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Fête de Lutte Ouvrière à Argenteuil : discours de Nathalie Arthaud

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:52Invité politiqueFait
    « Ce sont bien le Parti Socialiste et le Parti Communiste qui recueillaient, il y a peu, les voix de cet électorat. »
  • 5:00Invité politiqueFait
    « Sous Mitterrand déjà, qui avait instauré la rigueur et qui avait fini par encenser la bourse. »
  • 5:05Invité politiqueFait
    « Sous Jospin et ces fameuses ouvertures de capital qui n'étaient rien d'autre que des privatisations et que des ministres communistes ont orchestrés. »
  • 5:16Invité politiqueFait
    « Avec Hollande, la coupe est pleine. »
  • 6:54Invité politiqueFait
    « Il usurpe son nom depuis 1914, année où il s'est aligné derrière la politique de la bourgeoisie et a envoyé les travailleurs à servir de chair à canon dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. »
  • 10:41Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen peut citer Georges Marchais pour justifier son programme de préférence nationale. »
  • 20:46Invité politiqueFait
    « « Il faut changer de méthode, il faut changer de programme, il faut changer de nom car le monde socialiste ne veut plus rien dire » disait-il. »
  • 21:50Invité politiqueFait
    « Hollande avait promis le droit de vote aux élections locales pour les étrangers. »
  • 28:20Invité politiqueChiffre
    « La France peut faire mieux qu'accueillir les 30 000 réfugiés sur 3 ans promis par le gouvernement. »
  • 30:41Invité politiquePromesse
    « Mettre fin à la propriété privée des moyens de production, des usines, des banques, des transports et des grandes chaînes de distribution sont les conditions indispensables pour créer une organisation sociale nouvelle. »
  • 31:43Invité politiqueFait
    « Il signifie tout simplement la mise en commun des richesses de la société, des moyens de les produire et de les partager. »
  • 31:53Invité politiqueFait
    « Seule cette mise en commun permettra à l'humanité de maîtriser son économie et sa vie sociale. »
  • 32:16Invité politiqueFait
    « La seule force capable de transformer la société dans ce sens est le prolétariat. »
  • 32:40Invité politiqueFait
    « La classe ouvrière reprendra confiance en elle tout simplement parce que la société capitaliste ne peut pas se passer d'elle sans elle rien ne peut fonctionner. »
  • 33:06Invité politiqueFait
    « La lutte de classe n'est pas une invention des communistes révolutionnaires c'est la vie elle-même et c'est le moteur de l'histoire. »

Temps de parole

  • Nathalie Arthaud90 %
  • Présentateur7 %
  • Invité3 %

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0:16
Présentateur

Et bien donc, banquiers, lutte ouvrière, c'est un meeting de lutte ouvrière. Donc d'abord, je vous remercie d'être venus nombreux, malgré les temps qui courent, et bien participer à l'initiative que nous organisons depuis des années sur Argentoigne. Argentoigne, je vous en remercie. Donc nous allons commencer notre porte-parole, Nathalie Arthoud, et pas notre patrouille. Comme le Paris, il y a même un article contre les patrouilles. L'enseignement aujourd'hui, si on est échangé des voeux, on le sait tous,

1:50
Nathalie Arthaud

elle sera meilleure pour le monde du travail, s'il y a un rêve, elle sera meilleure, si les travailleurs expriment l'individualisme. Les ouvriers, les chômeurs, les femmes et d'hommes chassés de leur pays par la guerre et la misère, et traités avec l'influence croissante des idées du Front National, ont montré à quel point la société se mesure au travers de la victoire du Front National au Régional. Et ils s'observent aussi au travers de l'évolution politique. D'échéance en échéance. Et les deux sont évidemment liés.

L'emprise croissante du Front National dans une région comme le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, une région à tradition ouvrière et socialiste, témoigne de la faillite des partis de gauche. Parce que ce sont bien le Parti Socialiste et le Parti Communiste qui recueillaient, il y a peu, les voix de cet électorat. Ils n'en conservent aujourd'hui qu'une petite partie. Parmi leurs ex-électeurs, certains, écœurés, se sont réfugiés dans l'abstention. Et beaucoup, d'autres, beaucoup trop, ont basculé dans le vote Front National. Mais ces derniers ne sont pas devenus subitement racistes et encore moins fascistes. Nous en connaissons tous.

Et nous savons que la plupart l'ont fait d'abord et avant tout pour rejeter la politique du Parti Socialiste. Ils l'ont fait pour se venger des partis gouvernementaux parce qu'ils ont le sentiment d'avoir été trahis et abandonnés par la gauche. Et oui, ils l'ont été. Pendant des décennies, ces électeurs sont restés fidèles au Parti Socialiste et au Parti Communiste. Malgré leur reniement et leur capitulation face au patronat à chaque fois qu'ils ont gouverné. Et ils en ont avalé des couleuvres. Sous Mitterrand déjà, qui avait instauré la rigueur et qui avait fini par encenser la bourse.

Sous Jospin et ces fameuses ouvertures de capital qui n'étaient rien d'autre que des privatisations et que des ministres communistes ont orchestrés. Eh bien là, avec Hollande, la coupe est pleine. Ce chômage et cette précarité de masse que le gouvernement aggrave, ces attaques anti-ouvrières, ces cadeaux au patronat, ont fini de démoraliser et d'écœurer son électorat le plus fidèle. Peut-être que certains se disent ici qu'il faut quand même être sacrément déboussolé et inconscient pour aller jusqu'à voter en faveur d'un parti d'extrême droite et anti-ouvrier comme le Front National. Eh bien oui.

Mais qui a déboussolé et brouillé les consciences de ces hommes et de ces femmes si ce ne sont les principaux partis de gauche ? C'est le rôle d'un parti ouvrier d'une direction et des militants de permettre aux exploités de comprendre la situation, de leur faire découvrir qu'ils sont leurs amis, leurs faux amis, leurs vrais ennemis. Bref, de les rendre plus conscients politiquement. C'est le devoir d'un parti ouvrier de dire en quoi ceux qui prétendent gouverner sans remettre en cause le pouvoir du capital, le pouvoir de la bourgeoisie et des plus riches se vouent asservir ce système. C'est son devoir de combattre les délisions que la bourgeoisie suscite entre les travailleurs.

Mais le parti socialiste et le parti communiste ne remplissent plus ce rôle depuis bien longtemps. Le PS, qui s'est présenté comme le défenseur des classes populaires a trompé les travailleurs des décennies durant. Il usurpe son nom depuis 1914, année où il s'est aligné derrière la politique de la bourgeoisie et a envoyé les travailleurs à servir de chair à canon dans les tranchées de la Première Guerre mondiale pour servir les intérêts des capitalistes. C'est alors qu'il a abandonné la perspective de renverser la bourgeoisie. Quant au parti communiste, il s'était construit pour relever le drapeau piétiné par le parti socialiste.

Dans ses premières années, en regroupant les travailleurs les plus combatifs et les plus conscients enthousiasmés par la révolution russe, le parti communiste a contribué à écrire les pages les plus glorieuses du mouvement ouvrier. Mais, très vite, tombé sous la coupe stalinienne, il a fini, lui aussi, par tourner le dos aux perspectives révolutionnaires et il s'est intégré au système de la bourgeoisie. En faisant croire que la gauche défendait les travailleurs contre la droite, le PC a été complice de l'imposture du PS. Et lui-même s'est voué, à partir de Mitterrand, à être la dernière roue du carrosse de la bourgeoisie et aujourd'hui, il pâtit du même discrédit que le parti socialiste.

Ce sont les militants ouvriers dans les entreprises comme dans les quartiers populaires, les militants syndicalistes ou associatifs qui ont été les plus désarçonnés par la politique du PS et du PC au gouvernement. qui avaient convaincu leurs camarades de travail de voter pour la gauche se sont retrouvés maintes et maintes fois à justifier des mesures qu'ils avaient toujours combattues jusqu'à ce qu'ils finissent eux-mêmes par se sentir trahis, par abandonner leur activité militante et pire encore, par perdre confiance dans les idées qui les avaient toujours animées.

Le PCF qui comptait et de loin le plus de militants dans la classe ouvrière ne les a pas seulement entraînés dans l'impasse politique, il a, sous l'influence stalinienne, profondément perverti et déformé la conscience de classe des travailleurs en propageant les idées nationalistes et chauvines contraires aux intérêts des travailleurs. Le mouvement ouvrier s'était développé sur l'idée que le monde était d'abord divisé en exploiteur et en exploité. Que les travailleurs du monde entier étaient frères et unis dans le combat contre le patronat.

Ils s'étaient toujours battus pour diffuser une conscience internationaliste et pour dénoncer le patriotisme de la bourgeoisie qui cache toujours des visées impérialistes. L'international, le drapeau rouge, avait valeur de programme pour la classe ouvrière. Et bien non seulement le PCF n'a pas combattu dans ce sens, mais il a contribué à tromper le monde ouvrier en présentant le nationalisme comme une façon de se protéger de la concurrence alors que les travailleurs avaient à se protéger des capitalistes et de ceux qui les exploitent. Il a réintroduit le drapeau bleu blanc rouge et la marseillaise, les symboles des politiciens bourgeois dans le mouvement ouvrier.

Pendant la guerre, il a versé dans les attaques anti-allemandes grossières pendant la Seconde Guerre mondiale. Ensuite, les militants et le milieu ouvrier qui l'influençait ont été nourris aux diatribes de marcher contre une Europe accusée de piétiner la souveraineté de la France ou aux appels pour le produire français. Si bien qu'aujourd'hui, Marine Le Pen peut citer Georges Marchais pour justifier son programme de préférence nationale. Elle peut reprendre mot pour mot certaines affiches et mots d'ordre qui furent ceux du Parti communiste. De fait, le PCF, avec cette politique nationaliste, a préparé le terrain au Front National.

Il a faussé tous les repères politiques et contribué à la désorientation de la classe ouvrière que l'on constate aujourd'hui. Le problème n'est pas de ressasser le passé, de savoir qu'il y a eu raison ou tort il y a 30 ou 50 ans. Le problème, c'est que les militants qui n'ont pas renoncé et qui veulent aujourd'hui repartir au combat doivent comprendre à quel moment le mouvement ouvrier a dévié. Ils doivent comprendre comment la confusie nous a eus. Et c'est servi des partis que les travailleurs s'étaient construits pour les retourner contre eux. C'est vital pour l'avenir. C'est vital pour ne pas reproduire les mêmes erreurs et pour recommencer sur de bonnes bases.

La situation actuelle, la poussée réactionnaire que nous connaissons, le Front National, sont les fruits pourris du réformisme et de l'électoralisme. Ils sont les produits de ce nationalisme propagé par les organisations ouvrières contre la conscience de classe. Il faut rompre avec ces perversions des idées socialistes et communistes et reconstruire le mouvement ouvrier sur des bases de lutte de classe et sur des bases révolutionnaires. C'est avec ce capital politique que les travailleurs ont remporté leur plus belle victoire.

La commune de Paris, la révolution russe, et bien c'est sur ce programme, sur les bases du programme de Marx, de Lénine, de Trotsky, que demain, ils en remporteront d'autres. Marine Le Pen veut faire du Front National un grand parti de droite et elle joue le jeu des institutions. Elle a mis à l'écart du FN les figures les plus sulfureuses, à commencer par son père. Et sa démagogie ressemble par bien des aspects à celle de Sarkozy et de ses lieutenants. Comparée aux milliardaires racistes et sexistes qui se présentent aux Etats-Unis à la primaire du parti républicain, Marine Le Pen passerait presque pour une gauchiste.

Alors, on pourrait se dire que finalement, le parti de Le Pen est devenu un parti comme les autres. Il est, comme les autres, un défenseur de l'ordre bourgeois. Il défend l'exploitation et la propriété capitaliste. Mais ce qui fait de lui un des pires ennemis et un des dangers les plus menaçants pour les travailleurs, ce sont ses origines, ses filiations et toute la faune qui gravite autour de lui. Tout ce que l'extrême droite compte de réactionnaire, viscéralement hostile à la classe ouvrière et prêt à faire le coup de poing contre les travailleurs et ses syndicats, se trouve dans le FN ou autour de lui.

Si la bourgeoisie en avait besoin pour mater les travailleurs, elle pourrait s'appuyer sur ses adeptes des méthodes fascistes. On n'en est pas là. Mais si la crise s'aggravait et provoquait des conflits sociaux comme cela s'est produit en Allemagne dans les années 1920 et 1930, oui, ce danger pourrait grandir. Et d'ores et déjà, le FN pèse sur la société dans un sens pourri. Sans qu'il n'y ait de violences organisées à grande échelle, il y a de la violence individuelle, des propos, des intimidations et des actes racistes et islamophobes. Les préjugés les plus crasses, les imbéciles haineux sont aujourd'hui confortés.

Et on l'a vu avec les événements d'Ajaccio, les ingrédients d'un engrenage sont là et il peut s'enclencher plus brutalement qu'on ne le croit. Par la crainte que le FN inspire dans le milieu immigré, par les inquiétudes et la suspicion qu'il suscite de part et d'autre, y compris auprès de ceux de la deuxième, troisième, quatrième génération, ils poussent au réflexe de repliement et au communautarisme. Et tout ça se conjuguera pour morceler encore plus la classe ouvrière et pour disloquer la conscience de classe. Autant dire que nous ne partageons pas le soulagement des grands partis d'avoir évité l'arrivée du FN à la tête d'une ou de plusieurs régions.

Car son influence croissante et réelle sur toute la société et dans les rangs ouvriers est un poison de plus en plus nocif. Il faut le combattre encore et toujours. Non pas sur le terrain de la morale ou des bons sentiments, encore moins sur celui des valeurs républicaines qui sont démonties tous les jours par la réalité. Mais il faut le combattre en faisant progresser la conscience de faire partie de la même classe ouvrière aux intérêts fondamentalement identiques par-delà les origines et la nationalité. Ce n'est pas la première fois que le mouvement ouvrier connaît un reflux. Il y en a eu bien d'autres.

Des périodes de guerre, de crise, de répression où le combat devenait si difficile que la grande majorité abandonnait et perdait confiance dans sa capacité à changer les choses. Des périodes où les minorités résistaient. Des moments même où elles ne pouvaient plus résister et où elles se cachaient. Mais il y a toujours eu des femmes et des hommes qui ont conservé leurs idées et leurs convictions profondes et qui ont fini par les transmettre. Nous sommes les héritiers de ces minorités, les héritiers de leurs idées et nous devons avoir aussi leur courage, leur ténacité et leur dignité.

Être minoritaire n'est jamais une position commode mais encore une fois, lorsque la couiture du capitalisme ressort par tous les ports de la société, il faut être là pour dire que cela ne passera pas par nous. Lorsque les intellectuels cèdent au conformisme, aux préjugés, lorsqu'ils se laissent emporter par la vague nationaliste, identitaire comme aujourd'hui, lorsque les voies progressistes s'éteignent les unes après les autres, il est vital pour l'avenir d'affirmer nos idées révolutionnaires. Ce qui nous caractérise c'est cette confiance dans la classe ouvrière, cette confiance dans les exploités et donc cette confiance dans l'humanité.

Cette idée que le capitalisme n'est qu'une étape dans l'histoire de l'humanité et qu'un jour nous en tournerons la page pour en écrire une nouvelle autrement plus enthousiasmante, alors ne craignons pas d'être minoritaires, portons haut nos convictions et soyons-en fiers. L'évolution à droite de toute la vie politique et la montée du FN est la conséquence de décennies de recul du mouvement ouvrier. Elle provient du recul de la conscience de classe.

Il faut contribuer à ce qu'elle renaisse dans la classe ouvrière et cela passe par la renaissance d'un parti qui sur tous les événements prenne position du point de vue des intérêts des travailleurs, d'un point de vue de classe, d'un parti qui disent et redisent que la société est organisée en deux classes, une classe dominante, une classe exploitée, deux classes aux intérêts opposés et dont la situation respective est déterminée par le rapport de force. Lorsque la classe ouvrière ne se fait plus craindre, pardon, lorsque la classe ouvrière au contraire, lorsqu'elle se fait craindre, elle peut arracher des avancées.

Lorsqu'elle ne se bat plus, elle recule fatalement et avec elle, tout le reste de la société. Il ne s'agit pas de ressusciter la gauche. Celle-ci est en train de mourir de sa belle mort. Elle est en train de mourir de sa belle mort puisque le Parti Socialiste, qui en constitue le pivot depuis près de 40 ans, est en train de larguer tout ce qui le reliait aux idéaux de ses origines et aux mouvements ouvriers. Regardez la polémique sur l'extension de la déchéance de nationalité. Tout le monde s'accorde pour dire qu'elle est symbolique et qu'elle n'empêchera aucun attentat.

Mais si Hollande s'y accroche, alors que son parti l'avait toujours dénoncé comme nauséabonde et démagogique contre les bignes nationaux, c'est justement parce que cette proposition vient de la droite et de l'extrême droite. C'est justement parce qu'elle touche au tabou de la gauche. À travers ce symbole, Hollande et Valls affirment qu'ils sont prêts à jeter par-dessus bord tout ce qui restait comme dernier principe du PS et une force pour le Parti Socialiste à les suivre. C'est une orientation qui est discutée depuis plusieurs années au sein du Parti Socialiste. En 2009, Valls plaidait déjà pour régénérer le Parti Socialiste, comme il disait.

« Il faut changer de méthode, il faut changer de programme, il faut changer de nom car le monde socialiste ne veut plus rien dire » disait-il. En 2014, il a réaffirmé qu'il faut en finir avec la gauche passéiste qui s'attache à un passé révolu et nostalgique hanté par le surmoi marxiste et par le souvenir des Trente Glorieuses. Cela fait bien longtemps on le voit que sur le plan économique et social il n'y a plus de différence entre le Parti Socialiste et la droite.

Valls et Macron, en grands ordonnateurs de la politique anti-ouvrière du gouvernement, ont dénoncé plus d'une fois avec les mots « la droite », « les 35 heures », « le travail du dimanche » ou encore « le CDI » ou « le Code du travail ». Mais, jusqu'à présent, les dirigeants du PS avaient tenu à se distinguer sur le plan sociétal. Faut-il rappeler que lors de sa campagne de 2012, Hollande avait promis le droit de vote aux élections locales pour les étrangers ? Eh bien, aujourd'hui, tout cela est bel et bien enterré. En prenant un virage sécuritaire, en doublant même la droite, sur certaines mesures, Hollande et Valls revendiquent et officialisent leur rupture avec l'héritage du PS.

et on l'a vu lors des régionales, ils sont prêts à aller jusqu'à sacrifier leurs propres notables en leur demandant de retirer leur liste et d'appeler à voter pour la droite pour donner des gages justement à cet électorat. Dans le journal « L'Humanité » de cette semaine, l'éditorialiste s'est demandé s'ils étaient devenus fous au PS. et bien évidemment non. Ce recentrage et cette droitisation correspondent à la nécessité du jeu politicien. En menant une politique aussi ouvertement anti-ouvrière, en étant complice des licencieurs, en démolissant les droits des travailleurs, le code du travail, le PS ne peut que saper les bases même de son électorat le plus populaire.

Il doit donc se refaire une nouvelle base électorale en allant chercher des électorats dans les couches petites bourgeoises, centristes, voire dans une fraction de l'électorat de droite. Et les circonstances politiques s'y prêtent. L'émotion suscitée par les attentats, l'ascension électorale du Front National et la progression des idées réactionnaires, la peur, tout cela va dans le sens de la droitisation. Il peut accélérer l'évolution du PS vers une sorte de parti démocrate à l'italienne ou encore à l'américaine. Et si cela fait un peu de remous à gauche, eh bien l'opération politicienne n'en sera que plus réussie. Autant dire qu'il n'y a pas à les supplier de changer de politique.

Les dirigeants du PS larguent les amarres avec leur passé. Ils ne veulent plus être attachés par aucun lien à la classe ouvrière. Eh bien, il faut que les travailleurs ne se sentent plus attachés à rien à cette bande de politiciens. Il s'agit de contribuer à ce que le mouvement ouvrier puisse se développer à nouveau sur les idées de la lutte de classe qui constituent la seule boussole pour indiquer les intérêts des travailleurs. Qu'ils puissent se développer de nouveau sur des bases communistes révolutionnaires, les seuls qui permettront de mener les combats à leur terme. Il faut donc reconstruire. Il y a un tas de choses à faire.

Toutes ces forces réactionnaires, le FN mais aussi ces réseaux terroristes qui exercent une attirance morbide sur une fraction de la jeunesse de ce pays sans avenir, sans espoir, sans boussole, se déploient d'autant plus facilement que le mouvement ouvrier est faible, sans politique propre et sans perspective. Alors, il faut affirmer nos valeurs et nos perspectives pour la société. Contre les divisions semées dans la classe ouvrière ici, il faut affirmer la conscience de nos intérêts communs par-delà la diversité de nos métiers, de nos origines, de nos statuts. On nous rabâche que notre identité dépend de notre origine, de notre nationalité ou de notre confession.

Mais un aspect essentiel de notre vie et de notre identité, c'est que nous sommes des travailleurs, des ouvriers, des employés, des gardiens, des aides-soignants, des caissières, des enseignants. Notre condition de salariés et d'exploités nous unit au-delà de nos différences. Alors, il faut serrer les rangs et rejeter ceux qui veulent dresser un mur entre nous et il faut affirmer notre conscience d'appartenir à une seule et même communauté, la communauté des travailleurs et des exploités. Contre la guerre et les bombardements sur la Syrie et l'Irak, il faut affirmer que le terrorisme est le fruit pourri de l'impérialisme.

Le chaos qui règne dans ces régions Daesh, qui exerce une dictature les plus féroces, sont le produit des rivalités, du pillage et de l'oppression des grandes puissances dans la région, celle des Américains, de l'Arabie Saoudite, de l'Iran, du Qatar, de la Russie, sans oublier la France. Le monstre sortira des calculs qui se trament aujourd'hui autour de la Syrie et de l'Irak. Alors il faut affirmer qu'on ne sortira pas du bourbier du terrorisme et des guerres sans secouer en profondeur ce monde inégalitaire, injuste et fou et ce système capitaliste qui en est à la base.

Contre le sort inhumain qui est fait aux migrants, il faut affirmer pour tous les exploités, la liberté de circulation et d'installation. En leur assurant la liberté de circulation et d'installation, les réfugiés se répartiraient d'eux-mêmes à l'échelle de l'Europe. Ils pourraient s'appuyer sur des membres de leur famille et sur toutes les bonnes volontés qui existent. Mais non, pour ne pas donner prise aux critiques de la droite et de l'extrême droite, le gouvernement socialiste barricade les frontières et il aggrave les souffrances de centaines de milliers d'enfants, de femmes et d'hommes. Ils sont des survivants.

Ils ont réussi à poser un pied sur le continent au péril de leur vie et il faut encore qu'ici, ils se heurtent au mur, au barbelé, il faut encore qu'ils soient arrêtés, bloqués, forcés d'attendre des conditions infâmes et qu'ils risquent de mourir asphyxiés ou électroquités ou encore d'épuisement. Il n'y a pas besoin d'être révolutionnaire pour dire que la France peut faire mieux qu'accueillir les 30 000 réfugiés sur 3 ans promis par le gouvernement. Cela fait moins de réfugiés qu'il n'existe de communes dans le pays. Tout le monde l'a rappelé à d'autres époques où la situation économique du pays n'était pas plus florissante.

La France a su accueillir les people cambodgiens ou encore le million de pieds noirs qui est venu en France en catastrophe à la fin de la guerre d'Algérie. Le combat en faveur des migrants n'est pas qu'une question d'humanité et de solidarité. Il fait partie du combat pour les intérêts collectifs des travailleurs car le sort des exploités d'ici va de pair avec celui des migrants. Les dirigeants politiques sont unanimes. On ne peut pas accueillir toute la misère du monde prétendent-ils. Mais ce sont les mêmes qui jurent qu'on ne peut pas embaucher, qu'on ne peut pas augmenter les salaires, qu'on ne peut pas sauver les retraites, qu'en vient même la bourgeoisie et riche à milliards.

Ces politiciens ne sont pas seulement hostiles aux migrants, les ennemis des exploités. Aujourd'hui, il justifie de laisser les migrants mourir à nos portes. Demain, ils justifieront que l'on abandonne des travailleurs bien d'ici avec la même indifférence. Les dirigeants des grandes puissances veulent faire de ces hommes et de ces femmes des sans-patries comme des dizaines de millions d'autres inventeurs. Eh bien, il faut que les travailleurs les accueillent à bras ouverts et qu'ils en fassent au plus vite des frères de classe et des frères de combat. On ne se débarrassera de toute cette barbarie qu'en prenant le mal à la racine, c'est-à-dire à la domination de ce système économique fou.

Changer la société en renversant le pouvoir économique et social de la bourgeoisie capitaliste pour accepter le cheminement vers la barbarie, voilà la question qui se pose à nous et elle est d'une toute autre importance que les misérables spectacles politiciens que l'on nous donne à voir aujourd'hui. Mettre fin à la propriété privée des moyens de production, des usines, des banques, des transports et des grandes chaînes de distribution sont les conditions indispensables pour créer une organisation sociale nouvelle, débarrassée de l'exploitation mais aussi de la concurrence des crises économiques et du fonctionnement anarchique imprévisible de l'économie.

Ce sera le premier pas mais j'en bat géant sur la voie d'une société communiste. Le mot communiste a été dénaturé, transformé en son contraire aussi bien par les ennemis déclarés des travailleurs que par leurs faux amis. Mais il est un des mots les plus riches de signification. un des mots les plus beaux. Il a surgi des rêves égalitaires de l'humanité depuis des temps immémoriaux. Il a aussi été transformé en projet conscient par les combats passés du mouvement ouvrier pour son émancipation. Il signifie tout simplement la mise en commun des richesses de la société, des moyens de les produire et de les partager.

Seule cette mise en commun permettra à l'humanité de maîtriser son économie et sa vie sociale. Le chacun pour soi, la lutte individuelle pour la vie pourrait enfin céder la place à la conscience collective que l'humanité est une et indivisible et qu'elle a les moyens d'assurer une vie digne à chacun de ses membres. La seule force capable de transformer la société dans ce sens est le prolétariat.

aujourd'hui il est dispersé atomisé il subit tout le poids du capitalisme il apparaît faible même pour se défendre il subit au travers de la crise et du chômage la pression délétère du capitalisme mais la classe ouvrière reprendra confiance en elle tout simplement parce que la société capitaliste ne peut pas se passer d'elle sans elle rien ne peut fonctionner pas même la machine à profit au bénéfice de la classe capitaliste l'issue pour laquelle nous militons peut sembler lointaine et en même temps elle est inscrite dans la société elle-même la lutte de classe n'est pas une invention des communistes révolutionnaires c'est la vie elle-même et c'est le moteur de l'histoire les travailleurs ne resteront pas indéfiniment l'arme au pied alors il faut reconstruire continuer de lever le drapeau du communiste car le drapeau communiste car tôt ou tard les travailleurs chercheront le chemin pour un avenir meilleur

33:29
Présentateur

pour terminer et bien et surtout par ces temps qui courent et bien nous allons affirmer notre appartenance à la classe ouvrière du monde en chantant le chant qui partout aux quatre coins que la planète nous unit international debout les données de la terre nous unit

34:04
Invité

à la classe pour un homme en chantant qui passait pour les hommes par le drame qui va nous mettra l'autre tout le monde ne va pas le monde et ne va pas changer de base de son et un soi ... ...