Villepin avait prévenu… et maintenant c'est le chaos !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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« nous craignions à l'époque le risque d'une frappe sur l'Iran pour engager les premières négociations pour arrêter le programme nucléaire iranien. »
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« Regardez monsieur Trump au Groenland. Hmm. Et il a fait machine arrière. »
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« Est-ce que ça n'est pas naïf de croire précisément que vous pouvez faire entendre à Trump cet argument du droit international, de nos idéaux, de nos ? »
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« Les chiffres sont connus. Nous avons un peu plus de 500 euh milliards d'efforts de défense, 560 milliards. Les Américains ont 1000 milliards aujourd'hui et ils visent 1500 milliards. »
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« Il est important que la démocratie qui est notre force, et on le voit quand on voit la dérive américaine, eh bien nous la considérerions comme aujourd'hui notre véritable armure. »
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« Dominique de Villepin, je parlais des fanatiques de la force, c'est une expression que vous que vous utilisez. »
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« Donald Trump au Venezuela, qu'est-ce qu'il a ? Il a changé le président vénézuélien. La vice-présidente a pris le pouvoir. »
Temps de parole
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Ayons le courage à un moment donné de montrer à Donald Trump par l'exemple qu'il s'égare et ayons le courage de lui dire que non seulement il s'égare mais il nous égare.
[musique]
La lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Et c'est un vieux pays la France d'un vieux continent comme le mien l'Europe qui vous le dit aujourd'hui qui a connu les guerres l'occupation la barbarie. Il faudrait que la France, le président français se lève et prononce les mêmes mots aujourd'hui face à ? Mais il ne s'agit pas seulement de prononcer des mots. Vous avez la gentillesse de passer cet extrait ce soir. Euh quelques semaines après Hmm hmm. euh cette déclaration, qu'est-ce que je ?
J'embarquais mon collègue britannique et mon collègue allemand en Iran parce que nous craignions à l'époque le risque d'une frappe sur l'Iran pour engager les premières négociations pour arrêter le programme nucléaire iranien. C'est-à-dire arrêter les perspectives de prolifération qui se développaient également en Corée du Nord. Vous voyez, le monde, à force d'avoir perdu cette boussole de euh la diplomatie mais aussi de l'action, c'est-à-dire utiliser toute l'énergie qui est la nôtre pour verser le cours de l'histoire quand il se dessine de façon anti-tragique, eh bien nous avons perdu finalement le goût de l'action et la capacité d'agir.
Donc la France, elle n'a pas fait que parler ce jour-là, elle a mis en place un autre regard sur le monde, une autre exigence et une capacité d'entraînement. Donc vis-à-vis de Donald Trump, il faut donner des repères à Donald Trump. Donald Trump, il mène une politique erratique qui n'a pas d'autre but que de créer de l'instabilité et de l'imprévisibilité. Avec un corollaire, c'est que le désordre qu'il crée partout dans le monde, il le crée également à l'intérieur des États-Unis qui sont au bord d'une sorte de guerre civile culturelle avec un risque pour la démocratie américaine où on voit basculer ce régime de la démocratie libérale vers la démocratie illibérale.
Et c'est un risque qui nous menace nous aussi. Et c'est pour cela que nous devons être si vigilants sur la défense du droit international comme de l'État de droit. Et les Européens qui ont cette expérience que n'ont pas les Américains, qui ont cette capacité à un moment donné à porter des idéaux, et bien ils doivent s'engager bien davantage. Et c'est pour cela que le spectacle aujourd'hui de Marc Routier admonestant le Parlement européen est une véritable honte. Marc Routier c'est le patron de l'OTAN. Le patron de l'OTAN jouant sur la peur des Européens, une chose est certaine, prenons notre destin en main. Sur le plan de nos programmes militaires, Je vais vous faire hurler Dominique.
de nos de nos objectifs stratégiques, nous avons besoin de renforcer notre puissance et nous avons besoin de penser un monde où l'Amérique ne viendra plus à notre secours. Je vais vous faire hurler Dominique. Est-ce que ça n'est pas naïf de croire précisément que vous pouvez faire entendre à Trump cet argument du droit international, de nos idéaux, de nos ? Est-ce que ça n'est pas ? Est-ce que précisément, comment vous ? Le vous parlez des fanatiques de la force. Est-ce que ces fanatiques de la force peuvent entendre vos arguments ? Mais ils peuvent d'autant plus l'entendre qu'il y a une très grande vanité, il y a une très grande impuissance de la puissance.
Regardez monsieur Trump au Groenland. Hmm. Et il a fait machine arrière. Regardez monsieur Trump au Venezuela. Vous savez, le réel, il est têtu. Nous, ce qu'il faut décider de façon très décidée faire, c'est prendre appui sur le réel. Quand nous parlons du droit, quand nous parlons de l'action, c'est en appui sur le réel. Monsieur Trump est en train drame après drame de se heurter au réel. Il se heurte au réel en Ukraine, il se heurte au réel à Gaza. Le ridicule de ce conseil de paix, mais ayons le courage à un moment donné de montrer à Donald Trump par l'exemple qu'il s'égare et ayons le courage de lui dire que non seulement il s'égare mais il nous égare.
Il est aujourd'hui important que aux États-Unis, en Europe, tous les alliés des États-Unis à travers le monde prennent conscience que nous ne pouvons pas laisser les clés du monde à un Donald Trump imprévisible et inconséquent et par ailleurs si peu des grands idéaux et notamment des idéaux démocratiques. Pensons-nous que nous sommes seuls à avoir à faire face à cette obligation de l'ordre du monde et d'un monde ? Est-ce que ça veut dire que pour cela et pour porter ces idéaux dont vous parlez ce soir, il faut malgré tout être fort militairement, nous, Français, nous, ? Ça veut dire mettre plus d'argent, on sait que le budget de la défense va être va être augmenté.
Est-ce que vous dites pour défendre ces idéaux, il faut aussi avoir les porte-avions, il faut aussi avoir les ? Bien sûr, mais pas seulement des porte-avions. Il faut que nous retrouvions une souveraineté numérique. Il faut que nous retrouvions une souveraineté technologique. Il faut que nous retrouvions une souveraineté financière. Car aujourd'hui, nous prenons l'eau pas uniquement dans le domaine de la défense, mais dans beaucoup d'autres domaines sur le plan industriel et chaque Européen voit son avenir en ordre dispersé en se disant la garantie nucléaire américaine de toute façon, elle restera là.
Prenons acte du fait qu'aujourd'hui la parole des États-Unis ne vaut pas ce qu'elle valait et qu'à partir de là, notre meilleure garantie, c'est notre capacité ensemble à mettre en avant un pacte européen de souveraineté et en unissant nos forces, ça veut dire une capacité de mutualisation de nos moyens, ça veut dire une capacité une capacité à mettre nos programmes euh ensemble pour déterminer une capacité à agir, ça veut dire une capacité également à euh faire en sorte que il y ait une interopérabilité de nos systèmes d'armes, de nos stratégies, de nos réflexions. Ça, c'est un élément très fort euh de la puissance européenne. Je vais prononcer un gros mot, une armée ?
Alors justement, là il s'agit de faire fonctionner ensemble les moyens qui sont les nôtres. Les chiffres sont connus. Nous avons un peu plus de 500 euh milliards d'efforts de défense, 560 milliards. Les Américains ont 1000 milliards aujourd'hui et ils visent 1500 milliards. Mais les Chinois ont la moitié euh de la de la force qui est la nôtre et les Russes encore moins, de l'ordre de 150 milliards. Donc nous avons des atouts, nous avons des capacités. Notre problème, c'est que nous ne croyons pas en nous-mêmes et que le leadership européen aujourd'hui n'est pas à la hauteur de l'histoire. Donc euh je crois que les peuples européens doivent désormais se mêler de la partie.
Ils ont la tentation d'écouter les sirènes populistes, des paris des partis dits patriotes qui sont tout sauf patriotes. Il est important que la démocratie qui est notre force, et on le voit quand on voit la dérive américaine, eh bien nous la considérerions comme aujourd'hui notre véritable armure. C'est la démocratie et notre capacité à travailler ensemble qui doit constituer l'élément euh de retour de l'Europe dans la scène internationale. Oui, mais précisément les leaders européens, ils ont autre chose en tête. Peut-être qu'ils se disent qu'ils ont besoin de Donald Trump. Vous parliez de l'Ukraine tout à l'heure. Sans les Américains, comment on ?
Les Européens euh comptent sur Donald Trump pour apporter des garanties de sécurité. Quelle garantie avons-nous que le moment venu, ces garanties de sécurité ne connaîtront pas euh un chantage qui sera fait par l'administration ? Deuxièmement, confiance dans la parole de Trump. Mais je crois qu'il faut juger sur les actes. Il faut le souhaiter, il faut faire le tout pour que nous puissions les garder à bord. En matière de renseignement, nous le savons en matière de défense anti-aérienne, nous le savons, mais il faut tout préparer. Comme si du jour au lendemain, cet appui devait cesser. Donc je crois qu'il faut être lucide.
D'ores et déjà, il faut tirer les conclusions que nous maximisions les chances de garder l'administration avec nous, mais nous sommes désormais, quand on regarde ce qui se passe avec la police de l'immigration, la la bataille qui qui est entre que qui va que vont se livrer les Américains entre eux, eh bien, il faut constater eh bien que l'allié américain a désormais beaucoup changé. Dominique de Villepin, je parlais des fanatiques de la force, c'est une expression que vous que vous utilisez. Euh vous me dites si je me trompe, vous mettez dans cette catégorie-là Trump, Poutine, ? Ce sont deux aussi dont vous ?
Mais ce sont ceux qui ont dans les dans les dernières années mobilisé la force sur la scène internationale en pensant que ce raccourci-là allait leur permettre de satisfaire à tous leurs devoirs. vous les mettez Je précise ma question. Mais mais je ne compare pas Donald Trump, Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu. Chacun dans sa région pense que la force est la solution. vous dites qu'ont-ils obtenu ? Oui, parce que je constate Mais ils ont obtenu le pouvoir. Ils sont tous les trois au pouvoir. un pouvoir qui est suspendu à la prochaine bataille et qui les rend fragiles, qui les condamne en permanence à utiliser davantage de force. Donald Trump au Venezuela, qu'est-ce qu'il a ?
Il a changé le président vénézuélien. La vice-présidente a pris le pouvoir. Les majors américains vont revenir exploiter le pétrole. Dans quel nombre d'années et et quand est-ce que la démocratie reviendra au ? De la même façon, au Proche-Orient, Benjamin Netanyahu est suspendu en permanence à une nouvelle bataille à mener. Et donc, nous sommes très loin d'un ordre international. Et c'est là où les Européens, avec l'ensemble des puissances émergentes, les puissances du Sud global, ont un rôle à jouer pour rééquilibrer ce monde, réinventer un multilatéralisme, réinventer des mécanismes, ne serait-ce qu'entre ces États, avec une règle du jeu, avec un objectif, avec des idéaux.
Nous devons repenser les choses et ne pas attendre que Donald Trump quitte la scène, sachant que peut-être lui succédera quelqu'un qui sera aussi disruptor que lui.
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