Retraites: Macron a-t-il raison de descendre dans l'arène?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que Macron a raison de descendre dans l'arène sur les retraites ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le timing est bon pour Macron ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la réforme des retraites manque de sens ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que Macron peut se permettre de faire des comparaisons avec ses prédécesseurs ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quels sont les projets futurs de Macron après la réforme des retraites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Promesse
« il a dit il faut travailler plus il y a pas moyen »
- 3:00Fait
« il y a des divisions politiques dont on reparlera tout à l'heure »
- 9:00Promesse
« il y a la question des rémunérations de la fonction publique »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
qu'est-ce qui se passe il est descendu de la reine le président de la République il est allé à Rungis c'est ce qu'il a raison de faire ça alors qu'il s'était tenu à l'écart du débat je pense que de toute façon c'était plus fort que lui en le voyant ce matin je pensais à cette fourmis dans les jambes réflexion que le sulfureux conseillait de Nicolas Sarkozy Patrick Buisson disait de son ancien patron disait on voit rarement les tigres de venir végétarien et ben cette espèce de retenue qu'avait Emmanuel Macron sur le dossier de la réforme des retraites en laissant Elizabeth borne en premier en sans ce jeter dans l'arène pour participer au débat ça lui ressemble pas et je trouve que timing est pas mauvais puisque finalement certes il y a une mobilisation dans la rue mais elle était plutôt déclinante il y a des divisions politiques dont on reparlera tout à l'heure donc il s'est dit ben je vais reprendre la main mais encore une fois je pense que c'était vraiment c'était l'instant vital qui parlait là le risque est-ce que il prend pas un risque finalement qui s'exposent il a dit des choses il a dit il a été très Sarkozy ce finalement dans son propos il a dit il faut travailler plus il y a pas moyen et il a dit lui-même j'assume les comparaisons avec mes prédécesseurs donc la connotation et affirmer bien sûr c'était un appel à cette France qui se lève tôt j'étais avec lui ce matin à 5h30 il est arrivé au marché de Rungis et c'est une déambulation qui a duré plus de 3h30 il était loin d'être végétarien en l'occurrence parce que c'était au milieu des étals de viande donc on a ses carcasses on voit d'ailleurs il a passé dans le pavillon emblématique emblématique de la triperie donc il a rencontré des bouchers qui l'ont interpellé sur les difficultés à embaucher avec les pénuries de main d'oeuvre sur évidemment la retraite à 64 ans son projet qui est contesté l'accueil n'était pas hostile mais il a été sur les retraites par exemple vivent nombreuses mais pas d'hostilité manifeste qui a permis pas d'agressivité ce qui a permis aux chefs de l'État donc de déployer son nouveau credo sur le travail puisqu'il a une hâte c'est de sortir de cette séquence des retraites qu'on va en parler ouvrir une nouvelle page et notamment autour du travail avec un projet de loi sur le plein emploi qui suivra solidaire retraite et qui sera censé adoucir avec des aménagements sur les carrières avec des mesures pour lutter contre le licenciement de seniors notamment donc ce sera un moyen de tempérer la réforme des retraites alors c'est ça qui est quand même assez étonnant monocotresse c'est que en fait ils ont changé de discours sans arrêt avec l'autre tête de l'exécutif sur l'objectif de cette réforme est-ce que l'objectif c'est de renflouer et surtout de faire en sorte que les caisses de la Sécurité sociale consacrée aux retraites ne soient pas déficitaire est-ce que c'est justement de rénover à nos services publics il a parlé de l'école il a parlé de alors c'est pas la même chose et les Français n'entendent pas la même chose à chaque fois il se disent mais pourquoi à ce moment-là augmenter l'âge de départ à la retraite si c'est pas pour justement précisément assurer de retraite de l'avenir par régime par répartition on trouve là je dirais vraiment c'est le cœur du sujet au fond le chef de l'État on lui a beaucoup fait le reproche de ne pas savoir donner du sens à cette réforme des retraites et beaucoup j'en fais partie on dit le premier projet qui Emmanuel Macron avait en tête il y a trois ans plus de trois ans c'est un projet qui était fortement articuler à sa vision son diagnostic de 2017 il faut rebattre les cartes au fond de la société française qui dans l'après-guerre a développé des outils de protection sociale très importante mais au fond ces outils sont devenus aussi et bien porteur d'inégalités de nouvelles inégalités il faut profondément rebate les cartes et on lui a beaucoup reproché que cette nouveau projet n'était plus axée que sur la l'âge et sur la question de du financement qui manquait une vision de la société et on voit que soit que le chef de l'État nous a laissé venir en préparant ces cartouches soit qui nous a entendu je ne sais pas mais on voit qu'effectivement il vient sur des thèmes qui sont porteurs et qui sont des thèmes susceptibles de donner du sens et d'inscrire la réforme des retraites dans un plus vaste projet qui est effectivement celui de revenir sur le sens du travail il y a quelques mois le chef d'État avait donné une allocution un discours et j'avais compté que l'occurrence la plus fréquente c'était le mot de travail et on avait dit c'est un clin d'oeil qui fait la victoire de droite au républicains il faut travailler davantage il avait beaucoup cité les républicains aussi mais on voit que progressivement il avance des pions et finalement peut-être qu'on va enfin arriver au seuil de quelque chose qui serait peut-être pas le début du deuxième mandat d'Emmanuel Macron mais qui serait le la principale la direction le projet qu'Emmanuel Macron veut développer pendant ce deuxième mandat peut-être la question de la formation professionnelle il y a la réforme du lycée professionnel qui arrive les rémunérations de la fonction publique il y a la refonte de la grille rémunération de la fonction publique s'adresser aux enseignants s'adresser aux fonctionnaires en disant on va on va redonner du sens au service public donc peut-être ce fameux projet de de réparer ce qui ne va pas en France oui alors azilise d'une certaine façon on se dit et c'est l'expression qui est il va enjamber la réforme des retraites mais c'est impossible engendrer une réforme des retraites il risque de se prendre les pieds dedans donc quand même c'est pas terminé la séquence n'est pas terminée ce qui est assez intéressant c'est de voir si on regarde cette année et l'année précédente lorsque Poutine envahissait l'Ukraine par une forme de réflexe légitimiste et par crainte les Français se réfugient derrière leur chef et donc Macron avait une cote de popularité à l'époque qui remontait de 5 points si je ne me trompe pas juste avant l'élection présidentielle oui et aujourd'hui elle est au plus bas elle est autour de 32% selon l'Ifop et donc là on voit qu'il est obligé Guillaume vous disiez que c'était le bon timing et là il est obligé d'y aller parce que sa cote de popularité est très basse mais la question c'est non seulement celle du timing mais la cohérence des propos aussi est-ce qu'il n'est pas trop tard est-ce que faire une forme de réédition de Nicolas Sarkozy de la campagne de 2007 16 ans après c'est ce qu'il faut aussi pour pour se faire entendre auprès des Français ça manque un peu d'imagination et puis surtout de cohérence parce qu'on s'en souvient d'Emmanuel Macron dans son précédent quinquennat qui disait qu'il ne fallait pas toucher à l'âge de départ aujourd'hui il le faut et donc la ligne du président n'est pas très clair on va écouter d'ailleurs regardez on va écouter un petit peu au milieu des carcasses de viande que que Loris qui ont donné faim à Loris et on va voir un de ses adversaires politiques le rappeler alors c'est pas compliqué de se dire tout en ton regard en avion moins on a moins d'actificats 20 ans on a plus de prêter on vit plus longtemps donc c'est pas vrai dire qu'on peut garder les mêmes âges ça marche pas ça marche pas cette affaire et donc non mais donc faut le faire de manière progressive et c'est ce que le gouvernement enrichit du débat parlementaire permet de faire et ensuite il faut dire on différencie et donc les gens qui commencent à travailler très tôt on appelle les carrières longues les gens qui travaillent la nuit avec du froid avec des charges on prend en compte ces différences dans le calcul mais dans l'ensemble des gens savent que oui il faut travailler un peu plus longtemps en moyenne tous parce que sinon on pourra pas bien financer nos retraites une fois que la rendue hommage à cette France qui se lève tôt il faut aussi j'allais dire mettre les actes en concordance avec les mots voilà c'est cette phrase qui travaille qui aujourd'hui supporte l'essentiel par exemple du poids fiscal en France qui est exclu des cadeaux fiscaux de Monsieur Macron et donc pour le moment c'est plus un exercice de comme ou d'après vente après la réforme des retraites que quelque chose de concret Guillaume c'est vrai que c'est extraordinaire parce que le travail est plus dans il y a 6 ans dans l'objectif de cette réforme des retraites c'était pas du tout l'objectif c'était de faire justice et de rassembler tout le monde dans un même régime alors que là maintenant il est plus du tout question de ça et il nous sort une recette qui va avoir 15 ans maintenant c'est moins ambitieux dans son concept cette nouvelle réforme des retraites puisque on se souvient que le programme présidentiel du précédent quinquennat c'était de fusionner tous les régimes dans un système unique qui est effectivement plus juste vous lisiez tout à l'heure puisqu'en fait chacun avait des points en fonction du nombre d'années travaillées et ainsi quel que soit le régime de retraite tous les salariés français du public ou du privé était placé à égalité la vérité c'est que un ce truc était trop ambitieux 2 et ça Édouard Philippe l'avait vu assez rapidement ça ne règle pas le problème parce que le problème il est aussi basique que ce que en train de rappeler le président de la République on vient d'entendre c'est-à-dire comment envie de plus en plus longtemps et qui de moins en moins actifs bon bah faut travailler plus et partir à la retraite plus tard donc c'est c'est moi c'est moi brillant mais à mon avis ça a le mérite de la clarté c'est compréhensible et je pense que Emmanuel Macron agit sur un bon levier en rappelant ça les Français sont majoritairement hostiles à cette réforme et c'est normal sauf miracle moi quand on quand on demande aux gens est-ce que vous avez envie de bosser plus bah c'est rarement c'est rare qu'on dise oui sauf quand on a la chance d'avoir des métiers passionnants comme comme les nôtres et pour autant je pense que les Français sont à la fois opposés à cette réforme et qu'ils y sont résignés je peux me tromper mais je peux Maurice je ne crois pas une un blocage généralisé de la France au retour des vacances d'ailleurs le simple fait de se timing les syndicats qui disent bon finalement on va pas bloquer le pays avant les vacances on verra ça quand on rentrera objectivement c'est pas c'est pas la mentalité du grand soir ça donc Emmanuel Macron l'A il en joue et je pense qu'il a raison parce que c'est assez cohérent avec sa promesse de départ qui était de redonner une dynamique à la France et comme on sait quand on veut retrouver de l'énergie bah faut commencer par travailler plus oui c'était sa seule sur je dirais son seul argument fort de campagne électorale quand il a fait quand il s'est représenté à la présidentielle Loris il a une chance folle le président de la République finalement dit pas assez il a une il a des oppositions qui sont complètement éclatées les unes avec les autres La Celle la seule qui est un peu réunie c'est celle du rassemblement national mais qui ne dit rien précisément et il a un front syndical qui est pas autant qu'on dit aussi fort que ça avec il est pas dans la radicalité d'ailleurs il y a eu beau jeu en conseil des ministres la semaine dernière d'accuser les oppositions de manquer de cohérence c'est une phrase qui avait qui a pu fuiter du Conseil vice la semaine dernière à la fois sa chance et son risque pour lui c'est l'attitude des républicains et et sans mordre sur ce qu'on va dire dans la troisième partie de l'émission les divisions des républicains ont été pour son camp un moyen de dire regarder le camp de la réforme c'est nous nous sommes les seuls à être cohérents à vouloir malgré tout de même des oppositions en interne dans la majorité elle ne fait pas bloc non plus mais c'est un moyen au niveau de la rhétorique de dire regardez nous sommes le camp de la réforme et les républicains eux se divisent ils ont pu pointer du doigt le parti de droite mais en même temps ils ont besoin de leur voix décisives ne peuvent pas ils ne pourraient pas souffrir une division trop importante des républicains avec des voix qui pourraient leur manquer au moment du vote final donc ça c'était un moyen bien sûr je voulais revenir juste sur le système universel à points parce que dans la majorité aussi ça reste un regret ce système plus ambitieux plus vaste cette fusion de 49 de 42 régimes en un régime unique ça reste reste un good inachevé tout de même dans la bouche de certains soutiens d'Emmanuel Macron et le président lui-même ce matin a dit que il laissait les partenaires sociaux s'en emparer à nouveau si le souhaitait donc ça n'engage pas trop mais il a évoqué ce matin à nouveau ce chantier inachevé alors en berger ça non qui à l'époque effectivement juste 30 secondes là-dessus c'était probablement l'idée du siècle ça faisait une usine à gaz magnifique mais moi quand j'ai vu c'est basique quand j'ai vu dans la rue ce succéder le Baconnier les avocats de Paris et le patron de la CGT cheminot je me suis dit là ça va pas le faire si une réforme arrive à coaliser contre elle des gens aussi différents c'est que ça va être compliqué bien sûr c'est évident et c'est pas simple et c'est pour ça qu'il a abandonné d'ailleurs Bruno cotresse réussi c'est très forme bon il y a des chances quand même vous êtes d'accord avec ça finalement après il a un boulevard non il a un bouton c'est vrai que pour le chef de l'État on voit qu'elle a une question qui est assez fondamentale d'ailleurs sur sur le sens général de cette réforme on souligne assez peu qu'elle inclut la fin des régimes spéciaux même avec la clause du grand-père et donc d'une certaine manière Emmanuel Macron va pouvoir enclencher quelque chose en disant quand même quand même il y a plus que trois gros tuyaux les salariés les indépendants les fonctionnaires et donc il a jamais il a pas complètement perdu de vue quand même le l'état d'esprit de départ qui était de réduire le nombre de tuyaux et surtout de s'attaquer à un certain nombre de on va dire de sujets qui qui parfois hérissent certaines catégories de Français qui étaient le régime spéciaux de retraite donc c'est vrai qu'à partir de là il peut sans doute essayer de réenclencher quelque chose je sais pas si c'est un boulevard qui l'attend parce que ce boulevard il est il reste quand même encombré de beaucoup de choses on l'a dit tout à l'heure effectivement la popularité est plutôt en eau assez basse il entre autour de 30% pour un début de deuxième mandat on en est on est même pas un an de deuxième mandat assez c'est peu j'ai regardé la date équivalente ce que donnait Jacques Chirac ou François Mitterrand réélu à peu près au même moment dans leur deuxième mandat ils étaient 20 points au-dessus voilà donc il a une popularité qui est une poupée popularité qui est plutôt en obace le conflit le deuxième mandat ils étaient le contenu de cette popularité ne change absolument pas les manuel Macron n'est pas arrivé à faire bouger les lignes de qui qui le perçoit positivement qu'il perçoit très négativement la première ministre pour le moment sa capacité à être perçu dans l'opinion comme comme un personnage intéressant à suivre etc pour le moment c'est pas du tout évident très compliqué pour elle et finalement il aura peut-être pas tellement de de capital politique pour continuer à faire des réformes qui seraient au moins aussi ambitieuses que celles et les retraites d'accord donc je dis pas du tout qui va continuer à pré à gérer la France en bon père de famille c'est pas du tout le style Emmanuel Macron ça n'a pas du tout il va sans aucun doute vouloir enclencher de nouvelles choses mais je pense plus en cohérence avec donner une image de qui rééquilibre un petit peu le message travailler plus mais maintenant effectivement je les dis tout à l'heure il va y avoir la réforme de du lycée professionnel sur lequel ils font beaucoup de ils font beaucoup d'espoir pour enclencher l'idée de l'alternance de l'apprentissage beaucoup de gens ça ça peut parler en un certain nombre de catégories qui se sentent un peu éloignés du éloigné du pouvoir il y a la question des rémunérations de la fonction publique avec un très important chantier vu le nombre de fonctionnaires en France donc voilà un certain nombre de dossiers qui vont permettre au chef de l'État de revenir vers l'image de Macron le réformateur alors qu'il n'était plus que Macron le gestionnaire de crise à cet égard certains veulent renouer avec l'ADN du Macron 2016 souvenez-vous de cette loi Macron de libéralisation d'une partie du parti exactement quand il était ministre de l'Économie 2015 avec une loi Macron 2 et certains disent la future loi travail projet de loi pleine emploi doit être une loi Macron 2 ou on doit repenser le télétravail les contrats de travail la semaine de 4 jours libéralisme en fait alors libéraliser davantage revoir une partie du code du travail pour aménager certains de dispositifs jusqu'à certains évoques l'expérimentation de la semaine de 4 jours et donc c'est ce chantier là qui est devant Emmanuel Macron et qui parle qui sonne assez doux aux oreilles de certains de ces soutiens les plus historiques alors ils ont oublié Loris a oublié un truc c'est que il a un obstacle devant lui quand même il y a la réforme de la loi le projet de loi sécurité euh et immigration qui doit normalement arriver au printemps avec une un projet de loi qui te plaît pas à tout le monde et qui est assez lisible alors aussi pour le coup là oui mais alors là on va on va pas empiéter sur les sujets qui viennent mais seulement si ils ont une opposition et notamment je pense à la droite qui est aussi désorganisée et aussi peu prompte en fait à répondre dans dans l'hémicycle ils seront encore gagnants et c'est justement exactement ce que disait Loris là il va pouvoir il a un boulevard parce qu'il peut renouer avec le Macron qui a été élu en 2017 et qui a été lu pour réformer la France donc il est sachant c'est de ne pas avoir d'opposition aujourd'hui et notamment sur les retraites et l'air avait un boulevard pour parler de la natalité on a énormément parlé dans le Figaro on a été les seuls à dire que cette réforme des retraites devait être adossée à une politique Nathalie là-dessus alors que c'était leur chance [Musique]
Emmanuel Macron