Stéphanie Rist : “Il est hors de question d’avoir recours au 49.3”|TF1 INFO
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous assumez cette forme de cynisme décrite par Bruno Rotaillot ?
- 0:38OuverteRéponse directe
Vous vous inclinez ou souhaitez que la mesure limiter les arrêts de travail à un mois revienne plus tard ?
- 1:15OuverteRéponse directe
C'est un brouillon ou un vrai éclaircissement des convictions politiques ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Êtes-vous en soutien à l'idée de travailler 12h de plus par an ?
- 2:34OuverteRéponse directe
Pensez-vous qu'un compromis entre députés et sénateurs sera une formalité ?
- 3:11OuverteRéponse directe
Le 49.3 est-il une option pour faciliter l'adoption du budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15Stéphanie RistFait
« C'est la première lecture. La première lecture d'un texte, c'est là où chacun se compte, je dirais plante son drapeau pour dire voilà moi mes convictions. »
- 1:58Stéphanie RistFait
« Est-ce que là vous serez en soutien de cette idée ? Typiquement c'est une mesure qui me semble enfin moi je crois qu'il y a aucun tabou à avoir sur les débats. Pourquoi pas ? »
- 3:11Stéphanie RistFait
« Non non, je le dis avec beaucoup d'humilité. Premièrement la situation politique, elle est très compliquée. »
- 6:18Stéphanie RistChiffre
« L'année dernière, c'était 17000 excès de mortalité. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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notre invité, bonjour Adrien Je, je le disais horaire inhabituel euh ce matin pour accueillir Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées. Bonjour Stéphanie Rist. Bonjour Adrien Gendre. Aujourd'hui, le Sénat va annuler la suspension de la réforme des retraites pourtant euh adoptée par l'Assemblée nationale. À en croire Bruno Rotaillo, le président des Républicains. Cette suspension, je le cite, c'est du purnisme. Le gouvernement, dit-il, hypothèque notre avenir collectif pour se maintenir quelques semaines, quelques mois de plus. Vous assumez cette forme de cynisme décrite par Bruno Rotaillot ? Non, moi je enfin le cynisme ça serait pour moi qu'onarrive pas à avoir un budget à la fin de l'année, notamment un
budget de la sécurité sociale. C'est pourquoi je me battais ces derniers jours euh des grandes journées au Sénat pour essayer de convaincre et amener un compromis pour que ce budget soit voté parce que pas de budget de la sécurité sociale, c'est pas d'augmentation pour nos hôpitaux et c'est pas France Santé qui permettra d'avoir qui a été effectivement notamment retoqué par par les sénateurs. Il se trouve que le Sénat vous donne bien du fil à tordre ces dernières heures. Vous étiez encore tard hier soir dans l'hémicycle. Si on prend rapidement un ou deux exemples, les sénateurs ont ont par exemple voter contre votre proposition, limiter les arrêts de travail à à un mois. Vous vous inclinez, vous dites fin de l'histoire ou vous souhaitez que la mesure revienne dans le débat plus tard ?
Non, on l'a dit plusieurs fois. C'est la première lecture. La première lecture d'un texte, c'est là où chacun se compte, je dirais plante son drapeau pour dire voilà moi mes convictions. C'est c'est normal. Non, c'est pas un brouillon justement. C'est c'est très clair. C'est un vrai éclaircissement des partis politiques qui disent bah voilà moi c'est mes convictions, je vote comme ça. Vous vous maintiendrez cette mesure et la de mais la deuxième lecture ça va être de la discussion du compromis. On retourne à l'Assemblée la semaine prochaine. On verra ce que les parlementaires à l'Assemblée proposent sur cette mesure. On a été assez clair avec le Premier ministre et le gouvernement pour avec qui on est attaché à essayer d'avoir ce ce budget, c'est de dire on laisse échanger les
parlementaires pour obtenir un budget à la fin. Moi, je suis pas arquebouté sur une une seule des mesures. Après, il y a un sens dans les mesures qui ont été proposées. Pourquoi elles ont été proposées ? Et ça c'est mon boulot d'expliquer pourquoi elles sont proposées et le financement de faire des économies. Alors il se trouve que les sénateurs ont aussi identifié des recettes. Ils disent on pourrait travailler tous 12 heures de plus chaque année. 1 heure par mois 15 minutes par semaine. Est-ce que là vous serez en soutien de cette idée ? Typiquement c'est une mesure qui me semble enfin moi je crois qu'il y a aucun tabou à avoir sur les débats. Pourquoi pas ? Donc mais non mais je dis oui c'est un sujet c'est un sujet que nos concitoyens se posent et ça a été porté et adopté
par le Sénat cette mesure si jamais le budget est voté à la fin. On verra ce qu'on disent les les députés. Encore une fois, euh moi je crois que tout ce débat et d'ailleurs pour avoir fait euh ces huit dernières années les budgets de la sécurité sociale en étant député, je trouve que les débats sont vraiment intéressants, sont argumentés et donc on verra à la fin euh ce qui sera retenu dans le texte. Il se trouve que quelqu'un qui va compter dans le compromis qui est le président de la commission des affaires sociales à l'Assemblée, Frédéric Valtou, qui un député horizon qui est censé soutenir le gouvernement dit chez nos confrères de l'opinion parvenir en quelques heures à un consensus est impossible. Il dit ça parce que demain précisément sep députés, sep sénateurs vont se réunir
pour tenter de trouver un compromis. Vous vous dites de manière réaliste, ce sera une formalité le compromis entre députés sénateur ? Non non, je le dis avec beaucoup d'humilité. Premièrement la situation politique, elle est très compliquée. Donc rien n'est simple. Je dis aussi que le budget de la sécurité sociale, c'est un budget qui est pas un budget de l'État, qui est pour la sécurité sociale. Donc pour les parlementaires, voter un budget de la sécurité sociale, c'est pas voter pour le gouvernement, c'est pour la SQ. Et donc c'est quand même plus simple qu'un budget de l'État pour lequel c'est plus voté pour le gouvernement. Et le 493 c'est non un jour non toujours ce qu'on lit dans la presse certains confrères qui évoquent l'idée qu'on pourrait peut-être finalement y
retourner pour faciliter à la fin l'atterrissage. Non mais j'étais député il y a encore un mois euh le 493 on n'aime pas ça. On n'aime pas les ordonnances. On n'aime pas il y a pas cette idée-là. L'idée là elle est d'arriver à un compromis. Aucune des mesures que ce soit 493 dont on s'est engagé le premier ministre s'est engagé à ne pas faire ou j'entends certains parler de loi spéciale aujourd'hui ça veut dire exclu pour toujours. Vous dites on verra ce qui se passe. Non mais je vous ai dit la situation politique elle est très compliquée mais pour à ce jour il est hors de question de faire un 493. On se bat chaque jour maintenant depuis plus de plus d'un mois pour arriver à avoir ce compromis et ce vote. C'est vraiment notre engagement. Hier, le Premier ministre a a listé des
priorités après avoir euh réuniver. Le déficit, la réforme de l'État, l'énergie, l'agriculture, la sécurité. Il y a pas la santé. C'est pas une priorité de Sébastien Lecnu. Si mais la santé, elle est dans le budget de la sécurité sociale. Non, mais c'était sa première sortie au Premier ministre parce que c'est le sujet, un des sujets, l'accès aux soins qui est prioritaire et pour les Français et pour nous. Et donc c'est euh il est il est sorti son déplacement son premier déplacement c'était sur la santé. On peut pas dire que ça intéresse pas. Il y a 150 millions dans le budget de la sécurité sociale raison aussi pour laquelle il doit être voté. Jeudi, vous parlerez également euh santé avec les députés de la France insoumise à l'Assemblée nationale parce qu'ils vont
proposer la gratuité des parkings des hôpitaux publics. Les trois/4 à peu près sont devenus payants ces dernières années. Quelle sera la position du gouvernement ? B. En fait, euh ce qu'on peut remarquer euh premièrement, c'est que c'était une proposition du Rassemblement national il y a encore euh quelques semaines. Moi, à titre personnel, je on va laisser le débat au Parlement faire sur ce sujet, mais à titre personnel, je considère que c'est pas à l'État de décider très localement quel parking on va devoir faire payer ou pas. Mais vous des parkings, ça vous paraîtrait être une bonne mesure ? Je propose, j'ai j'ai travaillé sur le parking de l'hôpital d'Orléan bien avant de faire de la politique pour lequel on a trouvé parce qu'on a discuté avec le maire, avec les collectivités, avec les
les riverins de l'hôpital, on a trouvé une autre solution. Mais je crois que cette solution, elle doit se trouver localement. C'est pas l'état de tout décider. D'ailleurs, c'est ce que j'ai embarqué dans mon ministère. Je veux qu'on simplifie sur le terrain et que les collectivités, les maires, les départements puissent eux-mêmes prendre des décisions sans que ce soit à l'état de tout décider. Juste un chiffre très rapidement, Stéphanist, la campagne de vaccination contre la grippe est ouverte depuis mi-octobre. On en est à combien de personnes vaccinées là au moment où on se parle ? Alors, on est à peu près un/ers mais ce qui est important c'est que c'est le moment de se faire vacciner. L'épidémie est pas encore là. Donc allez vous vacciner contre la grippe. Ça protège
vous et votre entourage si vous avez plus de 65 ans. Si vous êtes fragile. Ça sauve des vies. L'année dernière, c'était 17000 excès de mortalité. C'est beaucoup de personnes. Allez vous faire vacciner. On est un jour bien particulier également puisque'aujourd'hui c'est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Il y a quelques mois, la mission parlementaire sur la soumission chimique avait demandé que les dépistages soient pris en charge par l'assurance maladie même sans dépôt de plainte. Est-ce que vous allez le faire ? Ouais. Alors permettez-moi d'avoir déjà une pensée pour une soignante d'un Népade en Nisser qui est décédée ce weekend vraisemblablement victime d'un féminicide. de de saluer le travail aussi remarquable de ma collègue Aurore
Berger sur ces sujets. Et oui, j'ai pu signer un décret euh qui va permettre à toutes les Français euh qui euh euh dans le cadre d'une expérimentation qui se qui ont eu une soumission chimique de pouvoir aller faire des prélèvements, d'être pris en charge par la sécurité sociale pour faire ses prélèvements. Ça sera dans le cadre d'une expérimentation mais on avance et c'est vraiment important parce que enfin vous le savez la lutte sur ces sujets elle est vraiment indispensable et majeure. Merci beaucoup Stéphanie Ris. Merci Adrien.
Stéphanie Rist