"Un double standard" : sur RTL, Gabriel Attal balaye les accusations "d'impudeur" lorsqu'il évoque son couple avec Stéphane Séjourné
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Céline Landreau, RTL Matin. L'invité d'RTL Matin, quelques 350 pages pour un pas de plus vers la course vers l'Elysée, en homme libre, sort demain en librairie. Bonjour Gabriel Attal. Bonjour. Vous êtes aujourd'hui président, président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée, secrétaire générale du Parti Renaissance, en homme libre, libre de tout dire, ça c'est la promesse de votre livre qui sort donc demain. Est-ce que ce matin, ça y est, vous êtes aussi libre de dire officiellement que vous êtes candidat à la prochaine présidentielle ?
Depuis 18 mois que j'ai quitté le gouvernement, après 7 ans au gouvernement, j'ai beaucoup réfléchi, travaillé, je me suis beaucoup déplacé partout en France à la rencontre des Français. J'ai changé de rythme, j'ai mûri un certain nombre de réflexions et j'en tire ce livre qui permet à la fois de faire le récit de mon action au gouvernement, de raconter aussi un certain nombre de choses, un certain nombre d'épisodes, notamment celui de la dissolution, de répondre à des questions que se posent les Français quand je les rencontre. Pourquoi est-ce qu'il y a eu cette dissolution ? Comment ça s'est passé derrière les portes, dans les coulisses ? J'apporte toutes ces réponses.
Donner aussi des perspectives sur le pays.
Et ces perspectives, elles passent par une candidature ?
C'est une étape importante dans un cheminement qui est le mien, mais j'ai besoin, à travers ce livre et tous les déplacements que je vais faire en France, à la rencontre des Français. Je ferai ma première séance de dédicace aujourd'hui à la librairie Lamartine, à Paris. Je serai ensuite à Biarritz, à Lyon, à Strasbourg, à Bordeaux. Je veux aussi continuer à mûrir cette décision. Et puis, je l'annoncerai le moment venu, à l'issue de ces rencontres.
L'envie fait quand même assez peu de mystères, encore moins depuis la semaine dernière. Cette une du magazine Le Point et cette phrase, je pense savoir comment il faut présider la France. Formule qui a été très commentée. Fausse modestie ou péché d'orgueil ?
Je réponds à une question qui m'est posée dans cette interview. Et je dis que si cette question m'avait été posée il y a 18 mois, j'aurais probablement pas su y répondre. Mais c'est précisément parce que j'ai eu ce temps de réflexion, d'introspection. Et ce que je réponds dans cette interview, c'est que pour moi, ce qui mine aujourd'hui la confiance des Français dans les responsables politiques et dans nos institutions, c'est ce sentiment d'impuissance publique. Les Français, qu'est-ce qu'ils vous disent ? On a des gouvernants, on a des élus. Ils vous disent un certain nombre de choses. Ils ont des objectifs, mais en fait, est-ce qu'ils sont capables de le faire ?
Est-ce que la situation n'est pas totalement bloquée ?
On va revenir sur ce qui bloque cette situation,
notamment les finances publiques. La responsabilité de présider la France, c'est rendre possible ce qui est nécessaire. Faire en sorte, avec l'Europe, avec l'administration, avec notre Constitution, de débloquer les choses pour que quand les politiques veulent répondre à des problèmes des Français, ça puisse changer concrètement leur vie.
Donc on comprend que vous êtes encore, en tout cas officiellement, en train de mûrir cette décision d'une éventuelle candidature. Vous avez déjà annoncé un meeting le 30 mai prochain à Paris. Est-ce que ce jour-là, le patron de Renaissance que vous êtes, celui qui montera sur scène, sera candidat à la présidentielle ou toujours pas ?
J'entends votre question, mais par ailleurs, et ça je pense que les Français qui nous écoutent peuvent le comprendre, ce n'est pas une petite décision que d'être candidat à l'élection présidentielle. Heureusement d'ailleurs que c'est un choix que vous devez mûrement réfléchir, que vous devez mûrir avant de l'annoncer précisément, parce qu'on parle de l'élection présidentielle. Le Président de la République, c'est la clé de voûte de nos institutions, dans un moment qui est par ailleurs un moment extraordinairement difficile, dans notre pays, à l'international, avec les grands bouleversements qu'on connaît. Donc j'apporterai la réponse à cette question le moment venu.
J'entends votre réponse, mais ce n'est pas vraiment celle que j'attendais. Le 30 mai, on saura ou pas ?
Je vous dirais que j'apporterai cette réponse le moment venu. J'entends vos questions, vous avez tout à fait le droit de les poser, mais si j'avais des choses à annoncer sur ce sujet-là ce matin, je le ferai évidemment.
Très bien, le micro reste ouvert jusqu'à la fin de l'interview, si vous changez d'avis. On va revenir dans un instant sur vos relations avec l'actuel président Emmanuel Macron, cette dissolution que vous avez mal vécue, vous en parlez dans ce livre, et qui ont compliqué les relations. Mais l'après-matignons, ce sont aussi des retrouvailles, des retrouvailles amoureuses. Vous officialisez dans ce livre votre relation avec Stéphane Séjourné. Pourquoi le faire ?
Dans ce livre, je parle beaucoup de mon histoire personnelle, parce que beaucoup de ce que j'ai vécu, de ce que j'ai traversé, expliquent aussi un certain nombre des combats politiques qui sont les miens. quand je parle de ma mère qui nous a élevés seule avec mes sœurs après son divorce avec mon père, qui a dû se battre pour conquérir son indépendance parce qu'elle n'avait pas travaillé quand elle vivait avec mon père, elle s'était occupée de nous. Je parle aussi de la situation de millions de mères célibataires, de femmes seules qui élèvent des enfants en France, et c'est un sujet sur lequel je m'engage politiquement.
Quand je parle du harcèlement à l'école, et vous savez que j'ai beaucoup agi sur ce sujet-là, ça dit aussi quelque chose de ce que j'ai vécu moi-même.
Oui, vous expliquez-vous avoir eu la chance d'être entendu à l'époque, ce qui n'est évidemment pas le cas de tous les jeunes.
Absolument, c'est vrai par ailleurs sur la question de l'égalité femmes-hommes quand je parle de mes sœurs, et sur la question de mon homosexualité aussi, puisque je l'aborde et je fais le choix de l'aborder dans ce livre, parce qu'il y a encore une réalité en France en termes de discrimination sur ce sujet-là. Et oui, j'aborde mon couple. Pourquoi ? Parce que quand vous n'en parlez pas vous-même, il y en a d'autres qui en parlent à votre place. Combien j'ai vu passer d'articles de presse, de livres, etc., qui faisaient référence ? Combien j'ai eu de questions de journalistes sur ce sujet-là par le passé, encore il y a quelques mois ou quelques années ?
Donc c'est une question de transparence. Par ailleurs, mon conjoint est un responsable public, politique. Il a été membre d'un gouvernement.
Ancien ministre de l'Europe, aujourd'hui commissaire européen chargé du marché.
Donc il me semblait légitime de le dire dans ce livre.
Et il n'y avait pas la crainte qu'on vous accuse d'être un petit peu impudique quand vous parlez de votre rupture, de vos retrouvailles, quand vous le présentez comme l'amour de votre vie ?
Vous savez, moi j'ai vu beaucoup de responsables politiques par le passé parler de leurs compagnes, parfois s'afficher dans les journaux avec leurs compagnes. J'ai assez peu entendu à l'époque de critiques en impudeur. En revanche, quand c'est un couple d'hommes, je vois effectivement des commentaires disant que c'est impudique. Donc je pense qu'il y a une forme de double standard sur ce sujet-là. Encore une fois, je dis ce qui est factuel. Et quand vous ne le dites pas ou quand vous n'en dites pas assez, on vous reproche de cacher un certain nombre de choses. Moi je préfère tout dire dans ce livre.
Alors justement, vous dites être gay, puisque vous vous revendiquez comme tel, c'est l'angoisse d'être rejeté pour ce qu'on est. Vous expliquez avoir subi des attaques homophobes, vous les subissez encore. Est-ce que vous pensez aujourd'hui, en étant très clair sur ce sujet, que les Français sont prêts à élire un président ouvertement homosexuel, qui ne se cache pas ?
L'homophobie, je l'ai toujours subie, je la subis encore aujourd'hui, mais je me sens infiniment plus chanceux que tous ces centaines de milliers de Français qui la vivent en étant anonymes. Je suis entouré, je suis soutenu, je me suis forgé une forme de carapace, parce que forcément vous finissez par vous blinder face à ça, ce qui n'est pas le cas de nombreux Français qui subissent les discriminations et l'homophobie au quotidien. Moi ce que je crois, c'est que ça existe dans notre pays, malheureusement. Et vous avez aujourd'hui des jeunes gays qui se font discriminer, qui se font agresser, parfois physiquement. Mais je pense que ça ne représente pas du tout ce qu'est notre pays.
Donc ce n'est pas un frein pour être élu ?
Je ne crois pas du tout. Je pense qu'on est un pays qui est beaucoup plus ouvert, beaucoup plus tolérant que ce qu'on croit parfois nous-mêmes. Et quand on regarde le chemin qui a été parcouru, il y a un peu plus de dix ans, il y avait le débat sur le mariage pour tous, il y avait une forme de déchirure dans le pays sur ce sujet-là. Quand je suis devenu Premier ministre, et que j'étais le premier chef de gouvernement à assumer son homosexualité, j'ai vu aussi à quel point c'était devenu quelque chose de banal. Et ça, ça dit beaucoup de notre pays qui est plus ouvert et plus tolérant que ce qu'il croit lui-même.
Si vous êtes candidat et élu au printemps prochain, est-ce que vous avez parlé de la place que tiendrait votre compagnon Stéphane ces journées ? Vous l'avez dit lui aussi, homme politique, ce serait inédit comme configuration ?
Vous savez, d'abord, j'aurai le temps de m'exprimer le moment venu, d'abord quand je serai candidat, ensuite si je suis élu. Par ailleurs, moi je me bats pour une société où, quelle que soit d'ailleurs la place des uns et des autres, qu'on soit connu ou anonyme, on n'est pas à renoncer à sa carrière pour son conjoint. Heureusement, évidemment, qu'en 2026, ce n'est plus une question qui doit se poser et qu'on peut, en toute indépendance, tracer chacun le chemin qui est le sien.
Les rapports avec l'actuel président de la République, vous en parlez longuement dans ce livre. On sent très clairement qu'il y a eu un avant-après-dissolution. On peut dire que le divorce est consommé depuis le 9 juin 2024 ?
Il y a eu un avant et un après. Pas tant d'ailleurs parce que la dissolution a mis un terme à mes fonctions à Matignon. Je raconte dans le livre que j'avais prévu de proposer ma démission au président de la République, que je lui ai proposé d'ailleurs pour essayer de l'empêcher de faire cette dissolution. Donc quelque part, je savais que mon sort était scellé à Matignon à ce moment-là. Mais c'est vrai qu'il y a eu un avant et un après pour ce que cette dissolution a provoqué pour le pays.
Tout le blocage qu'on a aujourd'hui depuis maintenant presque deux ans à l'Assemblée nationale, l'incapacité pour l'Assemblée, pour le gouvernement à pouvoir véritablement agir, faire des réformes, aider les Français dans un moment de bouleversement dans le monde où par ailleurs tous les pays dans le monde réforment, investissent. Tout ce blocage-là, il est dû à ce choix de dissolution de l'Assemblée nationale aux conditions dans lesquelles cette décision a été prise et finalement à l'instabilité qu'on connaît aujourd'hui.
Vous la critiquez très vertement, cette décision. Vous lui avez envoyé votre analyse, ce livre ?
Bien sûr, j'ai envoyé le livre au président de la République.
Vous n'avez pas eu de retour ?
Non, mais je comprends qu'il est très occupé, honnêtement, quand on voit la situation en France aujourd'hui.
C'est vrai que ça prend quelques heures à lire.
Ce qui se passe dans le monde, je comprends qu'il ne lise pas tout de suite.
Ce n'est plus un modèle, en tout cas, Emmanuel Macron. Vous vous présentez comme un anti-Jupiter. On lit ça entre les lignes. Vous plaidez pour moins de verticalité, notamment.
Vous savez, moi, je dis dans le livre que j'assume ce qui a été engagé en 2017 par le président de la République, c'est-à-dire le dépassement politique. Ça, j'y crois. Je pense qu'encore aujourd'hui, on a besoin de faire travailler ensemble des personnes qui viennent de la gauche, de la droite, du centre, au service des Français et d'un projet pour le pays. Ensuite, j'ai un regard lucide sur ce qui a été fait ces dernières années et notamment sur la pratique politique.
Je pense qu'il y avait cette promesse en 2017 de faire de la politique différemment, de partager davantage le pouvoir, d'être plus efficace dans l'action publique et que, de ce point de vue-là, effectivement, il y a un certain nombre d'échecs. Et qu'il faut le dire, ce n'est pas une insulte que de le dire. Je pense que c'est important d'en tirer les enseignements pour l'avenir.
Et quand on aspire, peut-être, à lui succéder, c'est important aussi de prendre ses distances avec un président qui est plus très populaire aujourd'hui ?
Moi, vous savez, je ne raisonne pas comme ça. Je n'ai jamais appelé à la démission du président de la République, attaqué le président de la République, comme ça a pu être le cas par d'autres. Par ailleurs, je ne vais pas prendre les Français pour des imbéciles. Les Français sont intelligents. J'ai fait partie de plusieurs gouvernements du président de la République. J'ai été député dans cette majorité. Donc, j'assume évidemment cette action. Je me sens comptable de tout ce que j'ai fait, de tout ce que je n'ai pas fait, peut-être, dans les différentes fonctions qui ont été les miennes, dans les gouvernements jusqu'à Matignon. Pour le reste, on est des personnes qui sont différentes.
Il y a un autre ancien Premier ministre, déjà candidat déclaré pour 2027, qui a pris, lui, encore plus fortement cette distance avec Emmanuel Macron. C'est évidemment Édouard Philippe. Vous avez une idée duquel de ces anciens premiers ministres, Emmanuel Macron pourrait avoir envie de soutenir pour 2027 ?
Pas du tout. Je ne peux pas répondre à cette question. Encore une fois, il y a des projets qui vont être présentés par les uns et par les autres. Il y a une campagne qui va être faite. Et je pense que l'important, c'est de convaincre avant tout les Français. C'est quand même eux qui votent à la fin pour élire le président de la République.
Et il faudra convaincre, notamment au sein de ce bloc central un peu élargi. Édouard Philippe est face à vous, candidat déclaré, on le disait, pour 2027. Qu'est-ce qui vous différencie de lui ?
Moi, j'essaye de parler assez peu des autres. Je peux parler de moi-même, de ce que je porte, de pourquoi je me suis engagé, de ce que je fais aujourd'hui.
Mais vous pouvez, tous les deux, sur la ligne de départ, vous mettrez d'accord.
Je suis un combattant, j'ai décidé au moment de la dissolution de me battre pour empêcher que le Rassemblement national ait une majorité ou que la France insoumise ait une majorité en 2024, au moment de cette dissolution. J'ai décidé de me battre à l'Assemblée nationale. J'aurais pu faire le choix en 2024 de me retirer quelque part, de m'éloigner de tout ça, du chaudron de l'Assemblée, qui abîme quand même aujourd'hui. J'ai fait le choix d'y aller pour me battre. Et puis, j'ai envie de transformer profondément notre pays. Il y a un certain nombre d'enjeux qui, pour moi, ne peuvent plus se résoudre par du rafistolage ou des paramètres.
Sur la question des retraites, je ne crois pas du tout que la question soit l'âge légal de départ et qu'il faut amener à 67 ans. Je pense que c'est notre système lui-même qu'il faut changer. Donc, je pense qu'on a des différences et qu'on aura l'occasion de les exprimer, le cas échéant. Ensuite, sur la question de 2027, moi, je crois qu'il y a besoin d'une vraie campagne et d'un vrai rassemblement. Donc, il faut d'abord qu'il y ait des candidats qui puissent exprimer un projet qui sera nécessairement différent. Qui sera nécessairement différent, avec des lignes politiques qui sont différentes pour aller convaincre les Français.
Et ensuite, début 2027, s'il y a un risque d'un second tour entre la France insoumise et le Rassemblement national, qu'il y a plusieurs candidatures qui portent les mêmes principes, les mêmes valeurs et un projet qui est proche, il faudra évidemment les rassembler.
Mais comment vous faites ce rassemblement ? Il y a un accord qui est conclu en amont, vous passez par une primaire, ce sont les sondages qui seront juges de paix.
J'ai fait une proposition, Edouard Philippe l'a accepté, de mettre en place un comité de liaison, c'est-à-dire une réunion mensuelle avec des représentants de nos partis politiques, pour préparer ce rassemblement s'il devait être nécessaire. Ils se sont réunis pour la première fois la semaine dernière, et donc ils vont travailler à un calendrier, à une méthodologie. Tout est sur la table, selon moi. Ça peut être une primaire, ça peut être un départage par des sondages. Je pense que tout ça sera regardé dans les mois qui viennent, à l'occasion de ces réunions.
Et vous incluez qui dans cette primaire, si c'est la solution retenue ?
Aujourd'hui, ce comité de liaison est réuni des partis qui ont une cohérence, puisqu'ils ont gouverné ensemble entre 2017 et 2024 pour la France. C'est donc Renaissance, le parti que j'ai l'honneur de présider, Horizon, l'UDI et le Modem. Je pense que c'est un socle qui a une cohérence, cette cohérence d'avoir gouverné ensemble la France. Ensuite, l'objectif, c'est évidemment d'aller convaincre très largement les Français et les responsables politiques de se joindre à un rassemblement.
Gabriel Attal, on a compris que vous ne direz pas ce matin sur RTL que vous êtes officiellement candidat. On sent que ça peut venir. Alain Duhamel, qui connaît la vie politique française sur le bout des doigts depuis longtemps, était là lundi dans ce studio. Il parlait du statut de présidentiable que vous allez certainement acquérir et qui dure ensuite comme un jalon qu'on pose. C'est ce qu'ont fait Mitterrand, Chirac, avant vous, s'y prendre à plusieurs reprises. Pour vous, jusque-là, tout est allé très vite. Est-ce que pour l'Elysée, vous êtes prêt à courir un marathon ?
Je pense que la question, ce n'est pas celle de la stratégie comme ça à très long terme. La question d'une élection présidentielle, c'est une question qui se pose à un moment donné. Moi, ce que je crois, c'est qu'en 2027, cette élection sera majeure parce qu'on est à un moment de bifurcation. On doit faire un certain nombre de choix. C'est l'heure des choix. Je le disais tout à l'heure, toutes les grandes puissances dans le monde, tous les pays dans le monde investissent, réforment leur pays. Il y a aujourd'hui une course technologique absolue entre les États-Unis et la Chine.
La Chine est à la frontière technologique sur tous les sujets, sur l'intelligence artificielle, sur la robotique, sur les drones, etc. La question, c'est est-ce qu'on pense que la France et l'Europe ont encore une place dans cette course-là et ont encore un mot à dire au monde ? Et ça se joue, à mon avis, en 2027. Et donc, c'est cette élection-là qui est importante. Et c'est à ce moment-là que les Français devront trancher un choix.
Et nous, on suivra le moment que vous choisirez pour vous déclarer ou non pour cette élection présidentielle de 2027. En attendant, votre vision pour les années à venir et pour le pays, c'est à retrouver dans ce livre, En Hommes Libres, demain en librairie. Restez avec nous, s'il vous plaît.
Gabriel Attal