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Discours / meetingPhilippe de Villiers· 27 novembre 2025 8 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Philippe de Villiers : "Hommage aux entrepreneurs créateurs"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Philippe de VilliersFait
    « la pression fiscale, l'entrepreneur créateur il est blotti, recroquvillé, il ose plus se montrer. »
  • 0:25Philippe de VilliersFait
    « Qui crée la richesse ? Qui donc fait vivre les familles ? Qui donc fait vivre le pays ? »
  • 0:35Philippe de VilliersFait
    « Ce n'est pas la puissance publique, ce sont pas les ministères, ce sont pas les administrations. Non, c'est pas la sphère publique qui crée la richesse, elle la consomme. »
  • 3:00Philippe de VilliersFait
    « Pour faire pour pour écrire un seul verre, il faut avoir des souvenirs. Il faut avoir vu beaucoup d'hommes et de choses. »
  • 5:00Philippe de VilliersFait
    « l'entrepreneuriat ça consiste à se jeter d'une falaise et ensuite à à construire son avion en tombant. »
  • 7:00Philippe de VilliersFait
    « la définition d'une grande entreprise d'une entreprise puissante une entreprise prospère c'est quand même le chiffre d'affaires »
  • 7:30Philippe de VilliersFait
    « La puissance d'une entreprise, sa prospérité c'est la désirabilité. »
  • 9:00Philippe de VilliersFait
    « le travail c'est faire une œuvre. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Philippe de Villiers

En ce moment avec le fisque, la pression fiscale, l'entrepreneur créateur il est blotti, recroquvillé, il ose plus se montrer. Et alors on dit toi l'entrepreneur créateur, tu gagnes trop d'argent et cetera. Alors moi je fais un hyne à un entrepreneur créateur parce que je pose la question suivante : qui crée la richesse ? Qui donc fait vivre les familles ? Qui donc fait vivre le pays ? Qui donne à l'innovation son champ expérimental ? Qui prend tous les risques ? Ce n'est pas la puissance publique, ce sont pas les ministères, ce sont pas les administrations. Non, c'est pas la sphère publique qui crée la richesse, elle la consomme.

Celui qui crée la richesse, c'est l'entrepreneur créateur qui à l'image du père de famille, pour reprendre le mot heureux de Peggy est l'aventurier des temps modernes. pour avoir vécu les affres de la création à une époque de ma vie, même à plusieurs, je sais, je connais, je puis témoigner de ce qui est l'angoisse du créateur, de ce qu'est le parcours du créateur. Le parcours du créateur, c'est un parcours chaotique. C'est un parcours qui euh qui est imprévisible, qui est indétectable, qui est incertain, qui est risqué. Alors, faisons ce parcours en quelques minutes. Le parcours de la psychologie de l'intimité du créateur. Premier moment, le créateur regarde le monde, c'est le vertige.

Pourquoi ? Parce que le créateur, il est intelligent, il voit bien que le monde existe depuis longtemps et qu'il y a plus rien à inventer. Du moins, le croit-il. Il peut qu'ajouter une petite chose, mais euh tout a été pensé, tout a été dit, tout a été imaginé, tout a été créé. Alors euh parce que c'est la civilisation. La civilisation, c'est un état social dans lequel celui qui arrive au monde s'aperçoit très vite que ce qu'il voudrait apporter de mieux est infiniment inférieur, infiniment moins précieux, moins sophistiqué que le monde qu'il trouve à son arrivée. Alors, un peu de modestie.

Alors là, il y a une réponse intéressante qui m'a toujours fasciné, celle de Henry Ford, la forte compagnie, qui dit euh avoir fait plus pour le monde que le monde n'a fait pour vous, c'est la devise secrète. du créateur. Donc le vertige d'abord le monde est là. Qu'est-ce que je vais apporter après la joconde ? Qu'est-ce que quelle est l'idée nouvelle ? Et là vient l'étincelle. Deuxè temps du parcours et l'étincelle a été définie par Rinard Maria Rilk dans les termes suivants. Pour faire pour pour écrire un seul verre, il faut avoir des souvenirs. Il faut avoir vu beaucoup d'hommes et de choses. Il faut avoir senti comment volent les oiseaux.

Il faut avoir compris le mouvement de la petite fleur qui s'ouvre le matin. Il faut avoir repensé à des jours d'enfance dont le mystère ne s'est jamais éclairci. Il faut avoir veillé des mourants, fenêtres grandes ouvertes pour capter les bruits extérieurs. Mais il ne suffit pas d'avoir des souvenirs. Encore faut-il savoir les oublier et attendre qu'ils reviennent, qu'ils deviennent sans geste nous-même. Alors quand ils ne se distinguent plus de nous, qu'ils sont devenus complètement anonymes, alors il se peut qu'en une heure très rare, un soir de grâce du milieu d'eux se lève le premier mot d'un verre. Ça vaut pour toute invention, pour toute création.

Le troisème temps, c'est le plus terrible, c'est l'angoisse. C'est l'angoisse parce que c'est l'angoisse du point de bascule. Ou bien on décolle ou bien on s'écrase. Et il y a une phrase de du créateur de LinkedIM s'appelle Hoffman qui est qui est heureuse qui décrit bien ce moment et il dit l'entrepreneuriat ça consiste à se jeter d'une falaise et ensuite à à construire son avion en tombant. Et ça je l'ai vécu ce moment. C'estd que j'étais assis en face de la la ruine du pit du fou.

la ruine piteuse du P du fou entouré de de ron et de serpent et là je me disais bon mon idée c'est quoi d'abord ensuite mon idée est-ce qu'elle est clairvoyante ou est-ce qu'elle est folle en fait une idée clairvoyante c'est une idée folle qui a réussi et une idée folle c'est une idée clairvoyante qui a échoué seulement on le sait qu'aprè alors là vient vient la la percée conceptuelle la percée conceptuelle je la formule de cette manière c'est l'avantage concurrentiel enfin le le gra du stratège si vous voulez c'est l'avantage concurrentiel inimitable c'estàd le créateur il crée quelque chose qui est inimitable donc il est irrattrapable et ça ça évoque pour moi une conversation que j'ai eu avec le grand capitaine d'industrie Bernard Arnaud je lui dis on était au du fou et je lui dis en fait la définition d'une grande entreprise d'une entreprise puissante une entreprise prospère c'est quand même le chiffre d'affaires Bernard et il me répond Non non Philippe non.

La puissance d'une entreprise, sa prospérité c'est la désirabilité. Tellement juste. Enfin enfin il y a la réalisation la dernière phase et je termine par là. La réalisation c'est le travail. Et là, je raconte euh si vous voulez, je vous raconte une anecdote, conversation que j'ai surpris entre deux personnages importants. Raymond Bar, premier ministre à l'époque et François Michelin.

Et donc Raymond Bar plaint François Michelin, il dit "Oh là là, je vous plains parce que les jeunes aujourd'hui le goût du travail et cetera, la soleur au front, ils ont le le horaires, la discipline tout ça, c'est fini." Et François dit "Mais attendez monsieur le premier ministre c'est quoi votre définition du travail ?" Il dit "Bah c'est ça la front, la disponibilité le dévouement et François Mich dit non c'est pas ça le travail." Alors RB lui dit "Et vous monsieur Michelin vous dites quoi alors ? C'est quoi le travail pour vous ?" Il dit "Pour moi le travail c'est faire une œuvre." Et là, il reprend la citation de Bernanos qui connaissait bien.

Une société se meurt ou se perd quand elle substitue les moyens au fin. Et il explique, vous comprenez la sur au front, c'est bien les horaires, c'est bien les efforts, les sacrifices, ce sont des moyens. Ce qui compte, c'est la fin. Et ça me fait penser qu'aujourd'hui, on est dans une société où on ne célèbre le travail, la production, le chef-dœuvre. On célèbre la rente et la consommation. Et je vous dis pour terminer avec une seule phrase de conclusion, la France doit retrouver le plus vite possible le goût de célébrer ceux qui sont les créateurs de valeur et ceux qui sont les créateurs de valeur ajouté.

Et il faut revenir au mot de Peggy, l'aventurier moderne, le père de famille et l'entrepreneur créateur.