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Discours / meetingNathalie Arthaud· 6 juillet 2026 4 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiInstitutions & électionsSolidarités & famille

Travailleuses, travailleurs, sauvons-nous nous-mêmes !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Nathalie ArthaudFait
    « Tout ça pour avoir détourné 4 millions d'euros alors qu'elle était députée européenne. »
  • 2:00Nathalie ArthaudFait
    « Bardella en est d'ailleurs déjà à abandonner la retraite à 62 ans. »
  • 2:30Nathalie ArthaudFait
    « où veulent ils les financer ? Eh bien, en prenant dans la poche des plus pauvres, en s'attaquant aux travailleurs immigrés »
  • 3:00Nathalie ArthaudFait
    « Mélenchon, de son côté, lui, promet de concilier les travailleurs et le grand patronat »
  • 3:30Nathalie ArthaudFait
    « Quant à faire croire qu'on pourrait avoir la paix et une bifurcation écologique sans révolutionner l'ensemble du système, c'est tout simplement mentir à la population »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Nous saurons ce mardi 7 juillet qui, de Le Pen ou de Bardella, sera candidat à la présidentielle pour le Rassemblement national, puisque la Cour d'appel doit confirmer ou infirmer la condamnation de Le Pen en première instance, condamnation où elle a quand même écopé de quatre ans de prison et de cinq ans d'inéligibilité. Tout ça pour avoir détourné 4 millions d'euros alors qu'elle était députée européenne. Après Mélenchon, un cheval de plus se met donc sur la ligne de départ.

Il va falloir qu'on attende encore un petit peu quelques mois pour connaître tous les autres chevaux qui concourront, puisque pour l'instant, la droite et la gauche ont un trop plein de candidats et ont bien du mal à les départager. Mais en tout cas, le cirque présidentiel est lancé. Alors c'est le moment de réfléchir.

Qu'est ce que peut bien changer l'élection présidentielle ? Les guerres succèdent aux guerres de plus en plus meurtrières, de plus en plus barbares. Les catastrophes s'enchaînent, se conjuguent.

Catastrophes climatiques, énergétiques, agricoles, sanitaires et j'en passe. En réalité, tout est en train de se détraquer. Pour une entreprise qui ouvre, il y en a cinq qui ferment.

Tout cela sur fond de chômage de masse, d'exploitation, d'inégalités. Ce qui charrie évidemment les préjugés réactionnaires les pires, les comportements asociaux, les trafics en tous genres. La société et en fait le monde entier courrent vers le précipice.

Et ce n'est pas par manque d'argent, par manque de moyens. C'est parce que la classe capitaliste, les Dassault, les Bettencourt, les Mulliez, les Arnault, enfin bon, j'en oublie, accaparent les milliards issus de l'exploitation. Et c'est parce que cette classe capitaliste fait obstacle, empêche toute organisation véritablement collective de l'économie et de la société.

Tant que les capitalistes milliardaires domineront la société, le locataire de l'Elysée ne pourra que courir derrière les crises gravissimes et surtout il les fera payer aux travailleurs. C'est le projet explicite d'Edouard Philippe. Mais ce sera aussi la politique de Le Pen ou de Bardella.

Plus ils se rapprochent du pouvoir, plus ils épousent le programme du Medef. Bardella en est d'ailleurs déjà à abandonner la retraite à 62 ans. Et quand il parle d'investissement et de trouver des 10, 20 milliards, où veulent ils les financer ?

Eh bien, en prenant dans la poche des plus pauvres, en s'attaquant aux travailleurs immigrés, c'est à dire en fait en nous visant tous. Alors Mélenchon, de son côté, lui, promet de concilier les travailleurs et le grand patronat, de concilier de bons salaires et les dividendes de bonnes conditions de travail et la compétitivité C'est chose impossible. Quant à faire croire qu'on pourrait avoir la paix et une bifurcation écologique sans révolutionner l'ensemble du système, c'est tout simplement mentir à la population Plutôt que de chercher un sauveur qui viendrait d'en haut et plutôt que se diviser en choisissant entre des promesses creuses, il faut que les travailleurs s'organisent et mènent la lutte de classe jusqu'au renversement du capitalisme.

Le monde du travail est capable de faire ce qu'aucun président de la République ne fera s'affronter avec la bourgeoisie et avec son système, et imposer une gestion et une organisation collectives de la société. Les travailleurs produisent tout et font tourner toute la société. Ils connaissent mieux que quiconque les besoins et les problèmes du monde du travail.

Et bien c'est eux qui doivent diriger la société, Faire naître un gouvernement de travailleuses et de travailleurs afin de réorganiser l'économie de fond en comble et de faire naître de nouvelles relations sociales. Voilà la véritable perspective qui correspond aux intérêts de la grande masse de la population. Ce sont ces idées communistes, révolutionnaires et internationalistes que Lutte ouvrière défend depuis toujours et que nous défendrons encore lors de la campagne présidentielle, parce que je serai candidate pour les affirmer À la différence de tous ceux qui se présentent en sauveur suprême, j'en appellerai à l'organisation et à l'action consciente des travailleuses et des travailleurs pour changer leur sort