par des décisions internationales que nous avons pris oui mais ça Tom bien puisque le l'impô minum dont vous parlez a été voté par amendement lors de la lors du vote budgétaire et que saerur de ma part ceux en tout cas qui vous sont le plus fidèles s'ils sont opposés ainsi qu' d'ailleurs aux articles proposés par Monsieur Barnier qui prévoyait un minimum de taxation parce que si vous le faites au niveau national vous êtes forte chance que les gens foutent le
camp alors que si vous le faites au niveau international vous taxez tout le monde vous êtes plus juste et plus efficace ça restera ma ligne de conduite alors est-ce que vous reconnaissez pas que donc j'ai j'ai parl des équilibres de système fiscal et d'imprévisiter des rentrées fiscales alors j'ai bien écouté votre audition par le Sénat vous y avez indiqué qu'il existait je cite à mur entre l'évaluation des recettes et la décision politique pour éviter toute manipulation contrairement au niveau de la croissance qui faisait l'objet d'un arbitrage politique au plus haut niveau de l'État comme nous l'a bien rappelé Jérôme Fournel lors de son audition mais les auditions et les documents transmis montrent bien que ce mur est perméable à trois niveaux le niveau de croissance
est une composante du niveau de recette donc lorsque vous habiterez sur le taux de croissance vous habité par incidence sur le niveau des recettes ensuite la composante de la croissance n'est pas un choix neutre estimer par que les ménages allent réduire leur épagne n'est pas un choix technique c'est estimé que les conditions de vie sont satisfaisantes les ménages n'ont pas à se prémunir contre l'avenir c'est donc estimé que la politique économique fonctionne avec la baisse des salaires réels les moins bien dotés sont obligés de désépargner quand au ménages qui ont les moyens d'épargnés ils se restreignent de consommer pour constituer un matelas pour encaisser le choc qu'ils anticipent il était donc bien optimiste je dis ça en lien avec ce que nous onons expliqué notamment votre
ancien directeur du cabinet et directeur du Trésor il était donc bien optimiste d'envisager une diminution du taux d'épargne enfin la lecture des notes de vos anciens servicees montre bien des interventions du politique sur les hypothèses afin de rehausser le niveau des recettes dans le compte du 13 septembre 2023 on peut dire par exemple que des hypothèses sont prises pour je cite remonter le taux de prélèvement obligatoire comme arbitré ou encore dans celui du 18 octobre 2023 le trésor proposé de s'écarter du consensus interdirectionnel sur les présisons de recettes en prenant compte augmentation des recettes de plus 0,6 milliards de TVA dans le PFG 2023 on regarde une légère surprise positive en août qui semble relativement défonda visà-vis du HCF je cite je vis donc savoir si vous
maintenez vos propos sur ce mur finalement entre l'administration et le politique oui je les maintiens monsieur le Président le ministre des Finances n'intervient à aucun moment sur l'évaluation des recettes fiscales alors vous me dites que nous fixons l'évaluation de la oui je l'ai dit au Sénat je le redis ici pu on a eu suffisamment d'heures de débat ensemble sur le niveau de la croissance pour que je ne vous dise pas le contraire maintenant quand j'ai fixé le niveau de la croissance à 1 % en 2023 dans cette même commission tout le monde est tombé dessus en disant il est trop optimiste il y aura une récession je constate que au bout du compte en 2023 on a fait 0,9 points de croissance pas très loin de
notre évaluation en 2024 j'ai fixé la croissance à 1,4 nous l'avons corrigé en février à 1 vous aviez estimé que c'était trop élevé c'est évidemment votre droit je rappelle que toutes les prévisions de croissance ont été validé par le Haut Conseil des finances publiques et considéré comme plausible toutes je rappelle également que le Conseil constitutionnel dans son avis de décembre 2023 a rejeté le grief d'insincérité sur notre budget et sur les prévisions de croissance alors vous me dites l'arbitrage sur les croissances euh conduit un arbitrage sur les recettes vous avouez que c'est quand même un tout petit peu gésuite oui forcément si nous fixons un taux de croissance il va y
avoir un incidence sur les recettes mais je ne fixe pas un taux de croissance pour gonfler les recettes je fixe un taux de croissance en fonction de ce que j'ai valu être le potentiel de croissance de la France et ses capacités année après année et je constate une fois encore que année après année sauf en 2020 nos prévisions se sont avérées proches de la réalité enfin sur le rendement des taxes la TVA de l'impôt sur les sociétés de l'impôt sur le revenu je le redis ce sont les services qui font l'évaluation du rendement des recettes et c'est évidemment beaucoup mieux comme ça parce que imaginez que le ministre commence à se MDER du rendement des recettes en disant sur l' j'ai prévu ça moi je pense qu'il faut un milliard de plus ou 2 milliards de plus vous
crieriez à la manipulation je pense qu'il est bon et sain d'avoir une séparation entre le politique et l'administratif sur l'évaluation du rendement des taxes et des impôts bien j'ai une dernière question au sujet du PLFR bien c'est un secret pour personne y compris pour moi puisque vous m'aviez à de 11 reprises dit que très tôt vous estimez que la dégradation des déficit aurait dû occasionner un projet de loi de finance rectificative donnant en quelque sorte la main en tout cas le le à l'Assemblée sur les choix à fairees y compris ça c'est pas ce que vous m'aviez dit mais y compris pour ma part je trouve sur la discussion qu'on aurait pu avoir sur les recettes
euh vous avez parlé de courrier où vous avez conseillé au Premier ministre Gabriel Atal au président de la République de de présenter devant le Parlement avec un budget rectificatif donc déjà je sais pas si on pourra avoir ses courriers ça m'intéresserait mais euh les différentes personnes auditionnées on on ont ont quelque part notamment hier l'ancien directeur de cabinet Gabriel Attal ont confirmé votre votre position sur cette question et le fait que l'arbitrage finalement s'était passé au niveau du Premier ministre donc est-ce que il est possible de revenir là-dessus et notamment euh que vous me que vous me disiez quelque part que vous me commentiez la responsabilité des uns et d'autres dans cette décision y compris au niveau du
président de la République à l'époque ça a été justifié par le refus de l'encombrement du calendrier législatif notamment de la part de Gabriel LAL est-ce que vous pensez que c'était recevable est-ce que vous pensez pas que on aurait pu passer ce texte en priorité est-ce que vous pensez pas que même si ça avait pas été le cas ça aurait pu être au moins un PLFR proposé en octobre dernier euh à l'Assemblée plutôt qu'un plfg donc j'aimerais avoir votre un peu votre récit sur cet épisode euh sur dans lequel vous aviez fait ce choix merci tout est possible monsieur le Président par définition dans cette commission euh par ailleurs le récit vous le connaissez donc je vais raconter la même histoire que vous connaissez et sur laquelle je
ne dévirai pas d'une virgule un projet de loi de finances rectificative était souhaitable je me suis battu pour ce projet de loi de finance rectificative par oral et par écrit et toutes les notes que j'ai pu rédiger à ce sujet sont évidemment puisque vous le demandez à la disposition de la commission des finances pourquoi est-ce que je me suis battu pour cela et pourquoi je continue de penser que c'est nécessaire parce qu'il est nécessaire de mettre le sujet des finances publiques au cœur du débat politique français c'est pas une question d'efficacité c'est pas pour gagner deux ou 3 milliards de plus même si avec un PLFR on a effectivement des possibilités de recette plus
significativ c'est d'abord parce que nous avons besoin de débattre de cette question fondamentale de l'équilibre des finances publiques français et je considère que le lieu du débat politique par définition c'est le Parlement c'est l'Assemblée nationale et c'est le Sénat et qu'un PLF faire aurait eu l'immense mérite de mettre ce sujet des finances publiques au cœur du débat politique depuis août 2021 je réclame ce débat en juin 2022 tous les parlementaires de l'ancienne majorité en sont témoins j'ai réclamé ce débat parce qu'une grande nation une des plus grandes puissances économiques de la planète a besoin d'avoir un débat sur la
manière dont elle finance son modèle économique et dont elle finance son modèle social oui un PLFR était justifié pour des arguments politiques ensuite un autre arbitrage a été rendu vous le savez le directeur de cabinet du premier ministre a parfaitement rappeler les règles constitutionnelles donc je pense qu'il est pas nécessaire que je m'étende dessus je tiens juste à souligner que jamais en revanche l'objectif final n'a varié ni chez le président de la République ni chez le Premier ministre revenir sous les 3 % de déficit public en 2027 c'est pour cet objectif que je me suis battu c'est pas celui qui a été retenu à la
fin je parle pas de quand vous étiez il vous a pas échappé monsieur le Président que je ne fais plus partie de la fin sur l'explication sur la censure je me suis demandé des fois Monsieur siti bien merci merci monsieur le Président Monsieur le Ministre j'ai quelques scrupules à à vous poser des questions puisque dans dans votre intervention très très politique et et très offensive et finalement nous nous en comprenons les les les finalités puisque l'offensive est souvent un moyen de de
diversion il y a un propos permettez-moi de vous le dire qui m'a extrêmement choqué et et qui F finalement à une forme d'antiparlementarisme de populisme comme certains convoquent à dessins et à de multiples reprises ce mot souvent galvaudé c'est cette question que vous avez posé qui êtes-vous pour nous juger monsieur le ministre nous sommes les représentants du peuple français et nous exerçons notre mission constitutionnelle de contrôle qui est peut-être la plus importante du Parlement et finalement cette phrase elle traduit une forme de de mépris de condescendante de certitude qui je veux permets de vous le dire avec la longue amitié qui nous unit
nous avons milité milité dans des mêmes dans dans des mêmes formations très longtemps très longtempsenez pas vos désir très très longtemps bah c'est des faits ils peuvent être regardés vous avez participé à une primaire un moment couronné cour j'allais le dire j'allais rajouter qu'elle était couronnée de peu de succès mais elle était dans le cadre d'un d'une même famille politique euh ce que je veux souligner monsieur le monsieur le ministre c'est que vous ne pouvez pas dire aujourd'hui qui êtes-vous pour juger vous avez dessiné un tableau à votre avantage et c'est totalement légitime vous avez dressé des constats
de l'effondrement français que je peux partager quand vous évoquez les la retraite à 60 ans les 35 he la fin du nucléaire ce sont des des décisions dramatiques pour l'économie française qui naturellement ont coûté des centaines de milliards d'euros de dettes de déficit de perte de de productivité de compétitivité pour nos entreprises de pouvoir d'achat pour nos ménages mais quand même monsieur le ministre euh quand même quand vous vous décrivez ce ce tableau idylique de l'économie française je voudrais vous rappeler que vous avez été ministre 7 ans le seul ministre de
l'économie du président Macron avant la dissolution vous avez beaucoup parlé de censure vous n'étiez plus dans cette assemblée monsieur le ministre mais vous avez beaucoup fait porter à cette censure intervenue la semaine dernière tous les mots que subit aujourd'hui l'économie française vous avez évoqué sans doute auis d'évoquer le mot dissolution quand vous évoquez légitimement les le risque sur les taux d'intérêt et vous avez raison c'est une menace extrêmement lourde il ne vous aura pas échappé bien entendu vous étiez encore ministre que le spread avec l'Allemagne c'est considérablement dégradé 30 points de base le jour même
de la dissolution en tout cas le le lendemain matin instantanément et que la censure a plutôt conduit à le réduire parce qu'elle a abouti à faire baisser un budget qui augmentait de 40 milliards d'euros les prélèvements obligatoire à la charge des entreprises et des ménages mais permettez-moi de vous dire dans ces 7 ans vous avez eu l'honneur d'être ministre de la France comme nous nous avons l'honneur d'être parlementaire et d'assumer ses responsabilités la dette s accru de 973 milliards d'euros les déficits commerci cumulés s'élèv à 563 milliards d'euros
les déficits publics s'élèvent à 150 milliards d'euros le chômage vous avez et vous avez raison de souligner et nous nous en réjouissons tous la diminution du chômage mais je rappelle que l'écart avec la moyenne des pays de l'Union européenne est de 1,6 points et que seul l'Espagne la Finlande et la Suède ont des taux de chômage plus élevé que la France dans l'Union européenne nous sommes à 76 la Pologne est à 2 l'Allemagne est à 5 et demi donc tout cela monsieur le ministre devrait appeler à un peu plus de modestie au regard d'une situation qui
souligne quelque part l'effondrement économique français la situation elle est très grave vous l'avez légitimement et parfaitement décrite mais j'ose vous rappeler que vous en êtes plus que responsable vous en êtes comptable puisque vous avez géré cette économie depuis 7 ans je ne comptais pas faire ce préambule mais la teneur de votre intervention qui je vous le redis m'a profondément surpris et choqué m'a invité à porter ce message de de rectification ceci étant dit monsieur le ministre je voudrais vous vous interroger mes collègues de la commission des finances le rapporteur
général le feront euh tout autant que moi tout au long de cette audition et je leur laisserai faire mais quelques points néanmoins monsieur le ministre sur les deux dérapages 2023-2024 de de tous nos nos comptes publics euh pourquoi alors que la direction du budget direction générale du budget du Trésor vous vous adresse une Note le 7 décembre 2023 vous n'engagez pas les mesures correctrices dans le projet de loi de finances pour 2024 il était encore temps pourquoi parallèlement vous
pr vous maintenez jusque tard dans l'année 2024 une prévision de croissance à 1,4 que tout le monde et c'était le consensus des économistes jugé irréaliste donc première famille de de question monsieur le ministre je vous laisse peut-être répondre sur ce point et puis je je souhaiteraiis évoquer ensuite peut-être les les questions sur sur les arbitrages qui ont conduit à l'absence de PLFR merci monsieur le rapporteur il vous a pas échappé que je ne suis ni un grand fan de la dissolution ni un grand
fan de la censure parce que je suis un grand fan de la stabilité et que je considère que la stabilité de la politique économique et fiscale c'est la seule manière d'obtenir des résultats durables solides dans notre pays et pour nos compatriotes vous avez parlé des spread je tiens juste à rappeler que lorsque j'étais ministre des Finances sauf pendant la période du covid les spread entre la France et l'Allemagne sont restés stables autour de 25 points quand ils ont bondi jusqu'à 90 points à la suite des événements politiques et 70 points aujourd'hui donc oui effectivement je suis en droit de poser cette question quiêtes-vous pour juger quels événements politiqu monsieur min je je viens de m'exprimer monsieur
le rapporteur je ne suis ni un fan de la dissolution ni un fan de la censure car je suis un fan de la stabilité et qu'il n'y aura pas de reconstruction économique française sans cette stabilité que d'ailleurs nous avons garanti pendant C ans et pendant 7 ans avec le président de la République que vous le vouliez ou non les chiffres sont têtus nous avons le t d'emploi le plus élevé que nous ayons obtenu depuis 40 ans nous avons rouvert des usines dans un pays qui les fermait par série entière nous avons recréé des filières de production et des filières de formation notamment dans le nucléaire auquel vous êtes si attaché c'est nous qui avons relancé le nucléaire nous avons ouvert des
possibilités nouvelles je le redis dans les batteries électriques dans les véhicules électriques dans l'hydrogène ou dans les pompes à chaleur 7,6 point c'est pas suffisant certainement et certainement qu'on doit faire mieux en terme de taux de chômage mais la question qu'on devrait tous se poser collectivement ici c'est pourquoi est-ce que la France de tous les pays développés est le seul pays à ne jamais avoir atteint depuis 50 ans le plein emploi à 5 % c'est nos choix collectifs et c'est ces choix contre lesquels je me bats oui quand je plaide pour une réforme deassurance chômage qui aille plus loin et que vous avez refuser monsieur le rapporteur c'est la condition à payer pour retourner sous les 7,6 points de taux de chômage oui il faut un meilleur système éducatif oui il
faut un autre système de formation oui il faut arrêter de vendre cette illusion de 80 % d'une classe d'âge au bac et tout le monde à l'université et tout le monde en formation théorique parce que vous n'aurez jamais 5 points de taux de chômage si vous n'avez pas une meilleure formation par l'apprentissage par l'alternance si vous ne défendez pas cette idée simple que l'intelligence de la main vaut l'intelligence de l'esprit vous n'aurez jamais 7,5 % et vous ne passerez jamais à 5 % de taux de chômage si vous n'êtes pas capable de continuer à réduire le coût du travail dans notre pays et c'est ce débat là que nous devrions avoir enfin vous parlez d'effondrement économique français pardon j'ai vu une réalité radicalement différente c'est un peu regrettable
qu'il faille attendre des pays étrangers la reconnaissance de ce qui a été fait en France pendant 7 ans et que les parlementaire de la République ne soit même pas capable de reconnaître à quel point notre politique économie améliorer la vie de millions de nos compatriotes enfin vous me dites est-ce que la correction aurait dû être faite fin 2024 mais la N joder la directrice du budget y a répondu non ça nétait ni souhaitable ni techniquement possible fin 2023 pour le budget 2024 ça n'était pas techniquement possible parce que les évaluations de la note du 7 décembre étaient trop incertaines et ça n'était pas souhaitable parce qu'on refait pas le budget de la France sur la base d'un pressentiment on le fait sur la base de
certitude et de données statistiques merci monsieur le ministre je suis encore contraain de faire une petite rectification sur la réforme de l'assurance chômage non seulement j'y étais favorable mais je rappellerai que le groupe auquel j'appartenais alors avait déposé un contrebudget Véronique louvagie peut en être témoin où nous avions porté cette réforme de l'assurance chômage et et de façon plus accentuée que vous ne l'avez fait que vous l'avez ensite abandonné vous étiez encore ministre en tout cas le Premier ministre ce qui à mon sens est une une erreur importante entre les deux tours des élections législatives pour des raisons électorales bien évidentes et qui s'éloignent très
nettement de l'intérêt général je pense que par rapport à votre propos liminire vous pourriez élargir vos perspectives à ceux qui qui ont eu aussi cette attitude qui a eu des conséquences très lourdes pour les pour les finances publiques euh 2è question monsieur le monsieur le ministre sur ce qui s'est passé à partir de de février euh vous avez souligné que vous avez pris un arrêté d'annulation de crédit ce qui est ce qui est une mesure forte de 10 milliards d'euros je rappellerai néanmoins je vous interroge sur le la relativité de de ces chiffres qu'il y a eu un report de 2023
sur 2024 de de crédit de de l'ordre de 16 milliards d'euros de de dépenses qui naturellement atténu l'effort d'annulation que vous euh que vous portez que vous que vous exprimez aujourd'hui mais vous avez évoqué euh la l'arbitrage donc manifestement et on aimerait savoir si cet arbitrage sur la la non présentation d'un PLFR a été pris par le Président de la République ou par le le Premier ministre bon j'ai entendu nous avons entendu hier le l'ancien directeur de cabinet du premier ministre mais j'aimerais avoir votre réponse j'aimerais savoir comment à la
veille des échéances électorales et quel rôle les échéances électorales européennes ont joué dans la les prises de décision ou plutôt dans les prises de non décisions qui ont eu des conséquences très lourdes est-ce que c'est le président de la République lui-même le secrétaire général de de l'Élysée le Premier ministre qui ont décidé de reporter ces décisions qui naturellement ont eu des conséquences budgétaires et des conséquences sur l'endettement extrêmement
lourdes je pense que le directeur de cabinet du premier ministre a parfaitement répondu hier les décisions sur un projet de loi de finance ractificatives elles sont connues ellesissent à des règles constitutionnelles c'est c'est le premier ministre qui prend cette décision et il y a un arbitrage qui est rendu entre le Premier ministre et le président de la République le ministre des finances étant suffisamment exprimé sur le sujet et sur cette opportunité du projet de loi de finance rectificative en revanche sur le lien avec les élections européenne moi je trouve un peu étrange de le faire pour une raison qui est simple c'est que depuis début 2024 je n'ai cessé d'annoncer des décisions impopulaires de réduction des dépenses je vois certains de vos collègues une fois encore qui défile à
la télévision pour systématiquement dire faut surtout pas revenir sur bouclier tarifire sur l'électricité moi le 21 janvier je suis allé défendre l'idée qu'il fallait sortir du bouclier tarifire sur l'électricité que c'était une mesure exceptionnelle pour faire face à la crise inflationniste mais qui avait pas de raison de maintenir éternellement un bouclier tarifaire sur l'électricité c'est une décision populaire non c'est à 5 mois des élections européennes quand ensuite nous annonçons 10 milliards d'euros de baisse des crédits de l'État concrètement c'est de l'argent en moins pour la transition climatique c'est de l'argent en moins pour l'aide au pays en voie de développement c'est de l'argent en moins pour certains outils essentiels de l'État c'est de l'argent moins pour
les universités c'est pas facile à annoncer donc on nous dise pas qu'on a pris aucune des décisions courageuses avant les élections européennes parce que les faits montrent que nous avons eu le courage avec le président de la République et le Premier ministre de l'époque d'annoncer des décisions impopulaires pour établir les comptes publics euh monsieur le ministre vous vous parlez du du bouclier tarifaire donc permet sous le contrôle du président de de poser une question un peu rebond sur la sur la la contribution sur les rentres infrarginales sur les
Bruno Le Maire