M. Bompard conteste la présence du drapeau israélien sur la Tour Eiffel, P. Cohen rétorque.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Vous ne pouvez pas mettre sur le même plan l'État qui aujourd'hui commet un génocide et la population qui en est victime. »
- 0:08Invité politiqueFait
« Vous confondez l'État et le gouvernement, de la même façon que vous reprochez à ceux, aux autres, de confondre le Hamas et les Palestiniens. »
- 0:22Invité politiqueFait
« À aucun moment vous auriez imaginé mettre sur le drapeau d'une mairie et le drapeau ukrainien et le drapeau russe. »
- 0:31Invité politiqueFait
« Pourquoi, quand il s'agit du drapeau israélien et du drapeau palestinien, vous considérez qu'on peut mettre les deux ? »
- 0:37Invité politiqueFait
« La solution politique, c'est une solution à deux États, précisément. »
- 0:41Invité politiqueFait
« La solution de règlement du conflit entre l'Ukraine et la Russie, elle ne passe pas par la disparition de l'un des deux. »
- 0:46Invité politiqueFait
« La Russie, elle ne veut qu'un État. »
- 1:02Invité politiqueFait
« Si vous voulez arriver à une solution à deux États, vous devez arrêter le génocide. »
- 1:22Invité politiqueFait
« Vous n'allez pas valoriser en ce moment un État dont le gouvernement commet un génocide. »
- 1:25Invité politiqueFait
« À quel moment j'ai défendu dans mes prises d'opposition politique l'effacement ou la négation de l'État d'Israël ? Jamais, M. Cohen. »
- 1:31Invité politiqueFait
« On est en train de parler, en ce moment, de poser un acte symbolique. »
- 1:58Invité politiqueFait
« Moi, j'ai toujours défendu le respect strict et intégral du droit international, c'est-à-dire les frontières de 1967. »
- 2:05Invité politiqueFait
« Oui, évidemment, je les critique. »
- 2:06Invité politiqueFait
« On ne peut pas ignorer non plus toujours le 7 octobre, on ne peut pas non plus ignorer toujours les otages qui ne sont pas libérés. »
- 2:20Invité politiqueFait
« À quel moment y a-t-il eu des libérations d'otages depuis le 7 octobre ? »
Temps de parole
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Vous ne pouvez pas mettre sur le même plan l'État qui aujourd'hui commet un génocide
et la population qui en est victime. Or, quand vous mettez... Si, si, si, M. Cohen. Vous confondez l'État et le gouvernement, de la même façon que vous reprochez à ceux, aux autres, de confondre le Hamas et les Palestiniens.
Non, précisément pas, M. Cohen, mais je vais vous montrer pourquoi votre raisonnement ne tient pas la route. Parce qu'à aucun moment vous auriez imaginé mettre sur le drapeau d'une mairie et le drapeau ukrainien et le drapeau russe. Vous ne l'auriez pas fait. Vous ne l'auriez pas proposé. Alors pourquoi, quand il s'agit du drapeau israélien et du drapeau palestinien, vous considérez qu'on peut mettre les deux ?
Parce que la solution politique, c'est une solution à deux États, précisément.
La solution de règlement du conflit entre l'Ukraine et la Russie, elle ne passe pas par la disparition de l'un des deux. La Russie, elle ne veut qu'un État. La Russie voulait envahir l'Ukraine. Ne changez pas de sujet, ce n'est pas ce dont on est en train de parler. Ce que je vous dis, c'est que vous ne pouvez pas... Non, mais il y a le sentiment qu'il y a une injonction à choisir un camp. Mais précisément l'inverse, Mme. Si vous voulez arriver à une solution à deux États, vous devez arrêter le génocide. Enfin, vous comprenez de quoi on est en train de parler ? Ce n'est pas seulement mémoire à moi.
Donc l'action du gouvernement d'Italia ou pas effacer l'État d'Israël ? Qui a proposé chez moi d'effacer l'État d'Israël ? Vous, vous dites que le drapeau n'a pas la place.
Non, mais arrêtez. Vous n'allez pas valoriser en ce moment un État dont le gouvernement commet un génocide. On peut critiquer le gouvernement. À quel moment j'ai défendu dans mes prises d'opposition politique l'effacement ou la négation de l'État d'Israël ? Jamais, M. Cohen. Ce n'est pas de ça dont on est en train de parler. On est en train de parler, en ce moment, de poser un acte symbolique. Et sur cet acte symbolique, vous n'allez pas donner, sur le même plan, l'État qui est coupable et la population qui en est victime. Non, l'État n'est pas coupable. Ben si, aujourd'hui, par l'intermédiaire de son gouvernement. Oui, mais d'accord, mais par l'intermédiaire de son gouvernement.
Enfin, franchement, pardon, mais votre raisonnement, vous ne pouvez pas, parce que je dis ça, en quelque sorte, me prêter une intention qui voudrait être une intention de la disparition de l'État d'Israël, que je n'ai jamais défendu. Moi, j'ai toujours défendu le respect strict et intégral du droit international, c'est-à-dire les frontières de 1967. Et vous critiquez les deux drapeaux ?
Oui, évidemment, je les critique.
On ne peut pas ignorer non plus toujours le 7 octobre, on ne peut pas non plus ignorer toujours les otages qui ne sont pas libérés. Mais c'est aussi pour ça qu'on a envie de mettre les deux drapeaux. Avec une colombe de la paire. J'ai une question à vous poser. Mais je voulais passer à autre chose. Je te la pose rapidement, madame. Madame, à quel moment y a-t-il eu des libérations d'otages depuis le 7 octobre ? Quand il y a eu un cessez-le-feu et une négociation dans laquelle il y a eu des échanges entre les otages et les prisonniers politiques palestiniens. Précisément, si vous voulez obtenir la libération des otages, vous devez vous battre pour un cessez-le-feu.
Et d'ailleurs, les familles des otages en Israël, et là je suis d'accord avec M. Cohen, manifestent pour demander un cessez-le-feu. Parce que les familles, elles ont bien compris que si elles veulent voir les otages revenir le plus rapidement possible, il faut un cessez-le-feu. Et que ce n'est pas l'intervention militaire complètement folle et le génocide engagé par Netanyahou qui va permettre d'obtenir la libération des otages.
Manuel Bompard