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InterviewRadio J — L'interview politique· 26 février 2025 14 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Jean-Didier Berger - Le Barbier du matin du 26/02/25

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Député de la 12e circonscription, celle de Clamart, votre ville dont vous avez été maire.

  • 0:26FerméeRéponse directe

    Est-ce que c'est d'abord la faute d'Alger, le drame de Mulhouse, un OQTF qui tue quelqu'un, et alors qu'il aurait dû être expulsé ?

  • 1:20OuverteRéponse directe

    Comment peut-on faire pour modifier cette relation, par exemple, avec l'Algérie ? Quelles mesures de rétorsion ou quels accords il faut négocier ?

  • 2:13RelanceRéponse directe

    L'accord de 68, il visait à faciliter la circulation des Algériens au vu de l'histoire. Mais si on le supprime, on revient à ce qu'il y avait avant.

  • 3:26OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on n'a pas commis une erreur à accepter la domination du Maroc sur le Sahara du Sud ?

  • 4:07ComplaisanteRéponse directe

    Jean-Noël Barraud a annoncé hier qu'il y avait déjà des mesures prises contre les dignitaires, des difficultés de visa. On ne sait pas qui, on ne sait pas quand, mais pour vous, c'est une bonne manière. Il faut frapper en haut du régime.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33Invité politiqueFait
    « En tout cas, il y a une part de responsabilité de l'Algérie face aux problèmes qu'on constate avec leurs ressortissants. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « On ne peut pas avoir des gens qui sont condamnés, parfois, comme c'était le cas ici pour apologie du terrorisme, qui sont clairement des Algériens et qui ne sont pas repris par leur pays. »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « Alors que, je le rappelle, par dix fois, nous avons tenté de renvoyer cet individu dans son pays, qu'il faisait même partie d'une liste de 30 noms présentés par Gérald Darmanin, qui s'était fait fort de renvoyer chez eux ces 30 personnes. »
  • 1:16Invité politiquePromesse
    « Donc, il est temps de modifier, si ce n'est les règles, si ce n'est la Constitution, notre relation avec les pays qui ne veulent pas jusqu'à présent récupérer leurs ressortissants. »
  • 1:30Invité politiqueFait
    « Il faut faire feu de tout bois, il faut remettre en cause les accords qui, de toute façon, ne sont pas respectés par les pays concernés. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « Les accords de 68, mais également l'accord qui avait été signé par Bernard Kouchner en 2007 concernant les hauts dignitaires algériens. »
  • 2:29Invité politiqueFait
    « On était dans la repentance la plus totale. On pensait qu'en tendant l'autre joue, qu'en disant tout le mal qu'on avait pu faire par le passé, qu'on arriverait à amadouer les pays concernés, en particulier l'Algérie. »
  • 4:23Invité politiqueChiffre
    « Il faut voir quand même qu'on accorde 250 000 visas contre 2 000 seulement, laissés-passés consulaires. »
  • 4:37Invité politiqueFait
    « Il faut explorer absolument toutes les pistes, faire feu de tout bois, ce qui n'a pas besoin de modifications réglementaires ou législatives. »
  • 4:56Invité politiquePromesse
    « Le réglementaire, le législatif, et s'il faut modifier la Constitution pour protéger les Français, alors nous le ferons avec Laurent Wauquiez et mes collègues de la droite républicaine. »
  • 7:38Invité politiquePromesse
    « Toutes les prestations sociales, par exemple, nous sommes favorables au fait qu'il y ait un délai de carence avant que des étrangers puissent bénéficier des prestations sociales sur notre territoire. »
  • 8:01Invité politiqueFait
    « Le Conseil constitutionnel nous a dit « Non, 5 ans, ce n'est pas possible. C'est trop long. 3 ans, ça serait possible. » »
  • 10:16Invité politiqueFait
    « moi je pense qu'on a besoin de grands partis de gouvernement et je pense que la droite républicaine en France a un bel avenir. »

Temps de parole

  • Jean-Didier Berger82 %
  • Présentateur18 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Jean-Didier Berger, bonjour. Bonjour à tous. Député de la 12e circonscription, si je ne me trompe pas, celle de Clamart, votre ville dont vous avez été maire. Aujourd'hui, Conseil interministériel de contrôle de l'immigration, c'est la grosse actualité du jour. Alors, il n'y a pas que le dossier algérien dans ce conseil, mais il y a évidemment la domination de ce dossier après le drame de Mulhouse. Est-ce que c'est d'abord la faute d'Alger, le drame de Mulhouse, un OQTF qui tue quelqu'un, et alors qu'il aurait dû être expulsé ?

0:33
Jean-Didier Berger

En tout cas, il y a une part de responsabilité de l'Algérie face aux problèmes qu'on constate avec leurs ressortissants. On ne peut pas avoir des gens qui sont condamnés, parfois, comme c'était le cas ici pour apologie du terrorisme, qui sont clairement des Algériens et qui ne sont pas repris par leur pays. Alors que, je le rappelle, par dix fois, nous avons tenté de renvoyer cet individu dans son pays, qu'il faisait même partie d'une liste de 30 noms présentés par Gérald Darmanin, qui s'était fait fort de renvoyer chez eux ces 30 personnes. Et on constate que la France n'y est pas parvenue.

Donc, il est temps de modifier, si ce n'est les règles, si ce n'est la Constitution, notre relation avec les pays qui ne veulent pas jusqu'à présent récupérer leurs ressortissants.

1:20
Présentateur

Alors, comment peut-on faire pour modifier cette relation, par exemple, avec l'Algérie ? Quelles mesures de rétorsion ou quels accords il faut négocier ?

1:27
Jean-Didier Berger

Il faut faire feu de tout bois, il faut remettre en cause les accords qui, de toute façon, ne sont pas respectés par les pays concernés. Parce que pour respecter un traité, il faut être deux. Et lorsque eux-mêmes remettent en cause ces traités, il n'y a pas de raison que nous ne les remettions pas en cause nous-mêmes. Les accords de 68, mais également l'accord qui avait été signé par Bernard Kouchner en 2007 concernant les hauts dignitaires algériens. Et puis, faire feu de tout bois, ça concerne notamment la question des compagnies aériennes qui, elles, ne respectent pas les règles du jeu. Elles refusent d'embarquer ? Air Algérie, notamment.

Elles refusent d'embarquer des passagers qui sont clairement en situation de retourner dans leur pays. Elles mettent des règles supplémentaires qui disconviennent aux accords que nous avons passés avec les pays concernés.

2:13
Présentateur

L'accord de 68, il visait à faciliter la circulation des Algériens au vu de l'histoire. Mais si on le supprime, on revient à ce qu'il y avait avant. Et avant, c'était France et Algérie, le même pays. Ça circulait totalement librement.

2:26
Jean-Didier Berger

Écoutez, moi, ce que je constate, c'est qu'il faut changer notre état d'esprit. On était dans la repentance la plus totale. On pensait qu'en tendant l'autre joue, qu'en disant tout le mal qu'on avait pu faire par le passé, qu'on arriverait à amadouer les pays concernés, en particulier l'Algérie. Et on voit que cette démarche de repentance, elle a produit l'effet complètement inverse. Elle a alimenté la haine anti-France de la part d'un certain nombre de pays et de ressortissants de ces pays. Et moi, je pense à nos compatriotes d'origine algérienne qui souffrent aussi de cette situation et qui ont besoin aussi d'avoir la même compassion, le même amour que tous nos autres compatriotes.

Aujourd'hui, ils souffrent de cette tension entre la France et l'Algérie. Et moi, je pense qu'on a besoin de rétablir des relations avec l'Algérie et avec tous les autres pays sur de meilleures bases. Mais pour ça, on ne peut pas avoir des régimes qui viennent considérer qu'il y a, comme Bruno Retailleau l'a dit, un droit de tirage de désamour contre la France.

3:26
Présentateur

Est-ce qu'on n'a pas commis une erreur à accepter la domination du Maroc sur le Sahara du Sud ? Ce qui a fâché les Algériens.

3:34
Jean-Didier Berger

Ce qui est sûr, c'est qu'il faut que notre politique étrangère soit lisible. Et on ne peut pas changer de position systématiquement, en particulier lorsqu'il concerne les questions liées au continent africain, mais c'est valable aussi sur les autres sujets. Et donc, on a besoin de stabiliser notre vision du monde et notre vision des relations entre la France et ses partenaires. Mais s'agissant de l'Algérie, ce n'est pas parce qu'il y a un passé douloureux que ça donne le droit de piétiner les positions de notre pays et de considérer qu'on pourrait faire n'importe quoi avec la France qui, de toute façon, n'aurait pas son mot à dire.

4:07
Présentateur

Jean-Noël Barraud a annoncé hier qu'il y avait déjà des mesures prises contre les dignitaires, des difficultés de visa. On ne sait pas qui, on ne sait pas quand, mais pour vous, c'est une bonne manière. Il faut frapper en haut du régime.

4:17
Jean-Didier Berger

Il faut explorer toutes les pistes, à la fois sur les visas, les visas, je dirais, tout venant. Il faut voir quand même qu'on accorde 250 000 visas contre 2 000 seulement, laissés-passés consulaires. Donc, on voit bien que ce n'est pas du tout à la maille et que la contrepartie n'est pas là. Donc, que ce soit pour les visas classiques, pour les visas pour les dignitaires, que ce soit les avoirs, y compris financiers des dignitaires. On peut saisir des avoirs en France ? Il faut explorer absolument toutes les pistes, faire feu de tout bois, ce qui n'a pas besoin de modifications réglementaires ou législatives.

Le réglementaire, le législatif, et s'il faut modifier la Constitution pour protéger les Français, alors nous le ferons avec Laurent Wauquiez et mes collègues de la droite républicaine.

4:59
Présentateur

Ceux qui plaident la modération dans la relation avec l'Algérie disent, attention, il y aura des mesures de rétorsion aussi dans l'autre sens. Et on pense notamment au gaz. Oui, bien sûr.

5:08
Jean-Didier Berger

Quand on veut être indépendant, quand on veut faire respecter sa dignité, sa souveraineté, il faut être prêt à faire preuve d'indépendance en contrepartie. Et donc, ça pose la question de l'autonomie énergétique. C'est la raison pour laquelle ce comité interministériel, il doit réunir très largement, parce qu'on voit bien que les questions d'immigration, ça concerne l'immigration, ça concerne l'intérieur, les transports, ça concerne l'énergie, la santé, bien sûr.

On a dénoncé avec Laurent Wauquiez les visas, je dirais, de tourisme sanitaire, quand on voit qu'on accueille, y compris des ressortissants de grandes démocraties type le Canada, les Etats-Unis, de gens qui viennent se faire soigner avec des visas de santé, des types de séjour pour opérations, pour soins. C'est particulièrement choquant. On n'a pas le début du quart de cet argent. Donc, on doit remettre de l'ordre dans notre pays.

6:04
Présentateur

Dans ce cadre-là, on apprend que l'information a été donnée par Marianne et a été confirmée, que des imams algériens ont été autorisés à venir en France pour le Ramadan. Est-ce qu'il faut s'en féliciter ? Ça permet d'avoir un Ramadan bien encadré ou est-ce qu'il faut s'en alerter ?

6:17
Jean-Didier Berger

Le sentiment qu'ont les Français, globalement, c'est que la France ne fait pas suffisamment respecter son territoire, sa façon d'organiser les choses et qu'aujourd'hui, c'est les vannes grandes ouvertes et que n'importe qui peut rentrer sur le territoire, que parfois même les voies d'immigration irrégulières sont plus faciles à obtenir que les voies régulières d'immigration.

Donc, il y a un certain nombre de circulaires qui ont été prises, il y a d'autres circulaires qui vont arriver, il y a des propositions de loi que nous, députés, nous allons mettre sur la table pour réorganiser les choses et qu'à tous les niveaux, niveau diplomatique, niveau politique, niveau législatif, il faut agir pour faire en sorte de confirmer aux Français qu'on est en train de reprendre la main sur notre destin.

7:04
Présentateur

Vous défendez l'idée d'un référendum à terme sur l'immigration, y compris d'un référendum constitutionnel, ou bien c'est bloqué parce que le Conseil constitutionnel a dit non, ça ne relève pas de l'article 11 de la Constitution ?

7:15
Jean-Didier Berger

Il y a deux choses. D'abord, oui, nous sommes favorables à cette idée de référendum. D'ailleurs, j'observe que le président de la République lui-même l'avait proposé dans le cadre de ses voeux. Je pense que l'immigration est aujourd'hui la question numéro 1 de ce point de vue-là. On nous dit que la Constitution ne permettrait pas de regarder tous les champs des questions liées à l'immigration, mais il y a un certain nombre de champs dont on sait qu'elles peuvent être examinées par référendum. Par le côté du social ? Exactement.

Toutes les prestations sociales, par exemple, nous sommes favorables au fait qu'il y ait un délai de carence avant que des étrangers puissent bénéficier des prestations sociales sur notre territoire pour être certain qu'ils ne viennent pas pour ces prestations sociales mais qu'ils viennent pour d'autres raisons, pour de meilleures raisons que celles-ci. J'observe que dans d'autres pays, on a des délais de carence bien plus importants que ceux que nous avons proposés. Le Conseil constitutionnel nous a dit « Non, 5 ans, ce n'est pas possible. C'est trop long. 3 ans, ça serait possible. » Déjà, commençons par 3 ans.

Et s'il faut modifier la Constitution pour passer à 5 ans ou à 6 ans comme ça se fait dans d'autres pays, nous le ferons.

8:15
Présentateur

La semaine est très géopolitique, très internationale. Est-ce que vous reconnaissez que le voyage d'Emmanuel Macron

8:20
Jean-Didier Berger

à Washington a été utile ? Oui, bien sûr. Je crois que le président de la République n'est jamais meilleur que lorsqu'il est sur la scène internationale. Il représente bien les Français dans un certain nombre de situations. Autant on a des points de divergence sur un certain nombre de politiques intérieures. Autant sur la scène internationale, je crois que c'est important que la France parle d'une seule voix. Et j'observe que son voyage aux États-Unis a permis de remettre un peu l'Église au milieu du village sur un certain nombre de sujets, sur les responsabilités de la guerre en Ukraine et puis sur l'avenir de la politique de coopération et de sécurité au sein de l'OTAN.

8:57
Présentateur

Avec une sorte de sommet européen informel par Visio aujourd'hui, la droite revient au pouvoir en Allemagne. Ça peut changer la donne pour vous ?

9:04
Jean-Didier Berger

Je vois que la droite à la fois en France et puis dans d'autres pays européens est en train de remonter la pente. Et je crois que c'est important qu'on puisse avoir une politique harmonisée à l'échelle européenne, qu'on puisse parler d'une voix concordante. Et j'observe que sur tout un tas de questions, y compris celle de l'immigration qu'on a abordée tout à l'heure, il est important de se coordonner à l'échelle européenne parce que si nous, on bloque les visas et que d'autres pays frontaliers de la France accordent facilement des visas avec la politique Schengen, on sait que ça sera très poreux. Une droite partout menacée par une extrême droite qui monte. Il y a réinit l'AFD là-bas.

A la fois l'extrême droite mais aussi l'extrême gauche. On voit bien que les extrêmes dans les pays européens sont en train de monter, de monter fortement parce qu'il y a ce sentiment d'impuissance publique qui est partout présent et les gens se disent finalement, puisque les partis traditionnels n'y arrivent pas, essayons les extrêmes. Mais les extrêmes, on est déjà en train de les essayer dans beaucoup de pays européens et on voit d'abord que souvent, les extrêmes votent entre eux comme c'est le cas en France où l'URN vote souvent avec la France insoumise dès lors qu'il s'agit de questions économiques, des questions sociales voire des questions régaliennes.

Et donc, moi je pense qu'on a besoin de grands partis de gouvernement et je pense que la droite républicaine en France a un bel avenir.

10:22
Présentateur

Et la droite républicaine, votre parti, se cherche à un nouveau président, ça sera pour le mois de mai. Vous avez choisi de défendre la candidature de Laurent Wauquiez.

10:31
Jean-Didier Berger

Pourquoi ce choix ? Parce que d'abord, je vois la façon dont il travaille au quotidien en tant que président du groupe des députés à l'Assemblée nationale et j'observe que depuis le mois de juillet qu'il a pris le risque de venir à l'Assemblée nationale, ce qui n'était pas évident, il a quitté l'une des plus grandes régions de France. Ronald Pauvergne, voilà, la présidence, pas n'importe quel poste, pour prendre le risque de venir diriger ce groupe. J'observe que ça se passe très bien, qu'il y a une unité de la droite au sein de l'Assemblée nationale et que cette unité, elle nous a permis de peser dans toutes les situations de blocage.

Ça nous a permis de prendre nos responsabilités en toute indépendance et je crois que c'est le point clé de l'avenir de la droite républicaine.

11:10
Présentateur

Ce sont les militants qui votent, les adhérents, pas les Français, mais chez les Français, dans les sondés, on voit que Laurent Wauquiez a du retard. Qu'est-ce qui lui manque pour séduire ?

11:18
Jean-Didier Berger

Écoutez, moi j'ai vu par le passé beaucoup d'élections internes et donc j'observe que la popularité à l'échelle nationale ne fait pas l'élection au niveau interne. Laurent Wauquiez a déjà été président du parti, a déjà dirigé le parti, il le connaît comme sa poche, il connaît chaque adhérent, chaque fédération comme personne et je crois que cette élection elle va réserver beaucoup de surprises à ceux qui l'observent d'un peu plus loin.

11:44
Présentateur

Alors les LR sont clairs, c'est pas en choisissant le président du parti qu'on choisit le candidat à la présidentielle. On a quand même l'impression que le perdant des deux

11:51
Jean-Didier Berger

lui sera un peu disqualifié pour la présidentielle. Non, je crois pas. Je pense que c'est très clair, Laurent Wauquiez l'a dit dans tout le travail de refondation qu'il a mené pour préparer cette élection, il a fait le tour de tout le monde, il a bien observé les choses et il a proposé et tout le monde en est d'accord que cette élection ne soit pas la désignation pour la suite et on voit à l'échelle du temps politique qui est le nôtre aujourd'hui qu'en 15 jours, en un mois, en un attentat, en une décision économique, en un mensonge, en une déclaration malheureuse, tout peut basculer que ça soit en termes de popularité ou en termes de rivalité.

Donc voilà, il va se passer encore beaucoup de temps d'ici à 2027 mais notre point clé c'est de remettre en ordre le parti et de faire en sorte de faire pour le parti le même travail que Laurent Wauquiez a fait à l'Assemblée nationale pour unir tout le monde et pour faire en sorte d'avancer d'une seule et même voie. personne n'a de recette

12:43
Présentateur

pour choisir le candidat à la présidentielle mais on sait qu'il y a plusieurs candidats du socle commun actuel un centriste deux macronistes un LR c'est la garantie de Mélenchon Le Pen au deuxième tour il faudra trouver un moyen de s'unir.

12:53
Jean-Didier Berger

Oui je crois qu'il est très important de faire barrage à la France insoumise comme nous l'avons fait à l'Assemblée nationale c'est l'objectif numéro un et je pense que cet objectif il est partagé par énormément de Français et on voit que dans ce barrage vis-à-vis de la France insoumise il est important de neutraliser aussi le Rassemblement national qui n'hésite pas à aider la France insoumise à chaque fois que c'est nécessaire on l'a vu dans le cadre des motions de censure mais on le voit aussi sur plein d'autres votes. Jean-Didier Berger et bien merci et bonne journée. Merci à tous.

Merci beaucoup Christophe rendez-vous demain matin à 7h45 votre invité sera Gabriel Sirihouari adjoint de PS au maire du 18ème. Merci.