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ChroniqueBLAST (sur YouTube)· 17 mai 2023 13 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

MACRONARCHIE ET CASSEROLADES : LA VE RÉPUBLIQUE À L’AGONIE

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Locuteur 1Fait
    « Le Parlement est muselé et baillonné par un camp macroniste de plus en plus à l'aise avec une rhétorique franchement antidémocratique. »
  • 3:30Locuteur 1Fait
    « La réforme des retraites a été travaillée, débattue, votée, validée par le Conseil constitutionnel et promulguée. »
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    « 11 49.3 de dialogue, sans que personne n'ait craqué, ça a été l'heure de passer à un nouveau cap. »
  • 5:30Locuteur 1Fait
    « La transition écologique avance à une vitesse de limace mal réveillée. »
  • 7:30Locuteur 1Chiffre
    « L'instauration du quinquennat a été approuvée par plus de 73% des Français. »
  • 8:30Locuteur 1Fait
    « Le 49.3, c'est elle. Le président tout-puissant, c'est encore elle. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Élu de tous les Français, le président incarne l'intérêt général et la continuité de la République. Vous le choisirez plus souvent, votre pouvoir démocratique s'en trouvera renforcé. Nous avons devant nous 100 jours d'apaisement.

Merci beaucoup ! À bas la mauvaise République ! Voilà le cap.

Ça va mieux en le disant. Comme des papillons de nuit attirés par la lumière l'été, Macron et ses ministres tourbillonnent dans tous les sens, tentant autant de faire diversion que d'épuiser les Français par leur manœuvre grossière. Ah oui, y a eu quoi déjà ?

Le coming out pété ? La fin de vie ? Marlène dans Playboy ?

Sans oublier, les Français n'ont pas de problème avec la retraite, mais avec le RSA qui part au Maghreb. C'est le salarié qui paye ces aides, c'est pas mon argent. C'est l'argent du contribuable.

Il a aucune envie de voir que des personnes peuvent en bénéficier, le renvoyer au Maghreb ou ailleurs alors qu'ils n'y ont pas droit. Ah Bruno, il s'y connaît en diversion. C'est un extrait de Bruno Le Maire, je vais vous dire.

Elle me tournait le dos et se jetait sur le lit. Elle me montrait le renflement brun de son anus. Tu viens Oscar ?

Je suis dilatée comme jamais, voilà. Dilatée comme jamais, dilatée comme jamais. Dilatée comme jamais.

Et puis enfin, ils nous ont sorti leur joker final, leur passe-partout, leur grand débat version 2023, Macron à la rencontre des Français. Une stratégie qui a porté ses fruits. Un face à face, d'accord ?

Mais moi tout seul. Malheureusement pour lui, la seule chose que ça a produit, c'est une nouvelle envie chez les Français d'aller le chercher et de lui rappeler combien on l'aime. Merci beaucoup !

Et mine de rien, il a su réunir les Français autour des casseroles. Non, on dit dispositif sonore portatif. Et c'est ainsi que l'interville du Zbeul s'est lancé avec une idée en tête, retrouver le goût du dialogue à la Macron.

Et même si c'est assez jouissif, les casserolades force est de constater que notre bon roi ne semble pas encore prêt à flancher. - Je suis en pleine disgrâce. Mais vous ne pouvez pas savoir à quel point je m'en fous.

Je m'en balance, monsieur Blanc. Je m'en tamponne. Dans cet interminable bras de fer entre le peuple et ses représentants, nul ne sait encore qui sortira vainqueur.

Mais on peut d'ores et déjà annoncer la défaite cuisante des institutions de la 5ème République. - À bas la mauvaise République ! Car si ceux qui décident pour nous sont autant dans la disgrâce et qu'ils s'en fichent quand même royalement, à quoi ça sert d'être dans une république soi-disant démocratique ?

Autrement dit, est-ce que les institutions de la 5ème République ne sont pas obsolètes ? Bah si ! C'est pour ça qu'il y a les casserolades.

C'est parce que...

Pour voir en quoi notre 5ème République ne fonctionne plus, il faut d'abord regarder si chaque pouvoir remplit bien sa mission. Au législatif, le soin de représenter et contrôler. À l'exécutif, le soin de proposer une ligne politique à la France et résoudre les conflits qui pourraient se poser.

Au judiciaire, enfin, de surveiller tout le monde, y compris les politiques, et de contrôler qu'ils n'abusent pas des pouvoirs que le peuple leur a donnés. Ah bah là, il y a déjà une grosse faille ! - Oh, vilaine pensée !

Mais commençons par le législatif. Censé représenter la France et les Français dans leur diversité, force est de constater que si l'action de l'Assemblée et du Sénat représentent quelque chose, c'est les nuances de droite. Droite, très de droite, droite de droite, et droite, un peu de droite.

Les représentants de gauche sont visibles, mais leurs projets politiques, leurs visions pour la France sont très rarement suivies. Mais la Brav-M, ce n'est que le black bloc de Darmanin. Avec le droit de frapper, ni plus ni moins.

Avec l'impunité par-dessus le marché. Et ça, ça vous refusez qu'on en parle. Le Parlement est muselé et baillonné par un camp macroniste de plus en plus à l'aise avec une rhétorique franchement antidémocratique.

Prenez Yaël Braun-Pivet, notre présidente de l'Assemblée nationale. Eh bien, elle nous a fait une sortie qui résume parfaitement la mentalité des macronautes. Lunaire.

Selon elle, la proposition de loi du groupe LIOT, qui vise à faire voter par l'Assemblée l'abrogation de la réforme des retraites est un leurre. Traduire la volonté d'une majorité de Français en une résolution politique, c'est un leurre ? Non mais sérieux !

Mais c'est pas tout ! Après ces mois de terreur antiparlementaire, la bourrelle en chef nous dit que...

La réforme des retraites a été travaillée, débattue, votée, validée par le Conseil constitutionnel et promulguée. Face à ce processus démocratique, cela m'interroge que l'on utilise les niches parlementaires à des fins strictement politiques, pour défaire ce que le Parlement vient de faire. Il s'agit donc là d'exploiter les outils parlementaires à des fins strictement communicationnelles.

Donc en gros, 47.1 en première lecture et 49.3 en deuxième, mais à part ça, le Parlement a fonctionné normalement, autrement dit...

Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien...

Bref, en résumé, le contrôle que le Parlement exerce concrètement sur la politique de notre pays est devenu illusoire. Passons maintenant à l'exécutif. Qu'est-ce qu'on peut lui reprocher ?

Simplement de vous être fait élire sur une liste de gauche et de ne soutenir à l'Assemblée que des projets d'inspiration patronale. Ça m'en touche une sans bouger l'autre. Désormais, l'exécutif court dans tous les sens.

Au lieu de proposer une vision claire pour les Français, le président se complaît dans une communication creuse et multiplie les effets d'annonce. Nouvelle façon de faire de la politique après les législatives. Bâtir avec les formations politiques constituant la nouvelle Assemblée des compromis nouveaux dans le dialogue, l'écoute, le respect.

C'est ce que vous avez souhaité et j'en prends acte. Il en prend acte, c'est fatigant. Après 11 49.3 de dialogue, sans que personne n'ait craqué, ça a été l'heure de passer à un nouveau cap.

Voilà le cap. Le plein emploi, la réindustrialisation, l'ordre républicain, et mieux vivre les progrès avec l'école, la santé et l'écologie. Et puis après, il a fallu une nouvelle méthode et encore un nouveau cap des 100 jours.

Nous avons devant nous 100 jours d'apaisement, d'unité, d'ambition et d'action au service de la France. On n'en veut pas, de ta retraite ! Qu'est-ce que tu comprends pas là-dedans ?

On n'en veut pas ! Troud...

C'est la fuite en avant permanente. Dès que la contestation devient trop forte, il ouvre un nouveau chantier. Ça va mieux en le disant.

Bref, alors que l'exécutif doit proposer une vision cohérente, rassembleuse et conforme à la volonté des Français, Macron et ses ministres ne font que semer la division et entretenir les haines pour faire diversion de leurs échecs successifs. Et quand la contestation devient trop bruyante, trop gênante, bah... il la supprime tout simplement.

Y'a qu'à voir le défilé du 8 mai pour célébrer la fin du nazisme et la libération de la France, c'était Waterloo-Morne Plaine. Waterloo, Waterloo, Waterloo, Morne Plaine, comme une onde qui boue dans une urne trop pleine, dans ton cirque de bois, de coteaux de vallons, la pâle mort mêlait les sombres bataillons. Alors heureusement, on peut pas encore tout interdire comme ça, juste parce que ça nous plaît pas.

Et c'est ce que le juge administratif s'évertue à rappeler à l'exécutif. Les arrêtés des préfets se prennent de cuisantes défaites devant les tribunaux administratifs qui rappellent, comme si ça avait encore un sens, qu'on ne peut pas utiliser les dispositifs antiterroristes pour gérer une manifestation. La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme est des plus claires.

Les États doivent non seulement protéger le droit de réunion pacifique, mais également s'abstenir d'apporter des restrictions abusives à ce droit protégé par l'article 11 de la Convention européenne des droits de l'homme. L'avidité avec laquelle le pouvoir s'emmure et interdit toute forme de contestation fait froid dans le dos. Si l'extrême droite arrive au pouvoir, la voie directe à l'autoritarisme aura été pavée par la Macronie, pourtant élue sur la promesse de barrer la route au RN.

Pendant que nos ministres volent dans tous les sens...

Mais volent dans le sens Piu-Piu-Piu ou volent dans le sens Fonds Marianne ? Oh là là...

Pas du tout. Vous êtes très sympathique, mais j'ai préféré vous voir là-bas. Pendant que nos ministres font diversion, nos problèmes ne sont pas plus résolus.

La transition écologique avance à une vitesse de limace mal réveillée. On ne peut pas réussir la souveraineté technologique, la transition pour le climat et la biodive, pour nos industriels et pour accompagner les ménages, si on n'investit pas massivement au niveau européen. Et la transformation démocratique de notre pays n'est plus que ce petit mot que nos politiques nous murmurent à l'oreille pour éviter un embrasement général.

Tout en soufflant sur les braises, hein ! Ne vous inquiétez pas, vous aurez le pouvoir. Mais là, il faut se calmer.

On ne peut pas discuter avec des hystériques comme ceux de la NUPES qui sortent de l'arc républicain. Elle est dans des souffrances atroces, je dois la soulager ! Elle va mieux.

Mais comment ça se fait que notre système marche si mal ? Notre grand pays, celui de 1789, de Clemenceau, Jaurès, Blum et d'autres encore. Ce grand pays au peuple libre et farouche.

C'est peut-être un peu de notre faute à tous. C'est vrai qu'il est commode notre système quand il marche. On élit un président, il a une majorité, ça alterne, on se bat, et tous les 5 ans, on se choisit un nouveau président.

Entre-temps, on est tranquille, pas de stress, c'est la démocratie qui fonctionne et le président qu'on n’aime pas. On le battra la prochaine fois. Mais cette indolence coupable nous a mené jusque-là.

Ce sont les Français qui ont voté directement pour pouvoir se choisir leur président en 1962. Ce sont les Français encore qui, en l'an 2000, ont approuvé directement le passage du septennat au quinquennat par référendum. L'instauration du quinquennat a été approuvée par plus de 73% des Français.

C'est en Bretagne, que le oui est le plus massif, 78%, et en Picardie, que le non réalise ses meilleurs scores. Mais cette élection restera surtout marquée par un record historique d'abstention, près de 70%. Mais autre record de ce référendum, parmi les électeurs qui ont fait l'effort de se déplacer, près de 2 millions ont mis dans l'urne un bulletin blanc ou nul, du jamais vu.

Élu de tous les Français, le président incarne l'intérêt général et la continuité de la République. Vous le choisirez plus souvent, votre voix, votre décision compteront davantage. Votre pouvoir démocratique s'en trouvera renforcé.

Il est évident que ça a renforcé le président de la République parce que c'est lui qui est candidat, c'est sur le nom de l'élu que vont être élus les députés six semaines après, mais ça forme un socle, véritablement une équipe entre le président et la majorité, et c'est cette équipe qui se présente cinq ans après, devant les électeurs sur le thème "Est-ce que nous avons bien gouverné ou non ?" Puis, progressivement, notre politique s'est déréglée et l'alternance s'est confondue dans une droitisation généralisée du pouvoir. Sarkozy, Hollande et Macron ont tous mené une politique bien plus à droite que les campagnes qu'ils ont faites.

Nos problèmes remontent tous à notre 5ème République et à sa Constitution. Le 49.3, c'est elle.

Le président tout-puissant, c'est encore elle. Les ministres irresponsables, c'est toujours elle. Avec une motion de censure quasiment inadoptable, les ministres ne rendent de comptes qu'au président et les députés, ben...

Pendant des dizaines d'années, les élus de la nation ont attiédi notre passion pour la politique. Ils ont misé sur notre flemme et notre indifférence générale pour nous faire voter une constitution qui leur donnerait progressivement encore plus de pouvoir et encore plus de liberté. Notre désintérêt collectif pour la politique n'a amené qu'une chose, un sentiment d'irresponsabilité chez nos élus, qui sont persuadés de toujours pouvoir nous berner aux prochaines élections.

Pour reprendre notre voix et remettre nos élus à leur place, plusieurs pistes se profilent qu'on pourra voir le mois prochain. Et d'ici là... - Casserolade !

Casserolade ! Comme d'habitude, n'hésitez pas à commenter, on vous lit. Partagez, ça nous fait chaud au cœur.

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Allez, je vous laisse avec une citation inspirante du genre... "Dans une cité bien conduite, chacun vole aux assemblées.

Sous un mauvais gouvernement, nul n'aime faire un pas pour s'y rendre. Parce que nul ne prend intérêt à ce qui s'y fait, qu'on prévoit que la volonté générale n'y dominera pas. Les bonnes lois en font faire de meilleurs, les mauvaises en amènent de pires.

Sitôt que quelqu'un dit des affaires de l'État : que m'importe ? on doit compter que l'État est perdu. Jean-Jacques Rousseau, du Contrat social, livre 3, chapitre 15.

Il y a quelques années, ça m'avait valu beaucoup d'ennuis. Je disais qu'il fallait traverser la rue. Là, il faut faire un mètre.

Hi hi hi ! Ah, c'est bien vrai.