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interviewINA Politique· 1 avril 2022 3 min

Yannick Jadot réagit face à l’alerte écologique | Archive INA

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Archive tirée de la campagne présidentielle de 1974, où un candidat septuagénaire, déjà, casse le ronron politique pour nous alerter sur des dangers futurs.

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Invité

Vous savez ce qui va se passer ? Eh bien nous allons bientôt manquer de l'eau. Et c'est pourquoi je bois devant vous un verre d'eau précieuse, puisque avant la fin du siècle, si nous continuons un tel débordement, elle manquera. A lundi, je vous dis au revoir et j'espère vous revoir pour vous expliquer notre projet global d'avenir. Merci mes amis.

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Présentateur

René Dumont, pionnier de l'écologie politique. Yannick Jadot, pourquoi nos sociétés ont-elles mis si longtemps à prendre cette cause au sérieux ?

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Yannick Jadot

Parce que c'est difficile. Parce que c'est difficile de se projeter dans un avenir qui peut être catastrophique si on n'agit pas. Parce que c'est toujours difficile de changer ses comportements. Parce qu'on a des habitudes, on a des conforts. Et surtout si on a l'impression qu'au fond, si le voisin ne le fait pas, est-ce que c'est vraiment utile ? Si la France ne le fait pas, est-ce que c'est vraiment grave ? Et on peut reporter comme ça les Américains qui disent que si les Chinois ne le font pas, pourquoi nous le faire ? Et que ça s'inscrit dans le temps. Donc ce qu'il faut arriver à faire aujourd'hui, c'est à démontrer qu'à la fois changer ses comportements, c'est se faire du bien.

C'est nous faire du bien collectivement. Mais changer ses comportements, ça ne suffit pas. C'est un quart de la réponse, en vrai. 115% des trois quarts de la réponse sont les politiques publiques. Donc on voit René Dumont dans l'alerte, évidemment. Aujourd'hui, l'enjeu, c'est de prendre le pouvoir. C'est de prendre le pouvoir, sortir du déni. Mais pour sortir du déni, il faut créer l'enthousiasme, à la fois répondre concrètement, dire le chemin et dire que tout le monde sera sur ce chemin-là. Que ça se fera d'abord au bénéfice des plus fragiles, victimes du dérèglement climatique, victimes de la pollution de l'air, victimes de la malbouffe.

Et que ça se fera d'abord à leurs bénéfices et non pas à leurs détriment.