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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 15 octobre 2026 4 minAutoproduitFond programmatiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprises

La chronique d'Agnès Verdier-Molinié : «690 milliards d'euros de besoin brut de financement en 2027»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « La directrice générale du FMI a passé des messages forts. Elle a jamais totalement cité très très clairement la France mais tout le monde a compris 5/ 5 car des mauvais élèves qui sont incités à restaurer d'urgence leur discipline budgétaire face à l'envolée des taux. »
  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « Le FMI aussi avait livré en juin un besoin brut de financement hein, c'est le besoin brut de financement de la France, des administrations publiques pour le secteur public de 26,3 % du PIB. »
  • 0:45Invité politiqueFait
    « Le FMI demande de remettre de l'or dans les affaires et dit que sinon les citoyens et les entreprises empiront le prix. »
  • 0:45Invité politiqueChiffre
    « On a besoin d'un/art de cette création de richesse sur un an de financement public. C'est énorme. Mais c'est c'est gigantesque he quand on traduit ça en milliards, ça fait autour de 700 milliards d'euros de besoins de financement pour la France. »
  • 1:27Invité politiqueChiffre
    « En fin d'année, combien on a de ces émissions de très court terme ? Et ben, on en a 200 milliards quand même. Donc euh on a 340 + 200. »
  • 1:27Invité politiqueChiffre
    « Et puis quand on regarde aussi les besoins de financement des autres administrations publiques, c'est quoi ? C'est les collectivités locales, c'est la caisse euh de la dette sociale, c'est les Ursaf. Et ben tout ça l'unicards de plus et donc on arrive autour de 690 milliards. »
  • 2:11Invité politiqueFait
    « Quand les taux montent sur l'État et ben les taux montent aussi sur les autres administrations publiques, les collectivités locales, les caisses sociales. »
  • 3:30Invité politiquePromesse
    « Il faut vraiment un plan qui à la fois manie la baisse de dépenses mais aussi la baisse d'impôts parce qu'il faut redonner de l'air à l'économie productive. »

Temps de parole

  • Agnès Verdier100 %

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Agnès Verdier

Bonjour Agnè Verd Moligier. Bonjour Romain. L'assemblée générale du FMI à Bangkok a été l'occasion de revenir sur la situation budgétaire de la France. Et oui oui. La directrice générale du FMI a passé des messages forts. Elle a jamais totalement cité très très clairement la France mais tout le monde a compris 5/ 5 car des mauvais élèves qui sont incités à restaurer d'urgence leur discipline budgétaire face à l'envolée des taux. Le FMI demande de remettre de l'or dans les affaires et dit que sinon les citoyens et les entreprises empiront le prix.

Alors le FMI aussi avait livré en juin un besoin brut de financement hein, c'est le besoin brut de financement de la France, des administrations publiques pour le secteur public de 26,3 % du PIB. Voilà de la création de richesse sur un an. On a besoin d'un/art de cette création de richesse sur un an de financement public. C'est énorme. Mais c'est c'est gigantesque he quand on traduit ça en milliards, ça fait autour de 700 milliards d'euros de besoins de financement pour la France. Mais c'est un chiffre qui nous parle pas parce que l'agence France Trésor pour l'État, elle nous parle toujours de 340 milliards de besoins de financement pour nos ministères.

Et c'est par exemple le chiffre pour 2027 hein, on en a parlé beaucoup, 340 milliards que la France va lever notamment sur les marchés. Alors, ça fait un très gros écart, hein, entre c milliards du FMI et les 340 milliards annoncés par Bery. Alors, on arrive à le reconstituer, hein. Une partie de l'écart, c'est quoi ? C'est que quand l'État annonce son besoin de financement, et bien, il parle des émissions à à moyen à moyen terme ou à long terme, c'est-à-dire 10 ans, 30 ans. Mais les émissions à très court terme, les 3 mois, les 6 mois, les moins d'un an, en fait, il les comptent pas. En fait, il compte juste la partie qui change par rapport à l'année d'avant.

Et en fin d'année, combien on a de ces émissions de très court terme ? Et ben, on en a 200 milliards quand même. Donc euh on a 340 + 200. Et puis quand on regarde aussi les besoins de financement des autres administrations publiques, c'est quoi ? C'est les collectivités locales, c'est la caisse euh de la dette sociale, c'est les Ursaf. Et ben tout ça l'unicards de plus et donc on arrive autour de 690 milliards. C'est absolument gigantesque. Et quand les taux montent sur l'État et ben les taux montent aussi sur les autres administrations publiques, les collectivités locales, les caisses sociales. On comprend mieux pourquoi 2027, donc l'année prochaine on dit que 2027 sera une année charnière.

mais une année voir un point de bascule, c'est une année totalement charnière, hein. Quand on a 690 milliards de besoins bruts de financement avec la remontée des taux et qu'on est aussi dans une situation, on narrive pas totalement à avoir un budget, on sait pas si on va avoir un budget et on est aussi dans un contexte de présidentiel et bien on se rend compte qu'en plus quand on a des des dettes qui arrivent à échéance qui ont été contractées à 0 % ou à 1 % comme c'est le cas en février, comme c'est le cas en mai, donc il va falloir refinancer de la dette qui avait coûté quasiment zéro et tout d'un coup on va devoir la refinancer. à 5 %.

Donc on est vraiment dans [grognement] une période de test pour la France. Le FMI s'y trompe pas, personne s'y trompe. Est-ce que nous on a vraiment réalisé ? Est-ce que ceux qui sont en liste pour la présidentielle ont vraiment réalisé ? Je crois qu'il commence à comprendre. Mais on a encore un effort à faire pour comprendre le vrai enjeu de la situation. On peut s'en sortir ou ça va être l'explosion du système ? Là, on peut s'en sortir mais il faut vraiment un plan qui à la fois manie la baisse de dépenses mais aussi la baisse d'impôts parce qu'il faut redonner de l'air à l'économie productive.

Et et le problème c'est que si on fait à la fois des hausses d'impôts qui en en fait impactent la croissance et à la fois des baisses de dépenses qui impactent aussi la croissance parce que ça impacte tout ce qui est euh non privé, tout ce qui est public, et bien à la fin on a un risque d'avoir vraiment un gros choc sur la richesse nationale. Donc il faut pas se tromper de combat et c'est tout l'enjeu de cette présidentielle.