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Podcast / conversationJérôme Guedj· 14 mars 2023 5 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Jérôme Guedj sur Médiapart 🎙️ : « La brutalité de cette réforme va laisser des traces ! »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:04Chiffre
    « les femmes ont travaillé 5 mois de plus en moyenne les hommes 5 mois de plus et les femmes neuf mois de plus »
  • 4:13Chiffre
    « on est à 80 milliards d'euros d'exonération de cotisations sociales »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

et j'appelle euh ce plateau Jérôme Guedj la deuxième remarque que je voulais faire pour quitter ça là c'est à la fois anecdotique mais en même temps désespérant sur un sentiment de défiance démocratique et tout à l'heure Philippe Martinez mais Laurent Berger le fait aussi régulièrement c'est que cette réforme des retraites au-delà de l'injustice et le cœur de de l'injustice de ces deux alli de plus les conditions dans lesquelles elle a été débattue c'est d'une brutalité démocratique qui va laisser des traces il y aura des traces issues du mouvement social il y aura des répliques le moment venu je l'espère mais il y a une trace indélébile qui est la brutalité démocratique qui va peut-être se terminer avec le 49-3 mais même plus largement sur un essoufflement

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du débat démocratique je vais prendre qu'un seul exemple puisque j'ai été de fait et c'est un peu hallucinant qu'il ait fallu faire une descente dans un ministère pour avoir des chiffres pour savoir exactement l'impact d'une réforme mais c'est le moyen-âge démocratique quand j'ai un ministre en l'occurrence Olivier du soft après être allé voir dans son ministère et avoir obtenu à la source des chiffres qui disent le contraire de ce qui racontait il a été obligé de le reconnaître par des petites pensions minimale de 1200 € de l'ambiguïté en disant tout le monde va la toucher c'était d'ailleurs un engagement de campagne d'Emmanuel Macron et on avait pas dans l'étude d'impact de chiffres et cetera mais le point sur lequel je veux insister parce que ça c'est une immaturité pour le pays quand

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j'interpelle le ministre dans l'hémicycle il a cette phrase terrible alors certes il avait un peu craqué contrairement à ce qu'il disait mais il dit je n'ai pas de compte à rendre et on en est arrivé à ce point-là du débat démocratique ou sur une réforme essentielle pour les 35 ans ou 60 prochaines années on a un délai super contre un Carnon découvre le texte le 10 janvier on n'est pas outillés faut dire les choses comme elles sont pour faire la contre-expertise on a les chiffres qui sont donnés par le gouvernement et on n'est pas du tout outillé je veux pas faire la complainte des parlementaires mais on n'a pas des moyens de contre-expertise on n'a pas un débat universitaire super en transparence tout devrait être en Open Data je pense vous allez recevoir tout à l'heure Michael Zemmour

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moi j'ai beaucoup échangé avec lui on est obligé de de bricoler pour essayer de comprendre comment les jolis tableaux qui sont présentés qui ne sont présentés par des moyennes par exemple il y a le chiffre vous avez beaucoup parlé dans le la table ronde précédente de la situation des femmes il est dit les femmes ont travaillé 5 mois de plus en moyenne les hommes 5 mois de plus et les femmes neuf mois de plus on n'arrive pas à savoir par des cils de revenus ce que ça va donner et on sait avec une intuition et qui est pas qui est presque du bon sens que les décils donc les les femmes les plus modestes c'est pas 9 mois en moyenne ça a plutôt être 12 mois 13 mois 14 mois 15 mois et je prends ces exemples ça c'est plus possible de légiférer dans un pays de cette manière

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avec le temps contraint avec les outils de la brutalité démocratique on les on les a tous eu rien que le vecteur juridique la loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour réformer le système de retraite uniquement parce que ça permettait de limiter dans le temps les Pays-Bas et ils ont usé de ça parce que le cas échéance alors permettra d'utiliser d'un 49-3 sans que ça compte dans leur quota annuel de 49-3 qui est de 1 par session plus les outils enfin on a tous vu ça jusqu'au vote bloqué c'est pas possible et je termine par ce par quoi j'ai commencé cette brutalité démocratique je le redis c'est une forme de boulevard à ceux qui considèrent d'abord que la brutalité peut-être une partie de la régulation du du

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fonctionnement et donc le rassemblement national et Ben et là il ne résonance et puis c'est aussi le le réceptacle d'une d'une frustration et donc cette réforme elle est vraiment frappée de la double infamie l'infamide démocratique et puis bien évidemment l'injustice sociale le refus d'organiser le débat démocratique dans le pays parce que je termine vraiment par là toute la période on a essayé de montrer qu'on pouvait financer autrement je l'évoquais tout à l'heure et il y a une sorte de fin de non-recevoir c'est le alternatif de Margaret Thatcher on peut pas augmenter on peut pas baisser les pensions on est d'accord pour pas baisser les pensions on veut pas augmenter les ressources ils appellent ça augmenter les impôts donc on n'a pas d'autre choix que d'allonger

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la durée de cotisation mais ce refus de poser en fait la vraie question intéressante parce qu'au-delà du seul sujet des retraites c'est la question du partage des richesses dans le pays ils ont refusé d'aborder la question du partage des richesses et de se dire comment et bien on est élargit le spectre du financement de la protection sociale d'abord sur certains revenus qui ne sont pas souvenus qui ne sont pas soumis à cotisation et qui se sont multipliés rendez-vous compte là cette année on est à 80 milliards d'euros d'exonération de cotisations sociales il y en a certaines qui sont pertinentes qui ont des effets sur l'emploi qui ont des effets sur tel ou tel catégorie de population mais on peut pas croire une seule seconde que 100% de ces exonérations elles atteignent leur

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objectif le refus de revisité ça c'est un dogmatisme qui est ben voilà la baisse du coût du travail et je mets beaucoup de guillemets autour de la de la notion c'est une sorte de mantra la baisse des impôts c'est une sorte de mantra mais dans une spirale tout à fait organisée qui est assez classique je baisse les impôts je constate un déficit donc derrière je réduis la dépense on est dans le néolibéralisme bête et méchant mais qui là est assumé au point de fracturer le pays à la fois démocratiquement et socialement