Censure: «On n'a pas de leçons à recevoir des écologistes», considère le macroniste Éric Bothorel
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que cela vous inspire, Eric Bottorel ?
- 1:46RelanceRéponse partielle
Cette canicule la semaine passée a sans doute fait des milliers de morts. On attend toujours les chiffres mais on pourrait sans doute dépasser les 5700 décès de l'an passé. Est-ce que la France n'a quand même pas pris du retard sur l'adaptation au changement climatique ?
- 2:59RelanceRéponse directe
Adapter, ce n'est pas forcément de la faute des seniors qui oublient de s'hydrater. On est bien d'accord.
- 4:29RelanceRéponse directe
Mais a-t-il dit un besoin évident d'accélération ? Il va falloir faire vite avant la fin de la semaine avec cette nouvelle vague de chaleur. Pour l'heure, on a juste décidé de déployer 30 000 climatisateurs dans les hôpitaux. Ça sera suffisant ? Il faut compléter le dispositif ?
- 5:23OuverteRéponse directe
Cette canicule a en tout cas relancé le débat sur la climatisation. Est-ce que ça valide la stratégie des oppositions, notamment de l'extrême droite, de son grand plan climatisation à 40 milliards et c'est prêt à taux zéro ? Bien encore, les écologistes qui prônent un congé climatique, est-ce que ça peut être des pistes de réflexion ?
- 7:25OuverteRéponse directe
Parlant de cette course à l'Elysée, Eric Bottorel, on connaît désormais les dates du scrutin, 18 avril, 2 mai prochain. Et déjà, une polémique, est-ce que ça pose un problème d'avoir un second tour de présidentielle au lendemain des manifestations syndicales du 1er mai ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Invité politiqueFait
« je ne peux rien y comprendre »
- 0:43Invité politiqueFait
« On a fait l'objet de tellement de critiques à des moments où on voulait lancer des politiques d'adaptation au changement climatique. »
- 0:57Invité politiqueFait
« Il faut-il rappeler que le Parti communiste a voté contre, la France insoumise a voté contre. »
- 1:49PrésentateurFait
« Cette canicule la semaine passée a sans doute fait des milliers de morts. »
- 1:52PrésentateurChiffre
« On attend toujours les chiffres mais on pourrait sans doute dépasser les 5700 décès de l'an passé. »
- 3:49Invité politiqueFait
« Nous avions créé le fonds vert qui a permis de déployer des climatiseurs. »
- 4:37PrésentateurChiffre
« On a juste décidé de déployer 30 000 climatisateurs dans les hôpitaux. »
- 5:31PrésentateurChiffre
« l'extrême droite, de son grand plan climatisation à 40 milliards et c'est prêt à taux zéro »
- 7:41PrésentateurFait
« le gouvernement a dit ce matin que les règles du silence politique devront être respectées comme d'habitude »
Temps de parole
- Éric Bothorel73 %
- Présentateur27 %
≈ 3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Eric Bottorel.
Bonjour à vous deux.
Bienvenue sur RFI. Entre deux épisodes de chaleur, ce nouveau coup de chaud hier à l'Assemblée, la grosse colère du Premier ministre Lecornu, accusé par les écologistes d'avoir des morts sur la conscience. Le Premier ministre et son gouvernement menacés désormais d'une possible motion de censure. Qu'est-ce que cela vous inspire, Eric Bottorel ?
Ça m'inspire un peu de tristesse, un peu de colère aussi. Je comprends d'ailleurs celle assez froide du Premier ministre Sébastien Lecornu hier parce que venant du banc des écologistes et notamment de sa présidente Syrie Châtelain, je ne peux rien y comprendre. On a fait l'objet de tellement de critiques à des moments où on voulait lancer des politiques d'adaptation au changement climatique. On se faisait reprocher qu'on ne luttait pas assez contre le changement climatique venant de la part d'une organisation qui était alliée à certains partis politiques qui ont voté contre, et j'étais le rapporteur thématique de cette loi d'accélération des énergies renouvelables.
Il faut-il rappeler que le Parti communiste a voté contre, la France insoumise a voté contre. Donc se faire prendre des leçons aujourd'hui dans un épisode qui était tout à fait prévisible puisque rien ne peut s'opposer à l'idée que demain nous traverserons ces épisodes de plus en plus intenses et répétés. se faire répéter qu'on n'était pas prêt en définitive, c'est faire fi de tout ce qui a été fait depuis ces dernières années, peut-être pas assez. Peut-être faut-il l'amplifier.
Enfin, ça va bien de se faire prendre des leçons de la part de ceux qui manifestement cherchent à trouver d'autres occasions de parler d'eux que de leur lutte intestine et notamment de celle qui anime aujourd'hui le parti écologiste dans la campagne ou pas de Marine Tandelier.
Pour autant, Éric Bottorel, cette canicule la semaine passée a sans doute fait des milliers de morts. On attend toujours les chiffres mais on pourrait sans doute dépasser les 5700 décès de l'an passé décès liés à la chaleur. Est-ce que la France n'a quand même pas pris du retard sur l'adaptation au changement climatique ?
Possiblement. Moi, je le vis y compris en Bretagne qui n'est quand même pas le bout de France qui est le plus connu ou le plus exposé à ces canicules.
Vous avez souffert également, oui.
Mais nous avons souffert évidemment et je pense aux gens qui étaient en zone plutôt rurale que celles qui étaient purement littorales pour lesquelles on a été un peu plus épargnés. Mais oui, vous avez raison. Et les organismes, qu'ils soient bretons, de Franche-Comté ou d'ailleurs, ils sont mis à la même rude épreuve s'agissant d'affronter les chaleurs. Et là, pour le coup, il y a une forme d'égalité parfaite des concitoyens devant le danger qui représente cette chaleur, la capacité à se déshydrater très vite. Et on sait aussi qu'une partie de la population, pour les plus âgés, oublie parfois de se déshydrater. Et on arrive à ces chocs thermiques qui conduisent aux urgences.
Oui, il ne faut pas nier qu'il y a eu des bidets...
Adapter, ce n'est pas forcément de la faute des seniors qui oublient de s'hydrater. On est bien d'accord.
Non, ce n'est pas ce que je suis en train de dire. On a une responsabilité collective. Quand vous prenez les personnes les plus vulnérables, on peut prendre les plus jeunes aussi. On a des organisations de notre pays qui font que, par exemple, les municipalités en charge des écoles... Moi, j'entends les réflexions qui ont été faites sur les fermetures d'écoles ici ou là, mais c'est une responsabilité qui est partagée. On ne peut pas en permanence se tourner vers l'État en disant que l'État doit tout et en même temps dire... Vous savez, nous, au niveau local, les maires savent faire et nous saurons faire. Eh bien, il faut que nous fassions ensemble.
Et oui, il y a des investissements probablement nouveaux à apporter, ou en tout cas des accélérations. J'entends ici la climatisation, pour le coup, assez favorable à sa généralisation. Nous avions créé le fonds vert qui a permis de déployer des climatiseurs. Il faut continuer de le faire. Nous avons débloqué des moyens supplémentaires à l'hôpital pour tenter de moderniser, mais les hôpitaux, ils n'ont pas été conçus ces dernières années. Donc, il s'agit de les rénover. Et oui, il faut faire face à ces épisodes. Et il faut consacrer des sommes budgétaires probablement importantes. Donnons-nous rendez-vous cet automne et on verra comment les uns et les autres comportent.
Avant l'automne, il y a cette prochaine vague de chaleur annoncée pour la fin de la semaine. On a entendu hier le Premier ministre Lecornu nier, comme vous venez de le faire, toute inaction. Mais a-t-il dit un besoin évident d'accélération ? Il va falloir faire vite avant la fin de la semaine avec cette nouvelle vague de chaleur. Pour l'heure, on a juste décidé de déployer 30 000 climatisateurs dans les hôpitaux. Ça sera suffisant ? Il faut compléter le dispositif ?
La démagogie me conduira à vous dire qu'il faut effectivement aller vite. Mais si je suis honnête avec la question que vous me posez, rien ne pourra être fait dans les jours qui viennent qui soit à la hauteur de ce qui devrait être fait pour affronter la prochaine calicule. Donc, je vais être honnête avec vous et vous dire qu'on fera de notre mieux. L'État fera de son mieux aux côtés des collectivités. Probablement qu'il faudra continuer de faire ensuite parce que vous laissez entendre sur votre antenne que nous aurions fait l'effort suffisant pour affronter la prochaine vague caniculaire et qu'après, il n'y aura plus rien à faire. Ce serait mentir aux Français.
Cette canicule a en tout cas relancé le débat sur la climatisation. Est-ce que ça valide la stratégie des oppositions, notamment de l'extrême droite, de son grand plan climatisation à 40 milliards et c'est prêt à taux zéro ? Bien encore, les écologistes qui prônent un congé climatique, est-ce que ça peut être des pistes de réflexion ?
Alors, s'agissant des congés climatiques, ça ne règle pas le problème du changement climatique. Ça ne règle pas la question essentielle.
C'est de l'adaptation, oui.
Oui, c'est de l'adaptation qui existe déjà sur certaines branches de nos activités professionnelles puisqu'il y a des accords qui sont en vigueur aujourd'hui qui permettent de protéger heureusement des salariés, et notamment, je pense à ceux qui travaillaient dans les travaux publics, à de trop fortes chaleurs. Quant au plan du Rassemblement national, moi, je suis très heureux que vous ayez compris qu'il y avait un plan qui était financé à 40 milliards parce que les dernières déclarations des uns et des autres, j'avoue que j'ai eu du mal à suivre sur la manière dont ils quantifiaient tout cela.
Mais bon, entre les déclarations de Julien Audoul et celles de Tanguy, manifestement, on peut faire le tri. Je ne sais pas si ça valide la stratégie du reste. Ce que ça valide, en tout cas, c'est la stratégie de l'ex-majorité, en tout cas celle à laquelle j'appartiens, qui consiste à dire qu'il faut qu'on diversifie nos sources de production énergétique, que l'on soit sur des productions énergétiques qui soient décarbonées, parce qu'on sait que la carbonation, c'est mauvais pour le climat.
Et que donc, si on veut tenir, d'un point de vue plus macro que simplement les quelques jours qui nous séparent de la prochaine canicule, si on veut tenir des ambitions qui soient des ambitions d'un réchauffement climatique à l'échelle de la planète, qui soient suffisamment raisonnables et soutenables, alors il nous faut mener ces politiques qui sont aussi des politiques offensives en matière de mutation de nos modes de fonctionnement, et parmi lesquels, les premiers, la production énergétique. Et c'est d'ailleurs pour ça que je recevrai, je l'espère prochainement, le ministre de la Transition énergétique, Mathieu Lefebvre, dans ma circonscription pour évoquer ces sujets.
Voilà, une transition écologique qui sera à l'agenda de la prochaine présidentielle. Parlant de cette course à l'Elysée, Eric Bottorel, on connaît désormais les dates du scrutin, 18 avril, 2 mai prochain. Et déjà, une polémique, est-ce que ça pose un problème d'avoir un second tour de présidentielle au lendemain des manifestations syndicales du 1er mai ? Et alors que le gouvernement a dit ce matin que les règles du silence politique devront être respectées comme d'habitude ?
Non, enfin, je sais bien qu'on est dans un pays où on aime bien les polémiques. Alors comme on n'arrive pas à en avoir sur l'équipe de France du football ou le futur dessin, ou le parcours du Tour de France cycliste qui va démarrer et qui occupe une bonne partie aussi des discussions de nos compatriotes, il faut qu'on en trouve ici, nous, dans notre sphère médiatico-politique. Et on est les premiers à l'alimenter, je le regrette, mais en définitive, non, je ne pense pas qu'il y ait de problème à avoir un second tour au lendemain du 1er mai. Pour moi, c'est un polémique totalement stérile.
Merci Eric Bottorel. Bonne journée.
Je vous en prie. Merci, prenez soin de vous.
Nous également.
Éric Bothorel