Barbara Lefebvre fulmine après la proposition de Mathilde Panot
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
C'est intéressant les propositions de la gauche et l'action de la gauche au niveau municipal parce que ça montre la nullité crasse de ces gens et donc ça préfigure de ce que ce serait au niveau national. On voit bien ces villes écolos gérées par messieurs Doucet, Piole, je ne sais plus très bien leur nom, le fiasco de cette place Bellecour à Lyon, vous savez, avec ces espèces d'œuvres d'art censées protéger de la chaleur, on a pu faire l'expérience concrète qu'au contraire, ça avait plutôt augmenté la chaleur sur la place en question. Et là on voit l'extrême gauche, donc l'extrême gauche c'est la gauche empire, donc c'est, qu'est-ce qu'ils veulent en fait ?
Ils veulent une espèce de Far West, ils veulent de la mensuétude pour les trafiquants de drogue, de la compréhension pour les agresseurs physiques, verbaux, pour ceux qui s'en prennent à leur prochain, et une police désarmée à tout point de vue, c'est-à-dire dont l'action ne serait pas suivie des faits et qui pourrait même pas agir puisqu'ils ne seraient pas armés.
Donc je pense honnêtement que c'est un peu décalé par rapport à notre époque et par rapport à la violence qui sévit aujourd'hui dans notre pays, je ne sais pas combien d'armes en circulation, mais il y a des chiffres ahurissants, il y a beaucoup de violence, des jeunes extrêmement violents, on a vu encore récemment sur les aquaparks, etc. Voilà, on est malheureusement dans une situation qui à mon avis ne nous permet plus de nous payer le luxe d'avoir des policiers sans armes, ce qui correspond à un doux rêve de civilisation, mais comme le programme de la gauche est porteur de décivilisation, on est obligé d'armer les policiers.
Dans le cadre de l'élargissement des pouvoirs à la police municipale, il y aurait l'inspection des voitures, la saisie des objets dangereux, les amendes pour usage de stupéfiants interpellés dans les squads d'immeubles, voilà. Bruno Poncet, on enlève la vidéosurveillance et on désarme la police municipale ? La vidéosurveillance, elle est un petit peu plus floue parce qu'elle n'arrive pas à expliquer sa position, parce qu'elle est un peu entre deux, mine de l'air.
Par contre, sa police municipale, est-ce qu'elle a tort de dire qu'à un moment donné, la police municipale ne devrait quasiment être qu'une police un petit peu de gardiennage de ta ville, et que derrière, tu dois avoir plus de policiers nationaux ? En fait, aujourd'hui, tu te retrouves avec un État qui abandonne de plus en plus la police, parce qu'en fait, ils recrutent moins, et ils forment moins, et puis surtout, ils ne veulent pas. Donc, pour ne pas payer, ils envoient ça sur les mairies, et les mairies, elles, font des policiers municipaux. Sauf qu'à un moment donné, un policier municipal, c'est 6 mois de formation, un policier normal, c'est 18 mois.
Comment tu peux croire qu'à un moment donné, quelqu'un qui a 6 mois de formation, tu puisses lui donner une arme qui soit aussi efficace que quelqu'un qui a 18 mois ? Il faut les formations plus longues pour les policiers municipaux. Si tu veux, les armes, on dit... Tu peux le former en continu aussi. Oui, mais c'est ce qui se passe pour les autres, sauf que quand tu parles avec des vrais policiers, et pas les municipaux, mais des policiers nationaux, qui t'expliquent que, même en ayant eu leur formation, ils ne tirent pas assez dans l'année sur... Enfin, ils n'ont pas assez au stand de tir et tout, parce qu'ils n'ont pas le temps, pas le...
Après, je crois qu'ils ont un ou deux exercices et c'est tout. Et en fait, eux et même eux, ils se trouvent un petit peu démunis avec une arme, parce que moi, j'en ai parlé avec beaucoup, qui disent de chaque fois, ils disent, ben ouais, tu sais, je n'ai pas beaucoup d'entraînement, et que s'il arrive quelque chose de grave, je ne sais pas comment... C'est-à-dire que finalement, si on donne tous ces pouvoirs, ces nouveaux pouvoirs aux policiers municipaux, pourquoi ne pas en faire des policiers nationaux ? Ah oui, moi je pense que... Il y a une confusion, c'est-à-dire qu'on ne saura plus vraiment... Quelle est la différence entre un policier municipal et un policier national ?
Moi je pense qu'il faut des policiers nationaux. C'est quoi la différence ?
La différence, c'est que la police nationale, elle a des pouvoirs d'enquête, elle a des pouvoirs judiciaires, de police judiciaire, et la police municipale n'a pas de pouvoir judiciaire, et il n'est pas question, d'ailleurs, même dans les réformes, et même dans ceux qui veulent armer la police municipale, il n'est pas question de transformer la police municipale en police avec des pouvoirs judiciaires, d'enquête, etc. On s'y approche quand même. C'est très bien que chacun reste dans son domaine, néanmoins, la police municipale, c'est la police du quotidien, le quotidien...
Oui, c'est la nouvelle police de proximité, c'est ce qu'on dit d'ailleurs.
Oui, mais surtout c'est la nouvelle confrontation au nouveau quotidien. Je crois que le quotidien de 2025 n'est pas le quotidien de 2000, n'est pas le quotidien de 1990, n'est pas le quotidien de 1970. Le quotidien a quelque peu évolué, pas franchement dans le sens de l'apaisement. Nous avons des jeunes mineurs aujourd'hui qui n'ont plus peur du policier comme on pouvait avoir un peu peur du policier dans les années 80-90. Pour avoir été jeunes dans les années 80, nous, quand on voyait la police, même si on faisait juste du roller en bas de chez nous, on faisait attention à ce qu'on faisait. On avait comme ça, de façon inconsciente, parce qu'on avait été éduqués, car nous avions été éduqués.
En train de faire du roller en bas de chez elle, dans les années 80, j'ai l'image.
Et nous avions été éduqués, donc nous, on avait appris à avoir peur de la police, même quand on n'avait rien fait. Donc du coup, comme aujourd'hui, on est dans une autre société, il faut une police qui corresponde à la société dans laquelle nous sommes. Or, nous sommes dans une société hyper violente, il faut une police qui puisse réagir, y compris une police qui est elle-même l'objet de violences. Parce que la police municipale, on l'a vu, ils sont parfois eux-mêmes l'objet d'un certain nombre de violences. Donc, que veut LFI ? LFI veut le chaos politique, LFI veut le désordre public, et LFI veut la weshisation culturelle.
La weshisation !
Ben oui. Donc, moi, au moins, j'apprécie que LFI nous annonce clairement son programme politique, car nous sommes au courant de ce qui va se passer. Donc nous avons hâte, moi j'ai hâte personnellement, que David Guiraud soit élu à Roubaix, qui transforme Roubaix en ville LFI. Et là, je pense qu'on va les voir à l'oeuvre. Mais d'ailleurs, je pense qu'à Roubaix, il n'aura pas besoin de toute façon d'une police municipale, il aura sa police des mœurs qui travaillera pour lui au niveau de Roubaix. Donc voilà, c'est ça le rêve de LFI.
Sur les questions de sécurité, de toute façon, la gauche, elle suit toujours la droite. C'est-à-dire que pendant longtemps, je vous souviens ici même, on faisait des débats sur la vidéosurveillance. Et c'était très polémique. Donc tu avais les maires de droite qui disaient, il faut la vidéosurveillance, les maires de gauche n'ont pas question. Puis maintenant, il y a la vidéosurveillance, il y en a partout, gauche et droite confondues, on ne fait plus la distinction. Pareil pour la police municipale. La maire a dit d'Hidalgo, non, pas du tout, jamais, etc. Puis maintenant, il y a une police municipale. Et là, la troisième étape, c'est l'armement.
Donc il y a encore des maires comme Hidalgo qui ne disent pas question d'armée. Et puis on voit quand même que petit à petit, on y va. Mais oui, d'accord, mais encore une fois, qu'est-ce qui va faire la différence ? Alors je comprends le pouvoir judiciaire. Et encore, parce que dans la proposition de loi de M. Buffet, il y a l'idée quand même de donner accès à certains fichiers à la police municipale. Qu'est-ce qui va à un moment donné faire la différence entre une police municipale et une police nationale ?
Mais si, parce qu'à un moment...
Parce qu'il n'y aura pas de confusion.
Mais si, ah non, Charles est là pour l'expliquer. Le rôle de la PJ, il est très important. Mais c'est important aussi quand...
Non, on ne parle pas de sens. Quand tu les vois arriver vers toi, c'est quoi la différence ?
Oui, mais la police municipale, quand c'est la police municipale qui est appelée, parce qu'elle est par essence peut-être plus disponible qu'à la police nationale, si elle a affaire à un trafic en drogue, c'est peut-être bien quand même qu'elle puisse avoir rapidement le pédigré du personnage pour savoir immédiatement quoi transmettre à la police nationale qui va venir avec l'OPJ, etc.
Oui, mais face à un trafic en drogue, ce serait quand même mieux d'avoir une police nationale.
Mais la police nationale, elle n'y est pas, et la police municipale, c'est la police du quotidien.
Elle n'y est pas pourquoi, parce que depuis Sarkozy, on n'arrête pas de supprimer des effectifs de policiers.
Mais ta police municipale, c'est la police du quotidien, c'est la police de proximité.
Le premier rôle, c'était de mettre des PV en ville, et c'est de faire attention à la sécurité un petit peu des événements de ta ville. Ce n'était pas de faire la police... Et alors là, l'autre risque, c'est qu'il y aura un système à double vitesse. Il y aura les mairies qui ont les moyens, comme la mairie de Nice, de mettre des caméras de vidéo partout, et mettre plein de policiers municipaux partout, et puis d'autres villes un peu plus pauvres qui n'ont pas les moyens. C'est-à-dire que si l'État se désengage, moi je vois ça un peu comme ça, l'État se désengage, donc c'est aux mairies de se démerder, mais toutes les mairies n'ont pas les mêmes moyens.
La police, elle doit être républicaine, et c'est un service public. C'est-à-dire qu'elle doit être partout pareil, on sait que ce n'est déjà pas le cas. On sait qu'il faut mieux habiter dans les beaux quartiers parisiens qu'en région parisienne pour être en sécurité. Mais néanmoins, la promesse républicaine, c'est quand même qu'il y ait les policiers partout. Il décide, il y a des maires riches, il y a des maires...
Non, je vais te dire, l'arbitrage ne se fait pas sur des maires riches et des maires pauvres. C'est surtout que tu as des maires de gauche et des maires de droite. Tu vas avoir des mairies de droite qui vont vouloir armer, et des mairies de gauche qui ne veulent pas armer par idéologie, ce n'est pas une question de moyens.
Pour le citoyen, c'est quand même...
Le citoyen, il a l'Amérique, il a voulu, c'est des élections, c'est démocratique, je suis désolé.
Donc le citoyen aura moins de sécurité.
Je pense que Barbara a raison, par exemple, dans cette ville où le jeune Boyard a été battu par une candidate de droite. Je pense que cette élue, je ne sais plus son nom, Mme Niasme, elle aura plus tendance à recruter une police municipale que l'aurait fait Louis Boyard, qui aurait supprimé toute une police. C'est une question de moyens, tout ça, en fait. Vous me faites rien, vous me faites rien.
D'accord, mais pour le citoyen qui n'a rien demandé, il aura donc moins de sécurité ? Oui, mais ce qu'il faudrait savoir, c'est... Là, je regardais vite fait de quand datent les polices municipales. En fait, ça a toujours existé, sous des noms divers et variés. Avant, tu avais ce qu'on appelait les services des sergents, les services des archers. Après, tu avais ce qu'on appelait la garde municipale, la garde nationale en 1789. La police municipale, c'est dans les années 80, je crois qu'elle a eu Malmaison, la première, ou une des premières, je pense.
Non, ensuite, à partir de la loi de 1941, alors tout le monde va dire, hein, 1941, mais l'Organisation Générale de la Police en France crée les premiers services de police municipaux modernes. Et puis ensuite, ça a évolué au fil des temps.
Mais là, ça fait 25 ans que la législation n'a pas évolué. Donc ça fait 25 ans, le réel a évolué.
Ce que dit Mathilde Panot, elle, en fait, elle explique qu'il faut en finir avec la police municipale et intégrer les policiers municipaux dans la nationale. C'est-à-dire, en fait, elle dit, ce n'est pas... Oui, elle veut les désarmer aussi, alors. Oui, mais non, mais elle les enlève. Et en fait, elle dit, il faut les intégrer dans la nationale. Redonner des effectifs à la police nationale.
Oui, mais ça, tu vois, ça montre bien cette espèce de relativisme permanent à gauche. Ça n'est pas faire injure aux policiers municipaux qui nous écoutent de faire remarquer que la police nationale, on y entre quand même par concours. On passe un concours pour rentrer dans la police, dans lequel tout le monde n'est pas pris, qui est assez exigeant. Et ensuite, on suit effectivement une formation assez longue. Et au sein de la police nationale, on peut gravir les échelons pour effectivement intégrer la police judiciaire, certains services d'élite, etc. La police municipale, ce n'est pas encore ça. Donc ça ne veut rien dire d'intégrer.
Ou alors, il faut faire passer le concours à tous les policiers municipaux. Et là, on perçoive la même formation. Mais quoi ? Merci.
Merci. Merci. Merci.
Mathilde Panot