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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 17 mai 2026 23 min

Marc Fesneau est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Elle nous a rejoint. [grognement] Marc Fenot. Bonsoir pour notre grande interview politique de 19h30 président des députés modèem et députés vous-même du Loirécher.

On voulait tout d'abord vous faire réagir à ces déclarations du ministre de l'intérieur Laurent Nunz. Aujourd'hui dans les colones de la tribune du dimanche à propos de la lutte contre le narcotrafic et comment lutter efficacement contre contre le narcotrafic et ce dit favorable à la mise en place d'un état d'urgence. C'est une proposition qui est portée par Édouard Philippe et Bruno Rota.

Voilà sa citation. On pourrait envisager des perquisitions dès lors qu'on soupçonne une infraction. Euh mais je précise que tout cela doit finir à un moment ou à un autre à postériori devant un juge.

Déclaration tout de même étonnante. Il faut se passer de la justice pour lutter efficacement contre. C'est pas tout à fait ce que je lis dans les déclarations de Laurent Lunaise.

L'idée c'est l'état d'urgence a été fait dans un certain nombre de cas, le cas de terrorisme en particulier vous souviennent sur lequel on peut s'affranchir provisoirement d'un certain nombre de procédures mais à la fin comme le dit Lauron Lunez on finit chez chez un ju mais pas au début donc ça interroge quand même aujourd'hui le système c'est que il faut l'autorisation d'un juge. Il faut l'autorisation d'un juge. Vous êtes sur quelqu'un que vous poursuivez si vous n'êtes pas dans la situation, si vous lui laissez le temps de réagir, vous lui laissez le temps aussi de pouvoir camoufler, de pouvoir se camoufler, de pouvoir échapper à la justice.

Bien sûr. Oui, mais c'est considéré comme une liberté. Oui, mais c'est vous avez raison.

Donc toute la difficulté, c'est ce que j'allais dire, c'est de trouver un point d'équilibre entre ce que sont les nécessités quand même de lutter contre le narcotrafic. Est inutile de décrire ce qui s'est passé dans la semaine. Manifestement, il y a des réseaux puissants euh des réseaux qui sont très actifs, qui sont mal manifestement dérangés par la politique menée par le gouvernement depuis 18 mois.

Mais sur ce point, ça ouvre la porte à des perquisitions arbitraires si on ne passe pas devant le C'est pour ça que je vous dis que derrière il doit on doit passer doit on doit respecter l'état de droit. Quand il y a eu des affaires de terrorisme à la fin on a respecté l'état de droit. La question c'est de ne pas ouvrir en toute occasion et pour n'importe quel sujet et donc de regarder dans quel domaine on peut le faire.

Est-ce que là on est Oui mais le problème c'est qu'une fois que vous avez précédent argument qui est pas faux une fois qu'on s'est habitué à aller perquisitionner chez les gens sans avoir le le le la bénédiction d'un juge, on risque de le refaire pour d'autres. C'est pour ça qu'il faut essayer de tr le de trouver le point d'équilibre mais on voit bien ça c'est un point d'équilibre vous êtes favorable mais il faut c'est un peu pas suffisamment précis à ce stade. Oui.

On va c'est des c'est je comprends la déclaration de lunise mais on a pas de texte de loi. On n pas de disposition on sait pas comment ça peut se passer. On sait pas quel fait son couvert.

Est-ce que c'est le petit trafiquant ou c'est le gros trafiquant ? Est-ce que c'est quelqu'un qui est soupçonné d'avoir agi avec violence ou pas ? Voyez ?

Donc donc pourquoi pas ? Mais à préciser. Mais je je toujours qu'on regarde demain, nous ferons un nous aurons un débat avec Élisabeth Band sur la question de l'état droit.

La question de l'état droit c'est justement d'essayer de trouver le point d'équilibre en ce que entre ce qu'on ce que sont les nécessités d'efficacité, les principes fondamentaux en particulier liberté fondamental. d'urgence ça existe déjà mais le problème c'est qu'une fois qu'on l'a mis en place on a tendance à le prolonger indéfiniment quoi. Et donc du coup l'arbitre peut s'instonnaissons qu'on a vu pardon de avoir coupé mais reconnaissons qu'on a vu l'efficacité du dispositif parce que quand vous disiez on peut pas perquisitionner avant 6h du matin pour des f mais on a le droit dans dans certains cas mais je veux dire voyez bien qu'on a levé un certain nombre de contraintes dont profiter les délinquants.

Et il y a des droits fondamentaux. Il faut respecter les droits fondamentaux aussi parce que sinon à la fin on affaiblit la justice, on peut donner le sentiment qu'elle est tout imute et pas ciblée sur les délinquants eux-mêmes. Justement sur cette question du narcotrafic, vous l'évoquiez rapidement cette semaine, elle a été marquée par des règlements de compte liés au au narcotrafic à Nant à Ninance près de Lyon.

Six personnes décédées en une semaine. Est-ce que l'État aujourd'hui est dépassé face au narcotrafic ? Alors pardon de non pas pour vous corriger mais ce ne sont pas des règlements de compte.

Il y a eu un mélange guerre de territoire on est maintenant dans une guerre une guerre de territoire et pour montrer qu'on est sur son territoire on tire à l'aveugle et on fait des actes d'intimidation et je dis ce ne sont ce sont enfin des actes d'intimidation qui sont des meurtres. Oui. Donc c'est de l'intimidation poussée à son paroxisme.

Euh et c'est pas des balles perdues, c'est des gens qui viennent qui rentrent dans un hall, qui tirent sur ceux qui sont là et qui disent "Ici c'est chez moi." Euh et donc ça prouve quand même que le réseau qui s'était organisé est un réseau extrêmement puissant et que on démentelle au fur et à mesure des points de et du coup ça concentre sans doute les batailles de territoire et comme ça concentre les batailles de territoire, ça veut dire qu'il y a sans doute des enjeux financiers qui sont absolument enfin sans doute colossaux et qui nécessitent qu'on ait des moyens. pensais que c'est c'est le produit de l'action enfin pas al moi je suis à peu près certain que c'est un des produits Oui.

C'est une réaction de gens qui s'étaient organisés qui avaient laissé se développer leur trafic et sans doute collectivement nous n'avions pas vu à quel point le trafic était en train de se développer depuis 5 10 15 20 ans. Et donc c'est des territoires entrés qui échappaient aux règles de la République. C'est ce que dit le ministre de l'intérieur, c'est que c'est suite à l'efficacité de l'action de la police qu' peut y avoir derrière une réorganisation, une une volonté voy entre eux et laisser faire ce qu'ils veulent, il y a jamais de problème.

C'est généralement quand vous venez dire là il y a quelque chose qui ne va plus qu' évidemment ils viennent se rebell pour autant pour autant pour terminer sur la lutte contre le narcotrafic c'est près de de 2 milliards consacré à la répression chaque année et le sentiment pour beaucoup de Français qu'il le vivent dans ces territoires où il y a ces guerres entre différentes bandes ces ces guerres de territoire ces actes d'intimidation que la situation est de pire en pire chaque jour d'où je vous repose ma question est-ce que l'État malgré tout est dépassé face à mais c'est un combat qui est très difficile pour l'état français comme pour les Étatsunis unis comme pour desat européens personne n'a une solution miracale sur les questions de trafic de drogue. Donc il y a la prévention, il y a la répression, il y a les grands réseaux, il y a les lieux de production des de la drogue, tout ça parce que mais il y a aussi la la consommation des narcoétat aussi hein. Il y a aussi la demande.

Oui, il y a aussi la demande qui pousse. Donc vous êtes favorable à ce qu'on augmente les amendes. Oui, je trouve que le système d'amende ou le système de visibilité de ceux qui sont pénalisés, en tout cas les amendes me paraissent un système Oui.

Mais là, ils ont ils ont décidé de passer de 200 à 500. Ça fait par partie de l'arsenal. C'est pas le seul, on va pas envoyer des gens pour consommation mais au moins qu'il y a des amendes, ça me paraît logique.

Mais reconnaissons aussi que quand on est consommateur, on est aussi on a une part de de la clé par rapport à ceux qui trafiquent. Je dis pas de responsabilité, la question n'est pas de culpabiliser, on alimente quelque chose et on alimente des gens qui au bout font les actes qu'on a vu cette semaine à Nant ou ailleurs. Autre dossier dans dans l'actualité politique, c'est l'Algérie avec la visite demain de Gérald Armanin en Algérie, le ministre intérieur algérien qui est attendu dans les prochains jours à Paris.

Euh ça marque une nouvelle étape euh du réchauffement euh diplomatique avec l'Algérie. Il y a eu la visite d'Alice Ruff délégué euh aux armées. Euh est-ce que vous avez le sentiment que voilà, on est en effet dans une étape de réchauffement diplomatique et que cette stratégie, cette approche plus douce, dirons-nous en tout cas en rupture par rapport à celle de Bruno Rotaillot, elle est plus efficace aujourd'hui ?

Bah la seule chose qui compte, c'est l'efficacité dans cette affaire là. Ce que je constate, c'est que manifestement, je sais pas si on peut parler de réchauffement des relations, disons qu'on a des relations que nous n'avions plus avec l'Algérie de certaine façon depuis un certain nombre de mois, pour ne pas dire d'années. Je trouve que ça va dans le bon sens que ça permet de délivrer des des des passeports consulaires enfin passeport des laissés passer consulaire au compte gouttin 150 laisser passer consulaire c'est pas beaucoup ce qui permet c'est notamment 2025 que les choses se sont rompues et donc si ça permet de faire ça si ça permet de de libérer notre de la permettre la libération de notre collègue du journaliste Glaise c'est une bonne Christophe Glaise c'est une bonne nouvelle par ailleur tout le monde sait le rôle et l'importance qu' a l'Algérie dans sur ce continent et notamment au nord de ce continent et donc qu'on ait des relations comme avec les Marocains, comme avec les Tunisiens, comme avec les Algériens.

Donc la politique de Retaillo était une erreur d'après vous. Mais je trouve que la frontalité sans moyen de coercition réelle est quelque chose qui est toujours une erreur. C'est pas Bruno Retaillon en tant que tel.

Regardez le président des États-Unis, il œuvre en en toute frontalité, en permanence. Il est quand même allé pardon du terme faire des génuflexions en Chine parce que la frontalité dans les rapports internationaux, ça n'existe pas si vous avez besoin de l'autre. Si vous n'avez pas besoin de l'autre, il y a pas de problème à être frontal.

Vous pouvez être frontaux, vous pouvez y aller, vous pouvez dire "Je me fiche de ce que font les Iraniens, ce que font les Algériens, ce que font les uns ou les autres, pas de problème" ou les Chinois. Mais quand vous êtes dans des relations qui sont des relations où vous avez besoin de coopération, l'Algérie, on a besoin de coopération sur les sujets d'immigration, sur les sujets de lutte contre le terrorisme, sur les sujets d'énergie et par ailleurs, nous avons une histoire, Dieu sait si elle est compliquée, mais nous avons une histoire avec l'Algérie. Et donc pensez que simplement en faisant les gros bras, on va réussir à régler ce qui est un conflit de court terme aussi une histoire de long, par exemple, s'agissant des OCUTF qui a un vrai problème.

Est-ce que vous pensez que les Algériens pourraient accepter de délivrer beaucoup plus de Ben, c'est pour moi un des objectifs de cette de ce dialogue, c'est que ils acceptent de reprendre mais il faut un rapport de force un rapport de force. Mais il faut un rapport de force et en même temps mais il faut un rapport de force, c'està-dire le rapport de force, c'est je sais ce que tu veux, tu sais ce que je veux et j'essaie de trouver un point d'équilibre. C'est ça le rapport de force.

C'est pas simplement de menacer parce qu'on a bien vu que la menace n'avait amené à rien. C'est quelques dizaines de laissés passer consulaires qu'on a fait en 2025. Ça prouve que c'était donc un échec.

Alors sur la stratégie euh à à adopter de pardon de se respecter hein sur la stratégie à adopter du gouvernement français à l'égard du gouvernement algérien. Il y en a un qui n'est pas du tout d'accord avec vous, c'est Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national qui a été interviewé ce matin sur notre antenne. Va être très clair.

Ça fait des années que le président de la République euh fait la plavantrisme, met un genou à terre que nos ministres vont battre leur coulpe à Alger. Qu'est-ce qui se passe ? Et bien à chaque fois le président Tebound a des propos encore plus durs pour la France.

Vous savez que c'est rupture diplomatique avec l'Algérie de la rupture, c'est la fermeté dans le langage diplomatique. Arrêtons la diplomatie de la courbette. Essayons la diplomatie de la fermeté.

En général, ça marche. Qu'est-ce que vous répondez à Laurent Jacobelli ? Fini la diplomatie de la courbette.

Je j'ai quelques images et quelques souvenirs d'images de responsable du Rassemblement national. Alors, je sais pas s'ils allaient faire des courbettes, mais manifestement, ils allaient soumettre qui à Poutine ou qui a Trump. Donc, chacun fait comme il veut.

Moi, j'ai pas vu le président de la République française faire ça. Donc cette dipl Alors, c'est à la fois il faut pas rompre, il faut se parler mais il faut pas faire de courbettes. Enfin, un moment faut se parler.

Est-ce que se parler c'est faire des courbettes ? Euh, madame Le Pen, j'ai vu un certain nombre de responsables Renn aller faire chez les puissants, les ultrapuissants, je pense chez les Russes et chez les Américains, donner le sentiment quand même qu'on venait, s'il s'agissait d'applaentisme, on y était carrément. Euh on va continuer à avancer dans l'actualité politique de ce weekend et cette tribune du garde des saut Gérald Armanin titré Honte nationale.

Il parle de la pédocriminalité de la manière dont cette question est gérée dans notre pays. Il commence en citant ce chiffre en France un enfant est victime de viol ou d'agression sexuelle toutes les 3 minutes. Et il dit ainsi : "Trop longtemps, nos institutions ont répondu à l'urgence par la prudence, à la détresse par des process, à la parole de l'enfant par le doute et il propose l'imprescriptibilité des crimes commis sur mineurs." Est-ce que vous y êtes favorable Marc Fenot ?

Pardon ? Avant d'être dans les crimes commis sur mineur, il faudrait déjà qu'on essaie de limiter le nombre de crimes parce que l'imprescriptibilité c'est une fois que les faits ont eu lieu. FA ont lieu.

Donc je vais répondre à votre questionou répiez. Non mais ce que j'entends quand même dans les propos, il y a pas que ça dans les propos du Gérald d'Amrouve pas dans la situation de crimes qu'on a pas vu, de gens qui sont pas dénoncés, de parce que ce sont souvent en plus des prédateurs, c'est-à-dire des gens qui ont une carrière de pédocriminel et donc on a 5 ans, 10 ans et après ça amène à l'imprescriptibilité. Mais d'abord, c'est ça, on a encore dit, on a encore entendu ce matin, je crois que c'était d'ailleurs sur votre antenne aussi, le fait que à Paris, on considérait qu'il y avait une centaine d'établissements, plus d'une centaine d'établissements dans lequels il y avait des faits de crimes sexuels.

On voit 84 écoles maternelles de la capitale euh sont concernées par des enquêtes en effet, plus des crèches, plus d'autres lieux. des écoles. Ah c'est quand même lunaire pour pas dire dingue que je je n'accuse personne.

Je dis donc on n pas vu donc on n pas voulu voir donc on n pas été attentif des mesures dans ce que dit Darmanin pour pour et il me semble que le fait de spécialiser un certain nombre de de procédures des magistrats sur ces questionsl de de je pense que c'est un sursaut national qu'il faut avoir c'est-à-dire de toujours avoir l'œil pardon de le dire ainsi c'est-à-dire que c'est pas seulement l'affaire de la justice c'est l'affaire des parents, c'est l'affaire des encadrants, c'est l'affaire des fonctionnaires quand on est en charge de structure de la Gérald Darmanin garde des soes mots très forts. Notre système est totalement défaillant et il est défaillant parce que on ne on n on ne se considère pas tous un maillon de la chaîne. Moi j'ai été maire d'une commune, j'ai toujours veillé à regarder si j'avais des signaux faibles, à regarder si c'était vrai ou pas vrai.

Enfin pardon mais ce n'est pas de la responsabilité des parents quand ils envoient leurs enfants à l'école, c'est de la responsabilité des institutions. La question n'est pas la responsabilité. J'ai dis nous sommes tous le maillon d'une chaîne.

C'est il faut écouter la parole d'un enfant. Et la parole d'unfant, elle se délivre euh euh à l'école, elle se délivre parfois chez les petits copains ou les petites copines, il se délivre chez les parents, il se dé voilà, c'est comme ça qu'il faut essayer d'être vigilant. Faut aussi les protéger, qu'il ne soit pas en contact avec des animateurs du pérol.

Vous pensez bien, pardon, on est bien d'accord, mais vous croyez que ces gens-là il ils œuvrent à visage découvert ? Non mais il y a il y a des je fais c'est pour ça que je fais pas grief euh surtout que les choses se passent dans la famille souvent et et les l'essentiel des faits sont des faits intrafaminaux. Donc donc il y a les professionnels.

Très bien. Ça c'est le boulot de ce que sont les administrations et de l'État français. Et puis il y a dans la famille.

Et dans la famille c'est là qu'on a besoin d'avoir un système de vigilance parce que parfois ça émerge à l'école, parfois ça émerge au club de foot de mar pour être précis et pour avancer. Le le garde des saut propose un principe de précaution aussi vous me répondrez sur l'imprescriptibilité après. Un principe de précaution mettre à l'abri les plus vulnérables avant d'enquêter avant même d'avoir la conclusion.

Est-ce que vous êtes pas je trouve que c'est un bon principe. Enfin, le principe de précaution a été érigé en terme environnemental et pardon de le dire que le principe de précaution sur ce qui engage au fond la vie d'un enfant parce queun crime sexuel sur un enfant c'est un crime sur toute son histoire, sur toute sa vie. Bien sûr.

Euh et Gérald Armanain a raison de rappeler que c'est des c'est autant de malheur dans la vie qui suivent et parfois d'ailleurs des systèmes qui se reproduisent. Donc c'est c'est un drame pour la société et donc on puisse dire principe de précaution sans jeter la mque mais principe de précaution je je mets à l'écart de la famille parce que je je soupçonne quelque chose et il faut que la parole se libère et c'est compliqué et puis deuxième su avec les difficultés que ça peut poser et oui mais la notre responsabilité personne ne peut reprocher à personne de retirer un enfant d'une famille dont on penserait où on aurait dû voir il était agressé qu'il a été agressé sexuellement pardon vous on a tous croisé des gens qui ont été dans ces situations là c'est un crime tellement tellement terrible que ça mérite aussi qu'on prenne des mesures exceptionnelles et sur l'imprescriptibilité, je vais au bout. D'abord, il y a eu des choses de fait déjà, c'est ce qu'on appelle l'imprescriptibilité glissante.

C'està-dire que ça permet de à partir du dernier crime de remonter tous les autres. C'està-dire que celui qui a été qui a été victime ne soit pas témoin du dernier crime et puisse être parti lui-même du procès. Donc il me semble que c'est un élément important parce que ça permet de remonter à 30 40 50 ans quand même.

Et donc il me semble que c'est important après qu'on puisse pratiquer l'imprescriptibilité. Il faut juste euh là on fait pas que sur les crimes sexuels, on fait sur tous les crimes sur les enfants. Après, attention à ne pas donner un sentiment, même si le crime contre un enfant est un crime pour moi, contre la représentation que nous faisons de l'être humain et de l'humanité.

Vous voulez dire, il faut pas laisser tomber le le principe de la prescription parce que on l'a fait, on le fait pas autant je me souvienne sur le terrorisme. Il y a pas d'imprescriptibilité sur l'imprescriptibilité n'existe que pour des crimes contre l'humanité. Et donc au sens que c'est un crime contre ce la la l'image que nous faisons l'humanité, je comprends.

Mais attention les crime de barbarie sur des gens, les crimes de terrorisme d'autres crimes atro et et on a vu la fois parfois des gens qui réclamaient leurs droits sur les questions de terrorisme 40 ans plus tard, on leur dit c'est terminé, on peut plus poursuivre 30 ans plus tard et donc on a quelque chose de trouver ce fil tenue. Mais ce que je trouve intéressant dans la par vous pensez qu'il faut maintenir le principe de la le principe général. Oui.

Et regarder à pas faire une hiérarchie à pas introduire trop d'hérarchie parce qu'après tout qui suis-je pour juger de la de la voyez de la valeur d'un crime de la gravité entre les différents crimes et qui reconnaissons que le crime contre un enfant c'est un crime contre l'avenir. Donc un crime contre l'avenir c'est quelque chose qu'il faut qu'il faut combattre avec toutes les forces et ce que je retiens surtout c'est pas l'imprescriptibilité de ce que dit Gérald Armalin. que je retiens, c'est éveil collectif, mise à la à l'abri par précaution et par ailleurs une vigilance et des et des magistrats qui soit encore plus spécialisé sur cette questionlà.

Face à un système défaillant, ce sont les mot, on est défaillant parce qu'on a face à nous des gens qui sont par nature camouflés. Ils agissent comme des prédateurs et parce que longtemps ça a été un tabou dans la société et parce que par ailleurs y compris notamment dans le cercle familial parce que c'est là que ça se passe, c'était un tabou dans la société parce que faut le pas de vague et le pas de vague est c'est vous laisser un enfant seul face à ce qui est la pire des choses et face à l'autorité que qui est celle de la des parents ou de la famille de pas pouvoir en parler c'est c'est quelque chose d'absolument dingue pour pour la construction d'un enfant. On va parler de la présidentielle désormais avec cette avalanche de prétendants.

On se demande si la classe politique française est frappé du syndrome pourquoi pas moi ? On a l'impression qu'aujourd'hui tout le monde la société est un peu un peu construit ça. Oui, malheureusement.

Oui. Là, plus particulièrement peut-être la société, la classe politique, on a une trentaine euh de de candidats à la présidentielle selon un dernier décomtes. Comment est-ce que vous expliquez cette multiplication des ambitions présidentielles ?

Je je veux jeter la pierre à personne. D'abord, une trentaine, c'est c'est ce qu'on invente collectivement dans notre petit écosystème en disant lui il penserait. Alors, il y a ceux qui y pensent.

OK, on a le droit de penser. Vous faites un effort parce qu'il y en a il y en a pas de chez vous de Non, vous avez vu comment on fait la part de l'effort ? Nous, on fait la part de l'effort.

Pourquoi candidat si une raison ? Vous allez pas nous le reprocher sinon on peut trouver des solutions monsieur Geoffrein. Mais pourquoi on fait ça ?

Parce que je pense que le sujet n'est pas voyez bien, le risque dans lequel on risque de rentrer à gauche et à droite et au centre. euh face à des populistes qui sont très puissants, c'est le fait que on se concentre sur des affaires de personnalité, pas sur des affaires de qu'est-ce quelle réponse on entend apporter au français ? Oui.

Non, mais c'est toujours le problème de quel est le programme et quel est pour le porter. Vous serez les premiers à reprocher le casting. Alors, quand on vous parle de programme, vous dites "Ouais, le programme c'est pas passionnant." OK.

Alors, j'ai pas du tout dit ça, ça m'intéresse mais il faut quelqu'un pour le porter. Visage. Faut d'abord qu'on se dise qu'est-ce qu'on a envie de proposer au français et après ça, je ne doute pas que ça s'incarnera ou ça s'incarnerait mais je crois pas qu'il y a d'urgence et que moi je ne croise pas les gens.

J'étais dans mon département encore ce matin, personne m'a dit alors qui va être candidat ? Franchement, il y a pas de il y a pas d'empressement des Français sur le sujet. Est-ce que l'empressement des Français c'est qu'est-ce qui se passe en Iran ?

Le prix du carburant, c'est les problèmes de démographie médique. Non mais c'est des problèm c'est pas un peu une manière de voter en touton dit pas ça quand on a pas de candidat. Non non mais on en a eu on a eu on a eu des candidats et François Baotou a été candidat à plusieurs reprises y compris pour défendre ce qui était la vision d'un certain nombre de sujets et je suis sûr qu'on reparlera du sujet par exemple de la dette dans cette campagne parce que la sujet de la dette c'est le sujet de qu'est-ce qu'on laisse à nos enfants et c'est un élément qui est très important et donc il me semble que c'est pas pour éluder la question mais je plus on se parle de nous plus on parle de nous plus on on on rejette on on suscite un sentiment de rejet chez les Français tout de même Fenot est-ce que vous êtes inquiet de cette multiplication d'ambitions présidentielles au centre centre droit, on peut avoir déjà Édouard Philippe, Gabriel Atal alors que en effet il y a un match qui se dessine, on verra bien si c'est le cas mais entre Jordan Bardella pour le Rassemblement national et Jean-Luc Mélenchon pour la France insoumise.

Sincèrement, quand vous voyez la situation de votre famille politique élargie, très élargie même, très élargie, est-ce que vous êtes inquiet à l'approche de cette élection présidentielle Je vais pas vous dire que je suis pas inquiet de la situation telle qu'elle est posée parce que vous avez sur le flanc à au Rassemblement national où Marine Le Pen ou Jordan Barl c'est tacté et sur le flanc à l'extrême gauche Jean-Luc Mélenchon. Bon et et sur les deux tortues il y a des lièvres qui dorment au milieu. Il y a des lièvres qui dorment au milieu.

Je sais pas si ça finira pas d'ailleurs. J'espère que ça finira comme la tortue si je peux dire. Mais non la tortue la tortue a gagné gagne à la fin.

Mais oui mais c'est pour ça que je préférerais qu'on soit les tortues et que les autres soient les lièvres. J'inverse votre affaire. Bon, alors là, on se perd entre les tortues et les liens mais du coup vous êtes inquiet et comment vous allez faire ?

Je pense que je suis inquiet parce que je le répète, j'ai le sentiment qu'en multipliant les candidatures, on finit par ne parler que des personnes. Et d'ailleurs, vous voyez bien que les expressions Oui, c'est le cas. Oui, mais laissez-moi juste essayer de développer ce que je voulais dire, c'est donc si on arrive à dire autre chose que je suis candidat, mais je suis candidat, alors ça sera intéressant d'ailleurs de voir ce que disent Gabriel Atal, Édouard Philippe et d'autres sur un certain nombre de sujets parce que à un moment vous avez raison, c'est une incarnation.

Mais une incarnation sans projet, c'est du vide. Le Pen et Mélenchon, ils disent des choses. Et qu'est-ce qu'on dit nous ?

Et c'est pour ça que je dis parce qu'on les candidats, on en manque pas, on est bien d'accord. Ce qu'on ce dont on manque, c'est d'un projet. Donc essayons de travailler et peut-être que chacun de ces candidats pourrait lui-même, je pense qu'ils vont le faire dans les semaines qui viennent, dire comment il voit la situation de la France, quel bilan on peut faire de ce qu'on a fait.

Un certain nombre d'entre nous ont participé à l'équation gouvernementale. On va pas s'affranchir de ça et je trouve que c'est bien d'être lucide sur ce qui a marché. Il y a plein de choses qui ont marché parce qu'il y a beaucoup d'injustice dans tout ça.

Est-ce qu' a pas marché ? Est-ce qu'on peut améliorer ? Et à partir de là, il y aura une candidature qui émergera parce que celui qui l'aura qui aura émis ses propositions le fera.

Et puis par ailleurs, nous pour ce que nous sommes nous centristes historiquement, on va dire aussi ce qu'on pense puis on verra ce que les uns et les autres. Le bloc central, il y aura pas de procédure pour déterminer. Enfin, je trouve que j'ai jamais cru je n'ai jamais cru la pré quel qu'elle soit informel ou ou non. la procédure quand vous êtes moi j'ai toujours moi j'ai toujours cru d'abord il y a deux choses un la primaire c'est le premier tour c'est là la primaire c'est un un machin pardon de reprendre l'expression du général de Gaulle qui vient des États-Unis parce qu'il y a deux parties.

Bah sauf que ça fonctionnait quand il y avait deux places au second tour. Désormais il y a une seule place. Non mais ça mais ça ça a fonctionné quand ?

Ça a fonctionné une fois avec François Hollande. Mais oui mais c'est une fois. Ne faites pas d'une exception une règle.

Ça a marché une fois parce que monsieur Stroscan a été éliminé. Les autres fois ça n'a pas marché. qu il attendez il y a eu quatre élections où il y a eu de la primaire une seule ça a marché ou bon c'est donc pas la majorité de l'espèce donc donc il faut regarder ce que sont les dynamiques.

Je pense que la question de la de la primaire se pose quand vous n'avez pas de dynamique et de leadership. Moi ce que j'attends de tout ça c'est qu'on arrive à avoir un candidat qui exprime un leadership. Pour conclure Marc Fenot, donc pas de primaire mais ce qu'on appelle la primaire sauvage des sondages pour départager quel sera le meilleur des candidats il y a un premier tour à l'élection présidentielle trou mais donc vous allez partir avec Gabriel Édouard Philippe sur la ligne de départ je crois que la raison l'emportera.

Ah voilà mais c'est pas une primaire sauvage. La primaire sauvage je sais pas c'est la primaire sauvage tous les coups sont je fais confiance à la raison parce que à la fin raison il y a quelque chose que nous nous laisserons pas faire. C'est quelque chose qui aboutirait à ce que ce soit le débat entre les extrêmes au premier et au deuxème tour parce que ça c'est la catastrophe à mon avis pour le pays.

On n pas bien compris comment vous y arriverez mais on aura d'autres occasions pour en parler. Merci beaucoup Marfeno d'avoir été notre invité ce soir.